perspectives | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/perspectives/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 28 Jan 2026 12:22:36 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png perspectives | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/perspectives/ 32 32 Stabilisation de l’économie canadienne malgré l’incertitude https://www.finance-investissement.com/nouvelles/stabilisation-de-leconomie-canadienne-malgre-lincertitude/ Wed, 28 Jan 2026 12:22:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112074 Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

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« L’année 2025 aurait pu prendre une tangente carrément désastreuse après l’annonce de l’imposition de tarifs par l’administration Trump, un événement sans précédent, mais le Canada s’est somme toute bien tiré d’affaire », réagissait Frances Donald, économiste en chef de RBC et conférencière lors de l’événement annuel Perspectives 2026, organisé par CFA Montréal le 22 janvier. Elle anticipe cette année une croissance modeste du PIB canadien de 1,3 %, alors que l’économie canadienne amorcerait une phase de stabilisation.

L’économie canadienne a évité la récession redoutée en 2025 malgré une année marquée par des tensions commerciales, lesquelles continueront de planer sur l’économie. Mais ce choc tarifaire s’est avéré beaucoup plus faible que ce que les gens croient en général, selon l’économiste en chef de RBC. « 90 % du commerce vers les États-Unis demeure exempt de tarifs. » Pourtant, selon l’experte, qui cite un récent sondage, « 50 % des Canadiens croient que nous sommes actuellement en récession. »  Ce qui lui fait dire que les choses ne vont pas si mal, au contraire, elle mentionne entre autres la hausse du marché boursier canadien de 40 % depuis le fameux Jour de la Libération de l’administration Trump et trois trimestres consécutifs d’investissements directs étrangers. « On est en droit de se faire un petit pep talk. »

L’économiste en chef de RBC entrevoit néanmoins trois enjeux pour l’économie canadienne en 2026. Le premier a trait au coût de la vie, une préoccupation qui toucherait plus des deux tiers des Canadiens. « Même si l’inflation globale depuis 2020 a augmenté de 21 %, l’inflation des aliments et des loyers a augmenté de plus de 30 %, ce qui a impacté les ménages à revenu faible et moyen qui consacrent une plus grande part de leurs revenus à ces dépenses. »

L’experte a mentionné par ailleurs que l’épargne est presque exclusivement le domaine du quintile supérieur (les 20 % des ménages les plus riches). « Tandis que les quintiles inférieurs dépensent plus que ce qu’ils ne gagnent, non pas par excès, mais parce que le coût des denrées essentielles dépasse leurs revenus. »

Le deuxième enjeu, selon elle, est celui d’économies régionales fort différentes. « Si on anticipe une croissance modeste du PIB canadien de 1,3%, dans les faits, seule la province du Manitoba pourrait atteindre cette croissance. L’Alberta pourrait dépasser ce pourcentage, alors que d’autres provinces comme l’Ontario et le Québec pourraient avoir des croissances inférieures. Un peu comme avoir la tête dans le four et les pieds dans le congélateur, en moyenne tout va bien, mais en réalité les écarts sont importants. » Elle souligne que la guerre commerciale avec les États-Unis a surtout frappé l’Ontario. « En somme, cela complique la tâche pour adopter une seule et unique politique monétaire qui convienne à tout un chacun. »

Le troisième enjeu selon l’économiste est celui de la croissance nulle de la population, soit « l’effondrement de la croissance démographique ». « Le Canada est en train de corriger la politique d’immigration de 2022-2024. Durant cette période, il devait créer 60 000 emplois par mois pour satisfaire à la demande de main-d’œuvre. Si vous invitez 10 personnes chez vous, vous avez besoin de 10 chaises. » L’an prochain, l’experte croit que le Canada pourrait perdre en moyenne 12 000 emplois par mois tout en gardant le taux de chômage stable. « On n’aura pas à rajouter des chaises, on pourra même en retirer. »

Accélération de l’économie mondiale

Dans son tour d’horizon, Sébastien McMahon, économiste senior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs, a expliqué que leurs indicateurs avancés pointaient vers une accélération de l’économie mondiale en 2026. Si le consensus pour le Canada est une croissance modeste de son économie d’environ 1,3 % (1,1 % pour la Banque du Canada), l’expert dit afficher une vision légèrement plus optimiste. « Quand on regarde du côté des consommateurs, des dépenses en défense, il y a un bon potentiel pour un revirement et une croissance économique plus forte, surtout si on obtient un peu plus de clarté du côté des échanges commerciaux. »

Concernant la croissance du PIB américain sur 10 ans, le stratège en chef évoque un consensus des attentes autour de 1,1%. Il ne faut pas oublier qu’on était à 2, 9 % en 2023 et à 2,8 % en 2024, on anticipe une croissance du PIB de 2,0 % en 2026. « Les gains de productivité liés à l’IA ne sont pas encore visibles. Historiquement, chaque million de dollars ajouté au PIB américain génère plusieurs emplois, alors que les investissements dans les centres de données, eux, n’en créent qu’une fraction. Oui, l’IA entraîne des investissements massifs, mais la question demeure : soutient-elle la croissance de façon durable, même si tous s’entendent pour dire qu’elle est appelée à jouer un rôle très important ? »

Sur le plan des actions, même si les attentes de croissance attendue sur 12 mois semblent très élevées pour les entreprises (surtout pour le Canada à 25 % et l’Europe à 19,4 %, les États-Unis sont plutôt stables à 17,9 %), l’économiste est d’avis que les perspectives économiques soutiennent une surperformance de celles-ci. Il anticipe un rendement de 10-15 % pour le marché canadien et de 5-10 % pour le marché américain. « Avoir une quatrième année consécutive de rendement de 10 % et plus sur l’indice du S&P 500, cela ne s’est produit que 4 fois au cours des 100 dernières années. » Il juge dans l’ensemble les valorisations des actions élevées sauf hors des États-Unis, il signale notamment les valorisations attrayantes en Europe. Il partage par ailleurs l’avis qu’il n’y a actuellement pas de bulle dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA).

À l’égard des taux d’intérêt, l’expert a souligné que les marchés « escomptent la fin du cycle global d’assouplissement monétaire. » Les marchés anticipent deux baisses des taux d’intérêt à venir du côté de la Réserve fédérale américaine (juillet et décembre), mais selon lui « les conditions financières ne supportent pas des coupures agressives ». Au Canada, il s’attend à une hausse des taux d’intérêt, soit en décembre 2026 ou l’année prochaine, mais aucun changement du côté de la Banque centrale européenne.

