Éric Girard | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/eric-girard/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 26 May 2026 11:02:23 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Éric Girard | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/eric-girard/ 32 32 Christine Fréchette défend de nouvelles mesures contre l’inflation https://www.finance-investissement.com/nouvelles/christine-frechette-defend-de-nouvelles-mesures-contre-linflation/ Tue, 26 May 2026 11:02:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114132 Le gouvernement Legault annonce 682 M$ d’allègements malgré les critiques sur les dépenses publiques.

L’article Christine Fréchette défend de nouvelles mesures contre l’inflation est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Se sachant vulnérable aux critiques sur sa propension à dépenser, la première ministre Christine Fréchette s’était assurée d’avoir son ministre des Finances, Eric Girard, à ses côtés pour annoncer lundi trois mesures d’allègement du coût de la vie qui totalisent 682 millions de dollars (M$).

Ces mesures, a-t-elle dit, visent à « aider les Québécois à faire face au coût de la vie, qui se fait sentir depuis fort longtemps d’ailleurs. Des mesures qui, je le souligne, respectent le cadre financier 2026-2027. »

« L’inflation, ça touche tout le monde. […] On doit donner de l’oxygène aux Québécois. On doit donner un coup de pouce financier aux Québécois », a affirmé Christine Fréchette, qui se trouvait dans une épicerie de Sherbrooke pour l’occasion, flanquée de deux paniers contenant des articles qui seront détaxés pour de bon à compter du 15 juillet.

Régler une iniquité

« On vient aujourd’hui régler en fait une sorte d’iniquité ou d’illogisme, on pourrait dire, parce qu’il y a plusieurs des produits qu’on achetait qui étaient taxés, si on en achetait moins que six. Et puis à partir du moment où on en a acheté six, là ils devenaient détaxés. Donc on vient éliminer cette incongruité-là », a fait valoir la première ministre.

L’annonce vise notamment des collations, comme les barres tendres et les noix, les fruits et les légumes coupés et prêts à servir, ainsi que le papier hygiénique et les mouchoirs en papier.

Québec estime que le retrait de la TVQ sur ces différents produits permettra à un couple avec deux enfants d’économiser près de 50 $ en moyenne sur une année. Sur une base quotidienne, une telle économie ne représente que 13,7 sous par jour ou 4,15 $ par mois.

Immatriculation réduite de 50 $

Il faudra donc additionner d’autres mesures pour en arriver à des économies sensibles et Christine Fréchette a également confirmé son engagement d’appliquer une réduction de 50 $ sur le coût de renouvellement des droits d’immatriculation pour les véhicules de promenade pendant un an à compter du 1er septembre.

La première ministre a expliqué que la réduction sera appliquée automatiquement au moment du renouvellement de l’immatriculation. Le gouvernement avance que cette mesure visera les véhicules à essence, hybrides, hybrides rechargeables et au diesel, soit près de 4,9 millions de voitures. Les propriétaires de voitures électriques et de véhicules récréatifs ne recevront pas ce rabais.

Annonce inattendue

La vraie surprise est venue d’une annonce qui, elle, s’adresse véritablement aux personnes à faible revenu ou à revenu moyen, c’est-à-dire l’ensemble des bénéficiaires du crédit d’impôt pour solidarité. À compter du 4 juin, ces personnes se verront verser automatiquement un montant forfaitaire qui s’élèvera à 100 $ pour une personne seule, 150 $ pour un couple sans enfant ou une famille monoparentale et 200 $ pour les couples avec enfants. Cette mesure doit bénéficier à 3,5 millions de personnes, dont 295 000 familles avec enfants. Le seuil maximal fixé pour recevoir cette aide est un revenu de moins de 63 000 $ pour une personne seule et de moins de 74 000 $ pour une famille.

Dans le meilleur des cas, donc, une famille bénéficiaire du crédit d’impôt pour solidarité pourrait épargner jusqu’à 350 $ par année. Pour les autres, on parle d’une économie annuelle de 100 $.

La ventilation des ces mesures nous apprend que la détaxation des aliments coûtera 102 M$ à l’État, une somme qui sera récurrente. La réduction des frais d’immatriculation représente, elle, 245 M$, mais ne sera pas récurrente. Le chèque envoyé aux bénéficiaires du crédit d’impôt pour solidarité représente de son côté un déboursé de 335 M$, un montant qui ne sera pas récurrent lui non plus.

Girard : « On a la marge de manœuvre » 

Christine Fréchette avait déjà atteint la maximum de la « petite caisse » de 250 M$ que lui avait mis de côté le ministre des Finances dans son budget et avec les annonces de lundi, le total des sommes récurrentes engagées atteint maintenant 336 M$, auxquelles s’ajoutent les 580 M$ non récurrents.

Mais Eric Girard a dû intervenir à quelques reprises pour exposer l’état réel des finances publiques afin de tenter de désamorcer ce qui s’annonce déjà comme un argument qui sera répété sans relâche par les partis d’opposition lors de la prochaine campagne électorale.

« On a des revenus supplémentaires qui compensent amplement ces sommes et d’ailleurs, nous allons publier les comptes publics de l’année 25-26 à la fin juin et les résultats sont meilleurs que prévu », a-t-il dit.

