PwC | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/pwc/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 28 Jan 2026 19:07:44 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png PwC | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/pwc/ 32 32 L’optimisme s’effrite malgré la hausse des marchés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/loptimisme-seffrite-malgre-la-hausse-des-marches/ Thu, 29 Jan 2026 11:29:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112048 Investisseurs et PDG canadiens plus inquiets face à l’économie.

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Le pessimisme des Canadiens et des entrepreneurs vis-à-vis de leurs placements et de l’économie en général grandit. Malgré la forte progression du marché boursier canadien en 2025, l’optimisme fléchit, révèlent deux sondages distincts.

Ainsi, 44 % des investisseurs s’inquiètent quant à l’avenir de leurs placements, une augmentation de huit points de pourcentage par rapport à l’an dernier, révèle le sondage annuel sur la confiance des investisseurs, publiés par Gestion mondiale d’actifs Scotia.

Dans le même temps, la confiance des PDG canadiens s’écarte désormais de l’optimisme mondial, inversant la tendance pour la première fois en plus de cinq ans, selon la 29e Enquête mondiale auprès des PDG de PwC Canada. Alors 61 % des dirigeants à l’échelle mondiale s’attendent à une amélioration de la croissance économique mondiale, cette proportion tombe à 47 % chez les PDG canadiens.

« Les résultats de l’enquête de cette année marquent un tournant pour les dirigeants d’entreprise canadiens, a déclaré Nicolas Marcoux, président et chef de la direction, PwC Canada. Pour la première fois en plus de cinq ans, le sentiment des PDG canadiens évolue à contre-courant de l’optimisme observé à l’échelle mondiale.

La confiance vis-à-vis de l’économie canadienne est également en recul, passant ainsi de 42 % l’an passé à 27 % cette année.

Le contexte géopolitique actuel et surtout les droits de douane ne sont pas étrangers aux inquiétudes partagées aussi bien par la population canadienne que par ses PDG.

Les droits de douane (46 %) figurent parmi les trois principaux risques cités par les répondants au sondage de la Banque Scotia, aux côtés du coût de la vie (49 %) et du risque d’une éventuelle récession (49 %).

Les PDG canadiens, de leur côté, expriment une préoccupation accrue à l’égard de la politique commerciale et des droits de douane des États-Unis : 53 % s’inquiètent de leur impact, tandis que 35 % s’attendent à une réduction des marges bénéficiaires au cours de la prochaine année.

PwC Canada avoue que les vents contraires, comme l’incertitude commerciale, pressions tarifaires, sont effectivement importants et bien réels. La firme souligne toutefois qu’ils agissent également comme catalyseur poussant les entreprises à se réinventer en s’ouvrant à de nouveaux secteurs ou en intégrant davantage l’intelligence artificielle dans leurs processus.

L’argent une source d’inquiétude importante

Dans son sondage, la Banque Scotia constate que l’argent demeure une source d’anxiété pour beaucoup de gens. Les Canadiens passeraient en moyenne 18 heures par semaine à s’en inquiéter.

« Il est compréhensible de s’en faire pour ses placements ; si les grands marchés boursiers se sont fortement appréciés en 2025, il n’en reste pas moins que leur trajectoire a été cahoteuse. Il s’agit de trouver un juste équilibre, en apprenant à gérer ses besoins à court terme sans sacrifier le potentiel de croissance nécessaire à l’atteinte des objectifs à long terme, comme l’épargne-retraite », assure Neal Kerr, chef, Gestion mondiale d’actifs Scotia.

Des pistes de solution

Pour tempérer ces inquiétudes, la Banque Scotia recommande aux Canadiens de consulter un conseiller. Parmi les personnes ayant rencontré un conseiller au cours des six derniers mois, 86 % affirment avoir confiance en leur situation financière, contre 68 % chez celles qui n’en ont consulté aucun durant cette période. Par ailleurs, plus de la moitié des investisseurs (57 %) souhaiteraient recevoir un accompagnement supplémentaire de leur conseiller afin de se sentir plus en confiance.

« Des rencontres régulières avec un conseiller financier permettent de répondre aux questions et de dissiper les inquiétudes », souligne Neal Kerr.

L’intelligence artificielle (IA) semble également pouvoir répondre à certaines inquiétudes aussi bien à celles de la population qu’à celles des PDG.

En effet, certains investisseurs se tournent vers l’IA générative pour obtenir des conseils en matière de placements, même si peu lui font encore totalement confiance. Ce sont ainsi 38 % des investisseurs qui auraient utilisé des outils d’IA pour prendre des décisions financières. À noter que selon le sondage, seulement 7 % des investisseurs sondés disent fonder leurs décisions uniquement sur les recommandations de l’IA.

Du côté des PDG, l’IA est également une avenue qui est toujours plus explorée. Du côté des PDG, l’IA s’impose comme une avenue de plus en plus explorée. Près de la totalité des PDG canadiens (94 %) disent y recourir d’une manière ou d’une autre, bien que seulement 29 % l’aient déployée à grande échelle, comparativement à 43 % à l’échelle mondiale.

PwC encourage les PDG à faire preuve de davantage d’audace afin de composer avec l’incertitude économique, notamment en accélérant leur adoption de l’IA, mais également en explorant de nouveaux secteurs et en envisageant des stratégies de fusions et acquisitions.

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Samara recrute une avocate https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/samara-recrute-une-avocate/ Wed, 08 Oct 2025 10:53:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110112 NOUVELLES DU MONDE – Pour son service de planification fiscale et successorale.

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Samara Bureau familial a embauché Stéphanie Bernier au poste de directrice de la planification fiscale et successorale. La gestionnaire, qui a rejoint l’équipe d’Annie Boivin, cheffe de la planification fiscale et successorale de Samara, a été recrutée pour agir comme conseillère auprès des familles clientes et coordonner les activités de gestion de patrimoine du family office spécialisé dans la clientèle des familles en affaires.

