Taux directeur | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/taux-directeur/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 01 Jun 2026 14:04:31 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Taux directeur | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/taux-directeur/ 32 32 Faut-il craindre une nouvelle hausse des taux d’intérêt ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/faut-il-craindre-une-nouvelle-hausse-des-taux-dinteret/ Mon, 01 Jun 2026 14:04:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114266 ZONE EXPERTS – Le taux variable demeure-t-il une option avantageuse ?

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L’annonce d’une récession technique au Canada à la suite de la publication par Statistique Canada d’une baisse de 0,1 % du PIB au premier trimestre, a fait couler beaucoup d’encre. Pourtant, cette situation n’a rien de nouveau. La croissance de l’économie canadienne a reculé au cours de trois des quatre derniers trimestres, et nous avions déjà exposé les raisons de la faiblesse économique dans nos publications récentes. Le marché du travail montre également des signes de détérioration, avec une perte de 112 000 emplois au cours des quatre premiers mois de l’année. Il s’agit d’une situation préoccupante !

Malgré cette faible croissance économique, la récente hausse du prix du pétrole a amené plusieurs économistes à remettre le scénario de stagflation au cœur de leurs prévisions et à évoquer la possibilité que la Banque du Canada (BdC) reprenne son cycle de hausse des taux d’intérêt. D’ailleurs, les marchés anticipent actuellement trois augmentations du taux directeur.

Ce scénario nous paraît toutefois peu probable. À notre avis, une seule hausse supplémentaire des taux suffirait à freiner considérablement les projets de croissance et risquerait de plonger l’économie dans une récession plus marquée. Dans ce contexte, nous continuons de privilégier le taux variable pour les emprunteurs dont le profil s’y prête.

Afin d’éclairer la prise de décision, différents scénarios ont été élaborés pour mesurer l’incidence qu’une variation des taux d’intérêt pourrait avoir sur les paiements hypothécaires.

Notre analyse porte sur une hypothèque de 300 000 $, amortie sur 25 ans, avec un paiement hebdomadaire de 367,08 $. Nous comparons les options offertes pour un terme de cinq ans dans le cas d’une hypothèque assurée ou assurable avec une mise de fonds supérieure à 35 %. Le meilleur taux fixe de cinq ans, disponible actuellement, est de 4,09 %, tandis que le meilleur taux variable est établi au taux préférentiel moins 0,85 %, soit 3,60 %.

Nous avons retenu les trois scénarios suivants, en utilisant les meilleures offres hypothécaires actuellement disponibles sur le marché pour une hypothèque assurée, puis en évaluant le solde hypothécaire après cinq ans dans chacun des cas :

  1. Scénario de hausse des taux: Il s’agit d’un scénario que l’on peut qualifier d’extrême. Il prévoit trois hausses du taux directeur totalisant 0,75 point de pourcentage, soit une première en juillet, une deuxième en octobre et une troisième en décembre. De telles augmentations accentueraient le ralentissement économique et forceraient, selon nous, la BdC à réduire ensuite ses taux. Ce scénario représente donc l’argument le plus favorable au choix d’un taux fixe.
  1. Scénario opposé: Dans ce scénario, l’inflation s’avère temporaire. La BdC ne procède à aucune hausse de taux et est même contrainte de réduire son taux directeur à quatre reprises l’année suivante pour un total de 1 % afin de stimuler l’économie. Il s’agit du scénario démontrant l’avantage maximal du taux variable. Nous demeurons néanmoins conservateurs en supposant une première baisse en avril de l’année prochaine. En réalité, dans un contexte de récession, la première baisse devrait survenir beaucoup plus tôt.
  1. Scénario intermédiaire : Ce scénario prévoit trois hausses de taux cette année, suivies de trois baisses débutant en juin de l’année suivante et se terminant en décembre. Bien que nous croyions que les réductions de taux pourraient intervenir plus rapidement, nous avons retenu des hypothèses prudentes afin d’éviter de biaiser l’analyse en faveur de notre scénario privilégié.

Le solde hypothécaire après cinq ans serait de 261 570 $ pour l’hypothèque à taux fixe. Pour l’hypothèque à taux variable, les résultats seraient les suivants :

  • Scénario 1 : 264 595 $
  • Scénario 2 : 243 283 $
  • Scénario 3 : 256 368 $

Nous constatons que, dans le scénario récessionniste comportant quatre baisses de taux l’année suivante, l’hypothèque à taux variable procurerait une économie de 18 287 $.

À l’inverse, le scénario comportant trois hausses de taux favorise légèrement l’hypothèque à taux fixe, avec un avantage de 3 025 $.

Enfin, le scénario intermédiaire, combinant trois hausses cette année et trois baisses l’année suivante, se traduit par une économie de 5 202 $ en faveur du taux variable.

Le coût d’opportunité associé au choix du taux variable demeure donc relativement faible comparativement aux gains potentiels si notre scénario de récession se concrétise.

La présente analyse porte sur les taux applicables aux hypothèques assurées. Selon la situation propre à chaque client, il pourrait également être pertinent d’évaluer les taux applicables aux hypothèques assurables ou conventionnelles. Toute décision devrait par ailleurs s’appuyer sur une analyse approfondie tenant compte de l’évolution des taux d’intérêt, des caractéristiques du prêt et du profil financier de l’emprunteur.

Nous demeurons disponibles pour effectuer des simulations personnalisées afin d’évaluer avec précision le potentiel de gain associé à chaque stratégie avant qu’une décision finale soit prise.

