formation continue | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/formation-continue/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 06 May 2026 21:01:44 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png formation continue | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/formation-continue/ 32 32 La ChA rassure l’industrie https://www.finance-investissement.com/edition-papier/pointage-des-regulateurs/la-cha-rassure-lindustrie/ Mon, 11 May 2026 10:11:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113798 POINTAGE DES RÉGULATEURS 2026 — L’organisme explique ses orientations en matière de formation continue et de collaboration avec l’OCRI.

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Dans cette première partie de notre série de questions-réponses 2026, la Chambre de l’assurance (ChA) revient sur plusieurs préoccupations soulevées par des responsables de la conformité sondés à l’occasion du Pointage des régulateurs 2026, notamment la formation continue, les communications et les effets du transfert du cadre réglementaire pour les représentants en épargne collective vers l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI).

Lire la deuxième partie de cette série de questions-réponses 2026 avec la Chambre de l’assurance : Tarification et enquêtes : la ChA s’explique

Finance et Investissement (FI) : De manière générale, et pour tous les critères d’évaluation des répondants du secteur de l’épargne collective, la ChA obtient cette année des notes en hausse par rapport au même sondage réalisé en janvier et février de 2025. Pour les répondants du secteur de l’assurance, qui ont été plus nombreux cette année, permettant ainsi qu’on publie une note à de nombreux critères applicables, la note moyenne est généralement en baisse par rapport à 2025, mais supérieure à celle de 2024 (alors la Chambre de la sécurité financière).

Parmi les répondants du secteur de l’épargne collective, les critères où la note de la ChA a le plus progressé en 2026 par rapport à 2025 sont :

  • Les interventions du régulateur en réponse aux changements technologiques dans l’industrie sont pertinentes.

Certains répondants apprécient la générosité de la ChA sur le plan des renseignements fournis.

  • Le régulateur répond rapidement aux questions soulevées par les représentants et les organisations.

Certains répondants parlent de « réponses rapides » ou de « bon service » lorsqu’on vous pose des questions.

Comment interprétez-vous cette hausse de la satisfaction générale à l’égard de chacun de ces deux critères d’évaluation ? Y a-t-il des ajustements récents qui les expliquent ?

Chambre de l’assurance (ChA) : Nous sommes ravis de cette progression de la satisfaction de l’expérience client offerte par la Chambre de la sécurité financière, et maintenant par la ChA.

Concernant le soutien aux membres et les changements technologiques : l’un des mandats de la Chambre est de diriger les membres vers les informations, ressources pertinentes ou partenaires adéquats selon la nature de la question posée. Ainsi, nous mettons tout en œuvre pour les outiller face aux évolutions technologiques de l’industrie et aux bonnes pratiques déontologiques.

Par exemple, la Chambre offre des formations à jour sur les cyberrisques et la cybersécurité, consacre une page Web à l’intelligence artificielle (IA) (Intelligence artificielle | CSF) et a publié un portrait détaillé de l’utilisation de l’IA dans l’industrie financière.

Un guide des bonnes pratiques en lien avec les obligations professionnelles et déontologiques des certifiés en assurance à l’ère de l’IA sera également bientôt publié. Bien que l’encadrement des représentants en épargne collective soit transféré à l’OCRI le 4 juillet prochain, ce guide leur sera utile et la Chambre les invite à le consulter lorsqu’il sera disponible.

Concernant la satisfaction des « réponses rapides » ou de « bon service » : la Direction des relations avec les communautés porte une attention particulière à la qualité du service offert aux membres, ce qui inclut d’être proactif, de répondre aux questions dans un délai de moins de 48 heures et d’offrir des informations claires et pertinentes. D’ailleurs, des efforts considérables ont été déployés lors de la fin des cycles de formation continue, comme indiqué dans notre rapport d’activité 2025.

Communications

FI : Les communications avec l’industrie suscitent des avis divergents. Certains jugent que les priorités de la Chambre sont bien communiquées, notamment lors des rencontres de conformité. D’autres estiment toutefois que la Chambre aurait dû être plus présente et améliorer ses outils en ligne, plusieurs considérant encore la création de la Chambre de l’assurance comme « un vrai mystère pour l’industrie et les consommateurs ». Qu’en pensez-vous ? Quelles initiatives sont prévues à cet égard ?

ChA : La ChA attache une grande importance à la clarté et la cohérence de ses communications, tant auprès de ses membres que de ses parties prenantes. La création de la ChA, qui résulte de la loi 16, s’est inscrite dans un échéancier particulièrement serré. Malgré tout, elle a maintenu les services d’encadrement et d’accompagnement de ses membres. Elle a par exemple pris soin de communiquer toute information pertinente aux changements législatifs survenus l’automne dernier, en plus de continuer à proposer des ressources d’accompagnement de qualité à ses membres.

Cela dit, la fusion nous donne l’occasion de faire évoluer les moyens de communication hérités des deux chambres fusionnantes. Par exemple, un nouveau site Web, dont le déploiement est prévu de façon graduelle à partir de 2026, vise à regrouper l’information de manière plus claire et structurée afin de faciliter l’accès aux ressources tant pour les professionnels que pour les consommateurs.

La ChA continue ses communications ciblées avec ses membres pour tout ce qui concerne leur encadrement : courriels, infolettres, présences aux événements, webinaires, assemblée générale et échanges directs avec les responsables de la conformité.

Les priorités de la Chambre sont entre autres communiquées dans son rapport d’activité 2025 et l’ont été lors de l’assemblée générale annuelle du 21 avril 2026.

Formation continue

FI : Pourriez-vous faire une mise à jour des exigences pour les représentants en épargne collective du Québec en matière de formation continue, considérant que plusieurs d’entre eux s’inquiètent du transfert des responsabilités de l’épargne collective vers l’OCRI, et sachant qu’un grand nombre ont aussi des exigences de formation continue auprès de la CSF, car ils garderont leur permis de conseiller en sécurité financière ?

ChA : La Chambre et l’OCRI collaborent étroitement pour assurer un transfert réglementaire harmonieux. À cet égard, une entente a été conclue : les exigences de formation continue pour les représentants en épargne collective sont maintenues telles quelles pour le cycle actuel (du 1er décembre 2025 au 30 novembre 2027). Cela a trait au nombre d’unités de formation continue (UFC) à accumuler et à l’achèvement du cours obligatoire Déonto Plus.

L’objectif est de conserver l’accès aux outils technologiques et à la plateforme existante et d’assurer la continuité, quels que soient leurs droits de pratique, pour qu’ils puissent continuer de faire le suivi de leurs UFC.

Les représentants en épargne collective n’ont aucune mesure à prendre pour le moment. En temps et lieu, ils seront informés par leur courtier, leur chef de la conformité ou par la page Web à cet effet de l’OCRI : Épargne collective — Québec | Organisme canadien de réglementation des investissements.

FI : Que répondez-vous aux craintes de certains responsables de la conformité ayant des conseillers inscrits à la fois en épargne collective et en assurance de personnes, qui estiment qu’« on multiplie les régulateurs et on double le travail, notamment en matière de formation continue » ?

ChA : La ChA collabore étroitement avec l’OCRI et l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour assurer un transfert réglementaire harmonieux. La priorité demeure la protection du public et les services d’encadrement de qualité offerts aux membres. Cela inclut des mesures pour que les représentants exerçant avec plusieurs permis soient pris en compte dans l’évolution des règles et des façons de faire de tous. Dès que des décisions seront prises à cet effet, les membres concernés seront informés.

La loi 16 vise à harmoniser, à l’échelle pancanadienne, les catégories d’inscription des représentants actifs sur les marchés financiers. Les représentants en épargne collective au Canada, à l’exception du Québec, sont encadrés par l’OCRI. La loi vise à appliquer ce modèle au Québec, conformément aux orientations retenues par le législateur. En ce qui concerne les unités de formation continue, SVP voir la réponse précédente.

Collaboration entre organismes de réglementation

FI : La collaboration avec l’OCRI et l’AMF en matière disciplinaire devra également être un facteur de protection du public, selon un répondant. Il dit : « Nous n’avons de visibilité que sur les activités de conseil en gestion de patrimoine de la plupart des conseillers. La situation peut donc être compliquée lorsque nous mettons fin à notre relation avec un conseiller dans le cadre de ses activités relevant de l’OCRI et de l’AMF pour les valeurs mobilières, alors qu’il peut parfois continuer d’exercer par l’entremise d’un agent général externe malgré le signalement de ses manquements. » Qu’en pensez-vous et comment collaborerez-vous à la discipline des représentants qui ont à la fois un permis en épargne collective/conseiller en placement et comme conseiller en sécurité financière ?

ChA : La Chambre, l’OCRI et l’AMF collaborent étroitement pour assurer un transfert réglementaire harmonieux pour le 4 juillet prochain. En ce qui concerne les enquêtes post-transition, des rencontres régulières sont déjà tenues dans le but de mettre en place une mécanique efficace de coordination des enquêtes. La protection du public demeure la priorité des trois organisations impliquées.

Les informations à ce sujet seront communiquées en temps opportun aux courtiers et chefs de la conformité et sur la page Web de l’OCRI créée à cet égard : Épargne collective — Québec | Organisme canadien de réglementation des investissements.

