Hamilton ETFs | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/hamilton-etfs/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 13 Jul 2026 19:08:55 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Hamilton ETFs | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/hamilton-etfs/ 32 32 Les FNB gagnent du terrain dans les portefeuilles https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-gagnent-du-terrain-dans-les-portefeuilles/ Wed, 08 Jul 2026 10:19:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114481 FOCUS FNB — Et font évoluer le rôle du conseiller.

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L’appétit des investisseurs pour les fonds négociés en Bourse (FNB) ne montre aucun signe d’essoufflement. Après avoir attiré un montant record de 75 milliards de dollars (G$) en nouveaux capitaux en 2024, l’industrie canadienne a franchi un nouveau jalon en 2025 avec des ventes nettes de 125,8 G$, soit près du double du niveau observé un an plus tôt, selon les données de l’Association des marchés de valeur et des investissements (AMVI).

Les FNB d’actions demeurent le principal moteur de cette croissance, avec 65,5 G$ de créations nettes en 2025. À titre de comparaison, les ventes nettes de FNB d’actions s’établissaient à 37,2 G$ en 2023 et à 36 G$ en 2022 selon l’AMVI.

La progression des FNB est indéniable, commente Jean-François Girard, vice-président et chef du développement et gestion des fonds d’investissement chez Desjardins Société de placement. « Les FNB prennent de plus en plus de place. D’ailleurs, les FNB “tout-en-un” ont crû considérablement dans les dernières années et offrent un produit simple qui procure une excellente diversification en un seul même produit. », précise-t-il.

Les FNB tout-en-un, aussi appelés FNB de répartition de l’actif, « sont des portefeuilles à fiche d’opération unique qui permettent d’investir dans les principales catégories d’actifs, résume RBC Gestion mondiale d’actifs. Au lieu d’acheter plusieurs titres, les investisseurs peuvent détenir un seul FNB qui combine des actions et des obligations canadiennes, américaines et internationales dans un portefeuille géré par des professionnels. »

Les données statistiques donnent raison à Jean-François Girard. Les tendances observées à l’échelle de l’industrie montrent qu’en l’espace de quelques années, les FNB sont passés du statut d’outil de diversification à celui de composante centrale de nombreux portefeuilles. De même, le recours aux portefeuilles modèles gagne du terrain dans les pratiques des conseillers.

Près de 70 % des conseillers américains utilisent aujourd’hui des portefeuilles modèles sous une forme ou une autre, selon FUSE Research Network, cité dans le rapport 2026 Global ETF Outlook de State Street Global Advisors. La vaste majorité de ces modèles, qu’ils soient conçus à l’interne ou fournis clés en main, intègrent des FNB comme placements sous-jacents.

Les conseillers qui utilisent des portefeuilles modèles y consacraient en moyenne 39 % des actifs de leurs clients, contre 32 % trois ans auparavant, selon une autre étude de State Street Global Advisors publiée celle-ci en décembre 2024. Cette progression correspond à une réduction de l’importance de la sélection individuelle de titres et à une intégration de plus en plus importante des portefeuilles modèles dans les pratiques de gestion de patrimoine.

Parallèlement, les gestionnaires d’actifs et les fournisseurs de portefeuilles modèles allouent en moyenne 54 % de ces portefeuilles à des FNB, ce qui en fait les principaux blocs de construction de ces stratégies, selon Cerulli Associates.

Cette évolution a transformé la façon dont les conseillers bâtissent les portefeuilles, constate Jean-François Girard. « La majorité des conseillers utilisent les FNB comme blocs de base dans une approche cœur-satellite : le cœur du portefeuille est constitué de FNB indiciels à faible coût offrant une exposition diversifiée, tandis que les satellites permettent d’aller chercher de l’alpha via des fonds actifs, des stratégies thématiques ou des titres individuels. », affirme-t-il.

Ainsi, les FNB ne servent plus uniquement à reproduire les grands indices boursiers. « Les conseillers d’aujourd’hui se perçoivent plus comme des allocateurs d’actifs stratégiques, affirme Jean-François Girard. Ils se voient de moins en moins comme des “stock pickers” et davantage comme des architectes de portefeuille et des guides financiers. »

Davantage de temps pour les services à valeur ajoutée

Un nombre grandissant de conseillers utilisent les FNB comme éléments constitutifs de leurs portefeuilles modèles, constate également Jeff Lucyk, chef des ventes à Hamilton ETFs. Selon lui, cette tendance s’explique par une meilleure reconnaissance des avantages qu’offrent ces produits en matière de diversification et de rendement. Ces bénéfices découlent « de la répartition de l’actif, de l’exposition géographique et du positionnement sectoriel » associés à ce type de solution.

Les FNB peuvent fournir « une exposition efficace et ciblée à des régions géographiques, des secteurs, des stratégies de revenu ou des catégories d’actifs moins corrélées aux actions et aux obligations traditionnelles. » Ils offrent ainsi « un moyen simple et efficace d’obtenir une exposition à ces différentes dimensions sans la complexité supplémentaire associée à la sélection de titres individuels. », détaille-t-il.

Dans le même temps, Jeff Lucyk croit que l’entrée en vigueur du Rapport sur le coût total (Total Cost Reporting ou TCR), survenue le 1er janvier 2026 à l’initiative des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), pousse de nombreux conseillers à se tourner davantage vers les FNB pour obtenir une exposition de base à faible coût. Cela « leur permet de réduire les frais globaux des portefeuilles tout en leur permettant d’intégrer d’autres placements afin d’en améliorer le profil risque-rendement. »

Cette évolution de l’utilisation des FNB entraîne toutefois une transformation plus profonde de la profession, estime Jeff Lucyk. « Plusieurs conseillers cherchent aujourd’hui à offrir une approche globale à valeur ajoutée qui va bien au-delà de la simple sélection de titres, témoigne-t-il. Les conseillers exercent de nombreuses responsabilités et ont plusieurs occasions de créer de la valeur qui dépassent la construction de portefeuille et la sélection de titres individuels ».

À mesure que le patrimoine d’un client croît, ses besoins se multiplient, notamment en matière de fiscalité, de planification successorale, de génération de revenus, de projets personnels ou philanthropiques, et bien d’autres aspects, signale Jeff Lucyk.

Dans un tel contexte, les FNB « peuvent simplifier le processus d’investissement en contribuant à la construction de portefeuilles diversifiés et à faible coût permettant aux clients d’atteindre leurs objectifs financiers, tout en donnant aux conseillers davantage de temps pour répondre à ces autres besoins à forte valeur ajoutée », assure-t-il.

Cette diversification des usages explique en partie la place grandissante qu’occupent désormais les FNB dans les portefeuilles, selon lui. Au-delà du simple véhicule de placement, ces solutions deviennent progressivement l’infrastructure de base utilisée par les conseillers pour mettre en œuvre leurs stratégies.

« La transparence des coûts imposée par les FNB oblige également une conversation plus honnête sur la valeur ajoutée réelle du conseiller, ce qui, bien géré, peut renforcer la relation client. », estime également Jean-François Girard.

Ainsi, plus que jamais, la valeur ajoutée du conseiller semble désormais se situer dans l’allocation d’actifs, la planification financière et l’accompagnement du client, plutôt que dans la sélection individuelle de titres.

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Les FNB canadiens passent le cap des 100 G$ en juin https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-canadiens-passent-le-cap-des-100-g-en-juin/ Wed, 08 Jul 2026 09:56:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114831 FOCUS FNB – Les lancements de FNB à gestion active s’accélèrent.

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En juin, les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont connu une poussée d’activité, avec des créations nettes de 17,5 milliards de dollars (G$), par rapport aux 13,5 G$ enregistrés en mai. Dans le même temps, le nombre de FNB actifs en circulation a progressé, passant d’environ 900 à près de 1 200 produits depuis le début de l’année, selon un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF).

Les créations nettes cumulées dans les FNB canadiens depuis le début de l’année atteignent 104 G$. L’actif total non ajusté a franchi le cap des 1 000 G$ à la fin juin. Les créations nettes se sont accélérées depuis 2024, pour atteindre un sommet au premier semestre de 2026, note BNMF.
Selon un rapport mensuel, cette croissance est principalement alimentée par les FNB d’actions, tandis que les FNB de titres à revenu fixe attirent des investissements dans une moindre mesure, et que les FNB multiactifs, à effet de levier/inversés, de cryptomonnaies et de matières premières complètent le tableau.

Les FNB d’actions toujours en tête

Les FNB d’actions ont enregistré près des trois quarts des entrées nettes de juin (13 G$). Les FNB d’actions internationales mènent le bal (6 G$). Les FNB d’actions canadiennes ont recueilli 3,4 G$, tandis que les FNB d’actions américaines ont attiré 3,1 G$ de créations nettes, la demande des investisseurs portant surtout sur le S&P 500 et le marché américain dans son ensemble.
Les FNB sectoriels ont enregistré 2 G$ d’entrées nettes, notamment dans les secteurs financier (ZEB, FSF) et de l’énergie (XEG). Tous les secteurs enregistrent des créations nettes, sauf l’immobilier. Les technologies, quant à elles, restent stables.

Les FNB factoriels ont tiré leur épingle du jeu en juin. Les FNB axés sur la valeur ont recueilli 424 millions de dollars (M$), tandis que les stratégies axées sur la croissance et le momentum ont reçu respectivement 190 M$ et 147 M$, en progrès par rapport aux résultats de mai.

Les FNB thématiques ont recueilli 818 M$ de créations nettes, réparties entre les thèmes ESG (environnement, société et gouvernance), de l’innovation, des infrastructures et des semi-conducteurs, tandis que les investisseurs ont réduit leur exposition aux marchés émergents.

En juin, les FNB ESG ont attiré 539 M$ de créations nettes, principalement grâce aux marchés développés. Le fonds XDSR d’iShares a recueilli à lui seul 590 M$. Les principales sorties se concentrent dans les marchés émergents (271 M$). Aucun nouveau FNB ESG n’a fait son apparition durant le mois, tandis que le fonds BMO MSCI ACWI actions alignées sur l’Accord de Paris a été retiré du marché en juin. Depuis le début de l’année, l’actif dans les FNB ESG canadiens totalise 1,7 G$, principalement en actions.

