Nouvelles | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 04 May 2026 11:59:57 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Nouvelles | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ 32 32 Le salaire minimum grimpe mais les critiques persistent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-salaire-minimum-grimpe-mais-les-critiques-persistent/ Mon, 04 May 2026 11:59:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113724 L’écart avec le revenu viable continue de se creuser.

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Le salaire minimum au Québec a augmenté de 0,50 $ passant de 16,10 $ à 16,60 $ de l’heure le vendredi 1er mai 2026. Du côté des employés à pourboire, le taux horaire est passé de 12,90 $ à 13,30 $.

Cette hausse de 3,11 %, annoncée en janvier dernier par Jean Boulet, le ministre du Travail, devrait profiter à environ 258 900 travailleurs.

Bien que supérieure à la hausse attendue de l’indice des prix à la consommation du Québec pour 2026, estimée à 2,3 %, selon le rapport annuel de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques (CFFP) de l’Université de Sherbrooke, cette hausse est jugée comme insatisfaisante par certaines organisations syndicales et organisations de lutte contre la pauvreté. Ces dernières proposaient ainsi de passer à un salaire minimum à 20 $ de l’heure.

Dans la moyenne

DANS LA MOYENNE

Par rapport aux autres provinces du Canada, le Québec offre un salaire minimum dans la moyenne. Il aurait par ailleurs, avec l’Alberta, le taux le plus faible d’employés gagnant le salaire minimum.

Avec 16,60 $ de l’heure, le Québec est bien loin de 15 $ de l’heure de l’Alberta, mais est aussi éloigné des 18,25 $ de l’heure offerts en Colombie-Britannique.

Dans un article de Radio-Canada, Luc Godbout souligne qu’au-delà du coût de la vie, il faut aussi considérer la situation après impôt et réception des cotisations. Selon lui, le niveau de vie au salaire minimum serait ainsi plus favorable au Québec que dans d’autres provinces canadiennes.

La situation à la lumière du « revenu viable »

LA SITUATION À LA LUMIÈRE DU « REVENU VIABLE »

L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) propose un autre éclairage avec la notion de « revenu viable », soit un revenu suffisant pour participer pleinement à la vie sociale, subvenir à ses besoins et dégager une marge d’épargne pour des projets à court ou moyen terme.

Cette notion tient compte de la réalité socio-économique propre à chaque milieu de vie, notamment le coût du logement, les besoins en transport ainsi que le prix du panier d’épicerie.

Et selon les conclusions de leur rapport, l’écart entre le salaire minimum et le revenu viable se creuse pour une quatrième année consécutive. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment la hausse des loyers dans l’ensemble des villes étudiées, qui représentent désormais plus du tiers des dépenses des ménages.

À noter que parmi les sept villes québécoises analysées par l’IRIS, Montréal ressort comme celle où le revenu nécessaire pour vivre dignement est le plus élevé.

Au regard de la situation, plusieurs organismes, dont le Collectif pour un Québec sans pauvreté, estiment que la hausse demeure insuffisante.

Une hausse « qui ne change rien »

UNE HAUSSE « QUI NE CHANGE RIEN »

Le Collectif pour un Québec sans pauvreté estime que cette hausse prouve que le gouvernement fait passer les profits des entreprises avant la qualité de vie des personnes au bas de l’échelle.

« Avec cette augmentation, une personne seule travaillant 35 h par semaine toute l’année verra son revenu disponible croître d’à peine 300 $, soit moins de 6 $ par semaine. Un montant qui ne change rien pour celles et ceux qui vivent dans la précarité. Le gouvernement maintient les gens dans la pauvreté plutôt que de les en sortir », affirme Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif.

Le ministre Jean Boulet plaidait pour une évolution « équilibrée » du salaire minimum qui permettrait de préserver à la fois le pouvoir d’achat des salariés et la compétitivité des entreprises.

Serge Petitclerc estime que ce soi-disant équilibre est biaisé en faveur des entreprises. « Leur “capacité de payer” l’emporte systématiquement sur celle des travailleurs et travailleuses à faible revenu », martèle-t-il.

« Ces dernières années, le gouvernement s’était donné comme repère un ratio de 50 % entre le salaire minimum et le salaire moyen. En mars dernier, le salaire moyen était de 36,74 $. Il n’a donc même pas respecté sa propre méthode cette année. L’appliquer n’aurait pas suffi, mais cela aurait quand même été mieux que ce qui est accordé aujourd’hui », conclut Serge Petitclerc.

La FCEI se dit satisfaite

LA FCEI SE DIT SATISFAITE

Du côté des entreprises, le soulagement est de mise. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) souligne que la proposition d’une hausse du salaire minimum à 20 $ de l’heure aurait mis en péril de nombreuses entreprises et emplois.

