mise à jour économique | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/mise-a-jour-economique/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 04 May 2026 11:59:52 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png mise à jour économique | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/mise-a-jour-economique/ 32 32 Un énoncé économique accueilli avec prudence par les milieux économiques https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-enonce-economique-accueilli-avec-prudence-par-les-milieux-economiques/ Mon, 04 May 2026 11:59:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113698 La FCEI se désole de l’absence de plan structurant pour l’entrepreneuriat.

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La mise à jour économique de mardi dernier par le gouvernement fédéral suscite une réaction mitigée dans les milieux économiques. Si quelques mesures trouvent grâce aux yeux de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) et l’Institut économique de Montréal (IEDM), ces organisations estiment toutefois que l’essentiel reste à faire, notamment sur les plans de la fiscalité des PME et du contrôle des dépenses publiques.

Déclin entrepreneurial 

Pour la FCEI, l’énoncé économique rate une occasion historique. Depuis six trimestres consécutifs, le nombre de fermetures d’entreprises dépasse celui des ouvertures au Canada — une tendance que le document budgétaire du gouvernement Carney ne fait rien pour enrayer, selon l’organisation.

« Le déclin entrepreneurial doit être la priorité du gouvernement. Malheureusement, l’énoncé économique présenté aujourd’hui ne fait rien pour renverser cette tendance », déplore Jasmin Guénette, vice-président aux Affaires nationales de la FCEI. Il craint même qu’on se dirige vers un septième trimestre consécutif de perte nette d’entreprises au pays.

Au cœur des doléances de la FCEI : le maintien du taux d’imposition fédéral des petites et moyennes entreprises à 9 %. L’organisation réclame depuis longtemps que ce taux soit abaissé à 6 %, sans succès jusqu’ici.

Un lourd déficit 

Du côté de l’IEDM, c’est la trajectoire des finances publiques qui alarme, et ce, bien que le déficit prévu soit moins important qu’anticipé. Le gouvernement fédéral projette désormais un déficit de 65,3 milliards de dollars (G$) pour l’année en cours, comparativement à 78,3 G$ au budget de novembre dernier.

Il s’agit du 18e déficit consécutif d’Ottawa, rappelle l’IEDM.

« Il n’y a rien de responsable ni de rigoureux dans un gouvernement qui présente un budget lourdement déficitaire et n’a aucun plan concret pour cesser de s’endetter à vitesse grand V », affirme Emmanuelle B. Faubert, économiste à l’IEDM.

La dette fédérale devrait atteindre 1 473 G$ d’ici la fin de l’exercice budgétaire. Les frais d’intérêt s’élèveront à 58,7 G$ cette année — soit environ 1 735 $ par contribuable canadien — et pourraient grimper à 80,9 G$ d’ici 2030, une hausse de près de 38 %. Or, selon les propres projections du gouvernement, le budget ne sera toujours pas équilibré à cette échéance.

Dans une note économique publiée plus tôt en avril, l’IEDM estimait que, sans changement de cap, le déficit pourrait atteindre 117 G$ en 2035 et la dette dépasser les 2 400 G$.

Les bonnes nouvelles 

Malgré leurs critiques, les deux organisations reconnaissent certains éléments positifs. La FCEI salue notamment la réduction des cotisations au Régime de pensions du Canada, qui passera de 9,9 % à 9,5 %. Cette mesure permettra de remettre environ 3 G$ dans les poches des employeurs et des travailleurs, et contribuera à contrebalancer la hausse des cotisations à l’assurance-emploi. Jasmin Guénette espère d’ailleurs que le gouvernement du Québec emboîtera le pas rapidement.

La FCEI souligne également le financement allant jusqu’à 10 000 $ par apprenti pour former des travailleurs dans les métiers spécialisés, ainsi que la pérennisation de l’exonération fiscale pour les fiducies collectives des employés, une mesure susceptible de faciliter les transferts d’entreprises.

Le fonds pour un Canada fort 

L’IEDM s’est aussi penchée sur le Fonds pour un Canada fort, annoncé en grande pompe par le premier ministre Mark Carney. Malgré la promesse d’y injecter 25 G$ sur trois ans, seuls 6 millions de dollars (M$) sont affectés dans l’énoncé actuel — pour mettre sur pied un simple bureau de transition d’ici 2031.