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L’AMF répond aux préoccupations de l’industrie https://www.finance-investissement.com/edition-papier/pointage-des-regulateurs/lamf-repond-aux-preoccupations-de-lindustrie/ Mon, 11 May 2026 10:09:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113705 POINTAGE DES RÉGULATEURS 2026 — Le régulateur détaille sa vision des principaux irritants soulevés par les responsables de la conformité du secteur financier québécois.

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Tarification réglementaire, transfert de responsabilités à l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI), supervision des représentants et collaboration entre organismes d’autoréglementation figurent parmi les thèmes abordés dans cette première série de questions-réponses avec le régulateur québécois où il aborde certains enjeux soulevés par des responsables de la conformité.

Finance et Investissement (FI) : Encore une fois cette année, certains responsables de la conformité sont préoccupés par la tarification de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et celle de l’OCRI. Un répondant qui travaille auprès d’un courtier en épargne collective transmet une préoccupation : « Pour l’AMF, nous avons vu cette année une baisse des frais liés à l’épargne collective, mais je réserve mes commentaires jusqu’à ce que la transition vers l’OCRI soit terminée. Pour l’OCRI, alors qu’on promettait des économies pour l’industrie, on se dirige actuellement vers une augmentation du coût d’inscription total pour les représentants en épargne collective du Québec inscrits aussi en assurance de personnes. » Avez-vous des précisions à faire sur la baisse des frais de l’AMF ? Et que répondez-vous à ces préoccupations concernant l’effet sur les représentants et l’augmentation du coût d’inscription pour ceux détenant les deux permis ?

Autorité des marchés financiers (AMF) : Du 26 juin au 19 septembre 2025, l’AMF a réalisé une consultation sur le projet de modification réglementaire visant le recalibrage des droits de l’AMF. À l’issue de cette consultation, l’AMF prévoit réduire d’environ 75 % les droits exigibles des courtiers en placement, des courtiers en épargne collective ainsi que des personnes physiques agissant pour leur compte. Ces mesures visent à assurer une tarification équitable suivant la délégation de certaines fonctions et certains pouvoirs à l’OCRI.

Le processus d’adoption des modifications réglementaires suit son cours et une nouvelle consultation a été publiée dans la Gazette officielle du Québec le 11 mars dernier pour une période de 45 jours.

Également, la transition des responsabilités précédemment exercées par la Chambre de l’assurance (ChA) à l’OCRI à l’égard de la discipline, la déontologie et la formation continue des représentants en épargne collective fera en sorte qu’aucun droit ne sera exigible par la ChA pour la seconde moitié de 2026.

En tant qu’autorité de reconnaissance de l’OCRI, l’AMF s’assure également que les droits imposés par celui-ci, pour les activités exercées par les courtiers en épargne collective et courtiers en placement au Québec, sont proportionnels aux services qui leur sont offerts et que l’OCRI exerce ses activités selon les principes de recouvrement des coûts. L’AMF continuera de surveiller l’évolution des coûts liés à l’exercice des activités en épargne collective.

Collaboration entre régulateurs

FI : À titre d’organisme responsable de la supervision de la ChA et de l’OCRI, que répondez-vous aux craintes de certains responsables de la conformité ayant des conseillers à la fois inscrits comme représentant en épargne collective et représentant en assurance de personnes? « On multiplie les régulateurs et on double le travail en matière d’unités de formation continue. » Récemment, l’OCRI était à la finalisation des discussions avec la Chambre de l’assurance afin d’harmoniser, pour le cycle actuel, les exigences de formation continue pour les représentants en épargne collective au Québec.  

AMF : L’adoption de la loi no 16, Loi modifiant diverses dispositions principalement dans le secteur financier, a conduit à une rationalisation du cadre d’autoréglementation par le regroupement de la Chambre de la sécurité financière et de la Chambre de l’assurance de dommages pour former la nouvelle Chambre de l’assurance (ChA). Cette transformation, en vigueur depuis le 4 juillet 2025, vise la réalisation de synergies, dont certaines se sont déjà matérialisées.

Le transfert des fonctions et pouvoirs relatifs aux représentants de courtier en épargne collective, de la ChA vers l’OCRI, vise à favoriser une meilleure harmonisation entre les juridictions canadiennes puisque l’OCRI encadre déjà les activités exercées à l’extérieur du Québec pour ces représentants.

Dans ce contexte, l’AMF, la ChA et l’OCRI travaillent en étroite collaboration pour assurer une transition fluide pour l’ensemble des parties prenantes et réduire l’impact sur les participants du secteur.

L’AMF reconnaît que ce transfert peut soulever des questionnements pour certains représentants puisque ces derniers seront supervisés à la fois par la ChA et par l’OCRI. Dans cette perspective, l’AMF a prévu, tant dans la décision de reconnaissance de la ChA que dans la modification à la décision de reconnaissance de l’OCRI, toutes deux publiées le 9 avril 2026, des dispositions visant à officialiser la collaboration entre les deux organismes.

L’AMF s’attend à ce que ces organismes mettent en place des mesures visant à atténuer les impacts potentiels pour les représentants « multidisciplinaires », notamment à l’égard de la déontologie et de la formation continue obligatoire, par exemple, par le biais des travaux d’harmonisation de l’OCRI.

À court terme, la décision de reconnaissance prévoit également que la ChA puisse, au besoin, conclure une entente de services avec l’OCRI pour proposer des solutions technologiques ou administratives facilitant la gestion de la formation continue des représentants de courtier en épargne collective.

FI : Certains responsables de la conformité mettent en lumière des angles morts réglementaires. Un premier risque est décrit ainsi : « Nous avons trouvé qu’il est plus difficile de travailler avec l’AMF en matière d’assurance vie, car, dans bien des cas, nous n’avons de visibilité que sur les activités de conseil en gestion de patrimoine de la plupart des conseillers. Il peut donc être compliqué de mettre fin à notre relation avec un conseiller dans le cadre de ses activités relevant de l’OCRI et de l’AMF pour les valeurs mobilières, alors qu’il peut parfois continuer d’exercer par l’entremise d’un agent général externe malgré le signalement de ses manquements ». Qu’en pensez-vous ?  

AMF : Un avis de cessation « pour cause » transmis à l’AMF pour un représentant en valeurs mobilières déclenche également le processus de révision de son dossier pour les activités qu’il exerce dans la discipline de l’assurance, qu’il soit inscrit comme représentant autonome ou rattaché à un cabinet. Dans son analyse, l’AMF examine, notamment, la probité du représentant et elle peut également lui imposer des conditions ou des restrictions dans l’exercice de ses activités dans la discipline de l’assurance.

Tous les agents généraux en assurance de personnes sont inscrits comme cabinets conformément à la Loi sur la distribution de produits et services financiers (LDPSF). De ce fait, ils sont soumis aux mêmes obligations que ces derniers.

Le 9 avril 2026, un projet de modification réglementaire a été introduit par l’AMF à l’égard des disciplines encadrées par la LDPSF, incluant la discipline de l’assurance. Par cet exercice, l’AMF précisera, entre autres, la responsabilité des cabinets, incluant les agents généraux, d’effectuer des vérifications diligentes en amont, avant de s’engager dans une relation d’affaires. La consultation réglementaire se terminera le 8 juillet 2026.

FI : Un répondant s’inquiète d’un autre angle mort. « Lorsque nous mettons fin à la relation avec un conseiller pour motif valable et que nous constatons ensuite qu’il demeure dans l’industrie dans une zone grise, en tant que membre non inscrit d’une équipe de conseillers inscrits dans une autre firme, généralement inscrite auprès de la commission des valeurs mobilières de l’Ontario. Cette situation est préoccupante : nous voyons souvent ces conseillers réapparaître dans d’autres firmes, avec le risque qu’ils répètent les mêmes manquements. » Que lui répondez-vous ?  

AMF : L’obligation d’inscription est prévue à la législation sur les valeurs mobilières, qui est harmonisée entre les différents régimes. Les ACVM disposent d’ententes de partage d’information leur permettant de se consulter et de se concerter lorsqu’une situation particulière le requiert.

Les personnes physiques doivent s’inscrire si elles exercent le courtage de titres, agissent comme placeur pour le compte d’un courtier inscrit ou d’un conseiller inscrit ou fournissent des conseils en valeurs mobilières, ou si elles agissent comme personne désignée responsable ou comme chef de la conformité d’une société inscrite. Les employés d’une société inscrite qui n’exercent pas d’activité nécessitant l’inscription ne sont toutefois pas tenus de s’inscrire.

Les sociétés inscrites doivent établir, maintenir et appliquer des politiques et des procédures instaurant un système de conformité pour fournir l’assurance que la société et les personnes physiques agissant pour son compte respectent la législation en valeurs mobilières. Le chef de la conformité de la société a également la responsabilité de diriger la surveillance et la supervision du système de conformité de la société.

Pour rappel, l’AMF supervise les activités des personnes inscrites en valeurs mobilières au Québec, notamment par le biais d’inspections régulières. L’AMF invite toute personne intéressée à l’aviser dans l’éventualité où elle constaterait une situation où une personne exercerait des activités nécessitant l’inscription sans être inscrite.