Diplômée en droit de l’Université Laval et en fiscalité de l’Université de Waterloo, Stéphanie Bernier était auparavant avocate à la direction des impôts du ministère des Finances du Québec. Elle a débuté sa carrière chez PwC, où elle a occupé différents postes.

Lire également : Le dernier né d’un conseiller visionnaire

Fondé en 2021 par Gestion d’actifs mondiale Walter (Walter GAM), le Groupe W Investissements et le Groupe Grondin, Samara est un bureau de gestion de patrimoine multifamilial au service d’une centaine de familles fortunées.

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Vision 2027 https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/vision-2027/ Fri, 17 Jan 2025 11:24:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104943 ZONE EXPERTS — La feuille de route des placements non traditionnels d’AIMA Canada et du manuel des placements non traditionnels 2024 sont maintenant disponibles.

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Le dynamisme du marché canadien des placements non traditionnels n’a jamais été aussi grand.

L’intérêt et les investissements dans les stratégies non traditionnelles continuent de croître dans les canaux institutionnels, familiaux et patrimoniaux. Le Canada peut s’enorgueillir d’un marché des fonds spéculatifs en croissance constante, qui atteint aujourd’hui près de 138 milliards de dollars américains (G$ US) selon Preqin. Les placements non traditionnels liquides, dont l’actif sous gestion a dépassé les 30 milliards de dollars canadiens (G$) en cinq ans, ont favorisé l’accès aux placements non traditionnels dans les circuits patrimoniaux, dans une structure qui continue d’évoluer grâce à diverses exemptions afin d’aligner au mieux les structures sur les stratégies.

Les gestionnaires mondiaux distribuent de plus en plus de produits non seulement aux institutions, mais aussi maintenant aux canaux de distribution patrimoniaux, ce qui permet aux investisseurs de bénéficier d’un choix et d’un accès supplémentaires aux placements non traditionnels. La proposition actuelle de la Commission des opérations de bourse concernant les actifs à long terme ne manquera pas d’apporter à l’avenir des structures plus souples pour les placements non traditionnels.

Cependant, partout dans le monde, la concurrence pour les capitaux, les coûts opérationnels et la charge réglementaire augmentent pour les gestionnaires de produits non traditionnels. La consolidation est également importante, PwC estimant que la moitié des actifs sous gestion seront contrôlés par 10 sociétés d’ici 2027.

Le Québec est fier de son programme de gestionnaires émergents qui soutient les nouveaux et les petits gestionnaires de la province. Alors que le Canada est confronté à un déficit d’entrepreneuriat en général, moins de la moitié des personnes lancent de nouvelles entreprises qu’il y a 20 ans, selon la BDC. De nouveaux programmes à travers le pays pourraient contribuer à encourager la création de fonds d’investissement gérés localement et à positionner les talents canadiens pour qu’ils continuent à diriger la gestion d’actifs à l’échelle mondiale dans les années à venir.

AIMA Canada s’engage à assurer des règles du jeu équitables où la réglementation locale est cohérente à l’échelle mondiale et où l’accès des gestionnaires canadiens au capital est juste et solide.

Dans la Vision 2027 d’AIMA Canada pour les placements non traditionnels au Canada, les thèmes suivants ressortent afin de faire croître notre marché des placements non traditionnels avec dynamisme à court terme et dans les années à venir :

  1. Soutien accru aux nouveaux gestionnaires d’actifs

Il pourrait s’agir de programmes provinciaux, nationaux ou indépendants supplémentaires ou de services partagés afin de minimiser les coûts opérationnels d’excellence et d’augmenter les capitaux alloués à un plus grand nombre de gestionnaires et de fonds au niveau national.

  1. Amélioration de l’alignement réglementaire sur d’autres juridictions et structures de premier plan

Il pourrait s’agir de délais d’enregistrement améliorés, d’exigences de compétence moins prohibitives, d’un enregistrement préalable confidentiel, d’un système provincial harmonisé, de la possibilité d’adopter des frais de transfert, d’une exemption codifiée pour les fonds non traditionnels relevant du règlement 81-102 sur les fonds d’investissement.

  1. Réduction des obstacles à l’adoption des canaux de distribution de la richesse

Il peut s’agir d’un meilleur accès aux tablettes pour les gestionnaires tiers et les fonds de toutes tailles et de tous horizons, de notations de risque qui s’alignent sur la performance historique ajustée au risque du fonds ou de la stratégie, de catégories élargies de fonds alternatifs du CIFSC, de processus KYP de réformes axées sur le client qui comparent les fonds longs et non traditionnels, de solutions automatisées qui améliorent l’efficacité du flux de travail tout en minimisant la paperasserie ou de minimisation des exigences en matière de compétences.

  1. Renforcement de l’engagement des talents de la nouvelle génération

Il pourrait s’agir de la participation d’un plus grand nombre de nouveaux talents aux initiatives du secteur, de l’amélioration des pratiques de DE&I dans les entreprises, de l’inclusion dans l’enseignement secondaire et universitaire afin de garantir un solide vivier de successeurs.

  1. Placements non traditionnels dans les médias grand public

Il pourrait s’agir d’un plus grand nombre d’articles sur les actifs, les stratégies et les gestionnaires de produits non traditionnels et d’un plus grand nombre de mentions dans la presse des travaux de recherche de l’AIMA ou de ses leaders d’opinion.

Tous les participants du secteur jouent un rôle dans la réalisation de ce qui précède et dans l’évolution des placements non traditionnels. L’AIMA se réjouit de continuer à travailler avec les parties prenantes de l’ensemble de notre secteur pour concrétiser cette vision.

