performance | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/performance/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 04 Jun 2026 18:09:55 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png performance | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/performance/ 32 32 Au-delà de la performance par rapport à l’indice de référence https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/au-dela-de-la-performance-par-rapport-a-lindice-de-reference/ Wed, 10 Jun 2026 10:09:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114373 ZONE EXPERTS - Selon le rapport SPIVA, la plupart des fonds actifs ont sous-performé en 2025. Pourtant, de nombreux investisseurs poursuivent des objectifs qui vont bien au-delà de la maximisation des rendements.

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Pour de nombreux conseillers, le rapport SPIVA Canada Scorecard[1] est devenu une lecture incontournable, d’autant que le nombre croissant de fonds d’investissement rend la sélection des gestionnaires de plus en plus difficile. Si des rapports tels que ‘S&P Indices Versus Active (SPIVA)’ fournissent des informations précieuses sur la performance des fonds actifs par rapport aux indices de référence, leur forte emphase sur les rendements absolus constitue un angle mort potentiel. Cette approche ne rend pas pleinement compte de la diversité des objectifs que les investisseurs cherchent à atteindre, notamment la gestion des risques, la génération de revenus et les besoins particuliers d’une population vieillissante.

Le secteur canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) connaît une croissance fulgurante et se rapproche de la barre des 1 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion (ASG). Au 30 mars 2026, le total des ASG s’élevait à 772 milliards de dollars (chiffre ajusté provenant de Banque Nationale Marchés financiers). En 2026, le marché canadien des FNB a enregistré près de 60 milliards de dollars (G$) d’entrées nettes au cours du seul premier trimestre, ce qui représente près de la moitié du montant total de créations nettes recueillies en 2025. L’année 2025 a également vu l’introduction de 246 nouveaux FNB, portant à 1 489 le nombre total de fonds disponibles sur le marché canadien.[2]

Bien que les FNB indiciels continuent d’attirer la majeure partie des entrées nettes d’actifs, le paysage canadien des FNB s’est considérablement étoffé grâce à des solutions de plus en plus diversifiées et sophistiquées. Cet enrichissement se traduit notamment par une place accrue des stratégies actives et quantitatives en format FNB. Cette tendance marque un tournant où les principes de gestion active, traditionnellement associés aux fonds communs de placement, sont intégrés à la structure transparente, souvent moins coûteuse et liquide des FNB. Cela permet aux investisseurs d’accéder à des styles de gestion professionnels tout en conservant les avantages d’un produit négocié en Bourse.

Cela soulève une question importante : comment les investisseurs devraient-ils évaluer la valeur de ces stratégies de plus en plus variées ? L’un des outils les plus couramment utilisés pour répondre à cette question est le tableau de bord SPIVA Canada.

Le tableau de bord SPIVA Canada[3], produit par S&P Dow Jones Indices, est souvent utilisé à titre de référence dans le débat actuel opposant les stratégies de placement actives aux stratégies passives. Le rapport de fin d’année 2025 a révélé que la majorité des fonds canadiens à gestion active n’ont pas réussi à surpasser leurs indices de référence respectifs. Dans l’ensemble des catégories, plus de 85,4 % des fonds actifs ont sous-performé en 2025. Cette sous-performance a été particulièrement marquée chez les fonds d’actions canadiennes (93,4 %), les fonds d’actions axés sur le Canada (93,1 %) et les fonds de petites et moyennes capitalisations canadiennes (100,0 %). Les fonds d’actions à dividendes et à revenu ont affiché un taux de sous-performance comparativement plus faible, soit 44,2 %. Le rapport a également noté que les taux de sous-performance ont généralement augmenté sur des horizons temporels plus longs.

Une année comme 2025, marquée par une solide performance des marchés, où l’indice composé S&P/TSX a progressé de 31,7 %[4] et la majorité des indices de référence observés ont affiché des rendements positifs de 10 % ou plus. Toutefois, le rapport SPIVA a souligné que la sous-performance des fonds actifs était courante, même dans des conditions de marché moins favorables, ce qui laisse entendre que les chances de réussite de la gestion active étaient minces dans divers scénarios. Le rapport a en outre montré qu’une minorité d’actions était à l’origine de la majeure partie des gains du marché, ce qui rendait difficile pour les gestionnaires actifs de sélectionner systématiquement les titres gagnants.

