récession | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/recession/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 06 Jul 2026 13:22:24 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png récession | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/recession/ 32 32 L’économie montre des signes de reprise  https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/leconomie-montre-des-signes-de-reprise/ Mon, 06 Jul 2026 13:22:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114811 ZONE EXPERTS – Doit-on continuer de privilégier le taux variable ?

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Par suite de deux trimestres de légère contraction, l’économie canadienne a crû de 0,5 % en avril, le premier mois du deuxième trimestre. Même s’il y a une possibilité de révision, c’est tout de même une bonne nouvelle, car cela réduit les chances que la récession technique se poursuive. Cette récente croissance repose en grande partie sur la force du secteur de l’énergie, tandis que le secteur manufacturier continue de subir les effets des tarifs douaniers imposés par les États-Unis. L’augmentation de la production pétrolière et gazière a aidé à atténuer le ralentissement économique, mais de nombreux économistes estiment que cette croissance est encore inégale. Les industries de l’acier, de l’aluminium et de l’automobile font face à des coûts croissants, à une perte de compétitivité et à une baisse des investissements en raison de l’incertitude commerciale. Il est certain qu’un développement durable nécessitera une économie moins dépendante du secteur énergétique et des investissements plus importants pour améliorer la productivité dans d’autres industries.

L’économie canadienne a du mal à améliorer sa productivité, ce qui freine la croissance économique et nuit à l’amélioration du niveau de vie. L’immigration a joué un rôle important dans le passé pour combler les pénuries de main-d’œuvre et soutenir la population, mais elle n’a pas permis d’accroître nettement la production par travailleur. Le véritable défi réside dans le manque d’investissements des entreprises dans les technologies, l’innovation et les équipements. Miser davantage sur ces investissements semble essentiel pour stimuler la productivité, soutenir la croissance économique et augmenter les revenus des Canadiens.

La baisse marquée de l’immigration depuis l’année dernière a brusquement ralenti le principal moteur de l’économie, ce qui a certainement des répercussions négatives sur la croissance future.

Pour aggraver la situation, l’avenir de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) est devenu plus incertain après la décision des États-Unis de ne pas renouveler l’accord dans sa forme actuelle. Bien que l’entente demeure en vigueur, elle sera désormais soumise à des examens périodiques, ce qui pourrait accroître l’incertitude pour les entreprises nord-américaines. Les négociations porteront notamment sur les tarifs douaniers, les règles d’origine, les secteurs de l’automobile et de l’agriculture, ainsi que sur les chaînes d’approvisionnement. Cette situation risque de freiner davantage les investissements et de rendre la planification des entreprises plus difficile.

Les efforts du premier ministre Mark Carney d’ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises canadiennes semblent porter fruit, car les exportations canadiennes vers les marchés autres que les États-Unis ont progressé d’environ 50 % en valeur depuis 2024, réduisant ainsi la dépendance du Canada envers son principal partenaire commercial. De plus, les grands projets d’infrastructure, tels que les terminaux, les ports et les pipelines, contribueront à cette diversification de l’économie, mais leur effet se fera sentir graduellement.

Un mot sur le rapport des prêts hypothécaires résidentiels du printemps 2026 de la SCHL

En 2025, le marché hypothécaire canadien a été principalement marqué par le renouvellement des prêts existants plutôt que par la souscription de nouvelles hypothèques pour l’achat d’une propriété. Les volumes de renouvellement devraient toutefois diminuer en 2026, bien que les emprunteurs renouvelant après un terme de cinq ans soient encore susceptibles de subir un choc lié aux taux d’intérêt comparable à celui observé en 2025. Par ailleurs, les prêts hypothécaires assurés ont gagné en importance grâce à l’assouplissement des critères d’admissibilité, facilitant ainsi l’accès à la propriété pour les premiers acheteurs et les acheteurs de logements neufs.

Les signes de vulnérabilité financière se sont accentués au cours de 2025. Le taux national des hypothèques en souffrance depuis plus de 90 jours a augmenté. On constate une hausse particulièrement marquée en Ontario, notamment dans la région de Toronto, où les ménages subissent une pression croissante sur leur capacité de remboursement. Malgré cette progression, les taux de délinquance hypothécaire demeurent faibles. Les retards de paiement sur les autres formes de crédit, notamment les prêts automobiles, souvent considérés comme un indicateur précurseur des défauts hypothécaires, continuent également d’augmenter, mais à un rythme plus modéré.

En décembre 2025, l’encours de la dette hypothécaire résidentielle au Canada a dépassé 2,4 billions de dollars, établissant un nouveau sommet. Dans l’ensemble, les ménages font face à des pressions financières accrues en raison du ralentissement du marché du travail et des effets persistants des taux d’intérêt élevés. Bien que les emprunteurs soient désormais plus sensibles aux variations des taux, le système hypothécaire canadien demeure globalement solide et résilient.

Au cours des prochaines années, l’évolution du marché hypothécaire résidentiel canadien dépendra principalement de deux facteurs. D’une part, les nombreux renouvellements de prêts hypothécaires prévus en 2026 et 2027 pourraient accroître les pressions financières sur les ménages qui devront composer avec de nouveaux taux d’intérêt. D’autre part, les conditions du marché du travail demeureront déterminantes, puisque la détérioration de l’emploi est étroitement liée à une augmentation des retards de paiement et des défauts hypothécaires.

Qu’en est-il avec les 3 hausses grandement anticipées?

