Volatilité | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/volatilite/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 10 Jul 2026 11:05:30 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Volatilité | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/volatilite/ 32 32 RBC apporte plusieurs changements à sa gamme de fonds https://www.finance-investissement.com/nouvelles/rbc-apporte-plusieurs-changements-a-sa-gamme-de-fonds/ Fri, 10 Jul 2026 11:05:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114798 PRODUITS — Échéance d’un FNB, ajustements ESG et hausse d’une cote de risque figurent parmi les nouveautés.

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RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA) précise l’échéance du Fonds FNB indiciel d’obligations de sociétés canadiennes Objectif 2026 RBC en plus de modifier certains fonds Vision RBC et de changer la cote de risque du Fonds d’actions canadiennes à faible volatilité sans combustibles fossiles Vision QUBE RBC.

Date d’échéance fixée

RBC GMA a fixé la date d’échéance du Fonds FNB indiciel d’obligations de sociétés canadiennes objectif 2026 RBC aux alentours du 14 septembre. Le fonds sera dissous à ce moment-là.

Le fonds est toutefois fermé aux nouveaux investisseurs depuis le 30 juin. Les porteurs de parts ont, quant à eux, jusqu’à la fermeture des marchés le 11 septembre pour demander le rachat ou l’échange de leurs parts.

Les parts restantes du fonds arrivant à échéance seront rachetées à la date d’échéance, et le produit sera distribué aux porteurs.

Changements apportés à certains fonds Vision RBC

Depuis le 2 juillet, trois fonds Vision RBC ont cessé d’appliquer des exclusions fondées sur la catégorie de critères d’exclusion de notation relative, soit :

  • le Fonds d’obligations Vision RBC, le Fonds équilibré Vision RBC,
  • le Fonds d’actions canadiennes Vision RBC
  • et le Fonds d’actions mondiales Vision RBC.

À noter que ce changement n’est pas majeur. Les fonds concernés continueront d’appliquer une stratégie de présélection par exclusion fondée sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) reposant sur des critères d’exclusion ESG précis, notamment les catégories de produits et de controverses ESG, respectant ainsi la description figurant dans le prospectus.

Modification de cote de risque

La cote de risque du Fonds d’actions canadiennes à faible volatilité sans combustibles fossiles Vision QUBE RBC a été modifiée à la hausse.

La cote est ainsi passée de « faible à moyenne » à « moyenne ».

Cette modification résulte de l’application de la méthode de détermination du degré de risque des fonds communs de placement imposée par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières.

Fonds pouvant maintenant être détenus dans des régimes enregistrés

À noter également que désormais les deux fonds suivants se qualifient à titre de fiducies de fonds commun de placement et peuvent maintenant être détenus dans des régimes enregistrés, soit :

  • le Fonds de crédit à revenu élevé BlueBay
  • et le Fonds de dividendes de marchés émergents hors Chine RBC.

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Les conseillers canadiens redoutent davantage l’IA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-conseillers-canadiens-redoutent-davantage-lia/ Tue, 07 Jul 2026 12:11:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114738 Un sondage de Natixis révèle également des inquiétudes liées au transfert de patrimoine.

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Les conseillers en services financiers canadiens sont trois fois plus nombreux que leurs homologues américains à craindre que l’intelligence artificielle (IA) ne menace leur activité, selon un sondage international réalisé par le Natixis Center for Investor Insight.

Plus du tiers (36 %) des conseillers canadiens estiment que l’IA pourrait finir par les remplacer, une opinion partagée par seulement 12 % des conseillers américains et 18 % des répondants à l’échelle mondiale.

L’étude, menée par CoreData Research entre mars et mai de cette année, a interrogé 2 950 professionnels des services financiers dans 23 pays, dont 400 conseillers en services financiers nord-américains, parmi lesquels 100 Canadiens.

Même si tous les conseillers ne considèrent pas encore l’IA comme une menace immédiate, plusieurs s’attendent à ce que la situation change au cours des cinq prochaines années. Ainsi, 43 % prévoient que les outils d’investissement autonomes alimentés par l’IA deviendront leur principal concurrent, contre seulement 7 % aujourd’hui. À l’inverse, la proportion de conseillers qui considèrent leurs principaux rivaux comme étant d’autres professionnels du secteur devrait passer de 54 % à 11 %.

Plus du quart (26 %) des conseillers canadiens interrogés identifient déjà les plateformes de conseils automatisés comme leur principal concurrent, contre seulement 5 % aux États-Unis.

Les conseillers canadiens sont également les plus nombreux à se dire préoccupés par les répercussions sociales de l’IA : 61 % expriment cette inquiétude, comparativement à 56 % de l’ensemble des répondants.

Une adoption croissante malgré des défis

Si les conseillers perçoivent l’IA comme un concurrent grandissant, ils cherchent aussi à tirer parti des gains d’efficacité qu’elle procure. Ainsi, 71 % disent déjà utiliser cette technologie dans leur pratique.

Ils s’en servent notamment pour rédiger des courriels et prendre des notes (61 %), pour des tâches administratives (48 %), ainsi que dans leur processus de décision en matière de placement, par exemple pour résumer les commentaires de marché et les données économiques (56 %) ou encore pour effectuer des analyses de portefeuille et de risque (40 %).

L’intégration de l’IA ne s’est toutefois pas faite sans difficulté. Près des deux tiers (61 %) des répondants affirment que son intégration à leurs processus de travail s’est révélée plus complexe que prévu. Par ailleurs, 69 % estiment que les investisseurs qui utilisent l’IA pour obtenir des conseils prennent des risques inutiles.

Les conseillers demeurent néanmoins optimistes quant au potentiel du secteur. Quelque 76 % jugent que le cycle de croissance lié à l’IA est loin d’être terminé, tandis que 69 % croient que cette technologie stimulera la croissance des marchés au cours des vingt prochaines années. Seuls 21 % anticipent l’éclatement de la « bulle » de l’IA dès cette année.

Le transfert de patrimoine, une menace existentielle

Le rapport souligne que l’industrie du conseil financier repose encore largement sur une clientèle aisée issue de la génération des baby-boomers, les clients âgés de 62 ans et plus représentant 30 % de la clientèle.

Le vieillissement de cette clientèle laisse toutefois présager un manque de nouveaux clients plus jeunes pour alimenter le développement des affaires, ainsi qu’un risque de diminution progressive des actifs sous gestion à mesure que les retraités décaisseront leur patrimoine. Cette évolution pourrait néanmoins créer de nouvelles occasions d’affaires, notamment en planification successorale et en stratégies d’optimisation fiscale comme l’indexation directe.

