Des assureurs américains comme la New York Life Insurance Company ont lancé au début des années 2010 des produits de rente différée dont les versements commencent à 75, à 80 ou à 85 ans. Étant donné que les clients renoncent au capital, la rente peut atteindre un montant élevé. Toutefois, selon certains indices, cette assurance longévité semble peu populaire. «Très peu de personnes ont acheté ce type de rente», affirment les auteurs d'une récente recherche universitaire américaine. Voilà qui étonne, puisque l'augmentation continue de l'espérance de vie devrait en principe favoriser les ventes. Selon la Society of Actuaries, une Américaine de 65 ans a une chance sur deux de vivre au-delà de l'âge de 85 ans, alors qu'un Américain de 65 ans en a une sur deux de vivre après 82 ans. D'après les chercheurs, les femmes relativement jeunes sont davantage intéressées par ces produits, probablement en raison de leur espérance de vie plus élevée. En revanche, être propriétaire de maison diminue beaucoup les probabilités d'achat, car les propriétaires âgés s'en servent comme source de liquidités. L'hypothèque inversée entrerait ainsi en concurrence avec les produits d'assurance longévité.
Empire Vie a revu à la mi-octobre les taux de sa police d'assurance vie permanente avec participation AssurMax. En résumé, les fumeurs paieront moins, et les non-fumeurs, davantage. Dans le cas où le client a choisi l'option de participation Protection enrichie, la police procurera des prestations au décès plus élevées et de meilleures valeurs de rachat totales, touchant particulièrement les clients dans la trentaine. Lancée en janvier 2015, AssurMax se décline en deux versions : AssurMax 100, avec primes payables jusqu'à 100 ans, et AssurMax 20 primes, avec primes payables pendant 20 ans. Dans sa circulaire d'information aux conseillers et aux agents généraux, Empire Vie indique que les taux de primes d'AssurMax 100 augmenteront en moyenne, pour les non-fumeurs, de 5,2 % chez les hommes et de 3,7 % chez les femmes. Chez les fumeurs, les taux diminueront en moyenne de 5,4 % chez les hommes et de 9,3 % chez les femmes. En ce qui concerne AssurMax 20 primes, la hausse moyenne pour les non-fumeurs sera de 5,1 % chez les hommes et de 3,9 % chez les femmes. Pour les fumeurs, il y aura une baisse moyenne de 3,3 % chez les hommes et de 6,3 % chez les femmes. AssurMax s'adresse aux consommateurs dits à «revenus moyens» et comporte des valeurs de rachat garanties après quatre ans.
Selon certains, les investisseurs autonomes auraient intérêt à exploiter Twitter et son équivalent boursier StockTwits, un réseau d'investissement social qui dit avoir 1,5 million de visiteurs par mois, dont 60 % ont moins de 44 ans (http://tinyurl.com/jvbsg4u). Par exemple, un fournisseur d'analyse de données du nom de PsychSignal estime que ces types de réseaux sociaux augmenteraient l'efficacité des stratégies d'investissement de type momentum (http://tiny.cc/f24qey). En entrevue, le fondateur de StockTwits recommande de «suivre» les bonnes personnes, étant donné que les comportements et les humeurs auraient un fort impact sur les marchés (http://tinyurl.com/hk89bnj). Des chercheurs universitaires américains se sont penchés récemment sur StockTwits. Il en ressort que ce Twitter pour investisseurs autonomes compterait 20 % de professionnels, par exemple des analystes boursiers. Ces professionnels recourent notamment à l'analyse technique. Ce sont les meilleurs d'entre eux, disent les chercheurs, qui donnent le ton (http://tinyurl.com/ht93rnv). Le défi consiste à reconnaître les meilleurs professionnels de ces réseaux sociaux afin de les suivre et de faire de l'argent... en prétextant suivre une stratégie de type momentum.
