finance durable | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/finance-durable/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 07 Apr 2026 10:56:43 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png finance durable | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/finance-durable/ 32 32 L’ASFI publie des orientations pour l’émission d’instruments de dette alignés sur la taxonomie durable https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/lasfi-publie-des-orientations-pour-lemission-dinstruments-de-dette-alignes-sur-la-taxonomie-durable/ Tue, 07 Apr 2026 10:56:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113186 PLANÈTE FINANCE - Des lignes directrices volontaires visant à faciliter le financement dans un marché en croissance.

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L’Australian Sustainable Finance Institute (ASFI) a publié de nouvelles orientations destinées à soutenir l’application concrète de la taxonomie de la finance durable du pays sur les marchés de la dette.

Ces lignes directrices volontaires visent à encadrer l’émission d’instruments de dette fondés sur l’utilisation des fonds, tels que les obligations vertes ou les obligations de transition. Elles ont été élaborées par des représentants :

  • du Trésor australien (Australian Treasury),
  • du Trésor néo-zélandais (New Zealand Treasury),
  • de l’Australian Office of Financial Management
  • et des gestionnaires de la dette souveraine et quasi souveraine de l’Australie.

Plus précisément, ces orientations visent à clarifier la terminologie, les attentes en matière de divulgation et les critères techniques de sélection, afin que les capitaux soient orientés de manière cohérente vers des activités contribuant à l’atténuation des changements climatiques.

« Au cours des 12 derniers mois, l’Australie a franchi une étape importante en matière de finance durable. Nous avons lancé une taxonomie qui reflète la structure de notre économie — incluant des critères techniques de sélection pour des secteurs difficiles à décarboner comme l’exploitation minière et l’agriculture — et testé son application avec 11 des plus grandes institutions financières du pays », explique Kristy Graham, cheffe de la direction de l’ASFI, dans un communiqué.

« Ce travail a posé les bases. La priorité consiste désormais à veiller à ce que la taxonomie puisse être utilisée en toute confiance dans des opérations de financement concrètes, et à renforcer les capacités à l’échelle du système financier afin que davantage de capitaux soient dirigés vers des activités durables. »

Les émissions de dette durable en Australie ont atteint 53,8 milliards de dollars américains (G$ US) en 2025, soit une hausse annuelle de 11 % et une « dynamique soutenue » dans ce domaine, malgré des « conditions mondiales plus faibles », rapporte l’ASFI.

Nicole Yazbek-Martin, directrice exécutive à l’ASFI, estime que ces orientations contribueront à garantir que ces instruments de dette « soient alignés sur des définitions crédibles de la durabilité » à l’avenir.

Elles seront officiellement lancées à Sydney lors d’un événement coorganisé par l’ASFI et Moody’s Ratings, qui participe au projet pilote de mise en œuvre de la taxonomie australienne. D’autres documents de soutien liés à la taxonomie devraient être publiés par l’institut plus tard cette année.

Comme indiqué précédemment, l’Australie a « pris de vitesse le Canada » en matière de taxonomie de la finance durable, en s’inspirant du Taxonomy Roadmap Report de 2022, produit par le Conseil d’action en matière de finance durable du Canada, pour lancer sa propre taxonomie en juin 2025.

Cependant, le gouvernement du Canada a affirmé poursuivre ses efforts pour établir une taxonomie de la finance durable. En décembre, il a choisi l’Institut climatique du Canada pour diriger l’élaboration de cette taxonomie, qui aidera les investisseurs, les prêteurs et les autres parties prenantes à identifier les investissements « verts » et « de transition » respectueux de l’environnement et compatibles avec l’objectif du Canada d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050.

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ESG : rendre compte de ses actions à l’ère de l’IA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/esg-rendre-compte-de-ses-actions-a-lere-de-lia/ Wed, 01 Apr 2026 10:10:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113119 Divulguer ses propres données ESG est plus important que jamais.

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Pour les entreprises, l’enjeu n’est plus seulement de poser des actions durables, mais de les documenter avec rigueur, cohérence et crédibilité, avant que d’autres ne le fassent à leur place.

À l’heure où les investisseurs institutionnels utilisent massivement l’intelligence artificielle (IA) pour analyser les entreprises, évaluer les risques et anticiper les transformations sectorielles, garder le silence sur le sujet est devenu un risque en soi, a signalé Milla Craig, fondatrice et PDG de Millani, lors du concours du meilleur rapport de durabilité de Finance Montréal, présenté le 17 mars.

« Si une entreprise ne raconte pas son histoire, les algorithmes le feront à sa place. Et probablement d’une mauvaise façon », a signalé la dirigeante de la firme montréalaise, qui analyse depuis une dizaine d’années les rapports de durabilité des entreprises cotées à la Bourse de Toronto.

L’IA lit les rapports avant les investisseurs

Selon la firme, les investisseurs institutionnels canadiens utilisent déjà massivement l’IA pour analyser les entreprises, évaluer les risques et anticiper les transformations sectorielles. Ils s’intéressent notamment à la capacité des entreprises à s’adapter à cette technologie ou à y résister.

Ce changement a des conséquences concrètes : les équipes de relations avec les investisseurs doivent consacrer davantage de temps à répondre aux questions générées par ces outils, sujets à des « hallucinations ».

Or, seulement 24 % des entreprises du TSX-60 disposent d’une expertise en IA au sein de leur conseil d’administration, selon la firme. Les politiques internes, lorsqu’elles existent, restent souvent peu divulguées. Ce manque de transparence laisse le champ libre aux algorithmes pour combler les vides, pas toujours avec justesse.

