Valeurs Mobilières TD | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/valeurs-mobilieres-td/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 13 Jul 2026 19:08:11 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Valeurs Mobilières TD | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/valeurs-mobilieres-td/ 32 32 Premier semestre record pour les marchés mondiaux des capitaux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/premier-semestre-record-pour-les-marches-mondiaux-des-capitaux/ Mon, 13 Jul 2026 12:02:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114816 Premier semestre record pour les marchés mondiaux des capitaux

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Portés par la hausse des marchés boursiers et le retour en force des premiers appels publics à l’épargne (PAPE), les marchés mondiaux des capitaux ont enregistré un premier semestre exceptionnel, tant du côté des émissions d’actions que de la dette, selon LSEG Data & Analytics.

D’après les nouvelles données de LSEG, les émissions mondiales d’actions ont bondi de 72 % au cours des six premiers mois de 2026 pour atteindre 568,8 milliards de dollars américains (G$ US). Si le nombre d’opérations n’a progressé que de 10 % par rapport à la même période de l’an dernier, la valeur des nouvelles émissions a fortement augmenté.

Au deuxième trimestre seulement, les émissions d’actions ont grimpé de 83 % comparativement au premier trimestre.

Cette progression est principalement attribuable au retour des PAPE à l’échelle mondiale, qui ont permis de lever 170,1 G$ US au premier semestre, soit plus de trois fois le montant recueilli à la même période en 2025.

À lui seul, le PAPE record de SpaceX, évalué à 86,3 G$ US, représente plus de la moitié du total mondial.

Paradoxalement, le nombre de PAPE a reculé de 3 % par rapport au premier semestre de 2025.

Parallèlement, les émissions secondaires d’actions ont progressé de 28 % pour atteindre 270 G$ US, tandis que les émissions mondiales de titres convertibles ont bondi de 78 %, à 128,8 G$ US.

Du côté des marchés obligataires, les nouvelles émissions de dette ont augmenté de 7 % au premier semestre pour atteindre un niveau record de 7,1 billions de dollars américains (T$ US), selon LSEG. Le nombre d’opérations a toutefois diminué de 12 % comparativement à l’an dernier.

Au deuxième trimestre, les émissions obligataires ont toutefois reculé de 6 % par rapport au premier trimestre, qui avait établi un record trimestriel mondial.

L’activité a été principalement alimentée par les émissions de dette de qualité investissement, qui ont atteint 3,4 T$ US au premier semestre, en hausse de 10 % sur un an, établissant un nouveau record pour cette période de l’année. Les émissions du deuxième trimestre ont également progressé de 6 % par rapport au trimestre précédent.

Les émissions mondiales d’obligations à rendement élevé ont, elles aussi, progressé de 12 %, à 261 G$ US, grâce notamment à une hausse de 35 % au deuxième trimestre comparativement au premier.

Les obligations vertes ont également établi un nouveau record, avec des émissions totalisant 307,9 G$ US au premier semestre, en hausse de 16 % par rapport à l’an dernier. Les émissions du deuxième trimestre ont augmenté de 21 % par rapport au premier, atteignant elles aussi un sommet historique.

Les secteurs du commerce de détail et des technologies ont été les principaux moteurs des émissions obligataires des entreprises, tandis que les secteurs des biens de consommation de base et des matériaux ont enregistré un recul.

Au classement mondial des chefs de file en financement par emprunt, JPMorgan conserve le premier rang, devant BofA Securities. Morgan Stanley grimpe toutefois à la troisième place, reléguant Citi et Goldman Sachs aux quatrième et cinquième rangs.

Parmi les institutions canadiennes, RBC Marchés des capitaux demeure la firme la mieux classée, au 13e rang mondial, comparativement au 14e rang un an plus tôt. BMO Marchés des capitaux occupe la 18e place, tandis que Valeurs mobilières TD se classe au 25e rang.

Du côté des marchés boursiers, Goldman Sachs reprend la première place du classement mondial, devant JPMorgan. Morgan Stanley, BofA et Citi conservent respectivement les troisième, quatrième et cinquième positions.

RBC conserve le 13e rang mondial dans ce classement, tandis que Valeurs mobilières TD occupe le 16e rang.

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S’exposer au risque de liquidité en toute connaissance de cause https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/sexposer-au-risque-de-liquidite-en-toute-connaissance-de-cause/ Mon, 13 Jul 2026 10:23:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114895 Le rendement ne fait pas tout.

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Le risque de liquidité n’est pas le premier que considèrent les investisseurs au moment d’acheter un fonds. Pourtant, il peut entraîner bien des surprises contre lesquelles il vaut la peine de se prémunir.

Le cas récent de la firme de capital privé Blue Owl Capital, qui gère plus de 307 milliards de dollars américains d’actifs, a servi de rappel. Dans un de ses fonds de prêts privés, Blue Owl a annoncé en février dernier un gel complet des rachats de parts. Selon la direction, il ne s’agit pas d’un gel définitif, mais plutôt d’un changement de méthode par laquelle les investisseurs rentreront dans leur argent au cours d’une période de 45 jours.

Selon Valeurs mobilières TD (VMTD), « la suspension des rachats de Blue Owl met en évidence une leçon récurrente en matière de constitution de portefeuille : le rendement doit toujours être évalué en tenant compte de la liquidité et de la transparence ».

Un segment de marché en croissance

L’événement peut servir de rappel aux investisseurs attirés par les fonds non traditionnels, où logeaient 67,5 milliards de dollars d’actifs (GS) au Canada à la fin de 2025, répartis entre fonds communs de placement (FCP), à hauteur de 38,3 G$, et FNB, à hauteur de 29,2 G$, selon l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI). Cela représente 1,5 % de l’actif total des FCP et 4,1 % de celui des fonds négociés en Bourse (FNB). Notons que la popularité de ces fonds est en hausse, l’AMVI constatant que « l’année 2025 s’est avérée la plus fructueuse jamais enregistrée pour les ventes de fonds non traditionnels ».

Côté FNB, le risque de liquidité est peu présent tant au Canada qu’aux États-Unis, selon Linda Ma, directrice, recherche FNB chez Banque Nationale du Canada Marchés financiers (BNCMF). « Au Canada, dit-elle, on limite la portion non liquide d’un fonds à 10 % de la valeur d’actifs nets, aux États-Unis, à 15 %. Même quand le parquet des actions athénien a fermé au moment du référendum grec de 2015, les FNB américains de titres grecs ont continué de se négocier. » Cette marge de sécurité vaut même pour la catégorie des FNB alternatifs liquides : « Aucun n’atteint la limite théorique de 15 % d’actifs non liquides », affirme Antoine Giasson-Jean, chef des placements chez RGP Groupe financier.

Linda Ma reconnaît toutefois qu’il peut y avoir des situations d’exception, notamment au début de la guerre en Ukraine quand des actifs russes ont été bloqués. « Des FNB cotés aux États-Unis ont interrompu tout rachat et ont par la suite été liquidés », signale-t-elle. On a même vu des situations « inverses » au moment de la crise obligataire entourant la pandémie de COVID-19. Alors que les transactions sur plusieurs obligations étaient paralysées, certains FNB qui en contenaient ont continué de s’échanger. Il y avait un écart parfois important entre le prix de ces FNB et leur valeur d’actifs nette (VAN), mais au moins ils continuaient leurs achats et ventes.

Fonds pour investisseurs accrédités

Côté FCP, dans certains fonds spécialisés, le risque de liquidité peut être très important. Il peut arriver que la totalité des actifs soient non liquides, comme c’est le cas pour des fonds qui investissent directement dans des actifs immobiliers ou dans des entreprises non cotées en Bourse. Si afflue une demande importante de rachats, il se peut que le gestionnaire du fonds retarde les rachats ou même les bloque complètement, comme ce fut le cas pour le fonds de Blue Owl.

De tels fonds sont généralement offerts sous forme de fonds à notice d’offres réservés aux investisseurs accrédités. De tels placements ne visent pas des investisseurs « qui peuvent comprendre la non-liquidité comme un piège plutôt que comme une opportunité », souligne Antoine Giasson-Jean.

En effet, le manque de liquidité n’est pas une tare ; c’est un risque inhérent à tout placement qui agit non pas comme un interrupteur, mais dans un continuum, rappelle-t-il. Même dans un marché très liquide comme celui des actions, il peut survenir des moments où la liquidité coince.