Lire : L’AMF promet plus de prévisibilité et de collaboration

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L’OCRI affirme avoir trouvé son rythme https://www.finance-investissement.com/edition-papier/pointage-des-regulateurs/locri-affirme-avoir-trouve-son-rythme/ Mon, 11 May 2026 09:45:08 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113755 POINTAGE DES RÉGULATEURS 2026 — La fusion commence à générer des gains d’efficacité pour l’industrie, selon l’OCRI.

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Après plusieurs années d’intégration réglementaire et technologique, l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) estime que son modèle unifié commence à porter ses fruits, malgré des critiques persistantes de l’industrie, notamment en matière de tarification. Dans cette première partie d’une série de questions-réponses découlant d’enjeux soulevés par des responsables de la conformité dans le cadre du Pointage des régulateurs 2026, l’OCRI répond également aux préoccupations entourant sa collaboration avec la Chambre de l’assurance.

Finance et Investissement (FI) : Pour la majorité des critères évalués, l’OCRI obtient cette année des notes en hausse par rapport au sondage réalisé en janvier et février 2025. L’une des plus fortes progressions concerne l’efficacité du processus d’audience disciplinaire et des autres instances quasi judiciaires. Comment expliquez-vous cette amélioration de la satisfaction à l’égard de l’OCRI ? Certains éléments ont-ils contribué à cette progression au cours de la dernière année ?

Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) : Dans la dernière année, nous avons commencé à voir les ambitions entourant la fusion se matérialiser et avoir des effets positifs, créant ainsi des gains d’efficacité pour le secteur à l’échelle nationale. Dans chacune des deux premières années de son plan stratégique triennal, l’OCRI a réalisé toutes ses priorités annuelles, en plus de recouvrer les coûts d’intégration (soit les coûts de la fusion) plus tôt que prévu. Après l’harmonisation des systèmes et des activités, notre organisme a su trouver son erre d’aller en ce qui concerne l’uniformisation des cadres réglementaires de ses prédécesseurs et de tous les territoires du Canada, le tout afin d’adopter une seule structure réglementaire claire.

Nous avons également mis au point de nouvelles façons de répondre aux préoccupations du secteur. En réponse aux besoins en ce qui a trait à une adoption et à une mise en œuvre plus rapide des changements, nous avons lancé notre bac à sable réglementaire, grâce auquel les courtiers peuvent tester certaines hypothèses et chercher des occasions d’adopter les nouvelles technologies dans un contexte sécuritaire. L’ambition de l’OCRI d’être agile et de répondre au changement et au secteur commence à se concrétiser.

FI : Y a-t-il eu des ajustements/améliorations au processus d’audience disciplinaire ? Si oui, lesquels ? Et que dites-vous à ce répondant : « Dans certains cas où des conseillers ont commis des manquements graves liés à l’éthique — tels que la falsification de documents ou des actes remettant en question leur honnêteté — les sanctions imposées par les comités de discipline sont trop clémentes et ne contribuent pas suffisamment à la protection du public » ?

OCRI : Au cours de l’exercice 2025, le Service de la mise en application a exécuté d’importants travaux d’intégration des systèmes afin de regrouper les activités et les technologies des deux organismes qui ont précédé l’OCRI, soit l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) et l’Association canadienne des courtiers de fonds mutuels (ACFM). L’OCRI a adopté un seul système de gestion des dossiers et un seul système de gestion des documents. En outre, le 24 février 2025, les courtiers membres en épargne collective ont commencé à déclarer, aux termes de la règle 600 des Règles visant les courtiers en épargne collective (les Règles CEC), tous les événements par l’intermédiaire du système de déclaration des plaintes et des règlements (ComSet). En passant à un seul ensemble de systèmes disciplinaires, l’OCRI et ses courtiers membres peuvent exercer leurs activités de façon plus efficiente, réduire le double emploi et améliorer la protection des investisseurs.

Le 1er février 2024, nous avons aussi adopté et harmonisé les Lignes directrices sur les sanctions et les Politiques du personnel de la mise en application, qui remplacent toutes les versions précédentes qui s’appliquaient aux courtiers en placement et aux courtiers en épargne collective. Les Lignes directrices sur les sanctions établissent les principes généraux et les facteurs clés dont il faut tenir compte pour déterminer les sanctions appropriées qui s’appliquent désormais à toutes les affaires disciplinaires de l’OCRI et qui sont fondés sur les principes généraux des lois administratives et des lois sur les valeurs mobilières. Bien que la liste de ces principes et facteurs clés ne soit pas exhaustive et que les formations d’instruction et jurys d’audience puissent prendre en considération d’autres principes applicables, les Lignes directrices sur les sanctions favorisent l’uniformité, l’équité et la transparence en exposant la façon dont l’OCRI devrait prendre des décisions concernant les sanctions.

Les données préliminaires de notre rapport sur la mise en application, qui sera publié plus tard cette année, montrent que 67 % des affaires disciplinaires ont donné lieu à une interdiction permanente ou à une suspension du secteur l’an dernier. Dans toute affaire, la détermination des sanctions appropriées est un pouvoir discrétionnaire et dépend des faits de l’affaire en question. Pour le règlement, les formations d’instruction déterminent si les sanctions s’inscrivent dans la fourchette raisonnable d’adéquation en fonction de l’historique des affaires similaires. Après les audiences contestées, lorsqu’une contravention aux règlements est constatée, les formations d’instruction déterminent la sanction appropriée en fonction des principes de détermination des sanctions et des facteurs aggravants et atténuants pertinents.

L’une des priorités annuelles de l’OCRI pour l’exercice 2026, le programme de distribution des sommes remboursées, en vigueur depuis le 1er avril 2026, s’appuie sur la capacité actuelle de l’organisme de rendre des ordonnances de remboursement par suite d’un constat d’inconduite par une personne inscrite. Pour lancer ce programme rapidement, l’OCRI a modifié les Règles visant les courtiers en épargne collective afin de permettre expressément aux jurys d’audience de prononcer des ordonnances de remboursement dans le cadre de procédures disciplinaires, harmonisant ainsi ce jeu de règles avec les Règles visant les courtiers en placement et règles partiellement consolidées, qui octroient déjà ce pouvoir aux formations d’instruction. Le programme de distribution des sommes remboursées favorise la protection des investisseurs en introduisant un mécanisme de distribution des sommes remboursées aux investisseurs qui ont subi des pertes financières directes. Pour l’OCRI, il s’agit également d’un rapprochement avec les organismes canadiens de réglementation des valeurs mobilières ayant introduit des cadres similaires dans le but de remettre des fonds aux investisseurs lésés.

Tarifications des régulateurs

FI : Encore cette année, certains responsables de la conformité se disent préoccupés par la tarification de l’AMF et de l’OCRI. Un répondant du secteur de l’épargne collective affirme que, malgré une baisse récente des frais liés à l’épargne collective à l’AMF, la transition vers l’OCRI pourrait plutôt entraîner une hausse importante du coût total d’inscription pour les représentants également inscrits en assurance de personnes, alors que des économies étaient anticipées. Que répondez-vous à ces préoccupations concernant l’impact financier pour les représentants à double permis ?

OCRI : L’OCRI est un organisme sans but lucratif qui fonctionne sur la base du recouvrement de ses coûts. Ses charges de fonctionnement sont recouvrées principalement au moyen de ses modèles de tarification, et ce, conformément aux conditions imposées par l’AMF en vertu de la décision de reconnaissance de l’OCRI à titre d’OAR. De plus, les modèles de tarification de l’OCRI ne prévoient pas de cotisation annuelle payable par le représentant inscrit ou la personne autorisée.

À compter du 1er juillet 2026, le modèle de tarification de l’OCRI sera applicable aux courtiers en épargne collective au Québec, car l’OCRI offrira tous les services réglementaires aux courtiers en épargne collective exerçant des activités au Québec ainsi qu’à leurs représentants. Par conséquent, il mettra fin aux mesures de transition. Par ailleurs, l’OCRI mettra également fin à la perception des droits de la BDNI de l’OCRI pour les courtiers en épargne collective qui exercent des activités au Québec.

L’information concernant les modèles de tarification de l’OCRI est disponible à : Modèles de tarification | Organisme canadien de réglementation des investissements.

FI : Selon notre sondage, 38 % des répondants jugent inéquitable la dernière proposition de tarification des courtiers membres de l’OCRI, compte tenu des responsabilités que l’Autorité des marchés financiers (AMF) prévoit de transférer à l’OCRI. Parmi eux, un répondant juge que « les frais de l’AMF ne diminuent pas de façon raisonnable en lien avec la diminution des responsabilités que l’AMF assumera ». Qu’en pensez-vous ?

L’OCRI n’émet pas d’opinion quant aux frais et droits imposés par l’AMF, particulièrement dans le contexte où les résultats demeurent inconnus quant à sa consultation publique en vue d’une réduction des droits exigibles auprès des courtiers en placement et des courtiers en épargne collective, ainsi que des personnes physiques agissant pour leur compte, afin d’assurer une tarification équitable à la lumière des récentes délégations de certaines fonctions à l’OCRI.

Lire « L’AMF répond aux préoccupations de l’industrie », où l’AMF aborde la question touchant la tarification.