« Les finances publiques sont dans un bon ordre, a-t-il poursuivi. Le déficit 24-25 a été révisé à la baisse, le déficit 25-26 a été révisé à 9,9 milliards de dollars et sera révisé encore aux comptes publics. C’est 1,2 % du PIB, la moyenne des provinces canadiennes est de 1,9 %. Notre niveau de dette, on a 4 % moins de dette que lorsque nous sommes arrivés au pouvoir en proportion de l’économie. Et ça, c’est après une pandémie, l’invasion d’Ukraine par la Russie, une guerre tarifaire et maintenant un conflit au Moyen-Orient. Vraiment, la dette est bien gérée. Alors, je vous confirme qu’on a la marge manoeuvre pour faire les gestes qu’on fait aujourd’hui. »

Ceci est une version corrigée. Au 9e paragraphe, le montant forfaitaire qui sera versé à une femme seule sera de 100 $, et non de 10 $ comme il était écrit précédemment.

L’article Christine Fréchette défend de nouvelles mesures contre l’inflation est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Québec défend son pari de 1,1 G$ dans Nemaska Lithium https://www.finance-investissement.com/nouvelles/quebec-defend-son-pari-de-11-g-dans-nemaska-lithium/ Wed, 13 May 2026 12:04:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113952 Le gouvernement Legault maintient sa confiance malgré les critiques et le ralentissement du projet.

L’article Québec défend son pari de 1,1 G$ dans Nemaska Lithium est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le gouvernement Legault a défendu l’investissement de 1,1 milliard de dollars (G$) dans le projet de Nemaska Lithium, un projet critiqué par la commissaire au développement durable et qui est actuellement suspendu par Rio Tinto.

Dans son rapport déposé la semaine dernière, la commissaire Janique Lambert note que le gouvernement est allé de l’avant dans cet investissement malgré un avis défavorable du ministère des Ressources naturelles.

De son côté, la Caisse de dépôt et de placement du Québec (La Caisse) a justifié mardi son refus d’investir dans le projet.

« C’était une technologique qui commençait, on a un mandat de nos déposants qui faisait en sorte que le risque était trop binaire. Cela n’enlève pas la validité du projet pour des raisons de développement économique, mais en matière de rendement, ça ne cadrait pas dans nos paramètres », a déclaré le président de La Caisse, Charles Emond, en commission parlementaire.

À la période de questions, l’opposition a tenu à souligner que la première ministre Christine Fréchette, du temps où elle était ministre de l’Économie, avait autorisé elle-même des tranches de financement de 400 et de 275 millions de dollars.

Elle n’a pas voulu dire si elle était au courant de l’avis défavorable qui avait été émis, mais elle a défendu le financement de ce partenariat avec la multinationale.

« Tout projet économique […], à plus forte raison dans le domaine des mines, […] comporte un certain nombre de risques », a plaidé Christine Fréchette en mêlée de presse.

« On a évalué ces risques et on a fait la part des choses et on s’est engagé dans ce projet là avec maintenant un partenaire très costaud, Rio Tinto, qui a une expertise. »

Elle a assuré qu’elle avait néanmoins « contribué à réduire les risques, à réduire l’exposition du gouvernement (aux risques) », puis à réduire le pourcentage d’intervention, pour le limiter à moins de 50 % (46 %).

« On a géré ce risque-là », a argué pour sa part le ministre de l’Économie, Bernard Drainville.

« L’approche du gouvernement est de jouer au casino avec l’argent durement gagné des Québécois, avec des résultats catastrophiques, des milliards de dollars de pertes », s’est indigné le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon.

« C’est scandaleux, ça sent mauvais », a lancé le porte-parole libéral en matière de finances, Frédéric Beauchemin.

En commission parlementaire le 12 mai dernier, il a plaidé que cet investissement était disparu et radié, en raison de l’incertitude entourant le projet, ce qu’a démenti le ministre des Finances, Eric Girard.

« Ça vient du gouvernement qui a dit six mois après tout le monde que son investissement dans Northvolt ne valait plus une “cenne” », a raillé Frédéric Beauchemin, dans un échange parfois tendu avec Eric Girard.

Le ministre des Finances a indiqué qu’il n’était pas au courant de l’avis défavorable du ministère des Ressources naturelles, mais qu’il s’est fondé sur une synthèse pour autoriser l’investissement, sur la base d’une recommandation favorable de son propre ministère.

« Clairement, il manque de l’information », a dénoncé Frédéric Beauchemin.

« Vous n’avez même pas le réflexe d’aller voir le ou la spécialiste dans votre entourage et poser la question : “toi, ministre des Ressources naturelles, qu’est-ce que tu en penses de ce projet ?” Ça ne vous tente même pas de le faire ? Vous ne vous basez que sur votre silo à vous, vous n’allez pas voir à l’extérieur ? »

« J’avais un dossier étoffé du ministère des Finances qui a l’ensemble des risques et inconvénients », a répondu Eric Girard.

« On ne fait pas des investissements d’une telle taille sans faire une analyse rigoureuse et professionnelle et avoir des discussions importantes », a-t-il ajouté.

« Ce travail est toujours fait de façon minutieuse et professionnelle au ministère des Finances. C’est ce qui a été fait dans ce dossier. »

Il a reconnu que c’est un projet « extrêmement risqué », mais que « c’est le rôle du gouvernement de prendre des risques au départ ».

Eric Girard a fait valoir que le partenaire dans ce projet de 4 G$ au total était Rio Tinto, « un leader mondial dans la transformation des minéraux », et qu’il avait même parlé au président-directeur général de l’entreprise.