Les premiers baby-boomers ayant désormais atteint 80 ans, le transfert intergénérationnel de patrimoine est devenu une priorité pour le secteur. Selon le rapport, 53 % des conseillers dans le monde considèrent même qu’il s’agit d’une menace existentielle pour leur pratique.

En Amérique du Nord, plus de quatre conseillers sur dix disent craindre de ne pas réussir à conserver les actifs de leurs clients au moment du transfert de patrimoine entre les générations. Cette inquiétude est particulièrement marquée chez les conseillers canadiens (63 %), comparativement à leurs homologues américains (39 %).

Parallèlement, les jeunes investisseurs se montrent de plus en plus ouverts aux conseils automatisés. Selon le sondage 2025 de Natixis auprès des investisseurs, 57 % des millénariaux et 49 % des membres de la génération X affirment être plus enclins à utiliser des services de conseils automatisés. Plus de la moitié des millénariaux (56 %) et près de la moitié des répondants de la génération X (48 %) estiment que les conseils alimentés par l’IA peuvent générer de meilleurs rendements.

Pour attirer cette clientèle plus jeune, les conseillers jugent essentiel d’offrir des services spécialisés en planification financière (44 %), d’élargir leurs outils numériques (43 %) et d’intégrer davantage de fonctionnalités d’IA (42 %).

Ces services spécialisés pourraient notamment porter sur l’éducation financière, les stratégies d’achat d’une première propriété, la planification des revenus de retraite, la gestion des dettes d’études, la gestion des revenus des entrepreneurs ou encore la formation sur des catégories d’actifs comme les placements privés.

Enfin, le sondage révèle que les conseillers s’inquiètent également de l’incertitude géopolitique grandissante et de la volatilité des marchés, qui incitent les clients à conserver davantage de liquidités, ainsi que des enjeux de relève dans la profession, alors que l’âge moyen des conseillers continue d’augmenter.

Les répondants nord-américains au sondage de Natixis géraient des actifs sous gestion médians de 200 millions de dollars et des actifs moyens de 4,8 milliards de dollars.

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FNB à faible coût et à revenus https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-a-faible-cout-et-a-revenus/ Thu, 21 May 2026 11:17:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114023 Battre le fer pendant qu’il est chaud

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De passage à Montréal, Jennifer Mersereau et Patrick Sommerville, les co-PDG de Hamilton ETFs, l’un des fournisseurs de FNB dont la croissance est la plus rapide au Canada, avec un actif sous gestion de plus de 15 milliards de dollars (G$), ont rencontré Finance et Investissement, histoire de faire le point moins de deux ans après le début de leur co-habitation à la tête de l’entreprise, mais aussi pour discuter de ce qui se profile à l’horizon pour la jeune société de gestion d’actifs spécialisée dans les fonds d’investissement.

Jennifer Mersereau, co-PDG et aussi co-fondatrice, a d’abord rappelé la jeune histoire de Hamilton ETFs, fondée en 2009 (en pleine crise financière) par elle et son collègue, Robert Wessel. « Nous avions auparavant travaillé chez Financière Banque Nationale à Toronto. J’avais rejoint l’équipe de Rob en tant qu’associée en assurance et dès 2007, nous gérions un portefeuille interne pour la banque. Nous avons finalement décidé de bâtir quelque chose de façon indépendante et de lancer notre propre firme. »

S’ils se sont d’abord concentrés sur des placements privés destinés à des investisseurs accrédités, ils ont rapidement compris le potentiel des fonds négociés en Bourse (FNB) après avoir été exposés à leur structure. « Nous avons réalisé à quel point celle-ci était efficace et facilement évolutive. Nous avons lancé notre premier FNB il y a plus de dix ans, et Patrick (Sommerville) s’est joint à la firme en juin 2013 comme premier représentant des ventes. »

Si le succès semble aujourd’hui sourire à la firme — qui a plus que doublé son actif sous gestion en moins de deux ans — Jennifer Mersereau a tenu à souligner que, même après leur transition complète vers les FNB, il a fallu plusieurs années de travail soutenu avant que l’entreprise ne connaisse un véritable essor vers 2020. « Durant ces premières années, Rob et Patrick ont passé énormément de temps sur la route à rencontrer des conseillers, des bureaux de gestion multifamiliale (Family Offices) et des investisseurs. »

Patrick Sommerville renchérit : « nos actifs sous gestion en FNB s’approchent maintenant de 16 milliards, ce qui est remarquable quand on pense qu’au moment de la pandémie, nous gérions environ 300 millions de dollars. Nous sommes très fiers du chemin parcouru. »

À mesure que la firme évoluait et prenait de l’expansion, leurs deux rôles aussi ont évolué à la direction, d’abord comme co-présidents puis co-PDG à mesure que Rob Wessel se retirait progressivement de la gestion quotidienne de la firme.

Le modèle avec deux chefs de la direction n’est pas courant, reconnaît Patrick Sommerville, qui souligne que des études suggèrent même que ce type de gestion ne fonctionne pas toujours bien, mais il précise que leur situation est particulière. « Hamilton appartient à ses employés, donc il n’y a ni compétition interne ni lutte de pouvoir. Nous sommes totalement alignés sur ce qui est dans le meilleur intérêt de la firme et de nos clients. »

Il évoque leur rôle complémentaire et leurs compétences. « Jennifer possède une expertise en gestion de portefeuille et en opérations, tandis que mon parcours est davantage lié aux ventes et au marketing. La collaboration a toujours été au cœur de la culture de l’entreprise. » « La structure à deux chefs de la direction reflète simplement notre façon naturelle de fonctionner, » souligne quant à elle Jennifer Mersereau.

Des produits axés sur le revenu

Patrick Sommerville note qu’avec le temps la firme a rapidement su s’adapter et identifier les nouveaux secteurs en croissance, comme la forte demande pour des produits axés sur le revenu. « À l’origine, nous étions très concentrés sur le secteur financier, puis nous sommes entrés dans le marché des FNB à options d’achat couvertes, qui est devenu un important moteur de croissance pour nous. » Hamilton figure parmi les fournisseurs de FNB à options d’achat couvertes connaissant la plus forte croissance au Canada. « Une grande partie de notre évolution provient du fait que nous avons été très attentifs au marché et aux lacunes où nous croyions pouvoir ajouter de la valeur », a expliqué Jennifer Mersereau.

Les co-chefs de la direction d’Hamilton ETFs conviennent que les stratégies d’options d’achat couvertes n’étaient pas nouvelles quand ils ont intégré ce segment en 2022, mais ils étaient convaincus qu’elles répondaient à un besoin d’investisseurs à la recherche de revenu fiscalement avantageux. « C’est ce qui nous a amenés à lancer HDIV, notre premier FNB à options d’achat couvertes. C’était le premier FNB du genre au Canada puisqu’il incorporait un levier financier. Cela nous permettait d’offrir un rendement du portefeuille plus élevé tout en atténuant l’un des inconvénients traditionnels des stratégies d’options couvertes, soit le potentiel de hausse plafonnée », a expliqué Patrick Sommerville.

