Finance et Investissement : Il y a une tendance à marier le style valeur et le style momentum au sein du même FNB. Pouvez-vous m’expliquer comment ça fonctionne et pourquoi on fait ce type de combinaison?

Alain Desbiens : Depuis le début de la création des FNB BMO, on a essayé d’orienter notre stratégie sur quatre grands piliers : l’indiciel, le revenu fixe, l’innovation et le côté bêta judicieux.

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On a inclus, il y a à peine six mois, une nouvelle stratégie ZEUS avec Schiller qui comporte l’inclusion à l’intérieur du style valeur, du style momentum et aussi un autre style pour nous qui est l’équipondération, c’est notre premier FNB multifactoriel.

Comme pour tous les autres bêta judicieux, la stratégie ZEUS se retrouve dans notre document Comprendre les FNB BMO version 2, un document qui est fait strictement pour les méthodologies indicielles de bêta judicieux et multifactorielles de la BMO. On a un autre document qui s’appelle Comprendre les FNB BMO version 3 qui s’adresse aux 30 solutions de FNB qui sont basées sur des fonds communs. Pour nous, quelle que soit la stratégie de bêta judicieux ou multifactorielle, le tableau de bord est important, parce que ce que l’on fait c’est reprendre les grandes classes d’actifs et les comparer entre eux.

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Je pense que c’est une des meilleures choses que l’on peut faire comme conseiller c’est illustrer lorsque l’on prend une stratégie du côté de la clientèle parce que de plus en plus on s’en va vers MRCC3, pis MRCC3 c’est comprendre les produits, montrer qu’on les a expliqués au client et qu’on peut les envoyer au département de conformité, à l’entourage comme tel de nos clients. Sur la version 2 de Comprendre les FNB BMO, on explique de façon très simple sur un tableau imagé, de quelle façon cette stratégie s’imbrique. Lorsqu’on parle de ZEUS, en premier on regarde l’univers des actions et on élimine – c’est la première partie du filtre – toutes les actions qui n’ont pas 50 millions de volume quotidien et qui n’ont pas 5 milliards de capitalisation boursière. Par la suite, et ça c’est très original en terme de stratégie, on élimine toutes les actions qui n’ont pas 20 ans d’historique du côté de la bourse. Évidemment cela élimine beaucoup d’actions qui sont très à la mode en ce moment du côté canadien. Par la suite, ce qu’on fait c’est qu’on met sur les 100 titres qui ont le meilleur ratio CAPE Shiller, qui est basé sur de la valeur, on regarde ces 100 titres là et on met le même nombre de titres que dans l’indice. Donc par exemple, sur les 100 titres, si 25% de l’indice est en technologie, 25 % des titres choisis par Shiller sur l’approche valeur va être en technologie. Ensuite, on va prendre un côté momentum pour éviter les pièges du deep value. On va prendre le moment et enlever les 20 actions qui ont le moins de momentum à l’intérieur et, ce qui est très original, on va équipondéré chacun des 80 titres restants.

Ce qui fait en sorte que comparativement à une stratégie valeur ou une stratégie indicielle, la capitalisation boursière va être surtout orientée vers du mid cap et du large cap beaucoup plus que sur du méga cap. Et en plus, on va rebalancer le portefeuille à chaque trois mois pour s’assurer d’avoir un positionnement qui correspond à l’indice Shiller du côté des actions américaine.