Elle rappelle que cette augmentation représente un coût annuel de 1 197 $ par employé au salaire minimum, incluant environ 157 $ en taxes sur la masse salariale. Un coût supplémentaire pour les employeurs qui vient encore s’ajouter aux autres augmentations, comme celles des coûts du carburant, de l’assurance, de l’électricité et des coûts réglementaires.

Selon elle, pour permettre aux employeurs d’y faire face, l’augmentation du salaire minimum doit répondre à un pourcentage prédéterminé du salaire médian, et être annoncée à l’avance. Deux critères que le gouvernement a respectés avec cette dernière hausse.

« Il est important de mentionner que trois personnes sur cinq au salaire minimum ont moins de 25 ans et que les deux tiers travaillent à temps partiel. De plus, près de la moitié des personnes occupant un emploi au salaire minimum y restent moins d’un an, ce qui en fait un point de départ, et non pas la ligne d’arrivée », souligne la FCEI dans son communiqué.

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Trois nouveaux produits Manuvie https://www.finance-investissement.com/nouvelles/trois-nouveaux-produits-manuvie/ Mon, 04 May 2026 11:59:56 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113667 PRODUITS – Il s’agit de FNB actifs Tout-en-Un.

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Investissements Manuvie lance des fonds négociés en Bourse FNB Tout-en-Un Manuvie proposés dans trois portefeuilles distincts, classés en fonction du niveau de risque soit :

  • le Portefeuille FNB Prudent Manuvie (MCAP),
  • le Portefeuille FNB Équilibré Manuvie (MBAP)
  • et le Portefeuille FNB Croissance de Manuvie (MGAP).

En plus d’être gérés de manière active, ces produits, qui sont négociés à la Bourse de Toronto depuis le 28 avril, sont exposés à 15 catégories d’actifs, tant en actions qu’en titres à revenu fixe.

« Les FNB Tout-en-Un Manuvie élargissent l’éventail des options offertes aux investisseurs en FNB et se distinguent des autres FNB de Manuvie proposés sur la plateforme, car il s’agit de FNB axés sur la répartition de l’actif, gérés par l’équipe Solutions multiactifs de Gestion de placements Manuvie, et qui utilisent les FNB de Manuvie comme éléments constitutifs de ces stratégies », a déclaré Kristie Feinberg, cheffe, Services aux particuliers, Gestion de patrimoine et d’actifs Manuvie.

Le MCAP veut offrir revenu et potentiel d’appréciation du capital à long terme en investissant dans des fonds négociés en Bourse (FNB) et des instruments dérivés sous-jacents qui offrent une exposition aux titres à revenu fixe mondiaux et, dans une moindre mesure, aux actions.

Le MBAP vise également à procurer une appréciation du capital à long terme et, dans une moindre mesure, à produire un revenu, en investissant également dans des FNB et des instruments dérivés sous-jacents, mais qui exposent l’investisseur davantage aux actions et aux titres à revenu fixe mondiaux.

Finalement le MGAP a pour but d’offrir une appréciation du capital à long terme en investissant dans des FNB et des instruments dérivés sous-jacents qui offrent une exposition aux actions mondiales et, dans une moindre mesure, aux titres à revenu fixe.

Ces portefeuilles sont gérés par une équipe dirigée par Alexandre Richard, CFA, gestionnaire de portefeuille au sein de l’équipe Solutions multiactifs, Gestion de placements Manuvie.

« Je suis particulièrement enthousiaste à l’égard des FNB Tout-en-Un Manuvie, car ils associent certains de nos meilleurs FNB gérés de manière active à une supervision souple et descendante assurée par notre équipe Solutions multiactifs, le tout dans le but d’améliorer l’expérience globale d’investissement de nos clients », a ajouté Jordy Chilcott, chef, Distribution intermédiaire, Services aux particuliers, Canada, Investissements Manuvie.

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Wellington-Altus recrute pour se développer au Québec https://www.finance-investissement.com/nouvelles/wellington-altus-recrute-pour-se-developper-au-quebec/ Mon, 04 May 2026 11:59:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113510 NOUVELLES DU MONDE – Un nouveau VP est embauché.

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Le courtier canadien Wellington-Altus poursuit son expansion au Québec. La firme a tendu ses filets chez Franklin Templeton pour recruter un responsable des ventes régionales en la personne de Patrice Cloutier, qui a été récemment nommé au poste de vice-président du développement des affaires pour le Québec.

