Inflation | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/inflation/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 26 Mar 2026 17:59:15 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Inflation | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/inflation/ 32 32 La Banque du Canada revoit son approche de l’inflation https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-banque-du-canada-revoit-son-approche-de-linflation/ Fri, 27 Mar 2026 10:21:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113193 L’institution ajuste son analyse et sa communication en vue du renouvellement de son mandat.

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L’institution ajuste son analyse et sa communication en vue du renouvellement de son mandat. /Après avoir sous-estimé sa persistance, elle adapte ses outils et son discours.

Une haute responsable de la Banque du Canada indique que la banque centrale réexamine sa façon d’aborder et de communiquer sur l’inflation, alors qu’elle se prépare à revoir son mandat quinquennal plus tard cette année.

Carolyn Rogers, première sous-gouverneure de la Banque du Canada, se trouve jeudi à Brandon, au Manitoba, où elle s’adresse à un public de personnes d’affaires pour expliquer comment la banque centrale fait face à une série de chocs économiques survenus ces dernières années.

Dans un discours préparé, Mme Rogers mentionne que la flambée des prix du pétrole liée à la guerre en Iran pèse sur les consommateurs et les entreprises, mais qu’il est encore trop tôt pour dire quelles seront les répercussions du conflit sur la croissance et l’inflation au Canada.

Elle reconnaît également que la Banque du Canada a sous-estimé la persistance de l’inflation après la pandémie de COVID-19 et précise que la banque centrale s’efforce de mieux cerner l’évolution des pressions sur les prix.

Mme Rogers explique que la banque centrale modifie sa manière de détecter les chocs d’offre dans l’économie et réexamine la façon dont elle communique sur l’inflation sous-jacente et l’abordabilité des logements afin de s’assurer que les Canadiens comprennent comment le taux d’intérêt de référence de la Banque du Canada interagit avec ces forces dans leur vie quotidienne.

Elle ajoute que la Banque du Canada a entendu les Canadiens dire qu’ils accordaient de l’importance à la stabilité de l’inflation ainsi qu’à celle des taux d’intérêt, ce qui, selon elle, est un bon rappel après des années de changements rapides du taux directeur.

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Taux inchangé : la guerre en Iran pèse sur la décision de la Banque du Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/taux-inchange-la-guerre-en-iran-pese-sur-la-decision-de-la-banque-du-canada/ Wed, 18 Mar 2026 14:12:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113044 La hausse des prix de l’énergie et les incertitudes mondiales brouillent les perspectives.

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Dans la continuité de sa dernière décision, la Banque du Canada (BdC) a une fois de plus laissé son taux directeur inchangé à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte demeure quant à lui à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« Il n’y avait pratiquement aucune attente d’un changement de taux aujourd’hui, et la Banque du Canada a fait exactement ce que le marché anticipait en maintenant son taux directeur à 2,25 % », souligne Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement chez IG Gestion de patrimoine.

La BdC mentionne notamment la guerre au Moyen-Orient. En plus d’accentuer les risques pesant sur l’économie mondiale, celle-ci a fait augmenter la volatilité des prix de l’énergie et des marchés financiers.

« L’économie canadienne reste confrontée à l’incertitude élevée liée à la politique commerciale américaine et aux risques géopolitiques. La guerre en Iran vient ajouter une nouvelle couche d’incertitude. Son impact sur les économies mondiale et canadienne va dépendre de la durée du conflit et de la mesure dans laquelle il va s’étendre ailleurs au Moyen-Orient », indique Tiff Macklem, gouverneur de la BdC, dans sa déclaration préliminaire.

Avant le déclenchement du conflit, l’économie mondiale devait croître d’environ 3 %, en ligne avec les prédictions du Rapport sur la politique monétaire de janvier. Aux États-Unis, la croissance demeurait solide malgré un certain ralentissement, tandis que l’inflation suivait la trajectoire attendue.

Dans la zone euro, la demande intérieure soutenait l’activité malgré un recul des exportations. À l’inverse, en Chine, la faiblesse de la demande intérieure était compensée par des exportations robustes.

Depuis le début du conflit, les prix du pétrole et du gaz naturel ont explosé, accentuant les pressions inflationnistes mondiales, selon la Banque du Canada. La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz perturbe l’approvisionnement énergétique et pourrait aussi affecter d’autres matières premières.

Les conditions financières jusque-là accommodantes se sont resserrées :

  • les rendements obligataires ont augmenté,
  • les marchés boursiers ont reculé
  • et les écarts de crédit se sont creusés.

« À nos yeux, le message était plus conciliant que menaçant. La Banque a clairement reconnu que l’économie canadienne ralentit, que le marché du travail demeure faible et que la croissance récente est plus faible qu’anticipé. En même temps, elle a aussi souligné que la remontée du pétrole et la fermeture effective du détroit d’Hormuz risquent de pousser l’inflation à la hausse à court terme », résume Pierre-Benoît Gauthier.

Vers une progression de l’économie canadienne

Après une croissance de 2,4 % au troisième trimestre, l’économie canadienne a reculé de 0,6 % au dernier trimestre de 2025, un résultat plus faible que ce qu’envisageait le Rapport de janvier. Toutefois, cette contraction s’explique essentiellement par une réduction des stocks plus importante qu’anticipée.

La demande intérieure a néanmoins progressé, soutenue par les dépenses de consommation et les dépenses publiques, malgré une activité toujours faible sur le marché du logement.

Soulignant qu’il est encore trop tôt pour connaître l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur la croissance au Canada, la BdC continue de prédire une progression modeste de l’économie, en raison des droits de douane et de l’incertitude des politiques commerciales. Cependant, la croissance à court terme devrait être plus faible que prévue et le marché du travail reste détendu.

« L’économie canadienne connaît déjà de nombreux défis, auxquels s’ajoute maintenant plus de volatilité. Le rôle de la Banque du Canada est d’être une source de stabilité. Nous soutenons l’activité économique tout en nous assurant que la montée des prix de l’énergie ne se transforme pas en inflation persistante », résume Tiff Macklem.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a de nouveau ralenti, s’établissant à 1,8 % en février. L’IPC hors effets des variations d’impôts indirects, ainsi que les mesures de l’inflation fondamentale, ont également reculé et se situent près de 2 %.