Faites donc appel à un courtier hypothécaire afin de vous assurer que votre client bénéficie du meilleur programme disponible sur le marché.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, en mesure d’accompagner son client et de lui faire pleinement comprendre les conséquences de ses choix financiers. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

 

 

 

 

 

 

 

1 Scénario 1 : Augmentation totale de 0,75 % (0,25 % à la fois) : 15 juillet 2026, 28 octobre 2026 et 9 décembre 2026

2 Scénario 2 : Baisse totale de 1 % (0,25 % à la fois) : 14 avril 2027, 9 juin 2027, 8 septembre 2027 et 27 octobre 2027

3 Scénario 3 : Augmentation totale de 0,75 % suivie d’une baisse totale de 0,75 % (0,25 % à la fois) : Augmentations 15 juillet 2026, 28 octobre 2026 et 9 décembre 2026 suivis des baisses

9 juin 2027, 8 septembre 2027 et 27 octobre 2027

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Les tensions géopolitiques repoussent la baisse des taux https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/les-tensions-geopolitiques-repoussent-la-baisse-des-taux/ Mon, 04 May 2026 12:58:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113729 ZONE EXPERTS – Les pressions sur l’énergie et les chaînes d’approvisionnement retardent l’assouplissement monétaire.

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Les récentes données économiques montrent une croissance modérée de l’économie canadienne, soutenue par une croissance du secteur manufacturier. L’indice PMI manufacturier (Purchasing Managers’ Index), indicateur avancé largement utilisé pour évaluer la performance du secteur manufacturier, a enregistré en avril sa plus forte progression mensuelle depuis juin 2022, portée par une hausse marquée des commandes à l’exportation.

Toutefois, une part de cette amélioration s’explique par la hausse des prix du pétrole, qui soutient la valeur nominale des exportations. Ainsi, l’augmentation du PMI reflète en partie une activité plus soutenue dans le secteur de l’énergie, mais pourrait également traduire des pressions sur les coûts plutôt qu’un véritable renforcement de l’économie. En effet, la hausse des coûts de transport alourdit les intrants des entreprises, contribuant directement aux pressions inflationnistes.

Comme largement anticipé, la Banque du Canada n’a pas réagi à la situation entourant le détroit d’Ormuz, estimant que la hausse des prix du pétrole demeure probablement temporaire et ne justifie pas d’intervention immédiate. Par ailleurs, bien que le niveau élevé des prix de l’énergie pèse sur la consommation, son impact demeure moins prononcé que lors des chocs pétroliers des années 1970.

Les craintes inflationnistes même temporaires ont poussé les taux d’intérêts obligataires au niveau le plus élevé depuis presque 2 ans. Ceci explique la remontée des taux hypothécaires fixes observée ces dernières semaines, comme l’illustre le graphique ci-dessous.

Pour consulter ce graphique en grand format, cliquez ici.

La situation géopolitique actuelle perdure plus longtemps qu’anticipé. Même lorsque la circulation des navires reprendra dans le détroit d’Ormuz, plusieurs trimestres seront nécessaires pour retrouver l’équilibre observé avant le début du conflit. Pour cette raison, les perspectives indiquent que les prix du pétrole, et plus largement des matières premières, devraient demeurer élevés plus longtemps.

Ces pressions inflationnistes contribuent à repousser les attentes de baisse du taux directeur pour le reste de l’année aux États-Unis. Dans le même esprit, cet environnement limite également la marge de manœuvre de la Banque du Canada (BdC) dans la poursuite d’un cycle de baisses de taux à court terme.

Faut-il craindre une remontée des taux ?

Bien que certains économistes évoquent la possibilité de hausses de taux au Canada l’an prochain, nous n’adhérons pas à ce scénario pour le moment.

Les restrictions en matière d’immigration ont entraîné un recul de la population canadienne l’an dernier, réduisant ainsi la pression sur le marché du travail et contribuant à stabiliser le taux de chômage, malgré une croissance de l’emploi plus modérée.

Par ailleurs, l’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi devrait se traduire à la fois par des perturbations, une transformation des postes et des gains d’efficacité. À moyen terme, ces gains de productivité, combinés à certaines pertes d’emplois, pourraient exercer des pressions désinflationnistes et ainsi accroître la probabilité d’un assouplissement des politiques monétaires par des institutions comme la BdC.

C’est pourquoi un éventuel assouplissement de la politique monétaire aux États-Unis, notamment dans un contexte de changement à la tête de la Réserve fédérale des États-Unis, pourrait exercer une pression indirecte sur la Banque du Canada afin de poursuivre un cycle de baisses de taux. Comme mentionné précédemment, nous estimons que ce facteur pourrait influencer l’orientation des taux au Canada.

Dans ce contexte d’incertitude, il est plus important que jamais de consulter un courtier hypothécaire pour déterminer laquelle des options, entre une hypothèque variable (paiement fixe ou ajustable) et hypothèque fixe (court ou long terme), correspond le mieux aux besoins de ses clients.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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La guerre à l’Iran propulse les craintes inflationnistes https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/la-guerre-a-liran-propulse-les-craintes-inflationnistes/ Mon, 30 Mar 2026 13:10:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113216 ZONE EXPERTS – Que faire avec son hypothèque ? Des réponses à vos questions !

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À l’échelle internationale, la croissance économique se maintient à un niveau positif, mais perd néanmoins de sa cohérence : les grandes économies ont chacune leur rythme, plusieurs d’entre elles étant déjà entrées dans un cycle défavorable.

Les événements géopolitiques du dernier mois ont intensifié la hausse du prix du pétrole, propulsant elles aussi les craintes inflationnistes. Les contrats à terme sur le prix du pétrole montrent des anticipations à long terme modérées, l’inflation ne doit pas être durable.  Pourtant, la stagflation est déjà évoquée par plusieurs, dont ceux ayant déjà connu cette situation dans les années 70, un mot qui est d’ailleurs attendu depuis plusieurs années déjà.