Avec près de 30 ans d’expérience dans le secteur des services financiers, le nouveau VP aura pour mandat d’accélérer la croissance de la firme et d’attirer des conseillers québécois, un marché ciblé par Wellington-Altus depuis l’ouverture de son bureau montréalais en 2021.

Portant le titre de CFA, Patrice Cloutier arrive de Franklin Templeton, où il a œuvré pendant 13 ans. Il y occupait depuis 2018 le poste de vice-président associé régional des ventes, après avoir été responsable des ventes internes dans l’entreprise.

Il apporte une connaissance approfondie du milieu des conseillers et une solide crédibilité dans l’industrie, affirme Wellington-Altus.

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Fréchette baisse l’impôt des PME à l’approche des élections https://www.finance-investissement.com/nouvelles/frechette-baisse-limpot-des-pme-a-lapproche-des-elections/ Mon, 04 May 2026 11:59:54 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113684 Une mesure de 630 M$ suscite des critiques de l’opposition.

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À quelques mois des prochaines élections, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, a annoncé mercredi une baisse d’impôt d’un point de pourcentage pour 75 000 petites et moyennes entreprises.

Concrètement, cela signifie des économies de près de 630 millions de dollars sur cinq ans pour les entreprises concernées. « Chaque entrepreneur pourrait ainsi économiser jusqu’à 5000 $ par année », a souligné le communiqué du gouvernement.

« Pour des petits commerces, ça peut représenter un mois de loyer. Pour une entreprise manufacturière, ça peut être de décider d’acheter une machinerie cette année plutôt que de reporter l’achat à l’année prochaine », a illustré la première ministre.

Christine Fréchette en a fait l’annonce mercredi matin en Beauce en compagnie du ministre des Finances, Eric Girard, du ministre délégué à l’Économie, Daniel Bernard, et du député de Beauce-Nord, Luc Provençal.

« Ce sont les PME qui ont les vents de face les plus importants, qu’on pense à la guerre tarifaire, qu’on pense à la guerre en Ukraine, à la guerre maintenant avec l’Iran, au Moyen-Orient, qui génère des hausses de coûts de l’énergie, de l’essence », a-t-elle ajouté

En agissant de la sorte, le gouvernement caquiste se prive toutefois de rentrées d’argent alors que les finances publiques sont plombées par des déficits successifs.

« Cette mesure vise à rendre les PME d’ici encore plus compétitives. La réduction du taux d’imposition leur permettra de dégager des marges de manœuvre additionnelles pour continuer à investir, à innover et à contribuer pleinement à la croissance de l’économie québécoise », a soutenu le gouvernement.

Rappelons que l’une des premières mesures de Christine Fréchette a été le remboursement, en tout ou en partie, de la « taxe de bienvenue » pour les nouveaux acheteurs d’une propriété.

Dans son dernier budget, Eric Girard a mis de côté 1,3 milliard de dollars sur cinq ans pour la nouvelle première ministre.

Christine Fréchette a affirmé que son annonce de mercredi illustre l’approche qu’elle compte prendre pour aider l’économie québécoise. Elle a déjà dit qu’elle voulait mettre la pédale douce sur l’interventionnisme par rapport à son prédécesseur.

La première ministre a donné en exemple le fait qu’il y aurait moins de « prêts pardonnables de manière systématique » et que les exigences pour ces prêts seraient augmentées, « notamment en termes de rehaussement de la productivité ».

« C’est sûr que quand c’est dans des secteurs stratégiques, et je pense notamment à la défense, là on pourra se permettre un certain nombre d’exceptions », a nuancé Christine Fréchette.

« Trop peu, trop tard »

Pour les libéraux et les péquistes, cette annonce arrive « trop peu, trop tard ».

« C’est exactement le genre d’annonce qui nourrit le cynisme des Québécois : après huit ans à compliquer la vie des PME, à leur alourdir le fardeau et à préférer des paris coûteux avec des entreprises étrangères, la CAQ débarque avec une baisse d’impôt de dernière minute pour tenter de faire oublier le bilan Legault-Fréchette », a écrit le chef libéral, Charles Milliard, sur X.

« Christine Fréchette tentera fort probablement de nous dire que le gouvernement a été trop interventionniste et qu’il doit prendre un virage. Elle dira ainsi exactement le contraire de la politique qu’elle a elle-même menée et défendue bec et ongles à la CAQ jusqu’à tout récemment, alors qu’elle se vantait des milliards dépensés et qu’elle accusait les partis d’opposition qui remettaient en question cette façon d’opérer l’économie québécoise », a pour sa part indiqué le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, sur le même réseau social.

De son côté, Québec solidaire croit qu’il faut adopter « une approche plus progressive de la fiscalité des entreprises ».

