Inflation | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/inflation/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 01 Jun 2026 14:04:31 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Inflation | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/inflation/ 32 32 Faut-il craindre une nouvelle hausse des taux d’intérêt ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/faut-il-craindre-une-nouvelle-hausse-des-taux-dinteret/ Mon, 01 Jun 2026 14:04:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114266 ZONE EXPERTS – Le taux variable demeure-t-il une option avantageuse ?

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L’annonce d’une récession technique au Canada à la suite de la publication par Statistique Canada d’une baisse de 0,1 % du PIB au premier trimestre, a fait couler beaucoup d’encre. Pourtant, cette situation n’a rien de nouveau. La croissance de l’économie canadienne a reculé au cours de trois des quatre derniers trimestres, et nous avions déjà exposé les raisons de la faiblesse économique dans nos publications récentes. Le marché du travail montre également des signes de détérioration, avec une perte de 112 000 emplois au cours des quatre premiers mois de l’année. Il s’agit d’une situation préoccupante !

Malgré cette faible croissance économique, la récente hausse du prix du pétrole a amené plusieurs économistes à remettre le scénario de stagflation au cœur de leurs prévisions et à évoquer la possibilité que la Banque du Canada (BdC) reprenne son cycle de hausse des taux d’intérêt. D’ailleurs, les marchés anticipent actuellement trois augmentations du taux directeur.

Ce scénario nous paraît toutefois peu probable. À notre avis, une seule hausse supplémentaire des taux suffirait à freiner considérablement les projets de croissance et risquerait de plonger l’économie dans une récession plus marquée. Dans ce contexte, nous continuons de privilégier le taux variable pour les emprunteurs dont le profil s’y prête.

Afin d’éclairer la prise de décision, différents scénarios ont été élaborés pour mesurer l’incidence qu’une variation des taux d’intérêt pourrait avoir sur les paiements hypothécaires.

Notre analyse porte sur une hypothèque de 300 000 $, amortie sur 25 ans, avec un paiement hebdomadaire de 367,08 $. Nous comparons les options offertes pour un terme de cinq ans dans le cas d’une hypothèque assurée ou assurable avec une mise de fonds supérieure à 35 %. Le meilleur taux fixe de cinq ans, disponible actuellement, est de 4,09 %, tandis que le meilleur taux variable est établi au taux préférentiel moins 0,85 %, soit 3,60 %.

Nous avons retenu les trois scénarios suivants, en utilisant les meilleures offres hypothécaires actuellement disponibles sur le marché pour une hypothèque assurée, puis en évaluant le solde hypothécaire après cinq ans dans chacun des cas :

  1. Scénario de hausse des taux: Il s’agit d’un scénario que l’on peut qualifier d’extrême. Il prévoit trois hausses du taux directeur totalisant 0,75 point de pourcentage, soit une première en juillet, une deuxième en octobre et une troisième en décembre. De telles augmentations accentueraient le ralentissement économique et forceraient, selon nous, la BdC à réduire ensuite ses taux. Ce scénario représente donc l’argument le plus favorable au choix d’un taux fixe.
  1. Scénario opposé: Dans ce scénario, l’inflation s’avère temporaire. La BdC ne procède à aucune hausse de taux et est même contrainte de réduire son taux directeur à quatre reprises l’année suivante pour un total de 1 % afin de stimuler l’économie. Il s’agit du scénario démontrant l’avantage maximal du taux variable. Nous demeurons néanmoins conservateurs en supposant une première baisse en avril de l’année prochaine. En réalité, dans un contexte de récession, la première baisse devrait survenir beaucoup plus tôt.
  1. Scénario intermédiaire : Ce scénario prévoit trois hausses de taux cette année, suivies de trois baisses débutant en juin de l’année suivante et se terminant en décembre. Bien que nous croyions que les réductions de taux pourraient intervenir plus rapidement, nous avons retenu des hypothèses prudentes afin d’éviter de biaiser l’analyse en faveur de notre scénario privilégié.

Le solde hypothécaire après cinq ans serait de 261 570 $ pour l’hypothèque à taux fixe. Pour l’hypothèque à taux variable, les résultats seraient les suivants :

  • Scénario 1 : 264 595 $
  • Scénario 2 : 243 283 $
  • Scénario 3 : 256 368 $

Nous constatons que, dans le scénario récessionniste comportant quatre baisses de taux l’année suivante, l’hypothèque à taux variable procurerait une économie de 18 287 $.

À l’inverse, le scénario comportant trois hausses de taux favorise légèrement l’hypothèque à taux fixe, avec un avantage de 3 025 $.

Enfin, le scénario intermédiaire, combinant trois hausses cette année et trois baisses l’année suivante, se traduit par une économie de 5 202 $ en faveur du taux variable.

Le coût d’opportunité associé au choix du taux variable demeure donc relativement faible comparativement aux gains potentiels si notre scénario de récession se concrétise.

La présente analyse porte sur les taux applicables aux hypothèques assurées. Selon la situation propre à chaque client, il pourrait également être pertinent d’évaluer les taux applicables aux hypothèques assurables ou conventionnelles. Toute décision devrait par ailleurs s’appuyer sur une analyse approfondie tenant compte de l’évolution des taux d’intérêt, des caractéristiques du prêt et du profil financier de l’emprunteur.

Nous demeurons disponibles pour effectuer des simulations personnalisées afin d’évaluer avec précision le potentiel de gain associé à chaque stratégie avant qu’une décision finale soit prise.

Faites donc appel à un courtier hypothécaire afin de vous assurer que votre client bénéficie du meilleur programme disponible sur le marché.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, en mesure d’accompagner son client et de lui faire pleinement comprendre les conséquences de ses choix financiers. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

 

 

 

 

 

 

 

1 Scénario 1 : Augmentation totale de 0,75 % (0,25 % à la fois) : 15 juillet 2026, 28 octobre 2026 et 9 décembre 2026

2 Scénario 2 : Baisse totale de 1 % (0,25 % à la fois) : 14 avril 2027, 9 juin 2027, 8 septembre 2027 et 27 octobre 2027

3 Scénario 3 : Augmentation totale de 0,75 % suivie d’une baisse totale de 0,75 % (0,25 % à la fois) : Augmentations 15 juillet 2026, 28 octobre 2026 et 9 décembre 2026 suivis des baisses

9 juin 2027, 8 septembre 2027 et 27 octobre 2027

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Christine Fréchette défend de nouvelles mesures contre l’inflation https://www.finance-investissement.com/nouvelles/christine-frechette-defend-de-nouvelles-mesures-contre-linflation/ Tue, 26 May 2026 11:02:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114132 Le gouvernement Legault annonce 682 M$ d’allègements malgré les critiques sur les dépenses publiques.