Au Canada, après 11 mois de contraction du PMI manufacturier (Purchasing Managers’ Index), un indicateur avancé largement utilisé pour évaluer la performance du secteur manufacturier, l’indice se trouve en croissance pour les deux premiers mois de l’année. C’est certainement un signe encourageant, mais à l’opposé, le début de l’année 2026 a été marqué par une détérioration notable de la situation de l’emploi avec une perte de 25 000 emplois en janvier, suivie par une perte de 84 000 emplois en février. Il s’agit du pire début d’année depuis 2009, avec une baisse généralisée à travers plusieurs secteurs. Cette évolution reflète un ralentissement économique réel, amplifié par les tensions commerciales et les transformations structurelles liées à l’intelligence artificielle. Le taux de chômage, bien que toujours modéré, suit une tendance à la hausse, confirmant l’essoufflement du marché du travail.

Immobilier : une correction en cours

Le marché immobilier canadien est en train de s’ajuster après une longue période de forte surchauffe. Plusieurs éléments expliquent ce mouvement : accessibilité restreinte pour les premiers acheteurs, taux d’intérêt relativement élevés par rapport aux 14 dernières années, ainsi qu’une brusque baisse de l’immigration.

Les indicateurs du marché hypothécaire, notamment les taux de défaut, laissent également penser que certains ménages subissent de fortes pressions. Cette correction étant nécessaire, elle pourrait être de longue durée si le cadre macroéconomique cessait d’évoluer positivement. Mais il est désormais certain que le contexte actuel diminue la pression qui pesait sur la Banque du Canada (BdC) concernant d’éventuelles baisses de taux et le risque d’attiser une nouvelle surchauffe immobilière.

Taux d’intérêt : que faut-il anticiper ?

Évidemment, si nous pouvions connaître l’issue du conflit, il serait plus facile d’anticiper l’évolution des taux d’intérêt. Toutefois, même en supposant un scénario relativement favorable, l’inflation pourrait persister.

D’une part, la production pétrolière pourrait être affectée jusqu’à ce que les infrastructures du Moyen-Orient soient pleinement rétablies. D’autre part, les perturbations touchant le transport des engrais risquent d’entraîner des pressions inflationnistes supplémentaires sur les prix alimentaires.

Cela pourrait freiner d’éventuelles nouvelles baisses de taux de la BdC. Toutefois, comme mentionné précédemment, un changement de cap de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui dispose d’un double mandat, pourrait l’amener à privilégier une série de baisses de taux afin de stimuler davantage l’économie, dans l’hypothèse où les pressions inflationnistes seraient temporaires.

Dans un contexte où l’économie canadienne frôle la récession, un risque nourri par des pertes d’emplois, une consommation fragilisée et un dollar canadien plus fort qui pénalise les exportations, la BdC pourrait être contrainte d’abaisser ses taux d’intérêt. Cette pression serait d’autant plus importante que les risques de surchauffe immobilière se sont atténués, réduisant ainsi les contraintes liées à une éventuelle relance du marché.

Détenteurs de prêts hypothécaires à taux variable : faut-il fixer votre taux ?

Concernant les détenteurs d’hypothèques à taux variable qui se demandent s’ils devraient fixer leur taux, nous croyons préférable de leur recommander d’attendre. En effet, les taux fixes ont augmenté très rapidement récemment et aucune hausse des taux directeurs de la BdC n’est anticipée à court terme.

Une fois que le détroit d’Hormuz rouvrira et que les craintes d’un conflit prolongé s’estomperont, les taux obligataires devraient reculer. À ce moment, il sera plus opportun de réévaluer la stratégie, notamment afin de déterminer si le taux variable demeure adapté au profil du détenteur de l’hypothèque, lequel doit présenter une certaine tolérance au risque pour ce type d’emprunt.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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Taux inchangé : la guerre en Iran pèse sur la décision de la Banque du Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/taux-inchange-la-guerre-en-iran-pese-sur-la-decision-de-la-banque-du-canada/ Wed, 18 Mar 2026 14:12:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113044 La hausse des prix de l’énergie et les incertitudes mondiales brouillent les perspectives.

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Dans la continuité de sa dernière décision, la Banque du Canada (BdC) a une fois de plus laissé son taux directeur inchangé à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte demeure quant à lui à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« Il n’y avait pratiquement aucune attente d’un changement de taux aujourd’hui, et la Banque du Canada a fait exactement ce que le marché anticipait en maintenant son taux directeur à 2,25 % », souligne Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement chez IG Gestion de patrimoine.

La BdC mentionne notamment la guerre au Moyen-Orient. En plus d’accentuer les risques pesant sur l’économie mondiale, celle-ci a fait augmenter la volatilité des prix de l’énergie et des marchés financiers.

« L’économie canadienne reste confrontée à l’incertitude élevée liée à la politique commerciale américaine et aux risques géopolitiques. La guerre en Iran vient ajouter une nouvelle couche d’incertitude. Son impact sur les économies mondiale et canadienne va dépendre de la durée du conflit et de la mesure dans laquelle il va s’étendre ailleurs au Moyen-Orient », indique Tiff Macklem, gouverneur de la BdC, dans sa déclaration préliminaire.

Avant le déclenchement du conflit, l’économie mondiale devait croître d’environ 3 %, en ligne avec les prédictions du Rapport sur la politique monétaire de janvier. Aux États-Unis, la croissance demeurait solide malgré un certain ralentissement, tandis que l’inflation suivait la trajectoire attendue.

Dans la zone euro, la demande intérieure soutenait l’activité malgré un recul des exportations. À l’inverse, en Chine, la faiblesse de la demande intérieure était compensée par des exportations robustes.