Comme nous l’avons expliqué dans notre plus récent billet de blogue Faut-il craindre une nouvelle hausse des taux d’intérêt ?,  blogue, nous estimons que ces inquiétudes sont exagérées. La Banque du Canada (BdC) se trouve actuellement dans une phase de gestion des risques, et nous ne croyons pas que de nouvelles hausses de taux soient nécessaires à court terme. De plus, avec la désescalade du conflit en Iran, l’inflation semble avoir atteint son sommet. Dans un contexte où le marché du travail demeure fragile, il serait peu justifié d’ajouter une pression supplémentaire sur une économie déjà vulnérable.

Doit-on continuer de privilégier le taux variable?

Présentement, les taux variables sont environ à 0,50 % et 0,70 % moins cher que les taux fixes. Même si la BdC haussait le taux directeur à deux reprises, le taux variable ne dépasserait pas le taux fixe. Le coût d’opportunité associé au choix du taux variable demeure donc relativement faible comparativement aux gains potentiels si le scénario de récession se concrétise.

Dans ce contexte, le taux variable demeure, selon nous, l’option la plus avantageuse. Cette approche ne convient toutefois pas à tous les emprunteurs : une analyse rigoureuse du profil de risque et de la tolérance à la volatilité demeure essentielle avant toute décision. Pour ceux qui recherchent avant tout une plus grande stabilité, le taux fixe sur trois ans offre un compromis raisonnable pour traverser cette phase d’incertitude économique.

Faites donc appel à un courtier hypothécaire afin de vous assurer que votre client bénéficie du meilleur programme disponible sur le marché.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, en mesure d’accompagner son client et de lui faire pleinement comprendre les conséquences de ses choix financiers. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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L’Institut C.D. Howe écarte pour l’instant le scénario d’une récession https://www.finance-investissement.com/nouvelles/linstitut-c-d-howe-ecarte-pour-linstant-le-scenario-dune-recession/ Fri, 05 Jun 2026 12:24:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114386 Deux trimestres de recul du PIB ne suffisent pas à conclure à une contraction généralisée de l’économie.

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L’expert non officiel en matière de déclarations de récession au Canada estime qu’il est trop tôt pour employer ce terme afin de décrire le ralentissement économique actuel au pays.

Un débat fait rage à Ottawa pour savoir si le pays est en récession depuis que Statistique Canada a annoncé la semaine dernière que l’économie s’était contractée pendant deux trimestres consécutifs.

Le Conseil du cycle économique de l’Institut C.D. Howe est traditionnellement considéré comme l’arbitre lorsque vient le temps de trancher si le Canada est récession ou non.

Dans un bulletin publié vendredi, le Conseil souligne que deux trimestres consécutifs de baisse du PIB ne suffisent pas pour parler de récession. Il invite à la prudence quant à une interprétation excessive des données récentes.

Le groupe d’économistes fait valoir que la faiblesse de l’économie canadienne n’est pas encore suffisamment généralisée ou persistante pour parler de récession.

À son avis, la baisse marginale enregistrée au premier trimestre de l’année fera l’objet de révisions dans les prochains mois.

Au cours des derniers jours, le Parti conservateur du Canada a soutenu que «la récession est bien réelle» et a imputé la responsabilité au gouvernement libéral.

Pour sa part, le premier ministre Mark Carney a fait valoir que la croissance sera inégale alors que le gouvernement tente de réorienter l’économie pour qu’elle ne dépende plus autant des États-Unis.

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Faut-il craindre une nouvelle hausse des taux d’intérêt ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/faut-il-craindre-une-nouvelle-hausse-des-taux-dinteret/ Mon, 01 Jun 2026 14:04:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114266 ZONE EXPERTS – Le taux variable demeure-t-il une option avantageuse ?

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L’annonce d’une récession technique au Canada à la suite de la publication par Statistique Canada d’une baisse de 0,1 % du PIB au premier trimestre, a fait couler beaucoup d’encre. Pourtant, cette situation n’a rien de nouveau. La croissance de l’économie canadienne a reculé au cours de trois des quatre derniers trimestres, et nous avions déjà exposé les raisons de la faiblesse économique dans nos publications récentes. Le marché du travail montre également des signes de détérioration, avec une perte de 112 000 emplois au cours des quatre premiers mois de l’année. Il s’agit d’une situation préoccupante !

Malgré cette faible croissance économique, la récente hausse du prix du pétrole a amené plusieurs économistes à remettre le scénario de stagflation au cœur de leurs prévisions et à évoquer la possibilité que la Banque du Canada (BdC) reprenne son cycle de hausse des taux d’intérêt. D’ailleurs, les marchés anticipent actuellement trois augmentations du taux directeur.

Ce scénario nous paraît toutefois peu probable. À notre avis, une seule hausse supplémentaire des taux suffirait à freiner considérablement les projets de croissance et risquerait de plonger l’économie dans une récession plus marquée. Dans ce contexte, nous continuons de privilégier le taux variable pour les emprunteurs dont le profil s’y prête.

Afin d’éclairer la prise de décision, différents scénarios ont été élaborés pour mesurer l’incidence qu’une variation des taux d’intérêt pourrait avoir sur les paiements hypothécaires.

Notre analyse porte sur une hypothèque de 300 000 $, amortie sur 25 ans, avec un paiement hebdomadaire de 367,08 $. Nous comparons les options offertes pour un terme de cinq ans dans le cas d’une hypothèque assurée ou assurable avec une mise de fonds supérieure à 35 %. Le meilleur taux fixe de cinq ans, disponible actuellement, est de 4,09 %, tandis que le meilleur taux variable est établi au taux préférentiel moins 0,85 %, soit 3,60 %.

