Stratégie alternative | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/strategie-alternative/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 04 Feb 2026 13:01:10 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Stratégie alternative | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/strategie-alternative/ 32 32 FNB : tendances émergentes du secteur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-tendances-emergentes-du-secteur/ Wed, 04 Feb 2026 13:01:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112203 Les FNB à gestion active poursuivent leur élan.

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« Les fonds négociés en Bourse (FNB) sont devenus l’instrument par défaut des conseillers pour élaborer des portefeuilles au Canada », affirme Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNB chez Placements Mackenzie, dont la firme vient de publier un rapport intitulé Perspectives des FNB pour 2026.

Les chiffres confirment cette assertion. Atteignant 714 milliards de dollars (G$) à la fin de 2025, l’actif total des FNB canadiens a augmenté de 37,6 % en 2025, soit à un rythme supérieur au taux de croissance annuel composé de 23 % dans la dernière décennie. Certes, avec un actif total s’élevant à 2528 G$ à la fin de 2025, selon les statistiques de l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI, précédemment IFIC), les fonds communs de placement (FCP) gardent encore le haut du pavé sur le plan des actifs détenus. Mais depuis 2022, autant la croissance que l’intérêt ont définitivement basculé du côté des FNB.

Après avoir connu des rachats nets de 44 G$ et 56 G$ en 2022 et 2023, les ventes nettes de FCP sont devenues positives à nouveau, atteignant 15 G$ en 2024, puis 40,5 G$ en 2025. Pendant tout ce temps, les créations nettes de FNB n’ont jamais fléchi :  36 G$ en 2022, 37 G$ en 2023,75 G$ en 2024. En 2025, selon l’analyse de Banque Nationale du Canada Marchés financiers, elles ont bondi de 166 % : 125 G$, l’actif total sous gestion grimpant de 195 % à 714 G$.

La nouvelle réalité des FNB se décline en trois développements de fond, selon Placements Mackenzie : le retour, via les FNB, de la gestion active traditionnelle ; l’accès à des stratégies systématiques (factorielles qui privilégient la qualité, la valeur, la croissance, le momentum ou la faible volatilité) ; l’émergence des fonds alternatifs liquides.

Montée en flèche de la gestion active

À la fin de 2025, l’actif sous gestion dans les FNB à gestion active était passé à 217 G$ et représentait 28 % de l’actif total. En 2015, la part des FNB à gestion active était de 14 %, mais n’accaparait que 12 G$ des actifs. Laurent Boukobza caractérise comme gestion active « tout ce qui n’est pas indiciel ». Dans sa forme la plus accomplie, la gestion active est la même, qu’il s’agisse d’un FNB ou d’un FCP : sélection de titres, orientation stratégique, variation de l’allocation, etc.

Cependant, souligne-t-il, « on peut être très actif avec du passif ». Il donne l’exemple d’un fonds de fonds chez Mackenzie composé de huit fonds indiciels, mais où un gestionnaire fait une allocation active en s’appuyant sur de la gestion algorithmique et de l’analyse de marché par une intelligence artificielle (IA).

L’attrait de la gestion active répond au désir, de la part des conseillers, « de combiner l’analyse active avec la liquidité et l’efficacité des FNB, écrit Mackenzie. La distinction entre “gestion active” et “FNB” s’estompe (…) permettant aux conseillers de s’appuyer sur la même prise de décision basée sur la conviction et la recherche fondamentale qu’offraient auparavant uniquement les fonds communs de placement. »

Selon Mackenzie, ce déplacement vers la gestion active sera renforcé par la phase 3 du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 3) qui porte sur la divulgation du coût total des fonds. Celui-ci « devrait procurer une plus grande transparence quant aux frais et permettre de mieux comparer les coûts de l’ensemble des produits de placement. » Pour les conseillers canadiens, « cet élan est l’occasion de différencier leur proposition de valeur en tirant parti des FNB à gestion active pour exprimer des points de vue stratégiques et tactiques, gérer le risque et démontrer leur expertise en construction de portefeuille ».

Imbrication des stratégies systématiques

On appelle « systématiques » les stratégies qui recourent à la notion de « facteur » comme la valeur, la croissance, la qualité, le momentum ou la volatilité.

« Les stratégies systématiques et fondées sur des facteurs deviennent discrètement l’épine dorsale des portefeuilles FNB modernes, affirme l’étude de Mackenzie. En 2026, on ne se demandera plus s’il faut utiliser des facteurs, mais comment les intégrer au mieux. L’objectif n’est pas de remplacer la gestion active, mais de la combiner avec des expositions rigoureuses et basées sur des règles qui renforcent la cohérence à long terme. »

Avec une volatilité élevée, on constate que l’information est intégrée de plus en plus rapidement, rappelle Laurent Boukobza : « On voit que différents facteurs peuvent s’appliquer à différents régimes de marché et qu’on peut en faire une rotation systématique pour ajuster le style de gestion au régime de marché en force. Le processus systématique, qui fait appel à des processus testés à travers le temps, permet la reproduction des rendements. »

Émergence de l’alternatif

Une catégorie plus jeune encore que les FNB, les fonds alternatifs liquides ont rapidement percé dans le paysage des FCP. À présent, leur déplacement vers les FNB est plus fulgurant encore. Ici, on parle de stratégies qui se caractérisent par le recours à du levier financier, à de la vente à découvert, à des instruments dérivés, surtout des options. Laurent Boukobza identifie les catégories suivantes comme appartenant aux « alternatifs liquides » : actions en position acheteur/vendeur, revenu fixe en position acheteur/vendeur, actions inversées, actions à levier, revenu fixe à levier.

