Flinks – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 23 Feb 2022 13:37:58 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.9.3 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Flinks – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 Le legs d’un grand leader https://www.finance-investissement.com/edition-papier/actualite/le-legs-dun-grand-leader/ Wed, 23 Feb 2022 05:20:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=85447 Il tire une grande fierté de l’agilité de ses troupes.

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Avec ses équipes et partenaires, Louis Vachon a insufflé toute une poussée de croissance à la Banque Nationale du Canada (BN) alors qu’il en était le chef de la direction, de juin 2007 au 31 octobre 2021.

Durant cette période, l’actif bancaire est passé de 113 G$ en 2007 à 356 G$ à la fin de l’exercice 2021. Et les activités de tous ses secteurs ont accru leur rentabilité. Depuis le 1er juin 2007, l’action de la Banque Nationale a fourni un rendement total annualisé de 14 % au 31 octobre dernier. Par rapport à ses pairs, l’institution reste le chef de file quant au rendement total pour les actionnaires sur 3, 5, 10 et 20 ans, selon la BN.

Pour l’exercice 2021, la BN affiche un résultat net de 3,17 G$ et des revenus totaux de 8,9 G$, soit une croissance annuelle composée sur 6 ans de 11,1% et de 6,7% respectivement. De 2015 à 2021, le ratio des fonds propres de catégorie 1 sous forme d’actions ordinaires (CET1) est passé de 9,9% à 12,2 %, ce qui est bien supérieur aux normes réglementaires et montre la solidité financière de la banque.

En raison entre autres de la performance de son organisation, le jury du Top des leaders de l’industrie financière du Québec nomme Louis Vachon Personnalité financière de l’année 2021. Le jury lui accorde également une mention spéciale « pour sa carrière exceptionnelle, son leadership inspirant et son legs impressionnant pour la communauté financière du Québec ». C’est donc la troisième fois que Finance et Investissement lui décerne le titre de Personnalité financière de l’année.

« Il est arrivé en poste pendant une crise financière et a fait de la Banque Nationale une des entreprises les plus performantes au Canada. Le prix de l’action reflète la meilleure performance des dernières années », indique le jury.

« Pour l’exercice 2021, la Banque Nationale affiche une année incroyable. La majorité des indicateurs de performance sont très prometteurs », ajoute-t-il.

L’humain d’abord

Au-delà des chiffres, Louis Vachon est fier de la culture d’adaptabilité qu’il a favorisée à la BN. « [Cette culture] nous a bien servis durant la pandémie de COVID-19, les périodes de volatilité financière et les périodes de changements technologiques », dit Louis Vachon.

Par exemple, il se félicite de la proactivité de la BN qui, au printemps 2020, a alloué 500 $ à chacun de ses travailleurs afin qu’ils s’équipent pour le télétravail ou a versé une prime aux employés de première ligne ayant maintenu le service en personne.

« Comme équipe de gestion, mes collègues du bureau de la présidence et moi-même avons vraiment fait encore plus de communications que d’habitude. Les gens se sont sentis bien accompagnés et bien informés », souligne Louis Vachon. Résultat : les indices de mobilisation de la main-d’œuvre ont été à la hausse de 2019 à 2020. « Tout au long de l’exercice 2021, dans un contexte marqué par la poursuite de la pandémie, la Banque a continué de mettre le bien-être de ses employés et de ses clients au cœur de ses préoccupations. Le Conseil est fier de la compassion dont la Banque a fait preuve, fidèle à son engagement envers notre mission – prioriser “l’humain d’abord” », déclare Jean Houde, président du conseil d’administration de la BN, dans son rapport annuel.

Le jury du Top des leaders a également applaudi le fait « que la BN se donne des cibles de représentativité auprès des minorités visibles, personnes handicapées et autochtones » parmi ses employés et sa direction. Par exemple, elle vise de passer d’une représentativité des premières dans le bassin global d’employés de 23,2 % en 2020 à 26% en 2023 afin d’être le miroir de la société dans laquelle elle exerce ses activités.

« Quand une organisation se voit comme le reflet de sa communauté, elle part avec une longueur d’avance sur ses concurrents étrangers. Laurent Ferreira, premier président issu de l’immigration, est encore plus sensible à ce genre de choses que je ne le suis », explique Louis Vachon.

