En janvier 2018, la règle fiduciaire s'appliquera aux régimes de retraite individuels et collectifs aux États-Unis. Promue par le ministère du Travail, cette règle implique que les conseillers doivent agir dans les meilleurs intérêts des clients. Le courtier Edward Jones a rapidement réagi en indiquant que les fonds communs de placement (FCP) ne seraient dorénavant disponibles que par l'intermédiaire de comptes gérés. Le courtier de Saint-Louis a précisé que les structures de rémunération en FCP ne sont pas cohérentes avec le principe fondamental du meilleur intérêt du client (http://tinyurl.com/gtpsnnr). Les clients de régimes de retraite individuels et collectifs d'Edward Jones qui ont un actif de moins de 100 000 $ paieront dorénavant des honoraires de 1,35 à 1,75 %. Toutefois, leurs avoirs ne comprendront pas de FCP. Le Wall Street Journal signale que les manufacturiers et les distributeurs de FCP ne savent pas encore comment réagira le ministère du Travail à l'égard de la validité des structures actuelles de rémunération par rapport à la règle fiduciaire (http://tinyurl.com/z5j6a4d). Selon un chroniqueur de Bloomberg, Nir Kaissar, la règle fiduciaire favorisera ultimement les conseillers indépendants, les robots-conseillers et les firmes de courtage à escompte (http://tinyurl.com/hzmzed5).
Il existe une bonne demande de robots-conseillers... pourvu qu'ils inspirent confiance. Une des meilleures façons d'y arriver consiste à associer le robot-conseiller à une société financière reconnue. Une enquête du Groupe CGI révèle ainsi que deux consommateurs sur trois souhaitent avoir accès à un robot-conseiller appartenant à une société financière renommée pour la confiance accrue que cela procure. Dans ce repositionnement causé par la technologie et les valeurs, les sociétés-conseils traditionnelles disposent ainsi d'un «avantage distinctif», constate CGI. Plusieurs l'ont compris, note ce spécialiste des technologies, qui relève les acquisitions de robots-conseillers par des noms connus : FutureAdvisor par BlackRock, Guide Financial par John Hancock (propriété de Manuvie) et Jemstep par Invesco (http://tinyurl.com/z5a4q9j). Un des derniers venus dans le créneau des robots-conseillers, Fidelity, a suivi une voie différente en lançant cet été son propre outil, Fidelity Go. Il s'agit d'un conseiller robot hybride, puisque le rééquilibrage du portefeuille est effectué par des êtres humains. Les clients peuvent communiquer avec des représentants grâce à une ligne téléphonique 1 800 ou par clavardage en ligne. Les frais s'établissent entre 0,35 % et 0,40 % de l'actif sous gestion. Fidelity Go vise les 25 à 45 ans pouvant investir aussi peu que 5 000 $ (http://tinyurl.com/ju9v8rv).
Le chiffre d'affaires du trafic de la drogue s'élèverait à quelque 300 G$ US par an dans le monde. Cela se compare au PNB de pays émergents comme le Chili ou Singapour. Journaliste au prestigieux magazine The Economist, l'auteur veut montrer que ce trafic n'est pas influencé par la violence de psychopathes, mais qu'il obéirait plutôt aux lois de n'importe quelle industrie d'une économie de marché. Ainsi, à l'instar de Wal-Mart, les cartels sud-américains entendent contrôler la chaîne d'approvisionnement, ce qui expliquerait pourquoi les prix de la drogue sont stables. Les trafiquants auraient développé des techniques avancées de marketing et ils franchiseraient leurs opérations comme le font les McDonald's de ce monde. Ils utiliseraient des technologies de pointe comme le Dark Web, qui font baisser les prix des fournisseurs, à l'image de Kijiji et de CraigList. Cependant, l'«industrie» de la drogue aurait son talon d'Achille : le taux de roulement très élevé de la main-d'oeuvre. Toutefois, les «centres d'emplois» que sont les prisons permettent le renouvellement régulier des effectifs. Afin d'affaiblir les cartels, l'auteur propose de réformer le droit criminel et de légaliser les produits, comme l'ont fait certains États américains pour la marijuana. Mais peut-on sincèrement penser à légaliser des drogues aussi puissantes que l'héroïne et la cocaïne ?