La croissance des prix des aliments a ralenti en février, tout en demeurant élevée. Par ailleurs, la forte hausse des prix mondiaux de l’énergie a fait grimper les coûts de l’essence, ce qui devrait entraîner une remontée de l’inflation globale dans les mois à venir.

Au vu de ces différents facteurs, le Conseil de direction de la BdC a décidé de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Il promet toutefois de garder à l’œil l’évolution des répercussions des politiques commerciales, notamment les droits de douane, et le déroulement du conflit au Moyen-Orient sur la croissance et l’inflation, se disant prêt à réagir au besoin.

« Il nous semble peu probable que la Banque réagisse à ce genre de choc par une hausse de taux. Ce n’est pas une inflation née d’une économie qui surchauffe. C’est un choc d’offre lié à la géopolitique. Et quand l’inflation provient d’un pétrole plus cher, monter les taux serait une double attaque sur la consommation. La hausse des prix de l’énergie agit déjà comme un frein sur la demande en grugeant le pouvoir d’achat des ménages. Autrement dit, le pétrole fait une partie du travail restrictif à la place de la banque centrale », souligne Pierre-Benoît Gauthier.

« Pourtant, les marchés s’attendent toujours à presque DEUX HAUSSES de taux selon le marché des contrats à terme obligataire. Nous allons fermement contre cette vue. Nous continuons de croire qu’une baisse de taux demeure plus plausible qu’une hausse au Canada », affirme Pierre-Benoît Gauthier.

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La Banque du Canada face à un nouveau dilemme inflation-croissance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-face-a-un-nouveau-dilemme-inflation-croissance/ Mon, 16 Mar 2026 10:54:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112893 Elle se donne un nouveau cadre pour mieux faire face aux chocs et à l’incertitude.

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Dans un monde secoué par les tensions commerciales, le virage de l’intelligence artificielle et les bouleversements climatiques, la Banque du Canada reconnaît qu’elle devra de plus en plus naviguer en eaux troubles : gérer simultanément une économie affaiblie et une inflation trop élevée. Un défi qui remet en question certains réflexes bien établis de la politique monétaire.

C’est le message qu’a livré Sharon Kozicki, sous-gouverneure de la Banque du Canada, dans un discours prononcé récemment à Oslo, lors de la Conférence de la Banque de Norvège sur les mandats de politique monétaire. Une intervention qui tombe à point : le cadre de politique monétaire canadien, une entente conjointe entre la Banque et le gouvernement fédéral renouvelée tous les cinq ans, sera justement réexaminé cette année.

Un bilan solide

Avant de s’attaquer aux défis qui se profilent, Sharon Kozicki a rappelé les succès du régime actuel. Depuis l’adoption de la cible d’inflation de 2 % au début des années 1990, l’inflation canadienne s’est maintenue en moyenne très près de ce seuil pendant un quart de siècle, et à l’intérieur de la fourchette de 1 à 3 % plus de 80 % du temps. Même après le choc pandémique, qui a propulsé l’inflation au-delà de 8 % à l’été 2022 — son niveau le plus élevé en quatre décennies —, la Banque est parvenue à ramener les prix vers la cible.

Ce cap de 2 % ne sera donc pas remis en question lors du prochain renouvellement. Mais l’environnement économique dans lequel la Banque évolue, lui, a profondément changé.

Des chocs plus fréquents et déterminants

Pandémie, perturbations des chaînes d’approvisionnement, pénuries de semi-conducteurs, phénomènes météorologiques extrêmes, virage protectionniste américain, montée des tensions géopolitiques : les exemples abondent. Ces bouleversements affectent directement les coûts de production, l’efficacité du capital et du travail, ainsi que la disponibilité des biens et services.

Or, les chocs d’offre ont une particularité : ils peuvent faire grimper les prix tout en affaiblissant l’activité économique. La Banque se retrouve alors face à un arbitrage délicat. Relever les taux pour freiner l’inflation risque d’accentuer la faiblesse économique. Les abaisser pour soutenir l’activité peut, au contraire, éloigner davantage l’inflation de la cible.

Avant 2020, le Canada se trouvait généralement dans des configurations plus classiques : demande excédentaire avec inflation élevée, ou offre excédentaire avec inflation trop faible. Depuis la pandémie, la situation s’est compliquée. L’économie a plus souvent été marquée par une offre excédentaire — donc une activité faible — combinée à une inflation supérieure à la cible.

Des choix délicats

Dans ce nouvel environnement, la flexibilité du cadre de la Banque du Canada devient un levier essentiel. Comme l’a expliqué Sharon Kozicki, lorsque les effets d’un choc d’offre sont « minimes ou passagers », les banques centrales peuvent choisir d’en faire abstraction et attendre que l’inflation retourne d’elle-même vers la cible. Mais « quand ces effets sont plus importants et plus persistants », une réaction s’impose, même si l’économie est affaiblie.

C’est là que les arbitrages se compliquent. La sous-gouverneure reconnaît qu’en pratique, il est « extrêmement difficile » d’évaluer en temps réel l’ampleur d’un choc, sa durée ou sa nature. Les autorités monétaires doivent notamment déterminer si elles font face à un phénomène transitoire ou à un changement structurel. Elle cite en exemple les droits de douane américains, qui ont réduit les exportations canadiennes d’environ 5 % depuis 2024, affaiblissant l’activité. La Banque doit alors trancher : s’agit-il d’un ajustement temporaire ou d’une perte durable d’efficacité pour l’économie ?

La réponse de politique monétaire dépendra aussi de la portée du choc. Lorsqu’il se diffuse largement et alimente des pressions inflationnistes généralisées, un resserrement sera plus probable. À l’inverse, si le choc pèse surtout sur l’activité et moins sur l’inflation, l’institution pourrait privilégier le soutien à l’économie. « Le bon choix ne sera pas toujours évident », prévient Sharon Kozicki, insistant sur la nécessité de se doter de « garde-fous adéquats » et d’améliorer constamment les outils d’analyse.