Interrogés en période de questions à commenter l’impact des tarifs sur l’inflation et l’économie en général, les experts ont évoqué quelques-unes des raisons qui expliquent l’effet à retardement de l’impact des tarifs. L’économiste en chef de RBC, Frances Donald, a évoqué l’accord de libre-échange actuel entre le Canada et les États-Unis, en vertu duquel 90 % des exportations et importations sont exemptes de droits de douane. Sans l’ACEUM des tarifs s’appliqueraient et les entreprises auraient répercuté ces coûts sur les consommateurs. « En raison de la paralysie du gouvernement, il nous manque aussi trois mois de données crédibles sur l’inflation, mais je crois que la donnée la plus importante à suivre à ce sujet est celle sur le coût des aliments et elle est en hausse. »

Sébastien McMahon a rappelé que le plein effet inflationniste des tarifs ne s’est pas encore fait ressentir, car plusieurs entreprises ont absorbé les coûts. « On ne le voit peut-être pas dans les données d’inflation, mais on le voit dans les marges bénéficiaires d’entreprises. » Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

Au sujet de la nomination du nouveau Président de la Réserve fédérale américaine et du caractère indépendant de l’organisme qui dicte la politique monétaire du pays, les panélistes se sont montrés optimistes malgré la pression politique constante exercée ces derniers mois. « Nous étions très inquiets en 2025, particulièrement par rapport au processus de nomination des présidents régionaux, mais ces craintes ont été dissipées, fort heureusement pour l’indépendance de la Fed qui est cruciale pour les marchés mondiaux » a mentionné Sébastien McMahon. « Je trouve fascinant cet intérêt pour le nouveau président de la Fed (est-il Hawkish ou Dovish ?), mais ce n’est pas nouveau en soi, ce qui est nouveau c’est d’avoir un président qui interfère dans le processus en intimidant », a laissé entendre Frances Donald.

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Le Canada mieux positionné qu’en 2025 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-canada-mieux-positionne-quen-2025/ Mon, 19 Jan 2026 13:11:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111859 Les perspectives s’améliorent, mais le rebond sera mesuré, selon Vanguard.

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Après une année 2025 marquée par les tensions commerciales, un marché de l’emploi fragilisé et un net ralentissement des investissements, l’économie canadienne amorce 2026 dans une posture plus résiliente que prévu. Selon les perspectives économiques 2026 de Vanguard Investments Canada, plusieurs facteurs structurels et conjoncturels convergent désormais vers un scénario de rebond modéré, mais plus robuste qu’anticipé par le consensus.

Dans cette analyse, Ashish Dewan, stratège senior en investissement chez Vanguard Investments Canada, souligne que le Canada bénéficie d’un positionnement commercial relativement favorable. « Le pays affiche l’un des taux tarifaires effectifs les plus bas parmi les partenaires commerciaux des États-Unis », note-t-il, ce qui pourrait permettre aux entreprises canadiennes de gagner des parts de marché à mesure que les chaînes d’approvisionnement mondiales se normalisent.

Un contexte mondial plus porteur

Le redressement attendu de l’économie américaine constitue l’un des principaux moteurs de ce regain d’optimisme. Vanguard anticipe une croissance du PIB réel des États-Unis d’environ 2,25 % en 2026, avec une probabilité significative de voir l’économie américaine atteindre un rythme de 3 % dans les années suivantes. Une projection supérieure aux prévisions consensuelles et à celles des banques centrales.

Cette dynamique est notamment soutenue par l’accélération des investissements en capital liés à l’intelligence artificielle et par des politiques budgétaires expansionnistes au sud de la frontière. Pour le Canada, cet environnement devrait se traduire par un soutien accru aux exportations, après une période où les craintes liées à la croissance mondiale avaient freiné l’investissement des entreprises.

Canada : croissance modérée, mais plus résiliente

Dans ce contexte, Vanguard prévoit une croissance du PIB réel canadien d’environ 1,6 % en 2026. Cette performance reposerait sur plusieurs piliers :

  • la résilience de la consommation,
  • l’amélioration graduelle du marché du travail,
  • les mesures de soutien budgétaire,
  • une position commerciale concurrentielle
  • et une combinaison de politiques publiques jugées favorables.

Les données révisées du PIB pour 2023 et 2024 renforcent cette lecture plus optimiste. Ces révisions à la hausse, attribuables à une consommation et à des investissements des entreprises plus solides qu’estimés initialement, ont contribué à améliorer les perspectives de productivité et à réduire l’ampleur de la capacité excédentaire dans l’économie canadienne.

Cela dit, la croissance observée au troisième trimestre de 2025, un rythme annualisé de 2,6 %, demeure en partie trompeuse. Elle a été largement alimentée par la baisse des importations et par une hausse des dépenses publiques, notamment dans le secteur de la défense, plutôt que par une reprise généralisée de la demande intérieure.

Politique monétaire : la prudence s’impose

Sur le front monétaire, la Banque du Canada a choisi de maintenir son taux directeur à 2,25 % lors de sa réunion du 10 décembre, le situant dans la partie inférieure de la fourchette neutre estimative. Cette décision reflète plusieurs signaux jugés encourageants, dont la baisse récente du taux de chômage et la vigueur relative du PIB.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a indiqué que le taux actuel se situe « à peu près au bon niveau pour maintenir l’inflation près de 2 % tout en aidant l’économie pendant cette période d’ajustement structurel ».

Selon Vanguard, la réduction progressive de la capacité excédentaire et l’amélioration de la productivité incitent toutefois la banque centrale à la prudence. Un assouplissement trop rapide pourrait raviver les pressions inflationnistes dans une économie qui se rapproche de son plein potentiel.

Inflation sous surveillance

L’inflation globale devrait demeurer volatile en 2026, en raison des fluctuations des prix de l’énergie et des aliments, ainsi que des effets de base liés à certaines mesures fiscales temporaires. En revanche, l’inflation de base devrait rester ancrée autour de 2,5 %, ce qui laisserait à la Banque du Canada une marge de manœuvre pour maintenir une politique monétaire accommodante sans compromettre la stabilité des prix.

Plusieurs facteurs désinflationnistes sont à l’œuvre, notamment le ralentissement de la croissance démographique, qui allège la pression sur le marché du logement, ainsi que la résilience du dollar canadien, qui contribue à contenir le coût des importations.