Valeurs mobilières TD comptait 277 FNB de type alternatif liquides au Canada lesquels cumulent 22,9 G$ en actifs sous gestion, soit 3,2 % de l’actif en FNB canadien à la fin de décembre 2025. L’année dernière, ces fonds ont capté 7,2 G$ en créations nettes, soit 6 % des créations nettes annuelles. Les FNB alternatifs liquides ont ainsi dépassé l’actif en FNB axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), qui s’établissait à 21,3 G$ à la fin de 2025 et dont les créations nettes s’établissaient à 1,47 G$ selon VMTD.

« Les conseillers peuvent désormais intégrer des placements non traditionnels liquides directement dans les portefeuilles afin d’atteindre un éventail plus large d’objectifs, écrit Mackenzie, notamment la gestion de la volatilité, la production de revenus et l’amélioration des rendements d’un portefeuille grâce à des stratégies d’extension d’alpha. »

Laurent Boukobza donne l’exemple d’un fonds alternatif liquide de Mackenzie, le Fonds américain d’extension d’alpha Mackenzie GQE, qui a recours à un peu de levier et à la vente à découvert, et qui réplique le fonds institutionnel Quantative US Core Extended Strategy, également de Mackenzie Le premier fonds n’a pas encore un an de parcours, par contre le fonds institutionnel, lancé en août 2020, affiche depuis sa création une surperformance annuelle de 310 points de base par rapport à l’indice S&P 500.

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BMO élargit l’accès aux mégatendances du secteur des infrastructures privées https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bmo-elargit-lacces-aux-megatendances-du-secteur-des-infrastructures-privees/ Tue, 02 Dec 2025 13:08:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111257 PRODUITS – Grâce à sa dernière stratégie alternative.

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BMO lance le Fonds ALTitude d’infrastructures mondiales EQT, une stratégie alternative pour élargir l’accès aux mégatendances du secteur des infrastructures privées.

Cette stratégie, développée en partenariat avec la société d’investissement suédoise EQT, est axée sur les infrastructures privées diversifiées à l’échelle mondiale, notamment les centres de données, les énergies renouvelables et la gestion des déchets. Celle-ci cible les entreprises d’infrastructures à valeur ajoutée particulièrement celles situées en Europe occidentale, en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique.

Conçu pour offrir une protection contre les risques de baisse, ce dernier investit dans des entreprises qui possèdent des infrastructures essentielles avec des contrats à long terme et des barrières à l’entrée élevées.

« Pour les investisseurs qualifiés, ce fonds procure une exposition à la croissance et à la stabilité offertes par les infrastructures mondiales de nouvelle génération, qui sont essentielles à l’économie actuelle », assure Sara Petrcich, chef, FNB et placements non traditionnels, BMO Gestion mondiale d’actifs.

« Nous sommes ravis de faire équipe avec BMO pour rendre pour la première fois la plateforme d’infrastructure mondiale d’EQT accessible aux investisseurs individuels qualifiés au Canada. Les infrastructures ne sont pas seulement le pilier des sociétés résilientes, elles constituent également une catégorie d’actifs stable et non cyclique, soutenue par des tendances macroéconomiques à long terme telles que la numérisation et l’urbanisation croissante », précise de son côté Peter Aliprantis, chef, Gestion privée, Amériques, EQT.

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Utiles, les démarcheurs https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/alain-desbiens/utiles-les-demarcheurs/ Wed, 09 Apr 2025 10:23:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106254 FOCUS FNB — Ils peuvent contribuer à l’éducation des conseillers et de leurs clients.

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Dans le secteur de la distribution de produits financiers, les démarcheurs, communément appelés wholesalers, sont des partenaires importants auprès des conseiller·ères, des gestionnaires de portefeuilles et de leurs équipes.

J’ai été démarcheur auprès de firmes de fonds communs de placements, de stratégies alternatives et de fonds négociés en Bourse (FNB) depuis plus de deux décennies.

Dans les dernières années, on a vu au sein des firmes de placement des changements dans le titre de ces démarcheurs professionnels appelés parfois vice-président, directeur ou spécialiste.

Les titres de ces démarcheurs varient selon la vision de la firme sur les titres et leurs rôles et/ou de l’expérience de ces professionnels.

Dans l’article, je ferai référence à eux avec le titre de démarcheurs pour alléger le texte.

Quel est leur rôle ?

Comment les conseiller·ères, et gestionnaires de portefeuille peuvent-ils utiliser le plus efficacement ces professionnels et maximiser leurs services ?

D’abord, le rôle des démarcheurs du secteur des FNB, des fonds communs de placement, des produits structurés ou des solutions alternatives est de concevoir et mettre en œuvre des stratégies de distribution pour les solutions de placements dans des territoires et/ou auprès de certaines firmes.

Les stratégies ont pour but d’accroître les ventes, de conserver et faire progresser les actifs sous gestion et de rehausser la part de marché des firmes de placement et émetteurs de fonds.

Les démarcheurs doivent tirer leur épingle du jeu parmi le grand nombre de firmes de placement au Canada.

En décembre 2024, on comptait 116 sociétés qui offraient des fonds communs de placement, lesquelles distribuaient 3398 produits, selon l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC). On dénombrait également 45 sociétés de fonds d’investissement offrant des FNB, pour un total de 1243 FNB sur le marché canadien, selon l’IFIC.

Le nombre de firmes avec lesquelles les conseiller·ères et gestionnaires de portefeuille travaillent de façon constante est beaucoup plus restreint.

On voit qu’il y a beaucoup d’appelés et relativement peu d’élus parmi les portefeuilles des conseillers

Sur quelle base les conseillers et gestionnaires travaillent-ils avec ces firmes et les démarcheurs de ces firmes ?

Lorsqu’ils évaluent une firme, il est fondamental de s’attarder à de nombreux critères d’évaluation, dont la taille de l’actif sous gestion, la qualité des équipes de gestionnaires internes, la marque, la gamme de produits et solutions, leur expertise et la réputation. Il est donc difficile pour un nouvel acteur en FNB, en fonds communs ou en stratégies alternatives de créer un engouement de ventes constantes dans les premières années de leur existence. La concurrence est vive et encore une fois, il y a beaucoup de nouveaux acteurs et peu de nouvelles histoires à succès.