Formation continue et collaboration avec la Chambre de l’assurance (ChA)

FI : Pourriez-vous faire une mise à jour des exigences de formation continue applicables aux représentants en épargne collective du Québec alors que plusieurs s’inquiètent du transfert de l’encadrement vers l’OCRI, notamment ceux qui conserveront aussi un permis de conseiller en sécurité financière et des obligations de formation auprès de la ChA ?

OCRI : Sous réserve de l’approbation de l’AMF, l’OCRI prévoit maintenir le cycle de formation continue actuel, lequel se termine le 30 novembre 2027, ainsi que des exigences de formation continue qui sont équivalentes à celles en vigueur à la ChA pour les représentants de courtiers en épargne collective.

Ces exigences comprennent :

  • toutes les obligations relatives aux unités de formations continus (UFC) ;
  • l’activité de formation obligatoire créée et offerte par la Chambre sur la conformité aux normes, à la déontologie ou à la conduite des affaires.

Cycle de formation continue : du 1er décembre 2025 au 30 novembre 2027

Pour une transition opérationnelle en douceur qui occasionne un minimum de perturbation pour les courtiers et leurs personnes inscrites, l’OCRI entend maintenir les obligations liées à la déclaration de la formation continue et l’accès aux renseignements pertinents, incluant l’outil technologique utilisé.

FI : La collaboration entre l’OCRI et la ChA en matière disciplinaire devra également contribuer à la protection du public, selon un répondant. Celui-ci souligne qu’il peut être difficile pour une firme d’avoir une visibilité complète lorsqu’un conseiller visé par des manquements dans ses activités en valeurs mobilières peut néanmoins continuer d’exercer par l’entremise d’un agent général externe en assurance. Qu’en pensez-vous et comment comptez-vous collaborer à l’encadrement disciplinaire des représentants qui détiennent à la fois un permis en épargne collective et en assurance de personnes ?

OCRI : Nous entendons collaborer étroitement avec la Chambre de l’assurance et mettre en place les mécanismes nécessaires au partage de l’information pertinente et à la gestion optimale ou au traitement de toute plainte ou enquête impliquant une personne relevant simultanément de la compétence de l’OCRI et de la ChA.

Lire la deuxième partie de cette série de questions-réponses avec l’OCRI : L’OCRI défend son approche.

Pour accéder au tableau, cliquez ici.

L’article L’OCRI affirme avoir trouvé son rythme est apparu en premier sur Finance et Investissement.

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L’industrie réagit aux enjeux touchant la ChA https://www.finance-investissement.com/edition-papier/pointage-des-regulateurs/lindustrie-reagit-aux-enjeux-touchant-la-cha/ Mon, 11 May 2026 09:41:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113851 POINTAGE DES RÉGULATEURS 2026 — Certains s’expriment sur ses délais d’enquête, sa tarification, la charge qu’elle entraîne.

L’article L’industrie réagit aux enjeux touchant la ChA est apparu en premier sur Finance et Investissement.

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Les constats soulevés dans le cadre du Pointage des régulateurs 2026 à propos de la Chambre de l’assurance (ChA), présentés dans nos deux articles de questions-réponses : « La ChA rassure l’industrie » et « Tarification et enquêtes : la ChA s’explique », suscitent diverses réactions au sein de l’industrie. Voici les analyses et commentaires recueillis.

Sur les craintes de certains responsables de la conformité quant à la multiplication des régulateurs et au doublement du travail, notamment en matière d’unités de formation continue (UFC).

« C’est compréhensible, car il s’agit de deux permis et de deux réalités distinctes. Nous étions en quelque sorte privilégiés lorsque tout relevait de la même instance, la CSF. La situation évolue, et je comprends les craintes. De notre côté, nous nous adapterons et n’y accorderons pas trop d’importance. La principale amélioration possible serait, par exemple, dans le cas d’un représentant détenant aussi un permis en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, d’éviter d’avoir à saisir ses unités de formation continue dans plusieurs plateformes. Est-ce que celles de l’OCRI et de la ChA pourraient être interconnectées ? », dit Maxim Leclerc, directeur général à Planica et directeur de succursale pour ce groupe lié à Investia.

« Vous savez, c’est un choix d’avoir une double inscription. Pour agir avec professionnalisme, être un professionnel, il faut être prêt à faire de la formation continue. Si tu n’es pas prêt à en faire, tu n’es pas prêt à être un professionnel. Je prends mon cas : j’en ai fait plus de 100 UFC, bien au-delà de ce qui est demandé, parce que c’est important pour moi d’apprendre et d’être au top de la game. Si un dirigeant de courtier avec une clientèle et trois enfants qui font du sport est capable de faire 100 heures de formation continue sur un cycle de deux ans, je pense que tout le monde est capable d’y arriver », juge Maxime Gauthier, président de Mérici Services financiers.

Sur la perception d’un sondé selon laquelle la multiplication des régulateurs alourdit la charge de travail.

« L’arrivée de l’OCRI, qui reprend certaines responsabilités alors que la Chambre de l’assurance en conserve d’autres, peut être perçue comme une augmentation du fardeau pour les inscrits actifs dans plus d’une catégorie. En même temps, c’est un effet collatéral du choix du régulateur et du législateur, et tous ne vivent pas cet enjeu. Le fait d’être inscrit dans deux catégories ou plus a un impact, et cela demeure en partie un choix. Je continue de penser qu’il y a certainement des espaces de collaboration qui peuvent être développés pour faciliter la vie des gens de l’industrie. Il y en a déjà qui existent, mais ils peuvent certainement être augmentés, optimisés et fluidifiés. J’en demeure profondément convaincu », estime Maxime Gauthier.

Sur l’insatisfaction des répondants relativement aux frais de la ChA.

« La CSF dirait que la cotisation est votée par les membres en assemblée générale, donc en théorie c’est très démocratique. Mais le budget est préparé par l’exécutif, présenté au conseil d’administration, qui agit sur recommandation, puis soumis en assemblée sans analyse détaillée — souvent avec indexation et quelques ajustements. Au final, l’exercice critique n’est pas très poussé.

Je me demandais, comme membre, si ma cotisation devait servir à certaines dépenses, comme à m’envoyer une revue en papier glacé couleur chez moi par la poste, et si c’était la bonne allocation. Ça explique en partie pourquoi la cotisation paraît élevée par rapport aux services essentiels.

Il y a un exercice critique qui n’était peut-être pas assez poussé. Ce qui fait en sorte que la cotisation est très élevée quand on regarde les services concrets essentiels rendus. Mais en même temps, un organisme qui fonctionne, ça a un coût.

Le problème, c’est que la chaîne est longue : une somme de petites pertes d’efficience, difficiles à cibler, mais qui finissent par créer un lousse peu fonctionnel », estime Maxime Gauthier.

Sur l’augmentation des délais de traitement des enquêtes à la Chambre de la sécurité financière.

« J’ai beaucoup de difficulté à accepter ce fait-là, surtout que ça fait des années qu’on le souligne. Le nombre d’enquêtes ne semble pas hors de contrôle, mais il y a une rotation du personnel au bureau du syndic et chez les enquêteurs que je ne m’explique pas et qui me préoccupe grandement. J’ai de la misère à comprendre qu’un organisme bien doté, avec des cotisations substantielles, ait autant de difficulté à retenir son personnel sur une longue période. C’est inquiétant, et ça a un effet direct : les enquêtes sont très longues.

J’ai vu un dossier chez nous être repris par trois enquêteurs, presque depuis le début chaque fois, avant d’être classé sans suite. C’est inutilement long, inefficient, stressant pour le conseiller, un risque pour la firme et une source d’insatisfaction pour le plaignant. Ça ne devrait pas être le cas. Ça fait des années qu’on le dit, des années qu’on nous promet des améliorations. Un tableau de bord a été mis en place, mais ça ne donne pas de résultats. À un moment donné, ça va en prendre », dit Maxime Gauthier.

Pour accéder au tableau, cliquez ici.

Avec la collaboration d’Alizée Calza et Carole Le Hirez

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L’OCRI publie la phase deux de ses propositions de réforme de la FC https://www.finance-investissement.com/nouvelles/locri-publie-la-phase-deux-de-ses-propositions-de-reforme-de-la-fc/ Wed, 22 Apr 2026 11:11:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113537 Les propositions sont soumises à une période de consultation de 90 jours.

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L’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) propose la dernière série de réformes nécessaires à la mise en œuvre de sa nouvelle approche harmonisée en matière de formation continue (FC) pour les représentants de courtiers en épargne collective et de courtiers en placement, un projet clé visant à renforcer le régime de compétence du secteur.

L’organisme d’autoréglementation du secteur a complété, l’an dernier, la première phase du projet. Celle-ci comprenait notamment des modifications visant à renforcer la responsabilité des courtiers en matière de compétence des représentants et de supervision de la formation continue, à promouvoir une approche fondée sur des principes pour l’approbation des cours de FC et à améliorer la cohérence. Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont approuvé ces modifications en décembre.

Toutefois, l’OCRI a reporté la mise en œuvre de ces premières modifications, initialement prévue au début de 2026, afin de réduire les coûts de mise en œuvre en adoptant simultanément les changements des phases un et deux.