Rappelons qu’en mars dernier, Rio Tinto a fait savoir qu’elle allait « ralentir la cadence de la construction en 2026 » du projet Nemaska Lithium d’usine de conversion d’hydroxyde de lithium de Bécancour.

« Cette décision ne reflète aucunement une diminution de l’engagement de Rio Tinto ou du conseil d’administration de Nemaska Lithium envers le projet », a alors écrit l’entreprise.

« L’ingénierie pour l’installation de Bécancour a été complétée et la construction est maintenant avancée à plus de 70 %. Rio Tinto demeure pleinement engagé envers le projet de Bécancour et le Québec. »

L’article Québec défend son pari de 1,1 G$ dans Nemaska Lithium est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Québec cherche encore 2 G$ pour atteindre l’équilibre https://www.finance-investissement.com/nouvelles/quebec-cherche-encore-2-g-pour-atteindre-lequilibre/ Thu, 19 Mar 2026 12:30:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113078 Les hypothèses du gouvernement sont jugées optimistes par plusieurs économistes.

L’article Québec cherche encore 2 G$ pour atteindre l’équilibre est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le brouillard persiste sur le chemin menant vers l’équilibre budgétaire. Le ministère des Finances du Québec doit encore identifier l’équivalent 2 milliards de dollars (G$) en nouveaux revenus ou compressions pour renouer avec l’encre noire en 2029-2030.

Le ministre des Finances, Eric Girard, se défend de présenter un plan incomplet, mercredi en conférence de presse dans le cadre du dévoilement de son huitième budget.

Le plan de retour à l’équilibre budgétaire est établi « dans un contexte difficile », tandis que l’incertitude demeure sur l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Il indique que l’économie québécoise progresse sous son potentiel en raison de l’incertitude commerciale. Il laisse entendre que l’écart pourrait se combler, si une entente est conclue entre le Canada et les États-Unis.

« Oui, il y a 2 G$ de non identifiés, répond le ministre. Il va disparaître aussitôt que l’incertitude va disparaître. »

Cet écart s’est rétréci de 500 M$ par rapport à l’estimation de 2,5 G$ du précédent budget.

L’économiste en chef du Mouvement Desjardins, Jimmy Jean, trouve que l’hypothèse du gouvernement repose « sur des espoirs ». « Ce n’est pas tellement une prévision qui est dans la prudence, juge-t-il. C’est un élément sur lequel le gouvernement n’a pas tellement de contrôle. »

Le chef conservateur, Éric Duhaime, accuse le gouvernement de ne pas dire comment il va atteindre l’équilibre budgétaire. « Il n’y a aucun plan de dépenses rigoureux. »

Des prévisions de dépenses remises en doute

Le gouvernement prévoit que les dépenses de portefeuille augmenteront de 1,6 % cet année.

Il s’agit d’un ralentissement marqué lorsqu’on compare au rythme de 5,9 % des dix dernières années, a souligné la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke, dans son mémoire dans le cadre des consultations prébudgétaires.

Le rapport du Vérificateur général du Québec a d’ailleurs mis en doute que le retour à l’équilibre pourrait se faire sans effets sur les services. L’exercice « pourrait compromettre le maintien du niveau des services à la population ou l’atteinte de l’équilibre budgétaire dans les délais prévus », peut-on lire dans son rapport publié en novembre.

Le porte-parole en matière de finances du Parti libéral du Québec (PLQ), Frédéric Beauchemin, accuse le gouvernement Legault de mettre « des lunettes roses » avec ses scénarios budgétaires. Il accuse le gouvernement Legault d’avoir constamment sous-estimé ses dépenses.

Du côté de Québec solidaire, la porte-parole en matière de finances, Alejandra Zaga Mendez, estime que les projections de dépenses du gouvernement ne tiennent pas compte « des besoins réels », dénonce-t-elle. « On dirait que l’austérité cible l’éducation. »

L’article Québec cherche encore 2 G$ pour atteindre l’équilibre est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Budget du Québec : les principaux points à retenir https://www.finance-investissement.com/nouvelles/budget-du-quebec-les-principaux-points-a-retenir/ Thu, 19 Mar 2026 12:27:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113077 Déficit, infrastructures et croissance économique marquent l’exercice 2026-2027.

L’article Budget du Québec : les principaux points à retenir est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Voici les points saillants du budget présenté mercredi par le ministre des Finances, Eric Girard :

