Space X | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/space-x/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 06 Jul 2026 17:57:41 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Space X | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/space-x/ 32 32 Les FNB canadiens passent le cap des 100 G$ en juin https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-canadiens-passent-le-cap-des-100-g-en-juin/ Wed, 08 Jul 2026 09:56:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114831 FOCUS FNB – Les lancements de FNB à gestion active s’accélèrent.

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En juin, les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont connu une poussée d’activité, avec des créations nettes de 17,5 milliards de dollars (G$), par rapport aux 13,5 G$ enregistrés en mai. Dans le même temps, le nombre de FNB actifs en circulation a progressé, passant d’environ 900 à près de 1 200 produits depuis le début de l’année, selon un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF).

Les créations nettes cumulées dans les FNB canadiens depuis le début de l’année atteignent 104 G$. L’actif total non ajusté a franchi le cap des 1 000 G$ à la fin juin. Les créations nettes se sont accélérées depuis 2024, pour atteindre un sommet au premier semestre de 2026, note BNMF.
Selon un rapport mensuel, cette croissance est principalement alimentée par les FNB d’actions, tandis que les FNB de titres à revenu fixe attirent des investissements dans une moindre mesure, et que les FNB multiactifs, à effet de levier/inversés, de cryptomonnaies et de matières premières complètent le tableau.

Les FNB d’actions toujours en tête

Les FNB d’actions ont enregistré près des trois quarts des entrées nettes de juin (13 G$). Les FNB d’actions internationales mènent le bal (6 G$). Les FNB d’actions canadiennes ont recueilli 3,4 G$, tandis que les FNB d’actions américaines ont attiré 3,1 G$ de créations nettes, la demande des investisseurs portant surtout sur le S&P 500 et le marché américain dans son ensemble.
Les FNB sectoriels ont enregistré 2 G$ d’entrées nettes, notamment dans les secteurs financier (ZEB, FSF) et de l’énergie (XEG). Tous les secteurs enregistrent des créations nettes, sauf l’immobilier. Les technologies, quant à elles, restent stables.

Les FNB factoriels ont tiré leur épingle du jeu en juin. Les FNB axés sur la valeur ont recueilli 424 millions de dollars (M$), tandis que les stratégies axées sur la croissance et le momentum ont reçu respectivement 190 M$ et 147 M$, en progrès par rapport aux résultats de mai.

Les FNB thématiques ont recueilli 818 M$ de créations nettes, réparties entre les thèmes ESG (environnement, société et gouvernance), de l’innovation, des infrastructures et des semi-conducteurs, tandis que les investisseurs ont réduit leur exposition aux marchés émergents.

En juin, les FNB ESG ont attiré 539 M$ de créations nettes, principalement grâce aux marchés développés. Le fonds XDSR d’iShares a recueilli à lui seul 590 M$. Les principales sorties se concentrent dans les marchés émergents (271 M$). Aucun nouveau FNB ESG n’a fait son apparition durant le mois, tandis que le fonds BMO MSCI ACWI actions alignées sur l’Accord de Paris a été retiré du marché en juin. Depuis le début de l’année, l’actif dans les FNB ESG canadiens totalise 1,7 G$, principalement en actions.

Stabilité du revenu fixe

Les FNB canadiens de titres à revenu fixe ont enregistré des créations nettes de 2,8 G$ en juin, par rapport à 3 G$ de mai. Les FNB obligataires à échéances variées et certaines stratégies à court terme ont principalement bénéficié de ces entrées nettes, concentrées dans les échéances mixtes et certaines expositions à court terme.

Le segment des obligations à échéances variées affiche 1,7 G$ de créations nettes. Les obligations de sociétés canadiennes ont reçu 1,3 G$ d’entrées nettes et les obligations agrégées canadiennes ont enregistré 1,2 G$.

Les FNB du marché monétaire et les produits assimilables à des liquidités ont enregistré les rachats nets les plus importants. BNMF y voit une volonté des investisseurs de se tourner vers des placements offrant un meilleur potentiel de rendement plutôt que de conserver des sommes importantes en liquidités.

Les FNB multiactifs ont recueilli 1,5 G$ de créations nettes en juin. Selon le rapport, cette stabilité est attribuable notamment aux FNB de répartition d’actifs. Les FNB de matières premières ont subi des rachats nets de 283 M$, principalement dans les FNB liés à l’or et aux matières premières, tandis que les FNB de cryptoactifs ont connu un léger sursaut, enregistrant des créations nettes de 124 M$.