Trois axes d’intervention

Pour mieux composer avec ces arbitrages, la Banque du Canada s’emploie à renforcer ses capacités d’analyse. Sharon Kozicki évoque d’abord un important travail de modélisation. L’institution a mis au point des modèles multisectoriels afin de mieux comprendre comment les chocs se transmettent dans les chaînes d’approvisionnement et comment ils influent sur les prix. Ces outils permettent notamment d’analyser la façon dont les entreprises ajustent leurs prix lorsque les pressions inflationnistes s’intensifient.

L’analyse de scénarios occupe également une place grandissante. « Nous employons l’analyse de scénarios pour nous aider à réfléchir à la façon dont nous pourrions, et devrions, réagir à différents chocs », explique la sous-gouverneure. En 2025, la Banque a ainsi évalué plusieurs scénarios liés aux tensions commerciales et en a présenté les résultats dans son « Rapport sur la politique monétaire », afin que le public puisse comprendre son raisonnement.

Deuxième axe : la collecte de renseignements. Sharon Kozicki insiste sur le fait qu’il ne suffit pas de s’appuyer sur des données agrégées et des modèles macroéconomiques. La Banque a intensifié ses activités de liaison à travers le pays, rencontrant des chefs d’entreprise, des groupes communautaires et des étudiantes et étudiants pour saisir comment les ménages et les entreprises vivent concrètement les chocs économiques. L’utilisation accrue de données dites non traditionnelles — comme les transactions par carte ou les flux de marchandises à la frontière — permet aussi de détecter plus rapidement les tendances émergentes.

Enfin, la communication est présentée comme un pilier central. La transparence et la clarté sont, selon Sharon Kozicki, essentielles pour « cultiver la confiance du public », surtout dans un contexte où la Banque peut être amenée à resserrer la politique monétaire alors même que l’économie est fragile. Expliquer ce que l’on sait, ce que l’on ignore et comment on interprète les évolutions économiques devient alors un élément clé pour maintenir les attentes d’inflation bien ancrées.

L’enjeu n’est donc pas de redéfinir l’objectif, mais d’affiner les outils et les garde-fous pour composer avec un monde plus volatil, marqué par des chocs d’offre fréquents et parfois durables. La flexibilité du cadre restera un atout, mais elle devra être utilisée avec discernement.

Car au bout du compte, rappelle la sous-gouverneure, la population canadienne attend de la Banque qu’elle maintienne l’inflation à un niveau bas et stable — quelles que soient les turbulences qui secouent l’économie mondiale.

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La guerre en Iran complique la décision de la Banque du Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-guerre-en-iran-complique-la-decision-de-la-banque-du-canada/ Mon, 16 Mar 2026 10:52:54 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112995 Entre chômage en hausse, inflation incertaine et choc pétrolier, la banque centrale navigue en terrain instable.

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La Banque du Canada devra trouver un équilibre entre un afflux de données économiques de dernière minute et les incertitudes liées au commerce et au conflit au Moyen-Orient alors qu’elle annoncera cette semaine son taux directeur.

Selon les économistes, la banque centrale devra naviguer en eaux troubles pour définir sa politique monétaire, car une hausse inattendue du chômage et des faiblesses dans d’autres secteurs de l’économie pèsent sur les nouveaux risques d’inflation liés au choc mondial des prix du pétrole.

La banque centrale a maintenu son taux directeur à 2,25 % en janvier. Elle avait alors indiqué qu’elle était satisfaite du niveau des taux pour contenir l’inflation et aider l’économie à faire face aux droits de douane américains.

Mais les récentes données ont jeté un froid sur ce bel optimisme.

Les chiffres de l’emploi publiés vendredi indiquent que le taux de chômage a grimpé à 6,7 % après la perte de 84 000 emplois en février.

À la fin de février, Statistique Canada a également dit que l’économie s’était contractée d’un demi-point de pourcentage en rythme annualisé au quatrième trimestre de 2025, manquant ainsi l’objectif de croissance stable fixé par la Banque du Canada.

Les responsables de la politique monétaire devront également tenir compte des nouvelles données sur l’inflation publiées lundi par Statistique Canada.

Doug Porter, économiste en chef chez BMO, dit que le taux d’inflation de février pourrait descendre jusqu’à 1,8 % — soit une baisse d’un demi-point par rapport aux chiffres de janvier —, car le « congé fiscal » accordé par le gouvernement fédéral un an plus tôt, qui fausse la comparaison, ne sera plus pris en compte dans le calcul de l’inflation annuelle à la moitié du mois.

En l’absence des dernières données sur les prix, les marchés financiers estimaient à environ 92 % la probabilité d’un maintien des taux d’intérêt mercredi, selon LSEG Data & Analytics. Les chances d’une baisse ont légèrement augmenté après la publication vendredi de chiffres de l’emploi décevants.

De nombreuses prévisions économiques des deux premiers mois de l’année tablaient sur une attitude attentiste de la banque centrale pour le reste de l’année 2026, l’inflation sous-jacente se stabilisant et l’économie continuant de s’adapter aux droits de douane américains.

« En fin de compte, ce que nous constatons, c’est que l’économie était faible, mais pas au point de justifier nécessairement une intervention de la Banque du Canada sur les taux d’intérêt, dans un sens ou dans l’autre », souligne Randall Bartlett, économiste en chef adjoint chez Desjardins.

Mais ces données économiques devraient connaître une période d’instabilité liée à la guerre contre l’Iran déclenchée par les États-Unis et Israël.

Les attaques de l’Iran contre des navires commerciaux dans le golfe Persique et sa décision de bloquer le détroit d’Ormuz — par lequel transite un cinquième du pétrole mondial — ont fait monter en flèche le prix mondial du pétrole ces dernières semaines.

Cela a fait grimper les prix à la pompe au Canada et devrait faire augmenter les chiffres de l’inflation dans les mois à venir, craint Doug Porter.