Stabilité du revenu fixe

Les FNB canadiens de titres à revenu fixe ont enregistré des créations nettes de 2,8 G$ en juin, par rapport à 3 G$ de mai. Les FNB obligataires à échéances variées et certaines stratégies à court terme ont principalement bénéficié de ces entrées nettes, concentrées dans les échéances mixtes et certaines expositions à court terme.

Le segment des obligations à échéances variées affiche 1,7 G$ de créations nettes. Les obligations de sociétés canadiennes ont reçu 1,3 G$ d’entrées nettes et les obligations agrégées canadiennes ont enregistré 1,2 G$.

Les FNB du marché monétaire et les produits assimilables à des liquidités ont enregistré les rachats nets les plus importants. BNMF y voit une volonté des investisseurs de se tourner vers des placements offrant un meilleur potentiel de rendement plutôt que de conserver des sommes importantes en liquidités.

Les FNB multiactifs ont recueilli 1,5 G$ de créations nettes en juin. Selon le rapport, cette stabilité est attribuable notamment aux FNB de répartition d’actifs. Les FNB de matières premières ont subi des rachats nets de 283 M$, principalement dans les FNB liés à l’or et aux matières premières, tandis que les FNB de cryptoactifs ont connu un léger sursaut, enregistrant des créations nettes de 124 M$.

Plus importants acteurs du mois

Les cinq émetteurs de fonds ayant attiré le plus de créations nettes en juin sont :

RBC iShares (3,9 G$)
BMO (3,2 G$)
Vanguard (2,8 G$)
Fidelity (1,4 G$)
TDAM (1,2 G$)

Les cinq FNB ayant enregistré les plus importantes créations nettes en juin sont :

XEQT (1 112 M$)
ZEB (973 M$)
VFV (697 M$)
VEQT (661 M$)
ZEA (613 M$)

Les principaux rachats nets ont touché en juin :

BND (-475 M$)
CGL (-368 M$)
ZCOM (-357 M$)
XSEM (-274 M$)
XIU (-263 M$)

29 nouveaux produits

En juin, 13 émetteurs ont lancé 29 nouveaux FNB, portant à 201 le nombre total de FNB canadiens émis depuis le début de l’année : on y trouve de nouvelles séries de FNB et des produits à action unique, notamment des produits qui offrent une exposition à SpaceX, récemment lancée en Bourse.

Le nombre d’émetteurs de FNB canadiens s’établissait à 48 au mois de juin, après l’acquisition par CI Gestion mondiale d’actifs (CI GAM) des activités canadiennes de fonds d’Invesco. Cette transaction regroupe un actif combiné de 27 G$,dont 12 G$ en FNB, et porte l’actif total en FNB de CI GAM à 37,2 G$.

Lire aussi: CI finalise l’acquisition des fonds canadiens d’Invesco

BMO a élargi sa gamme Market+ avec une exposition aux actions internationales. RBC a lancé sa première série de FNB à effet de levier modéré avec une exposition aux marchés canadien et américain. Desjardins a introduit un FNB indiciel de titres à revenu fixe. Purpose a lancé des parts de son Fonds de ressources mondiales dans l’énergie, les mines et les infrastructures. AGF a lancé un FNB misant sur des stratégies de vente d’options et d’achats couverts. Guardian a introduit des séries de FNB à dividendes canadiens et mondiaux. Vanguard a ajouté deux nouveaux FNB à dividendes. Mulvihill a lancé des FNB offrant une exposition aux banques canadiennes. Hamilton a lancé un FNB misant sur le bitcoin. LongPoint a élargi sa gamme de FNB à effet de levier avec une exposition à AMD, Micron et SpaceX.

BNMF observe que la part de marché des FNB à gestion active dans le marché des FNB canadiens croît de manière importante depuis le début de l’année. Elle représentait à la fin du premier semestre près de 35 % de l’actif total des FNB canadiens, selon des données de BNMF et Bloomberg au 30 juin 2026.

Au premier semestre de 2026, environ 80 % des nouveaux FNB lancés au Canada étaient gérés activement, ce qui a porté le nombre de FNB actifs en circulation à près de 1 200, contre environ 800 FNB passifs.

Bilan des six premiers mois

Depuis le début de l’année, les FNB d’actions ont enregistré la majorité (66 %) des créations nettes dans les FNB canadiens. Alors que les FNB obligataires représentaient plus de la moitié des créations nettes en 2023, leur part a diminué à environ 20 % en 2026, signale BNMF. Le rapport signale un changement marqué dans les préférences des investisseurs, qui privilégient désormais les FNB d’obligations universelles et les FNB d’obligations de sociétés aux FNB de marchés monétaires.

La plupart des secteurs ont enregistré des entrées nettes au cours des six premiers mois de l’année. Seul le secteur financier a enregistré des rachats nets (141 M$).

En raison de leur capacité à offrir une exposition diversifiée aux marchés boursiers mondiaux à faible coût, les fonds misant sur les facteurs valeur, croissance et momentum ont progressé, à l’inverse de fonds axées sur la qualité ou la faible volatilité, comme en témoigne la présence de six FNB d’allocation d’actifs parmi les 20 produits ayant enregistré les plus importantes entrées nettes au premier semestre 2026.

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De véhicules indiciels à outils de construction de portefeuille https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/de-vehicules-indiciels-a-outils-de-construction-de-portefeuille/ Wed, 08 Jul 2026 09:43:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114748 FOCUS FNB — Le recours aux FNB évolue.

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Pendant près de deux décennies, le développement du marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) a été dominé par les stratégies indicielles traditionnelles. Les premiers FNB avaient essentiellement pour objectif de reproduire le rendement d’un indice à faible coût. Aujourd’hui, l’innovation prend une autre forme. Les nouveaux produits visent de plus en plus des objectifs précis de portefeuille plutôt qu’une simple exposition aux marchés.

Cette transformation s’observe dans l’évolution même de l’industrie canadienne. Selon les données de ETFGI, le Canada comptait 1 482 FNB et 1 861 inscriptions à la fin de 2025, comparativement à 375 FNB et 523 inscriptions dix ans plus tôt. Cette croissance ne s’est pas uniquement traduite par une augmentation du nombre de produits ; elle reflète également une diversification importante des stratégies offertes.

En 2025, le marché canadien a enregistré un record de 374 nouveaux FNB. Parmi ceux-ci, 67 % étaient des stratégies à gestion active, selon l’Association canadienne des fonds négociés en Bourse (ACFNB). Cela illustre le déplacement progressif de l’innovation vers des solutions spécialisées plutôt que vers de simples produits indiciels.

Cette évolution dépasse toutefois la seule multiplication des produits. Dans son 2026 Global ETF Outlook, State Street estime que les FNB ne sont plus seulement un véhicule d’investissement, mais qu’ils constituent désormais « l’ossature des portefeuilles et de la structure de marché ». Le rapport souligne aussi que les FNB élargissent l’univers investissable en rendant accessibles des stratégies et des catégories d’actifs de plus en plus sophistiquées dans un véhicule liquide et transparent.

Cette sophistication élargit considérablement les possibilités offertes aux conseillers. Elle exige toutefois une compréhension plus approfondie des stratégies sous-jacentes et de leur rôle dans les portefeuilles.  Les trois experts interrogés sont unanimes : la vague d’innovation actuelle ne repose pas uniquement sur l’arrivée de nouveaux produits. Elle transforme progressivement le rôle du conseiller. Celui-ci ne choisit plus seulement des véhicules d’investissement, il doit comprendre la logique qui les sous-tend afin de les intégrer adéquatement dans la construction des portefeuilles et d’en expliquer clairement le fonctionnement aux clients.

« Le développement des FNB à gestion active à coût compétitif constitue probablement l’une des plus grandes évolutions observées au cours des dernières années », commente Jean-François Girard, vice-président et chef du développement et gestion des fonds d’investissement chez Desjardins Société de placement.

Selon lui, cette évolution qui a entraîné une démocratisation de la gestion active sous forme de FNB dépasse toutefois la traditionnelle opposition entre gestion active et gestion passive. « On voit émerger des FNB bâtis sur des modèles systématiques, qui se positionnent entre la gestion passive et la gestion active traditionnelle. » Ces stratégies quantitatives reposent ainsi sur des modèles de sélection ou de pondération prédéterminés, offrant une approche plus systématique de la gestion de portefeuille.

Cette évolution exige toutefois une compréhension plus approfondie de la part des conseillers, estime Jean-François Girard. « Ces produits offrent une discipline de processus intéressante, mais exigent que le conseiller comprenne la logique sous-jacente pour bien les positionner auprès des clients. » Autrement dit, l’innovation ne réside plus uniquement dans le véhicule d’investissement, mais également dans la stratégie qu’il met en œuvre et dans le rôle qu’il est appelé à jouer au sein d’un portefeuille.

Des FNB conçus pour atteindre des objectifs précis

La transformation actuelle du marché dépasse largement la multiplication du nombre de produits, avance Jeff Lucyk, chef des ventes chez Hamilton ETFs.

« Une perception erronée persiste selon laquelle les FNB seraient principalement des véhicules de placement à faible coût destinés à offrir une exposition générale aux marchés. En réalité, le marché des FNB a considérablement évolué, affirme-t-il. De nombreuses stratégies sont désormais conçues pour répondre à des objectifs d’investissement précis, qu’il s’agisse de générer un revenu, de favoriser la croissance, la croissance des dividendes ou encore d’offrir une exposition à des secteurs particuliers. »

Cette évolution reflète, selon lui, une transformation de la manière dont les conseillers utilisent les FNB. « Les FNB peuvent offrir une exposition efficace et ciblée à des régions géographiques, à des secteurs, à des stratégies de revenu ou à des catégories d’actifs moins corrélées aux actions et aux obligations traditionnelles. » Autrement dit, les FNB deviennent de plus en plus des composantes spécialisées de la construction de portefeuille plutôt que de simples outils permettant de reproduire un indice, souligne-t-il à son tour.

Jeff Lucyk croit d’ailleurs que cette évolution commande un changement de perspective chez les conseillers. « La recommandation la plus pertinente pour les conseillers consiste aujourd’hui à considérer les FNB comme des outils polyvalents permettant d’atteindre des objectifs précis de portefeuille, plutôt que comme de simples véhicules offrant une exposition générale aux marchés. »

Cette sophistication croissante élargit les possibilités offertes aux conseillers, mais elle accroît également leurs responsabilités. Jean-François Girard rappelle à cet égard que certaines stratégies demeurent complexes et exigent une analyse rigoureuse.