Plus importants acteurs du mois

Les cinq émetteurs de fonds ayant attiré le plus de créations nettes en juin sont :

RBC iShares (3,9 G$)
BMO (3,2 G$)
Vanguard (2,8 G$)
Fidelity (1,4 G$)
TDAM (1,2 G$)

Les cinq FNB ayant enregistré les plus importantes créations nettes en juin sont :

XEQT (1 112 M$)
ZEB (973 M$)
VFV (697 M$)
VEQT (661 M$)
ZEA (613 M$)

Les principaux rachats nets ont touché en juin :

BND (-475 M$)
CGL (-368 M$)
ZCOM (-357 M$)
XSEM (-274 M$)
XIU (-263 M$)

29 nouveaux produits

En juin, 13 émetteurs ont lancé 29 nouveaux FNB, portant à 201 le nombre total de FNB canadiens émis depuis le début de l’année : on y trouve de nouvelles séries de FNB et des produits à action unique, notamment des produits qui offrent une exposition à SpaceX, récemment lancée en Bourse.

Le nombre d’émetteurs de FNB canadiens s’établissait à 48 au mois de juin, après l’acquisition par CI Gestion mondiale d’actifs (CI GAM) des activités canadiennes de fonds d’Invesco. Cette transaction regroupe un actif combiné de 27 G$,dont 12 G$ en FNB, et porte l’actif total en FNB de CI GAM à 37,2 G$.

Lire aussi: CI finalise l’acquisition des fonds canadiens d’Invesco

BMO a élargi sa gamme Market+ avec une exposition aux actions internationales. RBC a lancé sa première série de FNB à effet de levier modéré avec une exposition aux marchés canadien et américain. Desjardins a introduit un FNB indiciel de titres à revenu fixe. Purpose a lancé des parts de son Fonds de ressources mondiales dans l’énergie, les mines et les infrastructures. AGF a lancé un FNB misant sur des stratégies de vente d’options et d’achats couverts. Guardian a introduit des séries de FNB à dividendes canadiens et mondiaux. Vanguard a ajouté deux nouveaux FNB à dividendes. Mulvihill a lancé des FNB offrant une exposition aux banques canadiennes. Hamilton a lancé un FNB misant sur le bitcoin. LongPoint a élargi sa gamme de FNB à effet de levier avec une exposition à AMD, Micron et SpaceX.

BNMF observe que la part de marché des FNB à gestion active dans le marché des FNB canadiens croît de manière importante depuis le début de l’année. Elle représentait à la fin du premier semestre près de 35 % de l’actif total des FNB canadiens, selon des données de BNMF et Bloomberg au 30 juin 2026.

Au premier semestre de 2026, environ 80 % des nouveaux FNB lancés au Canada étaient gérés activement, ce qui a porté le nombre de FNB actifs en circulation à près de 1 200, contre environ 800 FNB passifs.

Bilan des six premiers mois

Depuis le début de l’année, les FNB d’actions ont enregistré la majorité (66 %) des créations nettes dans les FNB canadiens. Alors que les FNB obligataires représentaient plus de la moitié des créations nettes en 2023, leur part a diminué à environ 20 % en 2026, signale BNMF. Le rapport signale un changement marqué dans les préférences des investisseurs, qui privilégient désormais les FNB d’obligations universelles et les FNB d’obligations de sociétés aux FNB de marchés monétaires.

La plupart des secteurs ont enregistré des entrées nettes au cours des six premiers mois de l’année. Seul le secteur financier a enregistré des rachats nets (141 M$).

En raison de leur capacité à offrir une exposition diversifiée aux marchés boursiers mondiaux à faible coût, les fonds misant sur les facteurs valeur, croissance et momentum ont progressé, à l’inverse de fonds axées sur la qualité ou la faible volatilité, comme en témoigne la présence de six FNB d’allocation d’actifs parmi les 20 produits ayant enregistré les plus importantes entrées nettes au premier semestre 2026.

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Les FNB indiciels passifs influencent-ils le prix des actions ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/acfnb/les-fnb-indiciels-passifs-influencent-ils-le-prix-des-actions/ Wed, 08 Jul 2026 09:56:29 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114808 ZONE EXPERTS — La montée de la gestion passive et les mégapremiers appels publics à l’épargne relancent le débat sur l’impact des FNB sur les marchés.