«Tous nos produits ne sont pas complexes, mais les stratégies d’options couvertes nécessitent davantage d’éducation, reconnaît Jennifer Mersereau qui croit que l’éducation demeure essentielle. Nous devons communiquer clairement et de façon transparente afin que les conseillers comprennent pleinement les produits et les risques associés. » Ils organisent régulièrement des webinaires et des présentations éducatives partout au Canada où ils discutent des avantages et des inconvénients de ces stratégies, de leur positionnement dans les portefeuilles et des types d’investisseurs auxquels elles conviennent le mieux.

Craignent-ils un certain essoufflement pour ce segment qui est en quelque sorte « la saveur du jour » ? « Nous croyons qu’il y a encore un très long potentiel de croissance. Les tendances démographiques continuent de soutenir une forte demande pour les produits de revenu », est d’avis Patrick Sommerville. La seule chose, selon lui, qui pourrait ralentir cette tendance serait un marché baissier prolongé qui découragerait les investisseurs de participer aux marchés.

Même si les stratégies de revenu ont représenté pour eux un vecteur de croissance, la firme continue d’offrir des solutions de placement conçues pour les investisseurs à long terme axés sur la croissance. Plus récemment, la firme a lancé la gamme Hamilton Champions, composée de FNB d’actions de base à faible coût. « Notre objectif est d’offrir des solutions adaptées à une grande variété de besoins, autant en matière de revenu que de croissance. »

L’un des défis dans l’industrie des FNB, selon Jennifer Mersereau, c’est la difficulté d’identifier directement qui sont les détenteurs de leurs produits. « Une grande partie de notre rétroaction provient des discussions que nous avons avec les conseillers et les représentants. »

Ils continuent d’observer un déplacement à long terme des fonds communs de placement vers les FNB. « Les fonds communs continuent de croître, mais à un rythme beaucoup plus lent, tandis que l’industrie des FNB connaît une expansion rapide. » « Les conseillers apprécient de plus en plus les faibles coûts, la transparence et la diversification qu’offrent les FNB. Plusieurs utilisent maintenant les FNB presque comme des substituts à des actions individuelles dans leurs portefeuilles », précise Patrick Sommerville

Volatilité et environnement réglementaire

Jennifer Mersereau ne croit pas qu’il se dégage une tendance dominante en matière de stratégies dans le contexte actuel de taux d’intérêt et de volatilité des marchés, mais suggère que les changements démographiques sont peut-être la variable qui influe le plus sur les besoins des investisseurs. « C’est pourquoi nous avons considérablement élargi notre gamme de produits. » Son co-PDG abonde dans le même sens : « le changement démographique a stimulé la demande pour des produits axés sur le revenu, et, d’un autre côté, les jeunes investisseurs sont de plus en plus attirés par des solutions de FNB à faible coût. »

La co-PDG et co-fondatrice ajoute que l’environnement réglementaire n’a pas été un frein au développement de leurs produits, même si le lancement de produits à levier a nécessité un examen plus approfondi, en raison de leurs structures relativement nouvelles. « Mais de façon générale, nous ne cherchons pas à repousser agressivement les limites réglementaires. » Pour Patrick Sommerville, lancer une excellente idée de FNB n’est qu’une partie du défi. « La partie difficile consiste à faire connaître le produit et à attirer des actifs. Il faut éduquer les conseillers, expliquer la proposition de valeur et bâtir la confiance. »

Dans un horizon à court et moyen terme, Jennifer Mersereau dit que la firme va continuer sa croissance en renforçant l’organisation à l’interne. « Nous voulons nous assurer que nous avons les bonnes personnes et les bonnes infrastructures en place pour soutenir la croissance future. »

Confiant que l’attrait des FNB n’est pas près de s’essouffler, « comme en font foi les données colligées sur leur croissance depuis cinq ans », notamment en raison de leur caractère innovant, leur bas coût et leur transparence, Patrick Sommerville soutient qu’Hamilton ETFs va s’affairer à bonifier son offre. « Ce sera peut-être là le réel défi pour les conseillers, qui devront naviguer dans une offre de produits grandissante et un secteur plus compétitif. »

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FNB : 5 mythes déconstruits https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/fnb-5-mythes-deconstruits/ Wed, 11 Mar 2026 10:07:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112849 ZONE EXPERTS — La liquidité intrinsèque d’un FNB provient de celle de ses actifs sous-jacents.

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L’adoption des fonds négociés en Bourse (FNB) dans les portefeuilles par les investisseurs et gestionnaires de patrimoine semble ne pas s’essouffler selon les premiers chiffres de 2026. À la suite d’entrées nettes d’actifs en 2025 surpassant les 120 milliards de dollars (G$), le secteur canadien des FNB a dépassé les 720 G$ d’actifs sous gestion au 31 décembre 2025. Janvier 2026 indique un début d’année record avec des entrées nettes doublant celle de 2025 sur la même période[1].

Les FNB répondent à des besoins de plus en plus divers et complexes et outrepassent largement la simple réplication indicielle. Soutenus par un environnement réglementaire favorable, une attention accrue aux frais, la transition démographique et l’évolution des préférences des investisseurs, les FNB ont gagné en importance. Selon Placements Mackenzie, leur part dans l’univers des fonds d’investissement canadiens est passée de 10 % à 25 % au cours de la dernière décennie.

Dans ce contexte d’expansion de l’offre des FNB au Canada, où des stratégies plus spécialisées et diversifiées sont désormais accessibles, voici un rappel de certaines notions fondamentales notamment en matière de liquidité et de mesures d’évaluation.

Tous les FNB n’affichent pas nécessairement de forts volumes de transactions, de faibles frais de gestion, des écarts du cours acheteur-vendeur minimes. Ces caractéristiques ne les disqualifient pas pour autant et ces FNB peuvent répondre adéquatement aux attentes de l’investisseur. Voici cinq mythes[2] à déconstruire.

  1. Un faible volume de transactions et des actifs sous gestion peu élevés signifient généralement une liquidité plus faible.

À l’instar des fonds communs de placement, le niveau de liquidité des FNB n’est pas fonction de son volume d’opérations. Il dépend plutôt de la liquidité des actifs sous-jacents. La liquidité d’un FNB ou d’un fonds commun sera au moins équivalente à celle de ses positions sous-jacentes.

