Cette politique fiscale semble être à nouveau source de tergiversations pour les conservateurs.

Lors de la campagne électorale de 2011, le fractionnement du revenu avait été une promesse majeure des conservateurs. Celle-ci aurait permis au conjoint qui gagne le plus de transférer une partie de son salaire à l’autre à des fins fiscales. Et cela, afin de payer moins d’impôts.

Mais au début du mois, le ministre des Finances, Jim Flaherty, avait exprimé des doutes sur la politique, indiquant qu’il ne s’agissait peut-être pas de la meilleure façon d’aider les familles canadiennes.

Par la suite, le premier ministre n’a pas voulu confirmer que le fractionnement du revenu irait de l’avant. Évitant soigneusement de prononcer les mots « fractionnement du revenu » (et « income-splitting » en anglais), M. Harper s’est mis à parler « d’économies d’impôts pour les familles » lorsqu’il était questionné à ce sujet.

Et tous ses ministres ont suivi son exemple. Sauf le puissant ministre Jason Kenney qui a maintenu un temps que le gouvernement tenait à toutes ses promesses électorales.