Dix questions

La firme d’Antoine Giasson-Jean se spécialise dans les placements alternatifs. C’est pourquoi nous lui avons demandé de nous présenter en 10 questions les choses essentielles dont un conseiller doit être averti de façon à recommander en toute connaissance de cause un fonds de placement spécialisé à un client intéressé.

  1. Quelle est la liquidité des actifs sous-jacents ? C’est la question fondamentale. Si ces actifs sont composés de titres à grande capitalisation, les risques de non-liquidité sont considérablement amenuisés ; s’il s’agit de titres de sociétés fermées, ils augmentent considérablement.
  2. Quelle est la fréquence des rachats ? Dans le cas d’un FNB courant, elle sera quotidienne ; dans le cas d’un fonds d’infrastructure, elle pourra être trimestrielle.
  3. Y a-t-il une période de blocage pendant laquelle les rachats sont interdits ? « Dans le placement privé, cette période peut être de trois à sept ans, explique Antoine Giasson-Jean. C’est la période durant laquelle le fonds gagne en valeur. Si les investisseurs pouvaient sortir, ça nuirait trop à la stratégie. »
  4. Y a-t-il un mécanisme de protection s’il y a trop de sorties simultanées ? Un important appel de rachats pourrait fortement affecter la valeur du fonds. Habituellement, le seuil des rachats avant blocage est établi à 5 % ou 10 % de la VAN. C’était le cas de Blue Owl, dont le seuil était de 5 %.
  5. Qui supporte le coût d’un rachat important ? Si un investisseur important se fait racheter à un prix élevé et que le prix ne bouge pas, il est favorisé, et les investisseurs qui restent peuvent pâtir d’un prix déprimé. Pour éviter ce type de situation, plusieurs fonds imposent une pénalité au-delà d’un certain seuil de sortie.
  6. Combien de temps faudrait-il pour liquider une partie importante du portefeuille ? Ici, il faut faire confiance à la réponse du gestionnaire et à sa connaissance intime des actifs qu’il gère, propose Antoine Giasson-Jean. On peut trouver des logiciels capables de répondre à une telle question, « mais ils ne sont pas accessibles à l’investisseur moyen ». Le problème est simple : s’il s’agit d’un fonds de titres de petite capitalisation et qu’il faut vendre 500 000 actions à la hâte, faudra-t-il sept jours ou trois mois ?
  7. Quelle proportion du portefeuille repose sur des prix observables et quelle proportion sur des prix évalués ? Le titre d’une entreprise en Bourse bénéficie de prix de marché bien connus et observables, mais il n’en est pas nécessairement de même pour le prix d’un hôtel.
  8. Qui fait l’évaluation des prix si on a affaire à un portefeuille dont la valeur tient à des évaluations ? Le fonds recourt-il à une firme indépendante de grand renom ou à un petit bureau comptable inconnu ?
  9. Quelle est la concentration des investisseurs ? Si le fonds compte trois investisseurs qui détiennent chacun 15 %, la sortie de l’un d’eux pourrait faire souffrir la VAN. Il n’en sera pas de même si l’actif est réparti entre une multitude de petits détenteurs.
  10. À quel type d’investisseur s’adressent ces placements spécialisés ? Il ne faut pas un investisseur qui dispose d’un horizon d’investissement court, mais plutôt d’un investisseur à long terme. Il faut aussi que l’investisseur dans un tel véhicule comprenne l’avantage qu’y représente le risque de liquidité.

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Composer avec une offre grandissante de FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/guy-lalonde/composer-avec-une-offre-grandissante-de-fnb/ Wed, 08 Jul 2026 09:41:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114754 ZONE EXPERTS — J’applique certaines règles dans ma vérification diligente.

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Une vérification diligente des fonds négociés en Bourse (FNB) dans lesquels on investit le capital de notre client est très importante, surtout depuis la récente augmentation du nombre de FNB offerts au Canada.

En plus d’éviter les produits à la mode, je préfère les FNB qui affichent un historique d’une durée minimale et qui ont atteint un certain seuil d’actif sous gestion. Ils ont ainsi une meilleure chance de résister à l’épreuve du temps et de m’éviter de devoir composer avec les ennuyeuses fermetures de fonds, un phénomène qui pourrait devenir plus fréquent avec la multiplication des nouveaux FNB.

Ainsi, à la mi-juin, on comptait plus de 2000 FNB selon Valeurs mobilières TD, qui cumulait un actif sous gestion brut de 1000 milliards de dollars (G$).

J’utilise les FNB depuis plus de vingt ans dans la gestion des portefeuilles de nos clients. Je me réjouis de voir que leur popularité augmente d’année en année. Depuis leur apparition dans les années 1990, les FNB n’ont cessé d’évoluer, au point d’occuper aujourd’hui une place importante dans le portefeuille de la majorité des particuliers et investisseur institutionnel.

Cette croissance spectaculaire s’accompagne toutefois d’une transformation importante de l’offre. D’ailleurs, bon nombre des nouveaux FNB offerts aujourd’hui n’ont rien à voir avec l’idée originale qui a motivé leur naissance, il y a trente ans. À mon avis, les investisseurs gagneraient à faire preuve d’une prudence accrue avant d’intégrer certains de ces nouveaux produits à leur portefeuille.

Les premiers FNB ont été conçus comme une alternative aux fonds communs de placement (FCP) à gestion active. Les années 1990 ont vu une énorme migration de l’épargne vers les FCP pour leur diversification et leur promesse de rendements supérieurs assurés par les choix judicieux de titres de leurs gestionnaires.

À mesure que les statistiques de performance se sont accumulées cependant, une évidence devenait de plus en plus difficile à ignorer.

Au fil du temps, les données de rendement ont mis en évidence un constat difficile à ignorer : de nombreuses études montrent que, après les frais, la vaste majorité des FCP à gestion active ne réussissent pas à battre durablement leur indice de référence.

Certaines firmes, comme Vanguard, dirigée par le légendaire promoteur de la gestion indicielle John Bogle, ont commencé à offrir des FCP indiciels à frais beaucoup moins élevés. La logique était simple : pourquoi payer des frais considérables à un gestionnaire s’il ne livre pas les résultats ?

En 1996, l’idée révolutionnaire du FNB allait être combinée avec les avantages de la gestion indicielle permettant de diminuer encore plus les frais de gestion. La gestion indicielle permettait de diminuer les frais en évitant de payer un gestionnaire. Le FNB réduit également plusieurs coûts opérationnels grâce à sa structure de négociation en Bourse et à son mécanisme de création et de rachat des parts, ce qui contribue à maintenir des frais généralement faibles.

Dès ce moment, l’idée s’est répandue à une vitesse grand V.

À l’époque, l’un des plus grands avantages des FNB était leur fiabilité et leur pérennité. Les fournisseurs hésitaient à émettre un nouveau FNB s’ils n’avaient pas de bonnes raisons de croire qu’il existerait pour très longtemps. La longévité du produit faisait partie intégrale de sa valeur.

S’il y a eu une période d’augmentation importante du nombre de FNB offerts aussi bien que de l’actif sous gestion, c’est que les fournisseurs s’empressaient à offrir différents FNB couvrant différents marchés et sous-catégories d’indices boursiers, de titres à revenu fixe, etc. Malgré le grand nombre de nouveaux FNB, on s’attendait à ce que ces fonds demeurent disponibles pour plusieurs années ou décennies à venir.

La réalité d’aujourd’hui est bien différente. Il n’y a jamais eu autant de nouveaux FNB, mais il est fort probable que plusieurs d’entre eux n’existeront plus dans cinq ans. D’une part, offrir un FNB n’a jamais été aussi facile et si peu dispendieux. Il existe plusieurs entreprises qui offrent de mener votre produit au marché clé en main en échange d’une part des revenus générés.

Le FNB réduit également plusieurs coûts opérationnels grâce à sa structure de négociation en Bourse et à son mécanisme de création et de rachat des parts, ce qui contribue à maintenir des frais généralement faibles. Certains nouveaux FNB semblent principalement conçus pour répondre à des tendances de marché très populaires, dont la pérennité demeure incertaine.

Plusieurs observateurs de l’industrie notent que ce sont les FNB qui ont un faible actif sous gestion qui ont peu de chance de survivre étant donné leur probabilité qu’ils ne soient pas rentables pour les émetteurs.

Une autre tendance est l’ajout, à des fonds communs existants, d’une série FNB.

Il existe une foule de FCP maintenant disponible sous forme de série FNB, dont plusieurs ont été lancées notamment en prévision de l’entrée en vigueur de MRCC3.