Depuis le début du conflit, les prix du pétrole et du gaz naturel ont explosé, accentuant les pressions inflationnistes mondiales, selon la Banque du Canada. La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz perturbe l’approvisionnement énergétique et pourrait aussi affecter d’autres matières premières.

Les conditions financières jusque-là accommodantes se sont resserrées :

  • les rendements obligataires ont augmenté,
  • les marchés boursiers ont reculé
  • et les écarts de crédit se sont creusés.

« À nos yeux, le message était plus conciliant que menaçant. La Banque a clairement reconnu que l’économie canadienne ralentit, que le marché du travail demeure faible et que la croissance récente est plus faible qu’anticipé. En même temps, elle a aussi souligné que la remontée du pétrole et la fermeture effective du détroit d’Hormuz risquent de pousser l’inflation à la hausse à court terme », résume Pierre-Benoît Gauthier.

Vers une progression de l’économie canadienne

Après une croissance de 2,4 % au troisième trimestre, l’économie canadienne a reculé de 0,6 % au dernier trimestre de 2025, un résultat plus faible que ce qu’envisageait le Rapport de janvier. Toutefois, cette contraction s’explique essentiellement par une réduction des stocks plus importante qu’anticipée.

La demande intérieure a néanmoins progressé, soutenue par les dépenses de consommation et les dépenses publiques, malgré une activité toujours faible sur le marché du logement.

Soulignant qu’il est encore trop tôt pour connaître l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur la croissance au Canada, la BdC continue de prédire une progression modeste de l’économie, en raison des droits de douane et de l’incertitude des politiques commerciales. Cependant, la croissance à court terme devrait être plus faible que prévue et le marché du travail reste détendu.

« L’économie canadienne connaît déjà de nombreux défis, auxquels s’ajoute maintenant plus de volatilité. Le rôle de la Banque du Canada est d’être une source de stabilité. Nous soutenons l’activité économique tout en nous assurant que la montée des prix de l’énergie ne se transforme pas en inflation persistante », résume Tiff Macklem.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a de nouveau ralenti, s’établissant à 1,8 % en février. L’IPC hors effets des variations d’impôts indirects, ainsi que les mesures de l’inflation fondamentale, ont également reculé et se situent près de 2 %.

La croissance des prix des aliments a ralenti en février, tout en demeurant élevée. Par ailleurs, la forte hausse des prix mondiaux de l’énergie a fait grimper les coûts de l’essence, ce qui devrait entraîner une remontée de l’inflation globale dans les mois à venir.

Au vu de ces différents facteurs, le Conseil de direction de la BdC a décidé de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Il promet toutefois de garder à l’œil l’évolution des répercussions des politiques commerciales, notamment les droits de douane, et le déroulement du conflit au Moyen-Orient sur la croissance et l’inflation, se disant prêt à réagir au besoin.

« Il nous semble peu probable que la Banque réagisse à ce genre de choc par une hausse de taux. Ce n’est pas une inflation née d’une économie qui surchauffe. C’est un choc d’offre lié à la géopolitique. Et quand l’inflation provient d’un pétrole plus cher, monter les taux serait une double attaque sur la consommation. La hausse des prix de l’énergie agit déjà comme un frein sur la demande en grugeant le pouvoir d’achat des ménages. Autrement dit, le pétrole fait une partie du travail restrictif à la place de la banque centrale », souligne Pierre-Benoît Gauthier.

« Pourtant, les marchés s’attendent toujours à presque DEUX HAUSSES de taux selon le marché des contrats à terme obligataire. Nous allons fermement contre cette vue. Nous continuons de croire qu’une baisse de taux demeure plus plausible qu’une hausse au Canada », affirme Pierre-Benoît Gauthier.

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Taux d’intérêt, hypothèques et économie canadienne : un équilibre fragile https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/taux-dinteret-hypotheques-et-economie-canadienne-un-equilibre-fragile/ Mon, 02 Feb 2026 13:22:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112263 ZONE EXPERTS – Une lecture divergente du consensus actuel.

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Les hypothèques contractées avant la forte hausse des taux amorcée en 2022 arrivent progressivement à échéance. Bien que les ménages s’attendent naturellement à une augmentation de leurs paiements au renouvellement, la situation demeure, pour l’instant, gérable. Avec des taux hypothécaires avoisinant les 4 %, le choc reste limité pour la majorité des emprunteurs.

Du côté de la Banque du Canada (BdC), le message est clair : la politique monétaire est en pause. Les anticipations actuelles suggèrent que ce statu quo pourrait se maintenir tout au long de l’année.

Les grandes banques canadiennes affichent toutefois des visions divergentes pour la suite. La Banque Royale du Canada est la seule à prévoir, à ce stade, une hausse du taux directeur de 1 % en 2027. La Banque de Nouvelle-Écosse anticipe plutôt une augmentation de 0,5 % dans la deuxième moitié de 2026, suivie de 0,25 % en 2027. La Banque Nationale envisage une hausse de 0,5 % dès cette année. À l’inverse, TD, CIBC et BMO misent sur un maintien des taux en 2026 et 2027.

Ces anticipations reposent sur un scénario clé : celui d’une économie canadienne évitant la récession et affichant une croissance modeste en 2026. Jusqu’à présent, le Canada semble effectivement avoir évité le pire. Selon les projections de la BdC publiées en octobre dernier, les nouveaux tarifs imposés par l’administration américaine ne représenteraient qu’un impact de 5,9 %, notamment parce que la majorité des échanges commerciaux demeure protégée par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Toutefois, le risque demeure bien réel. Les marchés craignent que le gouvernement américain invoque une clause de renégociation de l’ACEUM dès cette année. Un tel scénario serait lourd de conséquences : près de 90 % des exportations canadiennes vers les États-Unis bénéficient actuellement d’une exemption tarifaire grâce à cet accord.