Quête d’équilibre

En revisitant certains événements qui ont jalonné sa présidence, Louis Vachon admet avoir répété ce mantra à ses équipes : « Il ne faut pas paniquer quand ça va mal et il ne faut pas se penser trop fin quand ça va bien. »

« La nature humaine est parfois un peu bipolaire. Viser l’équilibre est important », dit-il.

Ç’a été le cas entre autres au début de 2008, au pire de la crise financière. « On se faisait tirer dessus à boulets rouges dans les journaux à cause de l’histoire du papier commercial adossé à des actifs [PCAA] », se rappelle-t-il.

Afin de signifier aux employés les plus expérimentés qu’il a besoin d’eux, ce passionné d’histoire évoque l’impact qu’ont eu les vétérans de la légion romaine dans la bataille décisive contre Hannibal, le général carthaginois, à Zama, en 202 av. J.-C.

Les employés vétérans pouvaient relativiser la crise en la comparant avec les récessions de 1981-1982 ou de 1992. « Des crises, il y en a déjà eu, il va toujours y en avoir et on a toujours réussi à passer au travers. Juste là, en 10 secondes, tu peux calmer toute ta succursale », soutient Louis Vachon.

Même s’il n’a pas paniqué, Louis Vachon admet que la crise du PCAA, qui a débuté en 2007, a été l’épreuve la plus difficile de sa présidence.

« Cette crise était d’une ampleur et d’une complexité assez spéciales », dit-il. Avec d’autres acteurs, dont l’ancien dirigeant de la Caisse de dépôt et placement du Québec Henri-Paul Rousseau, la BN a joué un rôle dans l’Accord de Montréal qui a mené à une restructuration du PCAA.

« Notre perception était que la majorité du papier était de bonne qualité. Le problème est qu’il y avait des actifs de 10 ans qui étaient financés avec du papier de 3 mois. Un classique. On a converti du papier de 3 mois en du papier de 10 ans », explique Louis Vachon. La restructuration a permis de préserver 95,6% de la valeur économique du PCAA.

La BN « a récupéré une grande partie de ses billes », mais a engagé d’autres coûts afin de protéger ses clients, notamment en rachetant les titres aux petits porteurs, et d’aider ses clients commerciaux et d’affaires qui avaient du PCAA en leur donnant des liquidités.

Par ailleurs, Louis Vachon se félicite de la participation de la BN à l’achat du Groupe TMX par le consortium canadien Maple en 2012, ce qui a bloqué le projet de fusion avec le groupe London Stock Exchange (LSE). « La décision stratégique a été complètement validée au cours des 10 dernières années. Le LSE a tellement fait une mauvaise job à gérer la Bourse de Milan, en Italie, qu’il l’a vendue », lance-t-il.

Selon lui, le fait qu’on garde le siège social du TMX au Canada est « une très bonne décision », ce que confirme par ailleurs sa bonne performance financière.

La création de la division internationale de la Banque au milieu des années 2010 est un legs de sa présidence. Il qualifie d’ailleurs de « coup de circuit financier »ses investissements dans la société américaine de financement spécialisé Credigy ainsi que dans l’institution financière Advanced Bank of Asia, établie au Cambodge. La BN s’est jointe à l’actionnariat de cette dernière en 2014, pour progressivement augmenter sa participation au fil des ans, jusqu’à en prendre le contrôle en mai 2016. En décembre 2020, la BN haussait à 100 % sa participation dans Credigy, qui s’adresse aux entreprises de technologie financière (fintechs).

Bien que ces acquisitions se soient avérées des investissements profitables, Louis Vachon admet avoir mal communiqué sa stratégie internationale en 2015. « Ç’a créé beaucoup de confusion parmi nos investisseurs. La volatilité de notre action en 2015 et 2016, ç’a été à cause de cela [et aussi en raison de la baisse du prix du pétrole] », note-t-il.

D’ailleurs, alors qu’au premier trimestre de 2015 les prêts destinés aux producteurs et aux fournisseurs de services du secteur du pétrole et du gaz naturel représentaient 3,7 % de l’ensemble des prêts de la BN, cette proportion était de 1% à la fin de l’exercice 2021.

Louis Vachon parle de diminution contrôlée pour une transition vers les énergies renouvelables, secteur auquel la BN a accru son exposition depuis 2015.