Pour l’année 2024, la concentration des créations nettes de FNB se retrouvait chez les plus gros émetteurs de FNB en termes d’actifs sous gestion. La concentration des ventes nettes de cette année dans le top 3 des plus importants émetteurs a été de 64,5 % et dans le top 10, de 91,5 %, selon Banque Nationale Marchés financiers.

Du côté des démarcheurs, l’expérience et les qualités personnelles de ces professionnels sont importantes pour la croissance des actifs des firmes. Un démarcheur d’impact combine des compétences dans le domaine de l’investissement, de l’intelligence d’affaires, de l’intelligence émotionnelle et dans la capacité d’agir avec une approche consultative.

Ces qualités permettent aux démarcheurs d’être mémorables et de faire partie des partenaires de choix des équipes de conseiller·ères en matière de produit de placement (FNB, fonds communs, produits structurés et stratégies alternatives).

En plus de ces qualités professionnelles, il y a une démarche et une approche qui doivent être faites de façon constante par les démarcheurs auprès des équipes de conseiller·ères. Pour faire partie de leur cercle des professionnels de premier plan, un démarcheur ou une démarcheuse devrait avoir une offre de services qui comprend notamment :

  • des présentations et de l’information utile et pertinente dans la gestion de portefeuille des équipes de conseillers ;
  • une mise à jour et de la documentation disponible sur les solutions, méthodologies, performances des solutions de placements ;
  • une compréhension réelle des modèles d’affaires et du positionnement des équipes ;
  • une approche consultative qui permet d’aider les équipes dans leur croissance d’affaires ;
  • des relations et échanges appropriés, constants et pertinents pour les équipes ;
  • répondre rapidement et efficacement aux besoins des équipes et faire les suivis appropriés.

Comment les conseiller·ères et gestionnaires de portefeuilles peuvent-ils (elles) maximiser leurs relations avec ces spécialistes ?

Les démarcheurs font partie de l’écosystème financier. Les conseillers, les gestionnaires de portefeuille et leurs équipes doivent pouvoir compter sur ces professionnels, leurs solutions de placement ainsi que sur leurs boîtes à outils.

Deux constats s’imposent lorsqu’on regarde l’avenir du rôle des démarcheurs.

  • Premièrement, l’émergence dans les dernières années de solutions plus complexes dans un contexte réglementaire plus exigeant demande des boîtes à outils plus robustes pour les conseillers. Le sujet de mon prochain article portera sur ces boîtes à outils.
  • Deuxièmement, la croissance plus grande des actifs sous gestion en FNB et dans l’alternatif va certainement se refléter par un accroissement du nombre des démarcheurs dans ces deux segments de l’industrie financière dans le marché québécois.

Par l’entremise de démarcheurs, les conseiller·ères et gestionnaires ont accès à une panoplie d’outils et de ressources qui peuvent les aider à avoir une pratique plus efficiente et conforme : à eux de les utiliser à bon escient.

Je remercie Finance et Investissement de me permettre d’exprimer mon point de vue sur les forces, les défis et les enjeux d’un secteur auquel je crois énormément. Au plaisir de continuer à dialoguer avec vous sur le secteur des FNB et le monde de l’investissement.

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Le financement de l’économie en 2023 https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/le-financement-de-leconomie-en-2023/ Fri, 24 Nov 2023 11:22:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=97693 ZONE EXPERTS - Le crédit privé continue de faire sa place.

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Les résultats de la recherche annuelle sur le financement de l’économie produite par l’Alternative Credit Council de l’AIMA, en partenariat avec SS&C Technologies, viennent tout juste d’être publiés.

Devenue un point de référence clé du secteur au fil des ans, cette étude fournit une fois de plus aux investisseurs et aux décideurs politiques des données et des informations sur les tendances qui sous-tendent la croissance du crédit privé et en font une classe d’actifs reconnue mondialement.

Cette neuvième édition arrive à un moment où la combinaison de la hausse des taux d’intérêt, des vents contraires macroéconomiques et de l’incertitude politique met le secteur à l’épreuve comme jamais au cours de la dernière décennie. Dans ce contexte, il a été facile de concentrer l’étude de cette année sur la performance des stratégies de crédit privé dans un tel environnement et d’examiner la résilience des pratiques de gestion des risques du secteur.

La flexibilité, la rapidité d’exécution et les relations directes avec les emprunteurs restent des caractéristiques essentielles du crédit privé. Au cours de l’année écoulée, ces caractéristiques ont été mises en avant par les emprunteurs à la recherche de partenaires financiers fiables et capables de s’adapter à leurs besoins. Pour les investisseurs, ces caractéristiques continuent également d’être un facteur important de rendement, les gestionnaires de fonds de crédit privé ayant montré leur capacité à faire face au stress de manière proactive et plus efficace que les autres prêteurs. Si la hausse des taux d’intérêt renforce l’attention portée à ces caractéristiques, elle crée également un potentiel de rendement plus élevé pour les prêteurs capables de résister à cet examen.

Plusieurs grandes entreprises continuent de jouer un rôle important sur les marchés des prêts aux entreprises. L’ampleur de ces stratégies attire naturellement l’attention – et à juste titre – mais l’histoire du crédit privé continue d’aller au-delà du prêt aux entreprises. Nous constatons également un intérêt accru des investisseurs pour des opportunités telles que la dette immobilière, les prêts adossés à des actifs, les infrastructures et le financement du commerce. Il est probable qu’en 2024, ces stratégies continueront d’agir comme des moteurs de croissance supplémentaires pour la classe d’actifs.

Voici les principales conclusions de la recherche :

Croissance significative des nouveaux prêts accordés par les grandes entreprises

Les gestionnaires de crédit privé ont déployé un montant estimé à 333 milliards de dollars (G$) en 2022. Il s’agit d’une augmentation significative par rapport aux 200 G$ de déploiement estimé au niveau mondial en 2021. Cette croissance a été menée par les plus grands prêteurs qui ont déployé plus de 10 G$ par an, ce qui représente 58 % du total des capitaux déployés dans le monde.