Marché du travail : un redressement inégal

Le marché de l’emploi canadien montre des signes d’amélioration, avec un taux de chômage passé de 6,9 % à 6,5 % en novembre. Cette baisse s’explique toutefois en grande partie par une hausse de l’emploi à temps partiel et par un recul du taux de participation à la population active.

En 2025, le Canada a créé environ 325 000 emplois, mais cette croissance a été inégale, concentrée dans la deuxième moitié de l’année et dans certains secteurs, comme les soins de santé, l’aide sociale et les services alimentaires. Le chômage de longue durée demeure élevé, en particulier chez les jeunes, malgré un léger resserrement des conditions vers la fin de l’année.

Vanguard s’attend néanmoins à une amélioration graduelle du marché du travail en 2026, à mesure que l’incertitude commerciale s’estompe et que la consommation soutient la croissance des salaires réels. Le taux de chômage pourrait ainsi reculer vers 6,2 % d’ici la fin de l’année.

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2026 : voir au-delà des géants américains https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/2026-voir-au-dela-des-geants-americains/ Wed, 14 Jan 2026 11:00:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111869 FOCUS FNB — Les stratèges restent optimistes, mais appellent à une diversification plus réfléchie.

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Après une autre année solide pour les marchés boursiers, tant en Amérique du Nord qu’à l’international, les stratèges en placement demeurent globalement optimistes pour 2026. En parallèle, un consensus se dessine toutefois autour de la nécessité d’une diversification plus prudente, au-delà des grandes actions de croissance américaines à très forte capitalisation, dominées par les célèbres « sept magnifiques » (Magnificent Seven).

Le thème de l’intelligence artificielle (IA) demeure un moteur central de la croissance économique. Toutefois, plusieurs stratèges recommandent pour 2026 d’élargir la perspective quant aux entreprises susceptibles d’en bénéficier.

Les gains de productivité découlant des applications de l’IA « devraient permettre à des pays comme les États-Unis, qui affichent des multiples plus élevés, de soutenir ces valorisations, affirme Michael Greenberg, premier vice-président, gestionnaire de portefeuille et chef de la gestion de portefeuilles pour les Amériques chez Franklin Templeton Investment Solutions à Toronto. Et cela pourrait aussi débloquer de la valeur dans des marchés moins bien évalués comme l’Europe et même les marchés émergents. »

S’adressant à un auditoire de conseillers à Toronto, Michael Greenberg a précisé qu’il ne s’agissait nullement d’abandonner les actions américaines. « Elles jouent évidemment un rôle très important dans les portefeuilles. » Or, à plus long terme, il recommande aux portefeuilles surpondérés en titres américains de se diversifier vers l’Europe, les marchés émergents et le Canada.

Selon les perspectives 2026 de Vanguard, publiées par Placements Vanguard Canada, troisième fournisseur de fonds négociés en Bourse (FNB) au pays, les actions technologiques américaines pourraient bien maintenir leur élan, compte tenu du rythme des investissements et de la croissance anticipée des bénéfices.

Toutefois, ajoute Vanguard, « des occasions de placement plus attrayantes émergent ailleurs, même pour les investisseurs les plus optimistes quant au potentiel de l’IA. Notre conviction à cet égard s’accroît et reflète les rendements observés lors de cycles technologiques précédents. »

Selon les projections des marchés des capitaux de Vanguard pour les cinq à dix prochaines années, les meilleurs profils risque-rendement parmi les placements cotés en bourse se trouvent dans les titres à revenu fixe américains de grande qualité, suivis des actions américaines axées sur la valeur et des actions des marchés développés hors États-Unis.

Marc Seidner, chef des placements pour les stratégies non traditionnelles chez le géant mondial de l’investissement PIMCO, dont les filiales comprennent PIMCO Canada, établie à Toronto, a décrit les actions américaines comme étant chères en apparence, mais recelant encore de la valeur sous-jacente.

Le secteur technologique, soutient Marc Seidner, est entré dans une phase plus intensive en capital, les dépenses liées à l’IA étant de plus en plus financées par l’endettement plutôt que par les flux de trésorerie disponibles. « Lorsque les valorisations élevées sont concentrées dans un petit nombre de sociétés, il n’est pas difficile de trouver des actions attrayantes sur le plan de la valeur, présentant des caractéristiques souhaitables comme des bilans solides et une croissance saine, souligne-t-il. Il faut envisager de s’orienter vers des secteurs sous-évalués plutôt que de courir après les segments les plus chers du marché. »

Dans ses perspectives 2026, la société américaine Invesco, dont la filiale canadienne est Invesco Canada, a également mis en lumière des « occasions intéressantes » au-delà du secteur technologique propulsé par l’IA. « Nous croyons que les actions sont plus attrayantes sur le plan des valorisations dans les marchés hors États-Unis, les sociétés à plus faible capitalisation et les secteurs cycliques aux États-Unis », indique le rapport, cosigné par Brian Levitt, stratège en chef mondial des marchés chez Invesco, et Benjamin Jones, chef mondial de la recherche.

De son côté, le BlackRock Investment Institute, affilié de recherche du chef de file canadien des FNB BlackRock Asset Management Canada, recommande de maintenir une surpondération des actions américaines.

« Nous estimons que le thème de l’IA est soutenu par des bénéfices solides, des marges bénéficiaires résilientes et des bilans robustes chez les grandes sociétés technologiques cotées », indique le rapport de perspectives de BlackRock.

Sadiq Adatia, chef des placements chez BMO Gestion mondiale d’actifs (BMO GMA), s’attend à ce que la poursuite de l’assouplissement des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada « soutienne les valorisations et prolonge le rallye actuel » des marchés boursiers nord-américains.

Tout en demeurant prudemment optimiste, Sadiq Adatia souligne que BMO GMA reconnaît que « l’orientation des politiques publiques, la stabilité de l’emploi et les effets des tarifs définiront la prochaine phase du cycle ».

Il estime que la loi américaine One Big Beautiful Bill Act « devrait stimuler l’économie en 2026 en augmentant le revenu disponible des ménages grâce à des baisses d’impôt permanentes et de nouvelles déductions, tout en favorisant l’investissement des entreprises, ce qui mènerait à une croissance plus forte, à la création d’emplois et à des hausses salariales ».

