Russie – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 31 Aug 2023 12:03:44 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.9.3 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Russie – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 Les BRICS élargissent leurs rangs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/les-brics-elargissent-leurs-rangs/ Thu, 31 Aug 2023 12:03:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=95947 PLANÈTE FINANCE - Six nouveaux membres feront leur entrée au 1er janvier 2024.

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Réunis à Johannesburg du 22 au 24 août, les dirigeants des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ont convenu d’inviter six nouveaux pays à se joindre à leur groupe pour le début de l’année prochaine, soit l’Argentine, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Le bloc, qui passe de cinq à onze pays, représentera ainsi 41,3 % de la population de la planète et 25,77 % du produit intérieur brut mondial. Au total, 3,27 milliards de personnes vivent dans ces 5 états.

Cette annonce a été faite jeudi lors du 15e Sommet du groupe des BRICS, en présence du président chinois Xi Jinping, de ses homologues sud-africain et brésilien, Cyril Ramaphosa et Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, ainsi que du premier ministre indien Narendra Modi. Le président russe Vladimir Poutine, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour ses actions en Ukraine, participait de façon virtuelle.

Moment historique selon la Chine

« L’expansion des BRICS est un moment historique qui constitue un nouveau point de départ pour la coopération entre ses pays membres », a salué le président Xi Jinping, prédisant un « avenir radieux pour les BRICS ».

Cyril Ramaphosa a parlé quant à lui d’un « nouveau chapitre dans leurs efforts qui visent à créer un monde juste, inclusif et prospère ». Le président du Brésil a souligné la pertinence d’un nouvel ordre économique mondial, tandis que le président de l’Inde a estimé que « l’expansion du groupe renforcera la croyance de nombreux pays dans le fait qu’un ordre mondial multipolaire est possible ».

L’expansion du bloc est une victoire pour le président chinois Xi Jinping et le président russe Vladimir Poutine, qui avaient fait pression pour renforcer le bloc face à la concurrence géopolitique et économique croissante avec l’Occident, a estimé le Wall Street Journal.

Cependant, les pays membres ont dû négocier ferme jusqu’à mercredi soir pour trouver une position commune, notamment sur la question des critères d’admission, a rapporté Le Monde, expliquant la longueur des pourparlers par « les difficultés du groupe à contourner les lignes de fractures qui le traversent ».

Banque en difficulté

Plus de 40 pays ont manifesté leur désir de rejoindre les BRICS et 22 ont officiellement demandé à être admis au sein de ce groupe qui vise notamment à réduire l’écart économique entre le Nord et le Sud, à lutter contre les changements climatiques et à développer la gouvernance numérique, selon le président Ramaphosa.

Parmi les réalisations des BRICS figure la Nouvelle Banque de développement (NDB), lancée en 2015, dont le siège se trouve à Shanghai. L’institution a à ce jour approuvé 98 projets d’une valeur totale de 33,2 milliards de dollars (G$) et environ 40 % de ses projets sont consacrés à l’adaptation au changement climatique et à l’atténuation de leurs effets, selon la chaîne d’information publique chinoise CGTN.

La NDB, qui avait l’ambition à sa création de constituer une « réserve d’arrangement de devises » de l’ordre de 100 G$ dans le but d’aider les pays membres à contrer les chocs financiers futur, connaît actuellement des difficultés en raison des sanctions à l’encontre de son actionnaire fondateur, la Russie, qui détient 20 % des fonds. Elle peine à se financer depuis le début de la guerre en Ukraine, selon le Wall Street Journal. Ces difficultés lui ont notamment valu une dégradation de crédit de la part de Fitch Ratings en juillet dernier.

Économie numérique

Le groupe a également mis sur pied un cadre de partenariat portant sur l’économie numérique, baptisé « BRICS Digital Economy Partnership Framework », qui vise à renforcer les complémentarités des membres dans le domaine de l’économie numérique.

L’entrée de six nouveaux membres constitue le premier élargissement du bloc en 13 ans, a mentionné Reuters, rappelant qu’à l’origine, l’acronyme BRICS a été inventé par l’économiste en chef de Goldman Sachs, Jim O’Neill, en 2001. Le groupe a été fondé en tant que club informel de quatre nations en 2009 et a ajouté l’Afrique du Sud un an plus tard, lors de sa seule expansion précédente.