Les opportunités de déploiement pour les prêts aux entreprises continuent d’être affectées par la réduction du flux d’opérations de fusions-acquisitions et de capital-investissement, mais les prêteurs sont également plus actifs sur d’autres marchés tels que les prêts aux grandes capitalisations, la dette non commanditée, l’immobilier et les prêts adossés à des actifs.

Résister à la hausse des taux d’intérêt

La hausse des taux d’intérêt a mis en lumière les pratiques de gestion des risques des gestionnaires de fonds et la solvabilité des entreprises en portefeuille. 35 % des personnes interrogées ont indiqué que les risques liés aux taux d’intérêt constituaient le plus grand défi pour les emprunteurs. Les effets de la hausse des taux d’intérêt restent localisés à des entreprises, des fonds et des millésimes spécifiques. Lorsque des ajustements de la valeur nominale des prêts ont été nécessaires, ils se situent dans une fourchette modérée de 0 à 5 % pour la majorité des prêts.

Les gestionnaires de fonds de crédit privé modifient également de manière proactive les conditions des prêts en cas de besoin, bien que 53 % des personnes interrogées aient déclaré que cette activité ne s’appliquait qu’à moins de 5 % des prêts de leur portefeuille. La sélection initiale des crédits, les pratiques de gestion des risques et les relations avec les commanditaires et les prêteurs devraient être les principaux facteurs de différenciation entre les entreprises et les rendements du capital qu’elles peuvent obtenir.

L’effet de levier joue un rôle modeste et bien géré dans le crédit privé

Parmi les répondants, 36 % déclarent ne pas utiliser d’effet de levier financier dans leurs fonds de crédit privé. Pour les fonds qui utilisent l’effet de levier financier, la grande majorité le fait en dessous de 1,5 fois le ratio dette/fonds propres.

Le financement par ligne de souscription est la forme la plus courante d’effet de levier utilisée par 52 % des répondants.  Ce type de financement joue un rôle important dans la gestion des flux de trésorerie en aidant à lisser les appels de fonds des investisseurs.

La principale source d’endettement reste les banques, qui financent 81 % des entreprises interrogées. Les fonds de crédit privés et les fournisseurs d’effet de levier maintiennent de solides pratiques de gestion du risque de crédit et de contrepartie, celles-ci étant soutenues par des exigences détaillées et fréquentes en matière de transparence et d’information.

La gestion du risque de liquidité au cœur de la structuration

On estime que 58 % du capital investi dans les stratégies de crédit privé l’est par le biais de structures à capital fixe. 21 % des capitaux sont investis dans des comptes gérés et 11 % dans des fonds ouverts, bien que la demande pour les deux types de structures puisse augmenter à mesure que les investisseurs explorent d’autres structures susceptibles d’améliorer l’efficacité du déploiement des capitaux ou de répondre à leurs besoins de liquidité.

Nos données montrent également que les gestionnaires de fonds de crédit privés utilisant des structures ouvertes ont largement recours à des outils de gestion de la liquidité tels que les blocages, les barrières, les fenêtres de rachat, les périodes de préavis et les structures de paiement lent, ces outils étant adaptés à la stratégie d’investissement et aux besoins des investisseurs.

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L’attrait pour les FNB alternatifs liquides en hausse https://www.finance-investissement.com/edition-papier/industrie/lattrait-pour-les-fnb-alternatifs-liquides-en-hausse/ Mon, 16 Oct 2023 04:11:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=96663 GUIDE DES FNB - ­Grâce à de nouvelles catégories qui ont séduit les investisseurs.

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Après de cinq ans après avoir reçu l’approbation des autorités de réglementation, les fonds négociés en ­Bourse (FNB) alternatifs liquides ont accumulé plus de 10 milliards de dollars (G$) d’actifs sous gestion (ASG). Cette nouvelle catégorie d’actif, qui n’est plus l’apanage seulement des fonds de couverture, s’avère populaire.

Le ­Règlement ­81-102 sur les fonds d’investissement est entré en vigueur en janvier 2019, permettant aux émetteurs de vendre aux investisseurs individuels des fonds ayant des stratégies d’investissement alternatives. Cela signifie que les stratégies de fonds spéculatifs – telles que les stratégies ­acheteur-vendeur (­long-short), de neutralité ­vis-à-vis du marché (market neutral) et à effet de levier jusqu’à 300 % de la valeur liquidative d’un fonds – peuvent être converties au nouveau format et être accessibles aux investisseurs de détail.

Selon ­Fundata, il existe 167 ­FNB alternatifs liquides provenant de 17 manufacturiers au ­Canada. Le plus important au 30 juin était le ­FNB ­Desjardins ­Alt ­long-court marchés boursiers neutres, avec un ­ASG de 534 millions de dollars (M$).

La catégorie des ­FNB alternatifs liquides comprend également des stratégies non traditionnelles, telles que les cryptoactifs. Lors de l’« hiver du bitcoin » de 2018, quand la nouvelle réglementation a été finalisée, peu de gens auraient imaginé que les fonds crypto accumuleraient des milliards auprès des investisseurs particuliers quelques années plus tard, rappelle ­Claire ­Van ­Wyk-Allen, directrice générale canadienne de l’Alternative Investment Management ­Association (AIMA).

Or, lorsque les ­FNB de cryptos ont reçu l’approbation réglementaire en 2021, des milliards ont afflué dans les fonds de ­Purpose ­Investments et de ­CI ­Gestion mondiale d’actifs, entre autres. À la fin de cette ­année-là, 5,8 G$ avaient été investis dans 27 ­FNB de cryptomonnaies, indique ­Tiffany ­Zhang, ­vice-présidente recherche et stratégie des ­FNB à la ­Financière ­Banque ­Nationale. Dans ses trois versions de devises, le ­FNB ­Bitcoin ­Purpose totalisait plus de 1 G$ d’actifs au 30 juin, même après qu’un nouvel hiver crypto eût décimé la valeur nette du fonds l’année dernière.