Au pays, CI Gestion mondiale d’actifs (CI GMA) s’attend à ce que le marché boursier canadien affiche une performance « raisonnablement bonne », avec des rendements se situant entre 5 % et 10 %, conformément aux moyennes historiques.

« Les entreprises canadiennes devraient voir la croissance de leurs bénéfices soutenue par des niveaux plus élevés de dépenses des consommateurs et des gouvernements, la transmission continue de la baisse des taux d’intérêt et l’augmentation de l’investissement des entreprises », indique CI GMA dans ses perspectives de marché 2026.

Le gestionnaire de fonds suppose une issue « raisonnable » aux négociations commerciales avec les États-Unis, tout en avertissant que les valorisations du marché canadien ont augmenté au cours de neuf des dix derniers trimestres. Par rapport aux niveaux historiques et aux rendements obligataires, les actions canadiennes ne sont ni chères ni bon marché, et CI GMA ne s’attend pas à des gains importants découlant de l’expansion des multiples.

Gestion de Placements TD (GPTD) souligne que, même à ses récents sommets historiques, l’indice composé S&P/TSX se négocie toujours à escompte par rapport au S&P 500. Dans ses perspectives optimistes pour le Canada, GPTD cite la hausse des projets d’investissement liés aux infrastructures, aux minéraux critiques et à la transition énergétique, ainsi qu’une forte demande mondiale pour les produits de base, notamment l’or, l’uranium et les métaux de base.

« Les investisseurs pourraient de plus en plus considérer la composition sectorielle du Canada — énergie, matériaux et services financiers — comme le complément idéal à un marché américain dominé par la technologie », conclut GPTD.

Du côté des marchés obligataires, les stratèges de BlackRock privilégient les obligations gouvernementales canadiennes aux bons du Trésor américain, en particulier pour les échéances plus longues. Aux États-Unis, BlackRock s’attend à ce que les coûts élevés du service de la dette et la sensibilité des acheteurs nationaux aux prix incitent les investisseurs à exiger une prime plus élevée pour détenir des obligations à long terme.

À l’inverse, la position budgétaire plus solide du Canada et des perspectives de croissance plus modestes devraient maintenir les rendements à long terme relativement stables, selon BlackRock. Le gestionnaire met toutefois en garde contre les risques liés au budget fédéral axé sur l’investissement du premier ministre Mark Carney, en raison de la nécessité d’attirer suffisamment de capitaux privés.

Enfin, évoquant la baisse des rendements des fonds du marché monétaire, PIMCO recommande de passer de l’encaisse vers des obligations de grande qualité « afin de verrouiller les rendements et de se positionner pour une appréciation du capital à mesure que les taux d’intérêt diminuent ». PIMCO privilégie les obligations de deux à cinq ans.

Les écarts de crédit demeurent serrés, avertit Marc Seidner, appelant à la prudence à l’égard des titres de crédit de moindre qualité : « Nous suggérons aux investisseurs d’examiner attentivement leurs positions et de se demander s’ils sont réellement compensés pour les risques de crédit potentiels, l’illiquidité, la baisse des rendements et le manque de transparence. »

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Capital Group entrevoit un marché plus équilibré en 2026 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/capital-group-entrevoit-un-marche-plus-equilibre-en-2026/ Tue, 06 Jan 2026 13:09:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111716 Résilience économique, diversification et IA au cœur des perspectives.

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Dans ses Perspectives pour 2026, Capital Group anticipe une transition vers un marché plus équilibré, marqué par une résilience économique, une diversification accrue et un essor significatif de l’intelligence artificielle (IA). La firme estime que les investisseurs devront faire preuve d’agilité, en conjuguant innovation et prudence, pour évoluer dans cet environnement en transformation.

Selon les économistes de Capital Group, l’économie canadienne fait preuve de résilience, soutenue par un apaisement des relations commerciales avec les États-Unis. Ils prévoient une légère hausse du PIB, qui passera de 1,0 % à 1,2 % d’ici 2026, signe d’une amélioration des perspectives macroéconomiques, même si la croissance reste modérée.

Sur le plan international, la domination des actions des « Sept Magnifiques » (Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, NVIDIA, Tesla) pourrait s’essouffler. Dans ce contexte, les marchés européens, japonais et émergents seraient appelés à surpasser le S&P 500, illustrant une diversification sectorielle et géographique accrue.

L’IA, entre innovation et prudence

La montée en puissance des titres liés à l’IA suscite à la fois enthousiasme et vigilance. Si les bénéfices soutiennent actuellement les valorisations, le débat sur une possible bulle, à l’image de celle d’Internet, persiste.

Les investisseurs sont donc encouragés à intégrer des secteurs plus stables comme l’énergie et le transport pour équilibrer leurs portefeuilles.

Le retour des obligations et l’importance des dividendes

Face à la volatilité des marchés, les obligations retrouvent leur rôle défensif, offrant des rendements attractifs (4,3 % aux États-Unis, 3,4 % au Canada) et une protection contre les corrections boursières.

Les économistes de Capital Group estiment qu’en 2026, les dividendes joueront un rôle clé dans les portefeuilles d’actions, en contribuant à produire des rendements positifs lorsque les marchés fluctuent.

Les risques pour 2026

D’après le rapport, les risques principaux pour l’année à venir incluent une valorisation élevée des marchés avec des ratios cours/bénéfices supérieurs aux moyennes historiques, une inflation persistante accompagnée d’une dette publique croissante (notamment aux États-Unis dépassant 140 % du PIB d’ici 2030), ainsi que des corrections de marché fréquentes, historiquement tous les 16 mois pour une baisse d’environ 10 %.

Ces risques montrent la nécessité d’une gestion active et sélective des investissements.

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L’évolution de la planification de la relève https://www.finance-investissement.com/nouvelles/levolution-de-la-planification-de-la-releve/ Mon, 01 Dec 2025 13:12:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111091 Les conseillers et les firmes sont plus proactifs qu’il y a dix ans.

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La planification de la relève dans les firmes de gestion de patrimoine au Canada a beaucoup évolué au cours de la dernière décennie, passant d’initiatives individuelles et souvent improvisées à des stratégies structurées soutenues par les firmes et les conseillers eux-mêmes, avec pour objectif de garantir une transition harmonieuse et la stabilité des clients.