« Les FNB qui comprennent des produits dérivés, tels des FNB options d’achat couvertes, sont complexes et peuvent être parfois difficiles à comprendre. Par exemple, un produit avec options d’achat couvertes ayant un revenu très élevé peut sembler très alléchant, mais il faut comprendre le montage à l’intérieur du produit afin de bien discerner les risques », illustre-t-il.

Cette vigilance s’applique également aux stratégies utilisant le levier, ajoute-t-il. « L’utilisation de levier pour générer plus de rendement est une pratique courante et les conseillers doivent s’assurer de la convenance de ces produits avec le profil du client. »

Mark Noble, directeur, stratégie de vente au détail et formation des conseillers chez Guardian Capital, partage ce constat. Il souligne toutefois que les conseillers expérimentés comprennent généralement les compromis inhérents à toute décision d’investissement. « En investissement, il n’existe pas de solution miracle : chaque décision d’investissement implique un compromis entre le risque et le rendement. »

Selon lui, les stratégies de revenu fondées sur les dérivés demeurent parmi les segments les plus mal compris. « Un FNB fondé sur des dérivés qui offre un taux de distribution de 12 % ne génère pas nécessairement un rendement total de 12 %. Ce 12 % correspond simplement au revenu distribué par la stratégie. »

Il rappelle que le rendement total dépend également de l’évolution des titres sous-jacents. « Le rendement total, qui comprend les gains ou les pertes en capital des titres sous-jacents du portefeuille, peut être considérablement réduit si ces derniers subissent des pertes importantes. »

L’enjeu dépasse toutefois la seule compréhension des conseillers, indique Mark Noble. « Il faut mieux former les clients et les investisseurs afin qu’ils comprennent davantage le compromis entre le risque et le rendement en investissement. »

Il observe que de plus en plus d’investisseurs autonomes s’informent principalement au moyen des médias sociaux et de diverses plateformes numériques. Cela rend la validation de l’information plus difficile et renforce l’importance de l’éducation financière.

Cette évolution transforme progressivement le rôle du conseiller. Par exemple, la multiplication des stratégies exige une diligence accrue. « Le cadre réglementaire est très exigeant pour les conseillers en placement, ce qui est une bonne chose pour assurer un niveau de standard élevé dans la qualité des services », signale Jean-François Girard.

Jeff Lucyk estime pour sa part que la valeur ajoutée du conseiller réside désormais dans sa capacité à sélectionner les stratégies les plus appropriées en fonction des objectifs du client plutôt qu’à simplement choisir un véhicule d’investissement. « Utilisés adéquatement, ces produits peuvent aider les conseillers à mieux harmoniser les portefeuilles avec les objectifs de leurs clients. »

Les trois intervenants décrivent ainsi une même évolution. À mesure que les FNB deviennent plus spécialisés, le rôle du conseiller ne consiste plus seulement à sélectionner des produits. Il doit comprendre la logique qui sous-tend les stratégies, déterminer la place qu’elles occupent dans la construction du portefeuille, en évaluer les compromis entre le risque et le rendement et être en mesure d’en expliquer clairement le fonctionnement aux clients.

La prochaine vague d’innovation ne repose donc pas uniquement sur le lancement de nouveaux FNB. Elle se traduit par l’émergence de solutions de plus en plus spécialisées qui exigent une compréhension accrue de leur rôle dans les portefeuilles. Dans ce contexte, la capacité des conseillers à analyser, intégrer et expliquer ces stratégies devient un élément central de leur valeur ajoutée.

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Cinq FNB pour doper le rendement obligataire https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/cinq-fnb-pour-doper-le-rendement-obligataire/ Wed, 08 Jul 2026 09:41:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114828 FOCUS FNB — Les prêts à taux variable procurent un revenu élevé, mais exigent une sélection rigoureuse du risque de crédit.

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Les cinq fonds négociés en Bourse (FNB) de la catégorie des prêts à taux variable ont généré des rendements de distribution élevés, oscillant variant entre 5 % et 7 % au cours de la dernière année, soit bien davantage que ceux des principaux marchés obligataires et plus du double de ceux des fonds du marché monétaire.

Mieux encore, ils y sont parvenus en prenant très peu de risque de duration — une mesure de la sensibilité aux taux d’intérêt —, puisque les versements associés à ces prêts sont ajustés régulièrement en fonction de l’évolution des taux d’intérêt du marché.

En contrepartie, en raison du risque de crédit qu’ils comportent — leurs placements étant principalement constitués de titres de qualité inférieure à la catégorie investissement — ces FNB ne conviennent aux investisseurs qu’à titre de complément à rendement élevé à une exposition de base aux titres à revenu fixe.

« Une grande partie de notre travail consiste à éviter les mauvais titres », affirme Konstantin Boehmer, premier vice-président et chef des titres à revenu fixe chez Placements Mackenzie, qui cogère notamment le FNB de revenu à taux variable Mackenzie (MFT).

Ce FNB est presque exclusivement investi dans des prêts garantis de premier rang (senior loans), qui représentent environ 90 % du portefeuille. Selon les plus récentes données, son rendement annualisé s’établissait à 6,3 %, tandis que sa duration n’était que de 0,18 année. Bien que ces prêts soient principalement émis aux États-Unis, la quasi-totalité de l’exposition est couverte en dollars canadiens.

Le gestionnaire privilégie les prêts de premier rang consentis à des entreprises que les analystes de crédit de Mackenzie jugent en mesure de respecter leurs obligations financières. Ces prêts occupent le rang le plus élevé dans la structure du capital de l’entreprise et offrent donc généralement un meilleur taux de recouvrement en cas de défaut.

Au cours de la dernière année, les modestes positions du fonds en prêts de deuxième rang, ainsi que certains prêts restructurés dans le cadre d’opérations de gestion du passif, ont toutefois nui au rendement. Au 31 mai, le rendement sur un an s’établissait à 3 %, contre un rendement annualisé de 6,1 % sur trois ans.

Konstantin Boehmer et son cogestionnaire Dan Cooper, qui a pris l’entière responsabilité de la gestion du portefeuille le 12 mai, ont resserré leurs critères de sélection et réduit légèrement le nombre de positions afin d’en améliorer le suivi.

Malgré cela, le FNB détient encore environ 250 positions, dont la très grande majorité sont de qualité inférieure à la catégorie investissement. Aucune ne représente plus de 2 % du portefeuille.

« La diversification est essentielle, explique Konstantin Boehmer. Nous ne voulons pas prendre des positions trop concentrées sur quelques émetteurs dans cet univers à rendement élevé. »

Une approche plus diversifiée chez CI

Le Fonds de revenu à taux variable CI adopte une stratégie plus diversifiée. Environ la moitié seulement de son portefeuille est investie dans des prêts garantis de premier rang, soit tout de même le double du minimum de 25 % exigé par les Normes canadiennes de classification des fonds d’investissement pour appartenir à cette catégorie.

Selon Darren Arrowsmith, gestionnaire de portefeuille chez Gestion mondiale d’actifs CI, la stratégie repose sur une sélection rigoureuse des titres de crédit afin d’éviter les défauts de paiement, combinée à une construction disciplinée du portefeuille.

Le fonds affichait récemment un rendement courant de 5,9 %. Au 31 mai, son rendement total atteignait 5,1 % sur un an et 7,3 % annualisé sur trois ans.

« Il ne s’agit pas simplement de choisir les prêts spéculatifs offrant les rendements les plus élevés et de s’arrêter là », explique Darren Arrowsmith, spécialiste des titres à revenu fixe à rendement élevé.

« Notre analyse fondamentale privilégie de grandes entreprises de qualité, dotées de coussins de capitaux propres plus importants, de ratios prêt-valeur généralement plus faibles et de flux de trésorerie disponibles plus élevés. »

L’autre moitié du portefeuille est composée d’un éventail diversifié de titres, notamment des obligations à taux variable, des obligations de catégorie investissement à courte duration, des obligations à rendement élevé assorties de clauses de remboursement anticipé, des titres hybrides à taux fixe convertibles en taux variable ainsi que des actions privilégiées pouvant être rachetées ou remboursées à court terme.

« L’objectif est de bâtir un portefeuille composé d’idées à forte conviction, combinant des positions de base axées sur des catalyseurs précis et des titres détenus jusqu’à leur remboursement anticipé, afin de générer des rendements ajustés au risque solides et constants », précise Darren Arrowsmith.

La duration du fonds, qui s’établit à environ six mois, est plus élevée que celle d’un portefeuille composé exclusivement de prêts garantis de premier rang. Entre 70 % et 80 % des titres du portefeuille est investi dans des titres de qualité inférieure à la catégorie investissement, et de 90 % à 95 % de l’exposition aux devises est habituellement couverte en dollars canadiens, selon le gestionnaire.

Des rendements plus mitigés ailleurs

Deux autres produits appartiennent à cette catégorie : le First Trust Senior Loan ETF (CAD-Hedged) et le Fonds IA Clarington Loomis de revenu à taux variable. Tous deux investissent environ 80 % de leur portefeuille dans des prêts de premier rang. La quasi-totalité de leurs placements est composée de titres de qualité inférieure à la catégorie investissement.

Le fonds d’IA Clarington affiche toutefois des résultats décevants, avec un rendement de 1,9 % sur un an au 31 mai et un rendement annualisé de seulement 1,6 % sur cinq ans.

De son côté, le FNB de First Trust a été le seul de la catégorie à avoir enregistré une perte au cours des cinq premiers mois de l’année (-0,2 %). Son rendement annualisé sur dix ans, de 3,3 %, demeure inférieur à la moyenne de ses pairs.

Une approche synthétique chez BMO

Le cinquième produit de la catégorie des prêts à taux variable, le FNB BMO rendement élevé à taux variable (ZFH), se distingue puisqu’il ne détient aucun prêt garanti de premier rang.

Son portefeuille est plutôt constitué de swaps sur défaillance de crédit à rendement élevé (credit default swaps) ainsi que d’une structure en échelle de bons du Trésor canadien, ce qui permet d’éliminer presque entièrement le risque de change lié au dollar américain.