Par Claire Van Wyk-Allan, directrice générale, analyste agréée en placements non traditionnels, responsable du Canada et de l’engagement des investisseurs pour les Amériques de l’AIMA

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Vers une consolidation des services financiers https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/vers-une-consolidation-des-services-financiers/ Thu, 16 Jan 2025 11:56:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104955 PwC Canada prévoit des transactions importantes et continues.

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L’augmentation du risque politique pourrait favoriser les fusions et acquisitions dans le secteur des services financiers au Canada. C’est ce qu’affirme Jordan Baimel, associé responsable des transactions dans le secteur des services financiers chez PwC Canada. Le cabinet de conseil a récemment publié ses prévisions en matière de fusions et acquisitions pour le pays.

« Avec l’arrivée du président élu Donald Trump, les Canadiens auront l’occasion de tirer parti des fusions-acquisitions pour lutter contre certains des problèmes que pourrait poser une politique tarifaire générale, estime Jordan Baimel. Cela augmente le besoin d’échelle. »

Selon l’expert, cela pourrait prendre la forme d’une expansion nationale et internationale afin de diversifier l’exposition des entreprises aux facteurs économiques.

L’impact de la décision du Premier ministre Justin Trudeau de démissionner et des élections fédérales canadiennes anticipées sur le flux des transactions n’est pas aussi clair.

« La démission de Justin Trudeau suscite beaucoup d’incertitude, souligne Jordan Baimel. Cela dépend vraiment des nouvelles politiques des futurs dirigeants et de la manière dont elles seront mises en œuvre. »

PwC Canada prévoit une « reprise graduelle » des activités de fusion et d’acquisition dans l’ensemble de l’économie nationale cette année, principalement en raison de la nécessité d’améliorer la productivité. Ce facteur est moins important dans les services financiers, où il y a un « appétit féroce pour l’échelle, en particulier dans la distribution », affirme Jordan Baimel.

« Nous prévoyons des transactions importantes et continues dans tous les secteurs verticaux des services financiers, de l’assurance à la gestion d’actifs, en passant par les paiements, les prêts bancaires et non bancaires et la fintech », continue-t-il.

La gestion de patrimoine est un point chaud.

CI Financial a conclu un accord avec Mubadala Capital, basé à Abu Dhabi, en vue d’une privatisation en novembre. L’opération a évalué les capitaux propres de CI à près de 4,7 milliards de dollars (G$), soit une valeur d’entreprise de 12,1 G$. Mubadala Capital est la division de gestion d’actifs alternatifs du gestionnaire de patrimoine souverain Mubadala Investment.

Le 8 janvier, Focus Financial Partners, dont le siège est à New York, a annoncé son intention de faire de Cardinal Point, qu’elle a acquis en 2021, une plaque tournante qui « dirigera les efforts de consolidation et d’expansion de Focus au Canada », selon le PDG de l’entreprise, Michael Nathanson.

En décembre, Wellington-Altus Financial a déclaré rechercher un partenaire de capital-investissement pour acheter 20 à 30 % des actions de ses conseillers.

« Cette année et à court terme, les fusions-acquisitions seront nombreuses dans le secteur de la gestion de patrimoine au Canada », prédit Jordan Baimel.

Ces opérations sont plus faciles à financer en raison de la baisse des taux d’intérêt. Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire. Il existe de nombreux moteurs organiques qui se sont combinés pour rendre la gestion de patrimoine attrayante. Davantage de Canadiens ont de l’argent à investir, la planification de l’héritage bat son plein et il reste une « population de conseillers relativement fragmentée », observe l’expert.

« De nombreux petits établissements ont besoin de prendre de l’ampleur grâce à la transformation technologique et à la croissance générale. Nous sommes à un moment idéal, où l’offre et la demande ont commencé à se rencontrer. Je pense que cela signifie que davantage d’actifs arriveront sur le marché. »

Les acteurs du capital-investissement sont prêts à agir de manière agressive, ce qui, selon Jordan Baimel, sera bénéfique pour le marché national. « Le capital-investissement a créé un modèle très clair de création de valeur par le biais des roll-ups [(un processus utilisé par les investisseurs [généralement des sociétés de capital-investissement] où plusieurs petites entreprises du même marché sont acquises et fusionnées)] des conseillers en investissement enregistrés aux États-Unis, qui pourrait être appliqué dans une certaine mesure au Canada. »

« Il y a des investisseurs bien informés qui ont un historique de réussite et de création de valeur pour les parties prenantes », souligne-t-il.

Une étude réalisée en 2024 par le Private Equity Stakeholder Project, une organisation américaine à but non lucratif qui suit l’évolution du secteur, a révélé que le secteur avait joué un rôle dans 11 des plus grandes faillites d’entreprises américaines au cours du premier semestre de l’année. Une seule de ces opérations concernait le secteur des services financiers.

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Une garantie de prêt secrète est à l’origine d’une plainte contre un fonds de crédit-relais https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/une-garantie-de-pret-secrete-est-a-lorigine-dune-plainte-contre-un-fonds-de-credit-relais/ Mon, 12 Aug 2024 10:55:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=102159 L’administrateur judiciaire a rejeté la demande de 213 M$ de la société à l’encontre du fonds phare

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L’administrateur judiciaire de Bridging Finance (BF), gestionnaire de fonds alternatifs en faillite, recommande de rejeter une demande d’indemnisation d’une société chinoise à l’encontre du fonds phare de Bridging, au motif que cette demande est fondée sur une garantie de prêt secrète et inappropriée.

Au début de l’année, la Cour supérieure de justice de l’Ontario a désigné l’ancien juge Douglas Cunningham pour superviser l’adjudication des réclamations contestées contre les fonds Bridging, dans le cadre de la procédure de mise sous séquestre en cours.

