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La rapidité est une qualité… mais seulement quand la qualité est au rendez-vous.

Dans un cabinet de services financiers, on peut côtoyer à la fois un collaborateur lent et trop prudent et un collaborateur qui a hâte que chaque tâche soit achevée.

Bien entendu, chacun a sa place dans l’organisation, mais, pour le bien de l’entreprise, ces deux catégories d’employés doivent être gérées habilement.

C’est particulièrement le cas du collaborateur qui considère chaque tâche comme une urgence, pointe Harvard Business Review.

S’il est important de répondre dans les meilleurs délais aux attentes des clients, il est tout aussi important que l’urgence ne soit pas érigée en culture, au risque de multiplier les erreurs.

Les collaborateurs qui aiment avancer vite sont souvent très productifs, mais ils le seraient davantage si leur empressement n’avait pas d’impact négatif sur la qualité de leur travail.

Pour cela, la première des choses est d’aider ce collaborateur empressé à distinguer le sentiment d’urgence de ce qui est réellement une urgence. Toutes les tâches ne sont pas urgentes et il est important de s’en rendre compte, car un sentiment exacerbé d’urgence peut pousser à ne plus écouter les personnes autour de soi. Les décisions se prennent alors en solitaire et l’efficacité de l’équipe s’en trouve freinée.

Il est important de montrer à un collaborateur pressé qu’il a un impact sur les autres. Son empressement peut lui faire oublier à quel point la collaboration est payante, y compris pour lui-même. Ce collaborateur devrait être félicité pour la méthode qu’il utilise dans son travail, et non lorsqu’il achève une nouvelle tâche.

Puisque ce collaborateur a tendance à se débarrasser de ses tâches, son gestionnaire devrait le faire réfléchir aux conséquences de ses actions. Son échelle personnelle de satisfaction pourrait ne résider que dans la rapidité de l’exécution de sa tâche, or la réflexion l’amènera à étudier le niveau de qualité de son travail, et l’impact de celui-ci sur ses collègues et sur les clients du cabinet de services financiers.

Une autre manière de rendre un collaborateur empressé plus efficace est de le faire travailler avec un autre collaborateur qui dispose, lui, d’une vision sur le long terme. Il s’agit d’allier l’action et la stratégie. Chacun des deux apprendra de l’autre, à condition d’accepter que son binôme lui soit complémentaire.

Une personne qui pense que tout est urgent risque de se retrouver avec l’illusion qu’elle porte toute la responsabilité de la réalisation des objectifs. Le meilleur moyen de l’aider, c’est-à-dire de la rendre encore plus efficace pour elle-même et pour le cabinet, est de lui faire prendre conscience qu’elle n’est pas seule à porter cette responsabilité, et que l’ensemble de l’équipe œuvre à la réalisation de ces mêmes objectifs.