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Se sachant vulnérable aux critiques sur sa propension à dépenser, la première ministre Christine Fréchette s’était assurée d’avoir son ministre des Finances, Eric Girard, à ses côtés pour annoncer lundi trois mesures d’allègement du coût de la vie qui totalisent 682 millions de dollars (M$).

Ces mesures, a-t-elle dit, visent à « aider les Québécois à faire face au coût de la vie, qui se fait sentir depuis fort longtemps d’ailleurs. Des mesures qui, je le souligne, respectent le cadre financier 2026-2027. »

« L’inflation, ça touche tout le monde. […] On doit donner de l’oxygène aux Québécois. On doit donner un coup de pouce financier aux Québécois », a affirmé Christine Fréchette, qui se trouvait dans une épicerie de Sherbrooke pour l’occasion, flanquée de deux paniers contenant des articles qui seront détaxés pour de bon à compter du 15 juillet.

Régler une iniquité

« On vient aujourd’hui régler en fait une sorte d’iniquité ou d’illogisme, on pourrait dire, parce qu’il y a plusieurs des produits qu’on achetait qui étaient taxés, si on en achetait moins que six. Et puis à partir du moment où on en a acheté six, là ils devenaient détaxés. Donc on vient éliminer cette incongruité-là », a fait valoir la première ministre.

L’annonce vise notamment des collations, comme les barres tendres et les noix, les fruits et les légumes coupés et prêts à servir, ainsi que le papier hygiénique et les mouchoirs en papier.

Québec estime que le retrait de la TVQ sur ces différents produits permettra à un couple avec deux enfants d’économiser près de 50 $ en moyenne sur une année. Sur une base quotidienne, une telle économie ne représente que 13,7 sous par jour ou 4,15 $ par mois.

Immatriculation réduite de 50 $

Il faudra donc additionner d’autres mesures pour en arriver à des économies sensibles et Christine Fréchette a également confirmé son engagement d’appliquer une réduction de 50 $ sur le coût de renouvellement des droits d’immatriculation pour les véhicules de promenade pendant un an à compter du 1er septembre.

La première ministre a expliqué que la réduction sera appliquée automatiquement au moment du renouvellement de l’immatriculation. Le gouvernement avance que cette mesure visera les véhicules à essence, hybrides, hybrides rechargeables et au diesel, soit près de 4,9 millions de voitures. Les propriétaires de voitures électriques et de véhicules récréatifs ne recevront pas ce rabais.

Annonce inattendue

La vraie surprise est venue d’une annonce qui, elle, s’adresse véritablement aux personnes à faible revenu ou à revenu moyen, c’est-à-dire l’ensemble des bénéficiaires du crédit d’impôt pour solidarité. À compter du 4 juin, ces personnes se verront verser automatiquement un montant forfaitaire qui s’élèvera à 100 $ pour une personne seule, 150 $ pour un couple sans enfant ou une famille monoparentale et 200 $ pour les couples avec enfants. Cette mesure doit bénéficier à 3,5 millions de personnes, dont 295 000 familles avec enfants. Le seuil maximal fixé pour recevoir cette aide est un revenu de moins de 63 000 $ pour une personne seule et de moins de 74 000 $ pour une famille.

Dans le meilleur des cas, donc, une famille bénéficiaire du crédit d’impôt pour solidarité pourrait épargner jusqu’à 350 $ par année. Pour les autres, on parle d’une économie annuelle de 100 $.

La ventilation des ces mesures nous apprend que la détaxation des aliments coûtera 102 M$ à l’État, une somme qui sera récurrente. La réduction des frais d’immatriculation représente, elle, 245 M$, mais ne sera pas récurrente. Le chèque envoyé aux bénéficiaires du crédit d’impôt pour solidarité représente de son côté un déboursé de 335 M$, un montant qui ne sera pas récurrent lui non plus.

Girard : « On a la marge de manœuvre » 

Christine Fréchette avait déjà atteint la maximum de la « petite caisse » de 250 M$ que lui avait mis de côté le ministre des Finances dans son budget et avec les annonces de lundi, le total des sommes récurrentes engagées atteint maintenant 336 M$, auxquelles s’ajoutent les 580 M$ non récurrents.

Mais Eric Girard a dû intervenir à quelques reprises pour exposer l’état réel des finances publiques afin de tenter de désamorcer ce qui s’annonce déjà comme un argument qui sera répété sans relâche par les partis d’opposition lors de la prochaine campagne électorale.

« On a des revenus supplémentaires qui compensent amplement ces sommes et d’ailleurs, nous allons publier les comptes publics de l’année 25-26 à la fin juin et les résultats sont meilleurs que prévu », a-t-il dit.

« Les finances publiques sont dans un bon ordre, a-t-il poursuivi. Le déficit 24-25 a été révisé à la baisse, le déficit 25-26 a été révisé à 9,9 milliards de dollars et sera révisé encore aux comptes publics. C’est 1,2 % du PIB, la moyenne des provinces canadiennes est de 1,9 %. Notre niveau de dette, on a 4 % moins de dette que lorsque nous sommes arrivés au pouvoir en proportion de l’économie. Et ça, c’est après une pandémie, l’invasion d’Ukraine par la Russie, une guerre tarifaire et maintenant un conflit au Moyen-Orient. Vraiment, la dette est bien gérée. Alors, je vous confirme qu’on a la marge manoeuvre pour faire les gestes qu’on fait aujourd’hui. »

Ceci est une version corrigée. Au 9e paragraphe, le montant forfaitaire qui sera versé à une femme seule sera de 100 $, et non de 10 $ comme il était écrit précédemment.

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Normes d’hypothèses 2026 : l’Institut de planification financière publie sa nouvelle édition https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/normes-dhypotheses-2026-linstitut-de-planification-financiere-publie-sa-nouvelle-edition/ Wed, 13 May 2026 12:07:15 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113928 ZONE EXPERTS — Outil de référence pour les conseillers, ces normes visent à encadrer les projections et à soutenir le respect des obligations méthodologiques.

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Les Normes d’hypothèses de projection 2026 de l’Institut de planification financière et de FP Canada sont disponibles depuis le 16 avril. Cet outil, mis à jour annuellement, en est à sa dix-huitième année de publication.