Toute détérioration de l’ACEUM affecterait directement un marché du travail déjà fragilisé, avec des répercussions immédiates sur la consommation intérieure. À cela s’ajoute un autre facteur structurel : les premiers effets de l’intelligence artificielle sur l’emploi, particulièrement chez les travailleurs débutants, dont certains postes disparaissent déjà.

Dans ce contexte, nous estimons que l’économie canadienne est probablement déjà en récession, malgré les indicateurs officiels, et que l’inflation ne constitue plus un enjeu majeur. La Banque du Canada elle-même prévoit une croissance limitée à environ 1,25 %, avec une inflation alignée sur la cible de 2 %.

Par ailleurs, le changement récent à la tête de la Réserve fédérale américaine, avec la nomination de Kevin Warsh annoncée vendredi dernier, ouvre la porte à un assouplissement monétaire dès la deuxième moitié de l’année. Nous anticipons ainsi une baisse significative des taux d’intérêt aux États-Unis.

Dans un tel scénario, il devient difficile d’imaginer que la Banque du Canada ne suive pas le mouvement. Une économie canadienne à la croissance anémique, combinée à un dollar canadien qui s’apprécierait si les taux baissaient aux États-Unis, mais pas au Canada, exercerait une pression considérable sur la politique monétaire canadienne.

Nous nous positionnons donc à contre-courant des anticipations formulées par la majorité des grandes banques et estimons que la Banque du Canada amorcera une nouvelle phase de baisse du taux directeur au cours de la deuxième moitié de l’année. Dans ce contexte, le taux variable demeure, selon nous, l’option la plus avantageuse sur le plan stratégique. Cette approche ne convient toutefois pas à tous les emprunteurs : une analyse rigoureuse du profil de risque et de la tolérance à la volatilité demeure essentielle avant toute décision. Pour ceux qui recherchent avant tout une plus grande stabilité, le taux fixe sur trois ans offre un compromis raisonnable pour traverser cette phase d’incertitude économique.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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Kevin Warsh pressenti à la tête de la Fed https://www.finance-investissement.com/nouvelles/kevin-warsh-pressenti-a-la-tete-de-la-fed/ Fri, 30 Jan 2026 14:28:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112232 Wall Street s’inquiète d’un tournant plus politique de la politique monétaire.

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Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé vendredi qu’il proposera la candidature de Kevin Warsh au poste de prochain président de la Réserve fédérale (Fed).

Ce choix est susceptible d’entraîner des changements radicaux au sein de cette puissante institution, qui pourrait se rapprocher de la Maison-Blanche et voir son indépendance vis-à-vis de la politique quotidienne être réduite.

Si sa nomination est confirmée par le Sénat, Kevin Warsh, qui est âgé de 55 ans, succédera à l’actuel président de la Fed, Jerome Powell, à la fin de son mandat, en mai.

Donald Trump avait choisi Jerome Powell pour diriger la Fed en 2017. Ces derniers mois, il l’a sans cesse critiqué pour ne pas avoir abaissé les taux d’intérêt assez rapidement.

Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a fait valoir que Kevin Warsh, qui a été membre du conseil des gouverneurs de la Fed de 2006 à 2011, est « parfait pour le rôle » et qu’il ne « décevra jamais » les Américains.

« Je connais Kevin depuis longtemps et je ne doute pas qu’il restera dans les annales comme l’un des GRANDS présidents de la Fed, peut-être même le meilleur », a écrit Donald Trump.

Kevin Warsh est actuellement membre de la Hoover Institution, un laboratoire d’idées de droite, en plus d’être chargé de cours à la Stanford Graduate School of Business.

À certains égards, Kevin Warsh est un choix improbable pour le président républicain, car il est depuis longtemps un faucillon dans le jargon de la Fed, c’est-à-dire quelqu’un qui soutient généralement des taux d’intérêt plus élevés pour contrôler l’inflation.

Donald Trump plaide que le taux directeur de la Fed devrait être aussi bas que 1 %, soit bien en dessous de son niveau actuel d’environ 3,6 %, une position que peu d’économistes approuvent.

Pendant son mandat de gouverneur, Kevin Warsh s’est opposé à certaines des politiques de taux d’intérêt bas menées par la Fed pendant et après la récession de 2008-2009. Il a également souvent exprimé à l’époque sa crainte que l’inflation s’accélère.

Plus récemment, dans des discours et des tribunes libres, Kevin Warsh s’est dit favorable à une baisse des taux.

Contrôler la Fed 

La nomination de Kevin Warsh constituerait une étape importante vers le renforcement du contrôle de Donald Trump sur la Fed, l’une des rares agences fédérales encore indépendantes.

Si tous les présidents influencent la politique de la Fed par l’intermédiaire des nominations, les attaques rhétoriques de Donald Trump contre la banque centrale ont suscité des inquiétudes quant à son statut d’institution indépendante.

Le président de la Réserve fédérale est l’un des responsables économiques les plus puissants au monde, chargé de lutter contre l’inflation aux États-Unis tout en soutenant le plein emploi.

Les décisions de la Fed en matière de taux d’intérêt influencent, à terme, les coûts d’emprunt dans l’ensemble de l’économie, y compris pour les prêts hypothécaires, les prêts automobiles et les cartes de crédit.

Politiques économiques de Trump

Depuis la réélection de Donald Trump, Kevin Warsh a exprimé son soutien aux politiques économiques du président, malgré son passé de républicain plus conventionnel et favorable au libre-échange.