Ils peuvent paraître intéressants à première vue, notamment en raison de leur historique de performance. Or, les données historiques sur les FCP à gestion active sont toutefois fortement influencées par le biais de survie, les fonds fermés ou fusionnés disparaissant des bases de comparaison.

Autrement dit, la majorité ne dure pas au-delà de dix ans. Il suffit d’étudier un peu les données de Morningstar pour voir le nombre de FCP fondre comme neige sous soleil à mesure que les années d’historique augmentent.

Dans nos propres analyses comparatives par exemple, pour une catégorie de FCP donnée, nous nous comparons à 1583 fonds série F sur un an, mais ne pouvons nous comparer qu’à 778 fonds sur dix ans et 335 fonds ayant quinze ans d’historiques. Étant donné qu’il y avait presque autant de fonds d’investissement en 2010 qu’il y en a aujourd’hui, ces données suggèrent qu’une proportion importante des fonds lancés il y a quinze ans n’existent plus aujourd’hui. Bref, une partie de ces séries FNB de FCP risquent-elles aussi de disparaître.

Jusqu’à récemment, le marché des FNB jouissait d’une certaine immunité à ce biais de survie. Pour les émetteurs de fonds, un souci pour les bonnes pratiques et le désir de mettre le bien de l’investisseur au premier plan agissaient en quelque sort de barrière à l’entrée. Cette protection est présentement mise à rude épreuve.

Dans ma vérification diligente, j’examine avec prudence certains produits très populaires, mais qui pourraient ne pas convenir à mes clients. Certains FNB à titre unique offrent des distributions fixes très élevées, parfois difficiles à soutenir à long terme. Les fonds à stratégies de ventes d’options d’achat couvertes, les FNB de cryptoactifs ou des FNB à tranche protégés (Structured Outcome) sont peut-être séduisants pour certains, mais risques d’être mal compris et de ne pas convenir à tous les profils d’investisseurs. Certains produits semblent conçus pour tirer avantage du manque d’éducation de certains investisseurs, et pour profiter de leurs pires réflexes (comme de viser un gain rapide).

Il existe toutefois une règle simple que nous appliquons depuis plus de vingt ans et qui nous a permis se prémunir des risques posés par les produits mal conçus. Il suffit d’exiger que le FNB ait accumulé un historique minimal de trois ans avant de l’intégrer dans les comptes de nos clients.

Ceci offre deux avantages importants. Le premier est qu’on diminue les chances d’acheter un FNB citron.

Les nouveaux émetteurs disposent souvent de ressources plus limitées pour soutenir longtemps un produit qui attire peu d’actifs.

Le deuxième avantage est qu’elle offre au conseiller un argument objectif pour tempérer l’enthousiasme suscité par un nouveau produit promu par un démarcheur (wholeseller).

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Les méga-PAPE forcent les indices à revoir leurs règles https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-mega-pape-forcent-les-indices-a-revoir-leurs-regles/ Wed, 10 Jun 2026 10:30:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114289 FOCUS FNB - Les investisseurs indiciels risquent-ils d’acheter trop vite des titres très chers ?

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SpaceX, Anthropic et OpenAI, trois sociétés à méga-capitalisation, sont pressenties pour faire un premier appel public à l’épargne (PAPE). Leur capitalisation totale attendue pourrait dépasser les 3 000 milliards de dollars américains (G$ US) selon certaines estimations de marché. Du jamais vu.

L’événement représente « des événements indiciels d’une telle portée que toutes les règles convenues des indices devront être ré-examinées », considère une étude de Valeurs mobilières TD (VMTD). Une question se pose alors : les investisseurs indiciels risquent-ils d’être contraints d’acheter ces titres à des valorisations excessives lors de leur intégration aux indices ?

Déjà, les manufacturiers d’indice Russell et Morningstar ont proposé de nouvelles règles pour accélérer l’inclusion dans leurs indices de ces « mégatechs ». Tous les yeux sont maintenant tournés vers S&P Global qui soupèse la modification de ses règles pour inclure rapidement SpaceX dans son indice phare, le S&P 500. À elle seule, l’introduction de SpaceX atteindra une valorisation se situant entre 1,5 et 1,75 billion $ US, selon VMTD.

Selon les analystes de VMTD, les règles actuelles du S&P Total Market Index (TMI) permettent déjà l’intégration accélérée d’une société cinq jours après son introduction en Bourse. Pour être admissible, celle-ci doit toutefois atteindre un seuil minimal de flottant de 2 G$ US, calculé en fonction du nombre d’actions offertes et du cours de clôture du premier jour de cotation.

L’indice phare en réflexion

La situation est toutefois différente pour le S&P 500. Celui-ci ne pratiquait jusqu’ici aucune inclusion accélérée. Une entreprise devait être cotée pendant au moins un an avant d’être considérée éligible aux indices S&P (500, 400 ou 600).

Cette exigence vise notamment à vérifier la rentabilité de l’entreprise candidate. « Cet obstacle final à la rentabilité pourrait bien empêcher SpaceX de réaliser un jour son rêve d’intégrer l’indice S&P 500, juge VMTD. Les voyages vers Mars coûtent cher et, d’après la presse, xAI n’est pas rentable ; on ne sait donc pas quand (ni même si) SpaceX pourra satisfaire aux critères de rentabilité pour gagner sa place dans le Saint Graal des indices des grandes capitalisations. »

L’arrivée en Bourse de SpaceX pose un dilemme pour les concepteurs d’indices. D’un côté, ils cherchent à éviter que leurs règles n’exercent une influence excessive sur le prix d’un titre. De l’autre, ils souhaitent que leurs indices reflètent fidèlement l’univers des actions admissibles, soulignent les analystes de VMTD.

Selon les règles actuelles de l’indice, SpaceX ne sera intégrée à l’indice S&P Total Market que si l’introduction en bourse représente au moins 10 % des actions en circulation. Or, les analystes estiment que ce seuil n’a pas été conçu pour une entreprise de cette envergure. « À l’instar de tous les autres indices, la règle des 10 % appliquée par le S&P ne prévoyait pas un scénario dans lequel une valeur dont le flottant dépasse les 50 G$ US représenterait moins de 10 % de l’ensemble de ses actions », avance VMTD.

Pour les analystes de Valeurs mobilières TD, la solution est claire : S&P Global devrait envisager de créer un mécanisme d’intégration accélérée. « Nous estimons que S&P devrait envisager de mettre en place une procédure accélérée permettant aux introductions en bourse de sociétés à très forte capitalisation, telles que SpaceX, d’intégrer simultanément l’indice S&P 500 et l’indice de marché total (TMI) dans un délai de cinq jours après l’introduction en bourse, à l’instar de la règle actuelle applicable au TMI. »

Une procédure accélérée pour le S&P 500 accroîtrait la prévisibilité des inclusions et constituerait un changement majeur en limitant le pouvoir discrétionnaire de S&P Global, selon VMTD.

« Nous estimons qu’il est temps pour S&P d’introduire un certain degré de certitude dans ses indices américains et de veiller à ce que les grandes entreprises soient incluses dans l’indice de référence, quelle que soit leur rentabilité. À mesure que l’investissement passif continue de gagner en popularité, l’importance de la certitude et de la capacité à anticiper les événements liés aux indices augmente de manière symétrique », lit-on dans la note de VMTD.

Décevantes introductions en Bourse

Cette perspective soulève toutefois une question importante : en accélérant l’intégration de sociétés technologiques géantes bénéficiant d’un fort engouement médiatique, les fournisseurs d’indices risquent-ils d’inclure rapidement des titres nouvellement cotés à des valorisations déjà élevées, alors que les premiers appels publics à l’épargne ont historiquement souvent sous-performé les grands indices de référence ?

Une étude de Dimensional Research effectuée en 2019 invite toutefois à la prudence à l’égard des PAPE, sans porter précisément sur les règles d’inclusion accélérée. Dans une analyse de la performance durant leur première année de plus de 6 000 premiers appels publics à l’épargne (PAPE) de 1991 à 2018, la firme a constaté qu’ils ont moins bien performé que leurs indices de référence. Le portefeuille des 6 000 titres a produit un retour de 6,93 % contre 9,13 % pour l’indice Russell 3000 et 9,02 % pour le Russell 2000.