Selon des documents déposés au tribunal, le séquestre des fonds Bridging, PricewaterhouseCoopers (PwC), a indiqué que certaines réclamations, totalisant 297 millions de dollars (M$), doivent être résolues avant de pouvoir commencer la distribution des fonds aux investisseurs individuels.

Selon le dernier rapport de PwC au tribunal, la plus importante de ces réclamations contestées a été déposée contre le Bridging Income Fund LP par Cerieco Canada, une société de Markham (Ontario) qui est une filiale de la société d’État chinoise China Machinery Engineering.

Cerieco réclame 213 M$ qui lui seraient dus au titre d’une garantie de prêt, prétendument fournie par le Bridging Fund dans le cadre d’un prêt à la construction que Cerieco a accordé à Mizrahi Commercial (The One), un important projet de développement immobilier dans le centre de Toronto.

Ce prêt n’a pas été remboursé par le projet Mizrahi et Cerieco a cherché à faire valoir la garantie contre le fonds.

Toutefois, l’administrateur judiciaire a rejeté la demande de la société, estimant que la garantie de prêt avait été accordée à l’insu du fonds ou de son partenaire général et qu’elle constituait une fraude à l’égard du fonds.

Il n’y a pas eu d’allégations formelles de fraude concernant cette transaction. Les procédures réglementaires en cours engagées par la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario à l’encontre de plusieurs dirigeants de Bridging ne comportent aucune allégation relative à cette transaction. Et aucune des allégations formulées dans les dossiers de mise sous séquestre n’a été prouvée devant les tribunaux.

Pourtant, selon le dernier rapport de PwC, le séquestre a déterminé que la garantie fournie par le fonds Bridging à Cerieco était inappropriée parce que, selon lui, la garantie a été faite en secret par la cofondatrice de BFI, Natasha Sharpe, et qu’elle n’était pas autorisée à fournir la garantie au nom du fonds.

Selon le rapport, le fonds n’a reçu aucune contrepartie pour la fourniture de la garantie. Au contraire, l’administrateur judiciaire a déclaré que son enquête avait révélé que Natasha Sharpe s’était vu promettre une participation de 5 % dans le projet en échange de la mise à disposition du bilan du fonds pour aider à garantir le financement du projet, et que cela n’avait pas été divulgué au fonds, à son partenaire général ou à ses investisseurs.

En rejetant la plainte de la société contre le fonds, PwC a déclaré que la garantie n’était pas valide, que l’octroi de la garantie équivalait à une fraude à l’égard du fonds et que Cerieco savait, ou aurait dû savoir, que la garantie n’avait pas été dûment autorisée par le fonds.

Depuis, Cerieco a contesté la décision de PwC de rejeter sa demande et réclame 213 M$ au fonds.

Dans les documents qu’elle a déposés pour faire appel de la décision de PwC, la société a déclaré qu’elle ne prenait pas position sur les allégations de fraude, mais qu’elle maintenait que la garantie représentait une créance valide et contraignante sur le fonds.

La société a indiqué qu’elle agissait de bonne foi et qu’elle était en droit de s’appuyer sur les déclarations qu’elle avait reçues lorsque la garantie a été fournie. Elle a également nié avoir eu des raisons de soupçonner que la garantie n’était pas valide ou qu’il y avait eu une mauvaise conduite dans l’obtention de la garantie.

PwC a recommandé à Cunningham de rejeter la demande de Cerieco — une décision qui aura un impact significatif sur le montant que les investisseurs du fonds Bridging pourront finalement récupérer dans le cadre de la procédure de mise sous séquestre, étant donné que l’on s’attend à ce que les investisseurs du fonds Bridging récupèrent entre 669 et 763 M$ sur les plus de 2 milliards de dollars qui ont été investis dans les fonds.

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Rapports de durabilité : BMO et CDPQ se démarquent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/rapports-de-durabilite-bmo-et-cdpq-se-demarquent/ Tue, 28 May 2024 10:48:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101021 SOMMET FD 2024 - Parmi 195 rapports analysés par des étudiants.

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Les rapports ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) quantifient l’engagement des organisations à l’égard du développement durable. Ils gagneraient à être plus compréhensibles et plus lisibles, afin que les informations qu’ils contiennent reflètent mieux les actions mises en œuvre par les entreprises, selon les étudiants qui ont participé au concours du meilleur rapport de durabilité, mené par Finance Montréal.

Huit équipes d’étudiants en finance ont analysé 195 rapports de durabilité d’entreprises canadiennes dans divers secteurs économiques, des institutions financières à la consommation, en passant par l’énergie.

Pour le secteur bancaire, la Banque de Montréal (BMO) s’est démarquée pour son rapport ESG, avec le Mouvement Desjardins et la Banque TD. La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), Manuvie et IGM Financial se sont distingués dans le secteur financier non bancaire.

Les étudiants étaient invités à évaluer les rapports de durabilité des firmes sur 24 critères ESG, dont 23 imposés par Finance Montréal et un critère de leur choix. Ils ont analysé notamment la clarté des rapports ainsi que le lien entre la performance ESG et la stratégie de l’entreprise. Ils ont vérifié si les rapports comportaient des indicateurs ESG spécifiques, quantitatifs et mesurables.

« L’objectif (du concours) est double : donner l’occasion à des étudiants en finance, comptabilité, développement durable ou en RSE d’aiguiser leurs compétences d’analyse des rapports de durabilité, et encourager les entreprises canadiennes à bien divulguer leurs informations en matière de durabilité », ont signalé les organisateurs du concours.