« Même si les prêts garantis de premier rang offrent une meilleure protection sur le plan du crédit, leur négociation présente un défi important : le délai de règlement », déclare Matt Montemurro, chef des FNB indiciels et à revenu fixe chez BMO Gestion mondiale d’actifs.

Selon lui, le règlement d’un prêt garanti peut prendre jusqu’à seize jours ouvrables après la transaction (T+16), alors que les FNB doivent respecter un cycle de règlement de T+1.

Le recours aux swaps permet d’éviter cette contrainte.

« Comme notre contrepartie est ICE (Intercontinental Exchange), nous pouvons négocier dans un marché beaucoup plus liquide que celui des prêts garantis, particulièrement lors des périodes de forte volatilité », décrit Matt Montemurro.

Cette approche synthétique n’a toutefois pas empêché le fonds de subir d’importantes pertes lors des épisodes de stress boursier.

Au premier trimestre de 2020, alors que les marchés étaient secoués par la pandémie de la COVID-19, les prêts garantis ont fortement reculé.

Le FNB de BMO a perdu 14,2 % sur cette période, un recul même légèrement supérieur à celui du FNB de Mackenzie, davantage exposé aux prêts garantis, qui affichait une baisse de 13,4 %.

Selon Matt Montemurro, le portefeuille de BMO présente une qualité de crédit légèrement inférieure à celle d’un portefeuille composé uniquement de prêts garantis de premier rang. Il estime toutefois que l’exposition économique demeure comparable.

L’absence de recherche et de négociation directe sur les prêts permet en revanche de réduire les coûts.

Avec un ratio des frais de gestion de 0,44 %, le FNB de BMO est le moins coûteux de sa catégorie.

« Le recours aux swaps nous permet de réaliser des gains d’efficacité que nous pouvons répercuter sous forme de frais de gestion moins élevés », souligne Matt Montemurro.

Même si ses rendements ne sont pas parfaitement comparables à ceux des fonds investissant directement dans des prêts garantis, le FNB de BMO figure régulièrement parmi les meilleurs de sa catégorie sur des périodes d’un, trois, cinq et dix ans au 31 mai.

Son rendement annualisé sur dix ans atteint 5,8 %.

« C’est un excellent complément pour accroître le rendement d’un portefeuille sans augmenter sensiblement son exposition au risque de taux d’intérêt », conclut Matt Montemurro.

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Les stratégies à options d’achat couvertes gagnent du terrain https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-strategies-a-options-dachat-couvertes-gagnent-du-terrain/ Wed, 10 Jun 2026 09:58:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114382 FOCUS FNB – Les investisseurs y voient une source de revenus sans quitter les marchés.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) axés sur le revenu, particulièrement ceux intégrant des stratégies d’options d’achat couvertes, occupent une place grandissante dans l’industrie et suscitent un intérêt accru auprès des investisseurs à la recherche de distributions régulières.

Une tendance qui est également visible dans les flux de capitaux. Selon Valeurs Mobilières TD (VMTD), les FNB à options d’achat couvertes ont enregistré près de 9,8 milliards de dollars (G$) de souscriptions nettes au Canada en 2025, ce qui en fait l’un des segments les plus dynamiques de l’industrie des FNB. À la fin de 2024, l’univers des fonds de placement canadiens comptait 192 FNB d’options d’achat couvertes, dont 49 lancés au cours de la seule année 2024, rapporte pour sa part Gestion de placements Canada Vie, qui cite les données d’ISS Market Intelligence Simfund Canada.

« Leur attrait découle de la baisse du taux directeur, qui a rendu difficile pour les FNB de titres à revenu fixe d’offrir le rendement de 5 %, auquel de nombreux investisseurs se sont habitués », indiquent notamment les auteurs du billet Perspectives des FNB pour 2026 : composer avec la prochaine vague de croissance, Andres Rincon, directeur général et chef, Ventes et stratégie de FNB, et Casey Yang, première directrice, Ventes et stratégie de FNB, tous deux de VMTD.

Outre la recherche de solutions permettant de demeurer exposé aux marchés tout en générant des revenus réguliers, plusieurs autres facteurs nourrissent la croissance de ce type de solution d’investissement.

Le vieillissement démographique et le besoin croissant de revenus stables et prévisibles qui en découle constituent l’un des moteurs les plus évidents, estime Jeff Lucyk, chef des ventes, Hamilton ETFs. « Une part importante du patrimoine investissable est aujourd’hui détenue par des investisseurs plus âgés qui cherchent à générer un niveau de revenu leur permettant de soutenir leur mode de vie et de répondre à leurs besoins financiers », dit-il.

Mark Noble, premier vice-président, Stratégie du marché de détail et facilitation des ventes, Guardian Capital LP, formule un constat similaire. « Une forte proportion des investisseurs canadiens sont à la retraite ou sur le point de l’être, ce qui accroît leur besoin de puiser dans leurs portefeuilles de placement pour subvenir à leurs besoins. Le défi, c’est qu’une grande partie d’entre eux sont des retraités relativement jeunes, c’est-à-dire dans la fin de la soixantaine ou au début des 70 ans, et qui, d’un point de vue statistique, disposent d’un horizon de placement de 10 à 15 ans. »

Une réalité qui, selon lui, pousse les investisseurs à rechercher un équilibre entre revenu courant et croissance du capital. « Cet objectif peut être atteint en investissant dans des stratégies qui combinent un potentiel de rendement plus élevé et des distributions de revenu. Il s’agit généralement d’actions versant des dividendes, de stratégies d’options d’achat couvertes ou encore de stratégies de revenu fixe non traditionnelles. »

Augmenter le revenu sans modifier l’allocation d’actifs

L’attrait de ces stratégies repose d’abord sur leur capacité à générer des distributions, avance Jean-François Girard, vice-président et chef du développement et gestion des fonds d’investissement chez Desjardins Société de placement. « Les stratégies de revenu vendent des options d’achat (call option) sur les titres qu’ils détiennent, ce qui génère du revenu sous forme de distributions mensuelles ou trimestrielles. Le revenu généré pour ces fonds est de l’ordre de 6 % à 10 % par année, ce qui est fort intéressant comparé à d’autres produits d’investissement. »

Il souligne également que ces stratégies permettent à plusieurs investisseurs d’accéder à des techniques autrement complexes. « Il n’est pas simple de négocier des options d’achat pour les conseillers en placement et les investisseurs. Les options d’achat sont intégrées dans le produit, ce qui évite la complexité technique de bâtir soi-même une stratégie. »

Ces stratégies présentent un autre avantage important pour les conseillers, ajoute Mark Noble. « Les clients ont un besoin de revenu, mais modifier l’allocation d’actifs d’un portefeuille afin de générer davantage de revenus peut entraîner des conséquences imprévues sur les objectifs et le profil de risque du client. »

C’est pourquoi les stratégies de revenu générées à partir des actions, particulièrement les stratégies impliquant les options d’achat couvertes, « peuvent permettre à l’investisseur de tirer davantage de revenus de sa composante en actions sans augmenter de façon importante le risque global du portefeuille. »

Jugeant le niveau de risque d’une stratégie d’options d’achat couvertes sur le S&P 500 plus ou moins comparable à celui du S&P 500 lui-même, Mark Noble estime que le recours à une stratégie d’options d’achat couvertes permet au client « d’échanger une partie de son potentiel de rendement futur contre un revenu immédiat fiscalement avantageux ». Ainsi, l’allocation d’actifs du portefeuille ne change pas vraiment, et « c’est surtout le niveau de revenu généré par celui-ci qui est modifié. », dit-il.

Un compromis que les investisseurs doivent comprendre

L’intérêt pour ces stratégies ne doit toutefois pas faire perdre de vue qu’elles comportent certains compromis. « Les stratégies d’options d’achat couvertes peuvent contribuer à générer des niveaux de revenu plus élevés et potentiellement réduire la volatilité, mais cela implique généralement de renoncer à une partie du potentiel de hausse dans les marchés fortement haussiers », rappelle à cet égard Jeff Lucyk.,

Une analyse partagée par Jean-François Girard. « Les primes encaissées agissent comme un coussin contre les baisses et réduisent le potentiel de croissance, ce qui a pour effet d’atténuer la volatilité », dit-il.

Mark Noble estime toutefois que les stratégies de revenu fondées sur l’utilisation de produits dérivés constituent probablement le segment le plus mal compris par les investisseurs.

Selon lui, plusieurs investisseurs croient que le taux de distribution de ces stratégies équivaut à leur rendement. « Ce n’est tout simplement pas le cas ! lance-t-il. Un FNB utilisant des dérivés qui affiche un taux de distribution de 12 % ne génère pas nécessairement un rendement de 12 % ; ce chiffre représente simplement le revenu produit par la stratégie. »

Il ajoute que le « rendement total, qui dépend de l’évolution de la valeur des titres sous-jacents détenus dans le portefeuille, pourrait être fortement négatif, ce qui réduirait considérablement le rendement global. »

Un outil de plus en plus utilisé par les conseillers

Pour les conseillers, ces produits peuvent répondre à plusieurs objectifs.

« Ce type de placement peut être utile pour les investisseurs qui sont à la recherche d’un revenu plus élevé, tels les retraités et pour une clientèle cherchant à réduire la volatilité de leur placement tout en demeurant exposer aux marchés boursiers », explique Jean-François Girard.

Jeff Lucyk évoque aussi une utilisation plus tactique. « Certains conseillers utilisent également ces stratégies de façon tactique afin d’atteindre des objectifs précis de portefeuille, notamment pour accroître le niveau global de revenu généré. », illustre-t-il.

L’utilisation de ces stratégies exige néanmoins une compréhension adéquate des risques. « Une performance extraordinaire récente peut inciter les investisseurs à se lancer et s’exposer fortement, au détriment de la diversification de ses placements », rappelle Jean-François Girard.

La clé demeure toutefois une compréhension complète de ce que l’investisseur échange réellement, affirme Mark Noble. « En investissement, la majorité du rendement provient de l’appréciation du capital et non du revenu. Plusieurs de ces produits convertissent essentiellement un potentiel d’appréciation future en revenu immédiat. »

Si la popularité des stratégies de revenu semble appelée à se maintenir, tous s’entendent pour dire qu’une utilisation efficace reposera toujours sur la capacité des conseillers à expliquer clairement les compromis entre revenu courant, potentiel de croissance et rendement total.