L’OCRI a maintenant publié cette deuxième série de propositions, des réformes qui devraient entraîner des répercussions plus importantes sur les systèmes et les opérations, et les soumet à une période de consultation de 90 jours.

Dans un avis récent détaillant ces propositions, l’OCRI a indiqué que les propositions de la phase deux visent à établir « un équilibre approprié entre la mise en place d’un programme de formation continue efficace et équitable pour les courtiers et les représentants de l’OCRI, tout en tenant compte de nos objectifs visant à renforcer le régime de compétence et à protéger les investisseurs sans imposer de fardeau réglementaire inutile aux courtiers ».

Entre autres, les propositions de la phase deux visent à simplifier et à rationaliser les exigences de formation continue, à remplacer les exigences prescriptives par des règles fondées sur des principes, à harmoniser les cycles de formation continue et à adopter des exigences plus uniformes pour l’ensemble des courtiers et des représentants.

La période de consultation sur les propositions de la phase deux se termine le 15 juillet. L’OCRI prévoit finaliser ces exigences au cours de la seconde moitié de 2027 et mettre en œuvre le nouveau programme harmonisé de formation continue le 1er janvier 2028.

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Faire du doute un levier de progression https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/lassociation-de-la-releve-des-services-financiers/faire-du-doute-un-levier-de-progression/ Fri, 20 Mar 2026 10:45:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113084 ZONE EXPERTS - En début de carrière, les remises en question ne freinent pas la pratique : elles contribuent à l’affiner et à en renforcer la pertinence.

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Dans le domaine des services financiers, le doute fait partie intégrante, surtout pour les jeunes. On se pose beaucoup de questions et on remet souvent en doute nos pratiques d’affaires.

Lorsqu’on comprend que le doute mène au progrès, les écluses s’ouvrent, le négatif laisse place à la progression. Se poser des questions sur notre pratique, c’est sain et ça doit être vu positivement. C’est ce qui permettra de pouvoir exercer notre métier pendant plusieurs années et assurer notre pertinence.

Voici la liste des questions que je me suis posées au fil des deux dernières années :

Vision

  • Pourquoi les clients m’achètent-ils ?
  • Qu’est-ce que j’apporte comme plus-value ?
  • Avec quelle clientèle est-ce que je veux travailler ?
  • Pourquoi les gens feraient-ils confiance à un jeune de 29 ans et leur confieraient leur bas de laine alors que la réalité de Thomas est à des années lumières de la leur ?
  • À quoi va ressembler ma clientèle dans 5 ans ?
  • Est-ce que l’image de marque projette bien ce qu’on fait pour les clients ?
  • Est-ce qu’on demande un actif minimum ou pas ?
  • Est-ce que tu fais les bonnes choses ?
  • Comment améliorer notre service ?
  • Comment te démarquer ?
  • Est-ce qu’on rénove nos bureaux ?

Formation et expertise

  • Quelles sont les formations pertinentes auxquelles je dois assister ?
  • Quels gestionnaires dois-je rencontrer pour avoir un beau portrait lucide des marchés et des économies ?
  • Dans quel domaine (Assurance, placement, finance, succession, juridique, retraite, fiscalité) dois-je améliorer mes compétences ?
  • Est-ce qu’on donne des formations aux clients directement ou à des centres d’influence comme des bureaux comptables, fiscalistes, notaires ou avocats ?
  • Quel médium utiliser pour se former ? Développer des présentations pour offrir des conférences, faire des épisodes podcast, des lectures ou encore assister à des formations ?
  • Comment puis-je apprendre de d’autres conseiller.es à succès ? Est-ce qu’ils me présentent un dossier monté pour un client et on contre-argumente ?
  • Est-ce que je poursuis la formation pour obtenir le titre de planificateur financier ?
  • Comment améliorer la qualité de mon contenu ?

Processus

  • Est-ce que nos processus sont efficaces ?
  • Est-ce qu’on doit engager une personne supplémentaire pour le volet administratif ou bien les besoins seront assimilés à la suite de la création d’une nouvelle plateforme du MGA ?
  • Est-ce qu’on devrait embaucher une autre personne ? Si oui, notre besoin est-il davantage en administration ou en planification financière ?
  • Comment assurer de bons suivis avec les clients ?
  • Quel est le processus optimal pour accueillir un nouveau client ?
  • Est-ce qu’on devrait demander les états financiers pour résumer et comprendre l’organigramme corporatif du client ?
  • Est-ce qu’on devrait embaucher un.e associé.e, un.e conseiller.ère ou un.e adjoint.e ?
  • Comment est-ce que je veux construire ma pratique ? Affecter 2/3 de mon temps pour analyser le dossier et 1/3 pour la rencontre, ou bien rencontrer un maximum de clients et faire de la masse ?

Marketing et implications

  • Quels événement, organisme ou entreprise dois-je commanditer ?
  • Dans quel organisme devrais-je m’impliquer ?
  • Devrais-je continuer le podcast ?
  • Devrais-je faire des articles sur les finances personnelles ?
  • Est-ce qu’on devrait refaire notre site web ?
  • Qu’est-ce qu’on devrait ajouter dans nos infolettres pour rester pertinent ?
  • Quel canal dois-je choisir pour me faire voir tout en ayant un public cible respectueux ? Tik Tok, LinkedIn, Facebook, Instagram, MySpace, Skyrock ?

Achat de clientèle

  • Est-ce qu’une acquisition de clientèle rime avec un projet de maison et un projet de fonder une famille ?
  • Est-ce que le projet d’acquisition de clientèle rime avec le paiement des frais fixes et le paiement de la dette ? Quelle est la différence entre un scénario pessimiste, réaliste et positif ?
  • Vais-je perdre des clients parce que l’ancien conseiller était leur ami ?
  • Pourquoi les gens décident-ils de quitter ?
    • Parce que le fit n’est pas bon ?
    • Parce que le client a de la parenté dans le domaine, parce qu’il n’est pas satisfait des services ?
    • Parce que le rendement n’est pas au rendez-vous ?
    • Parce que sa famille est regroupée ailleurs
    • Parce qu’il veut du financement et qu’on ne peut pas l’offrir ?

Nous avons raison de nous poser ces mille et une questions, c’est ce qui améliore notre pratique. Sans questionnement, le bateau a une ancre. L’essence d’un bateau ce sont les questions que tu te poses sans arrêt. Après les mille et une questions nait la vision.

Où te vois-tu dans 5 ans ? Je me vois essayer de répondre à d’autres questions.

Par Thomas Gaudet, membre du conseil d’administration de l’ARSF

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Femmes en finance : des gains réels, des barrières tenaces https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/femmes-en-finance-des-gains-reels-des-barrieres-tenaces/ Fri, 06 Mar 2026 11:23:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112773 Les progrès sont mesurables, mais la pleine équité exige encore des actions concrètes.

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Au début des années 2000, la présence féminine dans les salles de marchés était marginale. Les pupitres de négociation, tant en actions qu’en obligations, étaient largement dominés par des équipes masculines, témoigne Hadiza Djataou, vice-présidente, cheffe des analyses macroéconomiques et gestionnaire de portefeuille chez Placements Mackenzie.

« Quand j’ai commencé ma carrière, en 2002, au pupitre de négociation actions chez Société Générale, la représentation des femmes était minime. Sur une équipe d’environ 30 personnes, nous étions seulement deux femmes », se souvient-elle.

Depuis, le paysage a progressivement évolué. Si la parité est encore loin d’être atteinte, la progression est notable. « Tant du côté des actions que des obligations, nous sommes plus proche d’un ratio d’environ un tiers de femmes pour deux tiers d’hommes. Il y a eu une augmentation régulière, et nous nous approchons d’un équilibre plus acceptable. »

Un autre progrès marquant, selon elle, concerne l’accès des femmes aux postes de responsabilité. « Quand j’ai commencé ma carrière, il était plus rare de voir des femmes occuper des fonctions stratégiques. Aujourd’hui, que ce soit dans les grandes banques ou dans des sociétés de gestion d’actifs comme Placements Mackenzie, nous retrouvons des femmes à des postes de chef des placements, au sein des conseils d’administration ou des comités de direction. »

Chez Placement Mackenzie, les femmes représentent 45,5 % de la main-d’œuvre, en hausse de 7,2 % depuis février 2025, et elles occupent 28,2 % des postes en gestion de placements, indique Hadiza Djataou.

À ses yeux, cette évolution témoigne d’un changement réel dans la culture des organisations, les pratiques de recrutement et dans la reconnaissance du leadership féminin au sein du secteur financier, même si le travail vers une représentation pleinement équilibrée doit se poursuivre.

Au-delà des intentions, la réalité

Forte de plus de vingt ans d’expérience, Hadiza Djataou porte un regard éclairé sur les transformations du secteur. Son expérience acquise tant en France qu’au Canada lui permet également de comparer différents marchés et cultures organisationnelles, enrichissant son analyse des progrès réalisés — et des défis qui demeurent.

« Qu’est-ce qui a permis cette évolution ? D’abord, je pense que les entreprises ont manifesté une volonté plus affirmée de faire progresser la parité entre les hommes et les femmes dans les postes de responsabilité. Cet engagement n’était pas aussi explicite il y a vingt ans », témoigne-t-elle.