Selon les données colligées dans le cadre des dossiers Report Cards 2025 publiés par Investment Executive (IE), 51,8 % des conseillers des canaux de courtage et de cabinets indépendants disposent désormais d’un plan de relève documenté, contre 45,9 % l’année précédente, 40,6 % en 2020 et seulement 28,9 % en 2015.

L’âge moyen des conseillers interrogés est demeuré autour de 51 ans sur cette période de dix ans.

Une mentalité qui a évolué

Ce qui a évolué, c’est la façon de penser des conseillers et la manière dont les entreprises prennent désormais des mesures proactives pour éviter le risque de se retrouver avec des clients orphelins. « De plus en plus de conseillers reconnaissent la nécessité de protéger leurs clients et leurs activités, tandis que les entreprises encouragent également les conseillers à se préparer pour l’avenir », explique Katie Keir, responsable de la recherche chez IE.

« Les conseillers ont des plans plus ou moins détaillés, constate-t-elle. Cependant, même parmi ceux qui ont déclaré ne pas avoir encore de plan officiel, nombreux sont ceux qui ont indiqué qu’ils cherchaient à entrer en contact avec un repreneur et/ou avaient commencé à élaborer une stratégie de sortie. D’autres ont dû revoir leurs plans en raison d’événements imprévus. »

Le résultat des recherches dirigées par Katie Keir montre que « chaque année, de plus en plus de dirigeants vantent les avantages du travail d’équipe et de l’apprentissage entre pairs, et demandent à mieux comprendre les défis auxquels sont confrontés les conseillers en matière de succession. » Il reste toutefois difficile de déterminer la meilleure façon pour les entreprises d’atteindre les conseillers qui ne se sont pas encore engagés dans cette voie.

Des progrès, mais encore trop peu de plans

Christine Timms, conseillère à la retraite qui a rédigé plusieurs manuels à l’intention des conseillers, notamment Transitioning Clients et Retirement Exit Decision, estime que le fait que de plus en plus de conseillers élaborent des plans de succession est une bonne nouvelle, mais que la proportion de conseillers ayant un plan au Canada « reste insuffisante ». (Aucune source externe n’a eu accès aux résultats spécifiques de la recherche d’IE, car ceux-ci sont confidentiels jusqu’à leur publication).

« Même si vous avez 40 ans, vous pouvez être renversé par un bus ou avoir une crise cardiaque, et tout le monde se retrouvera dans une situation difficile, résume-t-elle. Les chiffres doivent donc être meilleurs. »

L’étude de cette année montre que les conseillers âgés de 40 ans et moins étaient moins proactifs que leurs pairs :

  • seulement 31,7 % des conseillers de 40 ans et moins ont un plan de relève documenté,
  • contre 56,3 % chez les 41 ans et plus,
  • et plus de 60 % chez les conseillers de 60 ans et plus.

Néanmoins, tous ces résultats sont supérieurs à ceux enregistrés il y a dix ans. Selon les données de 2015 relatifs aux courtiers et aux négociants, même les conseillers âgés de 60 ans et plus avaient beaucoup à faire pour améliorer la situation, seuls 38,1 % d’entre eux ayant déclaré avoir un plan formel.

Rétrospective et perspectives

Lorsqu’elle a pris sa retraite en 2016, Christine Timms rapporte que son cabinet disposait d’un modèle de contrat de plan de succession et d’un processus de calcul approximatif pour estimer la valeur d’un cabinet, qu’elle a qualifié de « très utile ».

Cependant, elle aurait souhaité que le cabinet soit en mesure de fournir une image plus précise de la clientèle qu’elle accompagnait. Au début de sa carrière, elle avait déjà pris les devants en créant son propre système de classement des clients en fonction de la taille du ménage, des actifs, des revenus et de l’âge.

« Le cabinet n’avait pas suffisamment d’informations à me fournir, même pour savoir quels étaient mes ménages les plus productifs et la valeur de leurs actifs », explique Christine Timms, qui a travaillé pendant 33 ans dans ce secteur. « D’après mes conversations avec des conseillers, je comprends que de nombreuses entreprises ont amélioré leurs méthodes d’analyse et sont donc peut-être en mesure de mieux évaluer les risques. »

Les lacunes importantes dans les processus d’analyse commerciale constitueraient un problème grave pour le secteur aujourd’hui, dans un contexte de transfert de richesse massif. On estime que des centaines de milliards de dollars ont déjà changé de mains, et que 120 à 150 milliards de dollars supplémentaires devraient être transférés au cours des deux prochaines années. Les conseillers et leurs entreprises pourraient soit gagner les héritiers de leurs clients, soit les perdre au cours de ce processus.

Ces dernières années, le secteur a aussi encouragé la constitution d’équipes, ce qui a amélioré le processus de planification de la succession à tous les niveaux, affirme Christine Timms.

L’essor du travail en équipe

Il existe généralement deux types d’équipes de conseillers, soutient-elle. Les conseillers chevronnés peuvent s’associer à un partenaire ou recruter des collaborateurs ayant différents niveaux d’expérience. Dans les deux cas, il est possible d’élaborer un plan de succession efficace, à condition que le conseiller plus âgé travaille avec une ou plusieurs personnes plus jeunes que lui et qui ont une carrière plus longue devant elles.

Au moment de prendre sa retraite, Christine Timms comptait six personnes d’âges différents dans son équipe, dont deux associés qui étaient ses successeurs.

Un soutien accru des firmes

John Novachis, vice-président exécutif, croissance et succession des conseillers chez Investment Planning Counsel (IPC), rapporte qu’il y a dix ans, les conseillers qui quittaient le secteur disposaient de peu de ressources. Il travaille dans ce secteur depuis plus de trois décennies.

« À l’époque, les conseillers étaient livrés à eux-mêmes, affirme John Novachis. Il n’y avait aucun soutien. Il n’y avait aucun financement. Il y avait un manque de successeurs. Les types de transactions conclues étaient très risqués. Les cycles de transaction étaient très, très longs. Le montant du capital investi initialement dans une transaction [était faible, voire nul]. »

De nombreux commentaires formulés par des conseillers dans la série de sondages de 2015 d’IE abondent dans le même sens.

« J’aimerais voir plus de tout. J’achète des books depuis des années, et aucune entreprise ne fait un bon travail dans ce domaine [soutien à la relève] », commente un conseiller-courtier des Prairies. Un conseiller en courtage de l’Ontario soutient que le programme de succession de son entreprise est « assez vague. [Il] ne s’applique qu’à un certain niveau de producteurs ».