L’environnement ESG se transforme

La pression sur les divulgations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) augmente, tandis que les priorités ESG évoluent rapidement. Depuis 2023, les discussions chez les investisseurs institutionnels canadiens ne tournent plus uniquement autour du climat. Elles sont désormais dominées par la volatilité, l’inflation et les tensions géopolitiques. « L’ESG n’est plus isolé du reste », résume Milla Craig.

L’experte place la gouvernance de l’IA au premier rang des sujets à surveiller. « Quand on commence à penser aux divulgations autour de l’ESG, on doit vraiment réfléchir à l’impact de l’intelligence artificielle sur les investisseurs », indique-t-elle.

Le « E » d’environnement déborde et englobe désormais l’interdépendance de l’économie et de l’énergie. La sécurité nationale, la souveraineté autochtone et arctique, et même la défense, font leur entrée dans les considérations des investisseurs. Sur le plan social, les enjeux d’abordabilité gagnent en visibilité.

Quant à la gouvernance, elle accueille un nouveau sujet : la gouvernance de l’IA, qui a dépassé celle des conseils d’administration dans les priorités des investisseurs dès 2025.

La réglementation n’a pas fait taire les entreprises

Contrairement aux attentes, l’adoption de la loi C-59 contre l’écoblanchiment, identifiée comme le facteur réglementaire le plus influent selon les investisseurs institutionnels, n’a pas entraîné de recul important des divulgations. En 2024, seulement 3 % des entreprises du TSX avaient complètement retiré leurs communications ESG selon une étude de Millani. Le niveau de divulgation est globalement resté supérieur à celui de 2022 et 2023.

Milla Craig observe par ailleurs une adoption croissante des normes IFRS (International Financial Reporting Standards) en matière de durabilité, signe que les pratiques se structurent. Et malgré les incertitudes, 72 % des entreprises du TSX n’ont pas modifié leurs objectifs climatiques, 12 % les ont même renforcés.

Un phénomène inquiétant se dessine toutefois en coulisses : un silence croissant chez les investisseurs eux-mêmes. De moins en moins d’entre eux s’expriment publiquement ou prennent position sur l’ESG, par crainte d’être critiqués ou mal interprétés, indique Milla Craig. Selon elle, c’est à ce niveau que réside le véritable risque : non pas dans l’excès de communication, mais dans l’inaction et le manque de transparence.

L’affaire de toute l’entreprise

Autre grande tendance : l’ESG s’institutionnalise. L’ESG ne relève plus uniquement d’équipes spécialisées, révèlent des entretiens menés par Millani auprès de 36 investisseurs institutionnels canadiens. Il mobilise désormais l’ensemble des fonctions, de la finance à la gestion des risques, en passant par l’audit, la communication et la gouvernance.

Le mouvement de recul contre l’ESG, particulièrement marqué aux États-Unis, a produit l’effet inverse de celui escompté, observe Milla Craig, et a plutôt accéléré l’institutionnalisation de l’ESG chez les investisseurs canadiens.

Selon une étude de Millani publiée en février dernier, basée sur des entretiens menés auprès de 36 investisseurs institutionnels représentant 10,3 billions de dollars d’actifs sous gestion, 97 % des répondants confirment maintenir un niveau élevé d’engagement continu envers l’ESG.

Comme le résume un investisseur cité dans le rapport : « la phase qui s’amorce est celle de la normalisation ». Les discussions sur l’ESG sont devenues plus transversales et plus structurées, modifiant la nature de ce qu’on attend d’un rapport de durabilité. D’un exercice de communication avec de belles photos, il devient un outil stratégique à part entière pour convaincre les investisseurs, indique Milla Craig.

Ce que les meilleurs rapports ont en commun

Dans le cadre du concours des meilleurs rapports de durabilité, BMO a remporté le premier prix dans la catégorie des institutions bancaires, notamment pour ses indicateurs d’analyse du carbone. La TD se classe au deuxième rang, saluée entre autres pour la transparence de ses objectifs, suivie par RBC.

Dans le secteur financier non bancaire, La Caisse a dominé le classement pour la clarté et la structure de son rapport, ainsi que pour la pertinence de ses indicateurs de gouvernance, suivie de Manuvie, distinguée entre autres pour l’influence accordée aux investisseurs, et d’Investissements PSP, remarqué pour son volet social : rétention des talents, bien être des employés, rémunération des dirigeants et alignement des incitatifs des cadres avec les objectifs organisationnels.

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Mageska sélectionnée par le PGEQ https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/mageska-selectionnee-par-le-pgeq/ Tue, 16 Dec 2025 12:07:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111453 Pour une allocation de 50 M$ à la stratégie durable EcoVision.

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Le Programme des gestionnaires en émergence du Québec (PGEQ) a sélectionné Mageska Capital pour un mandat de 50 millions de dollars alloué à sa stratégie Mageska EcoVision.

Cette stratégie d’actions mondiales durables vise à générer des rendements compétitifs tout en soutenant la transition vers une économie sobre en carbone.

« Ce mandat vient reconnaître la rigueur, l’innovation et la vision à long terme qui animent notre équipe. Avec EcoVision, nous démontrons qu’il est possible d’investir dans la transition bas carbone sans sacrifier le rendement », a souligné Roberto Marrocco, co-fondateur et chef des investissements de Mageska Capital.

Une stratégie axée sur la décarbonation

La stratégie EcoVision cible des entreprises dont les produits et services répondent aux occasions liées à la décarbonation de l’économie mondiale, notamment la transition énergétique, la protection du capital naturel et l’économie circulaire.