Selon elle, « les évolutions autour des investissements responsables et des critères liés à la représentation des femmes, notamment en matière de diversité, ont joué un rôle déterminant. Aujourd’hui, certaines sociétés intègrent ces considérations dans leurs décisions d’investissement ».

Elle illustre ce changement par une pratique concrète observée dans l’industrie. « Lorsque nous avons le choix entre deux entreprises comparables, nous privilégions celle où la représentation des femmes est plus élevée. La diversité des points de vue et des expériences est perçue comme une richesse. Même si l’impact n’est pas toujours immédiatement mesurable, nous croyons que cette diversité peut influencer positivement la performance à long terme. »

Au-delà des politiques institutionnelles, Hadiza Djataou estime que la dynamique interne a également évolué. « Les femmes ont progressivement gagné en confiance. Elles se projettent davantage dans des rôles de leadership et osent plus facilement saisir les occasions qui se présentent. »

Néanmoins, des défis persistent, et ne relèvent pas uniquement des structures organisationnelles. « Je pense que les femmes font partie de la solution de la même manière qu’elles ont parfois fait partie du problème, affirme-t-elle. L’un des enjeux les plus importants, à mon avis, tient au fait que nombre de femmes n’osent pas demander une promotion. Elles attendent souvent que la reconnaissance ou la promotion viennent à elles. »

Sinon, lorsqu’une offre d’emploi est publiée, « un homme va plus facilement postuler s’il estime correspondre à 50 ou 60 % des critères, déplore-t-elle. Une femme aura tendance à attendre d’en remplir pratiquement 100 % avant d’oser se lancer. C’est une réalité ».

Ce constat, elle l’a vécu personnellement, admet Hadiza Djataou. « J’avais besoin d’avoir la certitude d’être qualifiée à 200 % pour chacun des critères avant même de soumettre ma candidature. Cette exigence envers soi-même peut devenir un frein. »

« C’est une mentalité qui prendra du temps à changer. Et tant qu’elle ne changera pas complètement, elle restera un frein à l’avancement », estime-t-elle. À ses yeux, reconnaître cette dimension est essentiel pour continuer à faire progresser la représentation féminine aux postes de responsabilité.

La maternité représente un autre défi dans un secteur aussi exigeant que celui de la finance. « Cela peut faire peur aux jeunes femmes, surtout pour la conciliation travail-famille. »

Mère de deux enfants, aujourd’hui âgés de 12 et 14 ans, Hadiza Djataou estime toutefois qu’elle ne constitue plus un frein insurmontable, surtout lorsque les organisations offrent des mesures de soutien concrètes.

Elle témoigne avoir poursuivi sa carrière même pendant que ses enfants étaient très jeunes. « J’ai repris le travail alors que ma première fille avait deux mois et demi. Ça peut sembler tôt, mais cela m’a permis de rester connectée aux marchés, de conserver mes responsabilités et mes clients. »

La flexibilité offerte par son employeur a joué un rôle déterminant. « Ma société a été extraordinaire dans sa capacité à m’offrir des aménagements d’horaire qui m’ont évité une rupture dans ma carrière. »

D’ailleurs, elle constate que les mentalités et les pratiques évoluent. Chez Placements Mackenzie, un réseau d’entraide pour les parents de retour de congé de maternité ou de paternité a été mis en place afin de faciliter la réintégration. « Ce réseau permet aux parents d’échanger sur les défis du retour au travail et d’identifier les ajustements possibles », illustre-t-elle.

Transformer l’intention en stratégie

Pour Hadiza Djataou, les progrès ne peuvent reposer uniquement sur la bonne volonté. « Le point où le plus grand progrès est nécessaire consiste à s’assurer que la société a une stratégie claire et des objectifs », affirme-t-elle.

Les organisations devraient, selon elle, se fixer des cibles précises en matière de représentation féminine et, surtout, se doter d’un plan d’exécution structuré. « Chez Placements Mackenzie, nous nous sommes fixés des objectifs de représentation des femmes à différents niveaux », explique-t-elle. Elle s’implique depuis 2022 au sein du Women BRG (Business Resource Group), un groupe soutenu par les leaders de l’entreprise. « La volonté est là, mais le plan d’exécution est beaucoup plus compliqué à mettre en œuvre, et les barrières restent importantes. »

De même, la responsabilité ne devrait pas reposer uniquement sur les entreprises, avance-t-elle. « Les gouvernements aussi devraient se fixer des cibles. »

Selon elle, lorsqu’un changement doit être appliqué rapidement et à grande échelle, un catalyseur est nécessaire. « Si nous voulons que les entreprises évoluent plus vite, il faut un incitatif. Des mesures fiscales liées à la représentation au sein de la masse salariale pourraient encourager ce type de transformation. »

À défaut de mécanismes structurants, les progrès demeurent inégaux. « Dans l’état actuel des choses, rien n’oblige réellement les entreprises à agir. Cela repose beaucoup sur leur volonté. Certaines sont avant-gardistes, d’autres estiment que ce n’est ni nécessaire ni mesurable, donc elles n’y voient pas d’intérêt immédiat. »

Interrogée sur les reculs observés en matière de valorisation des principes d’équité, diversité et inclusion (EDI) dans certaines juridictions, notamment aux États-Unis, elle ne croit pas à un véritable effet de retour en arrière. « Je ne pense pas que cela ait réellement affecté la dynamique », affirme-t-elle. Elle cite notamment les discussions tenues lors d’une récente conférence des PRI (Principles for Responsible Investment), où les acteurs de l’investissement responsable ont réaffirmé leur engagement. « La volonté affichée de poursuivre ces objectifs demeure intacte. »

Malgré certaines inquiétudes liées au financement international ou aux repositionnements politiques, elle constate que « le progrès continue », notamment à travers l’évolution des taxonomies et des cadres réglementaires. Un nouveau défi se profile toutefois : l’intelligence artificielle (IA). « Il faudra observer comment l’IA va avoir un effet sur les hommes et les femmes différemment. Certains secteurs technologiques ont historiquement été dominés par les hommes, ce qui peut créer un avantage comparatif important. » Pour elle, l’enjeu consistera à veiller à ce que les transformations technologiques renforcent, plutôt que freinent, les avancées en matière de diversité.

Au-delà des objectifs formels, Hadiza Djataou insiste sur l’importance du parrainage et du mentorat, qui implique d’accompagner activement des talents prometteurs. « Il faut être prêt à dire : je crois en tes capacités, même si tu ne coches pas toutes les cases. »

L’engagement se manifeste aussi en amont. « Nous essayons d’être plus présents dans les universités » afin de démystifier un secteur qui peut intimider les jeunes étudiantes.

Hadiza Djataou met également de l’avant les changements structurels survenus ces dernières années. « Depuis la COVID, nous avons plus de flexibilité. Nous avons tous un bureau à la maison. Cela donne un accès au travail que nous n’avions pas il y a dix ans, et ça aide à l’équilibre vie professionnelle-vie privée. »

Enfin, elle rappelle que le changement ne dépend pas uniquement des dirigeants. « C’est aussi une évolution des mentalités au sein des équipes », insiste-t-elle. En partageant son propre parcours — à la tête d’une équipe macroéconomique tout en étant mère — elle souhaite démontrer qu’il est possible d’assumer des responsabilités stratégiques tout en menant une vie familiale active. Selon elle, c’est en multipliant ces exemples et en normalisant ces trajectoires que l’industrie pourra accélérer le mouvement vers une représentation plus équilibrée.

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À la hauteur… vraiment ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/a-la-hauteur-vraiment/ Fri, 20 Feb 2026 13:56:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112632 ZONE EXPERTS — Pourquoi le syndrome de l’imposteur fait partie du parcours des nouveaux conseillers en sécurité financière — et comment en faire une force.

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Comprendre ce sentiment au commencement de sa carrière

Décider de se lancer dans la profession de conseiller en sécurité financière indépendant est un projet ambitieux. Cela s’accompagne souvent de plusieurs questionnements et remises en question. En général, pour plusieurs jeunes conseillers, cette étape correspond à l’aboutissement de longues années d’études, de formations exigeantes et d’examens demandant. Malgré les permis obtenus et les qualifications acquises, un malaise peut s’installer sournoisement lors des premières rencontres clients : on se demande si on sera à la hauteur, si on a les réelles compétences afin de gérer les finances personnelles de nos clients, parfois même, si on a été accepté et intégré dans une équipe par défaut ou par erreur. Ces questionnements, émotions et remises en question sont normaux et connus sous le nom du syndrome de l’imposteur.

Si cette situation s’applique à vous, vous n’êtes pas seul à connaître ces ressentis. Le syndrome d’imposteur est présent chez plusieurs personnes en début de carrière. C’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un domaine où l’on prodigue des conseils et que ceux-ci influencent le processus de prise de décision chez le client comme c’est le cas pour les jeunes conseillers en sécurité financière indépendants.

Le syndrome de l’imposteur, c’est quoi plus précisément ?