Tiffany ­Zhang fait en outre observer que l’année 2021 a aussi été marquée par la première cuvée de ­FNB « à faible effet de levier », qui utilisent un effet de levier sur les liquidités allant entre 25 et 33 %. Cette catégorie représentait plus de 2 G$ d’actifs sous gestion répartis entre 28 produits au 30 juin, ­précise-t-elle.

Le leader de cette catégorie est la société ­Hamilton ­Capital ­Partners ­Inc., basée à ­Toronto. Rob Wessel, associé directeur des ­FNB ­Hamilton, précise que ces produits n’utilisent pas de stratégies alternatives traditionnelles, mais qu’ils ont atterri dans la catégorie des liquides alternatifs, car aucune autre catégorie ne leur convenait.

« ­La catégorie des alternatifs liquides, quelle que soit la manière dont elle a été envisagée à l’origine, est devenue la structure privilégiée pour l’innovation », ­juge-t-il.

Le ­FNB ­Hamilton ­Enhanced ­Canadian ­Bank exerce un effet de levier de 25 % sur le ­FNB Hamilton Canadian Bank Equal-Weight ­Index. Selon ­Rob ­Wessel, cet effet de levier permet d’aligner la volatilité du fonds sur celle d’une banque canadienne individuelle, tout en offrant 1,25 fois les dividendes et les rendements – si les actions des banques augmentent.

« L’effet de levier est modeste et porte sur des titres ­sous-jacents à faible bêta, ­poursuit-il. Nous n’utilisons pas un effet de levier de 25 % sur le secteur technologique, par exemple. »

La raison de l’utilisation de l’effet de levier sur le ­FNB Hamilton ­Enhanced U.S. Covered ­Call et sur le ­FNB Hamilton ­Enhanced ­Multi-Sector ­Covered ­Call, qui investissent dans des fonds sous-jacents utilisant des options d’achat couvertes, est différente. Les options d’achat couvertes offrent un rendement supplémentaire mais limitent la hausse, de sorte que l’effet de levier vise à compenser ces rendements.

Les trois fonds améliorés représentaient 1,2 G$ d’ASG au 30 juin.

Rob ­Wessell affirme que ces produits ont été lancés dans des « circonstances favorables », mais il ne craint pas que les investisseurs recherchent un rendement plus facile ailleurs maintenant que les taux d’intérêt ont augmenté de façon spectaculaire. Le ­FNB amélioré pour les banques canadiennes affichait un taux de distribution de plus de 7 % au moment d’aller sous presse, tandis que les produits américains et multisectoriels d’options d’achat couvertes affichaient tous deux un taux de distribution de plus de 10 %.

« ­Il ne fait aucun doute qu’à 5,25 %, l’effet de levier modeste demeure votre ami », ­souligne-t-il.

Le ­FNB ­Desjardins ­Alt ­long-court marchés boursiers neutres se classe dans la catégorie plus traditionnelle des fonds alternatifs. Il investit dans des paires d’actions corrélées, en prenant une position longue dans l’une et une position courte dans l’autre. Il est généralement investi dans 30 à 40 paires à la fois, avec une exposition d’environ 1 % à chaque titre, précise ­Philippe ­Martel, gestionnaire de portefeuille chez ­Desjardins ­Gestion internationale d’actifs.

Le fonds est axé sur la préservation du capital et vise une corrélation faible ou nulle avec le marché en général. « Nous avons tendance à mieux performer quand il y a de la volatilité ou des secousses sur le marché », ­commente-t-il.

Il a en outre une évaluation de risque faible et ­Philippe Martel affirme que certains investisseurs l’ont utilisée comme alternative aux liquidités, en particulier avant l’année dernière, lorsque les rendements des produits traditionnels à revenu fixe étaient si bas.

Claire ­Van ­Wyk-Allen est d’avis que la protection contre le risque de baisse pourrait continuer à être une source de croissance pour le secteur des alternatifs liquides, car les investisseurs s’inquiètent du repli des banques et d’une récession prévue de longue date, même si les marchés se sont redressés cette année.

Dans le cadre du règlement ­81-102, les fonds équilibrés sont autorisés à allouer jusqu’à 10 % de leurs portefeuilles à des alternatifs liquides. Cinq ans plus tard, à mesure que les fonds se constituent un historique dans différents environnements de marché, Claire Van Wyk-Allen prévoit que davantage de fonds équilibrés pourraient ajouter une composante d’actifs alternatifs liquides.

« ­La pertinence des alternatifs dans les portefeuilles est démontrée », ­conclut-elle.

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GPTD dévoile un nouveau fonds axé sur les produits de base https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/gptd-devoile-un-nouveau-fonds-axe-sur-les-produits-de-base/ Wed, 04 Oct 2023 11:27:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=96422 PRODUITS – Il peut améliorer la diversification des portefeuilles et offrir une protection contre l'inflation.

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Gestion de Placements TD (GPTD) lance une nouvelle offre sur le marché financier : le Fonds alternatif de produits de base TD. Il s’adresse spécifiquement aux investisseurs désireux de diversifier davantage leur portefeuille et se protéger contre l’inflation.

« Notre fonds offre une exposition à un large éventail de produits de base, une catégorie d’actif qui présente de nombreuses occasions et qui a historiquement évolué indépendamment des cours des actions et des obligations », explique Bruce Cooper, chef de la direction chez GPTD.

L’objectif du fonds est de générer une croissance du capital avec une faible corrélation aux marchés des actions et des titres à revenu fixe à long terme en tirant parti des rendements directement liés aux marchés des produits de base.

