Valeurs Mobilières TD | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/valeurs-mobilieres-td/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 06 May 2026 14:16:38 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Valeurs Mobilières TD | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/valeurs-mobilieres-td/ 32 32 FNB : comparaisons difficiles des coûts Canada–États-Unis https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fnb-comparaisons-difficiles-des-couts-canada-etats-unis/ Wed, 13 May 2026 10:16:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113823 FOCUS FNB — Les différences de divulgation des coûts de détention entre Canada et États-Unis compliqueront le travail des conseillers.

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Alors que la phase 3 du modèle de relation client-conseiller (MRCC3) renforce la transparence des coûts de détention pour les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens, les données demeureront partielles pour les FNB américains. Résultat : les conseillers devront redoubler d’efforts pour comparer adéquatement les FNB entre les deux marchés, soutient une récente étude de Valeurs mobilières TD (VMTD).

Ainsi, selon MRCC3, les émetteurs de fonds canadiens devront divulguer le Ratio des frais du fonds (RFF), ce qui correspond à l’ensemble des coûts récurrents supportés par le fonds, au-delà du simple ratio des frais de gestion (RFG). En clair, le RFF = Ratio des frais de gestion (RFG) + Ratio des frais d’opérations (RFO).

De telles informations ne sont pas aisément accessibles pour les fonds cotés aux États-Unis. La comparaison du coût de détention d’un FNB canadien et un FNB américain risque de ne pas être de « comparer des pommes avec des pommes », prévient Valeurs mobilières TD : « Les courtiers en valeurs mobilières ne feront que des efforts raisonnables pour obtenir des informations similaires sur les frais auprès des émetteurs de FNB cotés aux États-Unis », prévoit VMTD. Cette différence réglementaire imposée par les autorités canadiennes aux FNB cotés au Canada et aux États-Unis vendus au Canada conduit à une norme incohérente dans les états financiers, rendant difficile toute comparaison directe entre les FNB cotés dans les 2 pays.

Si le pourcentage d’actifs visés par le nouveau modèle était marginal, il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter. Ce n’est pas le cas. Selon l’Association canadienne des FNB (ACFNB), 30 % de tous les actifs en FNB détenus au Canada sont des FNB américains, détenus tant par des investisseurs individuels qu’institutionnels.

D’après un sondage SAGO Shows, « 21 % des Canadiens déclarent détenir à la fois des FNB cotés au Canada et des FNB cotés aux États-Unis, ce qui souligne la facilité avec laquelle les capitaux circulent désormais au-delà des frontières et l’ampleur avec laquelle les investisseurs canadiens allouent de plus en plus leurs placements à l’extérieur du marché domestique », indique l’ACFNB.

À l’heure actuelle, les émetteurs de FNB américains ne sont pas tenus de communiquer un coût total aux courtiers en valeurs mobilières, et il est peu probable qu’ils le fassent à la demande des courtiers canadiens puisque ces FNB n’ont pas été enregistrés au Canada. Cela signifie que

les courtiers canadiens devront trouver d’autres moyens de se conformer aux exigences du coût total pour les FNB américains.

L’option la plus pratique et la plus probable consistera à utiliser les frais de gestion ou les ratios de frais facilement disponibles des FNB américains pour estimer leurs coûts totaux. « Cela risque de créer des incohérences entre la manière dont les coûts sont déclarés pour certains FNB américains et canadiens », conclut VMTD.

Aux États-Unis, on utilise le classique ratio de frais de gestion (RFG, ou MER en anglais), qui inclut les commissions de gestion, les frais administratifs, les frais de garde, etc. Ce ratio n’inclut pas les frais de transaction. En conséquence, « le ratio de frais publié aux États-Unis reflète les coûts d’exploitation de base liés à la gestion du fonds, mais ne rend pas compte de l’ensemble des coûts intégrés au fonds du point de vue de l’investisseur », fait ressortir VMTD. Or, au Canada, MRCC3 exigera spécifiquement la divulgation d’un ratio de frais de transactions.

La gestion active change la donne

À l’époque où régnaient surtout les fonds indiciels, les coûts de transaction ne faisaient pas une différence notable. Le simple RFG reflétait assez fidèlement le coût de propriété d’un FNB. Il n’en est plus de même avec la montée en flèche des fonds gérés activement, surtout quand ils intègrent des options et des stratégies sophistiquées de couverture et de vente à découvert. En 2025, rapporte VMTD, 50 % des entrées nettes de FNB ont afflué vers des fonds à gestion active au Canada, par rapport à 32 % en créations nettes aux États-Unis.

Dans un tel contexte, les coûts de transaction représentent une part de plus en plus significative.

« Dans le cas de certains FNB américains recourant à des stratégies d’options, explique VMTD, les commissions de courtage payées par le fonds, qui font partie des frais de transaction, peuvent dépasser 1,6 %, ce qui alourdit considérablement le coût total de détention. »

Au Canada, les FNB à stratégie alternative ont affiché un ratio de frais de transaction médian le plus élevé, à 0,36 %, suivis par les FNB à gestion active axés sur les actions internationales et les stratégies d’options, avec respectivement 0,14 % et 0,13 %. Ces ratios représentent respectivement 16 %, 20 % et 15 % du RFF, qui s’établissent en médiane à 2,47 % pour les FNB de stratégies alternatives, à 0,79 % pour les FNB d’actions internationales à gestion active et à 0,92 % pour les FNB utilisant des options, selon VMTD. Cela signifie que le RFG qu’un fonds américain affiche peut être considérablement inférieur au ratio de dépenses de son homologue canadien.

Par conséquent, lorsqu’ils compareront des FNB cotés aux États-Unis, les investisseurs et leurs conseillers devront garder à l’esprit que les indicateurs de coûts ne sont pas comparables à ceux des FNB canadiens. « Ce sera beaucoup demander aux investisseurs canadiens », conclut VMTD.

Risque de colonisation accrue

Toutefois, quelque chose de plus large et de plus menaçant se trame derrière ces différences de ratios, selon Eli Yufest, directeur de l’ACFNB.

Une structure, exclusive à Vanguard jusqu’en 2023, est en voie d’être généralisée et implantée par plus de 80 gestionnaires de fonds, dont des géants comme BlackRock, Fidelity et T. Rowe Price. Cette structure permet de greffer une série FNB à un fonds commun de placement classique et d’y rattacher son mode de taxation plus efficient.

Comme le disait à CNBC le directeur global des FNB chez BNY Mellon, ce changement établira un tout nouveau terrain de jeu. Et comme le rapportait Bloomberg, citant un commissaire de la SEC américaine, « la distinction artificielle entre les catégories d’actions des fonds communs de placement et celles des FNB a limité le choix des investisseurs, réduit l’efficacité opérationnelle et donné lieu à un traitement fiscal sous-optimal. »

Eli Yufest anticipe que, même si ces 80 manufacturiers de fonds ne créaient chacun que quelques dizaines de nouveaux fonds pour profiter de la nouvelle structure, « les investisseurs canadiens pourraient se retrouver avec une offre de 1000 nouveaux FNB américains ». La part d’actifs canadiens logeant dans des FNB américains pourrait augmenter sensiblement. Il craint à terme que « le Canada devienne un marché de distribution pour les FNB américains. » Cela risquerait d’appauvrir considérablement le secteur des FNB au Canada et sa capacité d’innovation.

Eli Yufest propose que le gouvernement canadien établisse des règles pour aplanir le terrain réglementaire entre le Canada et les États-Unis. Il exhorte Ottawa à rétablir des conditions équitables entre les fonds domiciliés au Canada et les FNB américains qui peuvent recourir à la structure par catégorie d’actions.

De plus, Eli Yufest dénonce des règles de 2019 qui ont réduit la capacité des FNB de différer des gains en capital, un avantage dont les contreparties américaines jouissent pleinement. Alors que les manufacturiers canadiens doivent produire toute leur documentation en anglais et en français, les émetteurs américains ne sont pas tenus de faire de même. Plus encore, il propose que le gouvernement crée un nouveau CELI « tout Canada » qui offrirait des avantages fiscaux en n’admettant que des investissements canadiens, dont des FNB locaux.

