Pour ce faire, Mackenzie créé la Série D qui sera offerte dans l’ensemble de sa gamme de fonds communs de placement. Les clients qui achèteront cette série n’auront plus à payer toute la commission de suivi, le montant sera réduit et ira à la firme de courtage à escompte.

Cette décision serait principalement motivée par un « désir de justice pour que les clients paient pour ce qu’ils ont acheté », selon Jeff Carney, président et chef de la direction de Mackenzie, et n’a « aucun impact sur la relation de Mackenzie avec les conseillers et le support que l’entreprise souhaite continuer de leur apporter ».

La concurrence des fonds négociés en Bourse (FNB), très présents sur les plateformes de courtage à escompte, ne serait pas un facteur entrant en compte dans cette décision. Selon Mackenzie, les placements des investisseurs qui choisissent de faire des placements eux-mêmes à travers une société de courtage à escompte représentent 8 % des actifs totaux investis au Canada.

Auparavant, les investisseurs étaient, en général, peu enclins à choisir des fonds communs de placement lorsqu’ils empruntaient la voie du courtage à escompte. L’arrivée de la série D vise à renverser la vapeur.

« Les actifs détenus dans des fonds communs à travers des plateformes de courtage à escompte ne représentent que 2 % de nos actifs sous gestion, note Jeff Carney. C’est donc une très petite partie de ce que nous gérons. La distribution à travers les conseillers est, et restera toujours, notre priorité. »