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Des FNB plus sophistiqués : les conseillers suivent-ils le rythme ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/des-fnb-plus-sophistiques-les-conseillers-suivent-ils-le-rythme/ Wed, 10 Jun 2026 09:52:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114398 FOCUS FNB — L’accès à des stratégies autrefois réservées aux produits structurés et aux fonds alternatifs démocratise l’innovation, mais accroît la complexité du marché.

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Le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) n’a jamais offert autant de choix aux conseillers et aux investisseurs. Selon ETFGI, l’industrie comptait 375 FNB et 523 inscriptions à la fin de 2015. Dix ans plus tard, elle regroupait 1 482 FNB et 1 861 inscriptions, illustrant l’expansion rapide et la diversification de ce secteur.

« Le Canada compte plus de 1 800 FNB et, de plus en plus, les nouveaux lancements portent sur des stratégies complexes plutôt que sur des produits indiciels traditionnels. », indique Jeff Lucyk, chef des ventes, Hamilton ETFs.

En effet, les manufacturiers canadiens de FNB multiplient les stratégies spécialisées. Selon Valeurs mobilières TD, les deux tiers des nouveaux FNB lancés au Canada en 2025 étaient des stratégies à gestion active, reflétant l’intérêt croissant pour des solutions plus ciblées allant au-delà des produits indiciels traditionnels. Cette diversification élargit considérablement les possibilités offertes aux conseillers, mais complexifie également l’analyse et la sélection des produits, estime Jeff Lucyk.

Malgré cette évolution, les conseillers demeurent relativement disciplinés dans leurs choix, estime Mark Noble, premier vice-président, Stratégie du marché de détail et facilitation des ventes, Guardian Capital. « Les sommes investies par les conseillers continuent généralement d’être dirigées vers des stratégies relativement simples et traditionnelles. »

Selon lui, la plupart des structures de FNB plus complexes « sont conçues pour atteindre des objectifs très précis et répondent à des besoins particuliers pour certains types d’investisseurs ».

Si plusieurs observateurs parlent d’une complexification rapide du marché, Mark Noble, rappelle que les stratégies elles-mêmes ne sont pas nouvelles. « La complexité que l’on retrouve aujourd’hui dans certains FNB n’est pas très différente de celle qui existe depuis des décennies dans les produits structurés et les fonds alternatifs. La différence, c’est que la structure du FNB est plus facilement accessible et permet à un plus grand nombre d’investisseurs d’avoir accès à ce type de stratégies », affirme-t-il.

Les conseillers ne réagissent toutefois pas tous de la même façon à cette évolution.

Certains sont à l’affût des nouveautés et des tendances « et sont très à l’aise de les proposer rapidement à leur clientèle », décrit Jean-François Girard, vice-président et chef du développement et gestion des fonds d’investissement chez Desjardins Société de placement.

À l’inverse, il observe aussi des conseillers « plus traditionnels dans leur approche, qui vont attendre un historique de rendements plus long et une adoption plus répandue dans le marché ».

Une prudence qui n’est guère surprenante dans un contexte où les obligations réglementaires entourant la connaissance des produits et l’analyse de leur convenance se multiplient.

Les principales zones de confusion

Bien que les conseillers maîtrisent généralement les grandes catégories de FNB, certains segments continuent de susciter des incompréhensions.

« Les FNB qui comprennent des produits dérivés, tels des FNB d’options d’achat couvertes, sont complexes et peuvent être parfois difficiles à comprendre, affirme Jean-François Girard. Un produit avec options d’achat couvertes ayant un revenu très élevé peut sembler très alléchant, mais il faut comprendre le montage à l’intérieur du produit afin de bien discerner les risques. »

Jeff Lucyk identifie un autre angle mort important : la liquidité des FNB. « De nombreux investisseurs croient à tort que la liquidité d’un FNB est déterminée par son volume quotidien de négociation. En réalité, elle dépend principalement de la liquidité des titres sous-jacents détenus dans le portefeuille du FNB. »

« Par exemple, un FNB répliquant l’indice S&P 500 peut afficher un volume de transactions relativement faible lors d’une journée donnée, tout en permettant l’exécution efficace d’importants ordres d’achat ou de vente. Cela s’explique par le fait que les teneurs de marchés du marché primaire peuvent créer ou racheter des parts afin de fournir de la liquidité supplémentaire lorsque nécessaire. », illustre-t-il.

À cet égard, Jeff Lucyk recommande généralement d’utiliser des ordres à cours limité lors de la négociation de FNB afin de « favoriser une exécution plus efficace des transactions et d’obtenir une meilleure qualité de prix ».

L’éducation demeure le véritable enjeu

Ses discussions avec les conseillers portent Mark Noble à croire qu’ils comprennent généralement très bien le fonctionnement de la plupart des produits FNB. Il rappelle néanmoins « qu’en placement, il n’y a pas de repas gratuit : chaque décision d’investissement comporte un compromis entre le risque et le rendement, et la plupart des investisseurs et conseillers expérimentés ont bien intégré cette réalité ».

« Si vous générez davantage de revenus immédiats à l’aide de produits dérivés, il y aura mathématiquement une augmentation du risque sous forme de pertes potentielles ou d’une diminution des rendements futurs. », illustre-t-il.

Selon lui, le véritable défi concerne les investisseurs eux-mêmes. Il estime ainsi que davantage d’éducation auprès des clients et des investisseurs est nécessaire afin de favoriser « une meilleure compréhension du compromis risque-rendement ».

Mark Noble s’interroge toutefois sur la provenance de cette éducation. « Le segment d’investisseurs qui connaît la croissance la plus rapide est celui des investisseurs autonomes, qui s’informent principalement par l’intermédiaire des médias sociaux et d’autres plateformes numériques. »

Il compare souvent cela aux conseils en matière de santé ou de nutrition que l’on trouve en ligne : « il y a beaucoup d’excellente information, mais il peut être difficile d’en valider la qualité et la fiabilité ». Il est d’avis que les sources les plus visibles, les plus affirmatives et celles qui font les promesses les plus ambitieuses « ont souvent plus d’écho que celles qui prônent des principes comme la patience, pourtant essentielle au succès en investissement, même si elle est beaucoup moins captivante ».

La complexification actuelle du marché demeure essentiellement une évolution normale, « mais qui exige une mise à niveau continue », estime pour sa part Jean-François Girard.

Jeff Lucyk arrive à une conclusion similaire. « Le véritable défi n’est pas seulement de comprendre le fonctionnement de ces produits, mais également d’être capable de les expliquer clairement et simplement aux clients. »

Dans un univers qui compte désormais environ 1 800 FNB canadiens et où les stratégies se spécialisent de plus en plus, « la capacité des conseillers à distinguer innovation utile et complexité inutile pourrait devenir l’un des principaux facteurs de différenciation. »

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FNB à faible coût et à revenus https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-a-faible-cout-et-a-revenus/ Thu, 21 May 2026 11:17:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114023 Battre le fer pendant qu’il est chaud

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De passage à Montréal, Jennifer Mersereau et Patrick Sommerville, les co-PDG de Hamilton ETFs, l’un des fournisseurs de FNB dont la croissance est la plus rapide au Canada, avec un actif sous gestion de plus de 15 milliards de dollars (G$), ont rencontré Finance et Investissement, histoire de faire le point moins de deux ans après le début de leur co-habitation à la tête de l’entreprise, mais aussi pour discuter de ce qui se profile à l’horizon pour la jeune société de gestion d’actifs spécialisée dans les fonds d’investissement.

Jennifer Mersereau, co-PDG et aussi co-fondatrice, a d’abord rappelé la jeune histoire de Hamilton ETFs, fondée en 2009 (en pleine crise financière) par elle et son collègue, Robert Wessel. « Nous avions auparavant travaillé chez Financière Banque Nationale à Toronto. J’avais rejoint l’équipe de Rob en tant qu’associée en assurance et dès 2007, nous gérions un portefeuille interne pour la banque. Nous avons finalement décidé de bâtir quelque chose de façon indépendante et de lancer notre propre firme. »

S’ils se sont d’abord concentrés sur des placements privés destinés à des investisseurs accrédités, ils ont rapidement compris le potentiel des fonds négociés en Bourse (FNB) après avoir été exposés à leur structure. « Nous avons réalisé à quel point celle-ci était efficace et facilement évolutive. Nous avons lancé notre premier FNB il y a plus de dix ans, et Patrick (Sommerville) s’est joint à la firme en juin 2013 comme premier représentant des ventes. »

Si le succès semble aujourd’hui sourire à la firme — qui a plus que doublé son actif sous gestion en moins de deux ans — Jennifer Mersereau a tenu à souligner que, même après leur transition complète vers les FNB, il a fallu plusieurs années de travail soutenu avant que l’entreprise ne connaisse un véritable essor vers 2020. « Durant ces premières années, Rob et Patrick ont passé énormément de temps sur la route à rencontrer des conseillers, des bureaux de gestion multifamiliale (Family Offices) et des investisseurs. »

Patrick Sommerville renchérit : « nos actifs sous gestion en FNB s’approchent maintenant de 16 milliards, ce qui est remarquable quand on pense qu’au moment de la pandémie, nous gérions environ 300 millions de dollars. Nous sommes très fiers du chemin parcouru. »

À mesure que la firme évoluait et prenait de l’expansion, leurs deux rôles aussi ont évolué à la direction, d’abord comme co-présidents puis co-PDG à mesure que Rob Wessel se retirait progressivement de la gestion quotidienne de la firme.

Le modèle avec deux chefs de la direction n’est pas courant, reconnaît Patrick Sommerville, qui souligne que des études suggèrent même que ce type de gestion ne fonctionne pas toujours bien, mais il précise que leur situation est particulière. « Hamilton appartient à ses employés, donc il n’y a ni compétition interne ni lutte de pouvoir. Nous sommes totalement alignés sur ce qui est dans le meilleur intérêt de la firme et de nos clients. »

Il évoque leur rôle complémentaire et leurs compétences. « Jennifer possède une expertise en gestion de portefeuille et en opérations, tandis que mon parcours est davantage lié aux ventes et au marketing. La collaboration a toujours été au cœur de la culture de l’entreprise. » « La structure à deux chefs de la direction reflète simplement notre façon naturelle de fonctionner, » souligne quant à elle Jennifer Mersereau.