  • Le gouvernement prévoit un déficit de 8,6 milliards de dollars (G$) pour l’année financière 2026-2027, en tenant compte du versement au Fonds des générations (6,3 G$ si l’on exclut ce versement). Il s’agit d’une réduction par rapport au déficit de 9,9 G$ de 2025-2026 (7,7 G$ en excluant le versement).
  • Québec vise toujours le retour à l’équilibre budgétaire pour 2029-2030. Le déficit après versement au Fonds des générations devrait ainsi être ramené à 5,7 G$ en 2027-2028, puis à 1,5 G$ en 2028-2029.
  • Québec rehausse de 5 G$ sur six ans les investissements en infrastructures, pour porter à 167 G$ le Plan québécois des infrastructures (PQI). Le gouvernement dit vouloir cibler les secteurs prioritaires, soit la santé et les services sociaux, l’éducation et l’enseignement supérieur, le transport collectif et le réseau routier. La part des sommes investies qui sera allouée au maintien en bon état des infrastructures existantes passe à 71 %, en hausse par rapport à 65 % dans le PQI précédent.
  • Après une faible progression du produit intérieur brut de 0,8 % en 2025, le gouvernement prévoit une croissance de 1,1 % en 2026 et de 1,4 % en 2027. Le ministre Girard estime que la révision de l’accord Canada-États-Unis-Mexique est la menace la plus importante qui pèse sur l’économie québécoise.
  • Les dépenses du gouvernement, en incluant le service de la dette, doivent augmenter de 1,5 % en 2026-2027, ce qui représente un coup de frein par rapport à la hausse de 4,3 % de l’année financière précédente.
  • Le ministre Girard dit avoir prévu une marge de manœuvre de 250 millions de dollars (M$) pour des engagements ou des mesures que souhaiterait mettre en place le nouveau premier ministre (Christine Fréchette ou Bernard Drainville) qui succédera à François Legault le mois prochain. Le nouveau chef de la Coalition avenir Québec pourrait aussi puiser dans la provision pour éventualités (2 G$ pour la présente année financière).
  • Le budget prévoit 581,3 M$ en cinq ans pour le soutien aux PME, dont 365,1 M$ pour les entreprises et les communautés forestières. Le secteur forestier est présentement confronté à des droits de douane de 45 % de la part des États-Unis.
  • Le gouvernement entend consacrer 119 M$ sur cinq ans pour le maintien du financement de la culture à l’école et aux sorties scolaires en milieu culturel.
  • Le gouvernement entend consacrer 280,4 M$ sur cinq ans pour soutenir le secteur audiovisuel québécois, dont 12,2 M$ pour ajuster le crédit d’impôt pour la production cinématographique ou télévisuelle.
  • Québec prévoit 40,2 M$ sur cinq ans pour la mise en place d’un Crédit d’impôt remboursable pour les médias d’information québécois (CMIQ), qui viendra remplacer le crédit d’impôt déjà en place pour ce secteur. Le CMIQ vise à soutenir la presse d’information écrite, la télévision généraliste privée, la radio commerciale ainsi que les agences de presse.

L’article Budget du Québec : les principaux points à retenir est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Un budget axé sur l’aide aux plus vulnérables https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-budget-axe-sur-laide-aux-plus-vulnerables/ Thu, 19 Mar 2026 12:24:17 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113076 Québec privilégie des mesures ciblées dans un contexte de déficit élevé et d’incertitude économique.

L’article Un budget axé sur l’aide aux plus vulnérables est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Pris avec un déficit frôlant les 10 milliards de dollars (G$), le ministre des Finances, Eric Girard, a priorisé dans son budget 2026-2027 des aides ciblées pour les Québécois les plus vulnérables.

Pas de baisse d’impôt ni de chèques : plutôt, 2,4 G$ sur cinq ans pour améliorer l’accès au logement, l’accompagnement des personnes en situation d’itinérance, le financement des banques alimentaires et l’assistance aux femmes violentées.

Cette somme doit aussi aider les familles à faire face au coût de la vie, le gouvernement prévoyant convertir 5000 places de garde non subventionnées en places subventionnées à 9,65 $ par jour et maintenir la croissance de la taxe scolaire à 3 %.

Au chapitre du logement, Eric Girard débloque une somme de 740 millions de dollars (M$) sur trois ans notamment pour construire 1000 nouvelles unités abordables et rénover le parc de logements existant.

Il a prévu 25 M$ afin d’assurer la continuité des services en matière d’itinérance, notamment en offrant un accompagnement personnalisé aux personnes en situation d’itinérance et en rehaussant l’offre d’hébergement d’urgence et de transition.

Afin de répondre à la forte demande en aide alimentaire, il accorde 21 M$ en 2026-2027 à l’organisme Les Banques alimentaires du Québec, puis 40 M$ sur quatre ans, à partir de 2027-2028, pour l’aider à entreposer, conserver et réfrigérer adéquatement les denrées.

Par ailleurs, « le nombre de féminicides commis au Québec dans les premiers mois de l’année 2026 démontre l’importance de poursuivre les efforts pour répondre aux besoins des personnes qui sont victimes de violence », peut-on lire dans les documents budgétaires.

À cet égard, le gouvernement prévoit 260 M$ sur cinq ans notamment pour rehausser le soutien aux maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence, renouveler le plan d’action pour la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineures et compléter le déploiement du Tribunal spécialisé en matière de violence.

Le financement des maisons d’hébergement pour femmes violentées atteindra 190 M$ par année à compter de 2030-2031, ce qui correspond à une hausse d’environ 15 %, selon le gouvernement, qui se targue d’avoir plus que doublé le financement de ces maisons depuis 2019.

Climat d’incertitude et réserve électorale

Ce huitième budget du ministre Girard, qu’il qualifie de « sobre », « responsable » et « ciblé », survient dans un contexte particulier, alors que le Québec fait face à énormément d’incertitude.

Non seulement la province subit-elle le conflit commercial avec les États-Unis, l’avenir incertain de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) et les conséquences de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, mais elle est en pleine course à la chefferie caquiste qui doit élire un nouveau premier ministre le 12 avril.

D’ailleurs, le budget prévoit une provision pour éventualités totalisant 8 G$ sur cinq ans qui pourra être utilisée notamment pour couvrir les dépenses imprévues.