Le syndrome de l’imposteur se manifeste souvent lorsqu’on se trouve dans une situation nouvelle. Il consiste à avoir de la difficulté en continu à reconnaître ses compétences et sa capacité d’exceller dans la profession. Le conseiller croit que ses réussites sont liées à la chance qu’il a eue, au contexte ou à l’indulgence de son entourage et de son équipe, plutôt qu’à ses capacités réelles. Il peut alors même aller jusqu’à croire qu’à un certain moment, les gens qui l’entourent s’apercevront de son incompétence, malgré le fait qu’il est pleinement en contrôle et compétent dans le cadre de son travail.

Le syndrome de l’imposteur chez les jeunes conseillers indépendants est souvent amplifié par plusieurs éléments :

  • L’inexistence d’un encadrement hiérarchique précis.
  • La comparaison constante avec des conseillers ayant davantage d’expérience.
  • Le fait d’être un jeune conseiller qui conseille des clients plus âgés ou à une étape plus avancée de leur parcours financier.
  • La pression de devoir performer rapidement pour atteindre les objectifs établis.

Pourquoi ce syndrome est-il si fréquent en début de carrière ?

Tout d’abord, c’est important de mentionner que de se sentir imposteur ne signifie pas être incompétent. Bien au contraire, ce sentiment apparaît souvent chez les personnes qui ont une éthique de travail élevée. Les gens qui le ressentent partagent la particularité d’être exigeante envers elle-même, voire parfois, perfectionniste.

En sécurité financière, le savoir et les compétences sont vastes, diversifiés et évoluent d’année en année. Fiscalité, Investissement, assurance, retraite, succession : aucun conseiller, même les conseillers séniors, ne maîtrise tout parfaitement. En début de carrière, un jeune conseiller est encore en apprentissage. Cela fait en sorte qu’il est pleinement conscient de lui-même. Cette surconscience de soi-même peut néanmoins malheureusement parfois se transformer en doute excessif.

Comment ça se manifeste chez les jeunes conseillers :

Le syndrome de l’imposteur se manifeste de diverses façons :

  • Préparer ses dossiers de façon excessive avant chaque rencontre afin d’éviter le possible scénario de perte de crédibilité dans le client.
  • Une difficulté à émettre des recommandations claires.
  • La peur d’approcher des clients potentiels parce qu’ils représentent des cas plus complexes ou parce qu’ils sont très bien établis financièrement.
  • Une tendance à minimiser ses succès ou à se comparer négativement par rapport à la performance et aux compétences d’autres conseillers.

Ces comportements sont normaux et peuvent même être bénéfiques pour le conseiller au départ. Toutefois, s’ils perdurent, ils peuvent mener à un épuisement professionnel, à une perte de confiance en soi et en ses compétences, et dans les pires cas, mener le conseiller à quitter la profession. Il est donc important de normaliser l’expérience : la plupart des conseillers expérimentés admettront avoir traversé cette phase. Ceux qui persévèrent ont su continuer d’avancer malgré lui. Être un bon conseiller ne signifie pas de tout savoir, mais de savoir accompagner et diriger le client aux bons endroits, poser les bonnes questions, reconnaître ses limites et s’entourer des bonnes ressources le cas échéant.

Transformer le doute afin de devenir meilleur

Plutôt que de chercher à éliminer complètement le syndrome de l’imposteur, il est plus réaliste et surtout plus sain d’apprendre à le gérer afin d’en tirer avantage et s’en servir comme facteur de croissance professionnelle.

  1. S’en tenir aux faits
    Conserver en mémoire ses réussites, ses bons coups, les commentaires positifs reçus de la part des clients ou des gens faisant partie de notre équipe afin d’éliminer les pensées intrusives négatives qui minent irrationnellement la confiance en soi.
  2. Respecter son rôle
    Un conseiller n’est pas un dieu du savoir, mais un professionnel qui accompagne ses clients à travers des décisions complexes et importantes. Accepter de dire à un client que « c’est une excellente question, je vais valider et vous revenir » est un signe de professionnalisme et non d’incompétence. Les clients préfèrent de loin qu’on leur revienne, plutôt que d’avancer des éléments incertains ou faux.
  3. Bien s’entourer
    Il est souvent plus facile de persévérer dans le domaine financier lorsque nous ne sommes pas seuls. Tentez de joindre une équipe avec des conseillers ayant plusieurs années d’expérience, demandez de recevoir du mentorat, d’accompagner un collègue plus expérimenté lors des premières rencontres. Échanger avec d’autres conseillers permet de constater que les questions, les hésitations et les erreurs font partie du parcours et que c’est normal. L’isolement et la solitude contribueront, au contraire, aux doutes improductifs.
  4. Embrasser la formation continue
    Le domaine de la finance en est un qui évolue continuellement et où la formation ne doit jamais s’arrêter. Les règles fiscales, les lois changent d’année en année et il faut s’adapter. Avoir une attitude positive envers le fait de continuellement s’informer et apprendre réduira la pression négative d’être parfait dès le jour un.
  5. Arrêter de se comparer aux autres
    Se comparer aux autres conseillers n’apporte pas de grande valeur. Chacun possède son rythme, développe un type de clientèle donné, possède une approche qui lui est propre. Trouver sa propre façon d’être et de faire sera plus productive. Vous risquez de vous y sentir mieux également.

Le syndrome de l’imposteur comme indicateur positif

Ironiquement, ce syndrome peut être vu comme étant positif : il montre un goût de réussite, un sens des responsabilités élevé et un respect profond envers la profession et les clients. Le danger n’est pas de douter, mais de laisser ce doute nous affecter négativement.

En continuant de persévérer, à travers le temps, l’expérience acquise, les dossiers vécus et la confiance des clients, ce sentiment s’atténue heureusement au fil du temps.

En conclusion

Aux jeunes conseillers de la relève qui doutent : rassurez-vous, vous n’êtes pas seuls, et surtout, vous n’êtes pas des imposteurs. Vous êtes des professionnels de la finance en apprentissage, dans un domaine exigeant et humain. Persévérer, s’entourer et accepter de ne pas tout savoir dès vos débuts est gage de réussite. La confiance viendra avec le temps !

Par Marc Perreault, membre du conseil d’administration de l’ARSF.

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Planification financière : des outils qui dopent la productivité https://www.finance-investissement.com/edition-papier/barometre-de-lassurance/planification-financiere-des-outils-qui-dopent-la-productivite/ Mon, 08 Dec 2025 10:51:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111403 BAROMÈTRE DE L’ASSURANCE – Les outils se multiplient, mais leur efficacité repose encore sur la formation et le soutien des agences.

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Les agences en assurance (AA) investissent massivement dans les innovations technologiques pour aider les conseillers à être plus productifs en planification financière. Ces outils sont généralement bien accueillis, mais ils entraînent aussi des défis : mises à jour constantes, besoin de formation, temps nécessaire pour maîtriser leur utilisation et problèmes de compatibilité entre plateformes, révèle le Baromètre de l’assurance 2025.

Selon le sondage, les répondants attribuent une note moyenne de 8,2 sur 10 à leur agence en assurance pour le soutien offert en matière de planification fiscale et successorale des clients (optimisation fiscale, transfert intergénérationnel de patrimoine, dons philanthropiques, etc.) et jugent ce critère important (8,9 sur 10). Plus de la moitié des répondants donnent une note de 9 ou 10 sur 10 à leur AA, tandis que 17 % se montrent insatisfaits.

La modernisation des outils de planification financière progresse à des rythmes inégaux. Certaines agences n’offrent aucun service technologique, alors que d’autres disposent de solutions parmi les plus appréciées par les conseillers et utiles pour les clients. Lorsqu’elles sont bien intégrées, accompagnées de formation et de soutien, ces technologies augmentent la productivité, tant pour les tâches quotidiennes que pour les analyses complexes.

Un segment de conseillers en sécurité financière sondés citent les outils technologiques en matière de planification financière provenant de leur AA comme une occasion d’accroître leur valeur ajoutée auprès de leurs clients.

Les logiciels les plus plébiscités sont Conquest Planning (Plan vivant), ClearEstate et PureFacts, ou encore certaines solutions maison développées par les agences. Ces outils permettent de rendre compréhensibles des stratégies souvent perçues comme abstraites.

« L’utilisation d’une plateforme comme Conquest facilite l’explication aux clients à valeur élevée », note un répondant. Un autre renchérit : « Le Plan vivant nous permet d’illustrer les conséquences d’un décès très facilement tout en incluant les analyses fiscales. »

Les plateformes comparant des illustrations d’assurance ou différents scénarios de décaissement sont également appréciées. Elles accélèrent la prise de décision et réduisent les aller-retour administratifs. « Nous avons un logiciel qui nous permet de comparer plusieurs illustrations (primes) en même temps, ce qui me fait [épargner] du temps. Je suis donc plus productif », résume un conseiller.

Cependant, l’accès à des spécialistes ou à des formations en planification successorale reste limité dans certaines organisations, mentionnent des sondés, tandis que d’autres saluent des progrès récents : « Davantage de formations sont actuellement dispensées à ce sujet, ce qui est très important », déclare un répondant.

Les firmes qui combinent outils de pointe et expertise humaine tirent leur épingle du jeu. Les conseillers veulent des logiciels efficaces, mais aussi des experts capables d’accompagner les cas complexes et d’expliquer les angles morts.