Fondée en 2022 par Roberto Marrocco et Jacques Larivière, la firme mise sur une approche systématique qui combine expertise humaine et technologie de pointe. Les titres en portefeuille sont sélectionnés dans un bassin de sociétés cotées à l’échelle mondiale, en collaboration avec Sustainable Market Strategies (SMS). Mageska utilise également M-LAB, un outil d’optimisation propriétaire intégrant l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique, pour repérer les tendances de marché et appuyer la prise de décisions.

Pour Isabel Trépanier, directrice de la Gestion des programmes PGEQ et Investi, la collaboration illustre la volonté du programme de soutenir des gestionnaires québécois capables d’intégrer des pratiques responsables, tout en contribuant au dynamisme de la place financière locale.

« Cette étape marque notre engagement à favoriser l’émergence de firmes innovantes et à renforcer l’écosystème financier québécois », a-t-elle ajouté.

Le PGEQ souligne que la firme offrira des stratégies diversifiées et de calibre institutionnel aux investisseurs, afin de générer de l’alpha tout en maximisant l’impact environnemental positif.

Innocap, qui offre le cadre administratif, opérationnel et de gouvernance pour permettre au PGEQ de fonctionner, estime que la sélection de Mageska représente « une étape importante pour favoriser l’émergence de firmes innovantes et consolider l’avenir de la gestion d’actifs au Québec ».

Le PGEQ a été lancé en 2016 pour promouvoir l’entrepreneuriat financier au Québec.

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L’Institut de planification financière dévoile sa feuille de route jusqu’en 2028 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/linstitut-de-planification-financiere-devoile-sa-feuille-de-route-jusquen-2028/ Fri, 14 Nov 2025 13:26:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111061 Priorité à la reconnaissance de la profession, la formation continue et l’attraction de la relève.

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L’Institut de planification financière (l’Institut) a présenté les grandes orientations de son plan stratégique 2025-2028 lors de son congrès annuel, qui réunissait quelque 340 planificateurs financiers au Château Frontenac à Québec du 12 au 14 novembre. Le plan vise à renforcer la reconnaissance de la profession, à moderniser les pratiques et à attirer une nouvelle génération de conseillers.

La nouvelle présidente-directrice générale, Caroline Champagne, entrée en fonction le 20 octobre, a réitéré en ouverture du congrès son ambition d’augmenter la notoriété et la reconnaissance de la planification financière au Québec.

« L’Institut est déjà solidement établi, mais pour aller plus loin, nous avons besoin de votre soutien, de votre engagement, celui de toute la communauté des planificatrices et des planificateurs financiers. C’est ensemble, en unissant nos forces et nos voix, que nous pourrons faire véritablement rayonner la profession, attirer et inspirer la relève, accroître la visibilité et l’impact de la pratique dans la vie des personnes, des familles et des entrepreneurs québécois », a-t-elle déclaré.

Caroline Champagne a insisté sur le fait que les planificateurs financiers contribuent directement à la prospérité économique et à la réduction du stress financier des citoyens et a souligné l’importance de mieux faire connaître ce rôle auprès du public.

Profession en transformation

Lors du congrès, des experts ont abordé certains changements qui façonnent la profession. L’intelligence artificielle a notamment été présentée non comme une menace, mais comme un outil essentiel pour accompagner la clientèle dans un monde en mutation. L’accompagnement des aînés, les transferts d’entreprises, l’investissement immobilier, la place des femmes, la philanthropie et l’invalidité figuraient parmi les autres sujets traités pendant les deux jours.

Au-delà des aspects techniques, une large place a été consacrée à la dimension humaine de la profession. Nancy Paquet, première vice-présidente à la direction, Gestion de patrimoine à la Banque Nationale, a mis en avant cette dimension relationnelle, reposant « sur la capacité à bâtir la confiance et à aider les clients à se sentir en sécurité dans un monde en mutation rapide ». Cette réalité pousse la profession à « se renouveler et s’outiller pour demeurer pertinente », a-t-elle ajouté.

Quatre orientations stratégiques

Le plan stratégique 2025-2028 a été présenté par Mélanie Beauvais, planificatrice financière chez Bachand Lafleur groupe conseil, qui effectue sa deuxième et dernière année à titre de présidente du conseil d’administration de l’Institut. Ce plan s’articule autour de quatre orientations destinées à bâtir une profession plus forte, mieux reconnue et plus influente.

« Dans un environnement où tout évolue rapidement — les besoins de la clientèle, les outils, les attentes —, nous devons continuer d’innover, d’oser et de faire rayonner notre profession. Nous voulons être prêts pour demain tout en restant fidèles à nos valeurs, à notre engagement envers vous », a-t-elle affirmé.

L’Institut veut augmenter la reconnaissance du titre de planificateur financier , « encore trop peu connu du grand public ». Pour rejoindre la relève, des campagnes de sensibilisation et une présence accrue dans les établissements d’enseignement sont prévues.

L’entrée récente sur le réseau social TikTok, fait partie de la stratégie pour présenter la planification financière à une nouvelle génération « curieuse, connectée et pleine d’ambition ».

L’offre de formation continue sera également enrichie avec de nouveaux contenus sur des sujets tels que la finance durable, les technologies financières et les compétences relationnelles. Un événement annuel supplémentaire, complémentaire au congrès, viendra aussi mobiliser la communauté et stimuler l’innovation.

Pour offrir une expérience comparable à celle des grandes institutions internationales, les procédures d’inscription seront simplifiées, les délais réduits et les services personnalisés. Enfin, la transformation numérique de l’organisation se poursuivra pour la rendre plus agile, performante et inspirante, a signalé Mélanie Beauvais.

