diversification | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/diversification/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 15 Jul 2026 12:09:01 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png diversification | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/diversification/ 32 32 Les prochains « Sept Magnifiques » ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-prochains-sept-magnifiques/ Wed, 15 Jul 2026 12:09:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114933 La concentration des marchés pousse les investisseurs en IA vers les marchés émergents.

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Samsung Electronics a vu son titre reculer fortement après la publication de résultats préliminaires pour le deuxième trimestre. L’action a chuté de 6,9 % le 7 juillet à la Bourse de Corée et terminait la semaine en baisse de 7,9 %.

Cette réaction est survenue malgré ce qui s’annonce comme un trimestre record, le bénéfice d’exploitation étant environ 19 fois supérieur à celui enregistré un an plus tôt. Étant donné le rôle de Samsung comme baromètre des dépenses en infrastructures liées à l’intelligence artificielle (IA), ce repli a alimenté les interrogations quant à l’appétit des investisseurs pour ce thème.

« L’annonce en elle-même était positive », affirme Kathrin Forrest, directrice des placements en actions chez Capital Group, à Toronto.

En entrevue le 8 juillet, elle a indiqué que cette correction s’explique surtout par un phénomène de « acheter la rumeur, vendre la nouvelle », plutôt que par un changement de sentiment à l’égard du secteur de l’IA.

« Beaucoup d’optimisme était déjà intégré au cours de l’action avant la publication des résultats », dit-elle.

Malgré ce recul, le titre de Samsung affiche toujours un gain de 138 % depuis le début de l’année.

SK hynix, l’un des plus importants fabricants mondiaux de puces mémoire et fournisseur clé de l’industrie de l’IA, a également subi les contrecoups du mouvement. En milieu de semaine, son action avait cédé jusqu’à 14 % par rapport à son récent sommet avant de récupérer une partie du terrain perdu pour terminer la semaine en baisse de 10,1 %.

Les deux sociétés font partie de ce que Capital Group appelle les « Emergent Seven » dans ses Perspectives de mi-année 2026. Selon le rapport, « les sept plus importantes sociétés de l’indice MSCI Emerging Markets sont toutes des entreprises technologiques et représentent 36 % de l’indice. Leur capitalisation boursière et leurs valorisations demeurent toutefois inférieures à celles de plusieurs de leurs homologues américaines. »

Pour Capital Group, ce groupe illustre le déplacement de la croissance vers des secteurs à plus forte valeur ajoutée dans les marchés émergents.

La mémoire devient un enjeu stratégique

Selon Kathrin Forrest, les puces mémoire occupent désormais une place centrale dans le développement de l’IA.

« À mesure que l’on passe de l’entraînement des modèles d’IA à leur inférence, les besoins en mémoire augmentent considérablement. C’est ce qui explique la forte hausse de la demande et l’important carnet de commandes de SK hynix et de Samsung Electronics », souligne-t-elle.

L’inférence constitue désormais l’un des principaux thèmes d’investissement liés à l’IA, puisqu’elle devrait générer une valeur économique croissante à mesure que les modèles deviennent plus performants.

Diversifier au-delà des géants américains

L’enthousiasme suscité par l’IA a entraîné une concentration exceptionnelle des marchés boursiers. Les « Sept Magnifique » représentent environ le tiers de la capitalisation du S&P 500. Selon les Perspectives de mi-année de J.P. Morgan, entre 65 % et 80 % des gains de l’indice depuis le lancement de ChatGPT sont attribuables au thème de l’IA.

Kathrin Forrest estime toutefois que les occasions d’investissement ne se limitent plus aux grands noms américains.

« Nous continuons de voir des possibilités liées au déploiement des infrastructures d’IA. Mais il faut aussi reconnaître que le leadership boursier évolue avec le temps. Les entreprises qui dominent aujourd’hui ne seront pas nécessairement celles qui domineront dans plusieurs années. Les transformations technologiques créent constamment de nouvelles occasions », affirme-t-elle.

SK hynix a d’ailleurs reçu une bonne nouvelle le 10 juillet en réalisant une inscription au Nasdaq de 265 milliards de dollars américains au moyen de certificats américains de dépôt (ADR) adossés à de nouvelles actions. Il s’agit de la plus importante émission d’actions étrangères jamais réalisée aux États-Unis.

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Les FNB gagnent du terrain dans les portefeuilles https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-gagnent-du-terrain-dans-les-portefeuilles/ Wed, 08 Jul 2026 10:19:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114481 FOCUS FNB — Et font évoluer le rôle du conseiller.

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L’appétit des investisseurs pour les fonds négociés en Bourse (FNB) ne montre aucun signe d’essoufflement. Après avoir attiré un montant record de 75 milliards de dollars (G$) en nouveaux capitaux en 2024, l’industrie canadienne a franchi un nouveau jalon en 2025 avec des ventes nettes de 125,8 G$, soit près du double du niveau observé un an plus tôt, selon les données de l’Association des marchés de valeur et des investissements (AMVI).