Au-delà des rendements absolus : une vision plus large de la gestion active

Bien que le tableau de bord SPIVA Canada fournisse des données précieuses sur les comparaisons de rendements absolus, en se concentrant principalement sur la capacité des fonds actifs à surpasser leurs indices de référence, cette méthodologie ne rend pas nécessairement compte de toute la valeur que la gestion active peut offrir à certains investisseurs.

1- Gestion des risques et protection contre les baisses : Le rapport SPIVA mesure principalement la surperformance en termes de rendement total. Cependant, la gestion des risques et la protection contre les baisses constituent un aspect essentiel de la gestion active, en particulier pour les investisseurs ayant une faible tolérance au risque. Un gestionnaire de fonds actif peut stratégiquement sous-pondérer les secteurs volatils ou détenir une position de liquidités plus importante afin d’atténuer les pertes en période de repli du marché, même si cela signifie sous-performer l’indice de référence lors d’un marché haussier vigoureux. Par exemple, si un fonds actif réalise un rendement de 15 % alors que l’indice de référence gagne 20 %, mais avec une volatilité nettement moindre ou des baisses moins marquées, ce résultat pourrait être plus approprié pour un investisseur prudent. En mettant l’accent sur les rendements par rapport à l’indice de référence, le rapport SPIVA pourrait ne pas tenir suffisamment compte de cette proposition de valeur ajustée au risque. Bien qu’une section sur le « rendement ajusté au risque » soit présente, les principales conclusions soulignent souvent la sous-performance absolue, ce qui risque d’occulter d’autres avantages.

2- Besoins spécifiques en matière de revenu et de diversification : Les investisseurs, en particulier les personnes d’un certain âge, ont souvent des objectifs financiers spécifiques qui vont au-delà de la maximisation de la plus-value absolue du capital. Il peut s’agir d’un flux de revenu régulier, de la préservation du capital ou d’une diversification vers des catégories d’actifs non traditionnelles. L’écosystème des FNB offre désormais des outils pour la « gestion du revenu » et les « solutions alternatives ». Un FNB actif peut être spécialement conçu pour générer un niveau de revenu ciblé par le biais de stratégies de dividendes ou d’options d’achat couvertes, ou pour offrir une diversification grâce à des placements alternatifs, même si ces stratégies ne cherchent pas nécessairement à surpasser un indice de référence boursier général axé sur la croissance. La méthodologie SPIVA, en comparant les fonds à des indices de référence du marché général ou mixtes, peut ne pas refléter pleinement l’efficacité des stratégies actives adaptées à ces besoins spécifiques de revenu ou de diversification. Un fonds actif conçu pour générer du revenu pourrait afficher un bon rendement par rapport à son objectif axé sur le revenu, tout en « sous-performant » par rapport à un indice de référence de rendement total axé sur la croissance, ce qui conduirait à une conclusion trompeuse quant à son utilité pour son public cible.

3- Tolérance au risque et planification financière propres à chaque client : Les décisions d’investissement sont hautement personnelles et dépendent de la tolérance au risque, de l’horizon temporel et du plan financier global propres à chaque individu. Le risque de séquence des rendements est d’autant plus important lorsque l’investisseur s’approche de la phase de décaissement. Une comparaison générale entre les fonds actifs et un indice de référence, sans tenir compte des différents appétits pour le risque des investisseurs, peut constituer une simplification excessive. Un gestionnaire actif pourrait constituer un portefeuille présentant un profil de risque spécifique adapté à un investisseur qui privilégie la préservation du capital plutôt qu’une croissance agressive. Les conclusions générales du rapport SPIVA, bien que statistiquement valables, ne tiennent pas compte de l’avantage qualitatif que représente l’alignement des caractéristiques de risque d’un portefeuille sur la tolérance au risque individuelle d’un investisseur. Pour une population canadienne vieillissante, la préservation du capital et un revenu stable deviennent primordiaux. La gestion active, en offrant potentiellement une volatilité moindre ou un rendement spécifique, pourrait constituer un choix plus approprié, même si elle « sous-performe » par rapport à un indice de croissance dans un marché en forte hausse.