À la défense du Québec

Sa plus grande fierté? Que la performance de la BN ait contribué en partie à une réévaluation dans l’opinion anglo-saxonne de l’économie du Québec dans les marchés financiers internationaux, « Quand je suis arrivé à la présidence, le Québec était perçu comme étant endetté, trop socialiste, ayant un agenda nationaliste et donc étant condamné à sous-performer sur le plan économique. Quinze ans plus tard, le Québec a une cote de crédit supérieure à celle de l’Ontario, une performance économique très bonne et une croissance démographique qui fait l’envie de n’importe quel pays d’Europe. »

Il tire une grande fierté du fait que ses collègues et lui ont « toujours défendu le Québec, même quand ce n’était pas à la mode », entre autres par leurs publications économiques et les conférences prononcées dans les métropoles canadiennes.

Louis Vachon le répète : il ne faut pas s’asseoir sur ses lauriers. Les récents progrès technologiques rendent certaines activités bancaires vulnérables à la fragmentation du système financier qui permet à certains petits acteurs de s’illustrer dans des niches. C’est le cas des activités de paiement et, dans une moindre mesure, de l’intermédiation du crédit.

Or, il demeure sceptique sur le fait qu’une plateforme informatique parvienne, lors d’une crise financière, à se substituer au bilan d’une banque comme outil d’intermédiation de crédit. « C’est une vision technologiste et simpliste. Gérer le bilan d’une banque est d’une grande complexité. Tu fais quoi si tous les emprunteurs veulent emprunter à cinq ans fixes et tous les épargnants veulent du taux flottant? Qui va gérer les écarts de liquidité, les écarts de risque de taux d’intérêt. Un superordinateur ? »

Moins vulnérable à une révolution technologique, le secteur de la gestion de patrimoine reste sujet à ses propres tendances en matière de fragmentation de la finance. Par exemple, Banque Nationale Réseau Indépendant (BNRI), fournisseur de services de garde de valeurs, d’exécution d’ordres et de solutions de courtage pour les firmes de gestion de patrimoine indépendantes, joue un rôle important afin de servir les nouvelles firmes de ce secteur qui ont vu le jour aux États-Unis et au Canada.

À ce chapitre, Louis Vachon défend BNRI face aux critiques de certains de ses utilisateurs : « Il y a des choses qui doivent être améliorées. L’équipe travaille très fort. Sauf que c’est facile de critiquer [BNRI], c’est le leader incontesté dans le marché. »

Avec la récente prise de contrôle de la société d’agrégation de données Flinks, la BN entend également profiter de la tendance vers le système bancaire ouvert (open banking). Alors que cette firme sert des sociétés de fintechs, Credigy peut également financer les activités de ces fintechs. « Nous, ça nous permet de bénéficier de la fragmentation de la finance et non d’en être victimes, parce qu’on offre des services à ces firmes. »

D’ailleurs, souligne Louis Vachon, s’ils continuent d’accompagner leur client dans les périodes difficiles, les conseillers ne seront jamais victimes des robots s’ils font ceci:» Garder leur client investi dans le marché durant les périodes de volatilité, pour l’empêcher de vendre au pire moment. »

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Dévoué à son équipe https://www.finance-investissement.com/dossiers_/top-25/devoue-a-son-equipe/ Wed, 23 Feb 2022 05:03:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=85430 Il lui a fourni de nouveaux outils.

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Denis Gauthier, premier vice-président et directeur national de la Financière Banque Nationale Gestion de patrimoine (FBNGP), peut être fier de la manière dont ses équipes et les conseillers en placement (CP) de la firme ont traversé la pandémie. Ils s’y sont généralement bien adaptés tout en contribuant à faire croître le courtier.

Pour les activités québécoises de la FBNGP, l’actif géré s’élevait à 89,4 G$ au 31 août 2021, en hausse de 23,5 % par rapport à la même date en 2020. Pour les trois premiers trimestres de l’exercice 2021, les revenus totaux étaient de 415,3 M$, soit une augmentation de 19,9 % par rapport à la même période en 2020, et les profits ont crû de 26,3 %.

En 2021, bon nombre d’indicateurs étaient au vert : la marge bénéficiaire s’est améliorée, le nombre de clients a augmenté de 5 % et la part de marché de la FBNGP, qui se chiffre à 29,7 % de l’actif géré au Québec par des sociétés de courtage en placement, est stable depuis 2020, selon les données de la Banque de données des statistiques officielles sur le Québec.

« Il dirige de main de maître un important réseau de conseillers. Il a réussi à maintenir sa part de marché au Québec malgré la concurrence vive. La profitabilité de son réseau est notable et la croissance des actifs est très bonne », indique le jury du Top des leaders de l’industrie financière.