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Le débat entourant l’effet des fonds négociés en Bourse (FNB) indiciels sur le prix des titres qu’ils détiennent est passé du domaine de la recherche universitaire à celui de la diligence raisonnable en gestion de portefeuille. En cause : la vague anticipée de mégapremiers appels publics à l’épargne (PAPE), menée par SpaceX, et susceptible de bientôt inclure des sociétés comme OpenAI et Anthropic.

SpaceX est entrée en Bourse le 12 juin 2026 et devait intégrer l’indice Nasdaq-100 le 7 juillet dans le cadre du nouveau processus accéléré d’inclusion de Nasdaq, selon Reuters. Une décision qui devrait entraîner d’importants achats de la part des FNB répliquant cet indice.

Les fournisseurs d’indices n’ont toutefois pas adopté une approche uniforme à cet égard.

S&P Dow Jones Indices a choisi de ne pas assouplir les critères d’admissibilité au S&P 500, maintenant inchangées les exigences relatives à la viabilité financière, à la période minimale d’historique (seasoning) et au facteur minimal de pondération investissable. L’organisation a indiqué qu’une entreprise ne devrait pas bénéficier d’une exception uniquement en raison de sa capitalisation boursière.

À l’inverse, FTSE Russell a assoupli ses règles pour les grands PAPE en permettant l’intégration rapide des sociétés admissibles à ses indices américains après seulement cinq jours de négociation.

Le résumé des méthodologies des principaux fournisseurs d’indices publié par Vanguard montre d’ailleurs que CRSP, Morningstar et MSCI appliquent chacun des critères différents quant au délai d’inclusion, au facteur minimal de pondération investissable et à la taille minimale des sociétés.

Les conseillers doivent s’intéresser à cette réalité, car la gestion passive atteint désormais une ampleur considérable.

Morningstar rapporte que le Vanguard S&P 500 ETF (VOO) est devenu, en juin 2026, le premier FNB à dépasser 1 billion de dollars américains ($ US) d’actifs sous gestion.

Parallèlement, les FNB cotés aux États-Unis totalisaient 15,7 billions de dollars américains ($ US) d’actifs à la fin de mai 2026, selon FactSet. Les FNB gérés activement approchaient pour leur part les 1,5 billion de $ US à la fin de 2025, ce qui laisse supposer que les FNB passifs représentent des actifs de plusieurs billions de dollars.

L’empreinte réelle de la gestion passive est même probablement plus importante. L’Investment Company Institute évaluait à 21,82 billions de $ US les actifs combinés des fonds communs indiciels à long terme et des FNB en mai 2026.

Les arguments en faveur d’un effet sur les prix

L’argument est simple : lorsqu’un titre est ajouté à un indice, les FNB qui le répliquent doivent l’acheter. Si le nombre de titres disponibles est limité ou si la demande des investisseurs n’est pas parfaitement élastique, ces flux d’achat peuvent faire grimper les prix.

Plusieurs travaux universitaires appuient cette hypothèse.

L’hypothèse des marchés inélastiques, élaborée par Xavier Gabaix et Ralph Koijen, soutient que les marchés boursiers présentent une faible élasticité des prix. Selon leurs recherches, chaque dollar investi pourrait accroître la valeur totale du marché d’environ cinq dollars.

D’autres études portant spécifiquement sur les FNB soulèvent également certaines préoccupations. Les chercheurs Ben-David, Franzoni et Moussawi concluent que les FNB peuvent transmettre des chocs de liquidité aux titres sous-jacents par l’intermédiaire du mécanisme d’arbitrage. Les actions dont une plus grande part est détenue par des FNB afficheraient notamment une volatilité plus élevée et une autocorrélation négative plus marquée.

Les recherches plus anciennes sur l’effet d’une entrée dans un indice vont dans le même sens.

Une revue de littérature publiée en 2018 par la Réserve fédérale américaine rappelle que les premières études, notamment celle de Shleifer en 1986, observaient une hausse de 3 % à 4 % du cours des actions intégrant le S&P 500. Les travaux ultérieurs ont généralement confirmé ces effets à court terme, sans toutefois parvenir à un consensus quant à leur persistance à long terme.

Des effets qui pourraient être surestimés

À l’inverse, plusieurs experts estiment que les FNB sont souvent tenus responsables de phénomènes qui s’expliquent davantage par les forces générales du marché, les fondamentaux économiques ou les décisions prises par les investisseurs actifs. Or, la majorité des opérations sur les FNB s’effectue sur le marché secondaire, où les investisseurs échangent des parts entre eux, sans que le gestionnaire du FNB ait nécessairement à acheter ou vendre les titres sous-jacents.