Les FNB d’actions demeurent le principal moteur de cette croissance, avec 65,5 G$ de créations nettes en 2025. À titre de comparaison, les ventes nettes de FNB d’actions s’établissaient à 37,2 G$ en 2023 et à 36 G$ en 2022 selon l’AMVI.

La progression des FNB est indéniable, commente Jean-François Girard, vice-président et chef du développement et gestion des fonds d’investissement chez Desjardins Société de placement. « Les FNB prennent de plus en plus de place. D’ailleurs, les FNB “tout-en-un” ont crû considérablement dans les dernières années et offrent un produit simple qui procure une excellente diversification en un seul même produit. », précise-t-il.

Les FNB tout-en-un, aussi appelés FNB de répartition de l’actif, « sont des portefeuilles à fiche d’opération unique qui permettent d’investir dans les principales catégories d’actifs, résume RBC Gestion mondiale d’actifs. Au lieu d’acheter plusieurs titres, les investisseurs peuvent détenir un seul FNB qui combine des actions et des obligations canadiennes, américaines et internationales dans un portefeuille géré par des professionnels. »

Les données statistiques donnent raison à Jean-François Girard. Les tendances observées à l’échelle de l’industrie montrent qu’en l’espace de quelques années, les FNB sont passés du statut d’outil de diversification à celui de composante centrale de nombreux portefeuilles. De même, le recours aux portefeuilles modèles gagne du terrain dans les pratiques des conseillers.

Près de 70 % des conseillers américains utilisent aujourd’hui des portefeuilles modèles sous une forme ou une autre, selon FUSE Research Network, cité dans le rapport 2026 Global ETF Outlook de State Street Global Advisors. La vaste majorité de ces modèles, qu’ils soient conçus à l’interne ou fournis clés en main, intègrent des FNB comme placements sous-jacents.

Les conseillers qui utilisent des portefeuilles modèles y consacraient en moyenne 39 % des actifs de leurs clients, contre 32 % trois ans auparavant, selon une autre étude de State Street Global Advisors publiée celle-ci en décembre 2024. Cette progression correspond à une réduction de l’importance de la sélection individuelle de titres et à une intégration de plus en plus importante des portefeuilles modèles dans les pratiques de gestion de patrimoine.

Parallèlement, les gestionnaires d’actifs et les fournisseurs de portefeuilles modèles allouent en moyenne 54 % de ces portefeuilles à des FNB, ce qui en fait les principaux blocs de construction de ces stratégies, selon Cerulli Associates.

Cette évolution a transformé la façon dont les conseillers bâtissent les portefeuilles, constate Jean-François Girard. « La majorité des conseillers utilisent les FNB comme blocs de base dans une approche cœur-satellite : le cœur du portefeuille est constitué de FNB indiciels à faible coût offrant une exposition diversifiée, tandis que les satellites permettent d’aller chercher de l’alpha via des fonds actifs, des stratégies thématiques ou des titres individuels. », affirme-t-il.

Ainsi, les FNB ne servent plus uniquement à reproduire les grands indices boursiers. « Les conseillers d’aujourd’hui se perçoivent plus comme des allocateurs d’actifs stratégiques, affirme Jean-François Girard. Ils se voient de moins en moins comme des “stock pickers” et davantage comme des architectes de portefeuille et des guides financiers. »

Davantage de temps pour les services à valeur ajoutée

Un nombre grandissant de conseillers utilisent les FNB comme éléments constitutifs de leurs portefeuilles modèles, constate également Jeff Lucyk, chef des ventes à Hamilton ETFs. Selon lui, cette tendance s’explique par une meilleure reconnaissance des avantages qu’offrent ces produits en matière de diversification et de rendement. Ces bénéfices découlent « de la répartition de l’actif, de l’exposition géographique et du positionnement sectoriel » associés à ce type de solution.

Les FNB peuvent fournir « une exposition efficace et ciblée à des régions géographiques, des secteurs, des stratégies de revenu ou des catégories d’actifs moins corrélées aux actions et aux obligations traditionnelles. » Ils offrent ainsi « un moyen simple et efficace d’obtenir une exposition à ces différentes dimensions sans la complexité supplémentaire associée à la sélection de titres individuels. », détaille-t-il.

Dans le même temps, Jeff Lucyk croit que l’entrée en vigueur du Rapport sur le coût total (Total Cost Reporting ou TCR), survenue le 1er janvier 2026 à l’initiative des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), pousse de nombreux conseillers à se tourner davantage vers les FNB pour obtenir une exposition de base à faible coût. Cela « leur permet de réduire les frais globaux des portefeuilles tout en leur permettant d’intégrer d’autres placements afin d’en améliorer le profil risque-rendement. »

Cette évolution de l’utilisation des FNB entraîne toutefois une transformation plus profonde de la profession, estime Jeff Lucyk. « Plusieurs conseillers cherchent aujourd’hui à offrir une approche globale à valeur ajoutée qui va bien au-delà de la simple sélection de titres, témoigne-t-il. Les conseillers exercent de nombreuses responsabilités et ont plusieurs occasions de créer de la valeur qui dépassent la construction de portefeuille et la sélection de titres individuels ».