De ce montant, 2 G$ sont mis de côté en 2026-2027 : le ministre des Finances a confirmé mercredi que le prochain premier ministre pourra piger dans cette enveloppe pour « faire des annonces » en vue des élections générales.

Il pourra aussi profiter des sommes qui lui sont réservées « de façon explicite » dans la croissance des dépenses des ministères (250 M$ par année), a indiqué Eric Girard.

Ce « coussin Fréchette-Drainville » est un « fonds électoral », s’est indigné le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard. De « l’électoralisme primaire », a ajouté la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Ruba Ghazal.

Pour le Parti québécois, le budget présenté mercredi est « incohérent » avec la série de promesses faites par les deux candidats à la chefferie, Christine Fréchette et Bernard Drainville.

Fait à noter, Eric Girard maintient le financement pour les sorties scolaires en milieu culturel que le gouvernement voulait couper, une demande de Mme Fréchette.

« Un budget PPP : plate, pauvre et paresseux », a lancé le chef conservateur Éric Duhaime.

Or, une hausse des droits de douane, l’imposition de tarifs sectoriels additionnels ou un éventuel retrait des États-Unis de l’ACEUM entraîneraient le Québec dans une récession, lit-on dans le budget.

Le ministère des Finances prévient aussi que la guerre en Iran pourrait freiner l’économie, notamment en raison du choc pétrolier, si elle perdurait plus longtemps qu’anticipé. Il fait l’hypothèse que le conflit devrait durer « environ six semaines » et ne prévoit aucune aide aux automobilistes.

Le déficit du Québec pour 2026-2027, après versement au Fonds des générations, s’élève à 8,6 G$. Il était de 13,6 G$ l’année dernière, mais avait été révisé à 12,4 G$ en novembre 2025.

En réponse au déficit annoncé l’année dernière, l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) avait décoté le Québec.

Mercredi, le gouvernement a indiqué qu’il prévoyait toujours atteindre le déficit zéro en 2029-2030, notamment en augmentant « l’efficacité de l’État » et en « optimisant » ses ressources.

« La sobriété a bien meilleur goût. […] Je m’attends à ce que ce budget soit extrêmement bien reçu » par les agences de notation, a déclaré Eric Girard.

L’article Un budget axé sur l’aide aux plus vulnérables est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Modernisation des mécanismes de divulgation obligatoire https://www.finance-investissement.com/nouvelles/modernisation-des-mecanismes-de-divulgation-obligatoire/ Wed, 18 Mar 2026 22:00:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113065 BUDGET QUÉBEC 2026 – Afin de soutenir la lutte contre les planifications fiscales agressives.

L’article Modernisation des mécanismes de divulgation obligatoire est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Dans le cadre de son huitième budget, le ministre des Finances, Eric Girard, propose de faire évoluer les mécanismes de divulgation obligatoire et préventive. L’objectif est notamment de permettre la transmission électronique des déclarations de renseignements.

À l’heure actuelle, ces déclarations doivent être envoyées au ministre par courrier recommandé au moyen d’un formulaire prescrit.

« Cette déclaration de renseignements doit notamment comporter une description des faits et un exposé des conséquences fiscales suffisamment détaillés pour permettre au ministre d’analyser l’opération ou la série d’opérations concernées par la divulgation et d’avoir une juste compréhension de ses conséquences fiscales », indique le ministère des Finances.

Il est également prévu que le ministre « confirme la réception de cette déclaration de renseignements et, s’il doit obtenir des renseignements additionnels, communique avec le contribuable au cours de la période de 120 jours qui suit la transmission de cette déclaration ». À défaut, la déclaration de renseignements est réputée conforme.

Le mécanisme actuel de divulgation obligatoire de certaines opérations a été instauré en 2009. Le ministère des Finances l’avait alors mis en place afin de repérer rapidement « certains comportements pour lesquels le risque de non-conformité à l’objet et à l’esprit de la législation fiscale a été jugé élevé ».

La même année, un mécanisme de divulgation préventive a également été instauré. Selon celui-ci, lorsqu’une opération est divulguée conformément aux règles et dans les délais prescrits, et que la règle générale anti-évitement (RGAE) s’y applique, le contribuable peut :

  • éviter la prolongation de la période de prescription ;
  • échapper à l’imposition d’une pénalité à l’égard de cette opération ; et
  • éviter l’inscription de son entreprise au registre des entreprises non admissibles aux contrats publics (RENA).

Le mécanisme de divulgation a fait l’objet de modifications législatives en 2015. Le but étant d’en étendre la portée afin d’assujettir une opération comportant une protection contractuelle au mécanisme de divulgation obligatoire.

Cette modification du mécanisme de divulgation obligatoire visait trois types d’opérations :

  • l’opération à l’égard de laquelle le conseiller exige la confidentialité de la part de son client ;
  • celle où la rémunération du conseiller est conditionnelle au fait que certains évènements se produisent ; et
  • celle comportant une protection contractuelle visant à protéger le client à l’encontre de certaines éventualités.

Finalement, en 2019, lors de l’introduction du Plan d’action pour assurer l’équité fiscale, d’autres mesures ont été mises en place, en continuité de mesures conjointes du ministère des Finances et de Revenu Québec introduites pour lutter contre les planifications fiscales agressives.

Parmi ces mesures, le ministère des Finances a modifié la législation fiscale pour étendre la portée du mécanisme de divulgation obligatoire à certaines opérations « comportant un contrat de prête-nom et afin que le ministre du Revenu puisse prescrire des opérations ou des séries d’opérations qui devront faire l’objet d’une divulgation obligatoire ».