Les entreprises ont « intensifié leurs efforts » et créé davantage de choix pour les conseillers depuis, selon John Novachis, notamment en proposant des programmes de financement pour soutenir les transactions entre pairs et du réseautage. Il souligne également l’importance accordée au renforcement de l’esprit d’équipe afin d’assurer une transition en douceur des clients d’un conseiller à son successeur.

« Aujourd’hui, on accorde simplement plus d’attention [et] on met en place davantage de structures, constate-t-il. Historiquement, l’évaluation comptable était vaguement basée sur un multiple des commissions de suivi, ou de revenus récurrents, [qui constituaient] l’indicateur quantitatif le plus prévisible et le plus compréhensible pour l’activité d’un conseiller ». Cependant, « divers facteurs influencent la stabilité des revenus récurrents », notamment l’âge moyen des clients, la taille moyenne de leur patrimoine, etc.

« Ces facteurs sont pris en compte dans la détermination de la valeur comptable aujourd’hui », explique John Novachis. Il existe également des facteurs qualitatifs tels que l’efficacité avec laquelle un conseiller travaille et utilise la technologie, ainsi que « ses classements en matière d’audit et de conformité ». En conséquence, « le calcul des valeurs comptables aujourd’hui est un mélange de science et d’art ».

Dans les données du rapport 2025, un conseiller en courtage des Prairies a confirmé qu’il constatait des progrès dans le domaine des outils de succession : « Ils évoluent, donc… ils s’améliorent. »

John Novachis attribue cette évolution au transfert de richesse important, à la transparence accrue dans l’ensemble du secteur et à la pandémie de la COVID-19, qui a rappelé aux entreprises qu’il est important de se préparer au changement.

Les mises en garde et les préoccupations liées aux situations d’urgence ont depuis longtemps renforcé l’importance de la planification dans les recherches d’IE.

« Un conseiller de notre succursale est décédé subitement, rapporte un conseiller en courtage de l’Ontario en 2015. Cela nous a fait comprendre à quel point la planification de la relève est importante. »

« Lorsque j’ai pris cette décision [de planifier à l’avance], l’une de mes principales préoccupations était de savoir ce qu’il adviendrait de moi à mon décès et si ma femme serait prise en charge », souligne un conseiller en courtage, également originaire de l’Ontario. « [Mon entreprise] m’a fourni par écrit l’assurance qu’elle prendrait soin de ma famille, vendrait mon portefeuille et s’occuperait des personnes qui me sont chères.… De plus, mes clients seront bien pris en charge. »

Christine Timms estime que le soutien des entreprises peut être un moteur de changement. « Il suffit qu’une entreprise se lance dans une amélioration et obtienne un avantage concurrentiel pour que les autres entreprises se disent : “Waouh, je vais faire la même chose, sinon je risque de perdre certains de mes conseillers au profit de cette autre entreprise”. »

Ce qui n’a pas changé pour les conseillers

Bien que des ressources supplémentaires soient toujours les bienvenues, Christine Timms estime que les entreprises doivent trouver un équilibre entre le soutien apporté et la pression excessive exercée sur les conseillers qui apprécient leur indépendance. « Il n’est pas judicieux pour une entreprise d’être trop autoritaire, mais il est sage de sa part de fournir des ressources » à ceux qui en font la demande.

Les principales raisons invoquées par les conseillers qui ont retardé leur planification successorale sont restées assez constantes au cours de la dernière décennie. Soit ils ont estimé qu’il était trop tôt dans leur carrière, soit ils étaient toujours à la recherche du successeur idéal. D’autres ont admis avoir tergiversé.

Mais lorsque les conseillers ne planifient pas leur départ à l’approche de l’âge traditionnel de la retraite, les clients sont susceptibles de se demander ce qui se passera une fois qu’ils seront partis, avertit John Novachis. Une enquête réalisée en 2025 par IPC a révélé que si la plupart des Canadiens s’attendent à ce que les conseillers approchant de la retraite aient un plan de succession, 83 % de ceux qui travaillent avec un conseiller s’inquiètent de savoir si leur conseiller planifie de manière proactive.

Au moins certains conseillers en sont conscients. « On nous demande [de planifier l’avenir]. C’est important et cela rassure les clients », déclare ainsi un conseiller en courtage du Québec.

Christine Timms rappelle aux conseillers que le plan qu’ils élaborent initialement n’est pas immuable. « La personne à qui vous souhaitez confier votre portefeuille à 50 ans n’est peut-être pas celle à qui vous souhaitez le confier à 60 ans », donne-t-il comme exemple. Dans cette optique, il n’est pas toujours nécessaire de s’engager à 100 %, « sauf si vous demandez à cette personne de rejoindre votre équipe et de travailler avec vos clients ; dans ce cas, vous avez besoin d’un engagement ».

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Interprétation du relevé du RRQ https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/martin-dupras/interpretation-du-releve-du-rrq/ Mon, 20 Jan 2025 12:05:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105027 ZONE EXPERTS — Ce document contient nombre d’informations utiles.

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Pour plusieurs de nos concitoyens, les prestations de retraite éventuellement versées par le Régime de rentes du Québec (RRQ) constitueront une part importante de leurs revenus de retraite. Afin d’avoir une idée du niveau des prestations qui leur seront versées, les participants au régime peuvent consulter en ligne leur Relevé de participation. Si ce n’est pas déjà fait, la plupart des participants devraient aller consulter ce relevé !

Comment obtenir ce relevé

Tous les participants au RRQ peuvent consulter leur relevé à partir du site de Retraite Québec en utilisant le lien « Accéder à mon dossier ». Un compte clicSÉQUR est toutefois nécessaire pour accéder à « Mon dossier ». Il convient également de préciser que si l’on a travaillé dans une autre province que le Québec, le relevé indiquera également les droits découlant des cotisations versées au Régime de pensions du Canada (RPC).

Ce relevé présente notamment les revenus de travail admissibles depuis le 18e anniversaire de naissance du participant (ou 1966 si on avait 18 ans ou plus lors de la création du RRQ, en 1966). Le relevé présente également le total des cotisations versées au RRQ et, s’il y a lieu, au RPC.

