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Élections : cinq questions financières au Parti vert

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Dans le cadre de la campagne électorale actuelle, Finance et Investissement interroge les principaux partis politiques canadiens. L'auteure de ces lignes s'est entretenue avec le représentant du Parti vert, Ard Van Leeuwen, porte-parole du parti en matière de finance.

Votre parti propose-t-il une ou des mesures qui favoriseront le développement de l'industrie des services financiers au Canada?

Ard Van Leeuwen: Il faut d'abord s'assurer que les Canadiens ont confiance dans leur industrie financière. Mettre en avant les meilleures mesures du gouvernement permettrait de conserver la confiance et la stabilité pour fournir un cadre réglementaire solide, éviter les accumulations de bulles d'actifs et veiller à ce que ses propres finances soient en règle.

Nous devrions également réorganiser le rôle des agences de notation, en aidant les Canadiens à accroître leurs connaissances financières, en mettant en place des dispositifs de protection plus forts. Voilà des exemples de mesures que le gouvernement peut prendre pour créer un environnement dans lequel l'industrie des services financiers peut s'épanouir non seulement au Canada, mais s'étendre à l'étranger.

Êtes-vous en faveur de l'adoption d'une commission unique de valeurs mobilières au pays?

AVL: Oui, le Parti Vert a pris position en faveur d'un organisme national et unique de réglementation des valeurs mobilières. Il a fait siennes les recommandations formulées dans le rapport final du groupe d'experts sur la réglementation. Je pense que si nous construisons un pays à partir de zéro, nous ne rêvons pas de fragmenter la réglementation des valeurs mobilières parmi les provinces et territoires. Ce dédoublement des efforts est terriblement inefficace pour les compagnies canadiennes, mais également pour les investisseurs étrangers qui voudraient faire des affaires au Canada. À la place, je pense que nous devrions chercher des économies d'échelles et de la stabilité, ce que pourrait faire un régulateur unique, efficient et efficace.

Quelle est votre position concernant le projet de fusion des Bourses de Toronto et de Londres?

AVL: Nous n'avons pas de position dans le sens d'un accord ou d'un désaccord avec cette fusion. Mais nous avons des préoccupations. C'est une situation difficile à évaluer.

Avant d'approuver l'accord, nous devons être assurés que les entreprises canadiennes auront le même niveau d'accès pour augmenter leur capital et leur expertise financière locale. Nous devons savoir si le Canada perdrait le contrôle réglementaire sur les marchés des valeurs mobilières si le propriétaire des bourses est à l'étranger. Et si notre pays perdrait des emplois et des compétences associées avec notre industrie financière, parce que ce sont des emplois à forte valeur ajoutée fondés sur la connaissance que nous pouvons espérer étendre au Canada.

Le niveau d'épargne des Canadiens est à un niveau historiquement bas. Croyez-vous que le gouvernement devrait stimuler l'épargne? Si oui, quelles mesures envisagez-vous?

AVL: Oui, je crois que le gouvernement devrait stimuler l'épargne et l'investissement à la place de la consommation. Par exemple, le Parti Vert n'aurait pas réduit la TPS car elle stimule la consommation et pas l'épargne.

Lorsqu'il a une possibilité de réductions d'impôts, nous préférons une baisse de l'impôt sur le revenu pour pouvoir augmenter le salaire net des travailleurs et inciter ainsi l'épargne et l'investissement. En conséquence, nous aurions pu augmenter les taxes sur l'extraction des ressources naturelles et sur la pollution.

Un domaine où des économies doivent être étayées est l'épargne-retraite. Je pense que le gouvernement doit reconnaître que des outils d'épargne-retraite comme le REER sont malheureusement sous-utilisés par la plupart des Canadiens. Offrir des programmes encore plus volontaires d'épargne-retraite ne traite pas la racine du problème. Nous croyons également qu'il devrait y avoir des augmentations des cotisations au régime de pensions du Canada et des paiements.

Que comptez-vous faire pour améliorer le niveau de littératie financière des Canadiens?

AVL: Il faut une meilleure compréhension des finances de base. Pour cela, l'éducation financière doit être une composante de notre système d'éducation formelle, même aux niveaux primaire et secondaire. Les élèves doivent comprendre les principes de base des prêts hypothécaires, prêts à la consommation, de crédit et de la sécurité de la retraite. Je pense qu'il donnera lieu à une industrie plus solide de services financiers, car il y aura un meilleur niveau de communication entre les consommateurs et les fournisseurs de services financiers. Il y aura un nouveau vocabulaire commun.

Le Parti Vert appuie l'analyse, les conclusions et recommandations du rapport, formulées par le Groupe de travail du gouvernement sur la littératie financière. C'est un excellent point de départ pour améliorer la littératie financière pour tous les Canadiens.

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