« L’expérience nous montre que, lorsque le gouvernement tente de choisir des gagnants et des perdants avec l’argent des contribuables, le résultat tend à être un appauvrissement collectif », conclut Emmanuelle B. Faubert. Elle plaide plutôt pour une révision de la réglementation et de la fiscalité afin de rapatrier l’investissement privé, plutôt que de le supplanter par des dépenses publiques.

Une Note économique de l’IEDM publiée la semaine précédente rappelait par ailleurs que les entreprises financées par le capital de risque soutenu par le secteur public tendent à être moins performantes que celles appuyées par des fonds privés, et que ce type d’intervention nuit généralement à la formation de capital de risque privé.

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Un changement de cap dans la politique climatique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-changement-de-cap-dans-la-politique-climatique/ Tue, 28 Apr 2026 21:19:15 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113649 Le crédit d’impôt carbone inclura désormais la récupération pétrolière.

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La mise à jour économique de printemps du gouvernement fédéral a officialisé mardi un changement d’orientation de la politique climatique qui avait été amorcé l’année dernière dans le cadre de l’accord énergétique conclu avec l’Alberta.

Dans le budget de 2025, les libéraux avaient promis de ne pas inclure la récupération assistée du pétrole dans le crédit d’impôt à l’investissement pour le captage, l’utilisation et le stockage du carbone.

Dix jours après l’adoption de ce budget par la Chambre des communes, le crédit d’impôt a finalement été étendu aux projets de récupération assistée du pétrole dans le cadre d’un protocole d’entente sur l’énergie conclu avec l’Alberta.

La mise à jour économique du printemps de mardi propose de rendre cet engagement officiel, estimant que cette mesure générera 395 millions de dollars de recettes fédérales au cours des trois prochaines années.

La récupération assistée du pétrole réinjecte sous terre les émissions de carbone afin d’augmenter la pression et d’extraire davantage de pétrole du sol.

Les écologistes considèrent l’extension des crédits d’impôt comme une subvention directe à la production pétrolière, tandis que l’industrie soutient que les crédits d’impôt ne sont pas des subventions et que le fait de rendre la récupération assistée du pétrole admissible à ces crédits change la donne.

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6 G$ pour la relève en construction https://www.finance-investissement.com/nouvelles/6-g-pour-la-releve-en-construction/ Tue, 28 Apr 2026 21:16:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113650 Des aides financières visent à attirer et retenir les apprentis.

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Ottawa sort le chéquier pour infuser du sang neuf vers les métiers de la construction, dans sa mise à jour économique présentée mardi.

Le gouvernement Carney prévoit dépenser 6 milliards de dollars (G$) en cinq ans, dans un bouquet de mesures pour accélérer les formations et soutenir financièrement les apprentis et les employeurs qui les recrutent.

La main-d’œuvre en construction sera fortement sollicitée au cours de prochaines années, en raison des grands projets que veut accélérer le gouvernement fédéral, de l’entretien nécessaire des infrastructures et des besoins en logement.

« Ça prend des gens pour le faire, souligne le ministre fédéral des Finances, François-Philippe Champagne, en conférence de presse. D’avoir un programme comme celui-là, ça va catalyser les énergies dont on a besoin. »

Le Canada aura besoin de 1,4 million de travailleurs de métiers d’ici 2033, selon la mise à jour.

Malgré la demande, le nombre d’apprentis qui abandonnent leur formation en cours de route est élevé. En 2024, plus de 100 000 nouveaux apprentis étaient enregistrés, mais seulement 34 000 ont terminé leur apprentissage.

« Nous avons réalisé que nous devons faire plus, répond-il à une question en anglais. Il n’y a aucun doute par rapport à ça. »

Le Québec a tout autant besoin de bras sur les nombreux chantiers à réaliser. La Commission de la construction du Québec (CCQ) estime qu’il faudra environ 16 000 nouveaux travailleurs par année au Québec pour répondre à la demande, selon un mémoire publié l’an dernier.

Les grands chantiers d’Hydro-Québec mobiliseront également l’industrie. La société d’État a estimé qu’elle a besoin de 35 000 travailleurs supplémentaires de la construction pour réaliser ses ambitions d’ici 2035.