« Les facteurs connus qui influencent les rendements expliquent en grande partie la sous-performance des PAPE, constate Dimensional. Ceux-ci ont sous-performé le marché, car, dans leur ensemble, ils se sont comportés comme des actions de petites entreprises en croissance à faible rentabilité et à forte intensité d’investissement, dont les rendements attendus ont été inférieurs à ceux du marché. »

Une étude classique de Tim Loughran et Jay Ritter, The New Issues Puzzle, montre que les sociétés qui émettent des actions, notamment par PAPE ou émissions subséquentes, ont historiquement sous-performé sur plusieurs années. Elles affichent des performances nettement inférieures à celles des entreprises qui n’émettent pas d’actions au cours des trois à cinq années suivant la date d’émission. Si les émetteurs bénéficient d’un regain de performance à court terme, les investisseurs qui achètent ces actions à la date de l’offre et les conservent à long terme obtiennent généralement des rendements médiocres.

Rôle premier d’un indice

Benjamin Felix, chef des investissements et gestionnaire de portefeuille chez PWL Capital, reconnaît que nombre de PAPE ne sont pas favorables aux investisseurs. Ainsi, les fonds indiciels sont susceptibles d’acheter SpaceX, OpenAI et Anthropic à des valorisations trop optimistes. « Le moment choisi pour les PAPE coïncide généralement avec des cours élevés et des conditions de marché favorables pour l’entreprise qui entre en Bourse, dit-il. […] C’est bon pour l’entreprise, mais pas idéal pour les rendements attendus. »

Malgré cela, Benjamin Felix rappelle un fait de base : l’objectif d’un indice « est de représenter le marché des actions, pas de protéger les investisseurs d’émissions à prix élevé ». Les manœuvres d’inclusion accélérée auxquelles se prêtent actuellement nombre de concepteurs d’indices, et auxquelles réfléchit S&P, sont tout à fait justifiées selon lui.

« Leurs raisons de faire ces changements, dit-il, tient à l’arrivée de sociétés gigantesques qui arrivent maintenant en Bourse et qui devraient trouver un chemin d’accès aux indices de telle sorte que ceux-ci reflètent le marché. »

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Les stratégies à options d’achat couvertes gagnent du terrain https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-strategies-a-options-dachat-couvertes-gagnent-du-terrain/ Wed, 10 Jun 2026 09:58:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114382 FOCUS FNB – Les investisseurs y voient une source de revenus sans quitter les marchés.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) axés sur le revenu, particulièrement ceux intégrant des stratégies d’options d’achat couvertes, occupent une place grandissante dans l’industrie et suscitent un intérêt accru auprès des investisseurs à la recherche de distributions régulières.

Une tendance qui est également visible dans les flux de capitaux. Selon Valeurs Mobilières TD (VMTD), les FNB à options d’achat couvertes ont enregistré près de 9,8 milliards de dollars (G$) de souscriptions nettes au Canada en 2025, ce qui en fait l’un des segments les plus dynamiques de l’industrie des FNB. À la fin de 2024, l’univers des fonds de placement canadiens comptait 192 FNB d’options d’achat couvertes, dont 49 lancés au cours de la seule année 2024, rapporte pour sa part Gestion de placements Canada Vie, qui cite les données d’ISS Market Intelligence Simfund Canada.

« Leur attrait découle de la baisse du taux directeur, qui a rendu difficile pour les FNB de titres à revenu fixe d’offrir le rendement de 5 %, auquel de nombreux investisseurs se sont habitués », indiquent notamment les auteurs du billet Perspectives des FNB pour 2026 : composer avec la prochaine vague de croissance, Andres Rincon, directeur général et chef, Ventes et stratégie de FNB, et Casey Yang, première directrice, Ventes et stratégie de FNB, tous deux de VMTD.

Outre la recherche de solutions permettant de demeurer exposé aux marchés tout en générant des revenus réguliers, plusieurs autres facteurs nourrissent la croissance de ce type de solution d’investissement.

Le vieillissement démographique et le besoin croissant de revenus stables et prévisibles qui en découle constituent l’un des moteurs les plus évidents, estime Jeff Lucyk, chef des ventes, Hamilton ETFs. « Une part importante du patrimoine investissable est aujourd’hui détenue par des investisseurs plus âgés qui cherchent à générer un niveau de revenu leur permettant de soutenir leur mode de vie et de répondre à leurs besoins financiers », dit-il.

Mark Noble, premier vice-président, Stratégie du marché de détail et facilitation des ventes, Guardian Capital LP, formule un constat similaire. « Une forte proportion des investisseurs canadiens sont à la retraite ou sur le point de l’être, ce qui accroît leur besoin de puiser dans leurs portefeuilles de placement pour subvenir à leurs besoins. Le défi, c’est qu’une grande partie d’entre eux sont des retraités relativement jeunes, c’est-à-dire dans la fin de la soixantaine ou au début des 70 ans, et qui, d’un point de vue statistique, disposent d’un horizon de placement de 10 à 15 ans. »

Une réalité qui, selon lui, pousse les investisseurs à rechercher un équilibre entre revenu courant et croissance du capital. « Cet objectif peut être atteint en investissant dans des stratégies qui combinent un potentiel de rendement plus élevé et des distributions de revenu. Il s’agit généralement d’actions versant des dividendes, de stratégies d’options d’achat couvertes ou encore de stratégies de revenu fixe non traditionnelles. »

Augmenter le revenu sans modifier l’allocation d’actifs

L’attrait de ces stratégies repose d’abord sur leur capacité à générer des distributions, avance Jean-François Girard, vice-président et chef du développement et gestion des fonds d’investissement chez Desjardins Société de placement. « Les stratégies de revenu vendent des options d’achat (call option) sur les titres qu’ils détiennent, ce qui génère du revenu sous forme de distributions mensuelles ou trimestrielles. Le revenu généré pour ces fonds est de l’ordre de 6 % à 10 % par année, ce qui est fort intéressant comparé à d’autres produits d’investissement. »

Il souligne également que ces stratégies permettent à plusieurs investisseurs d’accéder à des techniques autrement complexes. « Il n’est pas simple de négocier des options d’achat pour les conseillers en placement et les investisseurs. Les options d’achat sont intégrées dans le produit, ce qui évite la complexité technique de bâtir soi-même une stratégie. »

Ces stratégies présentent un autre avantage important pour les conseillers, ajoute Mark Noble. « Les clients ont un besoin de revenu, mais modifier l’allocation d’actifs d’un portefeuille afin de générer davantage de revenus peut entraîner des conséquences imprévues sur les objectifs et le profil de risque du client. »

C’est pourquoi les stratégies de revenu générées à partir des actions, particulièrement les stratégies impliquant les options d’achat couvertes, « peuvent permettre à l’investisseur de tirer davantage de revenus de sa composante en actions sans augmenter de façon importante le risque global du portefeuille. »

Jugeant le niveau de risque d’une stratégie d’options d’achat couvertes sur le S&P 500 plus ou moins comparable à celui du S&P 500 lui-même, Mark Noble estime que le recours à une stratégie d’options d’achat couvertes permet au client « d’échanger une partie de son potentiel de rendement futur contre un revenu immédiat fiscalement avantageux ». Ainsi, l’allocation d’actifs du portefeuille ne change pas vraiment, et « c’est surtout le niveau de revenu généré par celui-ci qui est modifié. », dit-il.

Un compromis que les investisseurs doivent comprendre

L’intérêt pour ces stratégies ne doit toutefois pas faire perdre de vue qu’elles comportent certains compromis. « Les stratégies d’options d’achat couvertes peuvent contribuer à générer des niveaux de revenu plus élevés et potentiellement réduire la volatilité, mais cela implique généralement de renoncer à une partie du potentiel de hausse dans les marchés fortement haussiers », rappelle à cet égard Jeff Lucyk.,

Une analyse partagée par Jean-François Girard. « Les primes encaissées agissent comme un coussin contre les baisses et réduisent le potentiel de croissance, ce qui a pour effet d’atténuer la volatilité », dit-il.

Mark Noble estime toutefois que les stratégies de revenu fondées sur l’utilisation de produits dérivés constituent probablement le segment le plus mal compris par les investisseurs.

Selon lui, plusieurs investisseurs croient que le taux de distribution de ces stratégies équivaut à leur rendement. « Ce n’est tout simplement pas le cas ! lance-t-il. Un FNB utilisant des dérivés qui affiche un taux de distribution de 12 % ne génère pas nécessairement un rendement de 12 % ; ce chiffre représente simplement le revenu produit par la stratégie. »

Il ajoute que le « rendement total, qui dépend de l’évolution de la valeur des titres sous-jacents détenus dans le portefeuille, pourrait être fortement négatif, ce qui réduirait considérablement le rendement global. »

Un outil de plus en plus utilisé par les conseillers

Pour les conseillers, ces produits peuvent répondre à plusieurs objectifs.