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De la Bourse de Montréal à celle de Toronto https://www.finance-investissement.com/nouvelles/de-la-bourse-de-montreal-a-celle-de-toronto/ Tue, 21 Apr 2026 10:59:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113359 NOUVELLES DU MONDE – Le Groupe TMX recrute une experte des marchés.

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Karen McMeekin, jusque-là présidente de la division de la réglementation à la Bourse de Montréal, a été nommée présidente de la Corporation canadienne de compensation de produits dérivés (CDCC) et cochef des services de postnégociation au sein du Groupe TMX.

Dans ses nouvelles fonctions, elle relèvera de Luc Fortin, président et chef de la direction, Marchés globaux TMX et postnégociation au Groupe TMX. Elle sera notamment chargée de veiller à l’intégrité et à la stabilité des opérations de compensation des produits dérivés au Canada.

Cette vétérante des marchés financiers est reconnue pour son expertise des marchés boursiers et de la réglementation des dérivés. À la Bourse de Montréal, elle supervisait les activités liées à l’intégrité du marché et à la conformité, après y avoir occupé, depuis 2001, plusieurs postes stratégiques touchant notamment les opérations de marché, la communication réglementaire et la planification. Avant de se joindre à la Bourse de Montréal, elle a fait ses armes chez Valeurs mobilières TD et Richardson Greenshields.

Diplômée en économie de l’Université Concordia, Karen McMeekin a également complété un programme en gouvernance pour cadres à l’université de Toronto. Elle est par ailleurs vice-présidente de l’Intermarket Surveillance Group, un organisme qui regroupe plus de 60 bourses à l’échelle mondiale.

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En croissance, les séries de FNB ne cannibalisent pas les FCP https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/en-croissance-les-series-de-fnb-ne-cannibalisent-pas-les-fcp/ Wed, 08 Apr 2026 10:10:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113232 FOCUS FNB — Ces séries permettent aux manufacturiers de tester le marché, selon BNMF.

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Même si les séries FNB de fonds communs de placement restent imparfaites pour les clients, elles constituent une bonne occasion pour les émetteurs de fonds de profiter de la croissance du secteur des fonds négociés en Bourse (FNB) sans nuire à leurs activités en fonds communs de placement (FCP).

C’est ce qu’on apprend dans une note à des clients Banque Nationale Marchés financiers de novembre dernier. Un FNB est un fonds d’investissement indépendant alors que la série FNB est une catégorie de titres cotés sur une Bourse offerte par un FCP traditionnel.

« Le cadre réglementaire unifié du Canada et ses faibles barrières à l’entrée ont permis aux séries de FNB de doubler en nombre et de quadrupler leurs actifs depuis 2020, dépassant ainsi la croissance des FNB autonomes », lit-on dans la note de BNMF.

Ainsi, le nombre de séries de FNB est passé de 144 en 2020 à 346 en septembre 2025. Durant la même période, les actifs sous gestion sont passés de 11 milliards de dollars (G$) à 43 G$, selon BNMF. « La part des actifs totaux des FNB représentée par les séries de FNB est ainsi passée de 4 % à 7 %, ce qui signifie que les séries de FNB ont connu une croissance plus rapide que les FNB autonomes », lit-on dans l’étude de BNMF.

Cette croissance est survenue sans qu’il soit généralement permis pour les investisseurs d’échanger leur part d’un FCP d’une série quelconque pour une série FNB du même fonds. Avec ses 13,6 G$ en actifs en série FNB et ses 65 fonds, à la fin de septembre 2025, Purpose était le manufacturier le plus important dans ce sous-secteur, suivi de BMO (10,1 G$ et 18 fonds).

Cette prolifération s’explique par divers facteurs. D’abord, les émetteurs de fonds ont profité de cette option pour offrir une série FNB d’un FCP existant attrayant pour les clients, ces derniers étant souvent des fonds gérés activement. Les manufacturiers se retrouvaient ainsi à surfer sur une vague de fond. « Au Canada, les FNB à gestion active représentent environ 34 % de l’actif total des FNB, et leurs entrées nettes comptent pour 54 % des flux totaux vers les FNB entre janvier et septembre 2025 », indique BNMF.

La popularité des FNB, leur facilité d’utilisation et le virage vers le conseil à honoraires figurent également aux facteurs favorables à l’essor des séries FNB. Autre vent de dos : les FCP qui ont ajouté leur propre série de FNB enregistrent généralement des entrées nettes dans leurs séries de fonds communs, ce qui indique que les structures à catégories multiples ne freinent pas nécessairement la croissance globale des actifs.

« L’ajout de séries de FNB a fait croître les actifs globaux des familles de fonds, la plupart des fonds enregistrant des entrées nettes et une bonne résilience, même durant les périodes de sorties de capitaux à l’échelle de l’industrie. Les inquiétudes liées à une cannibalisation sont généralement infondées », résume BNMF.

En outre, les séries FNB sont davantage compatibles avec la conception de fonds de fonds, que ce soient des FNB qui en détiennent d’autres ou des FCP qui ont des FNB comme actif sous-jacent.

Pour et contre

Les séries de FNB offrent une simplicité opérationnelle, des économies de coûts pour les émetteurs de fonds et l’héritage de l’historique de performance d’un fonds. Or, elles font face à des défis tels que des coûts plus élevés, une mutualisation de gain en capital ainsi qu’une part plus importante de leur actif en liquidité, ce qui peut nuire à leur compétitivité, souligne BNMF. Examinons ces éléments davantage.

Lire aussi : Le pour et le contre des séries FNB

  • Simplicité opérationnelle et économies de coûts : les séries de FNB peuvent utiliser la même infrastructure opérationnelle (déclaration, comptabilité et conformité) que les fonds communs de placement, ce qui permet aux émetteurs de fonds de réduire les coûts opérationnels. Au Canada, les fonds communs et les FNB sont réglementés sous le même cadre, soit le Règlement 81-102.
  • Faibles barrières à l’entrée : la structure de série de FNB peut réduire les besoins en capital d’amorçage (seed capital) pour certaines stratégies. « Par exemple, certains portefeuilles de FNB obligataires doivent détenir des centaines de titres. Une série de FNB peut tirer parti de la taille du portefeuille de fonds commun existant afin d’offrir efficacement ce type de diversification difficile à reproduire », écrit BNMF.
  • Économies d’échelle : une série de FNB ayant un actif sous gestion modeste peut tirer parti de l’actif plus important du fonds commun pour réduire les coûts fixes par unité et bénéficier d’une meilleure exécution des transactions sur l’ensemble des actifs, comparativement à un FNB autonome ayant un actif similaire et limité, souligne BNMF.
  • Frein de rendement lié aux liquidités («cash drag»): les FCP détiennent généralement une part non négligeable de liquidités afin de répondre aux demandes de rachat des investisseurs. « Par conséquent, si la détention de liquidités ne fait pas partie de la stratégie du fonds, une série de FNB ne peut pas être aussi pleinement investie qu’un FNB indépendant ayant le même mandat. Ceci peut diluer les rendements pour les détenteurs de la série de FNB », note BNMF.
  • Partage des gains en capital : Lorsqu’un FCP comporte une série FNB, les gains en capital réalisés à la suite de rachats dans les séries de fonds communs peuvent être attribués aux détenteurs de la série de FNB, et inversement. Cela peut entraîner des conséquences fiscales inattendues entre les différentes séries d’investisseurs.

« Au Canada, étant donné que les séries de FNB sont généralement créées et rachetées en espèces, une subvention croisée peut se produire dans les deux sens. Toutefois, les reports prospectifs de pertes en capital sont également partagés entre les séries de FNB et les séries de fonds communs », précise le rapport de BNMF.

  • Partage des coûts de transaction : Lorsqu’un investisseur achète des parts d’un fonds commun ou les rachète, l’émetteur du fonds doit acheter ou vendre des titres dans le portefeuille. Les coûts associés à ces transactions sont supportés par le fonds et répartis entre tous les porteurs de parts, y compris les détenteurs de séries FNB, selon BNMF.