Dans une chronique publiée en janvier 2025 dans le « Wall Street Journal », Kevin Warsh a écrit que « les politiques de déréglementation énergiques de l’administration Trump, si elles étaient mises en œuvre, auraient un effet désinflationniste ».

Depuis son premier mandat, Donald Trump a rompu avec plusieurs décennies de précédent selon lesquelles les présidents évitaient d’appeler publiquement à des baisses de taux, par respect pour le statut d’agence indépendante de la Fed.

Donald Trump a également cherché à exercer un contrôle accru sur la Fed. En août, il a tenté de licencier Lisa Cook, l’une des sept gouverneurs, afin d’obtenir la majorité au conseil de la Fed. Il a nommé trois autres membres, dont deux lors de son premier mandat.

Mme Cook a toutefois intenté une poursuite pour conserver son poste. La semaine dernière, la Cour suprême s’est montrée encline à lui permettre de conserver son poste pendant que la procédure suit son cours devant les tribunaux.

Des études économiques ont montré que les banques centrales indépendantes obtiennent de meilleurs résultats en matière de contrôle de l’inflation. Les élus, comme Donald Trump, exigent souvent des taux d’intérêt plus bas pour stimuler la croissance et l’emploi, ce qui peut entraîner une hausse des prix.

Défis potentiels

Si sa nomination est confirmée, Kevin Warsh devra relever des défis pour faire baisser les taux d’intérêt de manière significative. Le président n’est que l’un des 19 membres que compte le comité de fixation des taux de la Fed, dont 12 votent lors de chaque décision.

Si la Fed réduit ses taux à court terme de manière trop agressive et que cette décision est perçue comme motivée par des raisons politiques, les investisseurs de Wall Street pourraient vendre leurs bons du Trésor par crainte d’une hausse de l’inflation. Ces ventes feraient grimper les taux d’intérêt à long terme.

Donald Trump a envisagé de nommer Kevin Warsh à la présidence de la Fed pendant son premier mandat, mais il a finalement choisi Jerome Powell. Le beau-père de Kevin Warsh est Ronald Lauder, héritier de la fortune cosmétique Estee Lauder et donateur et confident de longue date de Donald Trump.

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La BdC maintient ses taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-maintient-ses-taux/ Wed, 28 Jan 2026 15:08:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112142 Le taux directeur reste à 2,25 %.

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La Banque du Canada (BdC) a décidé de laisser ses taux inchangés, comme le prédisaient les experts. Ainsi, le taux du financement à un jour reste à 2,25 %, le taux officiel d’escompte demeure à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« En tant que stratège, il n’y a rien qui change quoique ce soit ce matin avec cette décision. Ce qui se passe avec le dollar américain et la Fed est largement plus important pour les marchés. Les taux sont assez restrictifs pour garder l’inflation sous contrôle, et la barre est haute avant de reparler de hausses incontrôlées », souligne Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement à IG Gestion de patrimoine.

Pour expliquer sa décision, la BdC souligne que les perspectives concernant les économies mondiale et canadienne n’ont que peu évolué par rapport à la projection présentée dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) d’octobre.

La banque centrale s’inquiète toutefois encore de l’imprévisibilité des politiques commerciales américaines et des risques géopolitiques actuels, mais elle estime que la croissance mondiale devrait s’établir à environ 3 %.

Pour le moment, l’expansion économique américaine dépasse les attentes, notamment grâce aux investissements liés à l’intelligence artificielle et les dépenses de consommation. Les droits de douane auront un impact à la hausse sur l’inflation, mais pas avant quelques mois.

Dans la zone euro, la croissance a été portée par le dynamisme du secteur des services et devrait également bénéficier du soutien de la politique budgétaire.

Au Canada, les restrictions commerciales imposées par les États-Unis et l’incertitude pèsent sur la croissance. Le PIB a stagné au quatrième trimestre de 2025 et les exportations sont encore ébranlées par les droits de douane.

Toutefois, la récente faiblesse du dollar américain a propulsé le dollar canadien au-dessus de 72 cents, tandis que l’emploi a progressé au cours des derniers mois, même si le taux de chômage demeure élevé, à 6,8 %. La BdC anticipe une croissance économique de 1,1 % en 2026 et de 1,5 % en 2027, tout en demeurant vigilante à l’approche de la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique.

« Le décor économique est celui qu’on décrit depuis un bout. Croissance modeste, pas très linéaire. Après un troisième trimestre solide en 2025, le PIB semble avoir plafonné au quatrième. Les restrictions commerciales américaines continuent de peser sur les exportations, toujours sous pression à cause des tarifs, ou du moins la perception des tarifs. En revanche, la demande intérieure se tient mieux, ce qui empêche l’économie de caler complètement. La Banque parle d’une croissance autour de 1,1 % cette année et 1,5 % en 2027. On est loin d’un scénario de récession, mais on n’est clairement pas dans une économie qui surchauffe non plus. Ça avance, tranquillement », commente Pierre-Benoît Gauthier.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation a grimpé en décembre atteignant ainsi 2,4 %, mais cela peut être attribué aux effets de glissement annuel liés au congé de TPS/TVH accordé l’hiver dernier. Sans l’effet des changements relatifs aux taxes, l’inflation ralentit depuis septembre.

La politique monétaire cherche à « maintenir l’inflation près de la cible de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel », rappelle la BdC.

« Le Conseil de direction estime que le taux directeur actuel demeure approprié, à condition que l’économie évolue de manière généralement conforme aux perspectives publiées aujourd’hui », continue-t-elle en assurant rester à l’écoute des risques et être prête à réagir.