Nous avons retenu les trois scénarios suivants, en utilisant les meilleures offres hypothécaires actuellement disponibles sur le marché pour une hypothèque assurée, puis en évaluant le solde hypothécaire après cinq ans dans chacun des cas :

  1. Scénario de hausse des taux: Il s’agit d’un scénario que l’on peut qualifier d’extrême. Il prévoit trois hausses du taux directeur totalisant 0,75 point de pourcentage, soit une première en juillet, une deuxième en octobre et une troisième en décembre. De telles augmentations accentueraient le ralentissement économique et forceraient, selon nous, la BdC à réduire ensuite ses taux. Ce scénario représente donc l’argument le plus favorable au choix d’un taux fixe.
  1. Scénario opposé: Dans ce scénario, l’inflation s’avère temporaire. La BdC ne procède à aucune hausse de taux et est même contrainte de réduire son taux directeur à quatre reprises l’année suivante pour un total de 1 % afin de stimuler l’économie. Il s’agit du scénario démontrant l’avantage maximal du taux variable. Nous demeurons néanmoins conservateurs en supposant une première baisse en avril de l’année prochaine. En réalité, dans un contexte de récession, la première baisse devrait survenir beaucoup plus tôt.
  1. Scénario intermédiaire : Ce scénario prévoit trois hausses de taux cette année, suivies de trois baisses débutant en juin de l’année suivante et se terminant en décembre. Bien que nous croyions que les réductions de taux pourraient intervenir plus rapidement, nous avons retenu des hypothèses prudentes afin d’éviter de biaiser l’analyse en faveur de notre scénario privilégié.

Le solde hypothécaire après cinq ans serait de 261 570 $ pour l’hypothèque à taux fixe. Pour l’hypothèque à taux variable, les résultats seraient les suivants :

  • Scénario 1 : 264 595 $
  • Scénario 2 : 243 283 $
  • Scénario 3 : 256 368 $

Nous constatons que, dans le scénario récessionniste comportant quatre baisses de taux l’année suivante, l’hypothèque à taux variable procurerait une économie de 18 287 $.

À l’inverse, le scénario comportant trois hausses de taux favorise légèrement l’hypothèque à taux fixe, avec un avantage de 3 025 $.

Enfin, le scénario intermédiaire, combinant trois hausses cette année et trois baisses l’année suivante, se traduit par une économie de 5 202 $ en faveur du taux variable.

Le coût d’opportunité associé au choix du taux variable demeure donc relativement faible comparativement aux gains potentiels si notre scénario de récession se concrétise.

La présente analyse porte sur les taux applicables aux hypothèques assurées. Selon la situation propre à chaque client, il pourrait également être pertinent d’évaluer les taux applicables aux hypothèques assurables ou conventionnelles. Toute décision devrait par ailleurs s’appuyer sur une analyse approfondie tenant compte de l’évolution des taux d’intérêt, des caractéristiques du prêt et du profil financier de l’emprunteur.

Nous demeurons disponibles pour effectuer des simulations personnalisées afin d’évaluer avec précision le potentiel de gain associé à chaque stratégie avant qu’une décision finale soit prise.

Faites donc appel à un courtier hypothécaire afin de vous assurer que votre client bénéficie du meilleur programme disponible sur le marché.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, en mesure d’accompagner son client et de lui faire pleinement comprendre les conséquences de ses choix financiers. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

 

 

 

 

 

 

 

1 Scénario 1 : Augmentation totale de 0,75 % (0,25 % à la fois) : 15 juillet 2026, 28 octobre 2026 et 9 décembre 2026

2 Scénario 2 : Baisse totale de 1 % (0,25 % à la fois) : 14 avril 2027, 9 juin 2027, 8 septembre 2027 et 27 octobre 2027

3 Scénario 3 : Augmentation totale de 0,75 % suivie d’une baisse totale de 0,75 % (0,25 % à la fois) : Augmentations 15 juillet 2026, 28 octobre 2026 et 9 décembre 2026 suivis des baisses

9 juin 2027, 8 septembre 2027 et 27 octobre 2027

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La guerre à l’Iran propulse les craintes inflationnistes https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/la-guerre-a-liran-propulse-les-craintes-inflationnistes/ Mon, 30 Mar 2026 13:10:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113216 ZONE EXPERTS – Que faire avec son hypothèque ? Des réponses à vos questions !

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À l’échelle internationale, la croissance économique se maintient à un niveau positif, mais perd néanmoins de sa cohérence : les grandes économies ont chacune leur rythme, plusieurs d’entre elles étant déjà entrées dans un cycle défavorable.

Les événements géopolitiques du dernier mois ont intensifié la hausse du prix du pétrole, propulsant elles aussi les craintes inflationnistes. Les contrats à terme sur le prix du pétrole montrent des anticipations à long terme modérées, l’inflation ne doit pas être durable.  Pourtant, la stagflation est déjà évoquée par plusieurs, dont ceux ayant déjà connu cette situation dans les années 70, un mot qui est d’ailleurs attendu depuis plusieurs années déjà.

Au Canada, après 11 mois de contraction du PMI manufacturier (Purchasing Managers’ Index), un indicateur avancé largement utilisé pour évaluer la performance du secteur manufacturier, l’indice se trouve en croissance pour les deux premiers mois de l’année. C’est certainement un signe encourageant, mais à l’opposé, le début de l’année 2026 a été marqué par une détérioration notable de la situation de l’emploi avec une perte de 25 000 emplois en janvier, suivie par une perte de 84 000 emplois en février. Il s’agit du pire début d’année depuis 2009, avec une baisse généralisée à travers plusieurs secteurs. Cette évolution reflète un ralentissement économique réel, amplifié par les tensions commerciales et les transformations structurelles liées à l’intelligence artificielle. Le taux de chômage, bien que toujours modéré, suit une tendance à la hausse, confirmant l’essoufflement du marché du travail.