« Ce type de placement peut être utile pour les investisseurs qui sont à la recherche d’un revenu plus élevé, tels les retraités et pour une clientèle cherchant à réduire la volatilité de leur placement tout en demeurant exposer aux marchés boursiers », explique Jean-François Girard.

Jeff Lucyk évoque aussi une utilisation plus tactique. « Certains conseillers utilisent également ces stratégies de façon tactique afin d’atteindre des objectifs précis de portefeuille, notamment pour accroître le niveau global de revenu généré. », illustre-t-il.

L’utilisation de ces stratégies exige néanmoins une compréhension adéquate des risques. « Une performance extraordinaire récente peut inciter les investisseurs à se lancer et s’exposer fortement, au détriment de la diversification de ses placements », rappelle Jean-François Girard.

La clé demeure toutefois une compréhension complète de ce que l’investisseur échange réellement, affirme Mark Noble. « En investissement, la majorité du rendement provient de l’appréciation du capital et non du revenu. Plusieurs de ces produits convertissent essentiellement un potentiel d’appréciation future en revenu immédiat. »

Si la popularité des stratégies de revenu semble appelée à se maintenir, tous s’entendent pour dire qu’une utilisation efficace reposera toujours sur la capacité des conseillers à expliquer clairement les compromis entre revenu courant, potentiel de croissance et rendement total.

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Le développement des affaires devient plus personnalisé https://www.finance-investissement.com/edition-papier/pointage-des-courtiers-quebecois/le-developpement-des-affaires-devient-plus-personnalise/ Wed, 03 Jun 2026 13:00:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114052 POINTAGE DES COURTIERS QUÉBÉCOIS 2026 – Les courtiers adaptent davantage leurs outils aux besoins des conseillers.

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Les résultats du Pointage des courtiers québécois 2026 suggèrent une amélioration de la perception du soutien au développement des affaires par les conseillers. Malgré les défis auxquels font face certains représentants, une tendance ressort : plusieurs firmes misent sur un accompagnement et des outils adaptés aux besoins des conseillers.

Ce virage semble bien accueilli : la note moyenne accordée à ce critère est passée de 7,9 à 8,1 de 2025 à 2026, réduisant ainsi l’écart avec l’importance moyenne pour ce critère, qui s’est établie à 8,5 cette année.

En tout, 14 % des répondants se disent insatisfaits des efforts de leur courtier à ce chapitre, lui attribuant une note de 0 à 6 sur 10, par rapport à 49 % de satisfaits (notes de 9 et 10). L’industrie a donc encore du travail à faire sur ce plan pour mieux répondre aux attentes des conseillers.

Si bon nombre de conseillers saluent les efforts de leur courtier pour soutenir leur développement des affaires, certains révèlent encore des irritants : ressources difficiles à trouver, obstacles liés à la conformité dans l’utilisation des médias sociaux ou soutien inconstant.

« C’est difficile de négocier avec le marketing. Les budgets ne sont pas très importants pour organiser des activités », dit un répondant. « L’appui aux ventes est faible, les discussions autour de la croissance d’équipe sont toujours amorcées par nous, et non par la firme. Zéro coaching, zéro accompagnement », ajoute un autre.

L’appui au développement des affaires reste une responsabilité partagée entre le courtier et le conseiller. Dans certains modèles d’affaires, cette charge revient principalement aux conseillers. Dans d’autres, les courtiers allouent un budget par conseiller afin de financer leurs activités. Le soutien varie en fonction de la taille des équipes de conseillers et de leur maturité.

Il reste que les conseillers semblent avoir besoin de personnalisation en fonction de leur marché cible.

Cette réorientation vers du soutien personnalisé en matière de développement des affaires paraît naturelle pour Micol Haimson, première vice-présidente principale et directrice nationale de Raymond James. Elle explique que son service de marketing a été transformé au cours des deux dernières années.

« Nous avons différents types de conseillers : certains dirigent de grandes équipes et sont très bien établis, d’autres sont en phase de croissance, tandis que d’autres, plus jeunes, ont besoin d’un autre type de soutien. Nous réfléchissons à ce que nous pouvons mettre en place pour bien répondre à leurs besoins et les accompagner. »

Cette révision semble avoir été bien accueillie, la note accordée à Raymond James pour ce critère étant passée de 8,4 à 9 de 2025 à 2026. Un conseiller souligne qu’il bénéficie désormais de coaching individuel ainsi que d’un accompagnement visant le perfectionnement de sa pratique.

« Nous disposons désormais d’une infrastructure pour aider les conseillers à développer leur propre site Web, organiser des événements clients, faire du marketing ou communiquer avec leur clientèle au moyen de lettres, de bulletins et d’infolettres », précise Micol Haimson.

Cette dernière souligne également que bien que le service marketing de Raymond James soit basé à Toronto, le Québec demeure une priorité, assure-t-elle.

« Nous accordons une attention particulière au marché québécois afin d’offrir tous ces outils en français, tant pour les clients que pour les conseillers », affirme-t-elle.

En matière de développement des affaires, la firme a également recruté il y a quelques mois un nouveau responsable d’équipe. Celui-ci organise notamment des séances de formation destinées aux conseillers. L’une des plus récentes portait sur les rôles et responsabilités de chacun au sein d’une équipe, dans le but d’aider les conseillers à mieux structurer leur pratique et à gagner en efficacité.

Coaching, marketing et outils numériques

Cette volonté d’offrir un accompagnement personnalisé se reflète également chez d’autres courtiers.

Ce vent de renouveau a également soufflé du côté de la Financière Banque Nationale (FBN), souligne Simon Lemay, premier vice-président et directeur national, Québec et Atlantique. Résultat : la firme, qui affichait déjà une note de 8,6 pour le critère du développement des affaires en 2025, a vu celle-ci passer à 8,8 cette année.

« Nous avons beaucoup de soutien sur ce plan », assure ainsi un répondant.

« Nous avons fusionné certaines équipes de conseillers d’affaires et mis en place une équipe entièrement consacrée au développement des affaires. Nous avons aussi revu notre image de marque », explique Simon Lemay.

En plus d’avoir des équipes de coaching et de développement, FBN déploie son soutien destiné aux conseillers, notamment pour la création de sites Web et l’organisation d’événements clients. La firme offre aussi divers outils de marketing et de communication afin d’aider les conseillers à personnaliser leur approche auprès des clients.

« Nous faisons tout notre possible pour simplifier le marketing pour les conseillers, tout en leur laissant la latitude nécessaire pour personnaliser leurs outils. Bien sûr, il y a l’image de marque de la firme, les couleurs et certaines normes à respecter, mais une grande partie du positionnement passe aussi par l’identité propre à chaque équipe », explique Simon Lemay.

Selon lui, les conseillers ont intérêt à apporter leur touche personnelle au matériel corporatif afin qu’il reflète mieux leur approche.

Chez Gestion de patrimoine Scotia, l’approche en matière de développement des affaires a également évolué au cours des dernières années. Martin Lavigne, directeur général, conseils en placement, Québec, explique que si auparavant l’approche de la firme se faisait du haut vers le bas, les choses sont maintenant inversées.

« C’est beaucoup mieux qu’avant. La philosophie de la firme a changé depuis trois ans », constate un sondé.

Le courtier, qui a obtenu la même note que l’an passé à ce critère, soit 8,5, ne propose plus une même formule pour tous, mais s’adapte plutôt aux demandes des conseillers. « Mon objectif, c’est d’avoir des personnes spécialisées en marketing qui s’assoient avec les conseillers et les écoutent, parce que chaque conseiller a une stratégie différente. »

Si certains misent sur les médias sociaux, d’autres privilégient davantage les événements clients, la vidéo ou encore l’implication communautaire.

Ainsi, ce dernier n’est pas réticent à investir dans les initiatives proposées par les conseillers, particulièrement lorsque ceux-ci ont déjà démontré que leurs idées peuvent générer les résultats attendus.

Toutes les firmes ne progressent toutefois pas au même rythme.

Chez CIBC Gestion privée de patrimoine, la note accordée pour le critère du développement des affaires est passée de 8,3 à 7,7 en de 2025 à 2026. Charles Martel, directeur général et chef régional pour le Québec chez CIBC Gestion privée de patrimoine et Wood Gundy, ignore les causes de cette baisse d’autant plus que plusieurs changements ont récemment été apportés.