Les FNB autonomes fonctionnent différemment. Les créations et rachats de parts se font généralement par échange de paniers de titres (in-kind), ce qui permet d’externaliser ces coûts à ceux qui effectuent une transaction et non à l’ensemble des détenteurs de titres. C’est l’un des avantages structurels des FNB par rapport aux FCP, surtout pour les clients qui détiennent un FNB à long terme. Ces derniers ne sont pas touchés par les coûts de transaction des autres investisseurs et, ainsi, leur rendement n’en souffre pas.

« Un FNB ne pouvant pas externaliser tous les coûts de transactions en raison du partage des actifs avec une structure de fonds différente prive les investisseurs de l’un des principaux avantages des FNB », lit-on dans une récente note de Valeurs mobilières TD.

Cette mutualisation des coûts pour la série FNB d’un FCP expose les clients au risque d’importants mouvements d’entrée et de sortie, ce qui peut réduire le rendement de la série FNB. Cela peut également entraîner des conséquences fiscales pour tous les détenteurs de parts de FCP.

  • Frais de gestion plus élevés : Au Canada, les séries de FNB coûtent généralement à peu près autant que les séries F des FCP, en raison des orientations réglementaires. « Certains fournisseurs canadiens ont réduit les frais de leurs fonds communs avant de lancer une série de FNB, ou encore lancé des FNB autonomes à plus faibles frais afin d’attirer les investisseurs sensibles aux coûts », soutient BNMF.

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FNB de marché prédictif https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fnb-de-marche-predictif/ Wed, 11 Mar 2026 09:48:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112808 FOCUS FNB — Une nouvelle classe de FNB pointe à l’horizon.

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La Securities and Exchange Commission (SEC) évalue présentement une nouvelle classe de fonds : les fonds négociés en Bourse (FNB) de marché prédictif. Si l’examen s’avère concluant et qu’ils sont admis au sud de la frontière, il n’est pas certain qu’ils le seront au Canada. Cependant, puisque les investisseurs canadiens ont accès aux FNB américains, leur lancement aurait quand même un certain impact ici, prévoit une étude de Valeurs mobilières TD (VMTD).

Ces FNB seraient composés de contrats à terme déjà négociés aux États-Unis. Il s’agit de produits financiers dérivés conçu pour tirer parti de données prédictives ou de signaux issus de marchés d’anticipation (prediction markets). Ils font des gageures en mode « tout ou rien » sur l’issue de certains événements, ceux-ci étant pour l’instant de nature politique. Si l’événement anticipé se concrétise, le contrat se règle à 1,00 $ ; sinon, à 0,00 $. Le FNB qui acquiert ces contrats les achète en totalité au départ ; aucun paiement additionnel n’étant requis par la suite, peu importe l’évolution des prix sur le marché.

Gains ou pertes instantanées

Évidemment, le prix initial payé varie dans le temps selon les probabilités que l’événement anticipé se produise — ou non. Par exemple, dans le cas d’une élection, si les contrats se négocient à 0,50 $, cela suggère que le marché estime à 50/50 les chances de victoire d’un démocrate ou d’un républicain.

Avant que les résultats des élections ne soient connus, la valeur du fonds évolue à mesure que le marché modifie son évaluation, influencé par de nouvelles informations, les sondages, l’actualité ou le sentiment général.

Par exemple, si le prix du contrat passe de 0,50 $ à 0,45 $ après l’annonce d’une nouvelle information, la valeur liquidative du fonds diminuera en conséquence. Le jour de l’élection ou juste après, une fois le résultat connu, la valeur des contrats s’établira rapidement à 1,00 $ ou 0,00 $. Cela entraînera une variation brutale de la valeur nette du fonds, ce qui le distingue des autres produits d’investissement. Un investisseur risque de perdre la totalité de son investissement si sa gageure s’avère mauvaise.

Ces FNB rendent accessible, tant aux investisseurs particuliers qu’institutionnels, les marchés de prédiction politique et en abaisseront les barrières. Évidemment, le marché des prédictions est potentiellement infini, susceptible d’ouvrir une toute nouvelle catégorie de FNB et d’imposer aux mainteneurs de marché et à tout l’écosystème des FNB une adaptation susceptible de rappeler celle qui a prévalu pour les FNB de cryptomonnaie.

Sports, Oscars, etc.

« Ces FNB pourraient entraîner de nombreux lancements », juge VMTD. Une effervescence qui pourrait coûter cher au secteur et conduire à la création d’un certain nombre de FNB « zombies ». Des produits peu négociés jusqu’à ce que l’événement sous-jacent approche ou que la probabilité de son issue augmente. Si l’approbation réglementaire est accordée, cela pourrait ouvrir la voie à d’autres produits financiers prédictifs, par exemple liés aux sports.

VMTD s’attend à ce que ces FNB aient une réponse instantanée à toutes sortes de développement, qu’il s’agisse de sondages, de débats, de procédures légales. Cette excitabilité, prévoit VMTD, « pourrait introduire un type distinct de volatilité de transaction supérieure aux influences financières conventionnelles. Comment les mainteneurs de marché coteront de tels FNB, la question demeure entière, Des transactions volumineuses ou des failles notables paraissant entre les produits dérivés et la perception publique pourraient hausser les risques d’intermédiation dans de tels marchés. »

Les comportements de plusieurs investisseurs seront appelés à changer. Ces produits pourraient attirer des spéculateurs et des opérateurs en couverture cherchant une exposition à des risques politiques, sans participer aux marchés de prédiction gré à gré. « Un tel scénario ajouterait un risque supplémentaire à la longue liste des risques encourus par les courtiers, risques qui pourraient désormais

inclure la durée de l’hymne national pendant le Superbowl ou le nom du lauréat d’un Oscar. »

Quel régulateur ?

La supervision de tels FNB relèverait-elle, en Ontario par exemple, de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario ou de la Corporation des jeux et loteries, questionne VMTD. « Puisqu’ils fonctionnent à titre de valeur mobilière et de proxy de pari, ils relèvent des domaines des deux organismes, » répond l’étude. Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), rappelle VMTD, ont déjà banni les options binaires dont les échéances sont moindres que 30 jours. Il ne s’agit pas de produits identiques, mais similaires : « Les mécanismes fondamentaux d’émettre une option binaire sont très semblables à ceux d’un FNB dont le rendement repose sur un résultat binaire. »

Si la SEC approuve ces produits, les manufacturiers canadiens de FNB vont probablement voir dans ce nouveau type de produit l’occasion d’accroître leurs actifs sous gestion et d’engranger des revenus de frais de gestion. En contrepartie, les mainteneurs de marché seront appelés à adapter les cadres de leur gestion de risque pour rendre compte du risque binaire impliqué.

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FNB : tendances émergentes du secteur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-tendances-emergentes-du-secteur/ Wed, 04 Feb 2026 13:01:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112203 Les FNB à gestion active poursuivent leur élan.

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« Les fonds négociés en Bourse (FNB) sont devenus l’instrument par défaut des conseillers pour élaborer des portefeuilles au Canada », affirme Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNB chez Placements Mackenzie, dont la firme vient de publier un rapport intitulé Perspectives des FNB pour 2026.

Les chiffres confirment cette assertion. Atteignant 714 milliards de dollars (G$) à la fin de 2025, l’actif total des FNB canadiens a augmenté de 37,6 % en 2025, soit à un rythme supérieur au taux de croissance annuel composé de 23 % dans la dernière décennie. Certes, avec un actif total s’élevant à 2528 G$ à la fin de 2025, selon les statistiques de l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI, précédemment IFIC), les fonds communs de placement (FCP) gardent encore le haut du pavé sur le plan des actifs détenus. Mais depuis 2022, autant la croissance que l’intérêt ont définitivement basculé du côté des FNB.

Après avoir connu des rachats nets de 44 G$ et 56 G$ en 2022 et 2023, les ventes nettes de FCP sont devenues positives à nouveau, atteignant 15 G$ en 2024, puis 40,5 G$ en 2025. Pendant tout ce temps, les créations nettes de FNB n’ont jamais fléchi :  36 G$ en 2022, 37 G$ en 2023,75 G$ en 2024. En 2025, selon l’analyse de Banque Nationale du Canada Marchés financiers, elles ont bondi de 166 % : 125 G$, l’actif total sous gestion grimpant de 195 % à 714 G$.