Lorsque la Bourse bat en retraite, deux types d'épargnants ont tendance à très mal placer leurs avoirs, selon une recherche parue dans la revue Journal of Personal Finance. Il y a ceux qui ont trop confiance en leurs moyens et ceux qui sont très craintifs face aux pertes. Au lieu de profiter du contexte baissier pour acheter à bas prix, ces deux types d'épargnants augmentent leurs positions liquides en quittant graduellement le marché... jusqu'à ce qu'il ait rebondi de façon suffisamment convaincante à leurs yeux. Mais ils auront perdu une belle occasion. La recherche s'appuie sur un vaste sondage effectué aux États-Unis lors de la «Grande récession» de 2008. Les chercheurs suggèrent aux conseillers de préparer leurs clients à un éventuel marché baissier en essayant de leur faire comprendre le risque de ne pas atteindre leurs objectifs financiers s'ils ne profitent pas des occasions d'acheter à bas prix. Les conseillers pourraient tenter de convenir à l'avance avec les clients problématiques d'une stratégie à suivre en cas de correction boursière, ajoutent les chercheurs (http://tinyurl.com/grfz9ly).
Les nouvelles règles fiscales de 2017 relatives à l'impôt sur le revenu de placement d'assurance vie universelle (VU) forcent les assureurs à revoir leur offre. Fin novembre, Manuvie a modifié de façon spectaculaire les taux de commissions des contrats temporaires renouvelables annuellement. Les commissions de première et deuxième année sur les prélèvements, qui étaient de 50 %, sont passées à 60 % pour la première année et à 2 % pour la deuxième. Les commissions de première et de deuxième année sur les dépôts étaient précédemment de 20 %. Elles atteignent maintenant 60 % et 2 %, respectivement. Par ailleurs, les taux du coût de l'assurance (CDA) uniforme ont augmenté de 2 à 11 % pour toutes les options. Manuvie précise que la hausse inclut le CDA uniforme
« Si votre maison est dévalisée et que vous n'êtes pas assuré, vous devrez piger dans vos économies. Ce serait la même chose si vous aviez un diagnostic de cancer, étiez victime d'une crise cardiaque ou d'un accident vasculaire cérébral. » Voilà l'une des approches de vente en assurance maladies graves suggérée par Great-West. Dans le cadre d'un document interactif de 46 pages, l'assureur propose des scénarios pour les clients ainsi qu'une abondante documentation de référence destinée à outiller les conseillers désireux de développer ce marché. On y trouve des statistiques précises sur les incidences de cancers. On y démontre que l'impact financier pourrait tenir davantage aux pertes de revenu qu'aux frais en tant que tels. L'assureur indique que les clients sont plus portés à écouter le message lorsqu'il porte sur d'autres personnes qu'eux-mêmes. Great-West suggère ainsi d'aborder les clients en leur demandant quel est le pourcentage, selon eux, de leurs anciens collègues d'école secondaire qui ont déjà souffert d'un cancer, d'une crise cardiaque ou d'un accident vasculaire cérébral. La bonne réponse pourrait les faire réfléchir (http://tinyurl.com/zlb7k68).
Au Canada, les ventes de fonds distincts traversent une période difficile. De janvier à mai 2016, les sorties nettes ont atteint 213 M$, principalement en raison des rachats de produits à garantie de revenu viager.iA Groupe financier (auparavant Industrielle Alliance), Empire Vie et SSQ tirent leur épingle du jeu. Leurs entrées nettes sont de 169 M$, 60 M$ et 49 M$, respectivement, durant cette période. Ces entrées nettes représentent 1,4 %, 0,8 % et 2,9 %, respectivement, de leur actif sous gestion du début de l'année (voir le tableau).