Il souligne notamment que la ressource en soutien marketing a été décentralisée et relocalisée à Montréal afin de mieux répondre aux besoins du marché québécois.

« La ressource est maintenant basée ici, au Québec, et nous avons embauché une nouvelle personne parfaitement bilingue », affirme-t-il.

La firme collabore également avec un nouveau fournisseur pour les sites Web des conseillers en placement. Une initiative qui, selon Charles Martel, devrait être « reçue très favorablement » par les équipes.

En ce qui concerne le partage des bonnes pratiques, ce dernier observe que plusieurs conseillers « restent beaucoup à l’extérieur du bureau ». Il estime qu’une présence plus fréquente en personne favoriserait davantage les échanges entre collègues et le partage d’expertise.

Chez RBC Dominion Valeurs mobilières, où la note moyenne est passée de 9 en 2025 à 8,4 en 2026, Bruno St-Jean, directeur régional associé pour le Québec, et Jérôme Brassard, directeur général, Leadership d’entreprise, notent que les contraintes de conformité liées aux médias sociaux freinent encore les conseillers, ce qui alimente une certaine impatience. Or, le courtier déploie nombre d’initiatives sur le plan du développement des affaires, dont le coaching, le partage des bonnes pratiques et des programmes de formation, d’accompagnement et de soutien aux conversations complexes avec les clients et les familles.

« L’engouement des conseillers pour ces initiatives constitue un signal positif, note Jérôme Brassard. Toutes les fois qu’on crée des programmes de formation ou qu’on crée du contenu, la demande est essentielle. Puis ça, c’est un très bon indice de la santé de l’organisation. »

Chez Gestion de patrimoine TD (GPTD), les conseillers accordent une note moyenne de 6,1 cette année par rapport à 6,5 en 2025. Sans aborder précisément cette baisse, Suzanne Tremblay, vice-présidente, cheffe régionale du Québec, Services privés, GPTD, note qu’en ayant accès à des recommandations de toutes les lignes d’affaires de la banque, les conseillers peuvent ainsi faire croître leurs portefeuilles et couvrir l’ensemble des besoins de leurs clients.

« Nous avons regroupé dans un même lieu des conseillers, des banquiers privés et commerciaux, des spécialistes des fiducies, des planificateurs pour les clients fortunés et en fiscalité, ainsi que des experts en assurance, le tout afin d’aider les cabinets à offrir aux clients une expérience patrimoniale complète à partir d’un seul emplacement », écrit-elle.

En matière de développement des affaires, une tendance se dessine clairement : l’abandon des approches uniformes au profit d’un accompagnement mieux adapté aux réalités propres de chaque conseiller. Coaching, marketing, outils numériques et soutien stratégique s’imposent ainsi comme des leviers de plus en plus essentiels pour attirer, soutenir et retenir les équipes.

Pour accéder au tableau, cliquez ici.

Avec la collaboration de Carole Le Hirez et de Guillaume Poulin-Goyer

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FNB : comparaisons difficiles des coûts Canada–États-Unis https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fnb-comparaisons-difficiles-des-couts-canada-etats-unis/ Wed, 13 May 2026 10:16:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113823 FOCUS FNB — Les différences de divulgation des coûts de détention entre Canada et États-Unis compliqueront le travail des conseillers.

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Alors que la phase 3 du modèle de relation client-conseiller (MRCC3) renforce la transparence des coûts de détention pour les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens, les données demeureront partielles pour les FNB américains. Résultat : les conseillers devront redoubler d’efforts pour comparer adéquatement les FNB entre les deux marchés, soutient une récente étude de Valeurs mobilières TD (VMTD).

Ainsi, selon MRCC3, les émetteurs de fonds canadiens devront divulguer le Ratio des frais du fonds (RFF), ce qui correspond à l’ensemble des coûts récurrents supportés par le fonds, au-delà du simple ratio des frais de gestion (RFG). En clair, le RFF = Ratio des frais de gestion (RFG) + Ratio des frais d’opérations (RFO).

De telles informations ne sont pas aisément accessibles pour les fonds cotés aux États-Unis. La comparaison du coût de détention d’un FNB canadien et un FNB américain risque de ne pas être de « comparer des pommes avec des pommes », prévient Valeurs mobilières TD : « Les courtiers en valeurs mobilières ne feront que des efforts raisonnables pour obtenir des informations similaires sur les frais auprès des émetteurs de FNB cotés aux États-Unis », prévoit VMTD. Cette différence réglementaire imposée par les autorités canadiennes aux FNB cotés au Canada et aux États-Unis vendus au Canada conduit à une norme incohérente dans les états financiers, rendant difficile toute comparaison directe entre les FNB cotés dans les 2 pays.

Si le pourcentage d’actifs visés par le nouveau modèle était marginal, il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter. Ce n’est pas le cas. Selon l’Association canadienne des FNB (ACFNB), 30 % de tous les actifs en FNB détenus au Canada sont des FNB américains, détenus tant par des investisseurs individuels qu’institutionnels.

D’après un sondage SAGO Shows, « 21 % des Canadiens déclarent détenir à la fois des FNB cotés au Canada et des FNB cotés aux États-Unis, ce qui souligne la facilité avec laquelle les capitaux circulent désormais au-delà des frontières et l’ampleur avec laquelle les investisseurs canadiens allouent de plus en plus leurs placements à l’extérieur du marché domestique », indique l’ACFNB.

À l’heure actuelle, les émetteurs de FNB américains ne sont pas tenus de communiquer un coût total aux courtiers en valeurs mobilières, et il est peu probable qu’ils le fassent à la demande des courtiers canadiens puisque ces FNB n’ont pas été enregistrés au Canada. Cela signifie que

les courtiers canadiens devront trouver d’autres moyens de se conformer aux exigences du coût total pour les FNB américains.

L’option la plus pratique et la plus probable consistera à utiliser les frais de gestion ou les ratios de frais facilement disponibles des FNB américains pour estimer leurs coûts totaux. « Cela risque de créer des incohérences entre la manière dont les coûts sont déclarés pour certains FNB américains et canadiens », conclut VMTD.

Aux États-Unis, on utilise le classique ratio de frais de gestion (RFG, ou MER en anglais), qui inclut les commissions de gestion, les frais administratifs, les frais de garde, etc. Ce ratio n’inclut pas les frais de transaction. En conséquence, « le ratio de frais publié aux États-Unis reflète les coûts d’exploitation de base liés à la gestion du fonds, mais ne rend pas compte de l’ensemble des coûts intégrés au fonds du point de vue de l’investisseur », fait ressortir VMTD. Or, au Canada, MRCC3 exigera spécifiquement la divulgation d’un ratio de frais de transactions.

La gestion active change la donne

À l’époque où régnaient surtout les fonds indiciels, les coûts de transaction ne faisaient pas une différence notable. Le simple RFG reflétait assez fidèlement le coût de propriété d’un FNB. Il n’en est plus de même avec la montée en flèche des fonds gérés activement, surtout quand ils intègrent des options et des stratégies sophistiquées de couverture et de vente à découvert. En 2025, rapporte VMTD, 50 % des entrées nettes de FNB ont afflué vers des fonds à gestion active au Canada, par rapport à 32 % en créations nettes aux États-Unis.

Dans un tel contexte, les coûts de transaction représentent une part de plus en plus significative.

« Dans le cas de certains FNB américains recourant à des stratégies d’options, explique VMTD, les commissions de courtage payées par le fonds, qui font partie des frais de transaction, peuvent dépasser 1,6 %, ce qui alourdit considérablement le coût total de détention. »

Au Canada, les FNB à stratégie alternative ont affiché un ratio de frais de transaction médian le plus élevé, à 0,36 %, suivis par les FNB à gestion active axés sur les actions internationales et les stratégies d’options, avec respectivement 0,14 % et 0,13 %. Ces ratios représentent respectivement 16 %, 20 % et 15 % du RFF, qui s’établissent en médiane à 2,47 % pour les FNB de stratégies alternatives, à 0,79 % pour les FNB d’actions internationales à gestion active et à 0,92 % pour les FNB utilisant des options, selon VMTD. Cela signifie que le RFG qu’un fonds américain affiche peut être considérablement inférieur au ratio de dépenses de son homologue canadien.

Par conséquent, lorsqu’ils compareront des FNB cotés aux États-Unis, les investisseurs et leurs conseillers devront garder à l’esprit que les indicateurs de coûts ne sont pas comparables à ceux des FNB canadiens. « Ce sera beaucoup demander aux investisseurs canadiens », conclut VMTD.