Leadership et transparence

Les étudiants ont souligné le leadership et la transparence dont BMO fait preuve dans la divulgation de ses données ESG. « Il y a une bonne ligne directrice dans leur rapport. II rassemble tous les critères et il parle aussi beaucoup des objectifs de l’ONU. C’est bien expliqué », dit Julie Ménard, étudiante à l’Université de Sherbrooke, qui a analysé les rapports de durabilité du secteur bancaire avec Judith Viens, Émily Berger, James Proulx et Justin Millette.

Le Mouvement Desjardins a remporté la meilleure note pour six critères, dont la cybersécurité, la diversité et l’inclusion. La lisibilité du rapport et sa richesse en information visuelle (tableaux, graphiques, etc.) ont favorablement impressionné les étudiants.

Résumer les initiatives en développement durable dans un rapport facilement consultable n’est pas évident, selon Gildas Poissonnier, chef du développement durable au Mouvement Desjardins. « Il est difficile de communiquer adéquatement l’ampleur de notre engagement dans les communautés au niveau social. En même temps, il y a beaucoup de choses sur lesquelles on doit divulguer : les sujets climatiques, l’engagement dans le milieu, les relations avec les employés. Il faut couvrir large, mais sans arriver avec une brique qui fait des centaines de pages. »

La Banque TD s’est démarquée quant à elle par la divulgation des risques et opportunités liées la nature. La TD est l’une des rares banques à avoir utilisé les normes Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD) dans son rapport ESG, ont mentionné les étudiants.

Rigueur et clarté

Pour les institutions financières du secteur non bancaire, le rapport de durabilité de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a obtenu le meilleur pointage. Les étudiants qui l’ont évalué (Ali Senhaji Mouhabed, Samuel Leavey, Philippe Michel et Kevin Ponton de l’Université de Sherbrooke) ont souligné sa « grande transparence et sa clarté », ainsi que le lien établi entre la performance ESG et la performance financière, et l’utilisation des normes du Groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques (TCFD).

Qu’est-ce qui fait un bon rapport de durabilité ? « La rigueur, la rigueur et encore la rigueur », indique Ani Castonguay, première vice-présidente, Communications et cheffe de la marque de CDPQ. « C’est très important pour nous de communiquer nos actions sur le E, le S et le G et d’améliorer cette divulgation chaque année en ajoutant différents éléments d’informations à notre rapport de durabilité. »

Pour le secteur non bancaire, Manuvie s’est distinguée par la précision de ses indicateurs de performance, la solidité de sa gouvernance et sa prise en compte des risques climatiques, tandis qu’IGM Financial a gagné des points en raison de la clarté de sa divulgation et du suivi de ses indicateurs de performance ESG.

Mentionner les défis

Des étudiants ont mentionné que les rapports de durabilité pourraient être plus compréhensibles. Pour ce faire, ils invitent les organisations à préciser davantage la source de certaines informations, notamment de mieux indiquer le contexte et la provenance des photos utilisées dans les rapports.

Ils signalent également que les entreprises auraient intérêt à mentionner les aspects qui vont moins bien et qu’ils travaillent à améliorer, et pas seulement les bons coups.

Selon PwC, qui a analysé les rapports ESG de 250 grandes entreprises canadiennes en 2023, un tiers (31 %) d’entre elles n’exposent pas leurs problèmes importants et 73 % n’expliquent pas leur façon d’analyser les enjeux ESG et de les intégrer à leur stratégie à long terme.

La divulgation de données fiables et rigoureuses permet d’éviter l’enjeu de l’écoblanchiment dans les rapports de durabilité, qui peut affaiblir la confiance des investisseurs. Selon les organisations présentes, pour assurer la crédibilité les rapports ESG, les entreprises doivent se prêter à des évaluations externes, suivre des normes internationales reconnues et s’appuyer sur une grille démontrant leur performance en matière de durabilité.

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Gala Les Talentueuses : « Garde ta passion, garde ta mission ! » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/gala-les-talentueuses-garde-ta-passion-garde-ta-mission/ Wed, 15 May 2024 10:18:29 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100832 Se démarquer et prendre sa place.

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C’est sur ces mots scandés par le slameur et poète québécois Mathieu Lippé que s’est ouverte la 19e édition du Gala Les Talentueuses présenté par l’Association des femmes en finance du Québec (AFFQ) le 9 mai dernier, à Montréal.

Les billets se sont envolés rapidement pour cette soirée qui était dédiée à Marcelle Ferron, signataire du manifeste du Refus global, qui aurait eu 100 ans cette année. En hommage à l’artiste-peintre rebelle, la soirée, qui a rassemblé plus de 600 personnes, en majorité des femmes, a célébré des talents féminins avant-gardistes qui se démarquent dans l’industrie de la finance.

La compétence avant les quotas

« Tu veux être choisie pour les compétences que t’as, pas pour les quotas. » Les paroles de Mathieu Lippé ont résonné fort dans l’assistance.

Lors d’un moment riche en émotion, la présidente sortante de l’AFFQ, la sénatrice Manuelle Oudar, a passé le flambeau à la nouvelle présidente, Saloua Benkhouya, saluant au passage les talents des jeunes professionnelles de la relève. « Si jamais l’avenir appartient à ces jeunes femmes, on est en Cadillac », a -t-elle déclaré.

C’est la voix chargée de sanglots contenus que Saloua Benkhouya a remercié les hommes de sa vie qui l’ont toujours encouragée : son père, son conjoint et ses deux jeunes garçons, Adam et Elias, ainsi que Mounia, sa benjamine âgée de 18 mois.

La jeune mère de famille d’origine marocaine a tout un parcours de carrière. Elle a fait ses premiers pas dans l’industrie au Moyen-Orient avant de travailler sur les places financières de Londres, New York et Montréal, où elle occupe depuis deux ans le poste de vice-présidente aux placements privés et investissements d’impact au Fonds de solidarité FTQ.