Immobilier : une correction en cours

Le marché immobilier canadien est en train de s’ajuster après une longue période de forte surchauffe. Plusieurs éléments expliquent ce mouvement : accessibilité restreinte pour les premiers acheteurs, taux d’intérêt relativement élevés par rapport aux 14 dernières années, ainsi qu’une brusque baisse de l’immigration.

Les indicateurs du marché hypothécaire, notamment les taux de défaut, laissent également penser que certains ménages subissent de fortes pressions. Cette correction étant nécessaire, elle pourrait être de longue durée si le cadre macroéconomique cessait d’évoluer positivement. Mais il est désormais certain que le contexte actuel diminue la pression qui pesait sur la Banque du Canada (BdC) concernant d’éventuelles baisses de taux et le risque d’attiser une nouvelle surchauffe immobilière.

Taux d’intérêt : que faut-il anticiper ?

Évidemment, si nous pouvions connaître l’issue du conflit, il serait plus facile d’anticiper l’évolution des taux d’intérêt. Toutefois, même en supposant un scénario relativement favorable, l’inflation pourrait persister.

D’une part, la production pétrolière pourrait être affectée jusqu’à ce que les infrastructures du Moyen-Orient soient pleinement rétablies. D’autre part, les perturbations touchant le transport des engrais risquent d’entraîner des pressions inflationnistes supplémentaires sur les prix alimentaires.

Cela pourrait freiner d’éventuelles nouvelles baisses de taux de la BdC. Toutefois, comme mentionné précédemment, un changement de cap de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui dispose d’un double mandat, pourrait l’amener à privilégier une série de baisses de taux afin de stimuler davantage l’économie, dans l’hypothèse où les pressions inflationnistes seraient temporaires.

Dans un contexte où l’économie canadienne frôle la récession, un risque nourri par des pertes d’emplois, une consommation fragilisée et un dollar canadien plus fort qui pénalise les exportations, la BdC pourrait être contrainte d’abaisser ses taux d’intérêt. Cette pression serait d’autant plus importante que les risques de surchauffe immobilière se sont atténués, réduisant ainsi les contraintes liées à une éventuelle relance du marché.

Détenteurs de prêts hypothécaires à taux variable : faut-il fixer votre taux ?

Concernant les détenteurs d’hypothèques à taux variable qui se demandent s’ils devraient fixer leur taux, nous croyons préférable de leur recommander d’attendre. En effet, les taux fixes ont augmenté très rapidement récemment et aucune hausse des taux directeurs de la BdC n’est anticipée à court terme.

Une fois que le détroit d’Hormuz rouvrira et que les craintes d’un conflit prolongé s’estomperont, les taux obligataires devraient reculer. À ce moment, il sera plus opportun de réévaluer la stratégie, notamment afin de déterminer si le taux variable demeure adapté au profil du détenteur de l’hypothèque, lequel doit présenter une certaine tolérance au risque pour ce type d’emprunt.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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Taux d’intérêt, hypothèques et économie canadienne : un équilibre fragile https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/taux-dinteret-hypotheques-et-economie-canadienne-un-equilibre-fragile/ Mon, 02 Feb 2026 13:22:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112263 ZONE EXPERTS – Une lecture divergente du consensus actuel.

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Les hypothèques contractées avant la forte hausse des taux amorcée en 2022 arrivent progressivement à échéance. Bien que les ménages s’attendent naturellement à une augmentation de leurs paiements au renouvellement, la situation demeure, pour l’instant, gérable. Avec des taux hypothécaires avoisinant les 4 %, le choc reste limité pour la majorité des emprunteurs.

Du côté de la Banque du Canada (BdC), le message est clair : la politique monétaire est en pause. Les anticipations actuelles suggèrent que ce statu quo pourrait se maintenir tout au long de l’année.

Les grandes banques canadiennes affichent toutefois des visions divergentes pour la suite. La Banque Royale du Canada est la seule à prévoir, à ce stade, une hausse du taux directeur de 1 % en 2027. La Banque de Nouvelle-Écosse anticipe plutôt une augmentation de 0,5 % dans la deuxième moitié de 2026, suivie de 0,25 % en 2027. La Banque Nationale envisage une hausse de 0,5 % dès cette année. À l’inverse, TD, CIBC et BMO misent sur un maintien des taux en 2026 et 2027.

Ces anticipations reposent sur un scénario clé : celui d’une économie canadienne évitant la récession et affichant une croissance modeste en 2026. Jusqu’à présent, le Canada semble effectivement avoir évité le pire. Selon les projections de la BdC publiées en octobre dernier, les nouveaux tarifs imposés par l’administration américaine ne représenteraient qu’un impact de 5,9 %, notamment parce que la majorité des échanges commerciaux demeure protégée par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Toutefois, le risque demeure bien réel. Les marchés craignent que le gouvernement américain invoque une clause de renégociation de l’ACEUM dès cette année. Un tel scénario serait lourd de conséquences : près de 90 % des exportations canadiennes vers les États-Unis bénéficient actuellement d’une exemption tarifaire grâce à cet accord.

Toute détérioration de l’ACEUM affecterait directement un marché du travail déjà fragilisé, avec des répercussions immédiates sur la consommation intérieure. À cela s’ajoute un autre facteur structurel : les premiers effets de l’intelligence artificielle sur l’emploi, particulièrement chez les travailleurs débutants, dont certains postes disparaissent déjà.

Dans ce contexte, nous estimons que l’économie canadienne est probablement déjà en récession, malgré les indicateurs officiels, et que l’inflation ne constitue plus un enjeu majeur. La Banque du Canada elle-même prévoit une croissance limitée à environ 1,25 %, avec une inflation alignée sur la cible de 2 %.