Risque de colonisation accrue

Toutefois, quelque chose de plus large et de plus menaçant se trame derrière ces différences de ratios, selon Eli Yufest, directeur de l’ACFNB.

Une structure, exclusive à Vanguard jusqu’en 2023, est en voie d’être généralisée et implantée par plus de 80 gestionnaires de fonds, dont des géants comme BlackRock, Fidelity et T. Rowe Price. Cette structure permet de greffer une série FNB à un fonds commun de placement classique et d’y rattacher son mode de taxation plus efficient.

Comme le disait à CNBC le directeur global des FNB chez BNY Mellon, ce changement établira un tout nouveau terrain de jeu. Et comme le rapportait Bloomberg, citant un commissaire de la SEC américaine, « la distinction artificielle entre les catégories d’actions des fonds communs de placement et celles des FNB a limité le choix des investisseurs, réduit l’efficacité opérationnelle et donné lieu à un traitement fiscal sous-optimal. »

Eli Yufest anticipe que, même si ces 80 manufacturiers de fonds ne créaient chacun que quelques dizaines de nouveaux fonds pour profiter de la nouvelle structure, « les investisseurs canadiens pourraient se retrouver avec une offre de 1000 nouveaux FNB américains ». La part d’actifs canadiens logeant dans des FNB américains pourrait augmenter sensiblement. Il craint à terme que « le Canada devienne un marché de distribution pour les FNB américains. » Cela risquerait d’appauvrir considérablement le secteur des FNB au Canada et sa capacité d’innovation.

Eli Yufest propose que le gouvernement canadien établisse des règles pour aplanir le terrain réglementaire entre le Canada et les États-Unis. Il exhorte Ottawa à rétablir des conditions équitables entre les fonds domiciliés au Canada et les FNB américains qui peuvent recourir à la structure par catégorie d’actions.

De plus, Eli Yufest dénonce des règles de 2019 qui ont réduit la capacité des FNB de différer des gains en capital, un avantage dont les contreparties américaines jouissent pleinement. Alors que les manufacturiers canadiens doivent produire toute leur documentation en anglais et en français, les émetteurs américains ne sont pas tenus de faire de même. Plus encore, il propose que le gouvernement crée un nouveau CELI « tout Canada » qui offrirait des avantages fiscaux en n’admettant que des investissements canadiens, dont des FNB locaux.

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De la Bourse de Montréal à celle de Toronto https://www.finance-investissement.com/nouvelles/de-la-bourse-de-montreal-a-celle-de-toronto/ Tue, 21 Apr 2026 10:59:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113359 NOUVELLES DU MONDE – Le Groupe TMX recrute une experte des marchés.

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Karen McMeekin, jusque-là présidente de la division de la réglementation à la Bourse de Montréal, a été nommée présidente de la Corporation canadienne de compensation de produits dérivés (CDCC) et cochef des services de postnégociation au sein du Groupe TMX.

Dans ses nouvelles fonctions, elle relèvera de Luc Fortin, président et chef de la direction, Marchés globaux TMX et postnégociation au Groupe TMX. Elle sera notamment chargée de veiller à l’intégrité et à la stabilité des opérations de compensation des produits dérivés au Canada.

Cette vétérante des marchés financiers est reconnue pour son expertise des marchés boursiers et de la réglementation des dérivés. À la Bourse de Montréal, elle supervisait les activités liées à l’intégrité du marché et à la conformité, après y avoir occupé, depuis 2001, plusieurs postes stratégiques touchant notamment les opérations de marché, la communication réglementaire et la planification. Avant de se joindre à la Bourse de Montréal, elle a fait ses armes chez Valeurs mobilières TD et Richardson Greenshields.

Diplômée en économie de l’Université Concordia, Karen McMeekin a également complété un programme en gouvernance pour cadres à l’université de Toronto. Elle est par ailleurs vice-présidente de l’Intermarket Surveillance Group, un organisme qui regroupe plus de 60 bourses à l’échelle mondiale.

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En croissance, les séries de FNB ne cannibalisent pas les FCP https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/en-croissance-les-series-de-fnb-ne-cannibalisent-pas-les-fcp/ Wed, 08 Apr 2026 10:10:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113232 FOCUS FNB — Ces séries permettent aux manufacturiers de tester le marché, selon BNMF.

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Même si les séries FNB de fonds communs de placement restent imparfaites pour les clients, elles constituent une bonne occasion pour les émetteurs de fonds de profiter de la croissance du secteur des fonds négociés en Bourse (FNB) sans nuire à leurs activités en fonds communs de placement (FCP).

C’est ce qu’on apprend dans une note à des clients Banque Nationale Marchés financiers de novembre dernier. Un FNB est un fonds d’investissement indépendant alors que la série FNB est une catégorie de titres cotés sur une Bourse offerte par un FCP traditionnel.

« Le cadre réglementaire unifié du Canada et ses faibles barrières à l’entrée ont permis aux séries de FNB de doubler en nombre et de quadrupler leurs actifs depuis 2020, dépassant ainsi la croissance des FNB autonomes », lit-on dans la note de BNMF.

Ainsi, le nombre de séries de FNB est passé de 144 en 2020 à 346 en septembre 2025. Durant la même période, les actifs sous gestion sont passés de 11 milliards de dollars (G$) à 43 G$, selon BNMF. « La part des actifs totaux des FNB représentée par les séries de FNB est ainsi passée de 4 % à 7 %, ce qui signifie que les séries de FNB ont connu une croissance plus rapide que les FNB autonomes », lit-on dans l’étude de BNMF.

Cette croissance est survenue sans qu’il soit généralement permis pour les investisseurs d’échanger leur part d’un FCP d’une série quelconque pour une série FNB du même fonds. Avec ses 13,6 G$ en actifs en série FNB et ses 65 fonds, à la fin de septembre 2025, Purpose était le manufacturier le plus important dans ce sous-secteur, suivi de BMO (10,1 G$ et 18 fonds).

Cette prolifération s’explique par divers facteurs. D’abord, les émetteurs de fonds ont profité de cette option pour offrir une série FNB d’un FCP existant attrayant pour les clients, ces derniers étant souvent des fonds gérés activement. Les manufacturiers se retrouvaient ainsi à surfer sur une vague de fond. « Au Canada, les FNB à gestion active représentent environ 34 % de l’actif total des FNB, et leurs entrées nettes comptent pour 54 % des flux totaux vers les FNB entre janvier et septembre 2025 », indique BNMF.

La popularité des FNB, leur facilité d’utilisation et le virage vers le conseil à honoraires figurent également aux facteurs favorables à l’essor des séries FNB. Autre vent de dos : les FCP qui ont ajouté leur propre série de FNB enregistrent généralement des entrées nettes dans leurs séries de fonds communs, ce qui indique que les structures à catégories multiples ne freinent pas nécessairement la croissance globale des actifs.

« L’ajout de séries de FNB a fait croître les actifs globaux des familles de fonds, la plupart des fonds enregistrant des entrées nettes et une bonne résilience, même durant les périodes de sorties de capitaux à l’échelle de l’industrie. Les inquiétudes liées à une cannibalisation sont généralement infondées », résume BNMF.

En outre, les séries FNB sont davantage compatibles avec la conception de fonds de fonds, que ce soient des FNB qui en détiennent d’autres ou des FCP qui ont des FNB comme actif sous-jacent.

Pour et contre

Les séries de FNB offrent une simplicité opérationnelle, des économies de coûts pour les émetteurs de fonds et l’héritage de l’historique de performance d’un fonds. Or, elles font face à des défis tels que des coûts plus élevés, une mutualisation de gain en capital ainsi qu’une part plus importante de leur actif en liquidité, ce qui peut nuire à leur compétitivité, souligne BNMF. Examinons ces éléments davantage.