Saloua Benkhouya a une longue histoire d’engagement. Elle s’implique à l’AFFQ depuis 2009. En 2020, alors qu’elle était vice-présidente des services financiers aux entreprises chez RBC, elle a reçu le prix Étoile montante pour son parcours et son engagement.  « L’implication est une nécessité pour toutes les femmes issues de la diversité et de l’immigration, qui travaillent très fort pour bâtir leur réseau et retrouver leurs repères au Québec », a déclaré la gestionnaire.

Selon elle, il y a beaucoup à faire pour préparer la prochaine génération de leaders féminins. Non seulement il faut aménager une plus large place à la diversité, mais également retenir les femmes qui quittent le secteur financier en milieu de carrière, ce qui représente « une perte de valeur précieuse pour l’industrie ».

L’effet multiplicateur de l’entraide

Les lauréates et finalistes célébrées lors du gala sont représentatives de l’évolution du monde de la finance. Un bel exemple est fourni par Véronique Dorval, vice-présidente exécutive et cheffe de l’exploitation de Banque de développement du Canada (BDC), qui s’est vu décerner le prix Inspiration-Andrée-Corriveau, créé en hommage à la fondatrice de l’AFFQ.

Véronique Dorval a énuméré une longue liste de noms de femmes qui l’ont aidée à faire son chemin. Celle qui a gravi les échelons à la Sun Life aux côtés de Brigitte Parent et Isabelle Hudon avant de se joindre à BDC, a appelé les femmes à se soutenir les unes les autres, soulignant les effets multiplicateurs de cette entraide.

« Il y a encore des biais de perception. On doit faire travailler le muscle du leadership », a indiqué Véronique Dorval, terminant par un conseil aux jeunes femmes : « Arrêtez de vous diminuer. Affirmez-vous avec conviction ! »

Impressionnée par le charisme de la femme d’affaires, Varda Étienne, animatrice de la soirée, a déclaré qu’elle nommerait le personnage principal de son prochain roman Véronique Dorval, déclenchant une salve d’applaudissements. « Les femmes peuvent être carriéristes, enthousiastes, professionnelles et maman sans culpabilité », a lancé l’ancienne VJ à Musique Plus, animatrice de télévision et auteur de plusieurs livres, dont Maudite Folle, qui décrit sa vie aux prises avec la bipolarité.

Prendre sa place

Le prix Étoile montante a été remis à Delphine Coiteux, vice-présidente principale, Groupe services financiers chez AON. Débordante d’énergie, celle-ci a affirmé que les femmes devaient davantage oser se mettre en avant. « Si on ne prend pas notre place, quelqu’un d’autre va la prendre. »

Entrée chez AON en 2013 pour un poste d’étudiante, elle y a eu la piqûre pour l’assurance de dommages. Une fois terminé son baccalauréat en relations industrielles, elle a obtenu un certificat de courtier en assurance de dommages des entreprises. Elle travaille dans le département des assurances spécialisées depuis 2015. Depuis 2021, elle occupe le poste de vice-présidente principale, et a été également directrice régionale du Groupe des services financiers pendant deux ans.

« Soyez vous-mêmes ! Vive la finance! Vive les femmes ! » a-t-elle lancé dans un élan d’enthousiasme contagieux

Un marathon, pas un sprint

Le prix Leadership a été attribué à Anne-Marie Naud, associée chez Fasken. La diplômée en droit de l’Université Laval dirige le groupe de droit des sociétés et droit commercial pour le Québec en plus d’être cochef du groupe alimentation, boissons et industrie agroalimentaire de Fasken.

Reconnue pour son calme et sa concentration, elle dirige de nombreuses opérations de fusions et acquisitions, de financement et de réorganisation pour des entreprises publiques et privées.

Anne-Marie Naud, qui a aussi été associée chez Ogilvy Renault et McCarthy Tétrault, a comparé la carrière à une course à relais, au cours de laquelle les femmes se passent le témoin pour avancer, ajoutant : « Cela prend des temps de pause. On ne peut pas être tout le temps en train de courir. »

Un leader engagé

Cette année, le prix Alter Ego, qui récompense le travail d’un homme dédié à l’avancement des femmes, a été remis à Nicolas Marcoux, chef de la direction et associé principal chez PwC.

Le dirigeant a raconté qu’il a pris conscience de ce qu’impliquait le fait d’être en minorité lorsqu’il a dû remplacer au pied levé une collègue à la table d’honneur du gala de l’AFFQ en 2015. Il s’est alors retrouvé un des rares hommes parmi une majorité de femmes. « Le lendemain, j’ai écrit à cette collègue pour lui dire que j’avais compris ce que les femmes vivaient au quotidien. »

Depuis ce jour, Nicolas Marcoux n’a eu de cesse de travailler à l’avancement des femmes dans l’industrie. « Lorsqu’un poste à responsabilité est ouvert, les hommes postulent même s’ils n’ont que 60 % des compétences requises, tandis que les femmes ne posent pas leur candidature si elles ne cochent pas au moins 100 % des cases », a-t-il constaté.

Afin d’aider les femmes à gravir les échelons, il a pris la décision d’encourager les femmes à postuler à de plus hautes fonctions dans l’organisation. Chaque geste compte, dit-il. Par exemple, depuis quelques années, il refuse de participer à des « manels », c’est-à-dire des panels composés exclusivement d’hommes. Il encourage plutôt des collègues femmes à participer à sa place.

Il note que les femmes sont souvent limitées dans leur ascension professionnelle par un fort sentiment de culpabilité. « Lorsque les femmes sont à la maison, elles culpabilisent de ne pas être au travail et vice-versa. Il faut enlever ce sentiment de culpabilité », dit-il.