La FBNGP a même renversé la tendance quant au nombre de CP avec code de représentant. Celui-ci était passé de 465 à la fin de 2014 à 402 à la fin de 2018. En hausse depuis, il se chiffrait à 411 en 2019, à 422 à la fin de 2020, et à 433 au 31 août 2021.

« On est vu comme une destination de choix », dit Denis Gauthier, fier également de la fidélisation des conseillers.

Cet attrait découle de différents facteurs, dont l’adaptation de la FBNGP à la pandémie, le respect de l’avis des CP dans ses orientations et les ressources déployées pour eux. Ces ingrédients semblent avoir épicé différentes initiatives au fil des ans.

Denis Gauthier donne l’exemple de la vision de son équipe qui, avant le confinement de mars 2020, envisageait déjà une hausse de l’utilisation de la bureautique collaborative (Teams, SharePoint) et avait fourni aux conseillers et adjointes des ordinateurs portables. « On a été un peu chanceux d’avoir déployé ça avant la COVID-19 », dit-il.

Lors du premier confinement de la population, les systèmes des CP et de leurs adjointes ont rapidement été opérationnels. Avec le soutien de la firme, les conseillers ont pu rassurer leurs clients, les soutenir, puis se réinventer.

Par exemple, l’outil DocuSign pour la signature électronique a facilité les transactions et l’accueil de nouveaux clients. « Pour certains types de comptes et de sociétés, on ne peut pas tout faire de manière numérique. Il faut avoir une wet signature. On y travaille encore », admet Denis Gauthier.

La FBNGP a aussi aidé les CP à développer leurs affaires, par exemple en organisant des événements pour les clients virtuels. Or, l’instauration de microsites de conseillers, sortes de sites web à l’intérieur de celui de la firme, a été plus lente que prévu. « Ç’a pris plus de temps, mais on a accouché de très beaux microsites », précise le dirigeant.

Denis Gauthier est reconnu pour avoir réformé le rôle traditionnel de directeur de succursale en 2011, entre autres en confiant ses fonctions réglementaires à un surveillant de conformité qui supervise quelques succursales.

L’une de ses dernières innovations administratives ? L’embauche de directeurs régionaux associés et leur jumelage avec les équipes de gestion des meilleures pratiques d’affaires, de gestion de patrimoine et de gestionnaires de portefeuille. « Au lieu d’être silos, nous avons monté des équipes globales, sur le terrain, au service de nos conseillers pour avoir une vision à 360 degrés de leurs besoins », note Denis Gauthier.

Parmi les initiatives lancées avant la pandémie, mais qui se sont déployées pendant celle-ci, on compte l’adoption de l’outil de planification financière Conseils pour la vie, fondé sur les objectifs. « L’outil a permis d’avoir des conversations approfondies sur ce qui préoccupe vraiment nos clients », souligne-t-il.

Dans les prochains mois, la FBN vise à moderniser son outil afin que tant le client que le conseiller puisse affiner son plan, par exemple en permettant au premier d’en mettre à jour les paramètres en fonction des aléas de sa vie.

Par ailleurs, la pandémie a mis en lumière l’importance de la planification successorale et, au début de 2021, la FBNGP s’est retrouvée « victime du succès »de son service grâce auquel les CP lient leurs clients avec des experts en la matière. « La demande a explosé pour les bonnes raisons et on a eu des défis de capacité. On a fait des embauches pour pallier cela. Les délais sont redevenus normaux », explique Denis Gauthier, qui souligne que les experts font des plans étoffés qui demandent 40 heures de préparation chacun.

Il souligne également le succès de la mise en place de banquiers dédiés aux clients de la FBNGP à même ses succursales, ce qui a donné l’occasion au courtier de leur recommander pour 1,1 G$ en volume de prêts en 2021. « Ça permet de mieux servir le client des deux côtés du bilan », déclare-t-il.

Par ailleurs, l’adoption du logiciel de gestion de la relation client Salesforce a non seulement facilité le travail des conseillers selon lui, mais l’a aussi rendu conforme aux nouvelles exigences de connaissance du produit. « Notre outil se connecte à Salesforce de manière transparente et il se remplit tout seul. Autant le processus que l’archivage et la prise de notes en continu [sont simplifiés] », explique-t-il.