Alors que l’univers des FNB ne cesse de s’étendre et que la mise en œuvre de la phase 3 du Modèle de relation client-conseiller (MRCC3) apporte une plus grande transparence quant aux coûts d’investissement, le rôle des conseillers prend de plus en plus d’importance. Le MRCC3 exigera une divulgation plus complète des coûts totaux liés à la détention de fonds d’investissement.

Au-delà de l’évaluation du rendement, les conseillers doivent aider les investisseurs à comprendre les risques, leurs besoins en matière de revenu, les coûts et leurs objectifs à long terme. Dans ce contexte, le rendement de l’indice de référence reste un facteur important, mais pas nécessairement le seul.

Clause de non-responsabilité : Le contenu de cet article (y compris les faits, points de vue, opinions, recommandations, ainsi que les descriptions ou références à des produits ou titres) ne doit pas être interprété comme des conseils en placement, une offre de vente, une sollicitation d’achat, ni comme une approbation, une recommandation ou une commandite d’une entité ou d’un titre mentionné. Bien que nous nous efforcions d’en assurer l’exactitude et l’exhaustivité, nous n’assumons aucune responsabilité quant à son utilisation.

Cet article peut contenir des informations prospectives qui reflètent les attentes ou les prévisions actuelles de notre organisation ou de tiers concernant des événements futurs. Les renseignements prospectifs sont par leur nature assujettis, entre autres, à des risques, incertitudes et hypothèses pouvant donner lieu à des écarts significatifs entre les résultats réels et ceux exprimés dans les présentes. Ces risques, incertitudes et hypothèses comprennent, sans s’y limiter, les conditions générales économiques, politiques et des marchés, les taux d’intérêt et de change, la volatilité des marchés boursiers et financiers, la concurrence commerciale, les changements technologiques, les changements sur le plan de la réglementation gouvernementale, les changements au chapitre des lois fiscales, les poursuites judiciaires ou réglementaires inattendues ou les catastrophes. Veuillez soigneusement prendre en compte ces facteurs et d’autres facteurs et ne pas accorder une confiance exagérée aux renseignements prospectifs. Tout renseignement prospectif contenu aux présentes n’est à jour uniquement qu’au 1er juin 2026. Il ne faut pas s’attendre à ce que ces renseignements soient mis à jour, complétés ou révisés par suite de nouveaux renseignements, de circonstances changeantes, d’événements futurs ou pour d’autres raisons.

[1] 3 SPIVA® Canada Year-End 2025 – SPIVA | S&P Dow Jones Indices

2 L’adoption des FNB s’accélère | Finance et Investissement

[4] S&P/TSX Composite Index | S&P Dow Jones Indices

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Empire Vie et iA Groupe financier annoncent des performances solides https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/empire-vie-et-ia-groupe-financier-annoncent-des-performances-solides/ Tue, 11 Nov 2025 11:54:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110952 Malgré des défis économiques.

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Dans un contexte de taux d’intérêt fluctuants et de pressions économiques mondiales, iA Groupe financier et Empire Vie ont su maintenir leur résilience rapportant de solides performances pour le troisième trimestre (T3) de 2025.

Empire Vie affiche un bénéfice net de 93 M$

La compagnie d’assurance Empire Vie a annoncé un revenu net des actionnaires ordinaires de 93 millions de dollars (M$) pour le T3, en baisse de 84 M$ par rapport aux 177 M$ enregistrés au même trimestre en 2024.

Le principal facteur de cette diminution a été les variations des taux d’intérêt. Au T3 de l’année dernière, ces variations ont entraîné des gains nets d’investissement et de financement des assurances plus importants que ceux observés durant la même période cette année.

Le résultat net des services d’assurance a diminué de 19 M$ par rapport au T3 de l’année dernière, principalement en raison de l’impact défavorable des mises à jour des hypothèses pour l’assurance individuelle, contrairement à l’impact favorable des mises à jour des hypothèses dans les solutions de groupe au même trimestre en 2024.