Un outil qui protège le client et le conseiller

Créées dans le but d’outiller les conseillers (planificateurs financiers, conseillers en sécurité financière, etc.) notamment dans l’élaboration de projections de revenus de retraite, leur utilisation, demeure entièrement volontaire. L’utilisation de ces Normes vise à protéger à la fois le client et le conseiller dans un esprit d’obligation de méthode plutôt que d’obligation de résultats.

Rédigées à l’origine et mises à jour annuellement par Nathalie Bachand, A.S.A., Pl. Fin., Daniel Laverdière, A.S.A., Pl. Fin. et l’auteur de ces lignes, ces Normes sont disponibles dans leur intégralité, en version française et anglaise, sur le site de l’Institut. Depuis 2015, un comité national veille à la mise-à-jour annuelle de ces Normes. Le comité de rédaction des Normes est actuellement formé de Nathalie Bachand, A.S.A., Pl. Fin., Jeff Cormier, CFP©, CFA, Derek Dedman, CFP©, CFA, Benjamin Felix, MBA, CFP, CFA, CIM, Nick Hearne, CFP©, CFA, Tanya Staples, M.A., CFP et l’auteur de ces lignes.

Notons que ces Normes ne représentent aucunement une prévision à court terme sur les rendements futurs et ne devraient pas être utilisées à cette fin. Elles ne représentent pas non plus les opinions des membres du comité précité. Les Normes se veulent plutôt un guide et sont toutes indiquées pour préparer des projections financières à long terme, soit plus de 10 ans, en évacuant les possibles biais cognitifs du conseiller.

Des Normes basées sur des sources crédibles

Dans la préparation de ces Normes, le comité de rédaction des Normes utilise des sources de données externes crédibles, notamment :

  • Les hypothèses utilisées pour l’analyse actuarielle du Régime de rentes du Québec (RRQ) ;
  • Les hypothèses utilisées pour l’évaluation actuarielle du Régime de pensions du Canada (RPC) ;
  • Les résultats de l’enquête des gestionnaires menée par l’Institut et FP Canada ;
  • La cible d’inflation en vigueur de la Banque du Canada ;
  • Pour les normes de rendement des marchés boursiers, les historiques de rendement sur les 50 dernières années ajustés pour l’inflation (donc en rendement réel) ;
  • Les rendements attendus basés sur le marché et reflétés dans les prix des actifs.

L’utilisation d’un grand nombre de sources tendra notamment à éliminer le biais potentiel que chacune d’entre elles pourrait présenter. Aussi, on notera que ces Normes sont résolument axées sur le futur.

Fichier de calcul

Depuis 2017, un fichier explicatif des calculs menant aux Normes, appelé l’Addenda aux Normes d’hypothèses de projection, est aussi disponible. Ce fichier présente notamment les écarts-types sur 50 ans des données historiques utilisées et les résultats des enquêtes mentionnées ci-devant. Depuis 2024, on y présente également les corrélations historiques des différentes classes d’actifs sur 10 ans et 20 ans.

Hypothèses faisant l’objet d’une Norme

Neuf paramètres financiers sont directement normés (voir ci-après). Une Norme sur la croissance des salaires peut aussi être déduite et est présentée dans le document complet.

Enfin une Norme démographique, la Durée raisonnable de décaissement, basée sur l’espérance de vie, est aussi présentée dans le document intégral.

Pour consulter ce tableau en grand format, cliquez ici.

Nouveautés et ajustements 2026

Les Normes 2026 présentent une nouvelle hypothèse liée au logement, soit l’appréciation de la résidence principale ainsi que les coûts liés à la location. Cette nouvelle section vise à mieux outiller les conseillers sur une composante importante de la réalité financière des familles. Cette nouvelle hypothèse s’appuie notamment sur des données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) ainsi que sur des recherches internationales à très long terme. Enfin, de nouvelles indications sont ajoutées afin de soutenir l’interprétation des conditions d’inflation à court terme dans les scénarios de planification financière.

Les ajustements apportés en 2026, par rapport à 2025, consistent principalement en diminutions de plusieurs Normes. On note une diminution de 20 points de bases pour la Norme des titres à revenus fixes canadiens. Les Normes sur les rendements boursiers présentent quant à elles des diminutions allant de 20 à 50 points de base.

La Norme sur la croissance des salaires et du MGA demeure plus élevée que la Norme sur l’inflation pour refléter notamment un gain annuel de productivité. On remarquera enfin que la Norme d’inflation peut sembler modeste en observant les soubresauts récents de l’inflation, rappelons simplement que la Norme présentée ici se veut un indicateur de l’inflation future pour une très longue période.

Enfin, ces Normes présentent des rendements avant l’application de frais de gestion, mais également sans présumer de valeur ajoutée par les gestionnaires. Le document intégral présente enfin un exemple de portefeuille équilibré avant et après l’application de frais. On remarquera toutefois que les frais et la répartition d’actifs sont présentés à titre d’exemple et ne font pas l’objet d’une Norme.

En conclusion

La préparation de projections à long terme (revenus de retraite, transfert de la valeur d’un régime de retraite à prestations déterminées [PD], besoins d’assurance-vie, etc.) va fréquemment s’avérer très sensible aux hypothèses de calcul utilisées. L’utilisation des Normes présentées ici permettra notamment de respecter l’obligation de méthode à laquelle les conseillers sont habituellement soumis.

Martin Dupras, a.s.a., Pl.Fin., M.Fisc., ASC
Fellow de l’Institut de planification financière
ConFor financiers inc.
Mai 2026

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Le crédit se resserre, les craintes de stagflation augmentent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-credit-se-resserre-les-craintes-de-stagflation-augmentent/ Thu, 07 May 2026 11:12:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113693 Les banques durcissent leurs conditions de prêt.

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Dans un contexte de préoccupations croissantes quant aux risques économiques à la baisse, les conditions de crédit se resserrent en Europe, tandis que les inquiétudes des ménages concernant la croissance et l’inflation augmentent, selon de nouvelles données de la Banque centrale européenne (BCE).

La plus récente enquête de la BCE sur les prêts bancaires, publiée pour avril, révèle que les banques ont resserré leurs critères de crédit dans toutes les catégories de prêts au cours du mois, en raison de préoccupations accrues concernant l’économie et d’une tolérance au risque en recul.

Le resserrement global du crédit a été plus marqué que prévu, dépassant la moyenne historique et atteignant son niveau le plus élevé depuis le troisième trimestre de 2023, a indiqué la BCE

Si les conditions des prêts hypothécaires se sont légèrement durcies, le resserrement a été plus prononcé pour le crédit à la consommation et les autres formes de prêts aux ménages.