Pour chaque orientation stratégique, des objectifs précis et des indicateurs de performance ont été définis. Ils permettront de suivre notamment la progression du nombre de planificateurs financiers, la satisfaction de la clientèle, la diversification des sources de revenus et l’engagement des équipes.

Selon les dirigeantes, ce plan vise à produire un impact tangible sur la profession et sur le bien-être financier des individus, des familles et des collectivités québécoises. Pour incarner cette dynamique, l’organisation fait évoluer ses valeurs : l’enthousiasme laisse place à l’audace. Ce mot, explique Caroline Champagne, « résume l’état d’esprit qui nous anime : imaginer, innover et repousser les limites ».

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Réglementation, IA et finance durable : l’AMF dévoile sa feuille de route 2025-2029 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/reglementation-ia-et-finance-durable-lamf-devoile-sa-feuille-de-route-2025-2029/ Thu, 12 Jun 2025 11:07:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107962 L’adaptation aux défis technologiques fait partie des préoccupations.

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Renforcer l’expérience consommateur, agir pour un secteur financier dynamique et intègre, et soutenir les talents et la performance organisationnelle : l’Autorité des marchés financiers (AMF) dévoile les priorités de son plan stratégique 2025-2029, dans un contexte de transformation rapide du secteur financier.

« Comme régulateur, notre plus grand défi est de préserver le haut niveau de confiance du public à l’égard du secteur financier québécois », souligne Yves Ouellet, président-directeur général de l’AMF.

Une vigilance accrue face aux risques
Dans un secteur en mutation, les défis s’accumulent :

  • complexité accrue des produits financiers,
  • montée des risques de fraude,
  • impacts des changements climatiques,
  • croissance des marchés privés
  • et développement accéléré de l’intelligence artificielle.

L’AMF entend répondre à ces enjeux en intensifiant ses activités de surveillance et en assurant un meilleur arrimage entre l’évolution du cadre réglementaire et les attentes du marché.

Le plan prévoit une hausse du nombre d’enquêtes menant à des sanctions et un renforcement de la conformité aux standards internationaux.

L’AMF poursuivra aussi son engagement dans les forums nationaux et internationaux pour demeurer à l’avant-garde des meilleures pratiques en matière de gouvernance, de cybersécurité et de finance durable.

Intelligence artificielle et gestion des données
L’innovation technologique constitue un levier central du plan. L’AMF prévoit notamment tripler d’ici 2029 le nombre de projets utilisant l’intelligence artificielle pour soutenir les consommateurs et les institutions financières (passant d’un en 2025 à trois en 2029). L’utilisation stratégique des données fait aussi partie des priorités, avec un objectif de 13 projets par an fondés sur la valorisation des données d’ici 2028-2029.

Cette transformation touche également les modes de prestation de services. L’organisation veut moderniser ses mécanismes d’assistance aux consommateurs, en s’appuyant sur des solutions numériques pour rendre les services plus accessibles et mieux adaptés à l’autonomie financière croissante de la population.

Soutenir les talents et la mobilisation
En matière de gestion organisationnelle, l’AMF se fixe des objectifs clairs pour favoriser le développement des compétences, l’inclusion et la simplification des processus internes.

Face à la rareté des talents dans les domaines de la régulation, de la finance durable et des technologies, l’organisme compte se positionner comme employeur de choix, notamment en misant sur la flexibilité, l’innovation et l’alignement entre les expertises et les besoins stratégiques.

Éducation financière et pratiques commerciales
Le plan accorde une grande place à l’éducation financière, un levier essentiel pour contrer les stratagèmes frauduleux et améliorer l’autonomie des citoyens. L’AMF veut augmenter de 8 % d’ici 2029 le nombre de consommateurs sensibilisés parmi les clientèles ciblées et accroître son taux de notoriété publique. L’organisme entend également veiller à ce que les pratiques commerciales soient mieux alignées avec les intérêts des consommateurs, grâce à une surveillance renforcée et à des mécanismes de plainte plus efficaces.

L’élaboration de ce plan stratégique a impliqué une démarche collaborative avec plusieurs intervenants du secteur financier, des représentants de groupes de consommateurs et de nombreux experts.

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Relève à la présidence du CA de Finance Montréal https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/releve-a-la-presidence-du-ca-de-finance-montreal/ Thu, 05 Jun 2025 10:52:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107827 NOUVELLES DU MONDE — Mathieu Talbot succède à Nicolas Patard.

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Mathieu Talbot, vice-président, Services aux entreprises et Financement corporatif au Mouvement Desjardins, a été nommé président du conseil d’administration de Finance Montréal, la grappe financière du Québec.

Il prend la relève de Nicolas Patard, directeur général et chef, Produits financiers à la Banque Nationale du Canada, qui occupait cette fonction depuis mai 2018. Sous sa présidence, celui-ci a contribué au rayonnement de la grappe financière québécoise, notamment par la création de la Station Fintech Montréal, en décembre 2019, et le développement de l’expertise en finance durable.

Lire également : Québec renouvelle son soutien à Finance Montréal

Nicolas Patard, qui a occupé le poste de président du conseil d’administration pendant sept années consécutives, assurera la transition au cours des 12 prochains mois à titre de président sortant.

« C’est un privilège de prendre la relève du conseil à un moment charnière, alors que la Station Fintech s’apprête à accueillir encore plus de jeunes pousses, et que Montréal se distingue comme la première place financière verte en Amérique du Nord », a déclaré Mathieu Talbot.