Les « autres » dépenses ont augmenté pour atteindre 25 M$ au T3, contre 23 M$ durant la même période de l’année précédente. Cette variation de 2 M$ provient d’une hausse des dépenses non liées à l’assurance, principalement dues aux investissements dans les systèmes d’information et l’efficacité des processus, ainsi qu’à une activité accrue dans les canaux de distribution non liés à l’assurance.

373 M$ de bénéfice pour iA

iA Groupe financier pour sa part a déclaré un bénéfice net de 373 M$ pour le T3, en hausse de 30 % par rapport au même trimestre en 2024.

Les bénéfices de base du segment d’assurance canadien ont atteint 113 M$, soit une augmentation de 7 % par rapport au même trimestre l’an dernier. Cette hausse est attribuable à une libération combinée plus élevée de l’ajustement pour risque, à une marge de service contractuelle plus importante (c’est-à-dire le profit futur non gagné attendu sur la durée d’un contrat d’assurance) et à des pertes d’assurance de base moindres.

Les ventes d’assurance individuelle au cours du trimestre se sont élevées à 102 M$, un niveau similaire à celui du T3 de l’an dernier. iA affirme être le plus grand vendeur de polices d’assurance individuelle au Canada. Les ventes d’assurance collective ont atteint 30 M$ pour le trimestre, contre 18 M$ pour la même période en 2024, une hausse principalement attribuable à une importante vente de groupe unique.

Les bénéfices de base du segment de gestion de patrimoine se sont élevés à 125 M$, contre 106 M$ pour la même période l’an dernier. Cette hausse de 18 % provient principalement d’une augmentation de la libération combinée de l’ajustement pour risque et de la marge de service contractuelle reconnue pour les services fournis, soutenue par de fortes ventes nettes de fonds distincts, ainsi qu’un impact favorable des marchés financiers.

Les ventes brutes de fonds distincts en gestion de patrimoine individuelle se sont établies à 1,6 milliard de dollars (G$) pour le T3 (en hausse de 23 % sur un an), tandis que les ventes brutes de fonds communs de placement ont atteint 608 M$ (en hausse de 58 % sur un an). Les entrées nettes combinées de fonds distincts et de fonds communs ont totalisé plus de 1 G$ au T3, comparativement à 618 M$ au même trimestre l’an dernier. Selon iA, les clients ont privilégié les catégories d’actifs à plus fort potentiel de rendement plutôt que les placements garantis.

Parallèlement, les ventes d’épargne et de retraite collectives pour le T3 se sont élevées à 607 M$, en baisse par rapport à 900 M$ un an plus tôt, principalement en raison d’une diminution des ventes de rentes assurées.

Le 31 octobre, iA a finalisé l’acquisition du Groupe Capital RF pour 693 M$, ce montant incluant le coût d’une stratégie de rétention des conseillers. Cette acquisition a ajouté 43,6 G$ d’actifs sous administration au 30 septembre et 142 équipes de conseillers au 31 octobre. Elle devrait réduire le ratio de solvabilité d’iA de 6,5 points de pourcentage et diminuer le capital disponible pour déploiement d’environ 700 M$.

Les actifs totaux sous gestion et sous administration d’iA s’élevaient à près de 289 G$ à la fin du T3, une hausse de 15 % par rapport à la même période l’an dernier.

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La performance, ça se cultive ! https://www.finance-investissement.com/fi-releve/strategie-daffaires/la-performance-ca-se-cultive/ Tue, 23 Apr 2024 11:02:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100287 DÉVELOPPEMENT — Celle-ci dépend de nombre d’éléments.

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Interrogé par McKinsey sur les facteurs qui sous-tendent la performance, Christopher Ailman, directeur des investissements du California State Teachers’ Retirement Fund (CalSTRS), estime que celle-ci repose notamment sur des facteurs tels que la culture, la diversification et une faible rotation des cadres.

