Nouvelles | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 18 Jun 2026 17:17:10 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Nouvelles | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ 32 32 La déclaration automatique pourrait rapporter gros https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-declaration-automatique-pourrait-rapporter-gros/ Thu, 18 Jun 2026 17:17:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114554 Les non-déclarants admissibles pourraient recevoir en moyenne plus de 2 200 $ par année en prestations.

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Selon l’organisme fédéral de surveillance budgétaire, le projet d’Ottawa visant à mettre en place une déclaration d’impôt automatique pourrait permettre aux Canadiens qui, habituellement, ne remplissent pas de déclaration d’impôt, de percevoir chaque année des milliers de dollars de prestations auxquelles ils ont droit.

Dans le budget 2025, le gouvernement fédéral a annoncé un projet visant à ce que l’Agence du revenu du Canada (ARC) remplisse les déclarations d’impôts de certaines personnes à faibles revenus et propose des déclarations préremplies à d’autres dont la situation fiscale est simple.

Le gouvernement s’appuie sur l’ARC pour distribuer certaines prestations destinées aux travailleurs, aux parents ou aux ménages à faibles revenus — ce qui signifie que ceux qui ne remplissent pas de déclaration d’impôts ne perçoivent probablement pas les prestations auxquelles ils ont droit.

Dans un nouveau rapport, la directrice parlementaire du budget, Annette Ryan, estime que le gouvernement fédéral verserait 342 millions de dollars (M$) sur cinq ans dans le cadre de ce nouveau programme, dont la gestion coûterait, selon elle, 87 M$.

Le bureau de la directrice parlementaire du budget indique que les contribuables en situation de retard ou les non-déclarants qui ne doivent pas d’argent à l’ARC et dont la déclaration d’impôts serait remplie automatiquement dans le cadre de ce nouveau dispositif recevraient en moyenne 2212 $ pour l’année d’imposition 2025, et que ces montants augmenteraient ensuite en fonction de l’inflation.

Le bureau de Annette Ryan prévoit que les versements commenceront au cours du prochain exercice fiscal pour 3000 Canadiens admissibles et que l’ARC étendra ce service à 50 000 personnes pour l’année d’imposition 2027.

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La Fed garde le cap https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-fed-garde-le-cap/ Thu, 18 Jun 2026 12:09:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114539 La banque centrale américaine maintient ses taux, mais plusieurs responsables envisagent désormais des hausses.

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La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu son taux directeur inchangé mercredi, mais près de la moitié des responsables de la banque centrale ont déclaré qu’ils pourraient se prononcer en faveur d’une hausse des taux plus tard dans l’année.

Ce scénario étonnamment ferme décevrait le président Donald Trump et laisse entrevoir des inquiétudes accrues concernant une inflation persistante.

Dans un communiqué inhabituellement court publié à l’issue de leur réunion de deux jours, les responsables de la Fed ont supprimé les formulations qui laissaient entendre que leur prochaine décision consisterait à abaisser leur taux directeur.

Ce bref communiqué reflète probablement l’influence du nouveau président Kevin Warsh, nommé par Donald Trump, qui avait auparavant critiqué la Fed pour ses commentaires trop généraux sur l’économie.

Dans une série de projections trimestrielles, neuf responsables de la Fed ont mentionné s’attendre à au moins une hausse des taux cette année, six d’entre eux en prévoyant deux ou plus.

Il s’agit d’un changement radical par rapport au mois de mars, où aucun décideur n’avait prévu de hausse et où le comité dans son ensemble tablait sur une baisse en 2026.

Ce revirement reconnaît que l’inflation se situe à son plus haut niveau depuis trois ans et de nombreux responsables ont souligné dans des discours récents que si l’inflation ne reculait pas, des taux plus élevés pourraient s’avérer nécessaires dès la fin de l’année.

Au total, huit autres responsables ont indiqué qu’ils soutiendraient le maintien du taux inchangé, et un a envisagé une baisse.

Un autre signe laisse entrevoir la manière dont Kevin Warsh pourrait modifier le fonctionnement de la Fed : il ne semble pas avoir soumis de prévisions concernant l’évolution du taux directeur de la Fed dans les années à venir.

Un graphique illustrant les projections ne comportait que 18 points, alors que le comité compte 19 responsables. Il avait auparavant critiqué ces projections, estimant qu’elles risquaient d’enfermer la Fed dans une perspective de politique monétaire spécifique.

Kevin Warsh a également déclaré aux journalistes lors d’une conférence de presse qu’il mettait en place cinq groupes de travail chargés d’examiner la manière dont la Fed communique, les sources de données sur lesquelles elle s’appuie pour prendre ses décisions de politique monétaire et la composition de ses projections économiques trimestrielles, le tout dans le but de s’assurer que la Fed garde « une vision claire et se concentre sur l’avenir ».