Au lieu de regarder le volume d’opération d’un FNB ou son actif sous gestion, il vaut mieux évaluer la liquidité de ses titres sous-jacents. Si le niveau de liquidité d’un fonds commun qui investit dans des titres semblables ne suscite pas de préoccupations, la liquidité d’un FNB ne devrait pas faire problème. Le volume n’est pas révélateur de la liquidité — quelle que soit la structure du fonds.

La liquidité du marché primaire dans lequel le FNB investit n’est pas forcément reflétée dans la liquidité du marché secondaire.

Pour consulter cette illustration en grand format, cliquez sur ce lien.

Les FNB peuvent émettre de nouvelles parts ou les retirer du marché pour répondre à l’offre et à la demande des investisseurs. Ainsi, des mesures telles que les actifs sous gestion d’un FNB et ses volumes d’opérations ne permettent pas d’en évaluer le niveau de liquidité.

  1. La liquidité du marché secondaire des FNB s’affiche à l’écran.

Les mainteneurs du marché ne reflètent qu’une fraction du volume qu’ils sont disposés à négocier. Les investisseurs accèdent aux parts de FNB par le biais du marché secondaire sur lequel d’autres investisseurs peuvent être présents ainsi que des mainteneurs de marché.

Dans le cas des FNB, les mainteneurs de marché peuvent mettre de nouvelles parts en circulation ou les retirer de la circulation par l’intermédiaire du marché primaire. Pour ce faire, ils travaillent avec le fournisseur de FNB comme l’illustre le graphique ci-dessus. Ce processus permet de faire que le prix d’une part de FNB reste proche de la valeur liquidative des actifs sous-jacents du FNB.

  1. Les FNB comportent moins de risques que les fonds communs de placement.

Le risque ou la volatilité liés à la structure d’un fonds, qu’il s’agisse d’un FNB ou d’un fonds commun, s’explique par divers facteurs. Les facteurs suivants peuvent influer sur le risque ou la volatilité perçus d’un FNB ou d’un fonds commun :

  • Caractéristiques des titres sous-jacents au chapitre du rendement ;
  • Risque ou volatilité découlant des marchés au sein desquels le FNB ou le fonds commun investit ;
  • Style et stratégie de placement du gestionnaire.

À noter que les FNB se négocient durant la journée, leur prix peut donc être perçu comme plus volatile comparativement à un fonds commun qui publie sa valeur liquidative une fois par jour. De la même manière, les FNB publient également une valeur liquidative quotidiennement après la fermeture du marché.

  1. Les FNB sont faits uniquement pour les spéculateurs et les investisseurs à court terme.

Les FNB indiciels, activement gérés et à bêta stratégique sont de plus en plus utilisés pour construire le portefeuille d’investisseurs. L’avènement des FNB activement gérés combinés aux FNB à réplication indicielle offre la possibilité aux gestionnaires de portefeuille de rationaliser les coûts pour capturer le bêta du marché tout en allouant davantage de budget de frais pour des stratégies ayant une proposition de valeur différenciée.

Les FNB sont conçus pour permettre à des investisseurs aux objectifs différents de détenir le même produit tout en poursuivant leurs propres stratégies.

À stratégie de placement similaire, les FNB vont souvent présenter un différentiel de coût favorable, les rendant d’autant plus pertinents pour les clients qui investissent à long terme en minimisant les frais récurrents.

  1. Tous les FNB reproduisent leurs indices sous-jacents.

Bien que la majorité de l’actif dans les FNB canadiens soit dans des FNB indiciels, le segment des FNB activement gérés est le sous-segment qui connait le plus fort taux de croissance. Il est supérieur à 34 % annuel composé sur les 10 dernières années et le segment des FNB à gestion active représente maintenant plus de 31 % de l’actif investi dans les FNB canadiens[3]. À la fin 2025, plus de la moitié de tous les FNB cotés au Canada ne répliquent pas un indice.

Comme pour un fonds commun traditionnel, les FNB gérés activement reposent sur l’expertise de gestionnaires qui supervisent la construction du portefeuille et les décisions de négociation. Cependant contrairement aux fonds communs, ces FNB font l’objet d’évaluations et d’échanges intrajournaliers.

Les enjeux de négociation de prime ou escompte par rapport à leur valeur liquidative sont aussi souvent présentés comme une déficience de la structure FNB alors que ces derniers sont conçus de façon à pouvoir être négociés sur le marché secondaire (création et rachat d’actions à la valeur liquidative) et sur un marché boursier à des cours établis par le marché secondaire. Ceci est plutôt un avantage permettant aux investisseurs d’avoir accès au prix du marché en temps réel lors des opérations. La présence d’un marché primaire et d’un marché secondaire rehausse l’efficience globale des cours et la liquidité d’un FNB.

Dans le deuxième article de cette série, nous nous attarderons sur les concepts de réplication indicielle et les facteurs à considérer dans l’évaluation de la performance d’un FNB.

Clause de non-responsabilité : Le contenu de cet article (y compris les faits, points de vue, opinions, recommandations, ainsi que les descriptions ou références à des produits ou titres) ne doit pas être interprété comme des conseils en placement, une offre de vente, une sollicitation d’achat, ni comme une approbation, une recommandation ou une commandite d’une entité ou d’un titre mentionné. Bien que nous nous efforcions d’en assurer l’exactitude et l’exhaustivité, nous n’assumons aucune responsabilité quant à son utilisation.

Cet article peut contenir des informations prospectives qui reflètent les attentes ou les prévisions actuelles de notre organisation ou de tiers concernant des événements futurs. Les renseignements prospectifs sont par leur nature assujettis, entre autres, à des risques, incertitudes et hypothèses pouvant donner lieu à des écarts significatifs entre les résultats réels et ceux exprimés dans les présentes. Ces risques, incertitudes et hypothèses comprennent, sans s’y limiter, les conditions générales économiques, politiques et des marchés, les taux d’intérêt et de change, la volatilité des marchés boursiers et financiers, la concurrence commerciale, les changements technologiques, les changements sur le plan de la réglementation gouvernementale, les changements au chapitre des lois fiscales, les poursuites judiciaires ou réglementaires inattendues ou les catastrophes. Veuillez soigneusement prendre en compte ces facteurs et d’autres facteurs et ne pas accorder une confiance exagérée aux renseignements prospectifs. Tout renseignement prospectif contenu aux présentes n’est à jour uniquement qu’au 1 mars 2026. Il ne faut pas s’attendre à ce que ces renseignements soient mis à jour, complétés ou révisés par suite de nouveaux renseignements, de circonstances changeantes, d’événements futurs ou pour d’autres raisons. 