Parmi les solutions améliorant directement la productivité, les conseillers citent :

  • Les CRM automatisés, qui permettent « moins de travail et plus de rencontres clients »;
  • Les plateformes intégrées (VieFund, Centralize, Agora), offrant une visibilité claire des affaires en vigueur, une conformité automatisée et une transmission électronique simplifiée;
  • Les applications de comparaison : « Le comparateur de prix, c’est une force », dit un répondant.

Ces outils, lorsqu’ils sont combinés, créent de la valeur tant pour les conseillers que pour les clients.

La modernisation ne se fait toutefois pas sans heurts. Certains systèmes sont jugés lents et complexes. Des développements se font « à la vitesse de l’escargot ». Des problèmes de compatibilité entre les plateformes sont également rapportés. Par ailleurs, même si les conseillers sont avides de nouveautés, ils souhaitent consolider les outils existants avant d’en adopter de nouveaux. L’un d’eux résume : « J’en veux plus, mais avant d’en ajouter, je veux qu’ils stabilisent leurs outils. »

Chez IG Gestion de patrimoine, l’action combinée de Conquest Planning pour les plans et ClearEstate pour la succession permet « une interaction continue entre le planificateur et le client, y compris via des applications mobiles donnant accès au plan financier complet », signale Carl Thibeault, vice-président principal, ventes et distribution chez IG. Toutefois, il insiste : la technologie n’a de valeur que lorsqu’elle est combinée à une expertise humaine (notaires, fiscalistes, spécialistes en succession, etc.). Le tout repose aussi sur une intégration avec d’autres logiciels de gestion de relation client, dont Salesforce et Live Design Analysis, qui réduit la duplication de tâches.

Pour Carl Thibeault, la recherche de simplicité dans les outils et les processus est essentielle, même si cela peut sembler paradoxal dans un environnement financier de plus en plus complexe. Selon lui, « plus la base est claire et fluide, plus les conseillers peuvent aller loin dans les analyses complexes ».

IG a intégré la solution d’intelligence artificielle (IA) générative sécurisée Copilot dans ses systèmes afin d’aider les conseillers à explorer des scénarios, interpréter des stratégies ou orienter des analyses. L’engouement pour l’IA a explosé chez les conseillers d’IG au cours des derniers mois, suivant l’évolution rapide de la technologie et la multiplication de ses usages concrets dans le secteur de l’assurance, signale Carl Thibeault. En réponse, la firme a inclus des formations pour encadrer un usage responsable et efficace de l’IA à son offre.

Chez PPI aussi, la technologie est un élément important de la planification financière, indique Christian McGuire, vice-président régional de PPI pour le Québec. L’entreprise mise sur une gamme d’outils complémentaires, dont le logiciel Purefacts pour la planification financière de la retraite, qui est utilisé avec d’autres logiciels aux différentes étapes de la planification.

Pour chacun de ces outils, les conseillers de PPI ont accès à un cercle de soutien comprenant des spécialistes en planification, des experts en banque numérique et des consultants en développement des affaires. Objectif : s’assurer que les conseillers ne soient jamais isolés dans l’utilisation des outils. Récemment, PPI a aussi lancé la Boussole d’assurance, une application mobile qui centralise ressources fiscales, juridiques, financières et relie les conseillers à une bibliothèque de contenus éducatifs en planification financière.

Cloutier Groupe financier utilise Conquest Planning pour la planification financière. Le déploiement de la plateforme a été accompagné d’un programme de formation et de soutien. Des équipes internes accompagnent les conseillers dans l’utilisation du logiciel, la création de plans financiers et la préparation de présentations. L’objectif est de permettre aux représentants d’évaluer avec précision les besoins des clients en matière de retraite, de planification successorale et de produits d’assurance, précise Patrick Cloutier, président de Cloutier Groupe financier. La firme dispose d’une équipe de spécialistes à l’interne par gamme de produits (assurance vie, prestations du vivant, placements, assurance collective) afin de fournir des réponses rapides et précises aux représentants.

D’ici la fin de l’année, la firme lancera une application mobile qui permettra aux clients d’accéder en temps réel aux données de leurs portefeuilles de placements. D’autres innovations suivront : mises à jour client automatisées, circulation des données optimisée et soutien opérationnel renforcé.

Plusieurs conseillers de SFGT vantent un outil de planification avancée d’optimisation fiscale développé par leur firme. Initialement conçu par des conseillers pour servir leur clientèle, cet outil a ensuite été offert à l’ensemble du groupe, indique Caroline Thibeault, directrice générale de SFGT. Il permet d’optimiser les décaissements et d’intégrer les programmes socio-fiscaux fédéraux et provinciaux dans le but de maximiser les avantages pour tous les types de clients. SFGT accompagne le conseiller dans l’utilisation de cet outil afin qu’il conçoive une présentation pour son client. Selon elle, cette innovation a « transformé l’approche de la planification du décaissement et contribué à l’essor de nouveaux portefeuilles ».

Outiller et former : c’est la stratégie d’iA Groupe financier. iA Campus, sa plateforme de formation à distance, a été enrichie par de nouveaux contenus en planification financière avancée et par un accompagnement terrain. « Des directeurs régionaux rencontrent régulièrement les conseillers pour les aider à développer leurs compétences sur des dossiers complexes », signale Samuel Lajoie, vice-président, Ventes, Agences de carrière chez iA.

Un partenariat avec l’Université TÉLUQ permet d’offrir aux représentants l’accès au programme Ascension, une formation menant au titre de planificateur financier, afin de rendre les conseillers plus autonomes. Ce programme procure entre autres des bases en déontologie, fiscalité, marketing et gestion d’entreprise.

Les outils de planification financière peuvent transformer le quotidien des conseillers, mais leur plein potentiel n’est atteint que lorsqu’ils sont soutenus par des experts, de la formation continue et un accompagnement personnalisé, indiquent les dirigeants interrogés. Au bout du compte, l’alliance technologie-humain permet de gagner du temps, d’améliorer la qualité des analyses et d’offrir un service plus personnalisé aux clients.

Avec la collaboration d’Alizée Calza et Guillaume Poulin-Goyer.

Pour accéder au tableau, cliquez ici.

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FP Canada affiche des résultats positifs pour 2024-2025 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fp-canada-affiche-des-resultats-positifs-pour-2024-2025/ Wed, 12 Nov 2025 13:07:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110847 Grâce à la hausse des revenus de formation.

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Les revenus de FP Canada ont dépassé ses dépenses au cours de son dernier exercice financier ; un revirement positif d’une année à l’autre, alors que les frais liés à la certification et à la formation ont augmenté.

L’organisme de certification a enregistré un excédent des revenus sur les dépenses de 1,5 million de dollars (M$) pour l’exercice clos le 31 mars 2025, comparativement à un excédent des dépenses sur les revenus d’environ 531 000 $ en 2023-2024, selon les états financiers 2024-2025 récemment publiés.

Les revenus totaux se sont établis à 16,5 M$, contre 15 M$ l’exercice précédent. Les frais de certification ont généré 11 M$, en hausse par rapport à 10,4 M$, et ont représenté 67 % des revenus, une proportion légèrement inférieure à celle des deux exercices précédents (70 %). Les frais liés aux programmes d’éducation se sont élevés à 2,9 M$, contre 2,1 M$ un an plus tôt ; soit une hausse de 38 %.

Les dépenses ont diminué à 15,8 M$, comparativement à 16,4 M$ en 2023-2024, lorsque FP Canada avait investi dans son programme de formation technique, rapatrié à l’interne, et dans l’éducation menant au titre de planificateur financier associé qualifié (QAFP).

En 2024-2025, FP Canada a poursuivi ses investissements dans la formation préalable à la certification, la formation continue (FC), la transformation numérique et le développement de sa relève étudiante, indiquent les états financiers.

L’organisme a récemment annoncé qu’il offrirait des ressources d’étude aux futurs représentants de courtiers en placement dans le cadre du nouveau régime de compétence fondé sur les examens de l’OCRI ; une façon de joindre les professionnels plus tôt dans leur carrière. FP Canada a aussi acquis les cours de FC de Learning Partner en février et continue en 2025 d’enrichir son catalogue de formation continue grâce à divers partenariats.

Sur le plan numérique, le conseil d’administration a approuvé l’utilisation d’environ 233 000 $ provenant des actifs nets affectés (installations et technologies), et un transfert de 1 M$ d’actifs nets non affectés vers ces réserves.

Au 31 mars 2025, les actifs nets totaux de FP Canada atteignaient 8,3 M$, comparativement à 6,8 M$ en 2023-2024. Les actifs nets affectés et non affectés s’élevaient à 7,9 M$, contre 6,2 M$ l’année précédente, soit un niveau supérieur à quatre mois de dépenses d’exploitation, comme en 2023-2024.

Les liquidités et équivalents de trésorerie totalisaient 14,2 M$, contre 12,4 M$ l’année précédente.

« FP Canada se trouve dans une position financière solide et dispose d’une stratégie claire pour continuer à diversifier ses sources de revenus tout en conservant un niveau approprié de réserves pour ses opérations », peut-on lire dans les états financiers.

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