La FBNGP reste orientée vers l’avenir, et cherche à être plus inclusif. Par exemple, en 2020, le courtier visait à faire passer le nombre de conseillères de 163 (19,8 % des CP) en 2021 à 200 (23 %) en 2024. « Nous avons fait plusieurs actions concrètes, dit-il. Nous sommes rendus à 171 conseillères [20 %] dans une industrie où ça tourne autour de 18 %. »

À terme, l’acquisition par la Banque Nationale de la firme d’agrégation de données financières Flinks devrait également profiter aux clients de la FBNGP. « Je vois les technologies financières donner énormément de leviers aux relations humaines », affirme Denis Gauthier.

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Flinks : investissement significatif d’une institution financière https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/flinks-acquise-par-une-institution-financiere/ Wed, 25 Aug 2021 20:09:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=81790 La fintech figurait au portfolio de Luge Capital depuis 2018.

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La Banque Nationale a acquis une participation majoritaire dans Flinks. Cette entente serait de l’ordre de 103 millions de dollars (M$), selon ce que rapporte The Logic.

La transaction a été évoquée en conférence téléphonique alors que la Banque Nationale commentait aujourd’hui ses résultats du troisième trimestre de 2021. De plus amples détails sur cette transaction sont attendus incessamment.

« Le but de Flinks est d’aider les principaux acteurs de la finance. Nous fournissons les outils dont ils ont besoin pour accéder, comprendre et utiliser les données financières, et ils fournissent les services que les consommateurs souhaitent, dans le monde entier », indique Yves-Gabriel Leboeuf, le PDG de Flinks, sur son site Internet.

Il y a un an, la fintech montréalaise a conclu une ronde de financement de série A de 11 M$ menée par NA Capital de risque, un groupe spécialisé en capital de risque corporatif de la Banque Nationale. S’y ajoutait un financement par emprunt de 5,2 M$ avec le Groupe Technologie et Innovation de la Banque Nationale.

« Nous constatons un alignement parfait entre la mission de Flinks et notre propre objectif d’aider nos clients à gérer leurs finances en leur fournissant des solutions numériques innovantes et fiables », avait alors commenté Philippe Daoust, directeur général de NA Capital de risque.

Flinks a été la première fintech à être sélectionnée par le fonds de capital de risque Luge Capital, en 2018. Ce premier investissement était de l’ordre de 1,75 M$.

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Fintech en quête de transparence https://www.finance-investissement.com/edition-papier/nouvelles-edition-papier/fintech-en-quete-de-transparence/ Mon, 22 Mar 2021 04:16:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=78630 L'agrégateur de données veut croître à sa façon.

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Wealthica est une application qui permet aux conseillers et aux investisseurs d’avoir une vue d’ensemble sur leurs placements.

La firme de technologie financière (fintech) montréalaise Technologie financière Wealthica se présente comme le plus grand agrégateur de données au Canada en termes de nombre d’institutions financières prises en charge et le seul à avoir acquis une expertise dans l’agrégation de comptes de placements au Canada.

Sa technologie permet à ses utilisateurs à la fois d’extraire et de sauvegarder au quotidien la liste et la valeur de comptes, titres et transactions effectués ou détenus auprès de leurs institutions financières, et d’importer des données provenant de plus de 140 institutions financières et portails d’investissements canadiens.

L’application compte aujourd’hui plus de 25 000 utilisateurs, principalement des investisseurs autonomes inscrits à la version gratuite, mais également des conseillers indépendants et des bureaux de gestion de patrimoine familial (family office) qui sont abonnés à la version en marque blanche.

La plateforme fait le suivi de plus de 11 G$ en actif à la fin de février 2021, contre 5 G$ à la fin de 2019, et 10 G$ à la fin de 2020. La fintech emploie plus d’une douzaine de personnes, principalement à Montréal, mais aussi à Toronto, en Europe et en Asie.

C’est autour d’un café, en février 2014, que l’idée de lancer l’application est née.

«Éric Chouinard, Martin Leclair et moi avions le même problème : nous avions des placements dans plusieurs institutions, et il n’y avait aucun moyen d’avoir une vue d’ensemble de la situation», raconte Simon Boulet, le chef de la direction de Technologie financière Wealthica.

L’absence de solution adéquate les convainc de lancer Wealthica. La version initiale propose aux investisseurs un tableau de bord offrant une vision consolidée de leurs différents comptes de placement. Rapidement, l’application se bonifie.