Transmission par voie électronique

Les ajustements à certaines modalités du mécanisme de divulgation obligatoire et du mécanisme de divulgation préventive évoqués dans le Plan budgétaire 2026-2027 consistent à retirer :

  • la mention relative au mode de transmission des déclarations de renseignements ;
  • la mention relative à la preuve de réception des déclarations de renseignements ;
  • la présomption relative à la période de 120 jours accordée aux autorités fiscales pour demander des renseignements additionnels à l’égard d’une déclaration de renseignements.

La simplification des modalités des mécanismes de divulgation obligatoire et préventive vise à répondre à l’augmentation importante du nombre de déclarations de renseignements transmises, étant donné que « la complexité et le volume important des déclarations de renseignements transmises font que ce délai de 120 jours n’est plus souhaitable ».

Ainsi, la présomption relative à la période de 120 jours sera retirée de la législation fiscale de façon à « permettre aux autorités fiscales d’analyser de manière approfondie l’ensemble des déclarations de renseignements et de pouvoir faire parvenir, lorsque requis, une demande de renseignements additionnels au contribuable concerné », indique le ministère des Finances.

Ces modifications s’appliqueront à l’égard d’une opération ou d’une série d’opérations dont la réalisation débute le 19 mars 2026.

L’article Modernisation des mécanismes de divulgation obligatoire est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Budget du Québec : en attente du prochain chef caquiste https://www.finance-investissement.com/nouvelles/budget-du-quebec-en-attente-du-prochain-chef-caquiste/ Mon, 16 Feb 2026 12:12:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112544 Eric Girard dit être prêt avant ou après la course.

L’article Budget du Québec : en attente du prochain chef caquiste est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le mystère plane sur le moment de la présentation du prochain budget du gouvernement du Québec alors que la course à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ), pour trouver un successeur à François Legault, monopolise l’attention.

En mêlée de presse en marge d’un évènement à Montréal, le ministre des Finances, Eric Girard, a précisé vendredi qu’il travaillait sur son huitième budget depuis décembre.

« C’est un budget qui aura des investissements importants en infrastructures et qui aura un plan de retour à l’équilibre budgétaire. On travaille avec le premier ministre Legault, avec qui l’on a très bien travaillé dans les huit dernières années, et puis on va aussi rencontrer les deux candidats », a affirmé Eric Girard.

« Quant à la date, nous serons prêts pour un budget avant la conclusion de la course et le budget pourrait aussi être (présenté) après la conclusion de la course », a-t-il ajouté.

Reste à savoir si le prochain chef ou la prochaine cheffe de la CAQ voudra y mettre sa touche, soit juste à temps avant le déclenchement des prochaines élections au Québec, dont la campagne s’amorcerait à la fin août s’il n’y a pas d’élections anticipées.

Pour l’instant, deux candidats s’affrontent dans la course à la chefferie : les ex-ministres Christine Fréchette et Bernard Drainville, qui ont dû surseoir à leurs fonctions le temps de la course à la direction de la CAQ. La période des mises en candidatures est ouverte jusqu’au 21 février et elle sera suivie par deux débats entre les candidats : l’un à Québec et l’autre à Laval.

C’est le 12 avril que l’on saura pour qui les membres de la CAQ auront voté. Le vainqueur deviendra de facto le successeur du premier ministre démissionnaire François Legault.

Incertitude

Depuis que le gouvernement de la CAQ est au pouvoir, il a toujours présenté son budget à l’Assemblée nationale et aux Québécois en mars. La course à la direction de la CAQ va-t-elle modifier ce parcours ?

« En ce moment, nous ne sommes pas prêts de confirmer si celui-ci sera (présenté) avant la fin mars ou après la conclusion de la course au leadership », a affirmé le ministre Girard aux journalistes qui se montraient insistants, soulignant que la date est généralement annoncée deux semaines avant.

Quant aux enjeux qui préoccupent les Québécois, ceux-ci devraient être adressés dans le prochain budget du gouvernement, assure-t-il.

« On est très sensibles aux problèmes sociaux qui sont importants, tels que les besoins des banques alimentaires, pour les femmes victimes de violence conjugale, l’itinérance. Quant au coût de la vie, je pense que notre gouvernement a prouvé avec des baisses d’impôts et des plafonnements de tarifs que ça faisait partie de nos priorités. Je ne vois pas pourquoi on ne continuerait pas dans cette lignée », a conclu le ministre des Finances.

L’article Budget du Québec : en attente du prochain chef caquiste est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Mise à jour économique : une aide modeste pour les contribuables https://www.finance-investissement.com/nouvelles/mise-a-jour-economique-une-aide-modeste-pour-les-contribuables/ Tue, 25 Nov 2025 15:15:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111288 Les mesures totalisent un gain moyen de 182 $ par contribuable en 2026-2027.

L’article Mise à jour économique : une aide modeste pour les contribuables est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le ministre des Finances, Eric Girard, donne un peu d’oxygène aux contribuables. Il annonce dans sa mise à jour économique une réduction des taux de cotisation à différents régimes et une indexation du régime fiscal.

Ensemble, ces deux mesures représentent un gain moyen de 182 $ par contribuable en 2026-2027.

« On a un geste qui est peut-être d’une moindre ampleur, mais qui arrive extrêmement vite. Janvier 2026, c’est très bientôt. Donc, il va arriver à un moment opportun », a fait valoir Eric Girard en conférence de presse, mardi.