La nouvelle réalité des FNB se décline en trois développements de fond, selon Placements Mackenzie : le retour, via les FNB, de la gestion active traditionnelle ; l’accès à des stratégies systématiques (factorielles qui privilégient la qualité, la valeur, la croissance, le momentum ou la faible volatilité) ; l’émergence des fonds alternatifs liquides.

Montée en flèche de la gestion active

À la fin de 2025, l’actif sous gestion dans les FNB à gestion active était passé à 217 G$ et représentait 28 % de l’actif total. En 2015, la part des FNB à gestion active était de 14 %, mais n’accaparait que 12 G$ des actifs. Laurent Boukobza caractérise comme gestion active « tout ce qui n’est pas indiciel ». Dans sa forme la plus accomplie, la gestion active est la même, qu’il s’agisse d’un FNB ou d’un FCP : sélection de titres, orientation stratégique, variation de l’allocation, etc.

Cependant, souligne-t-il, « on peut être très actif avec du passif ». Il donne l’exemple d’un fonds de fonds chez Mackenzie composé de huit fonds indiciels, mais où un gestionnaire fait une allocation active en s’appuyant sur de la gestion algorithmique et de l’analyse de marché par une intelligence artificielle (IA).

L’attrait de la gestion active répond au désir, de la part des conseillers, « de combiner l’analyse active avec la liquidité et l’efficacité des FNB, écrit Mackenzie. La distinction entre “gestion active” et “FNB” s’estompe (…) permettant aux conseillers de s’appuyer sur la même prise de décision basée sur la conviction et la recherche fondamentale qu’offraient auparavant uniquement les fonds communs de placement. »

Selon Mackenzie, ce déplacement vers la gestion active sera renforcé par la phase 3 du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 3) qui porte sur la divulgation du coût total des fonds. Celui-ci « devrait procurer une plus grande transparence quant aux frais et permettre de mieux comparer les coûts de l’ensemble des produits de placement. » Pour les conseillers canadiens, « cet élan est l’occasion de différencier leur proposition de valeur en tirant parti des FNB à gestion active pour exprimer des points de vue stratégiques et tactiques, gérer le risque et démontrer leur expertise en construction de portefeuille ».

Imbrication des stratégies systématiques

On appelle « systématiques » les stratégies qui recourent à la notion de « facteur » comme la valeur, la croissance, la qualité, le momentum ou la volatilité.

« Les stratégies systématiques et fondées sur des facteurs deviennent discrètement l’épine dorsale des portefeuilles FNB modernes, affirme l’étude de Mackenzie. En 2026, on ne se demandera plus s’il faut utiliser des facteurs, mais comment les intégrer au mieux. L’objectif n’est pas de remplacer la gestion active, mais de la combiner avec des expositions rigoureuses et basées sur des règles qui renforcent la cohérence à long terme. »

Avec une volatilité élevée, on constate que l’information est intégrée de plus en plus rapidement, rappelle Laurent Boukobza : « On voit que différents facteurs peuvent s’appliquer à différents régimes de marché et qu’on peut en faire une rotation systématique pour ajuster le style de gestion au régime de marché en force. Le processus systématique, qui fait appel à des processus testés à travers le temps, permet la reproduction des rendements. »

Émergence de l’alternatif

Une catégorie plus jeune encore que les FNB, les fonds alternatifs liquides ont rapidement percé dans le paysage des FCP. À présent, leur déplacement vers les FNB est plus fulgurant encore. Ici, on parle de stratégies qui se caractérisent par le recours à du levier financier, à de la vente à découvert, à des instruments dérivés, surtout des options. Laurent Boukobza identifie les catégories suivantes comme appartenant aux « alternatifs liquides » : actions en position acheteur/vendeur, revenu fixe en position acheteur/vendeur, actions inversées, actions à levier, revenu fixe à levier.

Valeurs mobilières TD comptait 277 FNB de type alternatif liquides au Canada lesquels cumulent 22,9 G$ en actifs sous gestion, soit 3,2 % de l’actif en FNB canadien à la fin de décembre 2025. L’année dernière, ces fonds ont capté 7,2 G$ en créations nettes, soit 6 % des créations nettes annuelles. Les FNB alternatifs liquides ont ainsi dépassé l’actif en FNB axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), qui s’établissait à 21,3 G$ à la fin de 2025 et dont les créations nettes s’établissaient à 1,47 G$ selon VMTD.

« Les conseillers peuvent désormais intégrer des placements non traditionnels liquides directement dans les portefeuilles afin d’atteindre un éventail plus large d’objectifs, écrit Mackenzie, notamment la gestion de la volatilité, la production de revenus et l’amélioration des rendements d’un portefeuille grâce à des stratégies d’extension d’alpha. »

Laurent Boukobza donne l’exemple d’un fonds alternatif liquide de Mackenzie, le Fonds américain d’extension d’alpha Mackenzie GQE, qui a recours à un peu de levier et à la vente à découvert, et qui réplique le fonds institutionnel Quantative US Core Extended Strategy, également de Mackenzie Le premier fonds n’a pas encore un an de parcours, par contre le fonds institutionnel, lancé en août 2020, affiche depuis sa création une surperformance annuelle de 310 points de base par rapport à l’indice S&P 500.

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Claire Van Wyk-Allan quitte AIMA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/claire-van-wyk-allan-quitte-aima/ Tue, 20 Jan 2026 12:04:48 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111920 NOUVELLES DU MONDE – Pour poursuivre de nouveaux défis.

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Après huit années à AIMA, dont deux ans à titre de directrice générale, responsable du Canada et de l’engagement des investisseurs, Amériques, Claire Van Wyk-Allan annonce son départ pour « entamer une nouvelle aventure professionnelle » via un post LinkedIn.

« J’ai été extrêmement fière, honorée et privilégiée de travailler avec nos membres dévoués, mes collègues formidables et notre industrie dans son ensemble pour faire avancer la mission d’AIMA, à la fois en tant que personnel et ancien membre de notre comité exécutif d’AIMA Canada », déclare-t-elle sur LinkedIn.

Alors qu’elle quittera définitivement son poste le 20 mars prochain, Claire Van Wyk-Allan assure travailler avec l’équipe d’AIMA pour embaucher et former un remplaçant, « tout en réalisant notre feuille de route AIMA Canada 2026 ».

Claire Van Wyk-Allan quitte AIMA pour un poste chez Valeurs Mobilières TD division Prime Brokerage.

« C’est une opportunité passionnante de continuer à apprendre et à construire tout en diversifiant mon expérience professionnelle avec une équipe formidable », se réjouit-elle.

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Finfluenceurs : les régulateurs encadrent, des zones grises restent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/finfluenceurs-les-regulateurs-encadrent-des-zones-grises-restent/ Wed, 14 Jan 2026 11:37:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111828 FOCUS FNB — Dans certains cas, les influenceurs devraient être encadrés comme des employés.

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L’augmentation du phénomène des influenceurs financiers, aussi désignés « finfluenceurs », et leurs auditoires croissants imposait que cette activité soit encadrée. C’est un tel cadre que les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) et l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) proposent dans un avis émis le 11 décembre dernier.

Un « finfluenceur », ou influenceur financier, selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), est « toute personne qui crée du contenu diffusé en ligne (par exemple, sur des blogues, des forums de discussion ou divers médias sociaux) afin de donner des astuces ou des conseils sur la gestion des finances, l’investissement ou l’atteinte d’objectifs financiers. »

La hausse du phénomène coïncide avec celle des investisseurs autonomes (do-it-yourself ou DIY investors). « Des directives mises à jour sont nécessaires quand on considère la croissance rapide du secteur des investisseurs autonomes, surtout actifs en FNB, juge Banque Nationale Marchés financiers. Depuis 2011, l’investissement en FNB par les “autonomes” est en hausse accélérée ; Investor Economics calcule que ce segment est passé de 34,3 % de l’actif total au détail en FNB à 45,9 % en seulement 4,5 années. »

En effet, les régulateurs constatent « que les investisseurs individuels jeunes et peu expérimentés sont nombreux à puiser leurs renseignements en matière d’investissement dans les médias sociaux ».