[1] Canadian ETF Flows — January 2026: $22 billion in a month, record after record (ETF Research & Strategy)

[2] Réfuter les mythes liés aux FNB et faire prévaloir la réalité

[3] Source : Mackenzie Investments

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Pourquoi sommes-nous constructifs sur les obligations canadiennes en 2026 ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/hadiza-djataou/pourquoi-sommes-nous-constructifs-sur-les-obligations-canadiennes-en-2026/ Fri, 13 Feb 2026 11:04:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112422 ZONE EXPERTS – Quand le ralentissement économique redonne du sens à l’allocation obligataire.

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Après plusieurs années marquées par une inflation élevée globalement, un resserrement monétaire rapide et une volatilité inhabituelle sur les marchés obligataires, le contexte macroéconomique a profondément évolué avec des divergences apparentes de croissance par régions et pays. La question cruciale n’est plus de savoir si les taux directeurs doivent continuer de monter, mais plutôt : combien de temps les banques centrales peuvent-elles maintenir une politique restrictive dans ces pays sans accentuer un ralentissement économique déjà bien amorcé ? C’est pourquoi nous maintenons une préférence pour les obligations canadiennes, tant en valeur absolue que par rapport à celles des autres marchés développés.

Une Banque du Canada en pause face à une croissance fragile

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de sa réunion du 28 janvier 2026 comme prévu. Plusieurs signaux dans le communiqué et le Rapport sur la politique monétaire méritent l’attention.

La Banque ne considère plus le marché du travail comme tendu, malgré des données encore solides fin 2025. La croissance au T4 a déçu, et l’inflation de base poursuit son ralentissement. Ces éléments confirment un affaiblissement de l’économie.

Elle a aussi exprimé des inquiétudes inhabituelles sur les négociations de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), suggérant qu’un changement de cap monétaire n’est pas exclu si le cadre commercial nord-américain se détériore. Pourtant, les marchés n’anticipent que 2 à 3 points de base de baisse d’ici juillet, un scénario que nous jugeons trop prudent.

Nous pensons que la Banque pourrait assouplir sa politique, non dès mars, mais probablement à partir de juin. Ce point de vue, encore marginal, s’appuie sur une lecture de la conjoncture : marché immobilier en difficulté, croissance démographique quasi nulle, et essoufflement général de l’activité. Le PIB mensuel a reculé de 0,3 % en octobre, et l’indice PMI manufacturier est resté en zone de contraction à 48,6 en décembre. Certes, les données canadiennes sont volatiles et sujettes à révision, mais les tendances sont claires : production, consommation, confiance des entreprises. Tous les indicateurs convergent vers un ralentissement graduel, difficilement compatible avec un maintien prolongé du resserrement monétaire.

Une Inflation favorable à une politique monétaire attentiste

L’inflation de tête, c’est-à-dire le taux d’inflation global mesuré par l’IPC total, a légèrement augmenté en décembre, passant de 2,2 % à 2,4 %. Mais cette hausse est surtout technique, liée à la fin du congé temporaire de TPS/TVH en 2025, et non à une nouvelle accélération des prix. La forte baisse des prix de l’essence (-14 % sur un an) a d’ailleurs limité cette hausse. Les mesures d’inflation privilégiées par la Banque du Canada  montrent un ralentissement. Sur une base annualisée sur trois mois, l’inflation est désormais sous les 2 %, indiquant que la dynamique récente des prix est beaucoup plus modérée et compatible avec la cible de la Banque du Canada.

Le principal point de pression demeure l’alimentation. Les prix à la consommation (+5 %) et dans les restaurants (+8,5 %) restent élevés, ce qui pèse sur le budget des ménages, même si l’inflation globale est mieux maîtrisée. Les coûts d’intérêt hypothécaires cessent désormais de pousser l’inflation à la hausse et commencent même à se stabiliser également. Pris dans leur ensemble, les signaux pointent vers une inflation contenue dans un contexte de croissance affaiblie.

 Le marché du travail : ralentissement et création d’emplois anémique

Le marché du travail demeure le principal point d’attention pour la Banque du Canada, mais là aussi, les signes de modération se multiplient. Après une création de 53 600 emplois en novembre, les gains d’emplois n’ont été que de 8 200 en décembre, tandis que le taux de chômage est remonté de 6,5 % à 6,8 %. Cette évolution est cohérente avec le ralentissement observé dans l’activité économique et sans amélioration marquée de la croissance, il devient envisageable de voir un assouplissement de la politique monétaire, mais pas avant la seconde partie de l’année.

Dans ce contexte, les obligations canadiennes sont intéressantes, car une grande partie du scénario de remontée des taux est déjà intégrée dans les prix, particulièrement sur les échéances courtes. À mesure que la croissance ralentit et que l’inflation se normalise, l’équilibre des risques devient plus favorable aux détenteurs d’obligations. Même en l’absence de baisse immédiate des taux directeurs, le maintien de conditions monétaires restrictives dans un environnement de croissance plus faible soutient historiquement la performance obligataire. Enfin, sur une base comparative, les taux canadiens sont plus attractifs que ceux aux États-Unis, car l’économie américaine est plus dynamique, le marché du travail y est plus tendu et l’inflation de bases reste élevée. Cette divergence renforce l’attrait relatif des obligations canadiennes dans une allocation mondiale.

 Le dollar canadien et le risque géopolitique américain

À court terme, le dollar canadien pourrait être sous pression, pénalisé par le ralentissement économique domestique et l’incertitude entourant les relations commerciales nord-américaines et notamment les renégociations de l’ACEUM.

Un risque important pour un scénario de faiblesse prolongée du dollar canadien concerne toutefois le dollar américain lui-même. Le contexte géopolitique actuel, marqué par une posture plus conflictuelle des États-Unis et par les tensions entourant des enjeux stratégiques tels que le Groenland, pourrait mener à un désengagement graduel de certains investisseurs internationaux à l’égard des actifs américains et du dollar américain. C’est un risque à surveiller, car l’impact serait significatif, exerçant une pression baissière sur le dollar américain, auquel cas le dollar canadien pourrait s’apprécier plus par effet de contraste que par amélioration fondamentale.

Une approche constructive et disciplinée

Adopter une vision favorable à l’égard des obligations canadiennes ne signifie pas ignorer les risques. La volatilité demeurera élevée, les données économiques pourraient être volatiles et les banques centrales éviteront toute déclaration prématurée de victoire sur l’inflation. Cependant, dans un environnement où la croissance ralentit au Canada, en ligne avec les autres pays développés, l’inflation se normalise progressivement. Nous pensons que les obligations canadiennes retrouvent alors pleinement leur rôle fondamental : offrir du revenu, de la diversification et une protection en cas de choc exogène.

