Les Indices de fonds Morningstar Canada qui mesurent les rendements agrégés dans les catégories Actions japonaises, Actions de PME américaines et Actions américaines ont enregistré des gains respectifs de 13,3 %, 12,5 % et 11,6 % durant le premier trimestre.
« Les fonds d’actions japonaises ont continué à bien se comporter malgré l’affaiblissement du yen par rapport au dollar canadien. La faiblesse du yen a contribué à stimuler la profitabilité des exportateurs japonais. De plus, le renouvellement de l’engagement pris par la Banque du Japon de lutter contre la déflation et son recours à des mesures de stimulation dynamiques ont également appuyé la relance boursière », a indiqué l’analyste Joanne Xiao de Morningstar.
Aux États-Unis, Morningstar souligne que l’indice S&P 500 a fini le mois à un sommet detous les temps, alors qu’une série de données économiques positives et des bénéfices meilleurs que prévu pour les sociétés semblaient indiquer une relance contrôlée de l’économie américaine.
Les fonds d’actions canadiennes ont aussi connu un bon premier trimestre. L’Indice Morningstar Actions en majorité canadiennes a enregistré un gain de 6,2 % durant le trimestre, probablement grâce au fait que ses fonds sous-jacents attribuent en moyenne 22 % de leurs actifs aux actions américaines.
Les fonds de la catégorie Actions canadiennes, dont le contenu étranger est minime, ont produit un rendement moyen de 3,7 % pour le trimestre, comme le souligne Joanne Xiao : « À part leur bon choix d’actions, de nombreux fonds d’actions canadiennes ont surclassé l’indice grâce à une sous-pondération dans les matériaux, secteur qui a été considérablement à la traîne de l’indice dans son ensemble pendant une bonne partie des deux dernières années. »
Les pires performances
L’Indice Actions des ressources naturelles et l’Indice Actions des métaux précieux ont connu des rendements respectifs de -4,5 % et de -17,2 % durant le premier trimestre. Le seul autre indice de fonds à avoir bouclé le trimestre dans le rouge est l’Indice Actions de la Grande Chine, après des rendements positifs en janvier et en février, il a enregistré un rendement mensuel de – 5,2 % en mars.
Cette contre-performance s’expliquerait par un repli des actions chinoises qui a suivi la mise en place de la dernière série de mesures prises par le gouvernement pour contrôler les prix de l’immobilier.
« Les placements immobiliers constituent une partie si importante de l’économie chinoise que ces mesures ont fait chuter le marchétout entier au cours du mois », soutient Joanne Xiao.