« La poursuite de cette orientation de réduction du fardeau fiscal serait une priorité d’un troisième mandat », a-t-il ajouté.

Les finances publiques étant sous pression, Eric Girard choisit donc pour l’instant de réduire de 0,20 point de pourcentage le taux de cotisation au Régime de rentes du Québec (RRQ).

Il réduit également de 13 % au total les taux de cotisation au Régime d’assurance parentale du Québec (RQAP).

« C’est parce que les régimes sont en bonne santé […] qu’on peut réduire les cotisations. On redonne aux Québécois ce qui leur appartient », a expliqué le ministre.

Sa mise à jour économique prévoit aussi une indexation de 2,05 % du régime fiscal et des prestations d’assurance sociale dès le 1er janvier.

La prestation annuelle de base pour un prestataire de l’aide sociale passera de 9408 $ à 9600 $.

Une telle indexation est pratiquement un automatisme ; or, le ministre des Finances a fait valoir mardi que des gouvernements dans le passé ont déjà fait le choix de ne pas indexer au maximum.

Cinq millions de dollars supplémentaires seront investis cette année « afin d’assurer le plein déploiement des mesures hivernales d’urgence au bénéfice des personnes en situation d’itinérance », peut-on également lire dans l’énoncé économique.

L’enveloppe budgétaire consacrée à cette fin, qui est actuellement de 21 millions de dollars (M$), passera donc à 26 M$ pour 2025-2026.

Du soutien aux entreprises

Aux entreprises, le gouvernement Legault offre là aussi une réduction des taux de cotisation obligatoire au RRQ et au RQAP à compter du 1er janvier, une économie de 421 M$ pour environ 280 000 employeurs.

Il emboîte également le pas au gouvernement fédéral et annule la hausse du taux d’inclusion des gains en capital.

L’énoncé économique prévoit par ailleurs plus de 400 M$ sur cinq ans pour favoriser le développement économique des régions, qui font face à de nombreux défis, liés notamment aux droits de douane.

De cette somme, plus de 290 M$ seront investis dans les secteurs de l’agriculture, de la forêt et de la pêche, où les entreprises toucheront un congé temporaire de taxe sur la masse salariale de 255 M$.

Pas de baisse de la taxe sur l’essence

Malgré tout, la progression de l’activité économique au Québec se poursuit, selon le gouvernement. Après une hausse de 1,7 % en 2024, le PIB réel devrait afficher des gains de 0,9 % en 2025 et de 1,1 % en 2026.

Le déficit en chiffres absolus annoncé dans le dernier budget était de 13,6 milliards de dollars (G$). Il a été révisé et se situe maintenant à 12,4 G$.

Mardi, Eric Girard a indiqué qu’il visait toujours un retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030.

Il prévoit en 2026-2027 un versement additionnel au Fonds des générations qui correspond au surplus accumulé du Fonds d’électrification et de changements climatiques (Fonds vert), estimé à 1,8 G$.

C’est donc dire que le gouvernement a décidé de ne pas utiliser cette somme pour réduire la taxe sur l’essence.

« On a des gens qui disent de l’augmenter, d’autres qui disent de la baisser. Nous, on agit de façon responsable. On pense que la meilleure des solutions ici, c’est de ne pas bouger sur la taxe sur l’essence. On fait d’autres gestes, par contre », s’est défendu Eric Girard.

« Si on utilise le surplus du Fonds [vert], on va augmenter la dépense du gouvernement, et lorsqu’on est en déficit, la dernière chose qu’on veut faire, c’est augmenter la dépense », a-t-il par ailleurs expliqué.

Pire gouvernement de l’histoire, lance Rodriguez

Le déficit « encore une fois historique », « ça démontre la mauvaise gestion du gouvernement actuel », qui est « possiblement le pire gouvernement dans l’histoire du Québec », a réagi mardi le chef libéral Pablo Rodriguez.

« On avait plusieurs demandes, notamment au niveau du crédit d’impôt pour les médias, […] le gouvernement n’a pas bougé là-dessus, sur bien d’autres choses. Alors, il n’y a pas grand-chose d’intéressant pour les Québécois.

« François Legault, il nous a dit qu’il y aurait 30 000 travailleurs de la forêt qui perdraient leur “job”, bien, aujourd’hui, c’est des “peanuts”, ce qu’on leur donne. Alors, il dit qu’il va les aider, mais il ne les aide absolument pas », a-t-il renchéri.

Selon le député libéral Frédéric Beauchemin, le gouvernement Legault ne peut s’attribuer le mérite pour la bonne performance du RRQ et du RQAP, qui sont gérés « totalement indépendamment ». « Ça n’a rien à voir avec la gestion caquiste », a-t-il dit.

« Le ministre des Finances et François Legault avaient une mission, c’est d’aider les gens avec la crise du coût de la vie, et, malheureusement, c’est un échec », a déclaré pour sa part la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Ruba Ghazal.

« Tout ce qu’il donne à la population, c’est 11 $ par mois. C’est un trio Big Mac, c’est tout. Rien pour le logement, alors […] qu’il y a même des gens qui ont eu des hausses de loyer de 150 $ par mois. C’est totalement inacceptable », a-t-elle ajouté.