À mesure que le patrimoine d’un client croît, ses besoins se multiplient, notamment en matière de fiscalité, de planification successorale, de génération de revenus, de projets personnels ou philanthropiques, et bien d’autres aspects, signale Jeff Lucyk.

Dans un tel contexte, les FNB « peuvent simplifier le processus d’investissement en contribuant à la construction de portefeuilles diversifiés et à faible coût permettant aux clients d’atteindre leurs objectifs financiers, tout en donnant aux conseillers davantage de temps pour répondre à ces autres besoins à forte valeur ajoutée », assure-t-il.

Cette diversification des usages explique en partie la place grandissante qu’occupent désormais les FNB dans les portefeuilles, selon lui. Au-delà du simple véhicule de placement, ces solutions deviennent progressivement l’infrastructure de base utilisée par les conseillers pour mettre en œuvre leurs stratégies.

« La transparence des coûts imposée par les FNB oblige également une conversation plus honnête sur la valeur ajoutée réelle du conseiller, ce qui, bien géré, peut renforcer la relation client. », estime également Jean-François Girard.

Ainsi, plus que jamais, la valeur ajoutée du conseiller semble désormais se situer dans l’allocation d’actifs, la planification financière et l’accompagnement du client, plutôt que dans la sélection individuelle de titres.

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Optimiser la fiscalité d’un portefeuille de FNB diversifié https://www.finance-investissement.com/fi-tv_/nouvelles-fi-tv/optimiser-la-fiscalite-dun-portefeuille-de-fnb-diversifie/ Wed, 13 May 2026 09:57:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111580 FI TV — Laurent Boukobza, VP et stratège FNBs pour l’Est du Canada, Placements Mackenzie, présente les stratégies pour réduire l’impôt sans sacrifier la diversification.

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Finance et investissement : Comment un conseiller peut-il optimiser la fiscalité d’un portefeuille de fond négocié en Bourse (FNB) sans compromettre sa diversification ?

Laurent Boukobza : La fiscalité est un enjeu majeur dans les portefeuilles canadiens. Plusieurs stratégies permettent de minimiser l’impact fiscal pour les investisseurs.

La stratégie la plus évidente consiste à optimiser l’allocation entre les différents types de comptes en fonction de leur traitement fiscal : REER, CELI ou compte imposable. Par exemple, le revenu d’intérêt est imposé au taux marginal complet, soit environ deux fois plus que les gains en capital.

À l’inverse, les dividendes canadiens admissibles bénéficient d’un traitement fiscal avantageux. Du côté des FNB, les stratégies indicielles ou à faible rotation ont généralement tendance à générer moins de distributions et moins de gains en capital réalisés dans le portefeuille.

On peut aussi mettre en place des stratégies de vente d’options d’achat couvertes, qui permettent d’obtenir un revenu considéré comme un gain en capital sur le plan fiscal.

Il faut également être conscient des potentiels impacts des retenues d’impôts étrangères. C’est un enjeu lorsque les investisseurs canadiens utilisent un FNB étranger, ou un FNB canadien qui obtient son exposition indirectement par l’intermédiaire d’un FNB étranger.

Il existe une stratégie, dont on parle chaque année, mais malheureusement juste à la fin, alors qu’elle est pertinente en tout temps : la cristallisation des pertes en capital. Ces pertes peuvent être appliquées aux gains en capital des trois années précédentes, ou reportées indéfiniment.

Les opinions exprimées sont celles de Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNBs pour l’Est du Canada, Placements Mackenzie, en date du 5 décembre 2025, et elles peuvent changer selon la situation des marchés et d’autres conditions.

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Diversifier vers l’Europe : la solution de Quadra Capital https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/diversifier-vers-leurope-la-solution-de-quadra-capital/ Wed, 04 Mar 2026 10:54:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112797 Pour réduire sa dépendance au marché américain.

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Faut-il réduire son exposition aux États-Unis et se tourner davantage vers l’Europe ? La question se pose avec une acuité nouvelle depuis le début de 2025, selon Guillaume Touze, président et chef de la direction de Quadra Capital.

« Il y a toujours eu un argument structurel en faveur de l’Europe. Mais depuis la montée des tensions entre le Canada et les États-Unis sous la présidence de Donald Trump, un facteur plus émotionnel est venu s’y ajouter. Nombre de Canadiens ont décidé de boycotter les États-Unis », constate-t-il. La volatilité des marchés nord-américains et l’incertitude géopolitique croissante à l’échelle mondiale les incitent aussi à passer à l’action.