Par ailleurs, le changement récent à la tête de la Réserve fédérale américaine, avec la nomination de Kevin Warsh annoncée vendredi dernier, ouvre la porte à un assouplissement monétaire dès la deuxième moitié de l’année. Nous anticipons ainsi une baisse significative des taux d’intérêt aux États-Unis.

Dans un tel scénario, il devient difficile d’imaginer que la Banque du Canada ne suive pas le mouvement. Une économie canadienne à la croissance anémique, combinée à un dollar canadien qui s’apprécierait si les taux baissaient aux États-Unis, mais pas au Canada, exercerait une pression considérable sur la politique monétaire canadienne.

Nous nous positionnons donc à contre-courant des anticipations formulées par la majorité des grandes banques et estimons que la Banque du Canada amorcera une nouvelle phase de baisse du taux directeur au cours de la deuxième moitié de l’année. Dans ce contexte, le taux variable demeure, selon nous, l’option la plus avantageuse sur le plan stratégique. Cette approche ne convient toutefois pas à tous les emprunteurs : une analyse rigoureuse du profil de risque et de la tolérance à la volatilité demeure essentielle avant toute décision. Pour ceux qui recherchent avant tout une plus grande stabilité, le taux fixe sur trois ans offre un compromis raisonnable pour traverser cette phase d’incertitude économique.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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Pourquoi la baisse des taux hypothécaire se poursuivra-t-elle ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/peter-tsakiris/pourquoi-la-baisse-des-taux-hypothecaire-se-poursuivra-t-elle/ Mon, 06 Oct 2025 13:38:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110213 ZONE EXPERTS – Notre conviction : le scénario de stagflation étant écarté, le taux variable doit être privilégié.

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Les plus récentes statistiques économiques indiquent que l’économie canadienne n’est pas officiellement en récession, du moins pour le moment. Toutefois, elles révèlent une économie à deux vitesses à l’échelle du pays. En effet, les provinces les plus touchées par les tarifs américains, comme l’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique, affichent une croissance anémique. Dans le même temps, les mesures de rétorsion imposées par la Chine sur le canola, le poisson et les fruits de mer risquent d’affecter, à un certain degré, les provinces jusqu’ici épargnées par les tarifs américains.

Il est évident que l’évolution des tarifs aura une influence majeure sur la croissance économique à venir. Toutefois, un élément demeure clair : la diminution des exportations de matières premières et d’autres produits touchés par ces tarifs entraînera une hausse du surplus des marchandises. Combinée à une baisse de la demande intérieure, provoquée par la persistance d’une faible confiance des consommateurs, cette situation devrait exercer une pression à la baisse sur les prix. En conséquence, l’inflation pourrait reculer, éloignant les probabilités de stagflation et offrant ainsi à la Banque du Canada (BdC) une marge de manœuvre pour assouplir davantage sa politique monétaire.

En effet, entre la perte d’emplois dans les provinces qui constituent le moteur de l’économie canadienne, la confiance tremblante des ménages et l’assouplissement des tarifs sur les produits américains destiné à relancer le dialogue commercial, ce qui atténue les pressions inflationnistes, la Banque du Canada devrait prolonger son cycle de baisse des taux d’intérêt.

Face à une croissance économique anémique, le gouvernement Carney a annoncé d’importants projets visant à stimuler l’économie. Ces initiatives, conjuguées à la possible résolution de la guerre commerciale, pourraient permettre au Canada d’éviter une récession. Parallèlement, l’économie américaine devrait être soutenue par le stimulus budgétaire, une politique monétaire accommodante et un programme de déréglementation à venir, dont les effets se feront également sentir positivement au Canada.

Les économistes demeurent divisés quant à la possibilité que la Banque du Canada procède à deux nouvelles baisses de taux d’ici la fin de l’année. Pour notre part, nous anticipons un recul significatif des taux d’intérêt aux États-Unis, tant cette année que l’an prochain. Les économistes avec lesquels nous nous sommes entretenus ne perçoivent pas de lien direct entre la politique monétaire canadienne et celle des États-Unis, d’autant que le Canada a déjà assoupli sa politique de manière plus marquée. Toutefois, l’affaiblissement généralisé, et en partie délibéré, du dollar américain, exercerait une pression supplémentaire sur les exportations canadiennes et sur le marché de l’emploi. Une situation qui selon nous, inciterait la Banque du Canada à poursuivre son cycle de baisses de taux l’année prochaine.

Les anticipations relatives à l’inflation en recul ont ramené les taux obligataires 5 ans à leur niveau le plus faible depuis l’été 2022. Nous estimons toutefois que, sauf dans le cas d’une entrée en récession, le principal mouvement de détente sur les taux fixes est déjà derrière nous.

La récente baisse des taux d’intérêt a ramené le taux hypothécaire variable à un niveau vraisemblablement comparable à celui du taux fixe. Compte tenu de notre analyse exposée ci-dessus, nous continuons de privilégier l’option du taux variable pour les emprunteurs dont la tolérance au risque le permet.

En conclusion, le cycle de détente monétaire amorcé par la Banque du Canada devrait se poursuivre tant que les pressions inflationnistes demeurent contenues et que la croissance reste modérée. Toutefois, l’ampleur et la durée de ces baisses dépendront étroitement de l’inflation qui devrait revenir à la cible de la BdC au cours des prochains trimestres.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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Vers une réduction du taux directeur de la BdC https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/vers-une-reduction-du-taux-directeur-de-la-bdc/ Mon, 15 Sep 2025 13:21:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109727 Selon les analystes.

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La Banque du Canada doit composer avec un rapport sur l’inflation de dernière minute, un changement de position d’Ottawa en matière de droits de douane et une incertitude persistante quant aux plans de dépenses du gouvernement avant de prendre sa décision sur les taux d’intérêt mercredi.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers s’attendent très largement à ce que la banque centrale mette fin à une série de trois statu quo et abaisse son taux directeur d’un quart de point, à 2,5 %.