Les produits de base sont maintenant privilégiés par les caisses de retraite et les investisseurs institutionnels pour la diversification de leurs actifs. Avec ce nouveau fonds, GPTD vise à mettre cette rigueur et cette sophistication au service des investisseurs particuliers.

Une des spécificités du fonds est qu’il adopte une approche quantitative et qualitative active combinée à une recherche fondamentale de grande qualité. Cela le distingue nettement des approches plus passives couramment adoptées par d’autres fonds similaires.

Le nouveau fonds ne fait pas que se concentrer sur des produits de base individuels comme l’or ou l’argent. Il offre une exposition étendue à des secteurs variés allant de l’énergie aux céréales, en passant par les métaux précieux et les produits agricoles comme le café ou le coton, et même les crédits de carbone.

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IG Gestion de patrimoine change de stratégie de placement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/ig-gestion-de-patrimoine-change-de-strategie-de-placement/ Thu, 28 Sep 2023 11:40:54 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=96376 PRODUITS – Pour le Fonds privé de placements alternatifs Profil.

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IG Gestion de patrimoine modifie la stratégie de placement du Fonds privé de placements alternatifs Profil. Actuellement, le fonds privilégie une exposition aux stratégies alternatives liquides en affectant l’actif aux mandats suivants :

  • Couverture d’actions mondiales
  • Positions longues/courtes en actions américaines
  • Mondial macro

Le ou aux alentours du 6 octobre 2023, à la fermeture des bureaux, le mandat de positions longues/courtes en actions américaines ne sera plus inclus dans le fonds et l’actif sera réaffecté aux deux autres mandats.

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Que réserve le secteur des investissements spéculatifs en 2023 ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/que-reserve-le-secteur-des-investissements-speculatifs-en-2023/ Fri, 03 Feb 2023 13:05:15 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=91595 ZONE EXPERTS - Sept éléments apparaissent sur le radar.

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  • Les placements alternatifs vont à nouveau surpasser les investissements de type traditionnel
  • Dans l’ensemble, 2022 a été une bonne année pour les fonds spéculatifs alors que la performance moyenne sur les marchés publics des obligations et des actions se trouve dans un contexte d’une baisse à deux chiffres. L’indice HFRI pondéré par les actifs a affiché un gain de près de 1 %, tandis que les portefeuilles 60/40 traditionnels ont perdu 17 %. Nous pouvons dire que le secteur des placements alternatifs a une fois de plus souligné son utilité en tant que protecteur du patrimoine et fournisseur de rendements non corrélés.

    Néanmoins, les disparités de performance entre les stratégies de fonds spéculatifs ont été plus importantes qu’à l’habitude ; les fonds macro, les fonds qui suivent les tendances et de nombreux fonds multistratégies se sont distingués par leurs meilleures performances, tandis que les fonds Long Bias Long-Short Equity ont été pénalisés.

    La plupart des prévisions pour les 12 mois à venir tablant sur la poursuite de la volatilité des marchés, les avantages propres à l’investissement dans les fonds spéculatifs continueront d’attirer des capitaux, alors que les investisseurs se diversifient en s’éloignant du modèle traditionnel d’investissement 60/40. Nous nous attendons à ce que les actions long/short connaissent une meilleure année, car les opportunités de sélection de titres abondent des deux côtés.

    1. La bifurcation du secteur des fonds spéculatifs va se poursuivre

    La pandémie et ses conséquences ont été le témoin d’une bifurcation de plus en plus profonde du secteur des fonds spéculatifs, l’argent et le talent étant de plus en plus concentrés dans les plus grandes sociétés de fonds spéculatifs. Au cœur de cette évolution se trouve le renforcement de l’influence des gestionnaires multi-stratégies/d’actifs, dont beaucoup ont réalisé leurs meilleurs gains pour les investisseurs au cours des dernières années. À mesure que les investisseurs institutionnels se tournent davantage vers les fonds spéculatifs, nous nous attendons à ce que ces sociétés soient favorisées, ce qui se traduira par un écart encore plus grand en termes d’actifs sous gestion entre les plus grands gestionnaires de fonds du secteur et les autres.

    1. L’industrie se concentre sur les coûts alors que l’inflation persiste

    Avec des niveaux d’inflation qui atteignent des sommets jamais atteints depuis plusieurs décennies, l’impact conséquent sur l’augmentation des frais d’exploitation (y compris l’augmentation des coûts de la technologie et des données, les frais de déplacement), sans parler de la guerre continue pour les talents, poussera l’industrie à réévaluer davantage les processus, les structures et les environnements de travail des entreprises. Le but étant de maintenir les coûts dans une zone plus gérable tout en conservant les employés. Afin de réduire davantage leurs coûts, les gestionnaires de fonds qui ne sont pas en mesure de fournir les performances requises par les investisseurs subiront de nouvelles pressions pour réduire leurs frais.

    1. La détermination des partisans de l’ESG sera mise à l’épreuve

    2023 pourrait s’avérer être une année charnière pour le mouvement de l’investissement durable. La menace imminente d’une récession mondiale incite les investisseurs à réexaminer leurs portefeuilles et à poser des questions difficiles sur ce qu’ils attendent de leurs fonds d’investissement spéculatifs en matière d’application des principes ESG, surtout si l’on ne sait pas comment cela affectera les rendements.

    Pendant ce temps, la réglementation liée à l’ESG en Europe et dans la région Asie-Pacifique devrait se cristalliser davantage, avec l’entrée en vigueur des règles relatives aux noms et aux divulgations des fonds. Les États-Unis s’intéressent également à la réglementation de l’investissement responsable, même si la politisation de l’ESG à travers le fossé rouge-bleu pourrait contrecarrer certains efforts sur ce front.