L’Investment Company Institute souligne que les opérations sur les FNB effectuées sur le marché secondaire n’ont généralement pas d’incidence directe sur les prix des titres sous-jacents et qu’elles peuvent même contribuer à la découverte des prix en temps réel.

BlackRock avance un argument similaire. Selon le gestionnaire, les opérations de création et de rachat de parts de FNB ne représentent qu’une faible proportion de l’ensemble des transactions sur les marchés boursiers américains. Les FNB indiciels contribueraient même à favoriser la découverte des prix entre les différents secteurs, régions et catégories d’actifs.

D’autres travaux mettent aussi en lumière les effets positifs des FNB sur le fonctionnement des marchés. Ainsi, une revue de littérature du National Bureau of Economic Research conclut que les FNB ajoutent une couche supplémentaire de liquidité et peuvent améliorer le processus de découverte des prix en intégrant rapidement l’information, laquelle est ensuite transmise aux titres sous-jacents grâce à l’arbitrage.

Finalement, les conclusions voulant que les données probantes demeurent mitigées. L’analyse de la Réserve fédérale américaine mentionnée précédemment recense plusieurs mécanismes potentiels, notamment en matière de valorisation, de liquidité et de volatilité, tout en soulignant à maintes reprises que les résultats demeurent mitigés ou qu’aucun consensus ne se dégage, particulièrement lorsqu’on considère les effets à plus long terme.

La position de l’ACFNB : surveiller, analyser et informer

Le débat sur la concentration des marchés soulève rapidement une question de causalité difficile à trancher, comme l’est le problème de l’œuf ou de la poule. Les indices pondérés selon la capitalisation boursière deviennent naturellement plus concentrés lorsqu’un petit groupe d’entreprises affiche une croissance plus rapide que le reste du marché. Les fonds indiciels passifs accroissent ensuite leur exposition à ces sociétés simplement parce que leur poids dans l’indice a déjà augmenté.

En même temps, ces flux passifs peuvent renforcer cette dynamique une fois que ces entreprises occupent une place importante dans l’indice.

Autrement dit, les FNB indiciels reflètent d’abord le leadership du marché, mais, à mesure que leur taille augmente, ils peuvent aussi accentuer ce phénomène.

Selon l’Association canadienne des FNB (ACFNB), la bonne approche ne consiste ni à considérer les FNB indiciels comme de simples outils neutres ni à les voir comme un risque systémique. Il faut plutôt privilégier une surveillance continue, un examen transparent des méthodologies des indices et une meilleure éducation des investisseurs.

L’analyse devrait ainsi toujours commencer par une compréhension de l’indice que le FNB cherche à reproduire. Deux FNB peuvent tous deux être qualifiés de « passifs », mais les indices sous-jacents qu’ils répliquent peuvent différer considérablement, notamment en ce qui concerne les exigences d’ancienneté (seasoning), les ajustements liés au facteur minimal de pondération investissable, les critères de rentabilité, les calendriers de reconstitution, les plafonds de concentration ou encore le traitement réservé aux premiers appels publics à l’épargne (PAPE). Ces caractéristiques peuvent avoir une incidence sur l’exposition du portefeuille, le taux de rotation, l’écart de suivi (tracking difference) et, ultimement, les résultats obtenus par les investisseurs.

L’essor des FNB gérés activement à faible coût offre également aux investisseurs une solution de rechange. Les FNB actifs ne remplacent pas les stratégies indicielles à large exposition et doivent être évalués en fonction de leurs propres caractéristiques. Ils peuvent toutefois constituer une solution de rechange pour les investisseurs qui souhaitent exercer un plus grand pouvoir discrétionnaire quant à la concentration, aux valorisations, à la liquidité ou aux règles de construction des indices.

Le message aux conseillers est donc simple : ne vous arrêtez pas au nom du FNB.

Examinez la méthodologie de l’indice, les titres détenus, les règles de construction du portefeuille, les frais, la liquidité, le traitement fiscal et l’historique de suivi. Comparez également les produits similaires offerts par différents émetteurs.

Dans un marché de plus en plus dominé par les mégacapitalisations, les intégrations rapides aux indices et l’évolution constante des règles des fournisseurs d’indices, la diligence raisonnable consiste avant tout à comprendre comment l’exposition est construite, comment elle évolue et si elle demeure adaptée aux objectifs du client.