Des produits axés sur le revenu

Patrick Sommerville note qu’avec le temps la firme a rapidement su s’adapter et identifier les nouveaux secteurs en croissance, comme la forte demande pour des produits axés sur le revenu. « À l’origine, nous étions très concentrés sur le secteur financier, puis nous sommes entrés dans le marché des FNB à options d’achat couvertes, qui est devenu un important moteur de croissance pour nous. » Hamilton figure parmi les fournisseurs de FNB à options d’achat couvertes connaissant la plus forte croissance au Canada. « Une grande partie de notre évolution provient du fait que nous avons été très attentifs au marché et aux lacunes où nous croyions pouvoir ajouter de la valeur », a expliqué Jennifer Mersereau.

Les co-chefs de la direction d’Hamilton ETFs conviennent que les stratégies d’options d’achat couvertes n’étaient pas nouvelles quand ils ont intégré ce segment en 2022, mais ils étaient convaincus qu’elles répondaient à un besoin d’investisseurs à la recherche de revenu fiscalement avantageux. « C’est ce qui nous a amenés à lancer HDIV, notre premier FNB à options d’achat couvertes. C’était le premier FNB du genre au Canada puisqu’il incorporait un levier financier. Cela nous permettait d’offrir un rendement du portefeuille plus élevé tout en atténuant l’un des inconvénients traditionnels des stratégies d’options couvertes, soit le potentiel de hausse plafonnée », a expliqué Patrick Sommerville.

«Tous nos produits ne sont pas complexes, mais les stratégies d’options couvertes nécessitent davantage d’éducation, reconnaît Jennifer Mersereau qui croit que l’éducation demeure essentielle. Nous devons communiquer clairement et de façon transparente afin que les conseillers comprennent pleinement les produits et les risques associés. » Ils organisent régulièrement des webinaires et des présentations éducatives partout au Canada où ils discutent des avantages et des inconvénients de ces stratégies, de leur positionnement dans les portefeuilles et des types d’investisseurs auxquels elles conviennent le mieux.

Craignent-ils un certain essoufflement pour ce segment qui est en quelque sorte « la saveur du jour » ? « Nous croyons qu’il y a encore un très long potentiel de croissance. Les tendances démographiques continuent de soutenir une forte demande pour les produits de revenu », est d’avis Patrick Sommerville. La seule chose, selon lui, qui pourrait ralentir cette tendance serait un marché baissier prolongé qui découragerait les investisseurs de participer aux marchés.

Même si les stratégies de revenu ont représenté pour eux un vecteur de croissance, la firme continue d’offrir des solutions de placement conçues pour les investisseurs à long terme axés sur la croissance. Plus récemment, la firme a lancé la gamme Hamilton Champions, composée de FNB d’actions de base à faible coût. « Notre objectif est d’offrir des solutions adaptées à une grande variété de besoins, autant en matière de revenu que de croissance. »

L’un des défis dans l’industrie des FNB, selon Jennifer Mersereau, c’est la difficulté d’identifier directement qui sont les détenteurs de leurs produits. « Une grande partie de notre rétroaction provient des discussions que nous avons avec les conseillers et les représentants. »

Ils continuent d’observer un déplacement à long terme des fonds communs de placement vers les FNB. « Les fonds communs continuent de croître, mais à un rythme beaucoup plus lent, tandis que l’industrie des FNB connaît une expansion rapide. » « Les conseillers apprécient de plus en plus les faibles coûts, la transparence et la diversification qu’offrent les FNB. Plusieurs utilisent maintenant les FNB presque comme des substituts à des actions individuelles dans leurs portefeuilles », précise Patrick Sommerville

Volatilité et environnement réglementaire

Jennifer Mersereau ne croit pas qu’il se dégage une tendance dominante en matière de stratégies dans le contexte actuel de taux d’intérêt et de volatilité des marchés, mais suggère que les changements démographiques sont peut-être la variable qui influe le plus sur les besoins des investisseurs. « C’est pourquoi nous avons considérablement élargi notre gamme de produits. » Son co-PDG abonde dans le même sens : « le changement démographique a stimulé la demande pour des produits axés sur le revenu, et, d’un autre côté, les jeunes investisseurs sont de plus en plus attirés par des solutions de FNB à faible coût. »

La co-PDG et co-fondatrice ajoute que l’environnement réglementaire n’a pas été un frein au développement de leurs produits, même si le lancement de produits à levier a nécessité un examen plus approfondi, en raison de leurs structures relativement nouvelles. « Mais de façon générale, nous ne cherchons pas à repousser agressivement les limites réglementaires. » Pour Patrick Sommerville, lancer une excellente idée de FNB n’est qu’une partie du défi. « La partie difficile consiste à faire connaître le produit et à attirer des actifs. Il faut éduquer les conseillers, expliquer la proposition de valeur et bâtir la confiance. »

Dans un horizon à court et moyen terme, Jennifer Mersereau dit que la firme va continuer sa croissance en renforçant l’organisation à l’interne. « Nous voulons nous assurer que nous avons les bonnes personnes et les bonnes infrastructures en place pour soutenir la croissance future. »

Confiant que l’attrait des FNB n’est pas près de s’essouffler, « comme en font foi les données colligées sur leur croissance depuis cinq ans », notamment en raison de leur caractère innovant, leur bas coût et leur transparence, Patrick Sommerville soutient qu’Hamilton ETFs va s’affairer à bonifier son offre. « Ce sera peut-être là le réel défi pour les conseillers, qui devront naviguer dans une offre de produits grandissante et un secteur plus compétitif. »

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Les FNB de vente d’options d’achat couvertes visent un revenu amplifié https://www.finance-investissement.com/edition-papier/produits-et-assurances/les-fnb-de-vente-doptions-dachat-couvertes-visent-un-revenu-amplifie/ Mon, 10 Nov 2025 05:16:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110731 Des retraités cherchant à maximiser leur revenu plutôt que leur gain en capital pourraient y trouver leur compte.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) à vente d’options d’achat couvertes (VOAC) ont le vent dans les voiles, même s’il s’agit de produits dont le recours aux dérivés d’options présente une certaine complexité. Ils visent un revenu supérieur aux instruments classiques, mais cela s’accomplit au prix d’un gain en capital réduit.

Au 30 septembre 2025, l’actif total accumulé dans les FNB d’actions et d’obligations avant recours à des stratégies d’options couvertes s’élevait à 32,4 milliards de dollars (G$), selon les analyses de Banque Nationale Marchés financiers. Ils accaparaient 86 % de tous les actifs engrangés sous la catégorie générale des FNB à base d’options. Seulement en 2025, 82 nouveaux FNB à base d’options ont vu le jour, portant le total de cette catégorie à 297 pour un actif total de 37,5 G$.

Les FNB VOAC cherchent d’abord et avant tout à survolter les distributions de l’investisseur. Ils y parviennent en général, mais en sacrifiant par ailleurs une partie du rendement. « Les gens cherchent un revenu de 5 % à 6 %, mais n’y arrivent pas avec un portefeuille classique, dit Alain Desbiens, vice-président, FNB chez BMO. D’où l’utilité des FNB à options couvertes et du remplacement d’une partie des actions en portefeuille par ces FNB. Même un recours à une relativement petite proportion peut générer un revenu supérieur. »

Coup d’œil sous le capot

Un FNB VOAC présente deux strates : la fondation composée d’actions et d’obligations, identique à tout portefeuille d’actions et d’obligations, et la part d’options. Très souvent, la première strate est composée d’actions à dividendes, par exemple celles des grandes banques canadiennes. On peut trouver nombre d’autres actifs sous-jacents, qu’il s’agisse de secteurs comme l’énergie ou l’or, ou de régions comme les titres européens ou de marchés émergents.

La prochaine strate distinctive est celle des options qu’on dit « coUvertes » parce que le gestionnaire détient leurs titres sous-jacents en portefeuille. S’il ne les détenait pas, on parlerait alors d’options d’achat non couvertes (naked call options), ce qui hausserait considérablement les risques du portefeuille.

En vendant des options d’achat, le gestionnaire recueille une prime, et c’est cette prime qui donne au FNB son revenu accru. Il doit manœuvrer à partir de deux variables clés la proximité du prix d’exercice de l’option avec le cours de l’action sous-jacente, et le degré de couverture, c’est-à-dire quelle portion de son portefeuille il va « couvrir » d’options. Plus le prix de l’option est proche du cours, plus la prime sera forte (on parle alors d’une option à parité ou près du cours).

D’autre part, plus la proportion du portefeuille couverte par des options sera élevée, plus forte sera l’entrée d’argent produite par la prime. En contrepartie, la hausse potentielle des actions sera réduite d’autant. « Pour avoir un même revenu avec une vente d’options hors cours, il faudrait avoir une couverture beaucoup plus étendue », explique Nicolas Piquard, responsable de la stratégie d’options chez Hamilton ETFs.

Voyons rapidement cette mécanique des options : sur un titre coté à 100 $, si je vends des options à un prix d’exercice de 101 $, je récolterai une prime plus élevée qu’à un prix d’exercice de 105 $, en revanche la hausse du titre sera plafonnée plus rapidement dans le premier cas que dans le second. De même, si je vends des options sur 50 % des titres que je détiens, j’aurai un plus haut revenu de primes, mais j’affaiblirai davantage le potentiel de gain que si je vends des options sur seulement 25 % des titres.

Une autre variable à considérer est celle de la volatilité des titres sous-jacents. « Plus les actions sont volatiles, plus les revenus sont élevés, et vice versa », affirme Alain Desbiens.

Pour voir ce tableau en grand, cliquez ici.

Des revenus survoltés

Le revenu produit par un FNB VOAC peut être assez substantiel comparativement à un FNB classique. Par exemple, le iShares S&P/TSX Composite High Dividend Index ETF (XEI) a présenté pour la dernière année un revenu de 4,87 % et un rendement de 21,8 %, selon Stock Analysis. Pour sa part, durant la même période, le FNB BMO vente d’options d’achat couvertes de sociétés canadiennes à dividendes élevés a livré un revenu de 6,04 % et un rendement de 17,1 %.