Titulaire d’un MBA en finance de l’Université Laval, il a débuté sa carrière chez Banque Nationale Marchés financiers avant de se joindre au Mouvement Desjardins en 2011.

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Transition verte : cinq clés pour relancer la finance durable https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/transition-verte-cinq-cles-pour-relancer-la-finance-durable/ Thu, 22 May 2025 10:50:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107416 SOMMET DE LA FINANCE DURABLE – Quand collaboration rime avec innovation.

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Les reculs politiques et les tensions géopolitiques fragilisent les engagements climatiques. Dans ce contexte incertain, la finance durable doit redoubler d’audace. C’est le message qu’ont livré plusieurs leaders du secteur, dont Geneviève Morin, PDG de Fondaction, lors du Sommet de la finance durable. Voici cinq leviers concrets pour maintenir le cap.

1-Résister aux vents contraires

« On a avancé sur la finance durable et les engagements de décarbonation, mais dès qu’un obstacle politique se présente, tout semble balayé », constate Geneviève Morin. Un exemple : en janvier 2025, six grandes banques canadiennes — BMO, Banque Nationale, CIBC, TD, Scotia et RBC — ont quitté l’Alliance bancaire Net Zéro (NZBA), qui vise à aligner les portefeuilles financiers sur les objectifs de carboneutralité d’ici 2050.

Lire aussi : Retrait des banques de l’Alliance Net Zéro : une stratégie de recul ou de repositionnement ?

Bien qu’un écosystème solide ait vu le jour au cours de la dernière décennie (obligations vertes, fonds à impact, stress tests climatiques, etc.), ces outils sont aujourd’hui remis en question, en partie à cause de reculs politiques aux États-Unis.

« Le danger, c’est de répondre par le repli ou l’indignation. Il faut au contraire regarder la réalité en face », estime Philippe Zaouati, directeur général de Mirova, une filiale de Natixis dédiée à l’investissement responsable.

Même constat au Québec, où le recteur de l’Université Concordia, Graham Carr, dénonce le sous-financement chronique des universités, qui menace la formation de la relève. Il pointe aussi la baisse de 43 % des demandes d’admission d’étudiants internationaux, attribuable à des politiques migratoires restrictives. « Cette perte de talents est un frein majeur à la transition énergétique », souligne-t-il.

2-Repenser la gestion des risques 

Geneviève Morin propose une refonte de la grille d’analyse des modèles d’affaires, qui devraient prioriser le respect des limites planétaires et la réponse aux besoins humains plutôt que la seule rentabilité. Dans ce sens, l’économie circulaire, l’agriculture régénérative et l’économie sociale sont, selon elles, des filières prometteuses.

Elle appelle aussi à réévaluer notre rapport au temps et au risque. « Les pressions pour des rendements à court terme sont incompatibles avec les défis sociaux et environnementaux auxquels nous faisons face. » Les risques systémiques dans les décisions d’investissement, comme la perte de biodiversité, les inégalités sociales croissantes, les catastrophes climatiques, doivent être intégrés aux décisions d’investissement, au même titre que la volatilité des marchés.

La dimension sociale de la transition ne doit pas être ignorée, notamment pour les travailleurs issus de secteurs en déclin. Pour atteindre cet objectif, Fondaction s’est associé avec le collectif G15+, un regroupement québécois d’organisations qui développe une nouvelle série d’indicateurs de bien-être, comme le traitement des aînés, l’accès à la nature, la santé et l’éducation, afin de guider les décisions d’investissement.

3-Mobiliser l’épargne au service du bien commun

La transition passe aussi par un accès facilité à l’épargne durable. En décembre 2024, Fondaction a conclu une entente avec Bâtirente, spécialisée en produits d’épargne retraite responsables, pour élargir son offre. Objectif : permettre à tout un chacun, et pas seulement aux investisseurs aguerris, de faire fructifier son épargne tout en contribuant à un impact social et environnemental positif.

4-Accélérer la transition énergétique

Dans la transformation du secteur énergétique aussi, les partenariats contribuent à accélérer le mouvement. À Montréal, l’Université Concordia pilote actuellement un projet d’envergure avec Hydro-Québec et Énergir pour électrifier une trentaine de bâtiments du campus Loyola, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce. Cette initiative bénéficiera aussi au voisinage en période de pointe.

« Ce projet est un véritable laboratoire vivant », précise Graham Carr. Il permet de tester à la fois de nouveaux modèles énergétiques et de financement durable. Car la transition énergétique, rappelle-t-il, n’est pas qu’une question d’ingénierie. Elle repose aussi sur des choix économiques.

5-Innover, collaborer, partager

L’accès à des données ouvertes et comparables est essentiel pour orienter les capitaux vers des projets durables. Mirova collabore avec d’autres gestionnaires d’actifs pour créer des bases de données d’impact accessibles à tous, par exemple pour évaluer les émissions évitées ou les impacts sur la biodiversité.

L’innovation passe également par la création de fonds d’impact, comme le fonds Land Degradation Neutrality (LDN), lancé par Mirova avec Fondaction et la Banque européenne d’investissement. Ce fonds investit dans la gestion durable et la restauration des terres. Un second fonds a vu le jour dans la foulée (Mirova Sustainable Land Fund 2) pour soutenir des projets d’agroforesterie et d’agriculture régénératrice dans les pays en développement.

En parallèle, Mirova a inauguré l’automne dernier un centre de recherche dédié à la finance durable, en partenariat avec l’Université Columbia et l’ENSAE Paris. Ce centre s’attaque à des thèmes négligés par le milieu académique, comme la finance mixte (blended finance).