« La Banque du Canada a fait exactement ce que tout le monde avait prévu. Taux directeur inchangé à 2,25 %. La décision n’a jamais été le point central. C’est le ton qui compte. Et le ton, c’est une Banque qui dit clairement que l’incertitude reste élevée et qu’il est presque impossible de prévoir le moment ou même la direction du prochain mouvement. Traduction simple: ils gardent toutes les portes ouvertes », conclut Pierre-Benoît Gauthier.

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BdC : vers un maintien des taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bdc-vers-un-maintien-des-taux/ Mon, 26 Jan 2026 12:45:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112069 C’est ce que prédisent les experts.

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De nombreux économistes s’attendent à ce que le taux directeur de la Banque du Canada reste inchangé cette semaine, et peut-être même jusqu’à la fin de l’année.

La banque centrale rendra mercredi sa première décision sur les taux d’intérêt pour 2026.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers tablaient vendredi à près de 89 % sur un maintien des taux cette semaine.

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % en décembre, après deux baisses consécutives d’un quart de point au second semestre 2025.

Lors de cette décision, le gouverneur a indiqué que la banque centrale estimait que la politique monétaire était à un niveau approprié pour équilibrer une économie turbulente et des pressions inflationnistes persistantes.

L’économiste de la Banque TD, Rishi Sondhi, a écrit vendredi dans une note que les prévisionnistes devraient prendre au mot la Banque du Canada en ce qui concerne les prévisions de taux.

« La Banque a répété à plusieurs reprises qu’elle était satisfaite de l’orientation actuelle de sa politique, à condition que l’économie évolue globalement conformément aux prévisions », a-t-il rappelé.

« Il faudrait une croissance économique nettement inférieure aux prévisions ou un ralentissement significatif du marché du travail pour forcer les décideurs politiques à sortir de leur réserve. »

Tiff Macklem a dit que les responsables de la Banque du Canada estiment que l’inflation devrait se maintenir autour de son objectif de 2 % pour l’année à venir, mais que si les perspectives changent, la banque centrale est « prête à réagir ».

Données économiques

Selon Avery Shenfeld, économiste en chef à la CIBC, aucune des données économiques publiées depuis la décision prise en décembre par la Banque du Canada n’était suffisamment surprenante pour la faire renoncer à sa position attentiste.

L’inflation annuelle a été plus élevée que prévu, à 2,4 % en décembre, mais le taux de chômage a bondi à 6,8 % au cours du mois. Les premières données suggèrent également un ralentissement de la croissance au quatrième trimestre de l’année.

« Il semble que l’économie ait de nouveau ralenti au quatrième trimestre, que l’inflation ne s’écarte pas de manière significative des objectifs de la Banque du Canada et que le taux de chômage reste trop élevé pour être rassurant », a expliqué Avery Shenfeld.

La banque centrale publiera également des projections actualisées pour l’économie et l’inflation parallèlement à sa décision de mercredi sur les taux d’intérêt.

La CIBC fait partie des prévisionnistes qui s’attendent à ce que la Banque du Canada ne relève ni n’abaisse les taux d’intérêt en 2026.

Les dernières années, depuis le début de la pandémie de COVID-19 et la reprise qui a suivi, ont été marquées par des cycles d’assouplissement et de resserrement relativement rapides.

Avery Shenfeld a souligné que, lorsqu’une banque centrale arrive au terme de son cycle de taux d’intérêt, il est plus courant que le taux directeur reste inchangé pendant un an ou plus, le temps que l’économie s’adapte au nouveau taux d’emprunt.

Des anticipations

Bien que Avery Shenfeld ne s’attende à aucun changement dans la position de la banque centrale mercredi, il a estimé que Tiff Macklem pourrait modérer son discours à l’égard d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire, ne serait-ce que pour contrer les attentes du marché concernant une hausse des taux cette année.

« Lorsque les marchés apprennent d’une banque centrale qu’elle a terminé son assouplissement, ils commencent à dire : “Bon, la prochaine étape doit être une hausse, et commençons à en évaluer la probabilité” », a-t-il détaillé.

Les anticipations d’un changement des taux d’intérêt peuvent avoir autant d’impact que la baisse ou la hausse elle-même. Par exemple, les anticipations à long terme concernant les taux directeurs sont intégrées dans les prix du marché obligataire, que les prêteurs utilisent pour fixer les taux d’intérêt des prêts hypothécaires et autres prêts.

Avery Shenfeld a avancé que, même si les taux hypothécaires ne sont pas particulièrement bas, les indications de la Banque du Canada selon lesquelles les baisses de taux sont terminées pourraient inciter certains acheteurs immobiliers à se lancer ce printemps, plutôt que de suivre la tendance récente qui consiste à attendre plus longtemps dans l’espoir d’obtenir un taux plus bas.

Les entreprises surveillent également les signaux de la Banque du Canada lorsqu’elles prennent des décisions d’investissement et d’autres décisions de planification, mais Avery Shenfeld a fait remarquer que le taux d’intérêt de la banque centrale n’a pas été la principale source d’incertitude pour les entreprises au cours de l’année écoulée.

Les perspectives des principales industries canadiennes confrontées aux droits de douane imposés par les États-Unis restent incertaines, compte tenu de la révision prévue de l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, qui aura lieu plus tard cette année.

Selon Avery Shenfeld, la Banque du Canada pourrait voir son taux perturbé si un autre choc grave, tel qu’un ralentissement soudain du marché boursier, frappait l’économie cette année, mais que le sort des droits de douane américains semble jusqu’à présent être le risque le plus évident en 2026.

« Le commerce international reste de loin la plus grande menace à l’horizon, et celle qui pourrait finir par contraindre la Banque du Canada à abandonner sa position attentiste et à assouplir davantage sa politique si les barrières commerciales s’aggravent », a-t-il conclu.