L’interdit du conseil personnalisé

Un finfluenceur passe dans l’orbite de surveillance des régulateurs quand il traverse du territoire des avis généraux à celui des conseils personnalisés. Tant qu’il en demeure aux généralités, il bénéficie de « la dispense relative aux conseils généraux, qui prévoit que l’inscription à titre de conseiller n’est pas obligatoire si les conseils fournis ne visent pas à répondre aux besoins de la personne qui les reçoit ».

Un avertissement s’impose : « la personne dispensée qui a un intérêt financier ou autre sur les titres qu’elle recommande doit en faire mention ». Cette mention doit être « claire, bien en vue et suffisamment étoffée pour faire connaître au public la nature précise des honoraires ou de l’intérêt financier ».

Attention, il n’y a pas seulement le conseil personnalisé qui rend un finfluenceur susceptible d’enregistrement, fait valoir Valeurs mobilières TD (VMTD). « Si un finfluenceur fournit des liens permettant à ses abonnés d’acheter ou de vendre certains titres via une plateforme de trading

et reçoit une rémunération de la part de ses abonnés ou de la plateforme, cela constitue un acte visant à promouvoir une transaction. Dans ce cas, le finfluenceur serait tenu d’obtenir l’enregistrement approprié. »

Un finfluenceur, comme un employé

Avec l’avis actuel des organismes de réglementation, le phénomène des finfluenceurs devient un sujet de préoccupation très spécifique pour les personnes enregistrées et les émetteurs de produits. « Le finfluenceur qui reçoit quelque forme de paiement pour la commercialisation des services d’un courtier inscrit ou d’un conseiller inscrit, avertit l’AMF, pourrait être partie à une “entente d’indication de clients” et, de ce fait, être assujetti à des obligations prévues par la législation en valeurs mobilières. »

VMTD précise certains aspects plus subtils qui pourraient échapper aux personnes enregistrées. Ainsi, plusieurs investisseurs qui suivent des finfluenceurs sont des clients de courtiers chargés uniquement de l’exécution des transactions (par exemple, les courtiers à escompte/en ligne). Or, ces courtiers n’ont pas le droit de faire des recommandations à leurs clients. « Ils doivent donc s’assurer, avertit VMTD, qu’ils ne font pas indirectement de telles recommandations ou ne facilitent pas les activités enregistrables par des tiers non enregistrés à la suite d’un accord de recommandation avec un finfluenceur. »

Les émetteurs de titres doivent également traiter avec beaucoup de soin toute relation avec un finfluenceur, comme le détaille Marché des capitaux CIBC. Ainsi, « les émetteurs qui engagent des finfluenceurs pour susciter l’intérêt pour leurs titres doivent considérer le contenu des médias sociaux comme faisant partie de leur empreinte en matière de divulgation publique.

« Les organismes de réglementation attendent des émetteurs qu’ils veillent à ce que le contenu soit factuel et équilibré, sans fausses déclarations ni activités créant une apparence trompeuse de négociation ou un prix artificiel ; qu’ils évitent la divulgation sélective d’informations prospectives ; qu’ils veillent à ce que le paiement des relations promotionnelles soit clairement indiqué, qu’ils empêchent les pratiques frauduleuses ou trompeuses de leurs partenaires promotionnels. »

VMTD trace la ligne avec plus de sévérité encore : « En tenant compte des risques et responsabilités des émetteurs, ils devront évaluer de plus près les finfluenceurs et les traiter comme leurs propres employés. »

Dans l’avis des ACVM, les régulateurs recommandent aux émetteurs d’être proactifs lorsqu’ils font affaire avec un finfluenceur pour la promotion de leurs titres : « Ils sont censés prendre des mesures pour veiller à ce que ce dernier soit bien au fait des obligations relatives aux communications publiques qui leur incombent en vertu de la législation en valeurs mobilières. Ils peuvent notamment lui fournir de la formation et des indications appropriées. Nous attendons également des émetteurs qu’ils mettent en place des contrôles adéquats afin que les déclarations faites pour leur compte par les finfluenceurs soient conformes aux dispositions applicables de la législation en valeurs mobilières », lit-on dans l’avis des ACVM.

Éclaircissements nécessaires

VMTD salue l’initiative des régulateurs à l’endroit des finfluenceurs, tout en relevant certaines zones grises qui requerront plus de précisions. Par exemple, les conseils généraux implicites dans des portefeuilles modèles sans lien à un courtier strictement transactionnel constituent une zone floue, juge VMTD. Pourtant, souligne ce courtier, ces modèles sont un véhicule de choix par lequel les finfluenceurs ont un impact sur les investisseurs.

Certaines questions demeurent également pour un émetteur canadien relié à un émetteur qui œuvre dans plusieurs juridictions. Par exemple, demande VMTD, « si un émetteur ayant des activités à l’échelle mondiale rémunère un finfluenceur basé à l’étranger pour promouvoir ses FNB à partir de ses activités américaines, mais que la promotion ou les modèles incluent également des FNB canadiens, existe-t-il des exigences pour l’émetteur canadien ? »

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Protégeons le secteur canadien des FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/protegeons-le-secteur-canadien-des-fnb/ Wed, 14 Jan 2026 10:56:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111826 ZONE EXPERTS — Dans bien des cas, privilégier un FNB coté au Canada est avantageux pour des Canadiens.

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Alors que nous venons de clore 2025, nous pouvons officiellement la qualifier d’année record pour l’écosystème canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) : des créations nettes records de plus de 122 milliards de dollars (G$), un actif sous gestion record de plus de 802 G$ non-ajusté (714 G$) ajusté) et une croissance de l’actif sous gestion de 268 G$ notamment grâce à la vigueur des marchés.

2025 a également été marquée par l’essor et l’adoption des FNB à gestion active, qui représentent désormais 32 % des actifs sous gestion des FNB canadiens, 65 % des créations nettes de FNB en 2025 et plus de 50 % de tous les FNB canadiens cotés en Bourse[1].

Ce segment du marché (ainsi que le secteur des fonds communs de placement) pourrait être confronté à une concurrence nouvelle et inégalée en 2026 avec l’expiration du brevet de Vanguard sur les séries FNB de fonds communs (ETF share class) aux États-Unis[2]. L’expiration du brevet a ouvert la voie aux sociétés de fonds communs de placement américaines pour déposer et lancer des versions FNB de leurs fonds communs de placement existants, accordant ainsi à ces fonds communs de placement dotés de la structure FNB un traitement fiscal plus avantageux.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de certaines des sensibilisations menées par divers acteurs du marché canadien des FNB[3][4].

Bien que les investisseurs canadiens ne soient pas légalement autorisés à acheter des fonds communs de placement américains, nous avons un accès (presque) illimité aux titres et aux FNB cotés en Bourse aux États-Unis… Selon les estimations de RBC, la Securities and Exchange commission (SEC) pourrait approuver jusqu’à 1 200 FNB dans les mois à venir, créant ainsi potentiellement 1 200 solutions d’investissement accessibles aux investisseurs canadiens et en concurrence directe avec les FNB actifs et les fonds communs de placement canadiens.

Ces catégories de FNB seront probablement gérées de manière active et leur prix sera fixé de manière agressive, car elles bénéficient d’économies d’échelle sur un marché intérieur plusieurs fois plus grand que le marché canadien. Ces séries FNB profitent également d’une réglementation et d’une fiscalité qui placent les FNB américains dans une position avantageuse par rapport au cadre fiscal actuel canadien. Les FNB américains ne sont pas touchés par la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat (Allocation to redeemers) de l’Agence de revenu du Canada ni par les taxes de vente sur les frais de gestion, contrairement aux fonds d’investissement destinés aux investisseurs canadiens.

À la fin de 2025, environ 30 % de tous les actifs détenus en FNB par des Canadiens, qu’ils soient des investisseurs institutionnels et de détail, seront investis dans des produits américains, selon Investor Economics.