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PMSL élargit son offre https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/pmsl-elargit-son-offre/ Wed, 11 Feb 2026 12:02:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112287 PRODUITS – Et lance deux nouveaux fonds de série FNB.

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Gestion d’actifs PMSL lance deux nouveaux fonds de série FNB à la Bourse de Toronto.

Le Fonds mondial à faible volatilité Recherche mixte MFS PMSL — série FNB (SBLG) et le Fonds international à faible volatilité Recherche mixte MFS PMSL — série FNB (SBLI) ont été lancé le 2 février dernier.

Les frais de gestion de ces deux fonds s’élèvent à 0,50 %.

Le Fonds mondial à faible volatilité Recherche mixte MFS PMSL — série FNB investit avant tout dans un portefeuille diversifié de titres de participation d’émetteurs du monde entier. Il peut également investir dans des fonds communs de placement (y compris des fonds négociés en Bourse [FNB]) qui investissent principalement dans de tels titres.

Le Fonds international à faible volatilité Recherche mixte MFS PMSL — série FNB investit quant à lui dans un portefeuille diversifié de titres de participation d’émetteurs de l’extérieur du Canada et des États-Unis, ou indirectement dans des fonds communs de placement (notamment des FNB) qui investissent principalement dans de tels titres.

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Un nouvel ordre mondial s’impose aussi pour les actifs financiers https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-nouvel-ordre-mondial-simpose-aussi-pour-les-actifs-financiers/ Wed, 11 Feb 2026 12:02:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112402 Les actions canadiennes devraient surperformer et offrir de la diversification, selon Desjardins.

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La réévaluation en cours du rôle des États-Unis et de leur place dans l’ordre mondial bouleverse également la valorisation des actifs et les allocations de portefeuille, selon le Mouvement Desjardins.

Dans un rapport récent, les analystes de Desjardins indiquent que les investisseurs revoient leurs expositions aux différentes catégories d’actifs dans le contexte actuel. « Il est difficile pour les actifs américains de jouer le rôle de valeur refuge lorsque la source de l’incertitude mondiale provient justement des États-Unis », souligne le rapport.

Dans ce contexte, « le revenu fixe peine davantage à couvrir le risque actions, et les investisseurs continuent de rechercher des liens — directs ou indirects — avec les matières premières afin de gérer la volatilité des portefeuilles, indiquent les auteurs. Ces ajustements relèvent moins d’un désengagement des États-Unis que d’une volonté de tirer parti de la nouvelle dynamique macroéconomique. »

Sur les marchés boursiers mondiaux, cette évolution devrait se traduire par une rotation hors des marchés américains, jugés « pleinement valorisés », vers d’autres marchés régionaux, dont le Canada, que Desjardins estime « bien positionné pour surperformer » et offrir des avantages de diversification.

« En raison de liens plus étroits avec les matières premières, la Bourse de Toronto a vu sa corrélation avec les autres grands indices boursiers diminuer », note le rapport, ajoutant que les actions canadiennes devraient continuer de bénéficier cette année de leur exposition aux ressources naturelles.

Desjardins prévoit un rendement de 12,5 % pour l’indice S&P/TSX cette année, un niveau supérieur aux attentes pour les actions américaines.

Cela dit, l’indice S&P 500 devrait tout de même afficher un rendement de 10,5 % cette année. Malgré des valorisations élevées, « les entreprises américaines continuent de présenter des marges supérieures et une discipline accrue en matière de coûts, ce qui offre une meilleure protection à la baisse lorsque la croissance ralentit », précise le rapport.

Du côté du revenu fixe, le rôle de cette catégorie d’actifs dans les portefeuilles est également en mutation.

« La hausse des taux d’intérêt a redonné aux obligations leur rôle de source de revenus, mais au prix d’une volatilité accrue. Les investisseurs ne peuvent plus compter sur le revenu fixe comme couverture stable contre le risque actions », indique le rapport.

« Une inflation élevée, et l’incertitude entourant l’inflation, est généralement associée à une corrélation positive entre les actions et les obligations, ainsi qu’à une volatilité accrue des obligations. L’environnement actuel évolue dans cette direction », ajoutent les analystes.

Dans ce contexte, la diversification à l’intérieur même de la catégorie du revenu fixe devient de plus en plus importante, alors que l’incertitude entourant l’orientation future de la politique monétaire s’intensifie.

« Les investisseurs sont actuellement surpondérés en titres de dette américains, mais cette situation devrait évoluer graduellement », avancent les auteurs du rapport.

Les obligations du gouvernement canadien « devraient tirer leur épingle du jeu dans cet environnement, en particulier à long terme », selon Desjardins, qui ajoute que les bons du Trésor américain à plus longue échéance devraient sous-performer les obligations gouvernementales canadiennes cette année.

Par ailleurs, la faiblesse persistante du dollar américain constitue un facteur de plus en plus déterminant pour les investisseurs.

« Investir dans des actifs américains sans couverture de change est devenu extrêmement risqué », prévient le rapport, puisqu’un dollar américain en baisse peut éroder les rendements des investisseurs étrangers une fois ceux-ci convertis dans une monnaie locale plus forte.

« Les investisseurs ne se détournent pas tant des États-Unis qu’ils ne réévaluent ce qui compte dans un monde marqué par les risques, conclut le rapport. Après des années de surpondération des actifs américains, les acteurs des marchés repensent leurs expositions dans ce que le premier ministre Mark Carney a qualifié de “nouvel ordre mondial” caractérisé par des alliances et des échanges commerciaux en mutation. »

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La flambée de l’or devrait se maintenir https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-flambee-de-lor-devrait-se-maintenir/ Mon, 09 Feb 2026 13:03:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112355 Du moins pour l’instant.

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Alimenté par une politique commerciale et étrangère américaine de plus en plus erratique, le prix de l’or a fortement progressé au cours de la dernière année, un virage géopolitique qui pourrait avoir modifié en profondeur le comportement des investisseurs.

Dans un rapport récent, les économistes du Mouvement Desjardins analysent la hausse des prix de l’or, qui ont brièvement dépassé le seuil de 5 500 $ US l’once plus tôt cette année avant de redescendre autour de 5 000 $ US ; un niveau qui demeure presque le double de celui observé au début de 2025.

Le rapport attribue cette envolée à deux facteurs principaux : « des achats massifs de la part des banques centrales et le climat économique et politique aux États-Unis ».

Ces deux facteurs sont étroitement liés, la hausse de la demande des banques centrales étant elle-même largement alimentée par des considérations géopolitiques.