« On doit donner plus d’oxygène aux petites entreprises, c’est évident. L’annonce soulève d’autres questions : pourquoi maintenant et est-ce que l’impact positif réel a été évalué ? Avec l’état de nos finances publiques, hérité de la mauvaise gestion de la CAQ, il faut s’assurer que chaque dollar dépensé aura un effet réel sur la stimulation économique et sur le coût de la vie des gens qui travaillent », a soutenu la cheffe parlementaire solidaire, Ruba Ghazal.

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Un énoncé économique accueilli avec prudence par les milieux économiques https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-enonce-economique-accueilli-avec-prudence-par-les-milieux-economiques/ Mon, 04 May 2026 11:59:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113698 La FCEI se désole de l’absence de plan structurant pour l’entrepreneuriat.

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La mise à jour économique de mardi dernier par le gouvernement fédéral suscite une réaction mitigée dans les milieux économiques. Si quelques mesures trouvent grâce aux yeux de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) et l’Institut économique de Montréal (IEDM), ces organisations estiment toutefois que l’essentiel reste à faire, notamment sur les plans de la fiscalité des PME et du contrôle des dépenses publiques.

Déclin entrepreneurial 

Pour la FCEI, l’énoncé économique rate une occasion historique. Depuis six trimestres consécutifs, le nombre de fermetures d’entreprises dépasse celui des ouvertures au Canada — une tendance que le document budgétaire du gouvernement Carney ne fait rien pour enrayer, selon l’organisation.

« Le déclin entrepreneurial doit être la priorité du gouvernement. Malheureusement, l’énoncé économique présenté aujourd’hui ne fait rien pour renverser cette tendance », déplore Jasmin Guénette, vice-président aux Affaires nationales de la FCEI. Il craint même qu’on se dirige vers un septième trimestre consécutif de perte nette d’entreprises au pays.

Au cœur des doléances de la FCEI : le maintien du taux d’imposition fédéral des petites et moyennes entreprises à 9 %. L’organisation réclame depuis longtemps que ce taux soit abaissé à 6 %, sans succès jusqu’ici.

Un lourd déficit 

Du côté de l’IEDM, c’est la trajectoire des finances publiques qui alarme, et ce, bien que le déficit prévu soit moins important qu’anticipé. Le gouvernement fédéral projette désormais un déficit de 65,3 milliards de dollars (G$) pour l’année en cours, comparativement à 78,3 G$ au budget de novembre dernier.

Il s’agit du 18e déficit consécutif d’Ottawa, rappelle l’IEDM.

« Il n’y a rien de responsable ni de rigoureux dans un gouvernement qui présente un budget lourdement déficitaire et n’a aucun plan concret pour cesser de s’endetter à vitesse grand V », affirme Emmanuelle B. Faubert, économiste à l’IEDM.

La dette fédérale devrait atteindre 1 473 G$ d’ici la fin de l’exercice budgétaire. Les frais d’intérêt s’élèveront à 58,7 G$ cette année — soit environ 1 735 $ par contribuable canadien — et pourraient grimper à 80,9 G$ d’ici 2030, une hausse de près de 38 %. Or, selon les propres projections du gouvernement, le budget ne sera toujours pas équilibré à cette échéance.

Dans une note économique publiée plus tôt en avril, l’IEDM estimait que, sans changement de cap, le déficit pourrait atteindre 117 G$ en 2035 et la dette dépasser les 2 400 G$.

Les bonnes nouvelles 

Malgré leurs critiques, les deux organisations reconnaissent certains éléments positifs. La FCEI salue notamment la réduction des cotisations au Régime de pensions du Canada, qui passera de 9,9 % à 9,5 %. Cette mesure permettra de remettre environ 3 G$ dans les poches des employeurs et des travailleurs, et contribuera à contrebalancer la hausse des cotisations à l’assurance-emploi. Jasmin Guénette espère d’ailleurs que le gouvernement du Québec emboîtera le pas rapidement.

La FCEI souligne également le financement allant jusqu’à 10 000 $ par apprenti pour former des travailleurs dans les métiers spécialisés, ainsi que la pérennisation de l’exonération fiscale pour les fiducies collectives des employés, une mesure susceptible de faciliter les transferts d’entreprises.

Le fonds pour un Canada fort 

L’IEDM s’est aussi penchée sur le Fonds pour un Canada fort, annoncé en grande pompe par le premier ministre Mark Carney. Malgré la promesse d’y injecter 25 G$ sur trois ans, seuls 6 millions de dollars (M$) sont affectés dans l’énoncé actuel — pour mettre sur pied un simple bureau de transition d’ici 2031.