Estimation des prestations

Les renseignements les plus importants figurant au relevé sont les estimations des prestations de retraite. Ces estimations comprennent souvent les quatre montants suivants :

Source : Capture d’écran d’un relevé (les chiffres sont fictifs)

Les définitions suivantes sont tirées directement du relevé :

  • « Le montant actuel représente une estimation de la rente de retraite que vous pourriez recevoir à l’âge indiqué, s’il n’y a pas d’autres revenus de travail qui s’ajoutent à ceux déjà inscrits à votre nom. Ce montant est estimé selon le mode de calcul en vigueur. »
  • « Le montant projeté représente une estimation de la rente de retraite que vous pourriez recevoir à l’âge indiqué, si vous continuez à participer au Régime et que vous cotisez sur des revenus moyens semblables à ceux déjà inscrits à votre nom pour les dernières années. »

Le montant projeté (par exemple 950,00 $ à 60 ans dans le tableau ci-dessus) représente l’estimation de la rente mensuelle si le participant travaille jusqu’à 60 ans. Il est important de noter que ce montant est exprimé en dollars actuels, ce qui signifie que la rente réelle versée au participant à 60 ans sera probablement plus élevée. Par exemple, si ce participant est actuellement âgé de 54 ans, en utilisant les Normes d’hypothèses de projection de l’Institut de planification financière, on pourrait estimer que la véritable rente de retraite qui lui sera versée à 60 ans, soit dans six ans, monterait à 1 140,97 $[1].

Un tel calcul donne une estimation précise des rentes de retraite dans la mesure où, comme dans notre exemple, le participant travaille jusqu’à 60 ans ou 65 ans. Si la retraite survient à un autre âge, le calcul peut devenir plus complexe. Pour de telles situations, l’Institut de planification financière propose, sur son site, un calculateur permettant d’effectuer ces estimations.

Enfin le relevé présente un aperçu des prestations d’invalidité et de décès auxquels le participant (ou ses proches) pourraient avoir droit.

En conclusion

Ce relevé renferme une multitude d’informations précieuses, et la plupart d’entre nous y gagneraient à le consulter !

Martin Dupras, a.s.a., Pl.Fin.
M.Fisc, ASC, ConFor financiers inc.
Décembre 2024

[1] 950,00 $ X 1,031 % EXP 6    3,1 % étant la Norme de croissance annuelle des salaires et du MGA

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2025 : croissance et baisses de taux à l’horizon https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/2025-croissance-et-baisses-de-taux-a-lhorizon/ Wed, 11 Dec 2024 12:37:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104474 Selon les Perspectives d’IG Gestion de Patrimoine.

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2025 devrait être une année propice aux occasions de placement, selon les Perspectives des marchés 2025 d’IG Gestion de patrimoine. Les économistes de la firme prévoient ainsi une stabilisation de l’inflation et des taux d’intérêt, une réduction du risque de récession et un assouplissement global des politiques monétaires.

« Les marchés ont fortement rebondi au cours des deux dernières années, et l’économie retrouve son ancienne normalité d’avant 2008, avec une stabilité prévisible de l’inflation et des taux d’intérêt, résume Philip Petursson, stratège en chef des placements à IG Gestion de patrimoine. De plus en plus de signes montrent que l’inflation se rapproche de la moyenne sur 100 ans de trois pour cent, et nous pensons, dans ces conditions, voir les taux directeurs de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale américaine s’établir en moyenne entre 50 et 100 points de base au-dessus de l’inflation. »

En raison du climat actuel, l’équipe d’IG Gestion de patrimoine prédit trois tendances pour l’année à venir :

  • Un écart entre les taux d’intérêt des banques centrales

Les économistes prévoient que le rythme de croissance économique variera d’un pays à l’autre. Tandis que l’économie américaine devrait se maintenir, celles du Canada et de l’Europe pourraient connaître des turbulences, obligeant les banques centrales de ces régions à ajuster leurs taux pour préserver la stabilité économique.

Ainsi, selon les Perspectives, les taux de croissance dépendront en grande partie des politiques des banques centrales en 2025. Les autorités monétaires devront parvenir à un équilibre entre la croissance, le chômage et la stabilité des prix.

  • Un moment propice aux titres à revenu fixe

La direction des taux d’intérêt devrait favoriser un environnement propice aux titres à revenu fixe en 2025. Si les taux d’intérêt à court terme continueront certainement leur mouvement à la baisse, à l’inverse, les taux d’intérêt à long terme devraient rester stables. Cela laisse augurer des rendements d’environ cinq pour cent pour les titres à revenu fixe et devrait offrir une protection contre la baisse face aux risques économiques des années à venir.

IG Gestion de Patrimoine estime que les portefeuilles axés sur les bénéfices devraient probablement enregistrer une amélioration du rendement des actions individuelles, par rapport à celui des indices globaux.

  • Des changements de cap politiques à prévoir

Les résultats de l’élection présidentielle américaine de 2024 laissent présager des changements de cap politiques. Donald Trump parle déjà d’adopter une politique plus protectionniste, ce qui aurait un impact sur des secteurs comme le commerce extérieur, la fiscalité et la réglementation.

Cela pourrait engendrer de l’incertitude et du risque, mais aussi des occasions. Les économistes recommandent donc de rester attentif aux différentes tendances et à investir de façon à tirer son épingle du jeu.

« Comme le soulignent nos Perspectives, les investisseurs et investisseuses peuvent aborder 2025 avec un certain degré d’optimisme. Étant donné les contextes économiques, des titres à revenu fixe et des actions pour l’année à venir, nous continuons de privilégier la qualité et la sélection tactique, notamment parce que les valorisations se normalisent et que les titres à revenu fixe offrent à nouveau des taux concurrentiels. Il demeure crucial de maintenir un bon équilibre entre les catégories d’actifs, entre les régions géographiques, entre les styles et entre les tailles des placements », conclut Philip Petursson.

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L’OCDE revoit à la hausse ses prévisions de croissance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/locde-revoit-a-la-hausse-ses-previsions-de-croissance/ Fri, 09 Feb 2024 12:53:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=98916 Les pays asiatiques devraient à nouveau tirer la croissance mondiale en 2024 et 2025.

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L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour les deux prochaines années, car elle s’attend à ce que l’inflation se rapproche des objectifs des banques centrales.

Dans ses dernières perspectives économiques publiées lundi, l’organisation basée à Paris a déclaré qu’elle s’attendait désormais à une croissance du PIB mondial de 2,9 % cette année, contre une prévision de 2,7 % en novembre. Elle prévoit également une légère amélioration avec une croissance de 3,0 % en 2025.