    1. Les initiatives réglementaires de 2023 augmenteront encore la charge de conformité

    L’agenda réglementaire mondial pour le secteur des investissements spéculatifs est rarement calme, mais le déluge de propositions radicales de la SEC américaine l’année dernière a fait réagir les équipes juridiques et de défense du secteur. En 2023, bon nombre de ces propositions seront mises en œuvre et le travail d’intégration ne manquera pas. L’AIMA est bien préparée à cette tâche.

    Le Royaume-Uni a commencé son processus de découplage du régime réglementaire de l’UE, qui, bien que bienvenu en partie, créera plus de travail pour les gestionnaires. Dans l’UE, la révision de l’AIFMD sera finalisée, mais il est peu probable qu’elle exige des changements substantiels des politiques des entreprises.

    1. Le crypto-hiver s’assombrit, mais les actifs numériques sont là pour rester.

    Pas plus que tout autre groupe, le secteur des cryptomonnaies a été très content de faire ses adieux à 2022. Malgré cette année turbulente, les observateurs du secteur des cryptomonnaies font preuve d’un optimisme prudent, affirmant que les secousses auront pour effet de rendre le secteur des actifs numériques plus robuste. L’inévitable réglementation contribuera dans une certaine mesure à restaurer la confiance, mais on s’attend à ce que l’année soit difficile pour la collecte de fonds et à ce qu’elle marque une pause importante dans l’adoption par les institutions.

    Ce qui est incontestable, cependant, c’est la viabilité de la technologie des chaînes de blocs, avec un nombre croissant de cas d’utilisation dans une variété de plus en plus importante de chaînes d’approvisionnement mondiales. Nous voyons également certains des plus grands noms de l’industrie « jetoniser » leurs fonds pour amener la formation de capital à la chaîne de blocs, ce qui permet de rendre la levée de capitaux plus efficace. Malgré le battage médiatique, le secteur des actifs numériques n’en est qu’à ses débuts et, en tant que tel, il continuera à faire l’objet d’énormes innovations à mesure qu’il trouvera sa place au sein des marchés financiers bien établis.

    1. La prochaine vague de capitaux dans les produits spéculatifs proviendra des investisseurs individuels

    La démocratisation de l’industrie des investissements spéculatifs a toujours semblé se profiler à l’horizon, mais elle semble plus proche que jamais, maintenant que le marché haussier des actions et des obligations est terminé. Alors que de nombreux investisseurs institutionnels sont déjà pleinement investis dans les placements alternatifs, les patrimoines privés, en revanche, sont largement sous-pondérés. Cette situation représente une énorme opportunité de nouveaux capitaux pour les gestionnaires au cours de la prochaine décennie, s’ils peuvent adapter leurs canaux de distribution et adopter les instruments de fonds appropriés pour y accéder.

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    Les alternatifs liquides pourraient profiter de turbulences https://www.finance-investissement.com/edition-papier/perspectives-2020/les-alternatifs-liquides-pourraient-profiter-de-turbulences/ Wed, 01 Jan 2020 05:44:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=63602 Comment se comporte cette catégorie de produits un an après son lancement ?

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    Alors que la plupart des gestionnaires d’actifs espèrent tirer une autre année de gains, ceux qui travaillent dans le nouveau marché des fonds communs alternatifs pourraient s’accommoder de quelques turbulences.

    Les «alternatifs liquides», des fonds d’investissement qui utilisent des stratégies alternatives comme la vente à découvert, l’effet de levier et les produits dérivés, sont devenus accessibles aux investisseurs de détail au début de 2019. Bien que les stratégies des divers fonds diffèrent, les marchés vigoureux de l’an dernier ont été exigeants pour les approches de gestion active qui visent la non-corrélation au marché plus large.

    L’indice Alternative Mutual Fund de la Banque Scotia a affiché des rendements légèrement inférieurs à 5 % de janvier 2019 à la fin novembre 2019. En comparaison, l’indice composé S&P/TSX a obtenu des rendements de presque 19 %, et le S&P 500, de plus de 25 % pour les 11 premiers mois de 2019.

    «Les marchés ont été sur une lancée tant au Canada qu’aux États-Unis, et chaque fois que vous avez un produit qui fait des opérations de couverture, ce serait très difficile de suivre la parade», déclare Daniel Dorenbush, directeur principal et chef des services de courtage privilégié, Canada, à la Banque Scotia.

    Or, les produits déploient leurs stratégies, en générant des rendements tout en offrant une protection en cas de baisse, dit-il. En mai, quand le S&P/TSX composé a chuté de 3,28 %, et le S&P 500, de 6,58 %, en raison de la montée des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, l’indice des alternatifs liquides de la Banque Scotia s’est mieux comporté, avec une baisse de 1,21 %.

    Selon David Picton, président et gestionnaire de portefeuille chez Picton Mahoney Asset Management, un retournement de marché faisant que de s’exposer au bêta du marché ne fonctionnerait plus pourrait être le meilleur stimulant pour les nouveaux fonds. «Ceux qui atteignent leur objectif de se différencier sont ceux qui [vont] commencer à gagner une part de marché», observe-t-il.

    Selon un livre blanc publié par la Banque Scotia l’automne dernier, le marché des alternatifs liquides pourrait atteindre 20 G$ en cinq ans ; d’autres l’évaluent alors à 100 G$.

    Au 30 novembre 2019, les nouveaux fonds affichaient des actifs déclarés légèrement inférieurs à 7 G$, dit Daniel Dorenbush. Cela reflète une combinaison de nouveaux actifs et de transferts de produits alternatifs préexistants dans les nouveaux fonds, ce qui a dynamisé les alternatifs liquides dans leur première année.

    Selon Fundata Canada, les actifs sont répartis entre presque 100 fonds et 32 manufacturiers, allant d’importants gestionnaires d’actifs (des sociétés établies à Toronto, comme la Banque de Montréal, la Banque canadienne impériale de commerce [CIBC] et Placements AGF) à de petites entreprises du secteur des alternatifs.