On peut ainsi y consulter l’ensemble de son patrimoine, que ce soit les comptes d’opération ou d’épargne réguliers, l’hypothèque, les placements privés, et même la valeur des éléments d’une collection. Les données sont collectées auprès des institutions financières et mises à jour quotidiennement. Wealthica est la seule fintech au Canada à être complètement intégrée verticalement, affirme Simon Boulet. Ainsi, la firme a développé ses propres moteurs d’agrégation de données. À l’image d’une grande entreprise pétrolière comme Suncor Énergie, elle effectue à la fois l’extraction de la donnée financière brute, son raffinage, sa transformation et son enrichissement, de manière à pouvoir être adéquatement utilisée, illustre-t-il.

Simon Boulet évoque Flinks, une autre fintech montréalaise qui a aussi développé des API (interface de programmation d’application) et des outils de données permettant à ses clients de connecter, d’enrichir et d’utiliser les données de leurs propres utilisateurs pour alimenter leurs applications. Or, celle-ci est surtout active dans l’extraction et la transformation de données, et n’est donc pas entièrement intégrée verticalement, explique-t-il. «Flinks a aussi développé son propre moteur d’agrégation, et la firme est très forte en ce qui concerne le secteur bancaire, alors que nous le sommes dans le secteur du placement. C’est pourquoi nous avons signé un partenariat avec elle, qui lui permet de revendre l’agrégation de données de placement de Wealthica sous sa marque.»

À l’instar de Suncor, qui détient Petro-Canada et distribue ainsi au grand public, Wealthica possède son tableau de bord afin de servir les utilisateurs, poursuit Simon Boulet.

D’autres fintechs utilisent également le moteur d’agrégation de données de Wealthica pour leurs propres logiciels, indique-t-il. C’est le cas de Hardbacon, qui offre des comparateurs de produits financiers, et qui est notamment offerte aux utilisateurs du service de courtage de Desjardins.

«C’est cette intégration verticale qui nous permet d’offrir un tableau de bord de grande qualité et de nous distinguer», affirme-t-il.

Wealthica se différencie également par sa plateforme ouverte, ajoute Simon Boulet. Un développeur indépendant peut donc s’y greffer et offrir des fonctionnalités. C’est le cas de Wealthscope, de Toronto, qui propose un outil d’analyse de portefeuille qui s’intègre à Wealthica. Equisoft permet, pour sa part, par l’intermédiaire de l’outil Equisoft/analyze pour conseillers, l’intégration d’institutions financières et de conseillers à Wealthica.

Passion de développer

Natif de Lévis, Simon Boulet a grandi sur la Rive-Sud de Montréal, dans une famille «très ouverte»à la technologie.

S’il estime que son père lui a apporté son côté entrepreneurial, il attribue à sa mère son intérêt pour la programmation. Alors qu’elle travaillait dans le secteur des assurances chez Desjardins, elle s’est réorientée afin de devenir programmeur Cobol.

«Le soir et la fin de semaine, je prenais ses livres et je faisais ses travaux. À 12 ans, je savais déjà programmer des sites web», raconte Simon Boulet.

Il raconte avoir lancé son premier site web alors qu’il étudiait au secondaire. Une activité qui lui a rapporté «de bons revenus publicitaires. Alors que j’étais toujours sur les bancs de l’école, je recevais chaque semaine des chèques de plusieurs milliers de dollars américains. Cela a duré quelques mois, puis la bulle Internet a éclaté», relate-t-il.

Tout en poursuivant ses études, Simon Boulet a enchaîné différentes activités commerciales, parmi lesquelles l’opération d’une firme d’hébergement de sites web en 2002. Puis, en 2004, il est embauché par iWeb Technologies, une importante société d’hébergement web. «C’était mon premier véritable emploi, et le seul que j’aurai eu, en réalité», lance-t-il en riant.

C’est néanmoins là qu’il fait la connaissance d’Éric Chouinard et de Martin Leclair, les fondateurs d’iWeb, avec qui il développera Wealthica par la suite.

Il qualifie de «très particulier» son parcours auprès d’iWeb. Il quitte en effet l’entreprise deux ans après son embauche afin de se relancer en affaires, mais iWeb lui fait de nouveau signe en 2009 et acquiert son entreprise. En 2011, alors qu’elle est inscrite en Bourse, iWeb est privatisée et Simon Boulet quitte une nouvelle fois l’aventure. En 2013, iWeb Technologies est finalement acquise par la société américaine Internap Corporation.

Après avoir obtenu un DEC en informatique au Collège de Maisonneuve en 2004, celui qui se décrit comme un autodidacte termine un certificat en informatique appliquée à l’Université de Montréal en 2009, puis obtient en 2012 un Diplôme d’études supérieures spécialisées de 2e cycle en technologies de l’information à l’Université de Sherbrooke.