Les pays asiatiques devraient à nouveau être les moteurs de la croissance, l’Inde (6,2 % de croissance en 2024 et 6,5 % en 2025), l’Indonésie (5,1 % et 5,2 %) et la Chine (4,7 % et 4,2 %) en tête.

Les prévisions de croissance pour les États-Unis sont de 2,1 % cette année et de 1,7 % en 2025. Pour le Canada, l’OCDE prévoit une croissance de 0,9 % cette année avant de remonter à 1,9 % en 2025.

Les perspectives prévoient une baisse de l’inflation dans les pays du G20 de 6,6 % en 2024 à 3,8 % en 2025. L’inflation de base devrait être encore plus faible : 2,5 % en 2024 et 2,1 % en 2025.

« L’économie mondiale a fait preuve d’une réelle résilience face à la forte inflation de ces deux dernières années et au nécessaire resserrement de la politique monétaire », a observé Mathias Cormann, secrétaire général de l’OCDE, dans un communiqué.

« La croissance s’est maintenue et nous prévoyons que l’inflation reviendra aux objectifs des banques centrales d’ici la fin de 2025 dans la plupart des économies du G20. »

Mathias Cormann estime que les politiques budgétaires et monétaires devraient rester prudentes, même si les banques centrales peuvent commencer à abaisser les taux d’intérêt cette année.

Parmi les risques qui pèsent sur les perspectives, citons le conflit au Moyen-Orient, en particulier les menaces qui pèsent sur le transport maritime en mer Rouge. Une escalade pourrait entraîner de nouvelles pressions sur les prix : selon les estimations de l’OCDE, un doublement persistant des coûts de transport maritime ajouterait 0,4 point de pourcentage à l’inflation des prix à la consommation dans l’OCDE au bout d’un an environ.

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2021, la lumière au bout du tunnel https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/2021-la-lumiere-au-bout-du-tunnel/ Wed, 23 Dec 2020 13:06:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=77053 Les perspectives des institutions sont globalement positives.

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Si la plupart des consommateurs attendent avec impatience le 31 décembre pour enfin enterrer 2020, les investisseurs peuvent également se réjouir. Bien que certaines incertitudes continueront de planer sur les marchés, notamment durant le premier semestre de 2021, l’année qui arrive s’avère prometteuse du point de vue des marchés, selon ces trois firmes.

Dans leurs Perspectives 2021, AGF, Capital Group et BMO Gestion mondiale d’actifs prévoient une amélioration des conditions économiques. BMO s’attend même à une forte reprise en 2021, surtout pour les secteurs des services.

Parmi les facteurs susceptibles d’aider le marché, les trois firmes mentionnent la vaccination qui devrait donner un coup de pouce et plus particulièrement en ce qui a trait aux actions. Pour ce qui est du revenu fixe, les firmes s’attendent toutefois à ce que la faiblesse des taux d’intérêt persiste tout au long de 2021, au moins. Cependant les trois firmes conseillent de ne pas pour autant bouder cette classe d’investissement et d’en avoir dans son portefeuille pour parer aux imprévus.

AGF prévient toutefois que, bien que la situation économique devrait s’améliorer l’année prochaine et qu’un nouveau cycle économique devrait voir le jour, la voie de la reprise est encore « semée d’embûches ».

Parmi les facteurs incertains, AGF note que certains investisseurs pourraient se montrer frileux, retardant ainsi la reprise. Le rapport de la firme note également que la lutte pour la pandémie reste vive. Le vaccin prendra plusieurs mois avant de vraiment freiner la pandémie. Il pourrait donc y avoir d’autres confinements et ainsi, une récession à double creux.

Du côté politique, il demeure difficile de présumer de l’impact qu’aura l’arrivée de Joe Biden à Washington. Il faudra également attendre les premiers mois de 2021 pour découvrir si le Sénat sera à majorité démocrate ou républicaine, un autre élément qui pourrait influencer les marchés.

Les secteurs à privilégier

En ce qui concerne les secteurs dans lesquels investir et ceux à éviter, les trois firmes montrent quelques désaccords.

BMO estime que le pétrole devrait rebondir cette année, offrant ainsi de belles occasions, mais évoque une remontée toutefois moins rapide que le rebond de l’économie globale, prévient l’institution.

Pour ce qui est du secteur du voyage, BMO pense que ce dernier peinera à se relever. Selon elle, la COVID-19 a laissé une empreinte permanente sur les rendements dans ce secteur. À l’inverse, Capital Group parle de « demande refoulée ». La firme croit que le secteur va connaître un beau rebond en 2021 car les consommateurs ont hâte de recommencer à voyager et d’aller au restaurant.

Capital Group estime aussi que le secteur technologique devrait quant à lui continuer à bien performer, un avis partagé par AGF.

Cette dernière ajoute qu’avec la diffusion du vaccin à grande échelle, les investisseurs devraient commencer à privilégier les secteurs du marché qui ont bien performé lors des hausses précédentes. La firme note que les marchés émergents ont tendance à très bien faire dans les nouveaux cycles économiques, tout comme les produits de base et les secteurs de la finance, de la consommation discrétionnaire et des biens industriels.

Les trois firmes s’entendent toutefois pour souligner l’intérêt croissant des investisseurs pour l’investissement responsable. Selon elles, ce secteur devrait receler de nombreuses occasions. BMO souligne notamment la popularité des énergies vertes.

Un portrait des portefeuilles en 2021

Les trois firmes s’entendent pour dire que l’environnement actuel est propice aux actions, mais qu’il ne faut pas pour autant laisser tomber les titres à revenu fixe.

AGF propose une répartition 60/40, soit de sous-pondérer légèrement les obligations et surpondérer quelque peu les actions et les liquidités. La firme prévient également de ne pas oublier les titres alternatifs qui permettent de diversifier le portefeuille tout en allant chercher du rendement.

Capital Group conseille de surpondérer le portefeuille en actions américaines et en obligations plus risquées. Son rapport suggère de s’intéresser aux obligations de haute qualité, mais souligne toutefois qu’un certain risque est associé à ce type de titres. Pour plus de diversification, la firme rappelle que les conseillers peuvent envisager des mandats flexibles qui permettent à leurs gestionnaires de portefeuille de choisir parmi les meilleures entreprises, quel que soit leur lieu d’implantation.

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