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Cinq FNB pour doper le rendement obligataire https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/cinq-fnb-pour-doper-le-rendement-obligataire/ Wed, 08 Jul 2026 09:41:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114828 FOCUS FNB — Les prêts à taux variable procurent un revenu élevé, mais exigent une sélection rigoureuse du risque de crédit.

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Les cinq fonds négociés en Bourse (FNB) de la catégorie des prêts à taux variable ont généré des rendements de distribution élevés, oscillant variant entre 5 % et 7 % au cours de la dernière année, soit bien davantage que ceux des principaux marchés obligataires et plus du double de ceux des fonds du marché monétaire.

Mieux encore, ils y sont parvenus en prenant très peu de risque de duration — une mesure de la sensibilité aux taux d’intérêt —, puisque les versements associés à ces prêts sont ajustés régulièrement en fonction de l’évolution des taux d’intérêt du marché.

En contrepartie, en raison du risque de crédit qu’ils comportent — leurs placements étant principalement constitués de titres de qualité inférieure à la catégorie investissement — ces FNB ne conviennent aux investisseurs qu’à titre de complément à rendement élevé à une exposition de base aux titres à revenu fixe.

« Une grande partie de notre travail consiste à éviter les mauvais titres », affirme Konstantin Boehmer, premier vice-président et chef des titres à revenu fixe chez Placements Mackenzie, qui cogère notamment le FNB de revenu à taux variable Mackenzie (MFT).

Ce FNB est presque exclusivement investi dans des prêts garantis de premier rang (senior loans), qui représentent environ 90 % du portefeuille. Selon les plus récentes données, son rendement annualisé s’établissait à 6,3 %, tandis que sa duration n’était que de 0,18 année. Bien que ces prêts soient principalement émis aux États-Unis, la quasi-totalité de l’exposition est couverte en dollars canadiens.

Le gestionnaire privilégie les prêts de premier rang consentis à des entreprises que les analystes de crédit de Mackenzie jugent en mesure de respecter leurs obligations financières. Ces prêts occupent le rang le plus élevé dans la structure du capital de l’entreprise et offrent donc généralement un meilleur taux de recouvrement en cas de défaut.

Au cours de la dernière année, les modestes positions du fonds en prêts de deuxième rang, ainsi que certains prêts restructurés dans le cadre d’opérations de gestion du passif, ont toutefois nui au rendement. Au 31 mai, le rendement sur un an s’établissait à 3 %, contre un rendement annualisé de 6,1 % sur trois ans.

Konstantin Boehmer et son cogestionnaire Dan Cooper, qui a pris l’entière responsabilité de la gestion du portefeuille le 12 mai, ont resserré leurs critères de sélection et réduit légèrement le nombre de positions afin d’en améliorer le suivi.

Malgré cela, le FNB détient encore environ 250 positions, dont la très grande majorité sont de qualité inférieure à la catégorie investissement. Aucune ne représente plus de 2 % du portefeuille.

« La diversification est essentielle, explique Konstantin Boehmer. Nous ne voulons pas prendre des positions trop concentrées sur quelques émetteurs dans cet univers à rendement élevé. »

Une approche plus diversifiée chez CI

Le Fonds de revenu à taux variable CI adopte une stratégie plus diversifiée. Environ la moitié seulement de son portefeuille est investie dans des prêts garantis de premier rang, soit tout de même le double du minimum de 25 % exigé par les Normes canadiennes de classification des fonds d’investissement pour appartenir à cette catégorie.

Selon Darren Arrowsmith, gestionnaire de portefeuille chez Gestion mondiale d’actifs CI, la stratégie repose sur une sélection rigoureuse des titres de crédit afin d’éviter les défauts de paiement, combinée à une construction disciplinée du portefeuille.

Le fonds affichait récemment un rendement courant de 5,9 %. Au 31 mai, son rendement total atteignait 5,1 % sur un an et 7,3 % annualisé sur trois ans.

« Il ne s’agit pas simplement de choisir les prêts spéculatifs offrant les rendements les plus élevés et de s’arrêter là », explique Darren Arrowsmith, spécialiste des titres à revenu fixe à rendement élevé.

« Notre analyse fondamentale privilégie de grandes entreprises de qualité, dotées de coussins de capitaux propres plus importants, de ratios prêt-valeur généralement plus faibles et de flux de trésorerie disponibles plus élevés. »

L’autre moitié du portefeuille est composée d’un éventail diversifié de titres, notamment des obligations à taux variable, des obligations de catégorie investissement à courte duration, des obligations à rendement élevé assorties de clauses de remboursement anticipé, des titres hybrides à taux fixe convertibles en taux variable ainsi que des actions privilégiées pouvant être rachetées ou remboursées à court terme.