« Les risques perçus pour les perspectives économiques et la baisse de la tolérance au risque des banques ont été les principaux facteurs contributifs, les banques indiquant […] que les évolutions géopolitiques et énergétiques ont exercé une pression à la hausse sur les critères de crédit », précise le rapport. Certaines banques ont également durci davantage leurs conditions en raison de leur exposition directe au conflit au Moyen-Orient.

À plus long terme, la BCE indique que les banques s’attendent à un nouveau resserrement des conditions de crédit au deuxième trimestre, en raison des tensions géopolitiques persistantes, de l’évolution des marchés de l’énergie et de la hausse des coûts de financement.

Inflation en hausse, croissance en baisse

Dans une publication distincte, la BCE a également signalé une hausse des anticipations d’inflation des consommateurs et une détérioration des perspectives de croissance économique en mars.

« Les anticipations médianes d’inflation pour les 12 prochains mois et celles à trois ans, qui s’établissaient toutes deux à 2,5 % en février, ont augmenté en mars pour atteindre respectivement 4 % et 3 % », a-t-elle indiqué.

Les anticipations de croissance économique pour les 12 prochains mois se sont également détériorées, les consommateurs s’attendant désormais à une contraction de -2,1 %, contre -0,9 % auparavant.

Parallèlement, les attentes concernant le taux de chômage ont augmenté, passant de 10,8 % en février à 11,3 % en mars.

L’enquête auprès des consommateurs a été réalisée du 5 au 30 mars. L’enquête sur les prêts bancaires d’avril a été menée du 19 mars au 7 avril.

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Maintien du taux directeur à 2,25 % https://www.finance-investissement.com/nouvelles/maintien-du-taux-directeur-a-225/ Wed, 29 Apr 2026 14:33:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113662 La Banque du Canada a tranché.

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La Banque du Canada (BdC) maintient son taux directeur à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte demeure, quant à lui, à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« Aujourd’hui, le Conseil de direction a maintenu le taux directeur à 2,25 %, soit au même niveau que depuis octobre », déclare Tiff Macklem, le directeur de la BdC dans sa déclaration préliminaire à la conférence de presse.

Cette décision intervient dans un contexte d’incertitude croissante. Déjà confrontée à la volatilité liée à la politique commerciale américaine, la banque centrale doit désormais composer avec l’évolution du conflit au Moyen-Orient.

La guerre en Iran a entraîné une forte hausse des prix de l’énergie, perturbant le secteur des transports et pesant sur les perspectives de croissance des pays importateurs de pétrole, tout en alimentant les pressions inflationnistes à l’échelle mondiale.

Au niveau mondial, la BdC s’attend toutefois à ce que la croissance perdure aux États-Unis, notamment grâce aux investissements liés à l’intelligence artificielle. En Chine, l’économie devrait également prospérer en raison d’exportations robustes. L’activité économique de la zone euro risque quant à elle de pâtir des prix plus élevés du pétrole et du gaz naturel.

La situation géopolitique entraîne de la volatilité. Les rendements obligataires sont légèrement plus élevés depuis janvier. Les marchés boursiers avaient fortement baissé au début du conflit, mais se sont redressés depuis.

La BdC prévoit une croissance de l’économie mondiale d’environ 3 % en 2026, 2027 et 2028. Les projections relatives à l’inflation pour l’année à venir sont révisées à la hausse en raison du bond des prix de l’énergie.

La situation au Canada

Malgré l’incertitude, les perspectives de croissance de l’économie canadienne ont peu changé comparativement à la projection présentée dans le Rapport sur la politique monétaire de janvier. Après une contraction à la fin de 2025, la croissance devrait avoir repris au début de 2026.

« Même si le Canada est secoué par des événements internationaux et des incertitudes géopolitiques, notre économie croît et devrait continuer de progresser », souligne Tiff Macklem.

Les dépenses de consommation et les dépenses publiques soutiennent l’activité économique.

Le marché du travail est détendu. Le taux de chômage se maintient dans une fourchette de 6 ½ à 7 %, ce qui reflète tant la faiblesse de l’embauche que la baisse du nombre de personnes qui cherchent un emploi.

Du côté du marché du logement, la situation est un peu plus maussade, notamment en raison de l’incertitude économique, de la faible expansion démographique et des problèmes d’abordabilité persistants.

« Le statu quo de la Banque du Canada offre une fenêtre pour revoir votre budget et comparer vos options avec moins de pression. Si votre renouvellement approche, commencez à vous y intéresser plusieurs mois d’avance et simulez différents scénarios ; testez aussi votre budget avec un paiement plus élevé pour valider votre marge de manœuvre. Si vous achetez, basez-vous sur le paiement mensuel total auquel reviendra votre propriété (taxes, frais de copropriété, etc.) et gardez une réserve pour les imprévus. Enfin, faites-vous accompagner par un professionnel en hypothèque pour choisir le produit qui colle à votre réalité », souligne Alexandre Bélanger, directeur principal de district, Spécialistes hypothécaires mobiles à la TD.

Dans ses prévisions d’avril, la Banque estime que la croissance du produit intérieur brut (PIB) s’élèvera à 1,2 % en 2026, et augmentera pour atteindre 1,6 % en 2027 et 1,7 % en 2028.

« Le contexte semble compliqué pour eux. D’un côté, la hausse du pétrole crée un risque inflationniste évident, surtout avec le détroit d’Hormuz pratiquement fermé au trafic pétrolier. De l’autre, l’économie canadienne demeure fragile. La croissance prévue reste modeste. Ce n’est pas exactement une économie qui menace de surchauffer », observe Pierre‑Benoît Gauthier, vice‑président, Stratégie de placement chez IG Gestion de patrimoine.

Bien que la guerre en Iran puisse en modifier la composition, la croissance globale du PIB demeure globalement inchangée dans les nouvelles projections. En tant qu’exportateur net de pétrole, le Canada bénéficie de la hausse des prix de l’énergie, qui soutient le revenu national, même si elle exerce une pression accrue sur les consommateurs à la pompe.

« Le conflit au Moyen-Orient aura des répercussions sur la composition de la croissance. L’incidence sur la croissance globale devrait toutefois être faible, car les cours pétroliers mondiaux plus élevés font augmenter la valeur de nos exportations d’énergie, alors même qu’ils mettent sous pression les consommateurs et bon nombre d’entreprises », précise Tiff Macklem.

Une hausse de l’inflation

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) est passée de 1,8 % en février à 2,4 % en mars, en raison des prix de l’essence beaucoup plus élevés.

« Avant le déclenchement de la guerre, nous nous attendions à ce que l’inflation reste près de la cible de 2 %. Mais à cause des prix beaucoup plus élevés à la pompe, l’inflation augmente », ajoute Tiff Mackelm.