Il note que le taux d’inflation d’avril affichera une hausse particulièrement forte en raison de la comparaison avec l’année précédente — lorsque les libéraux fédéraux avaient annulé la taxe sur le carbone, ce qui avait fait baisser le prix du litre d’essence d’environ 18 cents à l’époque.

Au-delà de la hausse des prix à la pompe, Doug Porter avance que l’augmentation des coûts énergétiques se répercutera probablement sur les coûts d’emballage et de transport des denrées alimentaires. La région du Golfe étant également responsable des livraisons d’intrants essentiels pour les engrais, la guerre pourrait également aggraver les pressions sur les agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire.

Statistique Canada a indiqué que l’inflation alimentaire s’élevait à 7,3 % en glissement annuel en janvier, stimulée par les comparaisons avec la période d’exonération fiscale ainsi que par les pénuries d’approvisionnement en produits alimentaires de base comme le café et le bœuf.

« Nous étions déjà aux prises avec une inflation alimentaire désagréablement élevée et, malheureusement, je pense que cela va l’aggraver un peu plus », met en garde Doug Porter.

L’instabilité des prix du pétrole et l’incertitude quant à la durée du conflit font que l’impact net sur l’économie canadienne est incertain.

Randall Bartlett prévoit une hausse nette du PIB national à la suite de la hausse des prix de l’énergie, ce qui, conjugué à une inflation plus élevée, dissuadera la Banque du Canada de procéder à de nouvelles baisses de taux destinées à stimuler l’économie.

Il ajoute toutefois que la révision imminente de l’accord Canada-États-Unis-Mexique constituait un autre facteur d’incertitude majeur empêchant la banque centrale de modifier son taux directeur dans un sens ou dans l’autre.

Randall Bartlett préconise un maintien du taux directeur. Selon lui, la Banque du Canada restera sur cette position jusqu’à la fin de l’année. Il est prématuré de considérer que les marchés anticipaient une hausse des taux d’un quart de point avant la fin de l’année.

« La Banque du Canada est susceptible de ne pas tenir compte du choc des prix du pétrole que nous subissons actuellement, s’il s’avère temporaire », souligne Randall Bartlett.

Doug Porter dit que si le Canada est peut-être mieux protégé du choc pétrolier que d’autres pays, celui-ci aura un impact négatif net sur l’économie.

Mais même si le conflit freine quelque peu l’économie, une hausse des taux resterait d’actualité, avance-t-il. L’économiste cite un discours prononcé le mois dernier par la sous-gouverneure de la Banque du Canada, Sharon Kozicki, dans lequel elle expliquait que la banque centrale était plus susceptible de relever ses taux lorsqu’un choc d’offre fait grimper les prix sans pour autant ralentir fortement l’économie.

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Léger recul de l’inflation en janvier https://www.finance-investissement.com/nouvelles/leger-recul-de-linflation-en-janvier/ Wed, 18 Feb 2026 11:49:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112576 Elle s’est établie à 2,3 %.

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Un ralentissement de l’inflation globale, mais une accélération de l’inflation alimentaire dans un contexte de modifications fiscales et de pressions persistantes dans les magasins d’alimentation continuent de peser sur les consommateurs, annonce mardi Statistique Canada.

L’agence fédérale indique que l’inflation s’est établie à 2,3 % en janvier au pays, en léger recul par rapport à sa progression de 2,4 % en décembre. Les économistes s’attendaient à ce que l’inflation se maintienne à 2,4 %.

Les prix de l’essence ont diminué de 16,7 % en janvier par rapport à la même période l’an dernier. Ce recul est surtout attribuable à l’absence de la tarification fédérale du carbone pour les consommateurs, qui a été retirée en avril dernier. L’inflation du logement, qui est depuis longtemps un casse-tête pour les ménages canadiens, a également atteint son niveau le plus bas en près de cinq ans, grâce à l’atténuation des pressions sur les loyers.

Ces baisses ont contribué à contrebalancer l’inflation alimentaire, qui s’est accélérée pour atteindre 7,3 % en janvier, contre 6,2 % le mois précédent.

Leslie Preston, économiste à la TD, souligne qu’une partie de la hausse de l’inflation alimentaire est un phénomène statistique, tandis que d’autres facteurs liés aux pressions inflationnistes passées continuent de se répercuter sur la chaîne d’approvisionnement.

Les prix des aliments achetés au restaurant ont bondi de 12,3 % le mois dernier par rapport à janvier 2025, ce qui a entraîné l’accélération de l’inflation alimentaire.

L’impact du congé de TPS

Cette hausse est principalement liée au congé temporaire de TPS accordé par le gouvernement fédéral — une suspension de deux mois de la partie fédérale de la taxe sur les produits et services admissibles — qui est entré pleinement en vigueur un an plus tôt.

Janvier 2025 a été le seul mois complet de l’exonération fiscale temporaire accordée par Ottawa sur les repas au restaurant et divers biens et services, et les comparaisons annuelles sont quelque peu faussées, car cette taxe est réintégrée dans les calculs de l’inflation pour janvier 2026.

Les prix de l’alcool, des vêtements pour enfants, des jouets et des jeux ont également fortement augmenté le mois dernier, puisqu’ils avaient diminué en janvier 2025 en raison du congé de TPS.

Février étant le dernier mois partiel de l’allègement fiscal temporaire en 2025, Leslie Preston prévient que ces facteurs commenceront à disparaître des calculs de l’inflation.

L’inflation alimentaire a été un sujet brûlant à la colline du Parlement.

Le chef conservateur Pierre Poilievre a publié mardi un message sur les réseaux sociaux dans lequel il attribue la hausse des prix des denrées alimentaires aux frais réglementaires qui font grimper les prix tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Il a écrit une lettre au premier ministre Mark Carney exigeant un revirement d’urgence des politiques libérales avant que les Canadiens ne souffrent de la faim.