«J’ai toujours été curieux d’apprendre de nouvelles choses et cette curiosité-là m’a amené à avoir une compréhension très large de l’informatique, de l’Internet et des réseaux, et cela nous aide beaucoup chez Wealthica», indique-t-il.

Son intérêt dans l’aventure a d’ailleurs toujours principalement concerné le développement de l’application. «Je suis un gars technique, tandis que Martin Leclerc est très actif en matière de relations avec les utilisateurs. Quant à Éric Chouinard, s’il est moins présent aujourd’hui, il l’a beaucoup été au moment de l’idéation et demeure pleinement impliqué à titre de conseiller.»

C’est le besoin d’ajouter une ressource possédant une expérience significative du domaine financier qui mène Éric Lemieux à se joindre à l’équipe de direction de Wealthica en janvier 2020. L’ex-directeur général de Finance Montréal et ex-vice-président, gestion des avoirs, chez Desjardins, est un utilisateur convaincu de l’application depuis l’automne 2016, lorsqu’il a assisté à sa présentation par Simon Boulet dans le cadre d’un concours de pitch du Forum Fintech.

«L’application correspondait à un besoin que j’avais cerné il y a déjà quelques années lorsque j’étais chez Desjardins et que l’on mettait en valeur une approche globale pour offrir de meilleurs conseils», explique Éric Lemieux.

Simon Boulet estime que la force de l’équipe de direction de Wealthica réside dans sa complémentarité et sa vision commune de l’entrepreneuriat. «Nous ne sommes pas à la recherche d’une croissance qui nous mènera à lever des millions de dollars et à engager 45 personnes.»

Sa participation au concours de pitch du Forum Fintech ne visait d’ailleurs pas à franchir une étape de financement. «Nous n’avons jamais eu besoin de pitcher devant des investisseurs, car le capital de Wealthica est fermé et nous avons toujours eu la chance de pouvoir nous financer nous-mêmes.»

L’objectif consistait à faire connaître Wealthica et Simon Boulet considère comme un point marquant cet événement qui l’a pourtant complètement sorti de sa zone de confort. «On grandit à travers nos faiblesses. Je suis assez introverti et gêné, et me retrouver sur une scène devant peut-être 700 personnes était gênant, mais j’en suis très fier.»

Wealthica n’a remporté aucun prix ce jour-là, mais a plus que doublé sa base d’utilisateurs et a obtenu beaucoup de visibilité.

Regard tourné vers les États-Unis

La crise sanitaire des derniers mois a également marqué le parcours de la fintech. «Tout s’est d’abord mis sur pause», dit-il. Wealthica avait lancé en 2019 son tableau de bord en marque blanche destiné aux professionnels de l’industrie, et la majorité des clients ont alors choisi de remettre leurs projets.

«Ce fut une surprise, mais les soubresauts de la Bourse ont amené plusieurs particuliers à s’intéresser à leurs placements et notre volet grand public a connu une croissance exceptionnelle», indique Simon Boulet.

Depuis la fin de 2020, la signature d’ententes pour la version en marque blanche a graduellement repris.

La situation a aussi permis aux équipes de développement de travailler sur une mise à jour de l’application, lancée au début de l’année 2021.

Wealthica prépare son expansion aux États-Unis, alors qu’elle teste des connexions avec des institutions américaines et dresse des plans afin de construire une base d’utilisateurs.

Au Canada, la stratégie d’acquisition d’utilisateurs mise en œuvre a mené Wealthica à acheter le site d’informations boursières et financières Stockchase en 2017. Le but étant d’amener les utilisateurs de Stockchase à adopter Wealthica, puis à utiliser le contenu du site pour nourrir l’application. «Lorsque l’investisseur détient un titre, par exemple Facebook, et qu’un expert l’évoque, une alerte est générée», explique Simon Boulet.

Il confirme que la démarche a été assez rapidement profitable, au point de pouvoir «tirer des produits de Stockchase pour les réinvestir dans Wealthica».

Malgré les différences qui caractérisent les marchés canadien et américain, la stratégie d’implantation devrait être assez similaire, selon Simon Boulet : «Nous allons certainement nouer des partenariats avec des influenceurs et d’autres fintechs.»

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Flinks offre une connexion aux plateformes de gestion des avoirs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/flinks-offre-une-connexion-aux-plateformes-de-gestion-des-avoirs/ Tue, 06 Oct 2020 12:20:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=75425 La fintech montréalaise offre la première solution de collectivité des données pour le secteur de la gestion des avoirs.

