Une stratégie pour les marchés émergents
En 2013, les actions des marchés émergents n’ont pas enrichi les investisseurs. Loin de là. Devrait-on laisser tomber ? Non, car selon des gestionnaires d’actif, les émergents ne doivent plus être pris en bloc. Par exemple, Credit Suisse souligne que le Brésil, la Colombie et la Malaisie continueront de subir les conséquences de la baisse de demande de matières premières en Chine, puisqu’ils sont des exportateurs nets de matières premières. Cependant, le Mexique, la Corée du Sud et Taïwan bénéficieront de la reprise des pays développés, étant donné que leurs entreprises exportent beaucoup de biens de consommation. L’approche globale en marchés émergents devrait donc laisser la place à une stratégie d’investissement différenciée, pays par pays, ce qui favorise la gestion active aux dépens des fonds indiciels. En outre, la gestion active est plus à même de lire la tendance des mouvements de capitaux. D’après une récente recherche du Fonds monétaire international, les investisseurs étrangers placent et retirent rapidement leurs avoirs des marchés émergents en fonction des taux d’intérêt. Lorsque les taux sont bas, ces pays reçoivent davantage de capitaux étrangers, qui peuvent représenter plus de 3 % du produit intérieur brut. Mais lorsque les taux montent, ces capitaux prennent la poudre d’escampette (http://tinyurl.com/lpzzz6a).
- Par : Jean-François Barbe
- Source : Finance et Investissement
- 15 janvier 2014 15 janvier 2014
- 00:00