De l’argent pour les apprentis

Le fédéral veut soutenir financièrement les apprentis pendant qu’ils suivent leur formation obligatoire. Un apprenti pourrait ainsi recevoir 400 $ par semaine, ce qui pourrait représenter un soutien total de 16 000 $.

Les apprentis qui obtiennent une accréditation Sceau rouge seraient également admissibles à une prime de 5000 $.

Aux employeurs, le fédéral offrira des subventions salariales qui pourraient atteindre jusqu’à 10 000 $ pour la première année de salaire.

« Toujours en partenariat » avec les provinces

Les provinces sont responsables de la formation des travailleurs de la construction. L’examen du Sceau rouge permet de vérifier que les travailleurs ont les compétences nécessaires pour exercer leur métier dans les autres provinces.

Le fédéral veut d’ailleurs accélérer la formation des travailleurs de la construction, mais il devra collaborer avec les provinces pour y parvenir.

La mise à jour donne l’objectif de réduire de moitié le parcours menant à une accréditation Sceau rouge.

François-Philippe Champagne assure que le fédéral travaillera en collaboration avec les provinces, qui partageraient la même préoccupation, selon lui. « Clairement, les collègues voient l’importance de faire une mesure phare. […] J’ai confiance de pouvoir travailleur avec les collègues, autant au Québec qu’ailleurs. »

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Carney promet de bonnes nouvelles budgétaires https://www.finance-investissement.com/nouvelles/carney-promet-de-bonnes-nouvelles-budgetaires/ Tue, 28 Apr 2026 12:57:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113627 La mise à jour économique pourrait révéler un déficit inférieur aux prévisions.

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Le premier ministre Mark Carney affirme que les libéraux sont de « bons gestionnaires financiers » — et il aura l’occasion de le prouver lorsque son gouvernement présentera sa mise à jour économique, mardi après-midi.

La mise à jour économique, qui est habituellement présentée à mi-chemin entre deux budgets, permet de réviser les projections économiques et budgétaires. Elle peut inclure de nouvelles dépenses. On la qualifie parfois de « minibudget ».

Dans son budget déposé l’automne dernier — le premier depuis l’élection de M. Carney —, Ottawa prévoyait un déficit de 78,3 milliards de dollars (G$) pour 2025-2026, avec une baisse des déficits s’établissant en moyenne à environ 64 G$ par an sur une période de cinq ans.

Pour la période d’avril 2025 à février 2026, le déficit fédéral s’est établi à 25,5 G$. L’exercice 2025-2026 a pris fin le 31 mars.

Le mois de mars est habituellement marqué par une forte hausse du déficit, mais certains analystes s’attendent toujours à ce que le gouvernement fédéral affiche un déficit inférieur aux prévisions du budget.

Lundi, lors d’une mêlée de presse, Mark Carney a laissé entendre qu’il y aurait de « bonnes nouvelles » concernant la situation budgétaire du gouvernement fédéral dans la mise à jour économique.

Le chef conservateur Pierre Poilievre a appelé les libéraux à réduire les dépenses et à remettre le déficit sur la voie de l’équilibre.

Le premier ministre a plutôt invoqué la nécessité de mener à bien des projets d’envergure, d’augmenter les dépenses de défense et de faire évoluer l’économie canadienne pour qu’elle ne dépende plus des États-Unis.

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Ottawa présentera sa mise à jour économique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ottawa-presentera-sa-mise-a-jour-economique/ Tue, 14 Apr 2026 20:35:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113455 Le document fera le point sur le déficit et les nouvelles priorités budgétaires.

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Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a annoncé que les libéraux présenteraient leur mise à jour économique du printemps le 28 avril.

Cette mise à jour permettra aux Canadiens de voir comment la situation financière d’Ottawa a évolué depuis la présentation du budget 2025 en novembre et comment les chocs mondiaux, tels que la guerre en Iran, affectent les prévisions du gouvernement fédéral.

En novembre, les libéraux prévoyaient que le déficit fédéral atteindrait 78,3 milliards $ au cours du dernier exercice financier, suivi de déficits plus faibles jusqu’en 2030.