L’inflation fondamentale a reculé et, selon le plus récent rapport sur l’inflation, elle s’est maintenue juste au-dessus de 2 %.

Pour le moment, la montée des cours pétroliers ne semble pas s’être répercutée de façon plus générale sur les prix des biens et des services, mais la banque centrale assure garder la situation à l’œil.

« Il est trop tôt pour voir si de telles répercussions vont se concrétiser, et nous suivrons la situation de près », assure Tiff Macklem.

L’inflation mesurée par l’IPC devrait encore augmenter en avril pour atteindre environ 3 %. Sous l’hypothèse d’un repli des prix du pétrole, elle reviendrait ensuite vers la cible de 2 % au début de l’an prochain et s’y maintiendrait sur l’horizon de projection.

Dans ce contexte, la BdC a décidé de maintenir son taux directeur à 2,25 %, mais assure surveiller de près plusieurs situations, soit :

  • les répercussions du conflit au Moyen-Orient,
  • la façon dont l’économie réagit aux droits de douane américains
  • et l’incertitude liée aux politiques commerciales.

Le Conseil assure qu’il « ne laissera pas les prix plus élevés de l’énergie se transformer en inflation persistante » et affirme, dans son communiqué publié à l’issue de la décision, demeurer prêt à intervenir au besoin, selon l’évolution des perspectives.

« La Banque du Canada a finalement fait exactement ce qui était attendu […] et le ton était volontairement prudent, ils gardent clairement la porte ouverte dans les deux directions. […] elle pourrait monter les taux si la guerre en Iran se prolonge et si les prix de l’énergie demeurent élevés. Elle pourrait aussi les baisser si les États-Unis imposent de nouveaux tarifs importants sur les biens canadiens », commente Pierre‑Benoît Gauthier.

« À mon avis, la Banque a raison de ne pas s’enfermer dans une direction précise aujourd’hui. Mais le marché aurait tort d’interpréter cette prudence comme une validation de hausses de taux plus tard cette année. Si l’économie évolue comme prévu, le scénario le plus crédible demeure des taux stables, avec un biais qui devrait éventuellement pencher davantage vers la baisse que vers un nouveau resserrement », conclut-il.

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Ménages : une résilience de façade https://www.finance-investissement.com/nouvelles/menages-une-resilience-de-facade/ Thu, 23 Apr 2026 10:57:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113390 Hausse des défauts, insolvabilités en hausse et crédit plus difficile d’accès pour plusieurs ménages.

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Si l’on considère la situation financière des ménages dans son ensemble, on constate que les Canadiens parviennent globalement à faire face aux bouleversements liés aux droits de douane, à un marché de l’emploi morose, à l’inflation et à d’autres difficultés, mais un examen plus approfondi révèle de graves problèmes de crédit.

Les récentes difficultés rencontrées par Goeasy donnent un aperçu de ces problèmes. Ce prêteur spécialisé dans les prêts à risque a annoncé des pertes de plusieurs centaines de millions de dollars le mois dernier à la suite d’une dépréciation de 178 millions de dollars de prêts et à l’effondrement de ses actions.

Ces difficultés sont survenues alors même que l’agence de notation TransUnion indiquait que le taux global de défauts de paiement était resté inchangé au dernier trimestre de 2025 par rapport à l’année précédente.

Cela s’inscrit dans une tendance plus large où de nombreuses personnes, en particulier les propriétaires, s’en sortent bien, tandis que les difficultés financières s’aggravent pour celles qui étaient déjà en difficulté.

« Ces chiffres globaux peuvent masquer quelque peu ce qui se passe réellement », affirme Rebecca Oakes, vice-présidente de l’analyse avancée chez Equifax Canada.

« On parle de reprise en forme de K. La moyenne semble correcte, mais, en réalité, nous observons davantage d’extrêmes allant dans des directions différentes », ajoute-t-elle.

La hausse du taux de chômage, en particulier chez les jeunes, a créé une pression, mais de nombreuses personnes sont en difficulté simplement à cause de l’accumulation des coûts, selon Bruce Sellery, directeur général de Credit Canada.

« Le paradoxe, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui vont très bien, mais que beaucoup d’autres se trouvent dans une situation extrêmement difficile », indique-t-il.

Ce service de conseil en crédit à but non lucratif a vu ses demandes grimper de 31 % l’année dernière, notamment de la part de nombreuses personnes qui n’ont pas nécessairement connu de difficultés financières soudaines, comme une perte d’emploi, des problèmes de santé ou un divorce, mais qui ne parviennent tout simplement pas à faire face à la hausse du coût de la vie.

« Historiquement, nous nous sommes concentrés sur les personnes ayant des besoins urgents. Ce que nous constatons beaucoup plus souvent aujourd’hui, c’est simplement l’accumulation des hausses des coûts », souligne Bruce Sellery.

Les cas d’insolvabilité en hausse 

Cette pression se reflète dans les cas d’insolvabilité des consommateurs, qui ont atteint 140 457 en 2025 — le chiffre le plus élevé depuis 2009 — soit une moyenne d’environ 385 par jour, selon l’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilité et de la réorganisation.

Elle se reflète également dans les soldes non hypothécaires impayés, les cartes de crédit, les prêts à tempérament et les prêts automobiles atteignant leur plus haut niveau depuis plus d’une décennie.

Les données de la Banque du Canada montrent que 2,64 % des prêts à tempérament affichaient un retard de paiement d’au moins 90 jours au quatrième trimestre de 2025, soit le double du niveau enregistré 4 ans plus tôt.

Les soldes impayés sur les cartes de crédit ont atteint 0,78 % au quatrième trimestre, contre 0,45 % en 2021, tandis que ceux sur les prêts automobiles ont atteint 0,67 %, contre 0,39 % quatre ans plus tôt.

Cela ressort également des états financiers actualisés de Goeasy. La société s’attendait à ce qu’environ 8,75 % des prêts ne soient pas remboursés l’année dernière, un niveau bien supérieur à celui des banques, mais reflétant le profil plus risqué des emprunteurs à risque.

Au lieu de cela, ce chiffre a bondi à 12,9 % pour 2025, avec une hausse de 24 % au quatrième trimestre, et l’on s’attend à ce qu’il atteigne 18 % au premier trimestre de cette année.

Selon TransUnion, la détérioration des taux de remboursement s’explique par le fait que de plus en plus de gens ont recours aux prêts personnels pour faire face à la hausse du coût de la vie. Mais l’augmentation du nombre d’emprunteurs incapables de rembourser leurs prêts conduit aussi les prêteurs à se montrer plus prudents.

