Les assureurs canadiens ont notamment été favorisés par leur modèle comptable suivant l’évaluation au marché ainsi que par leur réactionrapide aux risques causés par l’environnement de bas taux d’intérêt.

Bien que les sociétés d’assurance canadiennes soient en meilleure position que leurs homologues américaines, elles peuvent apprendre de leurs voisines du sud sur le plan de l’excellence opérationnelle, souligne Esther Gaulin, associée d’Ernst & Young.

« Les sociétés d’assurance américaines ont été forcées par la crise économique à prendre des mesures importantes pour atteindre l’excellence opérationnelle. Les sociétés d’assurance canadiennes doivent apporter des changements de processus fondamentaux, comme investir dans la technologie, les modèles prévisionnels et l’analyse des consommateurs, pouratteindre un niveau d’efficience similaire, être plus compétitives et accroître leurs marges. »

Le secteur de l’assurance canadien serait composé principalement de quelques grandes sociétés et de nombreuses plus petites entreprises. Alors que les grands assureurs ont de la difficulté à croître à l’interne, les plus petits doivent se concentrer sur des créneaux de marchés particuliers s’ilssouhaitent progresser.

Ces derniers risquent d’ailleurs de trouver la facture des grands changements réglementaires à venir salée, comme Ernst & Young l’explique dans son rapport. Les régulateurs exigeront désormais davantage de transparence en plus de faire des modifications à la solvabilité, au calculainsi qu’à l’adéquation du capital et les risques.

« Les plus petites sociétés d’assurance sont susceptibles de trouver particulièrement onéreuse la mise en œuvre d’importants changements réglementaires et comptables, mais il est primordial qu’elles comprennent ces changements en profondeur ainsi que l’incidence qu’ils auront sur leurs processus, contrôles, ressources et technologies de l’information existants. »