La réunion de politique monétaire de mercredi est la première pour Kevin Warsh, qui a été nommé par Donald Trump après que le président eut vivement critiqué son prédécesseur, Jerome Powell, pour ne pas avoir suffisamment abaissé les taux.

Ces attaques se sont largement retournées contre lui, car elles ont incité M. Powell à rester au sein du conseil d’administration de la Fed, où il a voté mercredi en faveur du maintien des taux à environ 3,6 %.

Kevin Warsh est désormais confronté à un choix difficile. La Fed cherche généralement à lutter contre l’inflation en relevant les taux d’intérêt afin de freiner l’endettement et les dépenses et de ralentir l’économie. Or, une telle mesure risquerait de s’attirer les foudres de la Maison-Blanche et pourrait faire grimper le coût des prêts immobiliers, des crédits automobiles et d’autres formes d’emprunt, à l’approche des élections de mi-mandat.

Si le conflit avec l’Iran est résolu, les prix de l’essence devraient continuer à baisser et l’inflation pourrait ralentir dans les mois à venir.

Mais les prix de nombreux biens et services — tels que les vêtements, les soins dentaires et la garde d’enfants — étaient déjà en hausse avant le conflit avec l’Iran, et l’inflation dépasse l’objectif de 2 % de la Fed depuis cinq ans, ce qui suggère que des pressions inflationnistes pourraient encore exister dans l’économie.

Kevin Warsh est également confronté à un environnement économique radicalement différent de celui qui prévalait l’année dernière, lorsqu’il semblait faire campagne pour le poste de président de la Fed.

À l’époque, il se prononçait ouvertement en faveur d’une baisse des taux d’intérêt, comme l’exigeait Donald Trump. Il mettait en avant le développement de l’IA comme une technologie susceptible d’accroître considérablement la capacité de l’économie à produire des biens et des services à moindre coût, ce qui, à terme, ferait baisser l’inflation.

Même à l’époque, de nombreux économistes étaient sceptiques quant à son argument. À court terme, du moins, les analystes notent que la forte hausse des investissements dans les semi-conducteurs et le matériel informatique contribue à la hausse de l’inflation.

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Partage de commission : un représentant en colère https://www.finance-investissement.com/nouvelles/partage-de-commission-un-representant-en-colere/ Thu, 18 Jun 2026 11:27:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114529 Envers Revenu Québec et le gouvernement du Québec.

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« Je suis trop en colère », lance Charles-Étienne Giguère, représentant en épargne collective (REC) de la région de Québec lorsqu’il raconte son différend fiscal avec Revenu Québec (RQ) à propos d’un partage de commission en épargne collective entre lui et sa société.

Il en veut également au gouvernement du Québec qui n’a pas corrigé une situation alors qu’il en a eu l’occasion à de nombreuses reprises depuis plus d’une décennie. « C’est odieux parce que c’est un problème qu’ils savent depuis longtemps », ajoute-t-il.

Le cas de Charles-Étienne Giguère, qui conteste une facture de 400 000 $ que lui réclament les autorités fiscales, rappelle celui de nombreux REC du Québec ayant partagé des revenus de commission en épargne avec une société par actions leur appartenant. À l’automne 2024, il reçoit l’appel de RQ qui entend réviser son dossier.

RQ réexamine ses activités de 2021, de 2022 et de 2023, années durant lesquelles son courtier en épargne collective a acheminé à un cabinet dont Charles-Étienne Giguère est actionnaire l’équivalent de 70 % des commissions en épargne collective qu’il a contribué à générer. La différence (30 %) était acheminée personnellement à Charles-Étienne Giguère.

RQ rajuste à la hausse son revenu personnel, y ajoutant à titre de revenu d’entreprise les commissions partagées avec son cabinet. RQ reconnait toutefois, chaque année, une partie des dépenses d’exploitation admissible en épargne collective qui ont été payées par son cabinet afin d’établir son revenu d’entreprise net additionnel personnel. Parmi les dépenses déduites et qui ont été payées par le cabinet, figurent les salaires et avantages d’employés, des frais de représentation, des frais d’assurance générale responsabilité, de fourniture de bureau et de services informatique.

Même si l’autorité fiscale québécoise ne se prononce pas sur les cas fiscaux individuels, Revenu Québec a souligné à différentes occasions qu’elle s’intéresse non pas au partage de commissions, « mais plutôt à la personne qui doit recevoir la rémunération à la lumière des rapports juridiques convenus entre les parties, tels qu’ils sont prévus aux ententes intervenues entre elles ».