Chez Quadra Capital, cette réflexion n’est pas nouvelle. La firme, née en Angleterre avant de se développer à Paris et à Madrid, s’est établie au Québec il y a sept ans en partenariat avec des acteurs locaux, dont le Groupe Walter. Son équipe, composée d’une dizaine de personnes, gère aujourd’hui environ un milliard de dollars d’actifs.

Des entreprises mondiales

Plusieurs facteurs rendent le marché européen plus attrayant que jamais, selon Guillaume Touze. D’abord, la qualité des sociétés européennes. « L’Europe regorge de chefs de file mondiaux dans de nombreux secteurs », affirme Guillaume Touze dont l’approche repose sur la sélection de titres individuels (stock picking).

Il mentionne notamment Airbus dans le secteur aéronautique, L’Oréal dans les cosmétiques, LVMH et Hermès dans le luxe, ainsi qu’EssilorLuxottica dans l’optique. « Hermès est un exemple remarquable de ce qu’on appelle le quiet luxury. Sur dix ans, sa performance a été environ deux fois supérieure à celle de LVMH », souligne-t-il.

EssilorLuxottica, pour sa part, s’est illustrée avec le développement de lunettes connectées en partenariat avec Meta, un produit particulièrement populaire auprès des jeunes générations. « Ce sont de belles histoires d’investissement », commente-t-il.

Face aux inquiétudes liées à la guerre en Ukraine ou au Brexit, il insiste sur un point : « Les grandes entreprises européennes sont en réalité très internationales. Nestlé, L’Oréal ou Siemens réalisent une part importante de leurs revenus à l’extérieur de l’Europe. La corrélation entre les risques géopolitiques locaux et leur performance est relativement faible. »

Un potentiel de rattrapage boursier

Au-delà des entreprises elles-mêmes, les valorisations constituent un autre argument de poids. « Les ratios cours-bénéfices demeurent inférieurs en Europe comparativement aux États-Unis », note Guillaume Touze. Même après un certain rattrapage l’an dernier, « le marché européen reste attractif ».

Il compare l’Euro Stoxx 600 au S&P 500 et observe que l’écart de valorisation ne s’est pas encore entièrement résorbé. « Il existe un réel potentiel de rattrapage », estime-t-il.

À cela s’ajoute une dimension structurelle : l’Europe est moins dominée par les géants technologiques américains, les fameux Sept Magnifiques. « Cette concentration sectorielle aux États-Unis peut accroître la volatilité. L’Europe offre une diversification plus équilibrée », soutient-il.

Il évoque également les plans de relance en infrastructures et en défense sur le continent. L’exemple de Siemens Energy, qui aurait bénéficié des investissements allemands massifs, illustre cette dynamique. Selon lui, le plan de relance allemand actuel serait, en équivalent euro, supérieur à ce qu’avait représenté le plan Marshall après la Seconde Guerre mondiale. « Cela pourrait générer entre 1 % et 2 % de croissance annuelle du PIB européen sur les cinq prochaines années », dit-il.

Diverses solutions d’investissement

Pour accroître son exposition au marché de l’Europe, plusieurs avenues sont possibles. Les portefeuilles offerts par les banques et les courtiers incluent déjà des titres européens, même si leur pondération demeure souvent inférieure à celle des actions américaines.

Les fonds d’investissement constituent une autre solution. « Par l’intermédiaire du système Fundserv, il est possible d’accéder à des fonds diversifiés de 40 à 50 titres ou plus », explique Guillaume Touze. Cette approche réduit le risque associé à la sélection de quelques actions.

Il met toutefois en garde contre certains fonds dits internationaux qui restent fortement exposés aux États-Unis. « On peut se retrouver avec une double exposition involontaire au marché américain. » Il recommande donc de vérifier si le fonds exclut l’Amérique du Nord ou s’il est spécifiquement axé sur l’Europe.

Quadra Capital, qui a obtenu l’année dernière sa licence de gestionnaire de portefeuille, a pour sa part lancé un fonds d’obligations internationales investi à plus de 60 % en Europe, ainsi qu’un projet de fonds d’actions européennes sous forme de fonds nourricier. « Les fonds strictement européens sont relativement rares au Canada. Il y a une opportunité », assure-t-il.

Selon lui, un investisseur canadien pourrait raisonnablement allouer entre 21 % et 30 % de son portefeuille à l’Europe, selon son profil de risque. « Pour les plus audacieux, on peut aller plus loin », suggère-t-il.

La fraise et la vanille

Guillaume Touze insiste sur la prudence. « La diversification, c’est d’abord une gestion de père de famille », affirme-t-il. Concentrer l’ensemble de ses actifs sur un seul marché n’est pas nécessairement optimal, même si cela n’a pas été pénalisant au cours de la dernière décennie.