Philippe Zaouati milite pour une vision élargie de la finance durable. « Elle ne doit pas se cantonner à une niche » dit-il, citant la question du financement de la défense en Europe, qui pose l’enjeu de la souveraineté de manière plus générale. Il invite à dépasser les « postures simplistes » et plaide pour une finance qui ose s’engager dans des domaines complexes sans renier ses valeurs.

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Remettre au premier plan la transition climatique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/remettre-au-premier-plan-la-transition-climatique/ Thu, 22 May 2025 10:26:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107399 La nouvelle initiative, Business Future Pathways recherche l’adhésion de l’industrie pour « généraliser » les idées.

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Des experts en finance durable ont lancé une nouvelle initiative visant à encourager les institutions financières et les entreprises canadiennes à élaborer et à mettre en œuvre des plans de transition climatique crédibles, mesures qui, selon eux, garantiront la compétitivité et la résilience du Canada dans l’économie mondiale.

Annoncée le 13 mai dernier, cette nouvelle initiative menée par les milieux financiers s’intitule Business Future Pathways.

Elle vise à fournir des orientations claires, pratiques et conformes aux normes internationales sur la manière dont les institutions financières et les entreprises du pays peuvent renforcer leur préparation au changement climatique afin d’attirer les capitaux mondiaux et de renforcer la confiance des investisseurs, résume Barb Zvan, présidente-directrice générale du University Pension Plan Ontario (UPP), qui est à la tête de l’initiative.

Ces orientations s’inspireront d’exemples tels que les normes de divulgation de la durabilité de l’International Sustainability Standards Board, le Transition Plan Task Force du Royaume-Uni et la taxonomie de la finance durable de l’Australie, continue Barb Zvan.

« Cette initiative ne vise pas à créer de nouvelles normes ou de nouveaux cadres, mais à les rendre accessibles et à comprendre à quoi ressemblent ces différents cadres et normes », explique-t-elle.

« C’est d’autant plus important que nous envisageons d’élargir encore davantage [le nombre de] nos partenaires commerciaux. Nombre de ces pays s’attaquent activement au problème du climat dans le cadre de leurs plans de transition. Si nous voulons être considérés comme compétitifs par rapport aux autres, nous devons commencer à nous pencher sur cette question », souligne-t-elle.

Le lancement de Business Future Pathways intervient à un moment où la prise en compte des risques climatiques n’est plus une priorité pour nombre d’institutions financières, d’entreprises et d’organismes de réglementation des valeurs mobilières du Canada, qui s’efforcent de faire face à l’incertitude économique engendrée par la guerre commerciale en cours.

Fin avril, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières ont annoncé qu’elles suspendaient leurs travaux sur de nouvelles règles visant à rendre obligatoire la communication d’informations sur le climat, invoquant la nécessité de « rendre les marchés canadiens plus compétitifs, plus efficaces et plus résilients ».

Nous avons également assisté récemment à un recul des engagements des grandes banques canadiennes en matière de financement durable, notamment la Banque Royale du Canada, qui a renoncé à son engagement de faciliter 500 milliards de dollars de financement durable d’ici 2025. La RBC a invoqué l’impact des nouveaux changements réglementaires, en particulier les modifications apportées à la Loi sur la concurrence du Canada, pour expliquer cette décision.

La nouvelle initiative vise à tirer parti de l’élan donné par d’autres efforts en matière de finance durable, tels que le Conseil d’action en matière de finance durable (CAFD), créé par le gouvernement fédéral pour guider le Canada sur la voie du zéro net, commente Barb Zvan, qui a été membre du Conseil d’action. Plusieurs recommandations du CAFD n’ont pas encore été adoptées par le gouvernement fédéral, notamment l’établissement d’une taxonomie verte et de transition pour le Canada.

L’initiative volontaire

Business Future Pathways est toutefois un effort non partisan et dépend de l’adhésion volontaire des institutions financières et des entreprises.

Jusqu’à présent, des dirigeants de grandes institutions financières, de fonds de pension et de gestionnaires d’actifs canadiens, dont UPP, Addenda Capital, Placements Mackenzie, le Mouvement Desjardins et Vancity Investment Management ont rejoint le comité consultatif financier de Business Future Pathways.

Le comité consultatif technique regroupe également des représentants d’organisations non gouvernementales environnementales, ainsi que des universitaires et des climatologues issus notamment de l’Institute for Sustainable Finance, de Shift, d’Environmental Defence, de l’Université de la Colombie-Britannique et de SHARE.

« Nous essayons de créer une structure de gouvernance plus inclusive et plus solide, qui bénéficie non seulement de l’adhésion des institutions financières, mais aussi de celle de la société civile dans son ensemble », souligne Jonathan Arnold, directeur de la finance durable à l’Institut canadien du climat, qui dirige les recherches pour cette nouvelle initiative.

« En créant un groupe d’intérêt aussi large, nous essayons vraiment de nous assurer que les conseils que nous offrons sont acceptés et durables et qu’ils peuvent vraiment commencer à intégrer certaines de ces idées. »

Business Future Pathways publiera plusieurs rapports dans les mois à venir. Son premier rapport, prévu pour cet automne, expliquera « pourquoi la planification de la transition est importante pour le Canada, en particulier à l’heure actuelle », rapporte Jonathan Arnold.

Il présentera ensuite des orientations sur ce à quoi ressemble un plan de transition crédible, en adoptant, dans la mesure du possible, une approche sectorielle.