Préparer la relève

Au nombre des autres lauréates, Charlie-Rose Boucher, étudiante à l’Université Laval, a décroché le prix Relève RBC et aussi le prix Coup de cœur, décerné après un vote dans l’assistance.

La lauréate a raconté qu’elle pensait n’avoir aucune chance de gagner lorsqu’elle a lu l’annonce pour les prix Relève de l’AFFQ dans l’infolettre de l’université. Ce sont ses professeurs qui ont soumis sa candidature. Le public a été conquis par la fraîcheur, la candeur et le dynamisme de la jeune fille qui réussit brillamment ses études tout en étant championne de soccer.

Le prix Relève Desjardins a été remis à Florence Lalonde, étudiante à HEC Montréal, et à Thuy Tran, étudiante à l’UQAM. Quant à Alexie Harbour, étudiante à l’UQAM, elle s’est vu remettre le prix Relève CDPQ.

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Évolution des fonds spéculatifs basés sur les actifs numériques https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/evolution-des-fonds-speculatifs-bases-sur-les-actifs-numeriques/ Fri, 25 Aug 2023 10:08:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=95840 ZONE EXPERTS - Examen de l’année écoulée.

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Malgré la volatilité sous-jacente et les baisses généralisées des valorisations des cryptoactifs au cours de l’année 2022, les fonds spéculatifs basés sur les cryptomonnaies restent des instruments d’investissement populaires pour les investisseurs qui cherchent à s’exposer au marché des cryptomonnaies.

L’étude menée conjointement par l’AIMA et PwC examine l’état actuel et l’évolution du paysage des fonds spéculatifs sur les crypto-monnaies au cours de l’année écoulée. Notre analyse se concentre sur la façon dont les retombées des événements de l’an dernier ont eu un impact sur les acteurs du marché et si cela modifie leurs besoins et leurs comportements.

Des thèmes clés ont émergé parmi les investisseurs, à savoir des exigences accrues en matière de réglementation, de gestion des risques et de conservation, en conséquence directe de la crise financière.

  • Les fonds spéculatifs crypto exigent ainsi des plateformes de négociation les exigences réglementaires suivantes : ségrégation obligatoire des actifs (75%), audits financiers obligatoires (62%) et déclaration indépendante des actifs de réserve (60%).
  • Les fonds spéculatifs crypto accordent une importance accrue à la sécurité de la plateforme lors de la sélection d’un lieu de négociation (augmentation de 110 % en glissement annuel), alors qu’auparavant la liquidité était le seul facteur dominant.

En outre, les acteurs du secteur eux-mêmes semblent se préparer à cette nouvelle dynamique de marché par les moyens suivants :

  • L’utilisation accrue d’outils standards de gestion de la liquidité : une augmentation de 100% en glissement annuel parmi les fonds spéculatifs crypto.
  • Amélioration des processus de gestion du risque de contrepartie : 53 % des fonds spéculatifs crypto ont déclaré avoir pris des mesures pour mettre à jour leurs politiques.
  • Sophistication accrue des solutions de conservation : 59 % des fonds spéculatifs crypto utilisent plusieurs types de conservation. Parmi ceux qui utilisent un seul type de conservation, 67 % font appel à un dépositaire tiers.
  • Utilisation accrue des échanges décentralisés (DEX) : 44% des fonds spéculatifs crypto négocient sur des DEX – une hausse modeste par rapport à 31% dans le rapport de 2021 et 42% en 2022. Pour ceux qui n’utilisent pas les DEX, les principales raisons sont les préoccupations potentielles en matière de réglementation et de cybersécurité.

Par conséquent, les fonds spéculatifs basés sur les crypto-monnaies s’efforcent de créer une nouvelle dynamique sectorielle qui consiste à rétablir la confiance et à faire entendre leurs besoins. Ils prennent également des mesures proactives pour mieux s’adapter à cette nouvelle dynamique du secteur.

Pour ce qui est de l’avenir, l’étude note que 93 % des fonds spéculatifs crypto s’attendent à ce que la capitalisation du marché des cryptoactifs soit plus élevée que prévu à la fin de 2023 qu’à la fin de 2022.

Le rapport examine également le sentiment actuel concernant l’investissement dans le marché des cryptoactifs par les fonds spéculatifs traditionnels.

Les résultats de l’enquête suggèrent que :

  • Les événements survenus sur le marché en 2022 ont ralenti l’adoption des cryptoactifs par les institutions, le risque de réputation étant considéré comme le principal obstacle à l’investissement.
  • Le nombre de fonds spéculatifs traditionnels choisissant d’investir dans les cryptoactifs a diminué, passant de 37 % l’année dernière à 29 % cette année.
  • Le durcissement de la réglementation encadrant les cryptoactifs aux États-Unis a conduit environ un quart des fonds spéculatifs traditionnels investissant actuellement dans les cryptoactifs à déclarer qu’ils pourraient reconsidérer la viabilité de leur stratégie en cette matière.

Malgré cet environnement difficile, de nombreuses parties du secteur de la blockchain et des cryptoactifs présentent un potentiel d’innovations utiles qui pourraient déboucher sur des solutions financières plus efficaces. L’un de ces domaines est la tokenisation des actifs et des fonds.

Comme le montre l’enquête, un fonds spéculatif traditionnel (y compris ceux qui n’investissent pas dans les cryptoactifs) explore la tokenisation.

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« Les fintechs ont progressé de cinq ans en six mois » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/les-fintechs-ont-progresse-de-cinq-ans-en-six-mois/ Wed, 19 Jan 2022 13:12:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=84536 « Les fintechs ont gagné cinq ans d'expérience lors des six premiers mois de la Covid-19. », dit Andrew Popliger.