Les stratégies d’options et de couverture peuvent faire une différence notable. Le FNB Catégorie Revenu d’options d’achat couvertes sur banques canadiennes CI (CIC), qui pratique une couverture moyenne de 25 % et vend des options près du cours, affiche pour l’année à ce jour un revenu de 6,11 % et un rendement de 22,76 %, rapporte Madeleine Griffith, gestionnaire de portefeuille institutionnel chez CI Gestion mondiale d’actifs. En comparaison, le FNB équivalent de BMO, le FNB BMO vente d’options d’achat couvertes de banques canadiennes, qui couvre ses actifs à 50 %, a livré un revenu de 5,72 % et un rendement de 20,83 %.

Chez certains, le revenu peut être substantiel. Par exemple, il est de 12,84 % sur le Canadian Financials Yield Maximizer ETF de Hamilton, dont les actifs sont proches de ceux des deux FNB précédents. La clé tient en grande partie à une pratique d’options à quasi-parité et une couverture de 25 %, explique Nicolas Piquard.

Hamilton offre aussi des FNB VOAC qui recourent à un effet de levier de 25 %. Ainsi, son FNB amélioré vente d’options d’achat couvertes multisectorielles donne pour l’année en cours un revenu de 10,31 % et un rendement de 26,11 %. «général, on arrive à générer 80 % du rendement total, mais en ayant un revenu supérieur», fait ressortir Nicolas Piquard.

Les frais de gestion des FNB VOAC oscillent en général autour de 0,70 %. Notons en passant l’avantage fiscal de ces fonds, dont les revenus et le rendement sont le plus souvent imposés à titre de gain en capital.

Leur niveau de volatilité est équivalent à celui des actifs sous-jacents qui les composent, mais amoindri par le revenu des primes, qui agit comme un coussin sur toute perte à la baisse. Ils présentent un risque à long terme inattendu. « En renonçant à un potentiel gain futur, vous pourriez également renoncer à un rendement futur potentiel si votre valeur liquidative n’augmente pas aussi rapidement », fait remarquer une étude de BNMF.

Tous les intervenants s’entendent pour dire que les FNB VOAC s’adressent en tout premier lieu à des investisseurs pour qui le revenu prime sur le rendement. De façon typique, il s’agit de retraités qui cherchent à maximiser leur revenu plutôt que leur gain en capital.

Quelle place leur réserver en portefeuille ? « Quelle que soit votre allocation dans un secteur de base de votre portefeuille, vous pourriez très bien la remplacer par des FNB VOAC, propose Madeleine Griffith. Ainsi, vous pourriez très bien remplacer vos titres de banques canadiennes par un FNB VOAC de banques canadiennes. Vous augmenteriez votre revenu tout en amenuisant la volatilité. Mais ça dépend évidemment du secteur où vous êtes investi. Par exemple, un FNB VOAC multisecteur, largement diversifié, pourrait assurément occuper une position de base dans votre portefeuille. Évidemment, vous n’allouerez pas une aussi large part à des titres aurifères, cependant, un FNB VOAC voué aux titres aurifères pourrait très bien remplacer votre allocation en or. »

La sélection ci-contre met l’accent sur les FNB dont les distributions sont les plus élevées et dont l’historique est d’au moins cinq ans. Or, ces FNB sont davantage à risque de subir une réduction de leur valeur liquidative à terme, une partie de leur rendement espéré étant grugée par la vente d’options au fil du temps. Fait intéressant : le taux annuel de distribution de ces fonds est passé d’une fourchette de 4 à 8 %, en 2021, à plus de 10 % en 2025. Sur finance-investissement.com, retrouvez une autre sélection de Fundata qui met en relief les FNB ayant le ratio de Sharpe le plus élevé sur trois ans. Également pour cette sélection, les distributions annuelles ont généralement connu une hausse de 2021 à 2025.

Pour voir ce tableau en grand, cliquez ici.

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Vents porteurs pour les FNB d’actions en juillet https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/vents-porteurs-pour-les-fnb-dactions-en-juillet/ Wed, 13 Aug 2025 10:34:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108951 FOCUS FNB – Les créations nettes des FNB d’actions ont atteint 5,8 milliards de dollars.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont repris leur cap, en juillet, enregistrant des créations nettes de 9,9 milliards de dollars (G$), après une accalmie en juin. Depuis le début de l’année, le flux nets de capitaux s’élève à 65,7 G$ dans ce type de fonds.

Les FNB d’actions mènent toujours le bal des entrées nettes de capitaux, avec 34 G$ de créations nettes, dont 5 G$ dirigés vers des FNB d’allocation « 100 % actions », selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). L’actif sous gestion (ASG) total dans les FNB canadiens s’établit à 612 G$ à la fin juillet.

Voiles gonflées pour les actions

En juillet, les FNB d’actions ont capté 60 % des créations nettes, totalisant 5,8 G$, en hausse par rapport aux 4 G$ de juin. Les actions internationales étaient en tête du peloton des entrées nettes (2,8 G$), doublant leur rythme par rapport au mois précédent et retrouvant presque leur vitesse de croisière de mai.

Les FNB d’actions canadiennes ont pris le large, avec 2 G$ d’entrées nettes en juillet, soit près de trois fois plus qu’en juin. Ces fonds surpassent ainsi la demande pour les FNB d’actions américaines, qui affichent des entrées nettes de 1 G$ en juillet, et les FNB des marchés développés (450 M$).

Les FNB d’allocation « 100 % actions » ont également eu le vent en poupe avec 952 M$ de créations nettes, concentrées sur XEQT (453 M$), VEQT (268 M$) et FEQT (180 M$). Les FNB d’actions thématiques axés sur l’innovation et la technologie mondiale ont également enregistré des entrées nettes.

Les FNB de titres à revenu fixe reprennent leur souffle

Après avoir été secoués en juin, les FNB de titres à revenu fixe canadiens ont repris de la vitesse avec 2,1 G$ de créations nettes en juillet, sans toutefois revenir au sommet atteint en mai.

Les investisseurs en quête de stabilité ont jeté l’ancre dans les produits obligataires à plus long terme, notamment les obligations agrégées et les obligations de sociétés. La tendance à allonger la durée des portefeuilles obligataires se maintient, précise BNMF. En revanche, les FNB de marché monétaire ont vu leur rythme ralentir, avec 22 M$ de créations et des rachats nets dans les produits comme CSAV, UCSH/U, HISA, CASH et PSA.

Du côté des actifs non traditionnels, les FNB de cryptoactifs ont connu leur meilleure marée en deux ans, avec 222 M$ de créations nettes, plus du double du mois précédent. Trois des cinq FNB de cryptoactifs lancés récemment qui arrivent en tête des créations nettes sont adossés au XRP, souligne BNMF.

Depuis janvier, 21 nouveaux FNB de cryptoactifs ont accosté le marché pour un total de 565 M$ d’entrées nettes. Leur champ s’élargit au-delà du Bitcoin et de l’Ethereum, avec des expositions à des cryptoactifs alternatifs comme Solana et XRP, souligne BNMF.

Les FNB de matières premières ont connu des rachats nets de 212 M$, un repli inédit depuis plus d’un an. Les FNB adossés à l’or ont été les plus touchés. BNMF signale un ralentissement saisonnier pendant l’été, alors que certains investisseurs ont pris leurs bénéfices.

La catégorie des FNB à effet de levier et inversés a connu la plus forte demande mensuelle, avec 588 M$ de créations nettes en juillet. Elle a engrangé 2,6 G$ depuis le début de l’année, soit 42 % de ses actifs initiaux. La montée en puissance de nouveaux FNB à actions individuelles à effet de levier alimente cette croissance.

Les fournisseurs gardent le cap

En juillet, BMO domine le classement des créations nettes avec 2,2 G$, suivi de RBC iShares (1,9 G$), Vanguard (1,2 G$) et Fidelity (1,0 G$). Parmi les 20 principaux fournisseurs de FNB au Canada, seul CI a connu des rachats nets. Du côté des actifs sous gestion, RBC iShares (166 G$) reste en tête devant BMO (133 G$) et Vanguard (89 G$). Viennent ensuite Global X (40 G$) et TDAM (24 G$), selon BNMF.

Pour le mois de juillet, BMO a enregistré à la fois la plus forte entrée nette pour un FNB (BGEQ : 994 M$) et le plus important rachat (ZEA : -457 M$).

Pour les sept premiers mois de 2025, RBC iShares prend la tête des créations nettes avec 2,6 G$, suivie de BMO (2,5 G$), Fidelity (1,9 G$), Vanguard (1,7 G$) et TDAM (755 M$).

Treize nouveaux FNB ont été lancés en juillet par six fournisseurs : Ninepoint, Hamilton, LongPoint, First Trust, IA Clarington et JP Morgan. LongPoint (LFG) continue de renforcer sa présence dans l’univers des FNB sur actions individuelles à effet de levier ou inversés, un segment en croissance. En cinq ans, leur nombre est passé de moins de 20 à 140.

Le marché des FNB ESG canadiens axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) s’est montré tranquille en juillet, avec peu de créations, peu de rachats et peu de nouveaux produits. Les faibles entrées dans les actions canadiennes et internationales ont été contrebalancées par des sorties au niveau des marchés émergents. Tous les segments ESG ont connu des rachats, notamment ceux axés sur l’environnement et les infrastructures. Les FNB ESG multiactifs et à revenu fixe affichent des entrées nettes. À noter, le retrait du FNB DXET (Dynamic Active Energy Evolution ETF), un fonds durable à gestion active lancé en 2021.

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Les FNB conserveront leur lancée en 2025 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-conserveront-leur-lancee-en-2025/ Wed, 12 Feb 2025 10:46:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105333 FOCUS FNB — Le point sur 6 tendances et occasions de l’année.

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En 2025, le secteur canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) continuera de surfer sur les tendances de 2024, dont l’attrait pour les FNB d’actions suivants des indices pondérés en fonction de la capitalisation boursière et les FNB de titre à revenu fixe. Et les émetteurs devraient tenter de tirer avantage de nombreuses occasions, dont celles sur le plan des FNB gérés activement, des FNB d’actifs privés et certains changements règlementaires qui amèneront un vent de dos pour le secteur.