Dans un autre cas semblable d’un REC qui contestait le refus de RQ de lui permettre la déduction de certaines dépenses de son revenu, RQ prenait pour hypothèses que l’entente établissant la rémunération payable pour les services à titre de REC « est conclue uniquement entre Contribuable [le représentant en épargne collective] et Courtier [le courtier en épargne collective], que cette entente prévoit le versement d’une rémunération à Contribuable en échange des services offerts à Courtier, que Société [la société dont Contribuable est administrateur et actionnaire] ne rend aucun service à Courtier en lien avec les activités de représentant en épargne collective et qu’aucune entente de rémunération ou de service n’est conclue entre Société et Courtier en lien avec ces services. »

Sur la base de ces hypothèses, RQ estimait que c’est Contribuable qui a droit à la rémunération à titre personnel pour les services rendus à titre de REC.

En 2025, Revenu Québec a réitéré à la communauté fiscale et financière que, depuis le début des années 2000, à la fois RQ et l’Agence de revenu du Canada (ARC) s’étaient penchés sur la question et arrivaient à cette même conclusion.

Sous recommandation d’un fiscaliste lié au Conseil des partenaires du réseau SFL (CPRSFL), Charles-Étienne Giguère a payé la facture à Revenu Québec et sa cotisation miroir de l’Agence de revenu du Canada tout en s’y opposant.

Les sommes acheminées aux autorités fiscales afin d’éviter que des intérêts viennent la gonfler proviennent « d’argent durement gagné », confie Charles-Étienne Giguère. « Mes surplus accumulés dans ma société de gestion pour les années difficiles ou pour éventuellement financer mon plan de retraite, j’ai dû sortir de l’argent fortement taxé puis réhypotéquer une partie de ma maison pour avoir du cash pour payer plus de 400 000 $ », dit-il.

Son dossier d’opposition reste actuellement sur la glace, un fonctionnaire ayant accepté de le suspendre le temps que la Cour du Québec se prononce sur un autre litige fiscal semblable, dont la requête a été déposée en décembre dernier.

Cette incertitude génère également du stress pour lui et son entourage, leur forçant à mettre sur la glace différents « plans de retraite ou de qualité de vie ». « J’essaie de regarder en avant. Mon équipe est en croissance », dit-il.

Une question d’équité

De nombreux éléments frustrent Charles-Étienne Giguère. D’abord, le fait que RQ refuse de prendre une pause dans ses démarches visant les REC qui partagent leurs revenus de commission, comme le permet l’article 160.1.1 de la Loi sur les valeurs mobilières depuis 2018, même si l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) planche sur un projet de modification des règles favorisant la constitution en société par les REC.

« En tant que juge et partie, on dirait que l’agence a découvert une faille qui pourrait lui rapporter un peu d’argent et a décidé de l’exploiter au maximum » s’étonne Charles-Étienne Giguère. Selon lui, le partage de commission est toléré depuis des années et il est odieux de remettre en cause cette pratique courante alors qu’elle est permise depuis 2018.

Il regrette que, depuis, les gouvernements libéraux et caquistes n’aient pas agi concrètement afin de faire cesser les démarches de Revenu Québec et, ainsi, faire respecter les volontés du législateur exprimées en 2018.

En novembre 2013, le ministre péquiste des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, a déposé le projet de loi 58, qui, s’il n’était pas mort au feuilleton, aurait modifié la Loi sur les valeurs mobilières (Québec) de façon à permettre les « représentants constitués en société » au Québec.

La semaine dernière, Charles-Étienne Giguère se joignait aux efforts du CPRSFL de faire cesser les démarches de Revenu Québec visant à imposer des REC en interpellant la première ministre du Québec, Christine Fréchette. Le groupe demandait aussi aux autres partis politiques de se prononcer sur la question.

« Nous sommes sensibles aux revendications des représentants en épargne collective concernant cet enjeu. Une fois au pouvoir, le Parti Libéral du Québec prendra le temps d’évaluer l’ensemble des recommandations des organismes concernés pour assurer la cohérence du cadre législatif. Par respect pour le processus, nous ne commenterons pas les dossiers en cours chez Revenu Québec étant donné la judiciarisation », a indiqué Frédéric Beauchemin, porte-parole en matière de finance; d’économie et innovation; administration gouvernementale; conseil du trésor, dans un courriel.

Finance et Investissement n’a pu obtenir les commentaires d’autres partis politiques.

Charles-Étienne Giguère déplore également que le gouvernement du Québec et RQ soit insensible à la réalité économique des conseillers, dont la valeur ajoutée des services financiers multidisciplinaires offerts aux épargnants du Québec qui est financée par les revenus découlant des actifs sous administration d’un client.