Convaincre un investisseur habitué à la surperformance nord-américaine demande toutefois un travail pédagogique. « C’est comme un enfant habitué à la crème glacée à la vanille. Il faut lui faire découvrir d’autres saveurs, comme la fraise, par exemple. »

Quadra Capital propose des parts libellées en dollars canadiens et couvertes contre le risque de change. « Cela permet d’évaluer la performance réelle des titres sans être influencé par les fluctuations entre l’euro et le dollar canadien », explique Guillaume Touze. Selon lui, cette couverture réduit le risque global et favorise une lecture plus transparente des rendements.

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Les enjeux géopolitiques, une préoccupation majeure https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-enjeux-geopolitiques-une-preoccupation-majeure/ Mon, 02 Mar 2026 13:10:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112649 Les clients confient leurs craintes aux conseillers.

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Les tensions géopolitiques dominent désormais les préoccupations des investisseurs. Partout au pays, les clients expriment leurs inquiétudes à leurs conseillers et conseillères, cherchant des repères dans un contexte mondial incertain.

C’est ce qui ressort clairement des sondages DialoguesFidelity, menés dans le cadre de Fidelity VISION 2026, un événement qui a réuni plus de 6 000 conseillers à Toronto et en ligne. Réalisés en temps réels, ces sondages ont permis de recueillir leurs opinions et leurs points de vue sur les priorités de la clientèle, les risques et occasions sur les marchés, ainsi que les stratégies de création de valeur pour l’année à venir.

En effet, selon 59 % des conseillers, la géopolitique constitue le facteur macroéconomique qui aura l’impact le plus considérable sur les portefeuilles en 2026, suivie de la volatilité des marchés (17 %), de l’inflation (12 %) et des taux d’intérêt (12 %).

De même, 54 % des personnes sondées mentionnent que les chocs géopolitiques représentent actuellement la principale source de préoccupation de leur clientèle, devant la volatilité des marchés (25 %), le risque de récession (13 %), l’intelligence artificielle (6 %) et la crainte de rater la reprise des marchés (2 %).

En outre, cette année, 35 % des conseillers estiment que leur principale priorité consiste à aider la clientèle à garder le cap malgré la volatilité.

Suivent :

  • la planification de la retraite (24 %),
  • la gestion du risque (19 %),
  • les stratégies de croissance (15 %)
  • et l’efficacité fiscale (7 %).

Diversifier les portefeuilles

Pour 61 % des personnes sondées, la diversification mondiale constitue la principale occasion d’ajouter de la valeur en 2026 afin d’optimiser des portefeuilles.

L’investissement factoriel (18 %) arrive au deuxième rang, suivi par la productivité et l’innovation propulsées par l’intelligence artificielle (15 %), puis par le repositionnement des titres à revenu fixe (6 %).

Enfin, 26 % des conseillers estiment que le Canada offre le meilleur potentiel risque-rendement pour les cinq prochaines années, en raison notamment de la résilience de certains secteurs, de la solidité des entreprises et des données fondamentales à long terme robustes.

Signe d’une évolution positive marquée de la confiance à l’égard du Canada, 26 % des personnes sondées considèrent aussi les États-Unis comme la plus importante occasion de placement, suivis des marchés émergents (23 %), de l’Europe (19 %) et de l’Asie (7 %).

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Février, ce n’est pas seulement la saison des REER https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fevrier-ce-nest-pas-seulement-la-saison-des-reer/ Fri, 20 Feb 2026 12:55:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112510 Le vieillissement de la clientèle et la diversification des régimes enregistrés transforment la façon dont les conseillers abordent la saison des REER.

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Février demeure la période la plus occupée de l’année, mais elle est devenue moins frénétique au cours de la dernière décennie, les clients étalant davantage leurs cotisations grâce à des versements réguliers au Régime enregistré d’épargne-retraite (REER), observe Devin Cattelan, gestionnaire de portefeuille chez Verecan Capital Management, à Toronto.

« Ce n’est définitivement plus comme à l’époque où les gens se précipitaient avant la date limite pour faire une cotisation par chèque », rapporte-t-il.

Les cotisations forfaitaires n’ont toutefois pas disparu. Les clients qui reçoivent des commissions, des primes ou des distributions de sociétés de gestion effectuent encore d’importants placements ponctuels dans leur REER au cours des 60 premiers jours de l’année, souligne Stephanie Pantaleo, vice-présidente, gestion de patrimoine et services de family office chez Pembroke Management, à Toronto.

C’est aussi la saison des FERR

Les conseillers constatent que le début d’année est de plus en plus associé aux retraits de Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR), à mesure que leur clientèle vieillit, tandis que les plus jeunes cherchent à respecter la date limite de décembre pour d’autres régimes enregistrés.