TransUnion a observé une baisse des nouvelles émissions de cartes de crédit, de prêts automobiles et surtout de prêts à tempérament, les approbations se concentrant sur les consommateurs les plus solvables.

Equifax a également constaté un repli de la part des prêteurs.

« Cela ne signifie pas nécessairement qu’il n’y a pas de demande de la part des consommateurs, mais simplement que les prêteurs se montrent peut-être plus prudents », indique Rebecca Oakes.

En promettant un redressement aux investisseurs, le directeur général de Goeasy, Patrick Ens, a fait savoir que l’entreprise allait précisément agir en ce sens.

« Nous avons réduit les montants des prêts accordés. Nous avons considérablement resserré nos critères d’octroi de crédit. Nous allons renforcer notre gestion des risques d’entreprise grâce à des modèles de risque améliorés, une discipline de crédit et des ressources de recouvrement », a-t-il affirmé lors de la conférence téléphonique trimestrielle avec les analystes.

Même les emprunteurs qui ne relèvent pas du segment des prêts à risque ressentent la pression.

La situation varie d’une région à l’autre du pays, avec une hausse des faillites dans les endroits où les taux de renouvellement des prêts hypothécaires sont plus élevés, souligne Randall Bartlett, économiste en chef adjoint chez Desjardins.

« C’est sur les marchés où l’accès à la propriété est le plus difficile, comme en Ontario et en Colombie-Britannique, que la tension se fait vraiment sentir. Les ménages de ces deux provinces subissent de plein fouet l’impact de la hausse des taux d’intérêt sur leur budget familial. »

Ceux qui subissent la pression de la hausse des taux lors du renouvellement contribuent à la divergence des situations financières au Canada, indique-t-il.

« On observe une baisse de l’épargne et un recours accru au crédit pour couvrir les dépenses essentielles. La situation au Canada devient donc de plus en plus polarisée. »

Les baisses des taux d’intérêt de la Banque du Canada ont contribué à réduire les ratios d’endettement globaux, mais ces mesures n’aident pas vraiment les emprunteurs à risque qui dépendent des cartes de crédit ou d’autres produits à taux d’intérêt extrêmement élevés.

« Les personnes qui ne sont pas propriétaires ou qui n’ont pas d’hypothèque voient leurs taux de défaut de paiement augmenter beaucoup plus rapidement que celles qui en ont. Cet écart ne cesse donc de se creuser », a déclaré Rebecca Oakes.

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Projection financière : les normes 2026 dévoilées https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/projection-financiere-les-normes-2026-devoilees/ Mon, 20 Apr 2026 10:19:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113508 Un nouvel accent est mis sur le logement et les hypothèses à long terme.

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L’Institut québécois de planification financière (l’Institut) et FP Canada publient les Normes d’hypothèses de projection 2026 et leur Addenda, des outils attendus chaque année et utilisés par les planificateurs financiers (Pl. Fin.) du pays.

Pour rappel, les Normes d’hypothèses de projection se veulent un guide pour aider les Pl. Fin. à estimer l’inflation future, les taux de rendement, l’espérance de vie et autres hypothèses. Elles servent ainsi à établir des projections financières à long terme (dix ans ou plus) à partir d’hypothèses cohérentes, objectives et fondées sur des données publiques fiables.

« Les Normes d’hypothèses de projection jouent un rôle clé dans la qualité des conseils financiers offerts à la population. Elles soutiennent la rigueur et la cohérence des analyses utilisées par les planificateurs financiers et planificatrices financières, au bénéfice de leur clientèle », souligne Caroline Champagne, présidente-directrice générale de l’Institut de planification financière.

L’Addenda, de son côté, est un fichier Excel qui fournit les sources de données sur lesquelles les Normes sont basées. Il permet de bien comprendre les Normes, en plus de permettre aux Pl. Fin. de pouvoir reproduire les calculs pour leur usage personnel.

Pour l’année 2026, les Normes de projection qui entreront en vigueur le 30 avril sont :

Inflation                                                             2,1 %

Rendement        

Court terme                                                      2,4 %

Revenu fixe                                                        3,2 %

Actions canadiennes                                      6,3 %

Actions américaines                                       6,4 %

Actions internationales                                 6,6 %

Actions des marchés émergents                7,5 %

Croissance du MGAP ou MGA                   3,1 %

Immobilier résidentiel                                 3,1 %

Taux d’emprunt                                               4,4 %

À noter que cette année, les Normes introduisent une nouvelle hypothèse liée au logement, soit l’appréciation de la résidence principale et les coûts liés à la location. Cette donnée, qui s’appuie notamment sur des chiffres de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) ainsi que sur des recherches internationales, cherche à refléter une composante importante de la réalité financière des ménages.

« Parce que le logement représente une composante importante et persistante du budget des ménages, le Comité a jugé important d’offrir des balises claires aux planificateurs financiers et planificatrices financières. Cela permet de soutenir des projections financières plus cohérentes et mieux défendables dans la pratique », souligne Nick Hearne, Pl. Fin., CFA et président du Comité des Normes d’hypothèses de projection.

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La Banque du Canada revoit son approche de l’inflation https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-banque-du-canada-revoit-son-approche-de-linflation/ Fri, 27 Mar 2026 10:21:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113193 L’institution ajuste son analyse et sa communication en vue du renouvellement de son mandat.

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L’institution ajuste son analyse et sa communication en vue du renouvellement de son mandat. /Après avoir sous-estimé sa persistance, elle adapte ses outils et son discours.

Une haute responsable de la Banque du Canada indique que la banque centrale réexamine sa façon d’aborder et de communiquer sur l’inflation, alors qu’elle se prépare à revoir son mandat quinquennal plus tard cette année.

Carolyn Rogers, première sous-gouverneure de la Banque du Canada, se trouve jeudi à Brandon, au Manitoba, où elle s’adresse à un public de personnes d’affaires pour expliquer comment la banque centrale fait face à une série de chocs économiques survenus ces dernières années.

Dans un discours préparé, Mme Rogers mentionne que la flambée des prix du pétrole liée à la guerre en Iran pèse sur les consommateurs et les entreprises, mais qu’il est encore trop tôt pour dire quelles seront les répercussions du conflit sur la croissance et l’inflation au Canada.

Elle reconnaît également que la Banque du Canada a sous-estimé la persistance de l’inflation après la pandémie de COVID-19 et précise que la banque centrale s’efforce de mieux cerner l’évolution des pressions sur les prix.