« Le catalyseur de ce changement dans la dynamique des banques centrales a été la guerre en Ukraine, qui a mis en lumière deux constats majeurs pour l’économie mondiale, indique le rapport. Premièrement, un conflit de grande ampleur en Europe demeure possible. Deuxièmement, les États-Unis ont démontré l’étendue et la puissance du dollar comme arme politique et économique, en excluant la Russie du système financier mondial. »

Dans ce contexte, les banques centrales de pays « qui craignent des conflits ou d’éventuelles sanctions américaines », comme la Chine, sont celles qui ont le plus accru leurs réserves d’or au cours des dernières années, selon le rapport.

De plus, lorsque les tensions géopolitiques s’intensifient, « qu’il s’agisse de tarifs réciproques, de l’Iran, du Venezuela ou même du Groenland », on observe « des hausses brusques et temporaires » du prix de l’or, notent les auteurs.

Dans ce contexte, les facteurs de soutien à la hausse du prix de l’or devraient persister, du moins à court terme.

D’une part, la demande des banques centrales « devrait se maintenir », selon le rapport.

D’autre part, « les investisseurs revoient la composition de leurs portefeuilles face à la volatilité des marchés financiers, à l’imprévisibilité de l’administration Trump en matière de politique commerciale, de politique intérieure et d’interventions militaires, ainsi qu’à la reconfiguration de l’ordre mondial et des chaînes d’approvisionnement », indique le rapport.

Si l’ancien ordre mondial est bel et bien révolu, comme l’a suggéré le premier ministre Mark Carney dans son discours à Davos, et qu’il ne reviendra pas, « les actions de l’administration américaine auraient alors déclenché un changement durable du comportement des investisseurs, ceux-ci cherchant une meilleure protection contre ces risques », ajoute le rapport.

Le rôle traditionnel du dollar américain comme valeur refuge s’est également affaibli, laissant l’or « comme l’un des derniers actifs fiables », souligne Desjardins.

À ce stade, il n’est pas clair si les dommages causés à l’ordre mondial peuvent être réparés. Entre-temps, la perspective de nouveaux épisodes de tensions géopolitiques, liés à des événements tels que « des conflits armés, une nouvelle vague de tarifs douaniers ou les élections de mi-mandat aux États-Unis », devrait continuer de soutenir les prix de l’or dans les mois à venir.

Parallèlement à ces facteurs fondamentaux, la volatilité récente des prix de l’or a également attiré des investisseurs spéculatifs, ce qui accroît à la fois les risques à la hausse et à la baisse des perspectives. Si la spéculation a amplifié les gains récents, elle augmente aussi le risque d’une correction marquée, avertit le rapport.

Ainsi, bien que Desjardins anticipe actuellement que l’or terminera l’année autour de 5 200 $ US l’once, l’institution souligne qu’il existe « une incertitude importante entourant cette prévision ».

À plus long terme, Desjardins s’attend à ce que la progression des prix de l’or ralentisse, voire s’inverse, notamment à mesure que la production aurifère augmentera.

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FNB : tendances émergentes du secteur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-tendances-emergentes-du-secteur/ Wed, 04 Feb 2026 13:01:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112203 Les FNB à gestion active poursuivent leur élan.

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« Les fonds négociés en Bourse (FNB) sont devenus l’instrument par défaut des conseillers pour élaborer des portefeuilles au Canada », affirme Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNB chez Placements Mackenzie, dont la firme vient de publier un rapport intitulé Perspectives des FNB pour 2026.

Les chiffres confirment cette assertion. Atteignant 714 milliards de dollars (G$) à la fin de 2025, l’actif total des FNB canadiens a augmenté de 37,6 % en 2025, soit à un rythme supérieur au taux de croissance annuel composé de 23 % dans la dernière décennie. Certes, avec un actif total s’élevant à 2528 G$ à la fin de 2025, selon les statistiques de l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI, précédemment IFIC), les fonds communs de placement (FCP) gardent encore le haut du pavé sur le plan des actifs détenus. Mais depuis 2022, autant la croissance que l’intérêt ont définitivement basculé du côté des FNB.

Après avoir connu des rachats nets de 44 G$ et 56 G$ en 2022 et 2023, les ventes nettes de FCP sont devenues positives à nouveau, atteignant 15 G$ en 2024, puis 40,5 G$ en 2025. Pendant tout ce temps, les créations nettes de FNB n’ont jamais fléchi :  36 G$ en 2022, 37 G$ en 2023,75 G$ en 2024. En 2025, selon l’analyse de Banque Nationale du Canada Marchés financiers, elles ont bondi de 166 % : 125 G$, l’actif total sous gestion grimpant de 195 % à 714 G$.

La nouvelle réalité des FNB se décline en trois développements de fond, selon Placements Mackenzie : le retour, via les FNB, de la gestion active traditionnelle ; l’accès à des stratégies systématiques (factorielles qui privilégient la qualité, la valeur, la croissance, le momentum ou la faible volatilité) ; l’émergence des fonds alternatifs liquides.

Montée en flèche de la gestion active

À la fin de 2025, l’actif sous gestion dans les FNB à gestion active était passé à 217 G$ et représentait 28 % de l’actif total. En 2015, la part des FNB à gestion active était de 14 %, mais n’accaparait que 12 G$ des actifs. Laurent Boukobza caractérise comme gestion active « tout ce qui n’est pas indiciel ». Dans sa forme la plus accomplie, la gestion active est la même, qu’il s’agisse d’un FNB ou d’un FCP : sélection de titres, orientation stratégique, variation de l’allocation, etc.

Cependant, souligne-t-il, « on peut être très actif avec du passif ». Il donne l’exemple d’un fonds de fonds chez Mackenzie composé de huit fonds indiciels, mais où un gestionnaire fait une allocation active en s’appuyant sur de la gestion algorithmique et de l’analyse de marché par une intelligence artificielle (IA).

L’attrait de la gestion active répond au désir, de la part des conseillers, « de combiner l’analyse active avec la liquidité et l’efficacité des FNB, écrit Mackenzie. La distinction entre “gestion active” et “FNB” s’estompe (…) permettant aux conseillers de s’appuyer sur la même prise de décision basée sur la conviction et la recherche fondamentale qu’offraient auparavant uniquement les fonds communs de placement. »

Selon Mackenzie, ce déplacement vers la gestion active sera renforcé par la phase 3 du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 3) qui porte sur la divulgation du coût total des fonds. Celui-ci « devrait procurer une plus grande transparence quant aux frais et permettre de mieux comparer les coûts de l’ensemble des produits de placement. » Pour les conseillers canadiens, « cet élan est l’occasion de différencier leur proposition de valeur en tirant parti des FNB à gestion active pour exprimer des points de vue stratégiques et tactiques, gérer le risque et démontrer leur expertise en construction de portefeuille ».