Les importations en cause

Les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 4,8 % en janvier, soit un ralentissement par rapport à la hausse de 5,0 % enregistrée en décembre. Selon Statistique Canada, les prix des fruits frais ont baissé de 3,1 % au cours du mois, car la stabilité des saisons de croissance dans les régions productrices a fait diminuer les prix des baies, des oranges et des melons.

Mais les prix de produits de base, tels que le café et le bœuf, continuent d’afficher des hausses à deux chiffres, et Leslie Preston précise qu’il ne s’agit pas d’un effet du congé fiscal.

Elle explique que la hausse actuelle des prix est en grande partie liée à la faiblesse du dollar canadien au début de l’année 2025 ainsi qu’aux droits de douane de rétorsion imposés par le Canada aux États-Unis, qui visaient des produits alimentaires tels que le jus d’orange de Floride. Ces deux facteurs rendent plus coûteux pour les importateurs l’achat de denrées alimentaires ou d’ingrédients à l’étranger.

Bien que le dollar canadien se soit quelque peu redressé et qu’Ottawa ait abandonné la plupart de ses droits de douane de rétorsion en septembre, Leslie Preston note que les répercussions sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire ont tendance à toucher les consommateurs avec un certain décalage.

Une analyse publiée au début du mois par Olga Bilyk, économiste à la Banque du Canada, a montré une forte corrélation entre l’inflation alimentaire et l’augmentation des coûts de la chaîne d’approvisionnement après avoir pris en compte un délai de six mois.

Cela signifie que l’allègement de ces pressions sur les coûts mettra également du temps à se répercuter sur les factures d’épicerie des Canadiens.

« Ces effets mettent du temps à se faire sentir au niveau de la vente au détail, nous nous attendons donc à voir l’inflation des produits alimentaires ralentir au cours de l’année à venir », avance Leslie Preston.

Certains des facteurs qui influent sur l’inflation des produits alimentaires au Canada sont mondiaux, comme les sécheresses des années passées, qui ont entraîné une diminution des troupeaux de bétail et des conditions de culture plus difficiles pour les grains de café, fait remarquer Leslie Preston.

Cependant, même si les prix des matières premières exercent une pression sur les rayons des épiceries à travers le monde, aux États-Unis, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 2,9 % en janvier.

Leslie Preston indique que le Canada a tendance à être plus durement touché que les États-Unis, en particulier pendant les mois d’hiver, car moins de produits frais sont cultivés au nord de la frontière. Le Canada est donc plus vulnérable aux effets des prix à l’importation et aux fluctuations monétaires.

Dans son analyse, Mme Bilyk attribue également une grande partie de la responsabilité de la récente inflation alimentaire à la flambée des coûts d’importation. Elle explique que les denrées alimentaires, telles que le café et le chocolat, sont confrontées à une hausse des prix à l’échelle mondiale en raison des conditions météorologiques extrêmes et des droits de douane.

Quel rôle pour la Banque du Canada ?

Le rapport sur l’indice des prix à la consommation de janvier de Statistique Canada marque le premier examen des données sur l’inflation depuis que la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le mois dernier.

Leslie Preston affirme que, dans l’ensemble, les données montrent que les prix du panier de consommation des ménages déclinent à un rythme un peu plus rapide que prévu par la TD.

Elle ajoute que la Banque du Canada devrait observer plusieurs mois consécutifs de ralentissement de l’inflation à ce rythme avant d’envisager de nouvelles baisses des taux d’intérêt.

« Nous surveillerons de près l’évolution de la situation au cours des deux prochains mois pour voir si cette tendance se poursuit, mais si c’est le cas, nous nous attendons à ce que la Banque du Canada s’oriente vers une baisse des taux d’intérêt », avance Leslie Preston.

Selon LSEG Data & Analytics, les probabilités d’une baisse des taux d’intérêt lors de la prochaine décision de la Banque du Canada, le 18 mars, s’élevaient à un peu plus de 10 % mardi après-midi.

Doug Porter, économiste en chef chez BMO, écrit mardi dans une note à ses clients que les progrès réalisés en janvier en matière d’inflation sous-jacente, l’indicateur préféré de la banque centrale, seront encourageants.

Il ajoute que la barre est haute pour une nouvelle baisse des taux, les responsables de la banque centrale avertissant que la politique monétaire ne pouvait guère faire plus pour soutenir l’économie dans sa transition structurelle induite par le commerce.

Doug Porter fait également valoir qu’une baisse éventuelle n’est pas totalement exclue.

« Même dans ce cas, si l’inflation continue de ralentir, la banque pourrait être en mesure de soutenir l’économie si la croissance venait à connaître de réelles difficultés en raison de la transition structurelle », détaille-t-il.

La Banque du Canada examinera à nouveau la dynamique de l’inflation pour février avant de prendre sa prochaine décision en mars.

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Pourquoi sommes-nous constructifs sur les obligations canadiennes en 2026 ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/hadiza-djataou/pourquoi-sommes-nous-constructifs-sur-les-obligations-canadiennes-en-2026/ Fri, 13 Feb 2026 11:04:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112422 ZONE EXPERTS – Quand le ralentissement économique redonne du sens à l’allocation obligataire.

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Après plusieurs années marquées par une inflation élevée globalement, un resserrement monétaire rapide et une volatilité inhabituelle sur les marchés obligataires, le contexte macroéconomique a profondément évolué avec des divergences apparentes de croissance par régions et pays. La question cruciale n’est plus de savoir si les taux directeurs doivent continuer de monter, mais plutôt : combien de temps les banques centrales peuvent-elles maintenir une politique restrictive dans ces pays sans accentuer un ralentissement économique déjà bien amorcé ? C’est pourquoi nous maintenons une préférence pour les obligations canadiennes, tant en valeur absolue que par rapport à celles des autres marchés développés.

Une Banque du Canada en pause face à une croissance fragile

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de sa réunion du 28 janvier 2026 comme prévu. Plusieurs signaux dans le communiqué et le Rapport sur la politique monétaire méritent l’attention.