Mme Rogers explique que la banque centrale modifie sa manière de détecter les chocs d’offre dans l’économie et réexamine la façon dont elle communique sur l’inflation sous-jacente et l’abordabilité des logements afin de s’assurer que les Canadiens comprennent comment le taux d’intérêt de référence de la Banque du Canada interagit avec ces forces dans leur vie quotidienne.

Elle ajoute que la Banque du Canada a entendu les Canadiens dire qu’ils accordaient de l’importance à la stabilité de l’inflation ainsi qu’à celle des taux d’intérêt, ce qui, selon elle, est un bon rappel après des années de changements rapides du taux directeur.

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Taux inchangé : la guerre en Iran pèse sur la décision de la Banque du Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/taux-inchange-la-guerre-en-iran-pese-sur-la-decision-de-la-banque-du-canada/ Wed, 18 Mar 2026 14:12:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113044 La hausse des prix de l’énergie et les incertitudes mondiales brouillent les perspectives.

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Dans la continuité de sa dernière décision, la Banque du Canada (BdC) a une fois de plus laissé son taux directeur inchangé à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte demeure quant à lui à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« Il n’y avait pratiquement aucune attente d’un changement de taux aujourd’hui, et la Banque du Canada a fait exactement ce que le marché anticipait en maintenant son taux directeur à 2,25 % », souligne Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement chez IG Gestion de patrimoine.

La BdC mentionne notamment la guerre au Moyen-Orient. En plus d’accentuer les risques pesant sur l’économie mondiale, celle-ci a fait augmenter la volatilité des prix de l’énergie et des marchés financiers.

« L’économie canadienne reste confrontée à l’incertitude élevée liée à la politique commerciale américaine et aux risques géopolitiques. La guerre en Iran vient ajouter une nouvelle couche d’incertitude. Son impact sur les économies mondiale et canadienne va dépendre de la durée du conflit et de la mesure dans laquelle il va s’étendre ailleurs au Moyen-Orient », indique Tiff Macklem, gouverneur de la BdC, dans sa déclaration préliminaire.

Avant le déclenchement du conflit, l’économie mondiale devait croître d’environ 3 %, en ligne avec les prédictions du Rapport sur la politique monétaire de janvier. Aux États-Unis, la croissance demeurait solide malgré un certain ralentissement, tandis que l’inflation suivait la trajectoire attendue.

Dans la zone euro, la demande intérieure soutenait l’activité malgré un recul des exportations. À l’inverse, en Chine, la faiblesse de la demande intérieure était compensée par des exportations robustes.

Depuis le début du conflit, les prix du pétrole et du gaz naturel ont explosé, accentuant les pressions inflationnistes mondiales, selon la Banque du Canada. La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz perturbe l’approvisionnement énergétique et pourrait aussi affecter d’autres matières premières.

Les conditions financières jusque-là accommodantes se sont resserrées :

  • les rendements obligataires ont augmenté,
  • les marchés boursiers ont reculé
  • et les écarts de crédit se sont creusés.

« À nos yeux, le message était plus conciliant que menaçant. La Banque a clairement reconnu que l’économie canadienne ralentit, que le marché du travail demeure faible et que la croissance récente est plus faible qu’anticipé. En même temps, elle a aussi souligné que la remontée du pétrole et la fermeture effective du détroit d’Hormuz risquent de pousser l’inflation à la hausse à court terme », résume Pierre-Benoît Gauthier.

Vers une progression de l’économie canadienne

Après une croissance de 2,4 % au troisième trimestre, l’économie canadienne a reculé de 0,6 % au dernier trimestre de 2025, un résultat plus faible que ce qu’envisageait le Rapport de janvier. Toutefois, cette contraction s’explique essentiellement par une réduction des stocks plus importante qu’anticipée.

La demande intérieure a néanmoins progressé, soutenue par les dépenses de consommation et les dépenses publiques, malgré une activité toujours faible sur le marché du logement.

Soulignant qu’il est encore trop tôt pour connaître l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur la croissance au Canada, la BdC continue de prédire une progression modeste de l’économie, en raison des droits de douane et de l’incertitude des politiques commerciales. Cependant, la croissance à court terme devrait être plus faible que prévue et le marché du travail reste détendu.

« L’économie canadienne connaît déjà de nombreux défis, auxquels s’ajoute maintenant plus de volatilité. Le rôle de la Banque du Canada est d’être une source de stabilité. Nous soutenons l’activité économique tout en nous assurant que la montée des prix de l’énergie ne se transforme pas en inflation persistante », résume Tiff Macklem.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a de nouveau ralenti, s’établissant à 1,8 % en février. L’IPC hors effets des variations d’impôts indirects, ainsi que les mesures de l’inflation fondamentale, ont également reculé et se situent près de 2 %.

La croissance des prix des aliments a ralenti en février, tout en demeurant élevée. Par ailleurs, la forte hausse des prix mondiaux de l’énergie a fait grimper les coûts de l’essence, ce qui devrait entraîner une remontée de l’inflation globale dans les mois à venir.

Au vu de ces différents facteurs, le Conseil de direction de la BdC a décidé de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Il promet toutefois de garder à l’œil l’évolution des répercussions des politiques commerciales, notamment les droits de douane, et le déroulement du conflit au Moyen-Orient sur la croissance et l’inflation, se disant prêt à réagir au besoin.

« Il nous semble peu probable que la Banque réagisse à ce genre de choc par une hausse de taux. Ce n’est pas une inflation née d’une économie qui surchauffe. C’est un choc d’offre lié à la géopolitique. Et quand l’inflation provient d’un pétrole plus cher, monter les taux serait une double attaque sur la consommation. La hausse des prix de l’énergie agit déjà comme un frein sur la demande en grugeant le pouvoir d’achat des ménages. Autrement dit, le pétrole fait une partie du travail restrictif à la place de la banque centrale », souligne Pierre-Benoît Gauthier.

« Pourtant, les marchés s’attendent toujours à presque DEUX HAUSSES de taux selon le marché des contrats à terme obligataire. Nous allons fermement contre cette vue. Nous continuons de croire qu’une baisse de taux demeure plus plausible qu’une hausse au Canada », affirme Pierre-Benoît Gauthier.

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La Banque du Canada face à un nouveau dilemme inflation-croissance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-face-a-un-nouveau-dilemme-inflation-croissance/ Mon, 16 Mar 2026 10:54:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112893 Elle se donne un nouveau cadre pour mieux faire face aux chocs et à l’incertitude.