« L’expérience nous montre que, lorsque le gouvernement tente de choisir des gagnants et des perdants avec l’argent des contribuables, le résultat tend à être un appauvrissement collectif », conclut Emmanuelle B. Faubert. Elle plaide plutôt pour une révision de la réglementation et de la fiscalité afin de rapatrier l’investissement privé, plutôt que de le supplanter par des dépenses publiques.

Une Note économique de l’IEDM publiée la semaine précédente rappelait par ailleurs que les entreprises financées par le capital de risque soutenu par le secteur public tendent à être moins performantes que celles appuyées par des fonds privés, et que ce type d’intervention nuit généralement à la formation de capital de risque privé.

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Changements à la gamme de FCP de Desjardins https://www.finance-investissement.com/nouvelles/changements-a-la-gamme-de-fcp-de-desjardins/ Fri, 01 May 2026 12:16:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113617 PRODUITS – Le gestionnaire procédera à des diminutions de frais de gestion.

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Desjardins Société de placement (DSP) modifie quelque peu sa gamme de fonds communs de placement. Parmi ceux-ci des changements de sous-gestionnaires de portefeuille, des fusions et une diminution de frais de gestion.

Fonds Desjardins Actions mondiales

DSP remplacera le sous-gestionnaire de portefeuille actuel du Fonds Desjardins Actions mondiales par DGIA par Desjardins Gestion internationale d’actifs. Afin de mieux refléter la philosophie d’investissement de ce dernier, les stratégies de placement du fonds seront modifiées. Le fonds sera également renommé pour devenir le Fonds Desjardins Actions mondiales multifacteurs et les frais de gestion de plusieurs catégories de parts seront réduits.

Ainsi, à partir du 22 juin :

  • les frais de gestion des parts de catégories A, T, C et R passeront de 1,72 % à 1,47 %
  • ceux des parts de catégories F et S seront de 0,42 %, contre 0,67 % avant ;
  • les frais de gestion des parts de catégorie D baisseront de 0,72 % à 0,47 % ;
  • ceux des parts de catégories K et L de 1,62 % à 1,37 % ;
  • et les frais de gestion des parts de catégorie W diminueront de 0,41 % à 0,27 %.

Fonds Desjardins Opportunités des marchés émergents

DGIA deviendra également le sous-gestionnaire de portefeuille du Fonds Desjardins Opportunités des marchés émergents aux alentours du 22 juin. Comme pour le Fonds Desjardins Actions mondiales, les stratégies de placement de ce produit seront modifiées pour s’aligner sur la philosophie d’investissement de DGIA.

Les frais de gestion à l’égard de chacune des catégories de parts du Fonds seront réduits de la sorte :

  • les frais de gestion des parts de catégories A, et C passeront de 2,05 % à 1,73 %
  • ceux des parts de catégories F seront de 0,77 %, contre 1,00 % avant ;
  • ceux des parts de catégories D de 0,73 % contre 0,90 % auparavant ;
  • et les frais de gestion des parts de catégorie W diminueront de 0,84 % à 0,67 %.

Changements relatifs aux parts de catégorie PM

Par ailleurs, à compter du 13 juillet, les caractéristiques et la description des parts de catégorie PM seront modifiées. Cette catégorie sera désormais réservée aux investisseurs institutionnels ayant conclu une entente avec le gestionnaire. Les modalités du placement, ainsi que les frais de gestion et d’administration, seront négociés directement avec chaque investisseur.

Fusions proposées

DSP propose également de fusionner le Portefeuille Diapason Revenu prudent et le Portefeuille Diapason Revenu conservateur avec le Portefeuille Desjardins Stratégie active Conservateur aux alentours du 4 septembre prochain.

Ces fusions devront toutefois être approuvées lors d’assemblées extraordinaires, qui devraient se tenir vers le 20 août prochain, auxquelles seront convoqués les porteurs de parts de ces fonds.

Modification d’un objectif de placement

Finalement, DSP veut modifier l’objectif de placement du Fonds Desjardins Obligations mondiales gouvernementales indiciel afin de remplacer son indice de référence actuel, l’indice Bloomberg Global Aggregate Government ex Emerging Markets, par un nouvel indice de référence, l’indice Solactive G7 Government Bond.

Les porteurs de parts seront invités à se prononcer sur ce changement lors d’une assemblée extraordinaire qui se tiendra vers le 20 août prochain. Si elle est approuvée, la modification entrera en vigueur vers le 31 août.

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La Banque CIBC dévoile l’identité de ses administrateurs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-cibc-devoile-lidentite-de-ses-administrateurs/ Fri, 01 May 2026 12:16:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113533 NOUVELLES DU MONDE – 13 personnes ont été élues.