La Banque ne considère plus le marché du travail comme tendu, malgré des données encore solides fin 2025. La croissance au T4 a déçu, et l’inflation de base poursuit son ralentissement. Ces éléments confirment un affaiblissement de l’économie.

Elle a aussi exprimé des inquiétudes inhabituelles sur les négociations de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), suggérant qu’un changement de cap monétaire n’est pas exclu si le cadre commercial nord-américain se détériore. Pourtant, les marchés n’anticipent que 2 à 3 points de base de baisse d’ici juillet, un scénario que nous jugeons trop prudent.

Nous pensons que la Banque pourrait assouplir sa politique, non dès mars, mais probablement à partir de juin. Ce point de vue, encore marginal, s’appuie sur une lecture de la conjoncture : marché immobilier en difficulté, croissance démographique quasi nulle, et essoufflement général de l’activité. Le PIB mensuel a reculé de 0,3 % en octobre, et l’indice PMI manufacturier est resté en zone de contraction à 48,6 en décembre. Certes, les données canadiennes sont volatiles et sujettes à révision, mais les tendances sont claires : production, consommation, confiance des entreprises. Tous les indicateurs convergent vers un ralentissement graduel, difficilement compatible avec un maintien prolongé du resserrement monétaire.

Une Inflation favorable à une politique monétaire attentiste

L’inflation de tête, c’est-à-dire le taux d’inflation global mesuré par l’IPC total, a légèrement augmenté en décembre, passant de 2,2 % à 2,4 %. Mais cette hausse est surtout technique, liée à la fin du congé temporaire de TPS/TVH en 2025, et non à une nouvelle accélération des prix. La forte baisse des prix de l’essence (-14 % sur un an) a d’ailleurs limité cette hausse. Les mesures d’inflation privilégiées par la Banque du Canada  montrent un ralentissement. Sur une base annualisée sur trois mois, l’inflation est désormais sous les 2 %, indiquant que la dynamique récente des prix est beaucoup plus modérée et compatible avec la cible de la Banque du Canada.

Le principal point de pression demeure l’alimentation. Les prix à la consommation (+5 %) et dans les restaurants (+8,5 %) restent élevés, ce qui pèse sur le budget des ménages, même si l’inflation globale est mieux maîtrisée. Les coûts d’intérêt hypothécaires cessent désormais de pousser l’inflation à la hausse et commencent même à se stabiliser également. Pris dans leur ensemble, les signaux pointent vers une inflation contenue dans un contexte de croissance affaiblie.

 Le marché du travail : ralentissement et création d’emplois anémique

Le marché du travail demeure le principal point d’attention pour la Banque du Canada, mais là aussi, les signes de modération se multiplient. Après une création de 53 600 emplois en novembre, les gains d’emplois n’ont été que de 8 200 en décembre, tandis que le taux de chômage est remonté de 6,5 % à 6,8 %. Cette évolution est cohérente avec le ralentissement observé dans l’activité économique et sans amélioration marquée de la croissance, il devient envisageable de voir un assouplissement de la politique monétaire, mais pas avant la seconde partie de l’année.

Dans ce contexte, les obligations canadiennes sont intéressantes, car une grande partie du scénario de remontée des taux est déjà intégrée dans les prix, particulièrement sur les échéances courtes. À mesure que la croissance ralentit et que l’inflation se normalise, l’équilibre des risques devient plus favorable aux détenteurs d’obligations. Même en l’absence de baisse immédiate des taux directeurs, le maintien de conditions monétaires restrictives dans un environnement de croissance plus faible soutient historiquement la performance obligataire. Enfin, sur une base comparative, les taux canadiens sont plus attractifs que ceux aux États-Unis, car l’économie américaine est plus dynamique, le marché du travail y est plus tendu et l’inflation de bases reste élevée. Cette divergence renforce l’attrait relatif des obligations canadiennes dans une allocation mondiale.

 Le dollar canadien et le risque géopolitique américain

À court terme, le dollar canadien pourrait être sous pression, pénalisé par le ralentissement économique domestique et l’incertitude entourant les relations commerciales nord-américaines et notamment les renégociations de l’ACEUM.

Un risque important pour un scénario de faiblesse prolongée du dollar canadien concerne toutefois le dollar américain lui-même. Le contexte géopolitique actuel, marqué par une posture plus conflictuelle des États-Unis et par les tensions entourant des enjeux stratégiques tels que le Groenland, pourrait mener à un désengagement graduel de certains investisseurs internationaux à l’égard des actifs américains et du dollar américain. C’est un risque à surveiller, car l’impact serait significatif, exerçant une pression baissière sur le dollar américain, auquel cas le dollar canadien pourrait s’apprécier plus par effet de contraste que par amélioration fondamentale.

Une approche constructive et disciplinée

Adopter une vision favorable à l’égard des obligations canadiennes ne signifie pas ignorer les risques. La volatilité demeurera élevée, les données économiques pourraient être volatiles et les banques centrales éviteront toute déclaration prématurée de victoire sur l’inflation. Cependant, dans un environnement où la croissance ralentit au Canada, en ligne avec les autres pays développés, l’inflation se normalise progressivement. Nous pensons que les obligations canadiennes retrouvent alors pleinement leur rôle fondamental : offrir du revenu, de la diversification et une protection en cas de choc exogène.

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La BdC maintient ses taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-maintient-ses-taux/ Wed, 28 Jan 2026 15:08:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112142 Le taux directeur reste à 2,25 %.

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La Banque du Canada (BdC) a décidé de laisser ses taux inchangés, comme le prédisaient les experts. Ainsi, le taux du financement à un jour reste à 2,25 %, le taux officiel d’escompte demeure à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« En tant que stratège, il n’y a rien qui change quoique ce soit ce matin avec cette décision. Ce qui se passe avec le dollar américain et la Fed est largement plus important pour les marchés. Les taux sont assez restrictifs pour garder l’inflation sous contrôle, et la barre est haute avant de reparler de hausses incontrôlées », souligne Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement à IG Gestion de patrimoine.

Pour expliquer sa décision, la BdC souligne que les perspectives concernant les économies mondiale et canadienne n’ont que peu évolué par rapport à la projection présentée dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) d’octobre.