L’Association canadienne des FNB (ACFNB) et de nombreux participants dans l’écosystème canadien des FNB ont présenté des propositions et des arguments au gouvernement fédéral visant à garantir un marché concurrentiel équitable où les produits nationaux ne sont pas structurellement désavantagés.

Parmi ces propositions, l’ACFNB milite pour le rétablissement de la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat qui a été supprimé en 2019 au Canada. Or, celle-ci est toujours en vigueur aux États-Unis, offrant aux FNB cotés aux États-Unis un avantage fiscal majeur, tout comme la suppression/réduction de la taxe de vente sur les frais de gestion, les FNB cotés aux États-Unis n’y étant pas soumis.

Avantages pour les clients canadiens

Malgré ces différences, les FNB canadiens offrent de nombreux avantages pour les investisseurs canadiens, comme le souligne un récent billet sur les FNB de Valeurs mobilières TD[5]:

Protection des investisseurs : les FNB canadiens sont réglementés au Canada pour les investisseurs canadiens, ce qui n’est pas le cas des FNB cotés aux États-Unis, ce qui rend difficile de déterminer le niveau de protection qui serait accordé aux investisseurs en dehors des États-Unis.

Gestion des devises : les devises constituent un facteur de risque supplémentaire lors d’investissements dans des actifs étrangers. Les FNB cotés au Canada et libellés en dollars canadiens atténuent ou couvrent l’impact des fluctuations entre le dollar canadien et le dollar américain. Cela pourrait avoir une incidence importante sur le rendement des placements d’un investisseur. Pour les investisseurs canadiens qui souhaitent s’exposer au dollar américain, de nombreux FNB cotés au Canada sont offerts en dollars américains, ce qui leur donne cette option s’ils le souhaitent.

L’efficacité fiscale et d’autres implications fiscales ont également été analysées dans des publications précédentes[6] : l’efficacité fiscale est un autre facteur crucial à prendre en compte lors de l’acquisition d’un FNB. Pour les investisseurs canadiens, investir dans des FNB cotés au Canada peut être plus avantageux sur le plan fiscal dans le cadre de comptes non enregistrés.

Les implications fiscales négatives potentielles liées à l’investissement dans des FNB cotés aux États-Unis ont été examinées et résumées par les fournisseurs de FNB[7].

Comme l’ont publié Prerna Mathews et Ron Landry au nom de l’ACFNB[8], « l’efficacité fiscale est un autre facteur crucial à prendre en compte dans l’acquisition de parts de FNB. Pour les investisseurs canadiens, l’investissement dans des FNB cotés au Canada peut être plus avantageux sur le plan fiscal dans les comptes non enregistrés. Les FNB canadiens sont assujettis aux lois fiscales canadiennes, et les distributions de ces FNB sont traitées comme un revenu de source canadienne, qui peut faire l’objet d’une imposition plus favorable que le revenu étranger.

De plus, en ce qui concerne les régimes d’épargne-retraite comme les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), les FNB cotés en bourse au Canada procurent un avantage fiscal important en général.

Il est important que les conseillers prennent en considération que lorsqu’un investisseur canadien détient des titres américains directement ou par l’intermédiaire d’un FNB coté en bourse aux États-Unis, il est assujetti à une retenue d’impôt étranger de 15 % sur les dividendes de source américaine. Toutefois, en vertu d’une convention fiscale conclue entre le Canada et les États-Unis, cette retenue d’impôt sur les revenus de source américaine peut être évitée si un REER détient directement les titres américains. En revanche, le fait de détenir un FNB coté en bourse au Canada qui investit dans des titres américains, dans un REER, ne permet pas de bénéficier de la même exemption de retenue d’impôt. Si un investisseur canadien cherche à maximiser l’efficacité fiscale de son REER, un FNB coté en bourse aux États-Unis pourrait être un placement à envisager pour l’exposition de ses actifs étrangers.

Si un client investit dans un compte enregistré ou un CELI, lorsqu’il ajoute une exposition aux actions étrangères, l’achat de parts d’un FNB coté en bourse au Canada qui fait directement l’acquisition des actions étrangères peut vous permettre d’éviter la double retenue d’impôt étranger. S’il investit dans un compte non imposable, lorsqu’on ajoute une exposition aux obligations du Trésor américain, l’achat de parts d’un FNB coté en bourse au Canada peut vous permettre d’éviter la retenue d’impôt étranger.

Il est toujours prudent pour un investisseur canadien d’avoir une meilleure connaissance des autres facteurs fiscaux avant d’investir dans un FNB américain. Par exemple, les FNB américains sont considérés comme des actifs américains aux fins de l’impôt américain sur les successions, quelle que soit la résidence ou la citoyenneté de l’investisseur. Contrairement au régime fiscal canadien, le régime fiscal américain impose la valeur des actifs détenus par la personne décédée. Un résident canadien détenant un FNB américain pourrait être assujetti à l’impôt américain sur les successions et à l’impôt canadien sur le revenu à son décès. De plus, un investisseur canadien devra produire le formulaire T1135 et le déposer auprès de l’Agence du revenu du Canada si le coût total des biens étrangers qu’il possède dépasse 100 000 $ à tout moment de l’année ».

En résumé, l’année 2025 a été marquée par une forte croissance et une adoption massive des FNB actifs, ce qui a profité tant aux investisseurs canadiens qu’à l’écosystème canadien des FNB. L’année 2026 et l’évolution du cadre réglementaire américain pourraient entraîner des conséquences imprévues sur le marché canadien des FNB, avec une forte augmentation potentielle du nombre de FNB cotés aux États-Unis accessibles aux investisseurs canadiens. Comme toujours, les investisseurs devront faire preuve de diligence raisonnable et approfondir leur réflexion afin d’évaluer et de comprendre correctement les implications d’un investissement dans des FNB cotés aux États-Unis s’ils choisissent de le faire.

Clause de non-responsabilité : Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions de vente et de suivi, ainsi qu’à des frais de gestion et autres. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les fonds communs ne sont pas des placements garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire. Le contenu de ce commentaire (y compris les faits, les perspectives, les opinions, les recommandations, les descriptions de produits ou titres, ou les références à des produits ou titres) ne doit pas être pris ni interprété comme un conseil en matière de placement, ni comme une offre de vente ou une sollicitation d’achat, ni comme une promotion, une recommandation ou une commandite de toute entité ou de tout titre cité. Bien que nous nous efforcions d’en assurer l’exactitude et l’intégralité, nous ne pouvons en garantir l’utilisation ou l’interprétation.

[1] ETF-strategy.pdf

[2] This SEC decision will have huge consequences for Canada’s capital markets – The Globe and Mail

[3]CETFA-Article.pdf

[4] N’alourdissez pas les coûts des investisseurs, demande l’ACFNB | Finance et Investissement

[5] ETF-strategy.pdf

[6] Choisir entre un FNB coté au Canada ou aux États-Unis | Finance et Investissement

[7] Aspects fiscaux importants pour les investisseurs en FNB

[8] Choisir entre un FNB coté au Canada ou aux États-Unis | Finance et Investissement

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En 2025, les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse profitent de la volatilité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/en-2025-les-fnb-a-effet-de-levier-et-a-effet-de-levier-inverse-profitent-de-la-volatilite/ Wed, 10 Dec 2025 11:21:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111269 FOCUS FNB - Ces fonds, qui permettent aux investisseurs de spéculer sur les marchés, enregistrent de solides afflux.

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Les tensions géopolitiques et commerciales qui se sont intensifiées en 2025 ont alimenté l’intérêt des investisseurs pour les produits leur permettant de miser sur la direction des marchés, ou de segments particuliers des marchés.

Cela inclut les fonds négociés en Bourse (FNB) à effet de levier et les FNB à effet de levier inverse, qui utilisent différentes stratégies, notamment les dérivés et l’endettement, pour fournir des multiples positifs ou négatifs, respectivement, de la performance d’un indice ou d’un actif sous-jacent sur une période donnée. Ces stratégies peuvent amplifier autant les gains que les pertes.