Selon lui, le partage de commissions entre les représentants et leur cabinet s’inscrit dans une pratique tout à fait légitime, qui leur permet d’exercer leurs activités au sein de structures corporatives transparentes et conformes au cadre juridique applicable, à l’instar des autres professions des services financiers.

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Fonds Dynamique recrute un spécialiste en construction de portefeuille https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fonds-dynamique-recrute-un-specialiste-en-construction-de-portefeuille/ Thu, 18 Jun 2026 11:27:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114457 NOUVELLES DU MONDE — Le gestionnaire d’actifs montréalais mise sur l’expertise de Sami Ben Ammar.

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Fonds Dynamique a recruté Sami Ben Ammar pour occuper le poste de vice-président, Solutions systématisées, qui se concentre sur l’application de la science des données, de la technologie et de modèles pour optimiser la gestion de portefeuille.

Avant de se joindre à l’entreprise, Sami Ben Ammar a passé près de dix ans au sein du Mouvement Desjardins, où il occupait depuis avril 2024 le poste de directeur des produits d’investissement et de l’analyse de portefeuille. Auparavant, il a travaillé pendant cinq ans chez BMO Groupe financier.

Dans son nouveau rôle, Sami Ben Ammar relève de David De Pastena, vice-président et chef des aperçus de portefeuille. Il participera à l’accompagnement des conseillers dans la construction de portefeuilles et dans la sélection de solutions d’investissement, notamment pour les placements alternatifs, l’optimisation des revenus et la gestion systématique du risque.

Le parcours de Sami Ben Ammar est axé sur les produits d’investissement et l’analyse de portefeuille. Il détient un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en finance de HEC Montréal ainsi qu’un baccalauréat en administration des affaires, concentration finance, de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM. Il possède également le titre de Chartered Financial Analyst (CFA) décerné par le CFA Institute ainsi qu’une certification en investissement ESG.

Au 31 décembre 2025, Fonds dynamique réclame plus de 80 milliards de dollars d’actifs sous gestion, répartis sur environ 150 placements à gestion active et soutenus par une centaine de professionnels en investissement.

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Un certificat canadien d’actions étrangères lié à une nouvelle société ouverte https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-certificat-canadien-dactions-etrangeres-lie-a-une-nouvelle-societe-ouverte/ Thu, 18 Jun 2026 11:27:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114451 PRODUITS — CIBC s’apprête à lancer son tout premier produit du genre.

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La CIBC a fait inscrire un certificat canadien d’actions étrangères (CCAE) de SpaceX à la Bourse de Toronto. Il s’agit de son premier CCAE lié à une nouvelle société ouverte.

Le CCAE de SpaceX (SPCX) s’ajoute aux 131 CCAE déjà offert par l’institution.

Pour rappel, les CCAE permettent aux investisseurs d’accéder plus facilement à certaines des plus grandes sociétés du monde, et ce, en dollars canadiens. Ils sont offerts à une fraction du prix par action de l’action de référence sous-jacente.

Ils offrent également une couverture contre les fluctuations des devises.

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RBC Marchés des capitaux peut négocier directement le won coréen https://www.finance-investissement.com/nouvelles/rbc-marches-des-capitaux-peut-negocier-directement-le-won-coreen/ Thu, 18 Jun 2026 11:27:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114455 La firme a obtenu l’autorisation du ministère coréen de l’Économie et des Finances.

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Le ministère coréen de l’Économie et des Finances autorise RBC Marchés des capitaux à pouvoir négocier directement le won coréen (KRW) sur le marché intérieur coréen à titre d’institution étrangère enregistrée. Elle est ainsi la première banque canadienne à se voir concéder ce droit.

Les investisseurs mondiaux auront ainsi un accès plus efficace et rentable aux marchés des devises coréens. Ils pourront ainsi effectuer des opérations en KRW par l’intermédiaire d’une seule institution, au lieu de devoir passer par plusieurs intervenants locaux.

« Cette autorisation reflète notre engagement stratégique en faveur de l’expansion sur les marchés émergents, nos capacités dans la région Asie-Pacifique et en wons sud-coréens constituant un pilier essentiel de notre croissance. Elle est le résultat d’années d’efforts coordonnés à l’échelle mondiale et témoigne de notre volonté sincère d’améliorer l’expérience de nos clients en matière de placement internationaux », commente Haider Ali, chef mondial, Opérations de change, RBC Marchés des Capitaux.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’engagement stratégique plus large de RBC Marchés des Capitaux en faveur de l’expansion de ses activités de change sur les marchés émergents.