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La Banque CIBC indique que les 13 candidats présentés dans sa circulaire de sollicitation des procurations datée du 25 février 2026 ont été élus au conseil d’administration.

Ils ont reçu obtenu 94,9 % et 99,6 % des votes.

Les administrateurs comptent ainsi :

  • Ammar Aljoundi
  • Michelle L. Collins
  • Harry Culham
  • Marianne Harrison
  • Kevin J. Kelly
  • Christine E. Larsen
  • Mary Lou Maher
  • William F. Morneau
  • Mark W. Podlasly
  • François L. Poirier
  • Katharine B. Stevenson
  • Martine Turcotte
  • et Barry L. Zubrow

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Le CANAFE signale une hausse des cas d’extorsion visant des expatriés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-canafe-signale-une-hausse-des-cas-dextorsion-visant-des-expatries/ Fri, 01 May 2026 12:16:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113615 Des gangs organisés d’Asie du Sud ciblent des entrepreneurs au Canada.

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Les autorités fédérales de lutte contre le blanchiment d’argent tirent la sonnette d’alarme face à une recrudescence des activités financières illicites alimentées par des actes d’extorsion visant la communauté sud-asiatique au Canada, souvent perpétrés par des groupes criminels organisés étrangers.

Le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) a publié un bulletin afin de mettre en lumière l’augmentation des cas d’extorsion et d’aider les entreprises à repérer et signaler les activités suspectes pouvant en découler.

Depuis le début de l’année, le CANAFE a déjà transmis davantage de divulgations aux forces de l’ordre concernant des cas présumés d’extorsion qu’au cours des années 2024 et 2025 réunies, indique-t-il. Ces signalements impliquent plus de 300 personnes et plus de 63 000 transactions financières.

« L’extorsion constitue une menace croissante pour la sécurité des Canadiens, touchant de plus en plus de familles et d’entreprises », souligne François-Philippe Champagne, ministre fédéral des Finances et du Revenu national, dans un communiqué.

Afin de lutter contre cette menace, le CANAFE a renforcé son soutien aux forces de l’ordre dans ce domaine, en déployant des agents pour fournir du renseignement financier aux enquêteurs et en augmentant les ressources consacrées à la production de renseignements en temps opportun.

L’organisme a publié ce bulletin spécial pour alerter les entreprises du secteur, en soulignant que ces activités s’appuient à la fois sur des méthodes classiques et modernes de blanchiment d’argent, impliquant des institutions financières, telles que les banques et les coopératives de crédit, ainsi que des entreprises de services monétaires, y compris des plateformes de cryptomonnaies.

« Les méthodes de blanchiment d’argent utilisées par les groupes criminels impliqués dans l’extorsion visant la diaspora sud-asiatique reposent principalement sur des dépôts importants en espèces dans les banques et des transactions aux guichets automatiques, ainsi que sur des opérations complexes de superposition et de transit de fonds au moyen de virements électroniques », précise le bulletin.

Les déclarations de transactions suspectes liées à des cas présumés d’extorsion font souvent état de clients effectuant des transferts et des dépôts en espèces incompatibles avec leur statut d’étudiant, indique le CANAFE, ajoutant que les criminels utilisent également des « prête-noms » (money mules) pour complexifier les flux financiers et dissimuler l’origine et la destination des fonds.

« Dans les cas associés à l’extorsion visant la diaspora sud-asiatique, la personne impliquée est généralement âgée de 17 à 28 ans, détient un passeport indien et s’est identifiée comme étudiant étranger lors de l’ouverture du compte, généralement dans un collège plutôt que dans une université », précise le bulletin.

Ces clients effectuent souvent des dépôts inexpliqués servant à financer des virements électroniques répétés et utilisent des entreprises de services monétaires ou des banques pour effectuer des transactions avec des contreparties situées en Inde, aux Émirats arabes unis, au Royaume-Uni, et possiblement au Portugal ou au Kenya.

Les victimes d’extorsion sont généralement des propriétaires d’entreprises locales, note le CANAFE, et leurs transactions impliquent souvent des retraits importants en espèces ou des virements bancaires incompatibles avec leur historique transactionnel.

« Le client peut paraître nerveux ou en détresse et sembler recevoir des instructions ou être encadré alors qu’il tente de liquider des placements à long terme ou d’effectuer des virements importants ou multiples », indique le bulletin.

Bien que les montants exigés dans les cas d’extorsion soient souvent élevés, allant de centaines de milliers à plusieurs millions de dollars, les transactions réellement effectuées sont généralement beaucoup plus faibles. Selon le CANAFE, cela suggère que les victimes négocient à la baisse les demandes initiales ou acceptent des modalités de paiement échelonnées.