C’est ce que croit aussi Jimmy Jean, économiste en chef à Desjardins. « C’est pas mal un consensus, au vu des dernières informations, que la Banque du Canada devrait décréter cette baisse-là », a-t-il déclaré.

« Avec une économie qui a besoin de stimulation en ce moment, on pense que la Banque du Canada va être prête à passer à l’action. Elle avait quand même ouvert la porte la dernière fois », a-t-il ajouté.

Avant que la Banque du Canada n’annonce sa décision de politique monétaire, le conseil d’administration examinera mardi les données sur l’inflation du mois d’août publiées par Statistique Canada.

Selon les données du marché, les économistes s’attendent à ce que l’indice des prix à la consommation affiche une hausse annuelle de 2 %, contre 1,7 % en juillet.

Tony Stillo, directeur de l’économie canadienne chez Oxford Economics, a déclaré que cela correspondait à ses propres prévisions d’une inflation de 2 % pour le mois d’août, les prix de l’énergie et des denrées alimentaires ayant augmenté le mois dernier.

Il s’attend à ce que les contre-tarifs imposés par le Canada sur les produits alimentaires, tels que le jus d’orange de la Floride, aient contribué à la persistance de l’inflation alimentaire le mois dernier.

Les chiffres de l’inflation pour le mois d’août ne refléteront pas la décision du Canada de renoncer à la plupart de ces droits de douane de rétorsion au début du mois de septembre.

Tony Stillo a affirmé que cette décision, combinée à la contraction de l’économie canadienne au deuxième trimestre, allait freiner quelque peu la hausse des prix.

Le Canada est « au bord de la récession », a-t-il prévenu.

Que le produit intérieur brut (PIB) recule à nouveau au troisième trimestre ou non, l’économie aura du mal à afficher une croissance au second semestre, car l’incertitude entourant la guerre commerciale persiste, a souligné Tony Stillo.

Alors qu’Oxford Economics pensait auparavant que la Banque du Canada avait terminé ses baisses de taux, la société a adapté ses prévisions.

« L’équation a changé maintenant que le Canada a réduit et éliminé la plupart de ses droits de douane de rétorsion. Dans un contexte économique morose, je pense que la banque va prendre une mesure de précaution et procéder à une baisse d’un quart de point en septembre, qui sera suivie, selon nous, d’une autre baisse d’un quart de point en octobre », a prédit Tony Stillo.

Cela porterait le taux directeur à 2,25 %, soit le niveau le plus bas de la fourchette dite neutre de la Banque du Canada, où la politique monétaire n’est ni trop stimulante ni trop restrictive pour la croissance.

Un rapport publié le 12 septembre par TD Economics indique que la banque centrale a des raisons de baisser ses taux, car l’incertitude commerciale et l’affaiblissement du marché de l’emploi contribuent à refroidir les pressions inflationnistes résiduelles.

« Cependant, une surprise à la hausse des chiffres de l’inflation pourrait inciter la Banque du Canada à rester en retrait. Dans l’ensemble, les données récentes ont plus ou moins suivi le scénario prévu par la banque, qui correspond à un besoin croissant de réduire davantage le taux directeur », indique le rapport.

TD estime toujours que le cycle de baisse des taux de la Banque du Canada touche à sa fin, l’objectif étant un taux directeur de 2,25 %.

« Prudence » et « pragmatisme »

Dans le résumé des délibérations de la banque centrale concernant sa décision du 30 juillet sur les taux d’intérêt, certains membres du conseil d’administration ont déclaré que de nouvelles baisses pourraient être justifiées « en particulier si le marché du travail continuait de s’affaiblir ».

Depuis, Statistique Canada a fait état d’une perte totale de plus de 100 000 emplois en juillet et août, ce qui a suffi à faire grimper le taux de chômage de deux points, à 7,1 %.

Jimmy Jean juge que « les chiffres sont inquiétants du côté du marché de l’emploi ».

Thomas Ryan, économiste pour l’Amérique du Nord chez Capital Economics, a souligné dans une note la semaine dernière que la faiblesse du marché du travail s’étendait désormais au-delà des secteurs touchés par le commerce.

Il s’attend à ce que ce changement suffise à pousser d’autres membres du conseil d’administration de la Banque du Canada à se rallier au camp de l’assouplissement.

Compte tenu de la diminution des risques d’inflation, Capital Economics s’attend à ce que la banque réduise ses taux cette semaine et une nouvelle fois avant la fin de l’année.

La Banque du Canada a jusqu’à présent évité d’être trop prospective pendant le conflit tarifaire naissant, compte tenu des incertitudes entourant l’évolution de la politique commerciale américaine et la réaction de l’économie et de l’inflation canadiennes.

Tony Stillo a déclaré qu’il s’attendait à ce que la banque change de position et fasse de « petits pas » vers une orientation un peu plus claire.

Mais il a ajouté que l’autre point d’interrogation qui plane sur la Banque du Canada est ce que le gouvernement fédéral pourrait réserver dans le cadre de son budget prévu pour l’automne.

Le premier ministre Mark Carney a indiqué que le budget comporterait à la fois des mesures d’austérité sur le plan opérationnel et d’importants investissements en capital axés sur les dépenses de défense et d’infrastructure.

Tony Stillo a déclaré que la Banque du Canada voudra prendre note des plans de dépenses lorsqu’ils seront annoncés, ce qui, selon lui, devrait stimuler l’économie et alléger quelque peu la pression exercée sur la politique monétaire afin de prévenir un nouvel affaiblissement.