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Prévisions 2026 : se protéger contre le retour de l’inflation https://www.finance-investissement.com/nouvelles/previsions-2026-se-proteger-contre-le-retour-de-linflation/ Wed, 17 Jun 2026 12:04:48 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114490 Alors que les marchés évoluent près de sommets historiques, les experts réunis par CFA Montréal ont invité les investisseurs à demeurer prudents et diversifiés.

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Une foule record de plus de 850 participants a assisté le 11 juin dernier, au Palais des Congrès, à la soirée annuelle des prévisions. CFA Montréal avait convié ses membres à venir entendre deux experts de renom : Sébastien Page, co-chef investissements mondiaux et chef des placements chez T. Rowe Price Group, et Adam L. Berger, directeur général principal, stratège multi-actifs et gestionnaire de portefeuille chez Wellington Management. Le panel était animé par Kristina Partsinevelos, journaliste à CNBC.

Sébastien Page a rappelé que nous traversions une période charnière de l’histoire des marchés financiers, marquée par le plus grand choc d’approvisionnement en pétrole de l’histoire, la plus forte hausse mensuelle des prix jamais enregistrée, ainsi que le deuxième plus grand choc sur le commerce des engrais depuis le début du conflit en Ukraine. Parallèlement — et ironiquement — a-t-il fait remarquer, les marchés atteignent des sommets historiques et les dépenses en intelligence artificielle (IA) sont massives. « C’est un moment critique, et si j’avais à faire un Elevator Pitch à quelqu’un, je lui dirais simplement : restez investi, restez diversifié, mais surtout, protégez-vous contre le risque d’inflation. »

Le marché fait preuve d’un optimisme aveugle selon le stratège de chez T. Rowe Price Group. Il est d’avis qu’au cours des six à douze prochains mois, les obligations du Trésor vont peiner à remplir leur rôle traditionnel de diversification. « Je ne suggère pas de liquider vos bons du Trésor, mais d’intégrer des couvertures alternatives. » Il fait remarquer qu’en dépit de la plus grande perturbation historique de l’offre de pétrole, le marché évalue le coût de la protection contre l’inflation à moins de 3 % pour l’an prochain. « Si l’on annualise les trois derniers rapports de l’indice des prix à la consommation (IPC) on obtient un taux de 8 %. On sous-estime grandement le risque inflationniste. »

Adam L. Berger aborde cet exercice de prévisions financières avec humilité. « En matière d’allocation d’actifs, il faut construire un portefeuille capable de résister à un large éventail de scénarios, souvent en calibrant nos décisions autour d’un portefeuille de référence et d’un budget de risque bien défini. »

En analysant l’essor actuel de l’IA, il écarte toutefois l’idée d’une réplique de la bulle technologique des années 1990. Si les quatre mots les plus dangereux en finance demeurent « Cette fois, c’est différent », il souligne dans ce cas-ci une nuance majeure : contrairement aux jeunes pousses spéculatives de l’an 2000, les géants de la tech — malgré des valorisations « élevées » — « s’appuient sur des bénéfices et des flux de trésorerie bien réels. »

Le stratège de chez Wellington identifie deux domaines où la dynamique est inédite et où l’on assiste à des changements de paradigme. Le premier concerne la démocratisation des actifs privés, des investissements alternatifs autrefois réservés à l’élite, qui « sont devenus une composante courante des portefeuilles, tant pour les institutions que pour les particuliers. »

L’autre changement: la fin de l’ère post-crise financière mondiale. « Nous sortons d’une longue période caractérisée par une croissance moribonde et une inflation quasi inexistante. Le monde d’aujourd’hui répond à des règles différentes, et nos portefeuilles doivent refléter cette nouvelle réalité. »

Pour conclure son introduction, l’expert a utilisé une métaphore musicale en comparant le portefeuille traditionnel 60/40 (actions/obligations) à un chef-d’œuvre du passé. Si cette répartition classique a très bien fonctionné par le passé, l’apparition d’une inflation plus structurelle change la donne selon lui. « On doit regarder au-delà de la simple répartition traditionnelle entre actions et obligations pour bâtir un portefeuille robuste pour le long terme. »

L’économie « en K »

La modératrice Kristina Partsinevelos a interrogé les experts sur le phénomène de l’économie en K qui met en lumière une croissance à deux vitesses, une situation où les chiffres globaux crient « victoire » alors qu’une large partie de la population crie « misère ».