« Ce qui est différent dans ce groupe, c’est que nous ne cherchons pas à développer quoi que ce soit de nouveau », affirme Jonathan Arnold.

« Nous reconnaissons qu’il y a une tonne de recherches, d’informations et d’efforts remarquables qui ont déjà été réalisés au niveau international. Il s’agit en fait d’essayer d’entendre les investisseurs sur ce qui compte le plus pour eux dans cette soupe alphabétique de conseils, de normes et de mesures, et de les ramener à ce qui compte le plus pour le Canada — se concentrer sur les secteurs qui comptent le plus pour l’économie canadienne. »

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La finance durable prend le relai https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-finance-durable-prend-le-relai/ Wed, 14 May 2025 10:21:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107343 Au 5e Sommet de la finance durable à Montréal.

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« Et si on reprenait le courant… sans laisser de trace ? »  C’est l’appel lancé à l’ouverture de la 5e édition du Sommet de la finance durable, organisé par Finance Montréal, qui se tient du 13 au 15 mai dans la métropole.

Acteurs financiers, leaders municipaux et porteurs de solutions se réunissent pour repenser les modèles économiques dans le respect des limites planétaires. Durant la première matinée, ils ont brossé un portrait des défis planétaires, mais aussi des leviers financiers capables d’accélérer la transition.

« L’espoir du lendemain », comme l’illustrait poétiquement la performance du Théâtre du bonheur en ouverture du sommet, dépend de la capacité des acteurs de la finance à changer de cap, vite et ensemble. Le futur de la planète passe par une transformation systémique des économies que la finance a la capacité d’accélérer, a déclaré la journaliste Sandrine Rastello en préambule.

Le constat est sans appel : l’humanité consomme l’équivalent de 1,7 Terre par an pour couvrir ses besoins, selon le Global Footprint Network. Depuis 2009, les scientifiques ont défini neuf limites planétaires. Six d’entre elles ont déjà été franchies en 2023. Or, chaque transgression d’une limite affaiblit l’équilibre global des autres : le climat, la biodiversité, l’usage des sols, les cycles de l’azote et du phosphore, l’acidification des océans, la pollution chimique et l’eau douce. Sur plusieurs de ces éléments, les zones de sécurité écologique ont déjà été dépassées.

Alors que les urgences s’accumulent, certains signaux politiques inquiètent le secteur financier. En particulier, la vague de déréglementations climatiques qui ont marqué les 100 premiers jours du gouvernement de Donald Trump aux États-Unis suscite l’inquiétude et l’incertitude.

Montréal, chef de file

Pourtant, la collaboration internationale progresse en matière d’investissement responsable. Montréal entend jouer un rôle de chef de file dans ce mouvement. Selon le Global Green Finance Index, Montréal se classe désormais premier centre nord-américain en finance durable et 8e au monde parmi 95 villes.

« Nous avons à Montréal un écosystème financier qui veut vraiment changer les choses », observe Luc Rabouin, responsable du développement économique et de l’enseignement supérieur au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Au cours des derniers mois, l’administration municipale a mis en place une série de mesures pour favoriser la transition, signale-t-il. Adoption de la première Feuille de route gouvernementale en économie circulaire (FREC), politique d’achats responsables pour 3 milliards de dollars de dépenses municipales, indice de circularité pour favoriser la réduction, le réemploi, la récupération et le recyclage, etc.

Cependant, dans un contexte d’incertitude économique, la tentation de ralentir est forte. « Ce serait une erreur. Il faut mettre le pied sur l’accélérateur. Et il n’y aura pas de transition écologique sans la finance », dit-il.

Jacques Deforges, directeur général de Finance Montréal, estime que les acteurs financiers doivent rester mobilisés malgré les vents contraires. « Nous avons une responsabilité d’influence », dit-il.

Parmi les initiatives en cours : la prochaine feuille de route québécoise pour la finance durable préparée par Finance Montréal. L’art a aussi sa place dans ce mouvement. « La finance doit permettre à l’art de s’exprimer », affirme Jacques Deforges soulignant la présence au sommet d’œuvres comme Blackhole et l’exposition de sculptures en carton recyclé de Laurence Vallières.

Les reculs observés dans les indices ESG (environnement, social et gouvernance) américains doivent servir de rappel, estime pour sa part Will Fayed, premier vice-président régional, Ventes institutionnelles et comptes nationaux, et responsable des placements durables chez Placements Mackenzie. « Ces défis nous forcent à mieux faire. »

Il appelle à maintenir le dialogue, mais aussi à multiplier les partenariats pour accélérer la transition. Il plaide notamment des projets basés sur des solutions fondées sur la nature, qui régénèrent les écosystèmes tout en stimulant les économies locales. « C’est une question d’héritage pour les générations futures. »

L’effet des partenariats

Plusieurs vents contraires soufflent sur les avancées climatiques. La finance a le pouvoir de renverser la tendance, notamment par la collaboration et les partenariats, ont mentionné des acteurs du secteur, mentionnent des intervenants.

Fondaction, par exemple, a établi des partenariats avec d’autres organisations à mission sociale et solidaire pour créer de nouveaux types de financement, notamment sur le plan de la retraite. « On s’unit on travaille ensemble pour amener les gens à se rendre compte que leur épargne à de l’importance », signale la présidente, Geneviève Morin. Elle souligne la nécessité de fournir « les bons produits aux Québécois pour leur donner davantage de solutions d’épargne qui auront plus d’impact ».