« Les comportements financiers typiques comprennent la collecte d’espèces et l’utilisation de circuits informels de transfert de fonds pour dissimuler les participants, des transferts rapides entre provinces correspondant à l’activité de groupes criminels opérant dans plusieurs juridictions, ainsi que le recours à des prête-noms, à des membres de la famille ou à des résidents temporaires pour recevoir ou transférer les fonds », conclut le bulletin.

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Investisseurs modestes : un avantage canadien menacé https://www.finance-investissement.com/nouvelles/investisseurs-modestes-un-avantage-canadien-menace/ Fri, 01 May 2026 12:15:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113565 L’accès aux conseils, clé du modèle, pourrait se réduire.

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Le Canada se démarque des autres pays de l’OCDE par la proportion de citoyens disposant de moins de 100 000 $ qui investissent dans des fonds d’investissement, souligne un rapport de l’Institut C.D. Howe. Cependant, l’accès aux conseils pour les petits comptes apparaît de plus en plus fragilisé.

Dans « Getting it Right – Lessons Learned from Regulating Limited Investment Advice », Paul C. Bourque, chercheur principal, Institut C.D. Howe, se penche sur l’un des succès du modèle canadien. Le cadre réglementaire y favoriserait ainsi « un accès généralisé, à un coût raisonnable, à des conseils en placement personnels “limités”, adapté aux investisseurs qui amorcent leur parcours d’investissement avec des montants modestes ».

Le document explique ce succès par le contexte de l’évolution plus large de l’industrie des fonds d’investissement, ainsi que des développements réglementaires qui ont soutenu sa croissance et formule des recommandations pour transposer ce succès notamment au domaine de l’assurance.

Des avantages tangibles

« Le système canadien a permis à des millions d’investisseurs modestes d’avoir accès à des conseils limités en placement, souligne Paul C. Bourque. Cet accès a une réelle valeur économique, car il aide les ménages à accroître leur patrimoine et à prendre de meilleures décisions financières sur le long terme. »

En effet, les investisseurs accompagnés par un professionnel de la finance obtiennent de meilleurs résultats à long terme que les investisseurs autonomes. Les études montrent ainsi qu’après 15 ans, les investisseurs conseillés détenaient 2,7 fois plus d’actifs en 2010, 3,9 fois plus en 2014 et 2,3 fois plus en 2018 que des investisseurs comparables non conseillés.

En s’assurant que même les petits investisseurs puissent avoir accès aux conseils, cela permet que ces derniers accumulent davantage de richesse au fil du temps et adoptent des comportements financiers plus disciplinés, notamment en maintenant leurs placements en période de volatilité des marchés.

Ce qui différencie le Canada

Le rapport met en avant plusieurs éléments qui pourraient expliquer ce qui différencie le Canada des autres pays de l’OCDE.

Un facteur clé résiderait notamment dans la réalité réglementaire distincte du Canada, qui comprend l’autoréglementation. « Ce modèle permet de déléguer certaines fonctions réglementaires tout en renforçant l’application des règles, notamment par des pouvoirs d’enquête accrus et des mécanismes disciplinaires efficaces », note le rapport.

Un deuxième élément distinct est l’existence de représentants en épargne collective permettant aux entreprises de réduire leurs coûts en se concentrant sur une gamme de produits plus restreinte.

« Le Canada est le seul pays de l’OCDE à prévoir une catégorie d’inscription limitée à la distribution de fonds d’investissement », note ainsi Paul C. Bourque.

Bien que soumis à des règles similaires qu’à celles des courtiers en placement, les courtiers en épargne collective ont des règles adaptées à leur champ d’activité plus restreint. « Certaines obligations ne s’appliquent pas, ce qui réduit leurs coûts d’exploitation et de conformité », résume l’expert.

Le rapport met également en avant l’importance de modèles de rémunération flexibles, notamment les frais intégrés, qui permettent aux investisseurs d’acquitter les coûts de conseil directement dans le prix du produit, plutôt que par des frais initiaux. Des données provenant de juridictions comme le Royaume-Uni et l’Australie montrent que la restriction de ces modèles peut limiter l’accès aux conseils pour les petits investisseurs, en particulier lorsque les frais d’entrée deviennent plus élevés.

Un avantage menacé

L’étude souligne toutefois que cet accès aux conseils pourrait diminuer, notamment en raison de l’augmentation des coûts de conformité et la consolidation du secteur qui risquent de limiter l’offre de produits, particulièrement pour les investisseurs disposant de moins de 10 000 dollars à investir.