Julie Seberras, responsable de la planification du patrimoine et de la gestion des pratiques chez Gestion de patrimoine Manuvie, à Toronto, indique que les conseillers consacrent davantage de temps aux clients en phase de décaissement. Ils examinent le revenu annuel des retraités et planifient les retraits afin d’éviter les récupérations fiscales.

« Les stratégies de transfert d’actifs sont très importantes pour nous. Beaucoup cherchent à réduire l’impact de la disposition réputée au décès », affirme Jason Szeto, conseiller chez Sun Life, à Bedford, en Nouvelle-Écosse.

Le début de l’année peut également être un bon moment pour retirer le minimum d’un FERR ou le maximum d’un fonds de revenu viager (FRV) et placer ces sommes dans un Compte d’épargne libre d’impôt (CELI), afin d’éviter d’être imposé sur les 12 mois de croissance subséquente, ajoute Jason Szeto.

Les comptes d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP), les Régimes enregistrés d’épargne-études (REEE) et les régimes enregistrés d’épargne-invalidité (REEI) gagnent aussi en popularité, relève Julie Seberras.

« Nous voyons la jeune génération orienter une partie de son épargne vers ces autres régimes enregistrés, qui fonctionnent selon l’année civile. »

Comme la date limite de cotisation pour bénéficier des déductions fiscales et des subventions gouvernementales dans ces régimes est le 31 décembre, « il y a un peu plus de pression en décembre », convient Devin Cattelan.

Les jeunes clients sont particulièrement attirés par le CELIAPP en raison de sa déductibilité fiscale et de sa flexibilité, précise Julie Seberras. Si le titulaire ne procède pas à l’achat d’une propriété dans le délai prévu, les fonds peuvent être transférés vers un REER sans réduire les droits de cotisation.

Même si la planification fiscale débute en début d’année, les conseillers s’assurent que les stratégies sont appliquées d’ici la fin de l’année. Pour les comptes non enregistrés, décembre est un moment clé pour revoir les stratégies de réalisation de pertes fiscales, souligne Jason Szeto.

« À mesure que le patrimoine d’un client augmente, ces considérations deviennent plus fréquentes et il faut surveiller ces transactions. »

Une saison à forte intensité relationnelle

Les conseillers s’appuient sur le soutien administratif de leur firme et sur la collaboration entre collègues durant les périodes les plus chargées.

Jason Szeto utilise les outils technologiques de Sun Life, notamment une application de prise de notes alimentée par l’intelligence artificielle et des outils automatisés de communication avec la clientèle comprenant des modèles de messages.

Chez Manuvie, des attentes claires sont fixées quant au moment où les conseillers doivent communiquer avec les clients avant une date limite fiscale, et l’entreprise aide les clients à obtenir leurs feuillets fiscaux, indique Julie Seberras.

Chez Verecan, les conseillers travaillent en équipe sur les dossiers, explique Devin Cattelan. Aucun conseiller n’est exclusivement responsable d’un client donné. Si un conseiller est débordé et qu’un client a une demande urgente, un collègue peut intervenir.

Peu importe le type de transaction effectuée durant le point de contrôle de février, les conseillers devraient en profiter pour examiner la situation globale du client, affirme Stephanie Pantaleo.

« On parle de saison des REER, mais c’est aussi le début de l’année. On réfléchit à l’année écoulée et à celle qui s’en vient. »

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Lancement du Portefeuille de paiements Dynamique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/lancement-du-portefeuille-de-paiements-dynamique/ Mon, 19 Jan 2026 13:11:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111912 PRODUITS – Une solution pour les clients à la recherche d’un revenu stable.

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Dynamique lance son Portefeuille de paiements Dynamique, un fonds reposant sur l’approche « dépenser le revenu, protéger le capital » des Portefeuilles à revenu. Ce fonds est conçu pour générer de la croissance ainsi qu’un revenu mensuel stable.

En créant ce produit, Dynamique avait en tête les retraités canadiens confrontés au risque de longévité à la recherche d’un revenu suffisant pour leurs vieux jours, explique Mark Brisley, directeur général et chef de Dynamique.

« Nous avons combiné des stratégies complémentaires en une solution unique, le Portefeuille de paiements Dynamique, qui vise à générer un revenu constant et durable. Les clients peuvent l’utiliser avant leur retraite et tout au long de leurs belles années, et ainsi limiter l’érosion de leur épargne », résume-t-il.

Pour générer du revenu, la structure du Portefeuille de paiements Dynamique comprend aussi bien une exposition au crédit, que des stratégies basées sur les options, ainsi que des placements alternatifs liquides et des actifs privés.

Cette diversité renforce la stabilité des revenus et réduit la dépendance aux obligations et aux actions traditionnelles.

Craig Maddock, Marc-André Gaudreau et Damian Hoang, spécialistes des stratégies multi-actifs, du crédit spécialisé et des stratégies quantitatives, ont été désignés à titre de gestionnaires de ce produit.