Être performant malgré la volatilité des marchés

Même avec ses près de quatre décennies de carrière en tant qu’investisseur institutionnel d’expérience, Christopher Ailman reste humble, un atout considérable pour réussir dans le métier selon lui. Questionné sur les leçons qu’il tire de la pandémie et à comment agir maintenant, il avoue ainsi d’emblée ne pas avoir beaucoup d’expérience en matière de redémarrage d’une économie après une épidémie.

Il souligne toutefois que l’économie n’est pas encore dans un état stable, mais que certaines vieilles règles sont de nouveau pertinentes, notamment le fait de ne pas lutter contre la Réserve fédérale américaine et donc de prêter attention à ses décisions en matière de taux d’intérêt avant d’essayer de lire l’économie.

Face à la courbe de rendement inversé, il a également quelques recommandations. Selon lui, le moment est idéal pour s’intéresser aux titres à revenu fixe et au crédit privé, qui « semblent très attrayants ». Le moment est donc venu d’enfin équilibrer ses portefeuilles. Toutefois, un défi reste : le coût élevé du financement.

Pour cette raison, le marché est en quelque sorte bloqué. « Personne ne négocie et rien ne bouge. Les gens à qui je parle sont très optimistes sur les valorisations, mais ils ne font pas beaucoup de transactions. Ils recyclent et conservent leurs entreprises. Je pense qu’il devrait y avoir un dégel, mais il faudra peut-être une récession pour que cela se produise », observe-t-il.

Du côté des marchés privés en 2024, il espère un équilibre entre l’achat et la vente d’entreprise et un flux de marché traditionnel. « Si les gestionnaires se contentent de tirer le capital et de commencer à investir et à acheter des entreprises, nombre d’entre nous dépasseront largement leur allocation », prévient-il.

Il note que pour le moment les gens avancent à tâtons et que les liquidités continuent d’être limitées.

Mais du côté des bonnes nouvelles, il relève que le fonds souverain de Norvège envisage pour la première fois d’investir dans le capital-investissement ce qui pourrait injecter des milliards de dollars d’argent dans le capital-investissement et donc potentiellement « dégeler » la situation.

Diversifier, oui, mais pas trop

Christopher Ailman recommande évidemment la diversification, mais pas à outrance. Il souligne ainsi que le CalSTRS est exposé à 42 pays, ce qui est peut-être beaucoup. « Je peux vous dire que les pays numérotés 40, 41 et 42 ne vont pas faire bouger l’aiguille pour nous », commente-t-il.

Il recommande aussi de ne pas prendre trop d’avance sur les tendances. Par exemple sur la question de la transition énergétique.

« Je l’ai dit un million de fois : il est impossible de distinguer le fait d’avoir raison trop tôt de celui d’avoir tort. »

On peut distinguer des tendances du marché, mais si on se lance dedans avec cinq ans d’avance, c’est la même chose que d’avoir tort, prévient-il. « C’est une question de timing et de taille. Et c’est ce qui rend un marché de l’investissement vraiment difficile », rappelle-t-il.

Quant au fait d’être tiraillé entre ce qui est bon pour les investissements et ce qui est bon pour la planète, Christopher Ailman tranche rapidement la question. Le but est de gagner de l’argent aujourd’hui évidemment, mais également dans 30 ans, et sans planète, cela n’est pas possible. « Si le monde décide d’ignorer l’accumulation de carbone dans l’atmosphère et de ne pas changer notre mode de vie, nous allons détruire l’environnement d’investissement », résume-t-il.

Il est donc important de prendre en compte la transition énergétique, au risque de devoir se contenter de rendements très faibles dans le futur en raison de tous les risques et de l’atténuation des phénomènes météorologiques extrêmes.

« Collaboration », le mot d’ordre

Christopher Ailman explique que récemment il a eu une révélation en rapport avec la collaboration. Parfois, il est bon de s’associer avec ses concurrents ou d’autres entreprises au lieu de tenter de s’y opposer.

Cela permet de mieux avancer et crée de nouvelles opportunités plus rentables à long terme.