Les fonds à date cible constituent l'option par défaut du nouveau Régime volontaire d'épargne-retraite (RVER) du Québec. C'est la même chose aux États-Unis pour l'ensemble des régimes de retraite à contributions définies depuis le passage, en 2006, du Pension Protection Act. Voilà pourquoi les fonds à date cible, dont la répartition d'actif dépend de l'âge prévu pour partir à la retraite, ont pris beaucoup d'ampleur chez nos voisins du Sud. L'actif sous gestion a atteint 763 G$ US à la fin de 2015, selon l'Investment Company Institute. Une des qualités de ces fonds consiste à favoriser, du moins en principe, la discipline de placement. Une recherche récente a révélé que les adhérents aux régimes à contributions définies développent en vieillissant une tendance à éviter le risque. Cette aversion au risque est particulièrement prononcée chez ceux qui ont entre 51 et 65 ans. Toute la question est de savoir comment se bâtissent les portefeuilles de fonds à date fixe. Si la faible tolérance au risque d'épargnants âgés est incorporée dans leur construction, ces portefeuilles seront alors trop prudents et laisseront filer un important potentiel de croissance (http://tiny.cc/x40qey).
Les grandes institutions financières pèsent de plus en plus lourd dans l'industrie des fonds communs de placement (FCP). Est-ce de mauvais augure pour les conseillers indépendants ?Entre 2010 et 2015, les parts de marché des manufacturiers canadiens de FCP de Scotia, RBC, BMO, Manuvie et TD ont vigoureusement augmenté, selon les statistiques d'Investor Economics (voir le tableau). Les chiffres de Desjardins et de la Banque Nationale, plus modestes, reflètent le fait que ces deux organisations servent principalement le Québec.
FOCUS FCP - Si l'industrie des fonds communs de placement (FCP) était une course automobile, Fidelity serait un bolide de tête.En 2015, Fidelity est arrivée au premier rang des manufacturiers canadiens pour les entrées nettes de FCP (+ 9,77 G$), révèle Investor Economics dans son analyse «2016 Insight Annual Review». Elle revient ainsi en tête de ce classement, place qu'elle avait occupée pour la dernière fois en 2011. Et la société occupe le troisième rang au palmarès des parts de marché au Canada avec des parts de 7,1 %, après RBC Gestion mondiale d'actifs et Gestion de placements TD.
La taille de l'industrie canadienne des fonds d'investissement, qui incluent les fonds communs de placement (FCP), les fonds négociés en Bourse (FNB) et les fonds distincts, a plus que doublé entre février 2009 et juillet 2015. L'actif sous gestion est passé de 604 G$ à 1 400 G$, selon Investor Economics.Toutefois, la firme de recherche met en garde contre tout excès d'optimisme, puisque d'après elle, les années de croissance facile sont choses du passé.
Y a-t-il une bulle du crédit en Chine ? La classe moyenne québécoise est-elle en déclin ? La Grèce peut-elle refuser de payer sa dette ? Des taxes sur les boissons gazeuses, les croustilles et la crème glacée pourraient-elles contribuer à réduire l'obésité au sein de la population ? Quel est le seuil de revenus nécessaire pour faire partie du 1 % des personnes les plus riches du Québec ? Ce livre explique les tenants et les aboutissants de 60 sujets d'actualité économique, traités en quatre ou cinq pages chacun. Illustré de nombreux graphiques, tableaux et photos, il instruit et captive comme un bon journal ou une bonne émission d'affaires publiques. L'ouvrage a été écrit par Gérald Filion, journaliste de Radio-Canada, et l'économiste François Delorme, qui enseigne à l'Université de Sherbrooke. Un beau cadeau de Noël à offrir...
FOCUS FCP - «Il y a une dizaine d'années, l'appétit des investisseurs pour les fonds canadiens semblait presque illimité. Aujourd'hui, les choses sont différentes, car l'appétit s'est déplacé vers les fonds internationaux», dit Annamaria Testani, vice-présidente, ventes nationales, chez Banque Nationale Investissements.Aux premières loges de l'industrie des fonds d'investissement, Annamaria Testani signale que la baisse de la demande de fonds canadiens s'est répercutée dans le secteur des fonds équilibrés : «Auparavant, lorsqu'on faisait référence aux fonds équilibrés, la part du lion revenait aux fonds équilibrés canadiens. Mais cela a changé au profit des fonds équilibrés internationaux.»
Menacés de disparition, les concours de vente destinés aux conseillers en sécurité financière pourraient survivre s'ils récompensent autre chose que les volumes de primes.«Il faut reformuler le but des concours de vente afin de mieux les conserver», propose Robert Landry, consultant et ancien vice-président exécutif chez AXA Canada. Ce dernier propose quelques ingrédients d'éventuels concours de vente réformés, alors que bon nombre d'assureurs réévaluent leur offre de mesures incitatives destinées aux conseillers.