« L’objectif est de bâtir un portefeuille composé d’idées à forte conviction, combinant des positions de base axées sur des catalyseurs précis et des titres détenus jusqu’à leur remboursement anticipé, afin de générer des rendements ajustés au risque solides et constants », précise Darren Arrowsmith.

La duration du fonds, qui s’établit à environ six mois, est plus élevée que celle d’un portefeuille composé exclusivement de prêts garantis de premier rang. Entre 70 % et 80 % des titres du portefeuille est investi dans des titres de qualité inférieure à la catégorie investissement, et de 90 % à 95 % de l’exposition aux devises est habituellement couverte en dollars canadiens, selon le gestionnaire.

Des rendements plus mitigés ailleurs

Deux autres produits appartiennent à cette catégorie : le First Trust Senior Loan ETF (CAD-Hedged) et le Fonds IA Clarington Loomis de revenu à taux variable. Tous deux investissent environ 80 % de leur portefeuille dans des prêts de premier rang. La quasi-totalité de leurs placements est composée de titres de qualité inférieure à la catégorie investissement.

Le fonds d’IA Clarington affiche toutefois des résultats décevants, avec un rendement de 1,9 % sur un an au 31 mai et un rendement annualisé de seulement 1,6 % sur cinq ans.

De son côté, le FNB de First Trust a été le seul de la catégorie à avoir enregistré une perte au cours des cinq premiers mois de l’année (-0,2 %). Son rendement annualisé sur dix ans, de 3,3 %, demeure inférieur à la moyenne de ses pairs.

Une approche synthétique chez BMO

Le cinquième produit de la catégorie des prêts à taux variable, le FNB BMO rendement élevé à taux variable (ZFH), se distingue puisqu’il ne détient aucun prêt garanti de premier rang.

Son portefeuille est plutôt constitué de swaps sur défaillance de crédit à rendement élevé (credit default swaps) ainsi que d’une structure en échelle de bons du Trésor canadien, ce qui permet d’éliminer presque entièrement le risque de change lié au dollar américain.

« Même si les prêts garantis de premier rang offrent une meilleure protection sur le plan du crédit, leur négociation présente un défi important : le délai de règlement », déclare Matt Montemurro, chef des FNB indiciels et à revenu fixe chez BMO Gestion mondiale d’actifs.

Selon lui, le règlement d’un prêt garanti peut prendre jusqu’à seize jours ouvrables après la transaction (T+16), alors que les FNB doivent respecter un cycle de règlement de T+1.

Le recours aux swaps permet d’éviter cette contrainte.

« Comme notre contrepartie est ICE (Intercontinental Exchange), nous pouvons négocier dans un marché beaucoup plus liquide que celui des prêts garantis, particulièrement lors des périodes de forte volatilité », décrit Matt Montemurro.

Cette approche synthétique n’a toutefois pas empêché le fonds de subir d’importantes pertes lors des épisodes de stress boursier.

Au premier trimestre de 2020, alors que les marchés étaient secoués par la pandémie de la COVID-19, les prêts garantis ont fortement reculé.

Le FNB de BMO a perdu 14,2 % sur cette période, un recul même légèrement supérieur à celui du FNB de Mackenzie, davantage exposé aux prêts garantis, qui affichait une baisse de 13,4 %.

Selon Matt Montemurro, le portefeuille de BMO présente une qualité de crédit légèrement inférieure à celle d’un portefeuille composé uniquement de prêts garantis de premier rang. Il estime toutefois que l’exposition économique demeure comparable.

L’absence de recherche et de négociation directe sur les prêts permet en revanche de réduire les coûts.

Avec un ratio des frais de gestion de 0,44 %, le FNB de BMO est le moins coûteux de sa catégorie.

« Le recours aux swaps nous permet de réaliser des gains d’efficacité que nous pouvons répercuter sous forme de frais de gestion moins élevés », souligne Matt Montemurro.

Même si ses rendements ne sont pas parfaitement comparables à ceux des fonds investissant directement dans des prêts garantis, le FNB de BMO figure régulièrement parmi les meilleurs de sa catégorie sur des périodes d’un, trois, cinq et dix ans au 31 mai.

Son rendement annualisé sur dix ans atteint 5,8 %.

« C’est un excellent complément pour accroître le rendement d’un portefeuille sans augmenter sensiblement son exposition au risque de taux d’intérêt », conclut Matt Montemurro.

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