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La Fed réduit son taux directeur pour une troisième fois https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-fed-reduit-son-taux-directeur-pour-une-troisieme-fois/ Thu, 11 Dec 2025 13:15:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111558 La banque centrale signale une pause possible dans les prochains mois.

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La Réserve fédérale américaine (Fed) a réduit mercredi son taux directeur pour la troisième fois consécutive, mais a laissé entendre qu’elle pourrait le maintenir inchangé dans les mois à venir.

Cette décision pourrait susciter la colère du président Donald Trump, qui a exigé une forte baisse des coûts d’emprunt.

Dans une série de projections économiques trimestrielles, les responsables de la Fed ont indiqué qu’ils prévoyaient de ne baisser les taux qu’une seule fois l’année prochaine.

La baisse de mercredi a ramené le taux à environ 3,6 %, son plus bas niveau depuis près de trois ans.

La baisse des taux de la Fed peut réduire les coûts d’emprunt pour les prêts hypothécaires, les prêts automobiles et les cartes de crédit au fil du temps, bien que les forces du marché puissent également influencer ces taux.

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La Banque du Canada maintient son taux directeur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-banque-du-canada-maintient-son-taux-directeur-2/ Wed, 10 Dec 2025 15:06:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111548 Un contexte mondial incertain, mais une économie canadienne résiliente.

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Comme nombre d’experts l’avaient prédit, la Banque du Canada (BdC) a décidé de maintenir le taux cible du financement à un jour à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte demeure à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %, comme prévu. Après deux baisses, Tiff Macklem s’installe clairement dans une posture “on observe et on laisse les effets se matérialiser”. La politique est en zone neutre, et la Banque veut voir comment l’impact des dernières décisions dans l’économie vont se refléter dans les données avant de bouger à nouveau », constate Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement à IG Gestion de patrimoine.

Une économie mondiale pleine d’incertitudes

La banque centrale explique sa décision en raison de l’incertitude mondiale encore particulièrement élevée, bien que les grandes économies fassent preuve de résilience face au protectionnisme américain.

« Premièrement, les droits de douane américains élevés sur l’acier, l’aluminium, les automobiles et le bois d’œuvre ont porté un coup dur à ces secteurs. De façon plus générale, l’incertitude entourant la politique commerciale des États-Unis pèse sur les investissements des entreprises. Mais jusqu’à présent, l’économie se montre résiliente dans l’ensemble », explique Tiff Macklem dans sa déclaration préliminaire.

Dans la zone américaine, la paralysie partielle du gouvernement américain a apporté davantage de volatilité en plus de retarder « la publication de certaines données économiques clés ». Toutefois la croissance économique continue grâce à la consommation et l’essor des investissements dans l’intelligence artificielle.

Dans la zone euro, la croissance a positivement surpris les économistes, surtout grâce à la résilience du secteur des services.

En Chine, la demande intérieure modeste et la faiblesse du marché du logement pèse sur la croissance.

Forte croissance au Canada

Le Canada a enregistré une croissance de 2,6 % au troisième trimestre, bien que la demande intérieure finale ait stagné. La BdC s’attend à ce que la demande intérieure finale progresse au quatrième trimestre, mais à ce que la croissance du PIB soit faible avant de se redresser en 2026.

« L’incertitude demeure élevée. Les fluctuations importantes des échanges commerciaux pourraient continuer de causer de la volatilité d’un trimestre à l’autre », peut-on lire dans l’Annonce concernant le taux directeur.

Le marché du travail montre des signes encourageants. L’emploi a enregistré des gains solides au cours du trimestre et le taux de chômage est descendu à 6,5 % en novembre. Mais le marché de l’emploi dans les secteurs sensibles au commerce demeure faible tandis que les intentions d’embauche restent modérées.

« Depuis le début de l’année, il y a eu des pertes d’emplois substantielles dans les secteurs sensibles au commerce. Mais dans les derniers mois, comme l’emploi dans ces secteurs a été plus stable, les gains dans d’autres secteurs – en particulier les services – ont fait augmenter le nombre global d’emplois. Dans l’avenir, cependant, nous pensons que les intentions d’embauche seront modérées dans l’ensemble de l’économie », détaille Tiff Macklem.

« Ce qui a changé depuis la dernière baisse, c’est l’emploi. Et il ne justifie pas une nouvelle intervention », résume Pierre-Benoît Gauthier.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a ralenti pour s’établir à 2,2 % en octobre se situant ainsi depuis maintenant plus d’un an près de la cible de 2 %.

Les mesures de l’inflation fondamentale se maintiennent quant à elle dans une fourchette de 2,5 à 3 % et l’inflation sous-jacente serait encore autour de 2,5 %.

« Les pressions inflationnistes sont encore contenues, malgré les coûts supplémentaires associés à la réorganisation du commerce. L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) global est proche de la cible de 2 % depuis plus d’un an, et nous nous attendons à ce qu’elle y reste », résume Tiff Macklem.

« Le Conseil de direction considère que le taux actuel est essentiellement au niveau approprié pour garder l’inflation proche de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel », conclut la BdC.

« Le marché des contrats à terme prévoit une hausse en 2026. Ca nous semble prématuré. Pour monter les taux, il faut une surchauffe. Ce qu’on a présentement, c’est de la survie, pas de l’excès. L’investissement reste mou, la consommation tient mais ne s’emballe pas, et le Canada fait encore face au choc externe des tarifs américains. Sans oublier que la renégociation de l’ACEUM arrive. À 2,25 %, la politique n’est pas accommodante. Elle est neutre et cohérente avec les conditions. C’est un contexte de patience, pas un contexte de resserrement », commente Pierre-Benoît Gauthier soulignant toutefois la différence avec la politique de la banque centrale américaine.

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