Pour comprendre l’impact de la finance dans le monde, les universités ont également un rôle à jouer. Graham Carr, recteur de l’Université Concordia, signale le recul du financement des universités comme préoccupant. Toutefois, des initiatives inspirantes voient le jour, comme le récent partenariat entre l’Université Concordia, Énergir Développement et Hydro-Québec, qui vise à convertir 30 bâtiments du campus Loyola vers un réseau énergétique durable et favoriser la transition énergétique. « Pour relever le défi, on doit avoir un esprit de collaboration, car il y a beaucoup de barrières à briser », note Graham Carr.

Autre initiative, en finance durable cette fois : le Fonds intergénérationnel de l’Université Concordia (FiUC) a terminé sa transition vers le cadre en vertu duquel il s’engage à se convertir entièrement à l’investissement durable au cours des prochaines années.

L’effort est mondial. La société de gestion d’actifs spécialisée dans l’investissement responsable Mirova, basée en France, a lancé en partenariat avec d’autres institutions financières le premier fonds pour la gestion durable des terres (Land Degradation Neutrality), qui investit plus de 100 millions d’euros entre autres dans des projets de déforestation dans le monde.

Avec la guerre en Ukraine et le réarmement de plusieurs pays européens, le financement de la défense redevient d’actualité, signale Philippe Zaouati, spécialiste de la finance verte et directeur général de Mirova. Comment un financier durable et responsable aborde-t-il le financement de la défense ? La finance durable ne doit pas être une finance de niche, répond l’entrepreneur et écrivain. « Quand on est dans la finance, on doit financer le monde tel qu’il est dit. Il faut sauter dans le bain et s’attaquer aux problèmes de l’heure comme la souveraineté énergétique. »

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RBC abandonne son engagement en faveur de la finance durable https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/rbc-abandonne-son-engagement-en-faveur-de-la-finance-durable/ Fri, 09 May 2025 10:05:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107218 Et retarde la publication d’informations à ce sujet.

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Le 6 mai dernier, la plus grande banque du Canada a annoncé qu’elle renonçait à l’un de ses principaux engagements climatiques et qu’elle suspendait la publication de ses progrès dans ce domaine, notamment en raison de nouvelles réglementations sur l’écoblanchiment.

Dans son dernier rapport sur le développement durable, RBC rapporte avoir abandonné son objectif de faciliter 500 milliards de dollars (G$) de financement durable après avoir constaté des problèmes dans sa méthodologie.

La banque explique que ces conclusions, ainsi que les amendements récents à la Loi sur la concurrence qui fixent des attentes en matière de déclarations environnementales, l’ont amenée à « retirer » son engagement.

RBC a également choisi de ne pas divulguer son ratio d’approvisionnement en énergie — un indicateur clé permettant de comparer le financement accordé aux énergies à fortes émissions de carbone par rapport à celles à faibles émissions — invoquant, là encore, les récentes modifications législatives qui exigent de justifier toute déclaration environnementale.

L’année dernière, la banque s’était engagée à publier son ratio à la suite de pressions exercées par des actionnaires, dont le fonds de pension de New York (New York pension system).

Elle a également indiqué qu’elle ne divulguerait pas les progrès réalisés dans le cadre de son engagement à consacrer 35 G$ aux énergies à faible teneur en carbone d’ici à 2030.

Dans un communiqué, Jennifer Livingston, vice-présidente climat chez RBC, affirme que la banque est fière de ses efforts en matière climatique ainsi que de l’augmentation de son financement des énergies à faibles émissions de carbone, tout en précisant qu’elle a néanmoins choisi de ne pas en dévoiler davantage.

Lire également : L’investissement responsable à la croisée des chemins

« De récents amendements à la loi canadienne sur la concurrence limitent les informations que nous pouvons partager sur certaines divulgations en matière de développement durable », affirme-t-elle.

Jennifer Livingston a souligné que les mesures devaient s’aligner sur des méthodologies internationalement reconnues, mais qu’il n’en existait pas pour certaines d’entre elles.

« Nous sommes déçus de ne pas pouvoir partager ces mesures en externe, mais nous continuerons à les surveiller et à les communiquer en interne pour mesurer nos progrès. »

Toutefois, rien n’empêche la banque de faire part de ses conclusions, tempère Tanya Jemec, avocate spécialisée dans la finance au sein de l’association de défense Ecojustice.

« Les dispositions relatives à l’écoblanchiment de la Loi sur la concurrence n’empêchent pas les entreprises de faire des déclarations sur leurs activités qui peuvent être justifiées de manière adéquate », a-t-elle commenté par courriel.

« Le refus de RBC de divulguer son ratio de financement énergétique suggère un manque de confiance dans sa propre méthodologie. »

Elle a indiqué que la méthodologie du ratio d’approvisionnement en énergie mise au point par BloombergNEF pourrait servir de point de référence, notant que selon ces méthodes, la RBC est l’une des moins performantes parmi les grandes banques mondiales.

Si la banque adoptait une norme, comme celle de BloombergNEF, elle pourrait être en mesure de satisfaire aux exigences canadiennes en matière d’écoblanchiment, mais cela risquerait d’exposer ses piètres performances.

Richard Brooks, directeur des finances climatiques de Stand.earth, voit ce retrait de données comme un pas en arrière, qu’il juge décevant et inquiétant de la part de la plus grande banque du Canada.

Selon lui, cette action montre que le premier ministre Mark Carney devra adopter une position plus ferme pour faire avancer l’action climatique.

« La RBC fait un pas en arrière, donc à mon avis, cela signifie que Mark Carney doit faire un pas en avant et reconnaître que les mesures volontaires ne fonctionneront pas et que la réglementation doit être accélérée. »

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