Afin de préserver et élargir le succès du modèle canadien, Paul C. Bourque recommande :

  • de maintenir des approches efficaces d’autoréglementation,
  • d’accorder une plus grande importance à la concurrence et à l’efficacité dans la réglementation financière,
  • et d’évaluer soigneusement la pertinence des réformes étrangères avant de les adopter dans le contexte canadien.

« L’expérience canadienne montre qu’une réglementation bien conçue peut élargir l’accès aux conseils financiers sans compromettre la protection des investisseurs, précise-t-il. Le défi consiste désormais à s’assurer que de nouvelles règles ne restreignent pas involontairement cet accès. »

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Powell restera à la Fed malgré la fin de son mandat https://www.finance-investissement.com/nouvelles/powell-restera-a-la-fed-malgre-la-fin-de-son-mandat/ Thu, 30 Apr 2026 13:19:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113681 Une décision qui pourrait accentuer les tensions avec l’administration Trump.

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Jerome Powell a déclaré qu’il comptait rester membre du conseil de direction de la Réserve fédérale américaine (Fed) après la fin de son mandat de président le mois prochain, « pour une durée indéterminée », invoquant les attaques juridiques « sans précédent » menées contre la banque centrale par l’administration Trump.

« Je crains que ces attaques ne portent atteinte à cette institution et ne mettent en péril ce qui compte vraiment pour le public », a affirmé Jerome Powell lors d’une conférence de presse après que la Fed eut annoncé sa décision de maintenir son taux d’intérêt de référence.

La décision de Jerome Powell de rester prive le président Donald Trump de la possibilité de pourvoir un siège au sein du conseil des gouverneurs de la banque centrale, composé de sept membres, avec une personne de son choix.

Le comité bancaire du Sénat a approuvé mercredi matin, par un vote en phase avec les lignes de parti, la nomination de son successeur, Kevin Warsh, désigné par le président Trump.

Jerome Powell resterait gouverneur de la Fed, probablement jusqu’en janvier 2028.

La procureure fédérale du District de Columbia, Jeanine Pirro, a déclaré vendredi sur le réseau X que son bureau mettait fin à son enquête sur les importants travaux de rénovation des locaux de la Fed, car l’inspecteur général de la Fed allait se charger de les examiner à sa place. Elle a toutefois ajouté que son bureau pourrait rouvrir l’enquête si « les faits le justifiaient ».

Apparemment, cela n’a pas apporté à Jerome Powell la conclusion qu’il estimait nécessaire.

« J’attends que l’enquête soit bel et bien terminée, de manière définitive et transparente, a-t-il déclaré. J’attends cela et je partirai lorsque je le jugerai opportun. »

La Fed a maintenu mercredi son taux directeur pour la troisième réunion consécutive, mais a laissé entendre qu’elle pourrait tout de même procéder à une baisse dans les mois à venir.

La Fed a conservé son taux à court terme à 3,6 % et a gardé dans son communiqué une formulation suggérant que la prochaine décision serait une baisse des taux. Trois responsables ont exprimé leur désaccord, souhaitant supprimer la référence à une future baisse, tandis qu’un quatrième, Stephen Miran, s’est opposé à cette décision, préconisant une baisse immédiate des taux.

Ces dissidences soulignent le niveau de division au sein du comité de fixation des taux de la Fed, composé de 12 membres, à l’approche de la fin du mandat du président Jerome Powell, le 15 mai.

Kevin Warsh s’est prononcé en faveur de baisses de taux, comme l’a réclamé Donald Trump.

« Les développements au Moyen-Orient contribuent à un niveau élevé d’incertitude quant aux perspectives économiques, a déclaré la Fed dans un communiqué à l’issue de sa réunion de deux jours. L’inflation est élevée, reflétant en partie la récente hausse des prix mondiaux de l’énergie. »

Kevin Warsh a promis un « changement de régime » au sein de la banque centrale et pourrait apporter des modifications radicales à ses modèles économiques, ses stratégies de communication et son bilan. Cependant, il aura probablement plus de mal à mettre en œuvre les baisses de taux souhaitées par Donald Trump, l’inflation dépassant les 3 %, soit un niveau supérieur à l’objectif de 2 % fixé par la Fed.

La décision de Jerome Powell de rester en poste pourrait aggraver les tensions avec l’administration Trump et créer ce que certains analystes appellent un scénario « à deux papes », avec un président et un ancien président, tous deux au sein du conseil des gouverneurs de la Fed. Dans ce cas, les divisions entre les décideurs pourraient s’accentuer, si certains décidaient de suivre l’exemple de Jerome Powell plutôt que celui de Kevin Warsh.

Jerome Powell a rejeté l’idée selon laquelle son maintien à son poste pourrait causer des dissensions, disant que son « intention n’est pas d’interférer ».

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