Le marché de l'assurance vie sans exigences médicales n'a jamais été aussi concurrentiel. Plan de protection du Canada (PPC) a haussé les limites de couvertures de son assurance Vie Différée de 50 000 à 75 000 $ ; de Vie Différée Élite, de 250 000 à 350 000 $ ; de Vie Élite Simplifiée sans examen médical, de 300 000 à 500 000 $ ; et de Vie Préférentielle, de 500 000 $ à 1 M$. PPC a également mis en marché un nouveau produit, Vie Acceptation Garantie, comportant une protection allant jusqu'à 25 000 $. Se présentant comme « chef de file canadien » de l'assurance vie à émission simplifiée sans exigence médicale, PPC ajoute avoir élargi des catégories d'admissibilité afin de couvrir « un plus grand éventail de problèmes de santé ou des styles de vie plus risqués ». PPC précise qu'elle ne demande pas si une demande d'assurance vie a déjà été refusée ou s'il y a déjà eu surprime. Les conseillers ne sont pas oubliés, puisque PPC a augmenté les commissions de première année. Elles passent de 35 à 40 % pour les temporaires 10, 20 et 25 ans ; et de 45 à 50 % pour les temporaires 100 ans.
Assomption Vie a rehaussé son offre de produits sans examen médical et à émission simplifiée destinés aux individus ayant des difficultés à s'assurer. Tout d'abord, InstaTerm et Insta- Term Différé ont été retirés des tablettes. Ces produits comportaient des termes de 10 ou 20 ans et des couvertures comprises entre 50 000 et 150 000 $. Les produits qui leur succèdent, lancés le 31 octobre, offrent un choix élargi avec Vie entière sans examen et Temporaire sans examen (10 ou 20 ans). De plus, les couvertures sont plus élevées. Vie entière sans examen propose un capital assuré entre 10 000 et 250 000 $. Si la protection est différée pendant les deux premières années, le capital assuré s'établit entre 10 000 et 150 000 $. Pour sa part, Temporaire sans examen à protection immédiate comporte un capital assuré entre 50 000 et 250 000 $. Si la protection est différée pendant deux ans, le capital assuré se situe entre 50 000 et 150 000 $. L'assureur acadien signale que ces nouveaux produits s'adressent aux individus qui ont des problèmes de santé « communs » tels que le diabète, le cancer et les maladies cardiaques.
Dans l'industrie du conseil financier, un modèle hybride d'automatisation prendra une place grandissante au cours des prochaines années. Par exemple, Fidelity, dont le siège social se trouve près de Boston, s'apprête à lancer d'ici la fin de 2016 un robot-conseiller destiné uniquement aux conseillers indépendants. L'autorité de réglementation du Massachusetts, la Massachusetts Securities Division (MSD), en a pris acte en publiant des lignes directrices destinées aux conseillers (humains) qui utilisent des robots-conseillers pour alléger leur charge de travail. Notant «le nombre croissant» de conseillers du Massachusetts oeuvrant avec de tels robots, le MSD signale trois éléments cruciaux. Le premier est sans conteste le plus important : les honoraires du conseiller devront être «raisonnables», et s'appliquer aux services qui ajoutent «clairement» de la valeur à ceux du robot-conseiller. Deuxième élément : si le client peut obtenir certains services directement du robot-conseiller sans avoir à payer des frais supplémentaires, le conseiller en chair et en os devra en avertir le client. Enfin, le conseiller devra spécifier à son client ce qu'il ne peut pas faire avec le robot-conseiller (par exemple, modifier la structure du portefeuille). Il devra aussi signaler au client les limites de cette machine (par exemple, il n'y a pas plus de sept portefeuilles modèles) (http://tinyurl.com/jvajsfy).