Compte tenu de l’incertitude qui continue de régner autour des politiques commerciales et budgétaires, Tony Stillo croit que la banque centrale fera preuve de « prudence » et de « pragmatisme » dans les mesures d’assouplissement qu’elle prendra.

« La guerre commerciale peut basculer à tout moment, et je ne pense pas qu’ils souhaitent mettre en place, par exemple, des baisses significatives des taux d’intérêt pour ensuite faire marche arrière. La dernière chose qu’une banque centrale souhaite faire est de devoir inverser la tendance », a-t-il affirmé.

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Le chômage des jeunes atteint des niveaux de récession https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/le-chomage-des-jeunes-atteint-des-niveaux-de-recession/ Tue, 02 Sep 2025 11:06:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109244 Selon un rapport de la CIBC.

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Un nouveau rapport indique que le taux de chômage actuel des jeunes se situe à des niveaux généralement observés en période de récession, même si les autres tranches d’âge bénéficient d’un marché du travail plus résilient.

Andrew Grantham, analyste à la Banque CIBC, affirme que la hausse du chômage chez les 15-24 ans a dépassé ce que le contexte économique actuel laisserait supposer.

Il précise que le taux de chômage des jeunes augmente généralement d’environ quatre points de pourcentage en période de ralentissement économique, ce qui est supérieur à la hausse de deux points de pourcentage observée chez les travailleurs d’âge moyen en période de ralentissement économique.

Mais depuis 2022, le taux de chômage des jeunes a augmenté plus que la moyenne, avec une hausse de 5,5 points de pourcentage. Parallèlement, les travailleurs d’âge moyen ont connu une hausse du chômage plus faible que d’habitude.

Andrew Grantham soupçonne l’essor de l’intelligence artificielle (IA) d’être un facteur du côté de la demande, car les emplois généralement occupés par les jeunes sont également ceux les plus menacés par les changements technologiques.

Il affirme que la tendance au chômage est également due en partie à une hausse du nombre de résidents non permanents entre 2022 et 2024, qui s’ajoutent à la population active, mais il souligne que l’offre accrue de travailleurs n’explique pas la faiblesse de l’ensemble du marché.

« Avec le ralentissement rapide de la croissance démographique récemment, en grande partie dû à la baisse du nombre d’étudiants, ce facteur d’offre n’explique probablement pas le nouveau ralentissement de l’emploi des jeunes observé cette année », écrit Andrew Grantham dans son analyse publiée mardi.

Statistique Canada a indiqué que le chômage des jeunes a atteint 14,6 % en juillet, son taux le plus élevé depuis septembre 2010.

Selon l’analyste de la CIBC, les premières données soulignent le rôle de l’IA et d’autres technologies de substitution du travail, qui affecteront probablement de manière disproportionnée les jeunes Canadiens à la recherche d’un emploi.

Par exemple, le rapport suggère que le secteur du commerce de détail est en partie responsable du chômage élevé, car les détaillants déploient de plus en plus de caisses libre-service, tandis que les entreprises et les services de soutien se tournent de plus en plus vers l’IA.

Mais les facteurs contribuant à l’affaiblissement du marché du travail ne dureront pas éternellement, a rassuré Andrew Grantham. « La croissance démographique, en particulier chez les résidents non permanents, ralentit déjà, ce qui signifie que le marché du travail devra absorber moins d’offres supplémentaires », a-t-il dit.

D’autres périodes de progrès techniques ayant entraîné des bouleversements sur le marché du travail, notamment l’essor de l’ordinateur personnel et d’Internet, ont vu ces pertes compensées à long terme par la création d’emplois dans d’autres secteurs, a-t-il ajouté.

Le rapport n’indique pas quand la tendance pourrait commencer à s’inverser.

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Ma première récession : Francis Sabourin et la récession de 1995 https://www.finance-investissement.com/fi-releve/carriere/ma-premiere-recession-francis-sabourin-et-la-recession-de-1995/ Wed, 27 Aug 2025 11:12:42 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109023 Une récession sur fond de souveraineté et d’incertitude.

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En 1992, Francis Sabourin, a fait son entrée dans l’industrie comme conseiller financier indépendant. Quelques années plus tard, le Québec traverse une période de ralentissement économique, alimentée par les débats sur la souveraineté et la tenue d’un référendum.

« En 1994-1995, c’était ma première vraie récession. J’avais 27 ans. J’ai vraiment vécu de l’incertitude. Je me demandais même si j’allais encore avoir un travail après le référendum. Si le Québec se sépare, est-ce que ce sera l’anarchie ? On n’en avait aucune idée », se remémore celui qui est aujourd’hui gestionnaire de portefeuille principal et conseiller en placement principal chez Patrimoine Richardson.

Si les médias sociaux n’existent pas encore et que les chaînes d’information continue sont alors à peine naissantes au Québec[1], tout le battage médiatique et publicitaire autour de la question de la souveraineté et de la campagne référendaire plombe l’économie de Montréal et de la province.

À l’époque, le développement des affaires est au point mort pour le jeune conseiller.

« Les taux d’intérêt avaient monté jusqu’à 10 %. Sur le marché obligataire, la Bourse avait crashé. Les clients qui avaient déjà investi n’étaient pas contents et ceux qui avaient des liquidités se retenaient parce qu’on ne savait pas ce qui allait se passer. »

Rétrospectivement, il considère avoir sous-estimé l’impact économique du référendum de 1995 au Québec.

« Bâtir une business dans ce genre d’économie-là, c’est difficile. Des gens perdaient leur emploi. Des entreprises fermaient ou transféraient leur siège social ailleurs. »

Néanmoins, il entame des démarches pour l’acquisition d’une maison à l’été 1995, accompagné de celle qui deviendra plus tard son épouse, convaincu que les choses vont s’améliorer.