Bien que leurs équipes suivent de près cette dichotomie et qu’ils observent un ralentissement marqué de certains segments de la consommation courante, Adam Berger rejette l’idée d’une contraction généralisée de l’économie. « Le marché de l’emploi reste solide, la perception de la situation économique par les consommateurs est certes morose, mais leurs comportements d’achat réels ne traduisent pas d’effondrement. »

Sébastien Page soutient comme lui que les classes populaires souffrent de la hausse des carburants et s’endettent via le crédit, mais que l’économie globale conserve un momentum positif, car cette résilience est alimentée par les classes aisées qui ont profité de la performance historique de leurs portefeuilles boursiers. « Aux États-Unis, les 50 % des ménages aux revenus les plus élevés génèrent 80 % de la consommation globale, et les 10 % supérieurs en représentent à eux seuls 40 %. »

Exceptionnalisme américain

L’animatrice a fait remarquer aux panélistes que les actions internationales avaient surperformé le marché américain de près de 15% l’an dernier, le plus grand écart constaté en trois décennies. « Serait-ce le début de la fin de l’exceptionnalisme américain ? »

Adam Berger croit qu’une grande partie de cet écart de performance était liée aux fluctuations de la devise et à la faiblesse du dollar. Concernant l’exceptionnalisme américain, il est d’avis que deux réalités à première vue contradictoires coexistent.

« D’un côté, cet exceptionnalisme reste intact dans le domaine technologique, où l’innovation américaine continue de dicter le rythme de la croissance économique globale. »

D’un autre côté, le stratège de chez Wellington évoque une dynamique d’instabilité sur le plan géopolitique. « La perception des États-Unis par leurs partenaires internationaux évolue. Le pays est parfois perçu comme un allié moins prévisible. »

Détenteur de la double nationalité (Canadienne et Américaine), Sébastien Page a préféré opter pour la réponse consensuelle qu’il avait offerte sur Bloomberg radio lorsque questionné sur les négociations tarifaires entre le Canada et les États-Unis. « J’avais platement évoqué le souhait que les deux parties négocient de bonne foi. »

Pour Adam Berger, cette reconfiguration des alliances pousse peut-être certains investisseurs internationaux, qui conservaient traditionnellement des avoirs en dollars sans couverture, à réévaluer leur stratégie de change. »  À long terme, a expliqué Berger, même si les actions sont fondamentalement guidées par les résultats des entreprises plutôt que par les devises, cette dynamique monétaire jouera un rôle central.

Préférence aux actions malgré une chute possible du Nasdaq

Sébastien Page croit que pour que les obligations du Trésor surperforment significativement, il faudrait un choc de croissance majeur ou une récession sévère. Ce qui n’est pas dans leurs cartons, même s’il observe les prémisses d’un ralentissement économique lié aux chocs successifs sur le pétrole, l’inflation et les taux d’intérêt. « Mais une récession brutale ne constitue pas mon scénario central. »

Sur un horizon de trois ans, il estime cependant à 50% les chances de voir le Nasdaq chuter de 20 à 30 %. « Sans dire que cela va arriver à coup sûr dans trois ans, nous observons néanmoins une certaine fragilité dans le système avec l’IA. »

Adam Berger maintient une préférence pour les actions pour l’année à venir. « Le contexte fondamental des entreprises américaines reste solide et les perspectives de bénéfices sont bien réelles. » Selon lui, le marché pourrait tout à fait surprendre à la hausse si les introductions en bourse se maintiennent et que de nouveaux capitaux affluent.

Le principal facteur de risque que les investisseurs ne prennent pas suffisamment en compte, selon Berger, est la possibilité d’une inflation structurelle plus durable à moyen terme. Il juge que celle-ci n’est pas encore totalement intégrée dans la construction des portefeuilles.

Sébastien Page a conclu quant à lui en mettant en garde contre le risque de liquidité, car de nombreux investisseurs ont augmenté ces dernières années leur allocation vers des produits semi-liquides ou illiquides, séduits par les performances des marchés privés. « Imaginez qu’une pièce soit en feu et que tout le monde se précipite vers l’unique porte de sortie. La spécificité des marchés financiers est que, pour pouvoir franchir cette porte et sortir de la pièce, vous devez impérativement trouver quelqu’un à l’extérieur qui accepte de prendre votre place à l’intérieur. »

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RBC iShares lance de nouvelles séries FNB https://www.finance-investissement.com/nouvelles/rbc-ishares-lance-de-nouvelles-series-fnb/ Wed, 17 Jun 2026 12:04:46 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114429 PRODUITS – Ces séries sont adossées à des fonds axés sur une stratégie de placements alternatifs.

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L’alliance RBC iShares lance des séries FNB de trois fonds RBC axés sur une stratégie de placements alternatifs, soit :

  • le Fonds bonifié nord-américain de valeur RBC — série FNB (RNVL),
  • le Fonds bonifié quantitatif leaders de dividendes canadiens RBC — série FNB (RCDL)
  • et le Fonds bonifié quantitatif leaders de dividendes américains RBC — série FNB (RUDL).