La banque centrale s’inquiète toutefois encore de l’imprévisibilité des politiques commerciales américaines et des risques géopolitiques actuels, mais elle estime que la croissance mondiale devrait s’établir à environ 3 %.

Pour le moment, l’expansion économique américaine dépasse les attentes, notamment grâce aux investissements liés à l’intelligence artificielle et les dépenses de consommation. Les droits de douane auront un impact à la hausse sur l’inflation, mais pas avant quelques mois.

Dans la zone euro, la croissance a été portée par le dynamisme du secteur des services et devrait également bénéficier du soutien de la politique budgétaire.

Au Canada, les restrictions commerciales imposées par les États-Unis et l’incertitude pèsent sur la croissance. Le PIB a stagné au quatrième trimestre de 2025 et les exportations sont encore ébranlées par les droits de douane.

Toutefois, la récente faiblesse du dollar américain a propulsé le dollar canadien au-dessus de 72 cents, tandis que l’emploi a progressé au cours des derniers mois, même si le taux de chômage demeure élevé, à 6,8 %. La BdC anticipe une croissance économique de 1,1 % en 2026 et de 1,5 % en 2027, tout en demeurant vigilante à l’approche de la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique.

« Le décor économique est celui qu’on décrit depuis un bout. Croissance modeste, pas très linéaire. Après un troisième trimestre solide en 2025, le PIB semble avoir plafonné au quatrième. Les restrictions commerciales américaines continuent de peser sur les exportations, toujours sous pression à cause des tarifs, ou du moins la perception des tarifs. En revanche, la demande intérieure se tient mieux, ce qui empêche l’économie de caler complètement. La Banque parle d’une croissance autour de 1,1 % cette année et 1,5 % en 2027. On est loin d’un scénario de récession, mais on n’est clairement pas dans une économie qui surchauffe non plus. Ça avance, tranquillement », commente Pierre-Benoît Gauthier.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation a grimpé en décembre atteignant ainsi 2,4 %, mais cela peut être attribué aux effets de glissement annuel liés au congé de TPS/TVH accordé l’hiver dernier. Sans l’effet des changements relatifs aux taxes, l’inflation ralentit depuis septembre.

La politique monétaire cherche à « maintenir l’inflation près de la cible de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel », rappelle la BdC.

« Le Conseil de direction estime que le taux directeur actuel demeure approprié, à condition que l’économie évolue de manière généralement conforme aux perspectives publiées aujourd’hui », continue-t-elle en assurant rester à l’écoute des risques et être prête à réagir.

« La Banque du Canada a fait exactement ce que tout le monde avait prévu. Taux directeur inchangé à 2,25 %. La décision n’a jamais été le point central. C’est le ton qui compte. Et le ton, c’est une Banque qui dit clairement que l’incertitude reste élevée et qu’il est presque impossible de prévoir le moment ou même la direction du prochain mouvement. Traduction simple: ils gardent toutes les portes ouvertes », conclut Pierre-Benoît Gauthier.

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BdC : vers un maintien des taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bdc-vers-un-maintien-des-taux/ Mon, 26 Jan 2026 12:45:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112069 C’est ce que prédisent les experts.

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De nombreux économistes s’attendent à ce que le taux directeur de la Banque du Canada reste inchangé cette semaine, et peut-être même jusqu’à la fin de l’année.

La banque centrale rendra mercredi sa première décision sur les taux d’intérêt pour 2026.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers tablaient vendredi à près de 89 % sur un maintien des taux cette semaine.

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % en décembre, après deux baisses consécutives d’un quart de point au second semestre 2025.

Lors de cette décision, le gouverneur a indiqué que la banque centrale estimait que la politique monétaire était à un niveau approprié pour équilibrer une économie turbulente et des pressions inflationnistes persistantes.

L’économiste de la Banque TD, Rishi Sondhi, a écrit vendredi dans une note que les prévisionnistes devraient prendre au mot la Banque du Canada en ce qui concerne les prévisions de taux.

« La Banque a répété à plusieurs reprises qu’elle était satisfaite de l’orientation actuelle de sa politique, à condition que l’économie évolue globalement conformément aux prévisions », a-t-il rappelé.

« Il faudrait une croissance économique nettement inférieure aux prévisions ou un ralentissement significatif du marché du travail pour forcer les décideurs politiques à sortir de leur réserve. »

Tiff Macklem a dit que les responsables de la Banque du Canada estiment que l’inflation devrait se maintenir autour de son objectif de 2 % pour l’année à venir, mais que si les perspectives changent, la banque centrale est « prête à réagir ».

Données économiques

Selon Avery Shenfeld, économiste en chef à la CIBC, aucune des données économiques publiées depuis la décision prise en décembre par la Banque du Canada n’était suffisamment surprenante pour la faire renoncer à sa position attentiste.

L’inflation annuelle a été plus élevée que prévu, à 2,4 % en décembre, mais le taux de chômage a bondi à 6,8 % au cours du mois. Les premières données suggèrent également un ralentissement de la croissance au quatrième trimestre de l’année.

« Il semble que l’économie ait de nouveau ralenti au quatrième trimestre, que l’inflation ne s’écarte pas de manière significative des objectifs de la Banque du Canada et que le taux de chômage reste trop élevé pour être rassurant », a expliqué Avery Shenfeld.

La banque centrale publiera également des projections actualisées pour l’économie et l’inflation parallèlement à sa décision de mercredi sur les taux d’intérêt.

La CIBC fait partie des prévisionnistes qui s’attendent à ce que la Banque du Canada ne relève ni n’abaisse les taux d’intérêt en 2026.

Les dernières années, depuis le début de la pandémie de COVID-19 et la reprise qui a suivi, ont été marquées par des cycles d’assouplissement et de resserrement relativement rapides.

Avery Shenfeld a souligné que, lorsqu’une banque centrale arrive au terme de son cycle de taux d’intérêt, il est plus courant que le taux directeur reste inchangé pendant un an ou plus, le temps que l’économie s’adapte au nouveau taux d’emprunt.