Au 30 septembre, ces fonds avaient enregistré environ 4,2 milliards de dollars en souscriptions nettes, soit environ un tiers de leurs actifs sous gestion actuels. En septembre, ils ont attiré 907 millions de dollars, fracassant leur record mensuel d’entrées de capitaux, selon la Financière Banque Nationale.

Les acteurs et observateurs du secteur s’attendent à ce que les actifs et le nombre de ces fonds poursuivent leur croissance. Ils rappellent toutefois que ces produits ne conviennent pas à tous les investisseurs et qu’une meilleure éducation sur les risques qu’ils comportent demeure essentielle.

« À mesure que la participation des investisseurs de détail aux marchés des FNB augmente, les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse resteront probablement attrayants pour certains groupes d’investisseurs », indique Tiffany Zhang, directrice de la recherche et de la stratégie FNB chez Marchés des capitaux Banque Nationale, à Toronto.

« Toutefois, comparativement à la migration continue vers les produits à faible coût et à large diversification, ces FNB à effet de levier et à effet de levier inverse demeureront probablement une part croissante, mais relativement petite, de l’univers des FNB. »

Léger effet de levier, afflux importants

Selon Tiffany Zhang, les « solides » afflux vers cette catégorie de fonds se concentrent surtout dans les FNB dotés d’un effet de levier modéré. Ces produits utilisent des emprunts de trésorerie auprès de courtiers principaux pour augmenter l’exposition du portefeuille de 25 % ou 33 %, de façon à viser 1,25 ou 1,33 fois la performance du placement sous-jacent.

Certains de ces FNB intègrent également des options d’achat couvertes afin d’augmenter leurs rendements.

Evolve Funds Group est l’une des firmes qui misent sur les FNB à effet de levier modéré. Elle offre trois fonds qui utilisent un effet de levier de 25 % et une stratégie active de vente d’options couvertes pouvant aller jusqu’à 33 % de leurs portefeuilles. Elle propose également deux FNB qui appliquent uniquement un effet de levier de 25 % pour offrir 1,25 fois les mouvements quotidiens du bitcoin et de l’ether.

Contrairement à d’autres gestionnaires qui proposent à la fois des FNB à effet de levier et des FNB à effet de levier inverse, Evolve n’offre que des produits à effet de levier. La firme a toujours adopté une philosophie résolument haussière, souligne Raj Lala, président et chef de la direction d’Evolve, de Toronto.

Il ajoute que les FNB à levier modéré peuvent être détenus sur des périodes plus longues que les produits dotés d’un levier plus important, généralement utilisés pour le day trading.

« Cela n’a jamais vraiment été notre domaine de prédilection ou notre public cible », indique l’expert.

Plus de levier, plus de risques

Le public cible des FNB à effet de levier fort et à effet de levier inverse est tout autre. Ces produits sont proposés notamment par LongPoint Asset Management et par la gamme BetaPro de Global X Investments Canada. Elles utilisent des dérivés pour offrir jusqu’à deux ou trois fois les rendements positifs ou négatifs d’un actif ou d’un indice sous-jacent. Global X propose aussi des FNB légèrement levierisés en dehors de sa gamme BetaPro.

Les deux firmes ont introduit des FNB à effet de levier triple et à effet de levier inverse au Canada plus tôt cette année. Auparavant, les investisseurs canadiens devaient se tourner vers les États-Unis pour accéder à ces produits.

Ces FNB, qui appliquent un levier de 200 % ou 300 %, sont conçus « pour répondre à la demande croissante d’outils tactiques de négociation à court terme », sans que les investisseurs aient à ouvrir des comptes sur marge ou à investir directement dans des dérivés, explique Raghav Mehta, vice-président, stratège FNB chez Global X, à Toronto. Ces produits permettent ainsi aux investisseurs de détail avertis d’accéder à des outils auparavant réservés aux investisseurs institutionnels chevronnés.

« Contrairement au trading sur marge ou à la vente à découvert, vous ne pouvez pas perdre plus que votre mise initiale », précise Raghav Mehta.

Global X, qui a introduit les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse au Canada en 2008, dispose d’une vaste gamme de produits offrant une exposition quotidienne à divers indices, comme le Nasdaq 100 ou le TSX 60, et à différents actifs, tels que l’or, le pétrole et le bitcoin (techniquement une marchandise).

Selon Raghav Mehta, les produits dotés d’un levier de 200 % ou 300 % jouent un rôle à court terme dans les portefeuilles, notamment lors de pics de volatilité, d’annonces de tarifs, de décisions monétaires, d’événements géopolitiques ou de publications de résultats, autant de moments « qui créent de courtes fenêtres d’opportunités de négociation et de profit potentiels, parfois en quelques heures à peine ».

Steve Hawkins, président et chef de la direction de LongPoint, partage cet avis. Sa firme a lancé cette année une série de nouveaux FNB à effet de levier et à effet de levier inverse, permettant aux investisseurs avertis de prendre des positions quotidiennes basées sur leurs convictions concernant divers indices, actions et matières premières.

« Sur le long terme, la philosophie est d’acheter, de détenir et de rester investi. Mais ce n’est pas toujours facile pour tout le monde de rester les bras croisés, assure-t-il. Les investisseurs prennent leur avenir en main, s’approprient leurs portefeuilles et utilisent les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse pour mettre en œuvre leurs idées, réflexions et anticipations. »

Avec plus de leviers viennent davantage de risques.

Selon la performance de l’actif sous-jacent, les gains peuvent être amplifiés, tout comme les pertes.

De plus, les FNB à double ou triple levier, ainsi que les FNB à effet de levier inverse, réinitialisent leur exposition quotidiennement. Cela signifie qu’ils sont conçus pour offrir un multiple donné de la performance quotidienne d’un actif pour une seule journée de négociation. Sur des périodes plus longues, surtout en marchés volatils, l’effet de composition peut entraîner des écarts importants par rapport aux rendements attendus, prévient Raghav Mehta.

« Ces produits dépendent du parcours, sont sensibles à l’érosion liée à la volatilité et aux risques de composition, résume-t-il. En raison du rééquilibrage quotidien, nous ne recommandons pas de les détenir plus d’une journée de négociation. »

Autre élément à surveiller : le risque de liquidité. Les besoins de rééquilibrage quotidien et l’utilisation de dérivés peuvent entraîner un élargissement des écarts acheteur-vendeur et nuire à l’efficacité des transactions.

Cette dynamique diffère de celle des FNB à levier léger, qui ont généralement recours à l’emprunt en trésorerie plutôt qu’aux dérivés et n’ont pas forcément besoin d’être rééquilibrés chaque jour, explique Andres Rincon, directeur général et responsable des ventes et de la stratégie FNB chez Valeurs mobilières TD, à Toronto.

Selon lui, ces produits plus modérés attirent un plus large éventail d’investisseurs, notamment des conseillers et des investisseurs de détail en quête de rendement, « parce qu’ils sont moins volatils ».

Certains gestionnaires ont tenté de réduire le risque global en couvrant ces fonds contre le risque de change.

Parmi les autres éléments à considérer : les frais d’exploitation plus élevés des FNB à effet de levier (notamment les ratios des frais d’opération) et la difficulté potentielle de maintenir des distributions élevées, selon la stratégie et le fournisseur, commente Tiffany Zhang. Les compétences du gestionnaire en gestion de la volatilité, ainsi que la maîtrise du programme de levier et d’options, lorsque pertinent, sont également déterminantes pour la performance.

Éducation financière nécessaire

Les participants du secteur s’attendent à ce que les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse poursuivent leur croissance en nombre et en popularité.

« À en juger par la croissance, je pense que ça va simplement continuer », analyse Raj Lala.

En parallèle, ils soulignent l’importance d’une meilleure éducation des investisseurs sur le fonctionnement et les risques de ces produits.

Cela est particulièrement vrai pour les FNB à levier double ou triple, et leurs équivalents inverses, car « beaucoup d’investisseurs ne comprennent pas pleinement ce qu’est l’érosion du bêta (beta decay) et peuvent se retrouver coincés en supposant que le levier est linéaire et qu’il n’y a pas de réinitialisation quotidienne », continue Raj Lala.