Les frais de gestion du RNVL s’élèvent à 1,00 %, alors que ceux des deux autres produits sont de 0,65 %.

Chaque série FNB a pour objectif d’augmenter le potentiel de rendement en utilisant un effet de levier pouvant atteindre 25 % de la valeur liquidative de chaque fonds. Ces produits permettent ainsi aux investisseurs d’accéder à des solutions comportant un effet de levier et offrant une liquidité quotidienne de façon économique.

« Les investisseurs et les conseillers canadiens sont toujours à l’affût de nouvelles solutions pour surmonter les défis que présente l’élaboration de portefeuille en période de forte volatilité des marchés, observe Stephen Hoffman, premier directeur général, Fonds négociés en bourse, RBC Gestion mondiale d’actifs. Ils sont de plus en plus attirés par les placements alternatifs en raison des avantages uniques que ces placements peuvent apporter à leurs portefeuilles. »

Le Fonds valorisé d’actions nord-américaines RBC — série FNB investit, directement ou indirectement, dans des sociétés canadiennes et américaines sous-évaluées présentant un potentiel de croissance à long terme. Il est principalement exposé aux parts de série FNB du Fonds nord-américain de valeur RBC.

Le Fonds bonifié quantitatif leaders de dividendes canadiens RBC – FNB Série investit, directement ou indirectement, dans un portefeuille d’actions canadiennes de qualité supérieure qui vise à procurer un revenu de dividendes régulier et présente un potentiel de croissance du capital à long terme. Le fonds investit principalement dans des parts du Fonds bonifié quantitatif leaders de dividendes canadiens RBC.

De son côté, le Fonds bonifié quantitatif leaders de dividendes américains RBC – FNB Série investit, directement ou indirectement, dans un portefeuille d’actions américaines de grande qualité visant à procurer un revenu de dividendes régulier tout en offrant un potentiel d’appréciation du capital à long terme. Il détient principalement des parts de série FNB du Fonds bonifié quantitatif leaders de dividendes américains RBC.

Ces trois fonds utilisent également un levier correspondant à environ 25 % de sa valeur liquidative pour accroître les rendements.

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Alexandre Shee se joint au CA de l’AMF https://www.finance-investissement.com/nouvelles/alexandre-shee-se-joint-au-ca-de-lamf/ Wed, 17 Jun 2026 12:04:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114431 NDM – Le conseil des ministres a annoncé sa nomination.

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Le conseil des ministres du gouvernement du Québec a annoncé la nomination d’Alexandre Shee au conseil d’administration (CA) de l’Autorité des marchés financiers (AMF), ainsi que le renouvellement du mandat de trois autres administrateurs.

Les mandats de Jacqueline Codsi, Hajar Jerroumi et Miville Tremblay ont été reconduits pour une période de quatre ans.

Avocat et entrepreneur en résidence à Mila — Institut québécois d’intelligence artificielle, Alexandre Shee apporte au conseil son expertise de l’écosystème technologique ainsi que de la transformation numérique et stratégique des entreprises.

« Nous sommes heureux d’accueillir Alexandre Shee parmi les membres du conseil. L’ajout d’un membre détenant une expertise en droit des valeurs mobilières et des technologies liées à l’intelligence artificielle rehaussera la complémentarité de notre conseil. Nous tenons également à souligner les nombreuses années de service de Nicole Gadbois-Lavigne ainsi que son engagement remarquable au sein de l’organisation. Je la remercie pour l’apport précieux de ses conseils », souligne Robert Panet-Raymond, président du conseil.

Alexandre Shee succède à Nicole Gadbois-Lavigne, qui quitte le conseil après plus d’une décennie au service de l’AMF. Nommée au Conseil consultatif de régie administrative (CCRA) en mai 2016, elle a poursuivi son engagement au sein de l’organisme lors de la création du conseil d’administration actuel, qui a remplacé le CCRA en décembre 2021.

Le CA de l’AMF est donc composé de :

  • Robert Panet-Raymond, président,
  • Yves Ouellet, président-directeur général de l’AMF et membre non indépendant,
  • Marie-Claude Beaulieu,
  • Jacqueline Codsi, présidente du comité des ressources humaines,
  • Anne-Marie Croteau,
  • Jean Dagenais,
  • Manon Débigaré,
  • Hajar Jerroumi,
  • Guy Langlois, président du comité d’audit,
  • Alexandre Shee,
  • Tanya Sirois
  • et Miville Tremblay, président du comité de gouvernance et d’éthique.

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Un conseiller sur trois approche de la retraite, mais la relève tarde à s’organiser https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-conseiller-sur-trois-approche-de-la-retraite-mais-la-releve-tarde-a-sorganiser/ Wed, 17 Jun 2026 12:04:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114511 La protection des clients et la continuité des pratiques préoccupent les conseillers.