Cela se constate au bureau. Il est bon d’avoir une bonne ambiance au bureau pour éviter un gros roulement de personnel notamment au niveau des cadres. Si les équipes ne cessent de changer, cela freine le travail et si ce sont les cadres qui se succèdent sans arrêt, il est très difficile de faire avancer les choses. Tout le monde est alors obligé de continuellement se réadapter, ce qui est très mauvais pour l’entreprise au final.

En revanche, un cahier des charges cohérent attire les talents et fait en sorte que les collaborateurs peuvent travailler sur ce qu’ils ont à faire.

« Orientez-les dans la bonne direction, donnez-leur les bons outils et ne les gênez pas. »

Ce qui explique souvent l’alpha dans une entreprise, c’est sa culture. « Il s’agit des personnes, des processus et de la philosophie. La culture peut être un système d’étoiles ou une structure de travail en équipe, mais lorsqu’elle change, l’alpha disparaît. »

Des conseils pour la relève

Son premier conseil est évidemment d’acheter à bas prix et de vendre à prix élevé.

Son deuxième reste de toujours faire preuve d’humilité. « Ce n’est pas parce que vous le dites que vous avez raison », rappelle-t-il.

Il est également bon de toujours essayer de se développer davantage et de toujours chercher à apprendre, car les choses vont changer qu’on le veuille ou non.

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La formation continue, pour miser sur vous-même https://www.finance-investissement.com/fi-releve/carriere/la-formation-continue-pour-miser-sur-vous-meme/ Thu, 15 Feb 2024 12:15:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=99026 DÉVELOPPEMENT - Un pari gagnant, selon HBR.

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L’apprentissage en continu vous permet de développer vos compétences, de vous adapter à votre marché et de vous épanouir sur tous les plans. S’engager dans une formation continue, c’est donc miser sur soi, et sur sa capacité à s’adapter et à évoluer, signale un article de Harvard Business Review France.

C’est un pari gagnant, car il est porteur d’espoir dans l’avenir. Or, des recherches démontrent que l’espoir est étroitement lié à la performance au travail, à la satisfaction professionnelle, à l’engagement dans l’entreprise, ainsi qu’à la santé et au bien-être au travail.

En vous formant de façon régulière, vous affirmez aussi votre volonté de vous dépasser et de vous épanouir, quel que soit votre niveau de départ, indiquent les études.

Une enquête européenne révèle que 96% des personnes interrogées considèrent l’apprentissage tout au long de la vie comme essentiel. Cette importance est motivée par le désir d’améliorer ses compétences professionnelles (64 %) et son développement personnel (66 %).

Le fait de vous former en continu vous permet également de prendre soin de votre santé cognitive et psychique, selon une autre étude. En effet, le cerveau se comporte comme un muscle. Il peut se remodeler en fonction de l’utilisation que l’on en fait. Ainsi, plus on le sollicite, plus il se développe et plus les connexions entre les neurones se renforcent.

Apprentissages informels

Un autre avantage de la formation continue : elle favorise l’apprentissage informel, qui s’étend au-delà des connaissances enseignées, notamment grâce aux échanges avec les formateurs et les autres participants. Ces compétences transversales, qui s’appliquent dans de nombreux domaines professionnels, sont très précieuses, rapporte HBR France.

Les apprentissages informels jouent un rôle clé dans la formation continue plus formelle, selon les études. Le travail quotidien est une occasion de cultiver et de développer les compétences des collaborateurs. Leur confier de nouvelles responsabilités, légèrement au-delà de leurs compétences actuelles, est une manière très efficace de stimuler leur désir d’apprendre et de se développer.

Pour ce faire, la mise en place de programmes de mentorat, avec le soutien d’une institution extérieure par exemple, ou l’encouragement du mentorat informel au sein de l’institution, peuvent être des outils très efficaces pour développer des apprentissages informels.

De plus, les rencontres effectuées en contexte de formation sont autant de tremplins potentiels pour assurer le développement de votre réseau professionnel.

Finalement, la formation permet aussi de valoriser les choix de vie et de formation que vous avez réalisés dans le passé, en les replaçant dans leur contexte et en les reconnaissant comme des étapes de votre cheminement qui peut encore évoluer plutôt que comme des choix qui déterminent de manière figée et linéaire votre trajectoire professionnelle.

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