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Entreprises et autorités aux prises avec les retombées des sanctions contre la Russie https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/entreprises-et-autorites-aux-prises-avec-les-retombees-des-sanctions-contre-la-russie/ Tue, 22 Mar 2022 12:07:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=85895 La vente d'actifs russes peut s'avérer difficile dans un contexte de restrictions importantes.

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Alors que les sociétés financières s’apprêtent à se désinvestir de la Russie en réponse à l’invasion de l’Ukraine, elles doivent également se conformer aux obligations découlant des sanctions économiques visant à isoler le régime de Poutine.

Plusieurs gestionnaires d’actifs et investisseurs institutionnels canadiens se sont engagés à céder leurs avoirs en Russie, et les titres russes ont été retirés des principaux indices boursiers et obligataires.

Dans le même temps, les régulateurs informent les entreprises financières – y compris les sociétés de courtage, les gestionnaires d’actifs, les plateformes de cryptomonnaies et autres – qu’elles doivent adhérer aux sanctions économiques radicales contre la Russie.

Dans un communiqué récent, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont déclaré que tous les participants au marché – y compris les entreprises enregistrées, les entreprises d’infrastructure de marché financier et les émetteurs – sont potentiellement touchés par les sanctions économiques imposées par le gouvernement fédéral contre la Russie. Les autorités de réglementation ont demandé aux entreprises de faire preuve de diligence raisonnable (et d’envisager d’obtenir des conseils d’experts) pour s’assurer qu’elles respectent leurs obligations en vertu des sanctions.

Les ACVM ont indiqué que les entreprises pourraient être directement touchées par les sanctions si elles traitent avec des citoyens ou des entités russes (y compris leurs actifs et leurs biens) qui sont spécifiquement nommés dans les sanctions. Les entreprises du secteur financier pourraient également être touchées si elles s’engagent dans des transactions qui peuvent faciliter les violations des restrictions.

Outre l’interdiction de traiter directement avec les cibles des sanctions, les ACVM ont souligné qu’il était interdit de « causer, faciliter ou aider les activités interdites ».

En outre, les entreprises sont censées déterminer, de manière continue, si elles sont en possession d’actifs appartenant à des cibles des sanctions ou contrôlés en leur nom.

Dans le même temps, les régulateurs ont reconnu que les obligations des entreprises en vertu des sanctions peuvent entrer en conflit avec leurs engagements de désinvestissement de la Russie.

La Financial Conduct Authority (FCA) du Royaume-Uni a indiqué que de nombreux gestionnaires d’actifs et fonds de pension ont déjà réduit à zéro leurs avoirs en Russie et ont annoncé leur intention de s’en séparer autant que possible. Mais elle a également reconnu qu’il existe des « défis pratiques importants » pour la cession d’actifs russes.

À cette fin, la FCA a publié des orientations sur la manière dont les entreprises doivent remplir leurs obligations dans le cadre des sanctions économiques.

En outre, le chancelier de l’Échiquier du Royaume-Uni, Rishi Sunak, a assuré que son gouvernement reconnaissait que le désinvestissement pouvait être « un processus à long terme, compte tenu des conditions du marché et de la capacité de vendre des actifs en raison des sanctions mondiales ».

Il a toutefois souligné que les engagements pris par les grandes entreprises énergétiques et financières, dont le géant des fonds Vanguard, de vendre leurs participations en Russie et de cesser tout nouvel investissement dans le pays, constituent un signal fort à l’intention du régime russe, et que le gouvernement soutiendrait les entreprises qui souhaitent désinvestir.

« Nous devons collectivement aller plus loin dans notre mission d’infliger une douleur économique maximale – et d’arrêter toute nouvelle effusion de sang », a-t-il martelé dans un communiqué.

Des représentants du gouvernement britannique ont rencontré des gestionnaires d’actifs et des investisseurs institutionnels la semaine dernière pour discuter des investissements en Russie, a-t-il ajouté, et « ont salué le consensus sur la nécessité d’isoler économiquement Poutine et son régime ».

Rishi Sunak a également souligné qu’« il n’y avait aucun argument en faveur de nouveaux investissements en Russie ».

Ailleurs en Europe, l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) a déclaré qu’elle « surveillait de près » l’impact du conflit sur les marchés financiers.

L’AEMF a également appelé les entreprises financières à faire respecter les sanctions et les émetteurs à s’assurer que toute information importante sur l’impact de la crise est correctement communiquée aux marchés.

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