    Les alternatifs liquides attirent des actifs qui auraient auparavant été envoyés dans les fonds de couverture offerts par notices d’offres, ainsi que des investisseurs pour qui le secteur des alternatifs est nouveau, dit Daniel Dorenbush.

    Cependant, l’inquiétude subsiste. Tandis que les manufacturiers de fonds peuvent classer les nouveaux produits comme étant de risque faible à modéré dans leurs documents réglementaires, certains courtiers les considèrent comme plus risqués.

    «Cela découle du style de gestion complexe suivi par bon nombre de ces gestionnaires, ce qui pousse les services de conformité à classer par défaut la cote de risque à risque élevé», énonce un rapport de Richardson GMP, publié en novembre.

    «En effet, poursuit le rapport, cette explication a du sens en raison de la marge de manoeuvre des alternatifs liquides par rapport aux fonds communs traditionnels», bien que cela signifie que les fonds ayant pour mandat de réduire la volatilité pourraient se retrouver classés comme étant à risque élevé. Les cotes de risque plomberont la croissance à court terme, selon le rapport.

    Il y a également les frais. En plus du ratio des frais de gestion, beaucoup de fonds communs alternatifs ont des frais de performance lorsque le fonds surpasse une valeur historique (high water mark). Ou encore, ils facturent des frais de performance pour tout rendement supérieur à un taux de rendement minimal (hurdle rate), explique un rapport de Marchés des capitaux CIBC, publié en septembre.

    Selon Claire Van Wyk-Allan, directrice pour le Canada de l’Alternative Investment Management Association (AIMA), la commission moyenne de performance pour les fonds communs alternatifs est d’environ 8 %.

    Les antécédents limités ou non existants des alternatifs liquides sont aussi un obstacle à leur présence sur la liste de produits des courtiers. Selon David Picton, la plupart des courtiers veulent voir trois ans de performance. Cela donne un avantage aux manufacturiers de fonds de couverture dont les fonds alternatifs liquides imitent des stratégies qui existaient sous une autre forme avant l’introduction des nouveaux produits.

    «Plus votre produit est étroitement lié à ce que vous aviez eu dans le passé, plus il est raisonnable que les gens aient confiance du fait que vous savez ce que vous faites», explique David Picton.

    Le rapport de Richardson GMP reconnaît que les produits les «moins inquiétants» sur le marché viennent des gestionnaires dont la stratégie antérieure correspond aux règles des nouveaux alternatifs liquides. «Toutefois, abordez avec prudence ces solutions offertes par [notice d’offre] qui ont dû être radicalement modifiées pour répondre aux nouveaux critères, ou d’autres qui sont des produits nouveaux lancés pour surfer sur le momentum initial», ajoute le rapport.

    Le nombre de nouveaux produits, qui offrent un éventail de stratégies, ajoute aussi à la confusion, signale David Picton. «Nous avons une pléthore de ces produits qui sont émis en promettant toutes sortes d’objectifs différents et ils sont tous mis dans une catégorie d’actifs appelés « alternatifs »«, dit-il.

    Daniel Dorenbush soutient que des progrès ont été réalisés en matière de formation du conseiller et du courtier. Une autre source potentielle de croissance pour les alternatifs liquides est leur intégration dans des produits gérés comme des fonds de fonds, selon le rapport de la CIBC.

    Cependant, le facteur crucial pourrait encore être les conditions du marché. «Le secteur a un vaste territoire pour croître, dit Belle Kaura, présidente de l’AIMA. Alors que les investisseurs se préparent à un ralentissement, il y a là une occasion extraordinaire.»

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    Convergence en gestion alternative https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/convergence-en-gestion-alternative/ Thu, 19 Dec 2019 13:26:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=63144 Une certaine convergence se dessine entre les gestionnaires de fonds alternatifs de type boutique et les manufacturiers d'actifs traditionnels, affirme l'organisme torontois Alternative Investment Management Association of Canada (AIMA Canada).

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    « Plusieurs gestionnaires et manufacturiers cherchent par divers moyens à améliorer leurs capacités de distribution et leurs offres de produits alternatifs destinés au grand public », précise AIMA Canada, dans la dernière édition de sa publication annuelle Report on the Canadian Alternative Investment Landscape.

    AIMA Canada rappelle les grands changements intervenus, en janvier dernier, au règlement 81-102 des Autorités canadiennes en valeurs mobilières. Depuis ce temps, la distribution de fonds d’investissements dits alternatifs s’est élargie vers le grand public.

    « Cette innovation législative crée une convergence » affirme AIMA Canada, en donnant l’exemple des relations de sous-conseiller que des gestionnaires de type boutique assument dorénavant auprès des manufacturiers d’actifs traditionnels.

    Selon AIMA Canada, le marché canadien des fonds communs de placement alternatifs pourrait représenter, d’ici cinq ans, jusqu’à 100 G $ en actifs sous gestion.

    D’après les dernières données du Report on the Canadian Alternative Investment Landscape, plus de soixante produits alternatifs grand public ont été mis en marché entre janvier et août dernier, captant environ 3,5 G$ en actifs sous gestion.

    La publication Report on the Canadian Alternative Investment Landscape rapporte les résultats d’un sondage sur les attentes des gestionnaires d’actifs à l’égard des perspectives de fonds alternatifs. Deux répondants sur cinq signalent qu’ils veulent accroître la part de ces stratégies dans leurs allocations d’actifs. L’importance du changement n’est toutefois pas précisée. Commandité par AIMA Canada, ce sondage inclut des conseillers en gestion de patrimoine et des gestionnaires d’actifs.

    À noter la tiédeur des répondants du sondage à l’égard des placements de type ESG (environnement, social, gouvernance). « Bien que l’ESG soit omniprésent dans les actualités, seulement 20 % des personnes interrogées le considèrent comme un facteur ‘très important’ dans leurs décisions d’investissements. Près du quart considèrent l’ESG comme étant ‘non important’ », rapporte le Report on the Canadian Alternative Investment Landscape.

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