Global X publie d’ailleurs du contenu éducatif en parallèle de ses lancements, indique Raghav Mehta, précisant que la firme souhaite « transmettre les bonnes connaissances aux utilisateurs, surtout à mesure que des produits plus innovants voient le jour ».

Andres Rincon appuie ces initiatives des fournisseurs et des régulateurs visant à renforcer l’éducation des investisseurs, soulignant que « de nombreuses mesures de protection devraient accompagner la négociation de ces produits, car encore une fois, ces FNB ne devraient pas être détenus à long terme, ce qui est pourtant souvent le cas dans la réalité ».

« Tout le monde devrait comprendre ce qui se trouve sous le capot de son FNB et ce que signifie réellement le levier », estime-t-il.

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FNB : risques d’exiger au moins deux PA par fonds https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fnb-risques-dexiger-au-moins-deux-pa-par-fonds/ Wed, 12 Nov 2025 10:45:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110972 FOCUS FNB - Les régulateurs doivent avoir une approche équilibrée, selon l’industrie.

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Il n’est pas évident qu’on devrait forcer les émetteurs de fonds négociés en Bourse (FNB) de signer une entente avec au moins deux participants autorisés (PA) considérant leur rôle crucial dans le fonctionnement et la liquidité d’un FNB, d’après des membres de l’industrie financière.

Ceux-ci répondaient ainsi à la consultation 81-409 portant sur le rehaussement de la réglementation en matière de fonds négociés en Bourse des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM).

Communément nommés courtiers désignés, les PA sont les seuls participants au marché qui sont autorisés par le gestionnaire d’un FNB à créer et à racheter des parts d’un tel fonds, ce qui leur permet d’ajuster l’offre de parts du FNB à la demande du marché. En plus de ce rôle qu’ils remplissent sur le marché primaire, les PA sont aussi d’importants fournisseurs de liquidité pour les FNB du marché secondaire en général (achats et vente de parts de FNB).

Dans le secteur des FNB, la coexistence des marchés primaire et secondaire donne lieu à des occasions d’arbitrage qui facilitent le rapprochement du cours des parts des FNB et de la valeur sous-jacente du portefeuille du FNB.

« Notre analyse d’impact montre des preuves statistiques qu’un plus grand nombre de PA était associé à un plus faible écart de prix par rapport à la valeur liquidative, ce qui suggère qu’un plus grand nombre de PA peut contribuer à améliorer le mécanisme d’arbitrage d’un FNB », lit-on dans une étude de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario à la base de cette consultation.

Le fait d’avoir un seul PA autorisé pour un FNB crée donc un risque advenant une défaillance du PA, ce qui ferait accroître de manière significative l’écart cours acheteur/cours vendeur durant la période de défaillance. Il s’agit également d’un risque commercial pour un émetteur d’un FNB, d’où la suggestion des ACVM d’imposer un nombre minimal de deux PA par FNB.

Une minorité de mémoires déposés auprès des régulateurs du Québec et de l’Ontario sont en faveur de cette proposition, dont certains groupes de défense des intérêts des investisseurs et Mackenzie Investments. « Obliger d’avoir au moins deux PA est raisonnable, écrit cet émetteur de fonds. Une surveillance accrue peut certainement aider à ce qu’un seul PA maintienne un arbitrage efficient, mais une manière plus robuste d’assurer cet arbitrage est de favoriser » la présence de multiples PA qui se livrent concurrence.

« Les courtiers en placement que nous représentons ont observé des cas où des émetteurs de FNB ont refusé des demandes légitimes de courtiers non affiliés souhaitant agir à titre de participants autorisés (PA), et ont plutôt choisi de conclure des ententes de participation avec des courtiers liés ou affiliés », signale Annie Sinigagliese, du Conseil Indépendant Finance et Innovation du Canada (CIFIC).

Étant donné que cette pratique soulève un conflit d’intérêts important et nuit à une saine concurrence sur le marché, le CIFIC souhaite que les ACVM exigent la présence de plusieurs participants autorisés indépendants.

FAIR Canada appuie la proposition des ACVM pour des raisons d’équité et de protection des clients, mais convient qu’une telle exigence présente des défis pour les FNB nichés, plus petits ou lancés récemment. « Dans les cas où le fait d’avoir un seul PA soit dû à des contraintes légitimes, nous recommandons que les ACVM interdisent des ententes exclusives avec des PA afin de s’assurer que l’ajout de nouveau PA soit faisable. »

FAIR Canada, tout comme Investor Advisory Panel, jugent que les émetteurs de fonds devraient divulguer les FNB pour lesquels un seul PA agit pour son compte.

Prudence svp

La majorité des mémoires présentée conviennent que la présence d’un seul PA pour un FNB représente un risque, mais qu’imposer deux PA par FNB constitue une barrière à l’entrée indue qui risque de saper l’innovation et nuire aux petits acteurs.

Ainsi, nombre de membres de l’industrie financière soulignent que la présence de plusieurs participants autorisés (PA) est bénéfique, assure la continuité des activités et favorise la concurrence, ce qui améliore l’efficience du marché et les résultats pour les investisseurs.

Or, « la simple présence de plusieurs PA “sur papier” ne garantit pas nécessairement une participation ou une cotation active », fait valoir l’Association canadienne des FNB (ACFNB).

« Les PA doivent aussi être incités économiquement à coter quotidiennement ; sans cet engagement, la présence de plusieurs PA peut n’avoir que peu d’impact réel sur les résultats pour les investisseurs », poursuit l’association.

L’enjeu est que les nouveaux émetteurs ou les émetteurs de plus petite taille peuvent avoir du mal à attirer plus d’un PA, compte tenu du nombre de produits déjà en marché et des importantes exigences en capital et en systèmes nécessaires pour agir à ce titre. C’est sans compter que les FNB nichés ou à faible volume de transactions peuvent ne pas offrir des occasions de négociation ou d’arbitrage suffisantes pour motiver plusieurs PA à participer.

« Les pratiques internationales offrent aussi des pistes de solution. En Europe, les émetteurs de FNB versent souvent des honoraires aux teneurs de marchés afin d’assurer un niveau minimal de liquidité sur leurs FNB. Au Canada, un tel cadre n’existe pas, ce qui peut rendre plus difficile pour les émetteurs plus petits ou plus récents d’obtenir plusieurs PA. Les régulateurs pourraient envisager d’examiner si des lignes directrices similaires relatives au soutien à la tenue de marché amélioreraient la cohérence et les résultats pour les investisseurs », écrit l’ACFNB.

Cette association soutient que le fait de n’avoir qu’un seul PA ne crée pas nécessairement un risque systémique nécessitant une intervention réglementaire, alors que cela peut accroître les risques opérationnels et les coûts pour les investisseurs.

« Imposer l’obligation d’avoir plus d’un PA représenterait un fardeau disproportionné pour les petites sociétés et pourrait décourager ou empêcher les petits gestionnaires de fonds de lancer de nouveaux FNB, ce qui réduirait la concurrence sur le marché », plaide l’AGPC.

Vanguard reprend par ailleurs l’argument présenté par Valeurs mobilières TD voulant que l’important ne soit pas le nombre de PA pour un FNB, mais la qualité des activités de maintien de marchés.

Certains deviennent des PA dans le cadre de leur fonction de tenue de marché, tandis que d’autres le deviennent principalement pour pouvoir faciliter l’exécution de transaction sur le FNB en question. Ces derniers ne doivent pas nécessairement être impliqués dans l’arbitrage de FNB ou dans la cotation active et constante de prix pour un FNB. Certains PA peuvent ne participer qu’à l’activité du marché primaire et ne pas fournir de liquidité quotidienne en tant que mainteneur de marché.

Bref, davantage de PA ne veut pas dire davantage de mainteneurs de marchés. Or, ce sont ces derniers qui favorisent la liquidité, pas seulement les PA.

Vanguard reconnaît « que l’accent devrait être mis sur la qualité, l’activité et l’engagement des PA plutôt que sur leur simple nombre. Une vérification diligente rigoureuse, une surveillance continue et des incitatifs bien alignés constituent des moyens plus efficaces de préserver l’intégrité du marché que l’imposition d’un nombre minimal de PA. »

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