Sa collègue, Alejandra Zaga Mendez, s’est insurgée contre le « détournement » des surplus du Fonds vert, qui devraient, selon elle, aller dans « des vrais projets de lutte aux changements climatiques ».

L’article Mise à jour économique : une aide modeste pour les contribuables est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Eric Girard dévoilera l’état des finances du Québec une semaine avant l’hiver budgétaire https://www.finance-investissement.com/nouvelles/eric-girard-devoilera-letat-des-finances-du-quebec-une-semaine-avant-lhiver-budgetaire/ Tue, 18 Nov 2025 19:15:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111149 La mise à jour économique du 25 novembre évaluera l’effet des tarifs américains et du budget Carney.

L’article Eric Girard dévoilera l’état des finances du Québec une semaine avant l’hiver budgétaire est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le gouvernement du Québec fournira sa mise à jour économique de l’automne dans une semaine, le 25 novembre.

Le ministre des Finances, Eric Girard, fera alors le point sur la situation économique et financière du Québec, exactement huit mois après la présentation du budget 2025-2026.

Le gouvernement caquiste prévoyait un déficit de 13,6 milliards de dollars, soit 2,2 % du PIB, pour l’exercice 2025-2026, tout en maintenant l’objectif d’atteindre l’équilibre budgétaire dans un horizon de cinq ans.

Le budget du mois de mars a été présenté alors que la saga des droits de douane imposés par les États-Unis s’amorçait. La mise à jour économique automnale devrait permettre d’évaluer les impacts qu’ont eus les droits de douane du président Donald Trump sur les finances du Québec.

L’énoncé économique devra aussi prendre en compte le nouveau budget fédéral du gouvernement de Mark Carney.

Lorsque Mark Carney avait présenté son budget, Eric Girard n’avait pas caché sa déception. Il avait notamment jugé que les nouveaux investissements en matière d’infrastructures étaient insuffisants.

L’article Eric Girard dévoilera l’état des finances du Québec une semaine avant l’hiver budgétaire est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Girard refuse de s’engager à annuler la décote du Québec https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/girard-refuse-de-sengager-a-annuler-la-decote-du-quebec/ Tue, 06 May 2025 18:12:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107150 Cela pourrait augmenter les coûts d’emprunt du Québec.

L’article Girard refuse de s’engager à annuler la décote du Québec est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le ministre des Finances, Eric Girard, a refusé de s’engager, mardi, à ramener la cote de crédit du Québec à ce qu’elle était avant sa dégringolade à la mi-avril.

L’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) a alors abaissé la cote de crédit de AA — à A+, ce qui pourrait augmenter les coûts d’emprunt du Québec.

En commission parlementaire mardi matin dans le cadre de l’étude des crédits budgétaires, Eric Girard a été talonné par le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon pour savoir s’il visait à restaurer la cote favorable précédente.

Le ministre a tenu d’abord à préciser que les agences mettent « un certain temps » avant de « bouger » et il a par exemple fallu plusieurs années à l’Ontario pour obtenir sa cote.

Il y a eu une « décote avec perspective stable », alors dans le meilleur des cas, après le budget 2026-2027, il pourrait y avoir une « perpective positive », a-t-il poursuivi.

« Vous ne voulez pas nous dire que votre objectif est de ramener la cote de crédit à ce qu’elle était avant votre budget, a déploré Paul St-Pierre Plamondon. Vous ne me le dites pas, donc je suis obligé de déduire que ce n’est pas votre objectif. »

Eric Girard a répondu que son « ambition personnelle » était plutôt que le rapport pré-électoral sur les finances permette à chaque parti de présenter ses engagements sur la base d’un « cadre financier solide, stable et soutenable ».

Revenus à la hausse

Par ailleurs, quant à la situation économique actuelle, Eric Girard a indiqué que les revenus sont un peu meilleurs » que ce qui était prévu au budget 2025-2026 qu’il a déposé en mars dernier.

« On ne voit pas de ralentissement », a-t-t-il dit, tout en ajoutant qu’« il y a ds signes de ralentissement économique. Ce ne sont pas les données économiques qui ralentissent, mais les données sur la confiance et le positivisme ».

S&P

Pour expliquer la décote subie par le Québec à la mi-avril, le ministre a expliqué que l’agence aurait voulu un retour à l’équilibre budgétaire du Québec d’ici à trois ans, en 2027-2028.

Dans son rapport, S&P ne fait pas mention d’une préférence pour un horizon de trois ans, tandis que le gouvernement de son côté établit selon son plan le déficit zéro dans cinq ans.

En commission parlementaire mardi matin, Eric Girard a précisé que ce sont les échanges avec l’agence qui a permis de clarifier son diagnostic, qui a été mal accueilli par le gouvernement.

« C’est le fruit de discussions », a-t-il répondu à la suite de questions du porte-parole libéral en matière de finances, Frédéric Beauchemin.

Il y a eu une rencontre notamment entre le ministère des Finances et l’agence pour comprendre pourquoi elle n’a pas choisi d’accorder d’abord une « perspective négative » avant d’infliger directement une « décote avec perspective positive », pour reprendre la terminologie.

« On a quand même eu plusieurs rencontres avec eux. C’est certain que leur analyse est pondérée sur les chiffres pour les trois premières années et les aspects plus subjectifs les années suivantes, alors que nous, on présente un cadre financier sur cinq ans et les années quatre et cinq sont vues de façon plus subjective. »

L’article Girard refuse de s’engager à annuler la décote du Québec est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>