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« La pandémie et son confinement ont démontré aux entreprises à quel point les technologies sont au cœur des stratégies d’affaires », ajoute Andrew Popliger.

Associé et leader national, technologie auprès de la société-conseil PwC, Andrew Popliger est l’un des responsables de l’édition 2021 de la Carte du développement du marché des sociétés de technologies financières au Canada de PwC.

Cette carte est publiée en collaboration avec Hockeystick, une société-conseil torontoise spécialisée dans le financement de jeunes pousses. Elle entend répertorier les « principales sociétés de technologies financières canadiennes fermées selon le total des fonds mobilisés ».

La carte identifie 115 fintechs canadiennes. Selon notre examen de ces 115 fintechs, douze d’entre elles sont situées au Québec. La proportion est de 10,4 %. En revanche, on en trouve 66 en Ontario, soit une proportion de 57,3 %, ce qui pourrait refléter le marché couvert par la firme Hockeystick.

PwC avait réalisé un exercice similaire en 2019, cette fois-là en collaboration avec CB Insights, un spécialiste reconnu d’études de marché. La carte de 2019 recensait 84 fintechs canadiennes, dont 25 situées au Québec. La proportion de fintechs québécoises était alors de 29,7 %.

Nous avons demandé à Andrew Popliger de nous donner son point de vue sur l’état des fintechs du Québec.

Maturité des fintechs

« Les fintechs ont pris beaucoup de maturité par rapport à 2019. Leur croissance a été rapide, notamment à cause de la Covid-19. Les rondes de financement sont devenues plus importantes. La plupart des fintechs sont rendues à l’étape de la commercialisation », signale Andrew Popliger.

L’associé et spécialiste des technologies chez PwC ajoute que les premiers appels publics à l’épargne ont commencé à avoir lieu. « Les fintechs montréalaises Lightspeed et Nuvei sont de bons exemples », dit Andrew Popliger.

Selon lui, le capital-risque s’intéresse de très près aux fintechs québécoises.

« Au troisième trimestre conclu le 30 septembre dernier, le capital-risque investi dans les fintechs québécoises avait dépassé les sommes totales investies en 2020. Au Québec, environ 20 % du capital-risque est destiné aux fintechs », précise Andrew Popliger.

Certains secteurs ont le vent dans les voiles.

« Le secteur de la gestion électronique des paiements est très dynamique en raison de la demande pour les paiements en ligne, provenant notamment des grandes entreprises. Plusieurs fintechs québécoises œuvrent dans le secteur de la gestion de patrimoine, qui n’a pas encore complété sa transformation numérique. Le papier y est encore très présent. Il y a une forte demande pour fluidifier les processus, comme la transmission des contrats en ligne », dit Andrew Popliger.

Selon lui, les fintechs spécialisées en cybersécurité bénéficieront de vents favorables au cours des prochaines années, ce qui favorisera les spécialistes de chaînes de blocs.

« Leur croissance sera exponentielle. Un autre élément joue en la faveur des spécialistes de chaînes de blocs, soit leur capacité à identifier la provenance des éléments d’une chaîne d’approvisionnement. Par exemple, on pourrait éventuellement relier la provenance des sacs de pommes d’un supermarché à tel ou tel verger de la Montérégie », dit Andrew Popliger.

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Le tribunal approuve le processus de vente de Bridging Finance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-tribunal-approuve-le-processus-de-vente-de-bridging-finance/ Fri, 13 Aug 2021 12:07:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=81521 PwC organisera une vente en deux étapes pour le gestionnaire de fonds et ses actifs.

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Un tribunal de l’Ontario a approuvé le processus d’examen de la vente éventuelle du gestionnaire d’actifs en difficulté Bridging Finance (BFI) et de ses fonds.

À la suite d’une audience tenue la semaine dernière, le juge en chef Morawetz de la Cour supérieure de justice de l’Ontario a accepté une requête présentée par le séquestre de BFI, PricewaterhouseCoopers (PwC), qui présente des plans pour la vente éventuelle de la firme.

PwC a été nommé séquestre de la société à la suite d’une demande de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO), qui a enquêté sur d’éventuels conflits d’intérêts non divulgués au sein de la société et de ses fonds. La CVMO n’a pas formulé d’allégations officielles dans cette affaire.

Le processus de sollicitation de vente et d’investissement (PSVI) proposé prévoit une campagne en deux étapes. Les entreprises intéressées disposant de cinq semaines pour envisager initialement de faire des offres et soumettre des offres non contraignantes pour une partie ou la totalité de la société et de ses fonds. Les offres contraignantes seraient attendues environ dix semaines plus tard.

L’approbation du tribunal pour toute transaction serait entendue avant le 31 décembre.

Le PSVI définit également les conditions de participation au processus et la manière dont PwC traitera les offres potentielles.

Fin juillet, PwC a déclaré avoir « reçu des indications préliminaires d’intérêt de la part d’un large éventail d’acheteurs potentiellement intéressés » qui pourront participer au processus de vente à condition de satisfaire à ses exigences.

Lire aussi : Bridging Finance rachetée ?!

Entre-temps, le personnel de la CVMO demande également une prolongation de l’ordonnance temporaire d’interdiction d’opérations visant les fonds BFI, accordée pour la première fois le 30 avril et qui doit expirer le 12 août.

Le personnel de la CVMO a demandé que cette ordonnance soit prolongée jusqu’au 31 décembre, invoquant la poursuite de son enquête.

Dans sa motion, le régulateur a confirmé que son enquête se poursuit et a déclaré que la prolongation « est nécessaire pour protéger les investisseurs et est dans l’intérêt du public ».

PwC a consenti à la prolongation de l’ordonnance d’interdiction d’opérations.

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