Des anticipations

Bien que Avery Shenfeld ne s’attende à aucun changement dans la position de la banque centrale mercredi, il a estimé que Tiff Macklem pourrait modérer son discours à l’égard d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire, ne serait-ce que pour contrer les attentes du marché concernant une hausse des taux cette année.

« Lorsque les marchés apprennent d’une banque centrale qu’elle a terminé son assouplissement, ils commencent à dire : “Bon, la prochaine étape doit être une hausse, et commençons à en évaluer la probabilité” », a-t-il détaillé.

Les anticipations d’un changement des taux d’intérêt peuvent avoir autant d’impact que la baisse ou la hausse elle-même. Par exemple, les anticipations à long terme concernant les taux directeurs sont intégrées dans les prix du marché obligataire, que les prêteurs utilisent pour fixer les taux d’intérêt des prêts hypothécaires et autres prêts.

Avery Shenfeld a avancé que, même si les taux hypothécaires ne sont pas particulièrement bas, les indications de la Banque du Canada selon lesquelles les baisses de taux sont terminées pourraient inciter certains acheteurs immobiliers à se lancer ce printemps, plutôt que de suivre la tendance récente qui consiste à attendre plus longtemps dans l’espoir d’obtenir un taux plus bas.

Les entreprises surveillent également les signaux de la Banque du Canada lorsqu’elles prennent des décisions d’investissement et d’autres décisions de planification, mais Avery Shenfeld a fait remarquer que le taux d’intérêt de la banque centrale n’a pas été la principale source d’incertitude pour les entreprises au cours de l’année écoulée.

Les perspectives des principales industries canadiennes confrontées aux droits de douane imposés par les États-Unis restent incertaines, compte tenu de la révision prévue de l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, qui aura lieu plus tard cette année.

Selon Avery Shenfeld, la Banque du Canada pourrait voir son taux perturbé si un autre choc grave, tel qu’un ralentissement soudain du marché boursier, frappait l’économie cette année, mais que le sort des droits de douane américains semble jusqu’à présent être le risque le plus évident en 2026.

« Le commerce international reste de loin la plus grande menace à l’horizon, et celle qui pourrait finir par contraindre la Banque du Canada à abandonner sa position attentiste et à assouplir davantage sa politique si les barrières commerciales s’aggravent », a-t-il conclu.

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Les salaires ralentissent en Europe https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-salaires-ralentissent-en-europe/ Fri, 09 Jan 2026 12:12:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111725 La BCE observe un net reflux des pressions salariales.

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Une source clé de pressions inflationnistes, la croissance des salaires, semble ralentir partout en Europe, selon de nouvelles données publiées par la Banque centrale européenne (BCE).

L’indicateur salarial de la banque, qui ne constitue pas une prévision, mais reflète les données disponibles sur les conventions collectives en vigueur, montre que la croissance des salaires négociés (corrigée pour exclure les paiements ponctuels, comme les rappels de salaire, et les primes) s’est établie à 3,2 % en 2025 et ralentira à 2,3 % en 2026.

Sur une base trimestrielle pour 2026, l’indicateur global de la BCE prévoit une croissance salariale de 2 % au premier trimestre, 2,1 % au deuxième, 2,5 % au troisième et 2,7 % au quatrième trimestre.

« La remontée du profil salarial au fil de l’année est liée à la dissipation de l’effet mécanique à la baisse causé par d’importants paiements ponctuels versés en 2024, mais absents en 2025 », précise la BCE.

En examinant les salaires sans lissage, la BCE indique que la croissance atteindra 3 % cette année, avant de ralentir à 2,7 % en 2026 (3,1 % au premier trimestre, 2,5 % au deuxième, 2,4 % au troisième et 2,7 % au quatrième).

Ces données suggèrent une perspective plus stable et moins volatile de la croissance des salaires négociés en 2026, comparativement aux années précédentes, conclut la BCE.

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L’indépendance de la Banque du Canada menacée ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/lindependance-de-la-banque-du-canada-menacee/ Thu, 11 Dec 2025 13:04:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111439 Des pressions croissantes.

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Les Canadiens ne devraient pas tenir pour acquise l’indépendance de la Banque du Canada, affirme un rapport de l’Institut C.D.Howe, alors que les pressions qui s’exercent sur la banque centrale se multiplient.

La Banque du Canada a pour mandat d’offrir une inflation faible et stable, afin de garantir la stabilité économique au pays. À la sortie de la pandémie, quand les prix ont bondi, la politique monétaire de la banque centrale a permis un retour relativement rapide à la cible d’une inflation de 2 %.

Or, depuis la crise financière de 2008, la Banque du Canada est confrontée à une pression croissante pour inclure des objectifs politiques et fiscaux dans son mandat, observe l’Institut C.D.Howe.

« Cet élargissement de mission inclut des appels à soutenir une transition verte, à réduire les inégalités ou à poursuivre le plein emploi — des objectifs qui, bien qu’importants, peuvent entrer en conflit avec la stabilité monétaire », explique le rapport rédigé par Steve Ambler, Thorsten Koeppl et Jeremy Kronick.

Le gouvernement fédéral peut ainsi être tenté de s’appuyer sur la politique monétaire pour éviter des pressions sur sa propre politique budgétaire.

Le rapport de l’Institut C.D.Howe recommande une révision de la disposition qui permet au gouvernement fédéral de donner des directives à la Banque du Canada. Des garanties devraient être apportées quant à une utilisation rare de cette possibilité, et lorsqu’elle est utilisée, la situation problématique devrait être résolue rapidement pour éviter l’instabilité économique.

Le rapport préconise également que la Banque du Canada conserve ses bénéfices jusqu’à ce que les pertes précédentes soient entièrement récupérées, afin de garantir sa stabilité financière et opérationnelle.

Selon l’organisation, de telles mesures permettraient de préserver davantage l’indépendance de la banque centrale canadienne, et sa capacité à continuer d’offrir la stabilité économique.

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