C’est ce qui ressort de deux notes envoyées à des clients par une équipe d’analystes en stratégies et en vente de FNB chez Valeurs mobilières TD. Voici un résumé des principales tendances.

Forte demande pour les FNB

En 2024, les FNB canadiens ont accumulé des créations nettes annuelles de 75,5 milliards de dollars (G$), dépassant de 30 % le record de 58 G$ enregistré en 2021.

Le mois de décembre 2024 a également battu les records de créations nettes mensuelles pour le marché canadien des FNB, avec 10,6 G$. « C’est la première fois que les FNB canadiens enregistrent des entrées de fonds de plus de 10 milliards de dollars en un seul mois ! » fait valoir VMTD.

Les actifs totaux en FNB canadiens ont franchi la barre des 500 G$, grâce aux gains du marché et à l’afflux d’argent dans les FNB de différentes catégories d’actifs.

Par ailleurs, à l’instar de 2023, les FNB et les fonds communs de placement canadiens ont obtenu des apports nets de capitaux divergeant. Les ventes nettes de fonds communs de placement ont totalisé 15,2 G$ en 2024, indique l’Institut des fonds d’investissement du Canada. « Il s’agit de la première année de ventes nettes positives depuis 2021. Les ventes de cette année ont été influencées par plusieurs facteurs importants. En particulier, les excellents rendements des marchés boursiers et obligataires ont probablement contribué à accroître la confiance des investisseurs. La réduction de l’inflation a créé un contexte économique plus stable qui, combiné à la baisse des taux d’intérêt et à la hausse des taux d’épargne des ménages, a augmenté les sommes disponibles à investir », lit-on dans leur rapport annuel.

VMTD s’attend à une adoption croissante des FNB parmi les clients, en particulier, parmi les investisseurs des générations les plus jeunes.

En 2024, les FNB d’actions indiciels ont accumulé le plus d’actifs, avec des créations nettes de 32,4 G$, suivis par les FNB d’obligations (excluant les FNB du marché monétaire ou de liquidités), avec des entrées nettes de 21,6 G$. Les FNB d’allocation d’actifs ont capté 10,9 G$ en créations nettes en 2024, les FNB d’actions ayant recours à des stratégies de ventes d’options d’achats couvertes, 4,5 G$ en entrées nettes, et les FNB d’actions gérées activement, 4,2 G$.

Davantage de fonds et d’émetteurs

En 2024, 231 nouveaux FNB ont été lancés au Canada (par rapport à 167 nouveaux FNB en 2023), ce qui représente une augmentation de 12 % des FNB d’une année à l’autre, selon Valeurs mobilières TD. La majorité des nouveaux FNB étaient des FNB d’actions (123), mais les FNB de titres à revenu fixe (76), d’allocation mixte (11) et alternatifs (11) ont également connu une bonne année de nouveaux lancements. Le nombre de FNB canadiens s’élève donc à 1 542 pour la fin de l’année.

Une partie de ces lancements proviennent de celles de nouveaux émetteurs de fonds, qui ont pénétré le marché canadien des FNB. En 2024, JP Morgan, Capital Group, LongPoint, Corton Capital, and Quadravest ont fait leur entrée sur le marché canadien, accumulant plus de 470 M$ en actifs. Capital Group et JP Morgan ont rassemblé des actifs FNB de 280 millions de dollars et 130 millions de dollars, respectivement.

Ainsi, alors qu’à la fin de l’année 2023 le marché comptait 41 émetteurs, on en comptait 45 à la fin de 2024, selon l’IFIC.

Parmi tous les émetteurs canadiens de FNB, RBC iShares a enregistré les entrées les plus importantes (18,2 G$) l’an dernier, suivi de BMO et de Vanguard avec 17,2 G$ et 13,7 G$ d’entrées nettes respectives.

Les émetteurs (dont l’actif sous gestion est supérieur à 1 milliard de dollars) qui ont enregistré la plus forte croissance de leur actif sous gestion net d’une année sur l’autre sont Fidelity, dont l’actif sous gestion a augmenté de 161 %, et Desjardins, dont l’actif sous gestion a augmenté de 142 %, selon Valeurs mobilières TD.

En vogue, la gestion active

Bien que les créations nettes de FNB à gestion passive aient été plus importantes que celles des FNB à gestion active l’année dernière, ces dernières ont continué à gagner du terrain auprès des investisseurs. Au total, les FNB à gestion active ont enregistré des entrées nettes de 31,9 G$, soit 42 % du total des entrées.

« Les FNB actifs ne représentent que 31 % des actifs sous gestion du marché canadien des FNB, alors que les FNB passifs en représentent 69 %. En outre, 70 % des nouveaux FNB lancés en 2024 étaient des FNB à gestion active, ce qui indique un intérêt croissant pour les stratégies actives. Cette tendance devrait se poursuivre en 2025 avec l’arrivée d’un plus grand nombre de gestionnaires de fonds actifs sur le marché des FNB », mentionne VMTD.

En effet, VMTD s’attend à ce que davantage de stratégies actives deviennent disponibles dans les enveloppes de FNB dans les prochaines années.

Par ailleurs, les stratégies actives et les FNB à tranche protégée pourraient intéresser certains investisseurs ayant déjà une forte position indicielle dans un portefeuille et qui s’inquièterait de marchés financiers potentiellement stables.

De plus, les FNB de titres à revenu fixe offrant des rendements plus faibles dans un cycle de réduction des taux, les clients peuvent également rechercher activement des FNB à rendement plus élevé, tels que des stratégies à revenu fixe et d’options d’achat couvertes à rendement plus élevé pour répondre à leurs besoins de revenus, fait valoir VMTD.

Par ailleurs, l’attrait pour les FNB offrant de meilleurs rendements pourrait se manifester parmi les FNB de titres à revenu fixe investissant dans des obligations d’entreprises à haut rendement, des titres adossés à des actifs et des prêts bancaires. Bien que ces FNB « aient été l’une des super vedettes du marché américain des FNB en 2024, ces fonds ont connu des entrées nettes modérées au Canada », indique VMTD.

D’autres FNB de ventes d’option d’achat

Bien que les FNB d’actions utilisant une stratégie de vente d’options d’achat couvertes soient déjà populaires au Canada et aux États-Unis, 2025 pourrait être une année record pour ce type de FNB. Ces FNB peuvent surclasser les marchés boursiers lorsque celui-ci est stable ou baissier, mais ils sous-performent souvent dans les marchés haussiers. Ces fonds pourraient donc battre la performance du marché en 2025 si la tendance haussière du marché des actions s’essouffle.

De plus, dans la perspective de nouvelles baisses de taux, la plupart des FNB de titres à revenu fixe peinent à atteindre le rendement de 5 % auquel de nombreux investisseurs se sont habitués. « Les FNB d’option d’achat couverte, en tant que stratégie moins touchée par les changements de taux, sont devenus des alternatives attrayantes pour les investisseurs en quête de rendement. L’un de nos précédents rapports hebdomadaires soulignait que la baisse des taux entraînait souvent un afflux de capitaux dans ce type de FNB. Par conséquent, les FNB d’options d’achat couvertes devraient s’attendre à des entrées plus importantes en 2025 », lit-on dans le rapport de VMTD.

Par ailleurs, les FNB de vente d’options d’achat couverte sur des titres de revenu fixe devraient aussi continuer de connaître de la croissance au Canada dans les prochaines années. Les émetteurs canadiens de FNB qui ciblent ce sous-secteur sont Harvest, Hamilton, Global X, Evolve et CI, selon VMTD.

Bientôt des FNB d’actifs privés

Les FNB ayant comme actif sous-jacent des actifs de marchés privés pourraient être à l’origine de la prochaine vague de croissance du secteur des FNB. Aux États-Unis, State Street et Apollo ont déposé une demande de FNB de crédit privé en septembre 2024. En outre, plusieurs grands gestionnaires d’actifs américains, dont BlackRock, étudient également les moyens de rendre les actifs privés plus accessibles aux investisseurs en utilisant l’enveloppe des FNB.

« Le secteur des FNB s’efforce de relever des défis tels que les écarts de liquidité entre la structure des FNB et leurs avoirs illiquides, ce qui fait des FNB d’actifs privés un ajout potentiellement révolutionnaire au marché. En décembre 2024, BondBloxx a lancé le premier FNB de crédit privé aux États-Unis, lançant officiellement la course aux FNB d’actifs privés », lit-on dans la note.

Le secteur canadien des FNB n’est pas en reste par rapport à cet attrait. Par exemple, l’Accelerate Diversified Credit Income Fund (INCM CN) offre une exposition à un portefeuille diversifié de prêts directs garantis de premier rang. D’autres FNB, comme le NBI Global Private Equity ETF (NGPE CN), visent à obtenir une exposition aux sociétés de capital-investissement cotées en Bourse, telles que KKR, Blackstone et Apollo, selon VMTD : « Compte tenu de l’environnement réglementaire progressiste du Canada, il ne serait pas surprenant de voir un FNB sur les actifs privés arriver au Canada prochainement. »

Bienvenue aux assureurs

En 2025, de nouvelles directives réglementaires qui favorisent la détention de FNB de titres à revenu fixe par des assureurs de personnes canadiens entreront en vigueur.

Les assureurs-vie canadiens sont d’importants détenteurs d’obligations, mais pas de FNB obligataires. « Historiquement, la détention d’un FNB peut entraîner des charges en capital réglementaire beaucoup plus élevées que la détention du même portefeuille par le biais d’obligations individuelles. Toutefois, la nouvelle méthode de calcul prévue par la directive LICAT de 2025 élimine en grande partie le traitement punitif du capital pour les FNB de titres à revenu fixe basés sur un indice, ce qui facilite l’achat et la détention de ce type de FNB par les assureurs vie », explique VMTD.

Selon une étude de la Banque du Canada, 41 % des actifs des assureurs-vie canadiens sont des obligations, soit environ 400 G$, rapporte VMTD : « Si les FNB obligataires peuvent attirer 5 % de ces actifs obligataires, 20 milliards de dollars afflueront dans les FNB obligataires. Cela équivaut au total des entrées de fonds dans les FNB obligataires au Canada en 2024. »

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