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Dans un monde secoué par les tensions commerciales, le virage de l’intelligence artificielle et les bouleversements climatiques, la Banque du Canada reconnaît qu’elle devra de plus en plus naviguer en eaux troubles : gérer simultanément une économie affaiblie et une inflation trop élevée. Un défi qui remet en question certains réflexes bien établis de la politique monétaire.

C’est le message qu’a livré Sharon Kozicki, sous-gouverneure de la Banque du Canada, dans un discours prononcé récemment à Oslo, lors de la Conférence de la Banque de Norvège sur les mandats de politique monétaire. Une intervention qui tombe à point : le cadre de politique monétaire canadien, une entente conjointe entre la Banque et le gouvernement fédéral renouvelée tous les cinq ans, sera justement réexaminé cette année.

Un bilan solide

Avant de s’attaquer aux défis qui se profilent, Sharon Kozicki a rappelé les succès du régime actuel. Depuis l’adoption de la cible d’inflation de 2 % au début des années 1990, l’inflation canadienne s’est maintenue en moyenne très près de ce seuil pendant un quart de siècle, et à l’intérieur de la fourchette de 1 à 3 % plus de 80 % du temps. Même après le choc pandémique, qui a propulsé l’inflation au-delà de 8 % à l’été 2022 — son niveau le plus élevé en quatre décennies —, la Banque est parvenue à ramener les prix vers la cible.

Ce cap de 2 % ne sera donc pas remis en question lors du prochain renouvellement. Mais l’environnement économique dans lequel la Banque évolue, lui, a profondément changé.

Des chocs plus fréquents et déterminants

Pandémie, perturbations des chaînes d’approvisionnement, pénuries de semi-conducteurs, phénomènes météorologiques extrêmes, virage protectionniste américain, montée des tensions géopolitiques : les exemples abondent. Ces bouleversements affectent directement les coûts de production, l’efficacité du capital et du travail, ainsi que la disponibilité des biens et services.

Or, les chocs d’offre ont une particularité : ils peuvent faire grimper les prix tout en affaiblissant l’activité économique. La Banque se retrouve alors face à un arbitrage délicat. Relever les taux pour freiner l’inflation risque d’accentuer la faiblesse économique. Les abaisser pour soutenir l’activité peut, au contraire, éloigner davantage l’inflation de la cible.

Avant 2020, le Canada se trouvait généralement dans des configurations plus classiques : demande excédentaire avec inflation élevée, ou offre excédentaire avec inflation trop faible. Depuis la pandémie, la situation s’est compliquée. L’économie a plus souvent été marquée par une offre excédentaire — donc une activité faible — combinée à une inflation supérieure à la cible.

Des choix délicats

Dans ce nouvel environnement, la flexibilité du cadre de la Banque du Canada devient un levier essentiel. Comme l’a expliqué Sharon Kozicki, lorsque les effets d’un choc d’offre sont « minimes ou passagers », les banques centrales peuvent choisir d’en faire abstraction et attendre que l’inflation retourne d’elle-même vers la cible. Mais « quand ces effets sont plus importants et plus persistants », une réaction s’impose, même si l’économie est affaiblie.

C’est là que les arbitrages se compliquent. La sous-gouverneure reconnaît qu’en pratique, il est « extrêmement difficile » d’évaluer en temps réel l’ampleur d’un choc, sa durée ou sa nature. Les autorités monétaires doivent notamment déterminer si elles font face à un phénomène transitoire ou à un changement structurel. Elle cite en exemple les droits de douane américains, qui ont réduit les exportations canadiennes d’environ 5 % depuis 2024, affaiblissant l’activité. La Banque doit alors trancher : s’agit-il d’un ajustement temporaire ou d’une perte durable d’efficacité pour l’économie ?

La réponse de politique monétaire dépendra aussi de la portée du choc. Lorsqu’il se diffuse largement et alimente des pressions inflationnistes généralisées, un resserrement sera plus probable. À l’inverse, si le choc pèse surtout sur l’activité et moins sur l’inflation, l’institution pourrait privilégier le soutien à l’économie. « Le bon choix ne sera pas toujours évident », prévient Sharon Kozicki, insistant sur la nécessité de se doter de « garde-fous adéquats » et d’améliorer constamment les outils d’analyse.

Trois axes d’intervention

Pour mieux composer avec ces arbitrages, la Banque du Canada s’emploie à renforcer ses capacités d’analyse. Sharon Kozicki évoque d’abord un important travail de modélisation. L’institution a mis au point des modèles multisectoriels afin de mieux comprendre comment les chocs se transmettent dans les chaînes d’approvisionnement et comment ils influent sur les prix. Ces outils permettent notamment d’analyser la façon dont les entreprises ajustent leurs prix lorsque les pressions inflationnistes s’intensifient.

L’analyse de scénarios occupe également une place grandissante. « Nous employons l’analyse de scénarios pour nous aider à réfléchir à la façon dont nous pourrions, et devrions, réagir à différents chocs », explique la sous-gouverneure. En 2025, la Banque a ainsi évalué plusieurs scénarios liés aux tensions commerciales et en a présenté les résultats dans son « Rapport sur la politique monétaire », afin que le public puisse comprendre son raisonnement.

Deuxième axe : la collecte de renseignements. Sharon Kozicki insiste sur le fait qu’il ne suffit pas de s’appuyer sur des données agrégées et des modèles macroéconomiques. La Banque a intensifié ses activités de liaison à travers le pays, rencontrant des chefs d’entreprise, des groupes communautaires et des étudiantes et étudiants pour saisir comment les ménages et les entreprises vivent concrètement les chocs économiques. L’utilisation accrue de données dites non traditionnelles — comme les transactions par carte ou les flux de marchandises à la frontière — permet aussi de détecter plus rapidement les tendances émergentes.

Enfin, la communication est présentée comme un pilier central. La transparence et la clarté sont, selon Sharon Kozicki, essentielles pour « cultiver la confiance du public », surtout dans un contexte où la Banque peut être amenée à resserrer la politique monétaire alors même que l’économie est fragile. Expliquer ce que l’on sait, ce que l’on ignore et comment on interprète les évolutions économiques devient alors un élément clé pour maintenir les attentes d’inflation bien ancrées.

L’enjeu n’est donc pas de redéfinir l’objectif, mais d’affiner les outils et les garde-fous pour composer avec un monde plus volatil, marqué par des chocs d’offre fréquents et parfois durables. La flexibilité du cadre restera un atout, mais elle devra être utilisée avec discernement.

Car au bout du compte, rappelle la sous-gouverneure, la population canadienne attend de la Banque qu’elle maintienne l’inflation à un niveau bas et stable — quelles que soient les turbulences qui secouent l’économie mondiale.

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