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La relève est l’enjeu primordial qui ressort du troisième volet de l’Étude sectorielle d’IG Gestion de patrimoine sur les perceptions des conseillers et conseillères, étude à laquelle ont participé plus de 300 répondants. Alors que 31 % des conseillers doivent prendre leur retraite dans les prochaines 10 années, 44 % d’entre eux avouent ne disposer d’aucun plan de relève.

On pourrait croire que les questions de soutien financier ou de « coaching » dans une opération de transfert ressortent au premier plan. Les choses ne sont visiblement pas aussi automatiques. « Les conseillères et conseillers sont catégoriques : la prise en charge de la clientèle prime dans le processus de planification de la relève, mais plusieurs estiment ne pas avoir suffisamment de soutien au moment où cela compte le plus », affirme Damon Murchison, président et chef de la direction, IG Gestion de patrimoine.

« Les conseillères et conseillers, poursuit Damon Murchison, veulent des outils pratiques: un bassin de candidats pour la relève, des guides pour la transition et un cadre pour les communications avec la clientèle, afin de pouvoir effectuer un transfert en douceur tout en protégeant les familles, le personnel et la valeur à long terme de la pratique. »

Trop de convives, trop peu de cuisiniers

La situation est typique, fait ressortir Carl Thibeault, vice-président principal, ventes et distribution, et président Québec chez IG Gestion de patrimoine. Un conseiller acquiert un « book » qui parfois double sa clientèle, « puis il se rend compte qu’il lui manque les capacités de s’en occuper. Il a beaucoup de convives dans le restaurant, mais pas assez de cuisiniers pour les nourrir. »

La profession fait face à un défi collectif inconnu, fait ressortir Carl Thibeault. « Les gens ont toute l’expertise qu’il faut pour faire croître leur clientèle, dit-il, mais pas pour la transférer. Dans la plupart des cas, c’est une chose qu’ils vont faire seulement une fois dans leur carrière. »

Et cette opération de transfert repose sur des fondations bien fragiles. Tout d’abord, il y a le défi de trouver des candidats pour acquérir la clientèle. Dans les écoles et universités, on constate une carence d’étudiants intéressés par le secteur du conseil. « C’est comme s’il y avait eu un creux assez important de candidats susceptibles de se joindre au secteur, dit le haut gestionnaire. On n’a pas toujours su attirer les candidats et candidates. On a un travail collectif à faire à ce chapitre. Pourtant, les opportunités d’affaires sont superbes. »

Une complexité accrue

Il faut reconnaître que les exigences du métier sont de plus en plus grandes. Comparé au processus assez simple par lequel on accédait au métier il y a seulement quelques décennies, il faut maintenant avoir une compréhension étendue de plusieurs disciplines : placement, fiscalité, comptabilité, planification, assurances, etc. À cela s’ajoute qu’on peut déceler « des individus bien équipés au plan technique, mais il faut aussi avoir l’intelligence émotionnelle requise, » ajoute Carl Thibeault.

Chez IG, nous apprend le dirigeant, on s’assure depuis quelques années de recruter des stagiaires « de façon à explorer assez tôt si des candidats présenteront un bon ajustement ». Car une firme peut bien pratiquer du « dating » et même faire travailler ensemble conseiller et repreneur, mais il faut aussi s’assurer que les joueurs « aient la même sauce », et que cette sauce plaise aux clients, car ultimement, c’est eux qui vont décider de rester attablés ou d’aller goûter ailleurs.

Investir le temps

Un des plus grands défis, juge le spécialiste, est de disposer du temps pour assurer un transfert réussi, plus encore de vouloir y mettre le temps. On voit trop souvent un vétéran rencontrer une recrue et, parce que tous deux se sont bien entendus en prenant un café, ils pensent que le tour est joué. « Il y a le défi d’identifier le bon repreneur, reconnaît Carl Thibeault, mais il faut aussi assurer l’accompagnement de la clientèle par la suite. »

Le temps requis : cinq à sept ans. « Il faut s’y prendre tôt. Le temps dans un transfert, c’est l’élément le plus important », insiste le dirigeant. Mais combien sont prêts à investir ce temps ? Malgré tous les plans financiers, les processus administratifs, le savoir de multiples disciplines, on a fondamentalement affaire à des humains : ceux qui vendent, ceux qui achètent et ceux qui se font servir. Et ultimement, tout repose sur cette composante humaine. « Et cette composante est tellement fragile, c’est pour cela qu’il faut commencer le plus en amont possible », insiste Carl Thibeault.

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