Lire aussi : Le pour et le contre des séries FNB

  • Simplicité opérationnelle et économies de coûts : les séries de FNB peuvent utiliser la même infrastructure opérationnelle (déclaration, comptabilité et conformité) que les fonds communs de placement, ce qui permet aux émetteurs de fonds de réduire les coûts opérationnels. Au Canada, les fonds communs et les FNB sont réglementés sous le même cadre, soit le Règlement 81-102.
  • Faibles barrières à l’entrée : la structure de série de FNB peut réduire les besoins en capital d’amorçage (seed capital) pour certaines stratégies. « Par exemple, certains portefeuilles de FNB obligataires doivent détenir des centaines de titres. Une série de FNB peut tirer parti de la taille du portefeuille de fonds commun existant afin d’offrir efficacement ce type de diversification difficile à reproduire », écrit BNMF.
  • Économies d’échelle : une série de FNB ayant un actif sous gestion modeste peut tirer parti de l’actif plus important du fonds commun pour réduire les coûts fixes par unité et bénéficier d’une meilleure exécution des transactions sur l’ensemble des actifs, comparativement à un FNB autonome ayant un actif similaire et limité, souligne BNMF.
  • Frein de rendement lié aux liquidités («cash drag»): les FCP détiennent généralement une part non négligeable de liquidités afin de répondre aux demandes de rachat des investisseurs. « Par conséquent, si la détention de liquidités ne fait pas partie de la stratégie du fonds, une série de FNB ne peut pas être aussi pleinement investie qu’un FNB indépendant ayant le même mandat. Ceci peut diluer les rendements pour les détenteurs de la série de FNB », note BNMF.
  • Partage des gains en capital : Lorsqu’un FCP comporte une série FNB, les gains en capital réalisés à la suite de rachats dans les séries de fonds communs peuvent être attribués aux détenteurs de la série de FNB, et inversement. Cela peut entraîner des conséquences fiscales inattendues entre les différentes séries d’investisseurs.

« Au Canada, étant donné que les séries de FNB sont généralement créées et rachetées en espèces, une subvention croisée peut se produire dans les deux sens. Toutefois, les reports prospectifs de pertes en capital sont également partagés entre les séries de FNB et les séries de fonds communs », précise le rapport de BNMF.

  • Partage des coûts de transaction : Lorsqu’un investisseur achète des parts d’un fonds commun ou les rachète, l’émetteur du fonds doit acheter ou vendre des titres dans le portefeuille. Les coûts associés à ces transactions sont supportés par le fonds et répartis entre tous les porteurs de parts, y compris les détenteurs de séries FNB, selon BNMF.

Les FNB autonomes fonctionnent différemment. Les créations et rachats de parts se font généralement par échange de paniers de titres (in-kind), ce qui permet d’externaliser ces coûts à ceux qui effectuent une transaction et non à l’ensemble des détenteurs de titres. C’est l’un des avantages structurels des FNB par rapport aux FCP, surtout pour les clients qui détiennent un FNB à long terme. Ces derniers ne sont pas touchés par les coûts de transaction des autres investisseurs et, ainsi, leur rendement n’en souffre pas.

« Un FNB ne pouvant pas externaliser tous les coûts de transactions en raison du partage des actifs avec une structure de fonds différente prive les investisseurs de l’un des principaux avantages des FNB », lit-on dans une récente note de Valeurs mobilières TD.

Cette mutualisation des coûts pour la série FNB d’un FCP expose les clients au risque d’importants mouvements d’entrée et de sortie, ce qui peut réduire le rendement de la série FNB. Cela peut également entraîner des conséquences fiscales pour tous les détenteurs de parts de FCP.

  • Frais de gestion plus élevés : Au Canada, les séries de FNB coûtent généralement à peu près autant que les séries F des FCP, en raison des orientations réglementaires. « Certains fournisseurs canadiens ont réduit les frais de leurs fonds communs avant de lancer une série de FNB, ou encore lancé des FNB autonomes à plus faibles frais afin d’attirer les investisseurs sensibles aux coûts », soutient BNMF.

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FNB de marché prédictif https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fnb-de-marche-predictif/ Wed, 11 Mar 2026 09:48:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112808 FOCUS FNB — Une nouvelle classe de FNB pointe à l’horizon.

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La Securities and Exchange Commission (SEC) évalue présentement une nouvelle classe de fonds : les fonds négociés en Bourse (FNB) de marché prédictif. Si l’examen s’avère concluant et qu’ils sont admis au sud de la frontière, il n’est pas certain qu’ils le seront au Canada. Cependant, puisque les investisseurs canadiens ont accès aux FNB américains, leur lancement aurait quand même un certain impact ici, prévoit une étude de Valeurs mobilières TD (VMTD).

Ces FNB seraient composés de contrats à terme déjà négociés aux États-Unis. Il s’agit de produits financiers dérivés conçu pour tirer parti de données prédictives ou de signaux issus de marchés d’anticipation (prediction markets). Ils font des gageures en mode « tout ou rien » sur l’issue de certains événements, ceux-ci étant pour l’instant de nature politique. Si l’événement anticipé se concrétise, le contrat se règle à 1,00 $ ; sinon, à 0,00 $. Le FNB qui acquiert ces contrats les achète en totalité au départ ; aucun paiement additionnel n’étant requis par la suite, peu importe l’évolution des prix sur le marché.

Gains ou pertes instantanées

Évidemment, le prix initial payé varie dans le temps selon les probabilités que l’événement anticipé se produise — ou non. Par exemple, dans le cas d’une élection, si les contrats se négocient à 0,50 $, cela suggère que le marché estime à 50/50 les chances de victoire d’un démocrate ou d’un républicain.

Avant que les résultats des élections ne soient connus, la valeur du fonds évolue à mesure que le marché modifie son évaluation, influencé par de nouvelles informations, les sondages, l’actualité ou le sentiment général.

Par exemple, si le prix du contrat passe de 0,50 $ à 0,45 $ après l’annonce d’une nouvelle information, la valeur liquidative du fonds diminuera en conséquence. Le jour de l’élection ou juste après, une fois le résultat connu, la valeur des contrats s’établira rapidement à 1,00 $ ou 0,00 $. Cela entraînera une variation brutale de la valeur nette du fonds, ce qui le distingue des autres produits d’investissement. Un investisseur risque de perdre la totalité de son investissement si sa gageure s’avère mauvaise.

Ces FNB rendent accessible, tant aux investisseurs particuliers qu’institutionnels, les marchés de prédiction politique et en abaisseront les barrières. Évidemment, le marché des prédictions est potentiellement infini, susceptible d’ouvrir une toute nouvelle catégorie de FNB et d’imposer aux mainteneurs de marché et à tout l’écosystème des FNB une adaptation susceptible de rappeler celle qui a prévalu pour les FNB de cryptomonnaie.

Sports, Oscars, etc.

« Ces FNB pourraient entraîner de nombreux lancements », juge VMTD. Une effervescence qui pourrait coûter cher au secteur et conduire à la création d’un certain nombre de FNB « zombies ». Des produits peu négociés jusqu’à ce que l’événement sous-jacent approche ou que la probabilité de son issue augmente. Si l’approbation réglementaire est accordée, cela pourrait ouvrir la voie à d’autres produits financiers prédictifs, par exemple liés aux sports.

VMTD s’attend à ce que ces FNB aient une réponse instantanée à toutes sortes de développement, qu’il s’agisse de sondages, de débats, de procédures légales. Cette excitabilité, prévoit VMTD, « pourrait introduire un type distinct de volatilité de transaction supérieure aux influences financières conventionnelles. Comment les mainteneurs de marché coteront de tels FNB, la question demeure entière, Des transactions volumineuses ou des failles notables paraissant entre les produits dérivés et la perception publique pourraient hausser les risques d’intermédiation dans de tels marchés. »

Les comportements de plusieurs investisseurs seront appelés à changer. Ces produits pourraient attirer des spéculateurs et des opérateurs en couverture cherchant une exposition à des risques politiques, sans participer aux marchés de prédiction gré à gré. « Un tel scénario ajouterait un risque supplémentaire à la longue liste des risques encourus par les courtiers, risques qui pourraient désormais

inclure la durée de l’hymne national pendant le Superbowl ou le nom du lauréat d’un Oscar. »

Quel régulateur ?

La supervision de tels FNB relèverait-elle, en Ontario par exemple, de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario ou de la Corporation des jeux et loteries, questionne VMTD. « Puisqu’ils fonctionnent à titre de valeur mobilière et de proxy de pari, ils relèvent des domaines des deux organismes, » répond l’étude. Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), rappelle VMTD, ont déjà banni les options binaires dont les échéances sont moindres que 30 jours. Il ne s’agit pas de produits identiques, mais similaires : « Les mécanismes fondamentaux d’émettre une option binaire sont très semblables à ceux d’un FNB dont le rendement repose sur un résultat binaire. »

Si la SEC approuve ces produits, les manufacturiers canadiens de FNB vont probablement voir dans ce nouveau type de produit l’occasion d’accroître leurs actifs sous gestion et d’engranger des revenus de frais de gestion. En contrepartie, les mainteneurs de marché seront appelés à adapter les cadres de leur gestion de risque pour rendre compte du risque binaire impliqué.

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