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Une nouvelle année pour tester la discipline et la diversification https://www.finance-investissement.com/nouvelles/une-nouvelle-annee-pour-tester-la-discipline-et-la-diversification/ Thu, 15 Jan 2026 11:58:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111812 Une recette gagnante.

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Personne ne peut prédire à quoi ressemblera l’année 2026, mais une chose est certaine : les investisseurs devront conserver les atouts gagnants de 2025, à savoir rester discipliné et diversifié.

L’année 2026 pourra difficilement faire mieux que 2025, qui s’est conclue sur une hausse de 32 % de l’indice TSX, porté par les secteurs financier et minier, tandis qu’un portefeuille mondial équilibré affichait un gain de 14 %, rappelle une note de la firme Purpose Investments.

Mais, quelles que soient les performances des marchés en 2026, les investisseurs devront savoir s’appuyer sur la recette gagnante de l’année dernière. « Les portefeuilles qui ont obtenu les meilleurs résultats en 2025 ne sont pas ceux qui ont su prédire tous les rebondissements, mais ceux qui ont su se diversifier et faire preuve de discipline, prouvant une fois de plus l’importance de rester investi même pendant les périodes difficiles », explique la note de Purpose Investments, intitulée Perspectives pour 2026 — Sans crainte.

Cela signifie que les investisseurs devront encore savoir résister à la tentation de réagir émotionnellement aux aléas politiques et aux nouvelles. Cette attitude a été payante en 2025, parce qu’ils ont su « faire la distinction entre les gros titres alarmistes et les dommages économiques réels », mais aussi « peut-être que les dommages économiques prennent simplement plus de temps à se manifester ».

L’an dernier, l’économie canadienne a elle aussi su garder le cap. Mais c’est en 2026 que l’impact des tarifs douaniers pourrait se faire sentir.

Aux États-Unis, l’économie affiche une bonne santé, stimulée par les investissements technologiques. Il convient cependant de rester vigilant sur les chiffres de l’emploi et de la consommation. Il faudra aussi éviter d’être victime des préjugés récents : ce n’est pas parce que l’année 2025 a été positivement surprenante que les années à venir ne réservent pas des surprises… plus négatives.

Dans le reste du monde, l’Allemagne, le Japon et la France déploient des efforts budgétaires en direction de leurs infrastructures et du secteur de la défense. En Europe, les baisses de taux d’intérêt de la Banque centrale européenne commencent à avoir des effets.

En matière d’allocation d’actifs pour 2026, Purpose Investments prône une stratégie plus défensive, d’abord pour protéger les gains obtenus au cours des trois dernières années. Il s’agit également d’anticiper la volatilité, en gardant des liquidités permettant de saisir des occasions en cas de chute brutale des marchés. Enfin, les excellentes performances de 2025 font que tout est aujourd’hui beaucoup plus cher, rendant les perspectives de gains futurs bien plus limitées.

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Capital Group entrevoit un marché plus équilibré en 2026 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/capital-group-entrevoit-un-marche-plus-equilibre-en-2026/ Tue, 06 Jan 2026 13:09:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111716 Résilience économique, diversification et IA au cœur des perspectives.

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Dans ses Perspectives pour 2026, Capital Group anticipe une transition vers un marché plus équilibré, marqué par une résilience économique, une diversification accrue et un essor significatif de l’intelligence artificielle (IA). La firme estime que les investisseurs devront faire preuve d’agilité, en conjuguant innovation et prudence, pour évoluer dans cet environnement en transformation.

Selon les économistes de Capital Group, l’économie canadienne fait preuve de résilience, soutenue par un apaisement des relations commerciales avec les États-Unis. Ils prévoient une légère hausse du PIB, qui passera de 1,0 % à 1,2 % d’ici 2026, signe d’une amélioration des perspectives macroéconomiques, même si la croissance reste modérée.

Sur le plan international, la domination des actions des « Sept Magnifiques » (Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, NVIDIA, Tesla) pourrait s’essouffler. Dans ce contexte, les marchés européens, japonais et émergents seraient appelés à surpasser le S&P 500, illustrant une diversification sectorielle et géographique accrue.

L’IA, entre innovation et prudence

La montée en puissance des titres liés à l’IA suscite à la fois enthousiasme et vigilance. Si les bénéfices soutiennent actuellement les valorisations, le débat sur une possible bulle, à l’image de celle d’Internet, persiste.

Les investisseurs sont donc encouragés à intégrer des secteurs plus stables comme l’énergie et le transport pour équilibrer leurs portefeuilles.

Le retour des obligations et l’importance des dividendes

Face à la volatilité des marchés, les obligations retrouvent leur rôle défensif, offrant des rendements attractifs (4,3 % aux États-Unis, 3,4 % au Canada) et une protection contre les corrections boursières.