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Avec Investments, Flinks désire offrir aux entreprises la capacité d’accéder aux données des comptes-utilisateurs de leurs clients sur plus de 75 plateformes numériques de gestion des avoirs.

Cette solution de connectivité des données est issue de la technologie de connectivité de la société montréalaise et permet d’ouvrir des comptes en ligne et d’offrir un service holistique de gestion des avoirs. Investments harmonise ainsi les données financières des institutions auxquelles Flinks se connecte.

Avec cette technologie, environ le tiers des Canadiens peuvent désormais partager leurs données bancaires avec des fournisseurs tiers de leur choix.

« Les services de gestion des avoirs sont essentiels au bien-être financier des Canadiens. Pourtant, le secteur dans son ensemble ne s’est pas encore adapté à l’ère numérique, note Yves-Gabriel Leboeuf, co-fondateur et PDG de Flinks. En lançant Investments, notre but est de permettre aux entreprises canadiennes de se tourner vers le numérique et de transformer la façon dont ils accèdent et utilisent les données financières. Nous avons déjà vu cette transformation s’opérer dans le secteur bancaire, à travers le développement de produits numériques de calibre mondial. Cette nouvelle solution de connectivité des données pour la gestion des avoirs va amener des changements positifs pour les investisseurs et épargnants canadiens. »

Ce lancement s’inscrit dans une nouvelle phase d’expansion pour le réseau de données financières de Flinks, ce qui devrait lui permettre de diversifier son offre et d’améliorer ses produits, espère-t-on chez la fintech.

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Flinks obtient un financement de plus de 16 millions de dollars https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/flinks-obtient-un-financement-de-plus-de-16-millions-de-dollars/ Thu, 09 Jul 2020 12:07:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=67587 La fintech vient de conclure une ronde de financement et a obtenu un emprunt de la Banque Nationale.

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Flinks pourra compter sur un financement de plus de 16 millions de dollars (M$) pour stimuler le développement de sa technologie de connectivité des données et de numérisation, à laquelle ont recours des acteurs l’industrie financière.

La fintech montréalaise vient ainsi de conclure une ronde de financement de série A de 11 M$ menée par NA Capital de risque, un groupe spécialisé en capital de risque corporatif de la Banque Nationale. Cette ronde inclut aussi la participation financière d’Intact Ventures, Luge Capital ainsi que Panache Ventures.

« NA Capital de risque croit fortement à la démocratisation de l’innovation. C’est pourquoi nous sommes fiers d’appuyer Flinks, alors que celle-ci continue d’affirmer son rôle vital au sein des écosystèmes de technologie financière, tant au Canada qu’à l’étranger. Nous constatons un alignement parfait entre la mission de Flinks et notre propre objectif d’aider nos clients à gérer leurs finances en leur fournissant des solutions numériques innovantes et fiables », commente Philippe Daoust, directeur général de NA Capital de risque.

À cela s’ajoute un financement par emprunt de 5,2 M$ avec le Groupe Technologie et Innovation de la Banque Nationale. Ce groupe est reconnu pour offrir un soutien spécialisé aux fintechs en forte croissance.

« Nous avons le privilège, au Groupe Technologie et Innovation, d’appuyer la croissance des entreprises d’ici depuis plus de 20 ans. C’est pourquoi nous sommes ravis de voir Flinks continuer de s’établir et d’innover pour permettre à encore plus d’entreprises de se tourner vers le numérique. Et dans le contexte actuel, la tendance risque de s’accélérer », mentionne Channt Chea, directeur principal, Groupe Technologie et Innovation de la Banque Nationale.

Cet argent permettra à Flinks de notamment se lancer dans de nouveaux secteurs, comme celui de la gestion de patrimoine.

« La numérisation des services financiers est plus qu’une simple tendance passagère. Il s’agit d’une refonte du secteur, entraînée par l’évolution rapide des besoins des consommateurs à l’échelle planétaire. Flinks est dans une position unique pour aider les entreprises à accélérer leur transformation numérique. Cet investissement de nos partenaires stratégiques nous permet d’entamer la prochaine phase de notre mission : consolider notre position au sein de notre marché et développer de nouveaux produits innovants qui nous permettront de répondre à la demande mondiale », conclut Yves-Gabriel Leboeuf, co-fondateur et PDG de Flinks.

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