Imbrication des stratégies systématiques

On appelle « systématiques » les stratégies qui recourent à la notion de « facteur » comme la valeur, la croissance, la qualité, le momentum ou la volatilité.

« Les stratégies systématiques et fondées sur des facteurs deviennent discrètement l’épine dorsale des portefeuilles FNB modernes, affirme l’étude de Mackenzie. En 2026, on ne se demandera plus s’il faut utiliser des facteurs, mais comment les intégrer au mieux. L’objectif n’est pas de remplacer la gestion active, mais de la combiner avec des expositions rigoureuses et basées sur des règles qui renforcent la cohérence à long terme. »

Avec une volatilité élevée, on constate que l’information est intégrée de plus en plus rapidement, rappelle Laurent Boukobza : « On voit que différents facteurs peuvent s’appliquer à différents régimes de marché et qu’on peut en faire une rotation systématique pour ajuster le style de gestion au régime de marché en force. Le processus systématique, qui fait appel à des processus testés à travers le temps, permet la reproduction des rendements. »

Émergence de l’alternatif

Une catégorie plus jeune encore que les FNB, les fonds alternatifs liquides ont rapidement percé dans le paysage des FCP. À présent, leur déplacement vers les FNB est plus fulgurant encore. Ici, on parle de stratégies qui se caractérisent par le recours à du levier financier, à de la vente à découvert, à des instruments dérivés, surtout des options. Laurent Boukobza identifie les catégories suivantes comme appartenant aux « alternatifs liquides » : actions en position acheteur/vendeur, revenu fixe en position acheteur/vendeur, actions inversées, actions à levier, revenu fixe à levier.

Valeurs mobilières TD comptait 277 FNB de type alternatif liquides au Canada lesquels cumulent 22,9 G$ en actifs sous gestion, soit 3,2 % de l’actif en FNB canadien à la fin de décembre 2025. L’année dernière, ces fonds ont capté 7,2 G$ en créations nettes, soit 6 % des créations nettes annuelles. Les FNB alternatifs liquides ont ainsi dépassé l’actif en FNB axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), qui s’établissait à 21,3 G$ à la fin de 2025 et dont les créations nettes s’établissaient à 1,47 G$ selon VMTD.

« Les conseillers peuvent désormais intégrer des placements non traditionnels liquides directement dans les portefeuilles afin d’atteindre un éventail plus large d’objectifs, écrit Mackenzie, notamment la gestion de la volatilité, la production de revenus et l’amélioration des rendements d’un portefeuille grâce à des stratégies d’extension d’alpha. »

Laurent Boukobza donne l’exemple d’un fonds alternatif liquide de Mackenzie, le Fonds américain d’extension d’alpha Mackenzie GQE, qui a recours à un peu de levier et à la vente à découvert, et qui réplique le fonds institutionnel Quantative US Core Extended Strategy, également de Mackenzie Le premier fonds n’a pas encore un an de parcours, par contre le fonds institutionnel, lancé en août 2020, affiche depuis sa création une surperformance annuelle de 310 points de base par rapport à l’indice S&P 500.

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Ne négligez pas vos prochaines embauches https://www.finance-investissement.com/fi-releve/ne-negligez-pas-vos-prochaines-embauches/ Tue, 03 Feb 2026 12:08:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112214 DÉVELOPPEMENT – Les entreprises qui attirent et déploient leurs talents se détacheront du lot.

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Alors que la volatilité économique, les changements réglementaires et l’intelligence artificielle (IA) s’imposent comme des réalités structurelles, les entreprises doivent repenser leur planification d’affaires, soutient Kevin Hayes, MBA, CFP et associé au sein de The Vantage Talent Group dans un article publié par Advisor. Selon lui, les personnes restent le facteur décisif pour le futur. Selon lui, le facteur humain demeure déterminant pour l’avenir des organisations, ce qui rend essentiel un réexamen des pratiques d’embauche et de rétention du personnel.

Les entreprises gagneraient ainsi à investir autant dans leurs stratégies d’attraction des talents, que dans leur processus de sélection et de déploiements de ces ressources au sein de l’organisation. Selon Kevin Hayes, ces entreprises seront mieux positionnées et pourront plus facilement s’adapter.

Un contexte complexe

Dans un contexte de croissance économique modérée, les entreprises se montrent plus prudentes en matière d’embauche, chaque nouveau poste devant désormais générer un impact mesurable. Parallèlement, les bassins de talents traditionnels se resserrent : moins de professionnels font leur entrée dans l’industrie, tandis que les candidats expérimentés deviennent plus difficiles à recruter.

Les entreprises se disputent ainsi les talents éprouvés et veulent des personnes qui apportent avec elles une expertise solide.

À cela s’ajoute l’IA qui ne cesse de transformer en profondeur les différents rôles dans l’entreprise et les attentes en matière de productivité.

Malgré ce contexte, nombre d’entreprises n’ont pas modifié leur processus d’embauche. Les descriptions de poste ne sont plus à jour et accordent trop d’importance aux diplômes, estime Kevin Hayes.

Les organisations les mieux positionnées pour tirer leur épingle du jeu sont celles qui ont déjà redéfini les rôles en fonction des résultats attendus et qui investissent activement dans le développement des talents. Alors que certaines firmes misent encore principalement sur le recrutement de remplacement comme levier de croissance, d’autres adoptent une approche plus stratégique :

  • elles repensent les rôles au-delà des titres,
  • identifient plus tôt les successeurs internes
  • et investissent dans le développement des compétences bien avant qu’un poste ne devienne vacant.

La place de l’IA

Alors que l’IA commence à prendre en charge des fonctions clés, comme l’analyse de données, les tâches administratives et le traitement des transactions, le capital humain doit se concentrer sur les tâches que les machines ne peuvent pas prendre en charge, comme le jugement, la création de la confiance et l’approfondissement des relations clients.

Ainsi, les organisations à la recherche de talents précis, directement liés à de meilleurs résultats pour les clients, surclasseront leurs concurrentes au fil du temps.

L’IA doit être utilisée pour soutenir les équipes et non les remplacer, c’est ainsi que les gains de productivité seront les plus significatifs. Elle permet aux professionnels de se concentrer davantage sur l’approfondissement des relations avec les clients.

Les organisations les plus performantes recrutent en s’appuyant sur une vision claire de l’expérience client et des leviers de croissance qu’elles maîtrisent. Avant de procéder à une nouvelle embauche, ces entreprises se questionnent sur la façon dont celle-ci pourra améliorer l’expérience client et renforcer la relation avec la clientèle.

Les organisations gagnantes sont celles qui n’hésitent pas à embrasser le changement lorsque de nouvelles compétences sont nécessaires ou s’il faut revoir certaines méthodes de travail.

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