Une reprise rapide

De fait, la situation se redresse rapidement après le référendum du 30 octobre 1995, qui n’a pas passé.

« Les taux d’intérêt se sont mis à baisser, les obligations ont pris de la valeur, les Bourses se sont mises à remonter du côté canadien. Les entreprises étaient plus à l’aise d’investir et d’engager du personnel. Il y a eu une reprise de l’économie dans son ensemble. »

Sur le plan professionnel, les années suivantes ont été particulièrement fructueuses pour le conseiller.

Les clients existants qui avaient investi, en 1995 ou avant, dans des obligations à long terme à un taux de 10 % sur 30 ans par exemple, ont obtenu des rendements élevés.

« Cela a instauré un climat de confiance, et le reste a suivi naturellement », souligne-t-il.

Sur le plan personnel, c’est aussi après le référendum que Francis Sabourin et sa femme ont finalement acquis leur résidence, « dans le creux du marché immobilier québécois », par pure coïncidence, explique-t-il, « parce qu’on voulait s’acheter une maison et parce que rester en appartement, ce n’était pas notre futur ».

En rétrospective, il admet que c’était une période creuse et stressante, mais qu’elle ne l’a pas poussé à quitter le métier. « Au pire, je me disais qu’il fallait simplement faire preuve de patience », confie-t-il.

« Mais bon, concède-t-il, quand tu es jeune, tu vois moins le risque. Si ça arrivait aujourd’hui, je n’aurais peut-être pas la même réaction. Financièrement, ce n’est pas pareil, je suis plus établi. »

Des leçons, de l’optimisme et de l’expérience

De cette période difficile de sa carrière, il retient plusieurs leçons. « Il faut être audacieux. Il faut persister. À un moment donné, il y a toujours une solution qui finit par apparaître. »

D’après lui, son tempérament optimiste a aussi joué en sa faveur.

« Quand on est un investisseur dans le marché boursier, on a tendance à être toujours plus positif que la moyenne. Quand on est un investisseur dans le marché obligataire, on a tendance à être plus négatif. Moi, j’étais plus un gars de croissance, d’action. Alors, j’ai un tempérament plus positif que la moyenne ou que le marché en général. »

Aujourd’hui, il partage sa vision des marchés avec sa fille Mélissa, 22 ans, qui rejoindra officiellement le cabinet en septembre prochain.

« Je lui ai dit : tu vas apprendre que les années se suivent, mais ne se ressemblent pas. En moyenne, la tendance est qu’une année sur cinq, ça ne va pas bien, et que quatre années sur cinq, ça va bien. Nous, on a un historique de rendement depuis 17 ans, et on a seulement eu trois années négatives dans nos portefeuilles modèles. »

En terminant, Francis Sabourin estime qu’il est préférable de vivre une récession en début plutôt qu’en fin de carrière, parce que cela forge le caractère et affine aussi la vigilance.

« L’expérience, ça ne s’apprend pas dans les livres, à l’école. […] Les choses vont tellement vite. On le voit bien en 2025, avec les événements et les impondérables qu’on vit tous les jours. Cela dit, une chose demeure : l’économie mondiale grossit année après année. Mais tout fonctionne par cycles. Il faut juste savoir se propulser sans pour autant prendre des risques démesurés. »

[1] Par exemple, la chaîne RDI est entrée en ondes le 1er janvier 1995. La chaîne LCN sera lancée deux ans plus tard.

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La détérioration du moral des consommateurs et des entreprises est le signe d’une récession https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-deterioration-du-moral-des-consommateurs-et-des-entreprises-est-le-signe-dune-recession/ Thu, 29 May 2025 11:10:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107590 L’impact négatif de l’augmentation des droits de douane sur les perspectives et l’emploi laisse présager une récession.

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La perspective d’une augmentation considérable des droits de douane américains a mis à mal le climat économique au Canada, laissant présager une récession cette année, avance Fitch Ratings.

Dans un nouveau rapport, l’agence de notation indique que l’une des principales victimes de la montée en flèche du protectionnisme américain a été le moral des entreprises et des consommateurs au Canada.

« Les mesures du climat des affaires ont fortement chuté, suggérant des réductions des investissements et des dépenses des ménages », présage Fitch Ratings, notant que le dernier relevé a vu le climat des affaires chuter à son niveau le plus bas depuis la pandémie.

Dans le même temps, le moral des consommateurs a également chuté, « reflétant en partie les craintes croissantes d’insécurité de l’emploi et l’augmentation du chômage », selon l’agence de notation. Fitch Ratings rappelle que le taux de chômage a augmenté à 6,9 % en avril, les rangs des chômeurs atteignant leur plus haut niveau depuis juin 2021.

Historiquement, une forte baisse de ce type de mesures du sentiment est « cohérente avec une forte baisse du PIB », explique Jessica Hinds, directrice chez Fitch Ratings.

En effet, ces perspectives plus sombres étayent ses prévisions selon lesquelles le Canada connaîtra une récession en 2025, souligne Fitch Ratings.

Dans ses dernières prévisions, l’agence de notation ne voit plus qu’une croissance de 0,1 % cette année et de 0,5 % en 2026.

« Cela implique une contraction du PIB de 1,5 % d’un pic à l’autre cette année, ce qui constituerait une récession légère par rapport aux normes passées », analyse Fitch Ratings.

« Les liens commerciaux étroits entre le Canada et les États-Unis, développés au fil des décennies, ont été remis en question par le changement de politique commerciale des États-Unis, et il n’est donc pas surprenant que les entreprises canadiennes soient extrêmement préoccupées », relève Jessica Hinds.

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