Les économistes de Capital Group estiment qu’en 2026, les dividendes joueront un rôle clé dans les portefeuilles d’actions, en contribuant à produire des rendements positifs lorsque les marchés fluctuent.

Les risques pour 2026

D’après le rapport, les risques principaux pour l’année à venir incluent une valorisation élevée des marchés avec des ratios cours/bénéfices supérieurs aux moyennes historiques, une inflation persistante accompagnée d’une dette publique croissante (notamment aux États-Unis dépassant 140 % du PIB d’ici 2030), ainsi que des corrections de marché fréquentes, historiquement tous les 16 mois pour une baisse d’environ 10 %.

Ces risques montrent la nécessité d’une gestion active et sélective des investissements.

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Les gestionnaires de patrimoine accélèrent leur virage vers les actifs numériques https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-gestionnaires-de-patrimoine-accelerent-leur-virage-vers-les-actifs-numeriques/ Mon, 05 Jan 2026 13:00:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111709 Ces derniers seraient désormais perçus comme une priorité stratégique.

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Près de neuf gestionnaires de patrimoine sur dix ont déjà une exposition aux actifs numériques, et la majorité prévoit d’en augmenter la part dans les prochains mois. C’est ce que révèle une étude internationale menée par Brava Finance, une plateforme de gestion non dépositaire de stablecoins, auprès de 50 gestionnaires de patrimoine répartis dans 13 pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse, Singapour et le Luxembourg.

L’enquête montre que 92 % des répondants ont déjà mis en place une stratégie en actifs numériques ou sont en train de le faire. Pour la moitié d’entre eux, cette adoption est jugée « urgente et immédiate ».

Une allocation encore minime

Cette orientation se traduit déjà dans les portefeuilles. Quatre gestionnaires sur cinq (84 %) détiennent actuellement une allocation en actifs numériques, le plus souvent comprise entre 1 % et 3 % des actifs sous gestion. Plus précisément, 36 % des répondants indiquent une exposition de 2 % à 3 %, tandis qu’un autre tiers se situe entre 1 % et 2 %.

Cette tendance devrait s’accentuer. L’ensemble des gestionnaires interrogés prévoit d’augmenter ses allocations au cours des 12 prochains mois, et les projections à cinq ans font état d’un glissement progressif vers des niveaux d’exposition plus élevés, notamment dans la tranche de 2 % à 3 %, qui pourrait concerner près de la moitié des répondants.

Diversification et rendement 

Selon l’étude, 96 % des gestionnaires considèrent les actifs numériques comme un outil efficace de diversification des portefeuilles, un constat largement partagé malgré la volatilité historique du marché. Plus de la moitié évoquent le potentiel d’amélioration des rendements ajustés au risque, tandis que 36 % mettent de l’avant la recherche de nouvelles sources de rendement pour leurs clients.

Les valorisations record du bitcoin ont également joué un rôle de catalyseur. Près de tous les répondants (98 %) disent que ces sommets ont déclenché des discussions internes ou avec les clients, dont plus du quart qualifient ces échanges de « stratégiques ».

Le contexte politique et réglementaire entre aussi en ligne de compte. La performance de certains actifs numériques, un environnement perçu comme plus favorable aux États-Unis, ainsi que l’amélioration progressive des cadres réglementaires figurent parmi les principaux facteurs ayant accéléré l’intérêt du secteur.

Les stablecoins gagnent du terrain 

Si le bitcoin reste un point d’entrée symbolique, les stablecoins s’imposent de plus en plus comme une solution jugée plus stable et opérationnelle. Une large majorité des gestionnaires (88 %) se disent préoccupés par les replis du bitcoin après ses sommets, ce qui pousse 82 % d’entre eux à rechercher des alternatives moins volatiles.

« Les gestionnaires de patrimoine du monde entier ont reconnu que certains actifs numériques, comme les stablecoins, sont à la fois robustes et stables, observe Graham Cooke, chef de la direction et fondateur de Brava. Ils cherchent désormais à bâtir des stratégies en actifs numériques afin d’offrir à leurs clients des sources de rendement diversifiées et d’améliorer les rendements ajustés au risque. »

Des freins surtout internes 

Malgré cet engouement, plusieurs obstacles persistent. Les répondants citent en priorité l’incertitude réglementaire, les enjeux de conservation et de sécurité, le manque d’expertise interne et la volatilité, sans oublier les considérations ESG (Environnemental, Social et Gouvernance) et réputationnelles.

Toutefois, l’étude souligne que les principaux blocages sont d’ordre organisationnel. Les processus internes insuffisamment définis, les difficultés d’approbation et les enjeux de gouvernance freinent davantage l’adoption que la résistance des clients. À l’inverse, 98 % des gestionnaires affirment que leur clientèle et leurs fiduciaires les encouragent à intégrer les actifs numériques dans leurs stratégies.

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