Ce plan de dépenses promettait de réduire le déficit en pourcentage du PIB et d’équilibrer le volet opérationnel du budget dans un délai de trois ans, mais abandonnait l’ancrage budgétaire précédent consistant en une baisse du ratio dette/PIB.

Le premier ministre Mark Carney s’est engagé à réduire les dépenses courantes du gouvernement et à augmenter les dépenses en matière de défense, d’infrastructures et de construction de logements dans le cadre d’une initiative plus large visant à réduire la dépendance vis-à-vis des États-Unis.

La mise à jour économique du printemps tiendra également compte des promesses faites depuis l’automne, notamment l’augmentation de l’allocation de la TPS et un nouveau plan visant à suspendre la taxe fédérale d’accise sur les carburants jusqu’à la fête du Travail.

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RRQ : ce qui change en 2026 https://www.finance-investissement.com/outils_/livres-blancs/rrq-ce-qui-change-en-2026/ Wed, 17 Dec 2025 11:05:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111645 ZONE EXPERTS — Les valeurs actualisées du régime et un tableau comparatif avec l’année 2025.

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Les principaux paramètres 2026 du Régime de rentes du Québec sont maintenant connus. Le tableau suivant présente ces paramètres pour 2025 et 2026.

Pour consulter ce tableau en grand format, merci de cliquer sur ce lien.

Quelques constats

  • Le maximum des gains admissibles (MGA) augmente de 4,6 % cette année.
  • La cotisation maximale augmente cette année de 3,4 % soit moins que l’augmentation du MGA. Cette augmentation est plus faible que par les années passées. Cela est, d’une part, dû au fait que les périodes de transitions des augmentations de cotisations aux volets de bonification sont maintenant chose du passé et, d’autre part, dû à la réduction du taux de cotisations au régime de base qui passe de 5,40 % à 5,30 %. Ce faisant, les cotisations au régime de base et au volet 1 de bonification passent de 6,40 % à 6,30 % (présenté au tableau ci-devant).
  • À la suite de la Mise à jour économique de Québec, en novembre 2025, plusieurs ont souligné que la baisse du taux de cotisations au RRQ allait faire économiser un maximum de 71,10 $ aux particuliers. Ce 71,10 $ corresponds à la différence entre le maximum de cotisations présenté au tableau ci-devant (4 895,30 $) et le montant maximum, n’eût été cette diminution (4 966,40 $). On économise donc effectivement un maximum de 71,10 $ malgré le fait que les cotisations maximales augmentent.
  • Les prestations de retraite présentées au tableau comprennent le volet bonifié et considèrent par le fait même des salaires dépassant le MSGA.
  • Les prestations déjà payables seront indexées de 2,00 % au 1erjanvier 2026 comparativement à 2,60 % au 1er janvier 2025.

Martin Dupras, a.s.a., Pl.Fin., M.Fisc, ASC
ConFor financiers inc.
Décembre 2025

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Mise à jour économique : une aide modeste pour les contribuables https://www.finance-investissement.com/nouvelles/mise-a-jour-economique-une-aide-modeste-pour-les-contribuables/ Tue, 25 Nov 2025 15:15:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111288 Les mesures totalisent un gain moyen de 182 $ par contribuable en 2026-2027.

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Le ministre des Finances, Eric Girard, donne un peu d’oxygène aux contribuables. Il annonce dans sa mise à jour économique une réduction des taux de cotisation à différents régimes et une indexation du régime fiscal.

Ensemble, ces deux mesures représentent un gain moyen de 182 $ par contribuable en 2026-2027.

« On a un geste qui est peut-être d’une moindre ampleur, mais qui arrive extrêmement vite. Janvier 2026, c’est très bientôt. Donc, il va arriver à un moment opportun », a fait valoir Eric Girard en conférence de presse, mardi.

« La poursuite de cette orientation de réduction du fardeau fiscal serait une priorité d’un troisième mandat », a-t-il ajouté.

Les finances publiques étant sous pression, Eric Girard choisit donc pour l’instant de réduire de 0,20 point de pourcentage le taux de cotisation au Régime de rentes du Québec (RRQ).

Il réduit également de 13 % au total les taux de cotisation au Régime d’assurance parentale du Québec (RQAP).

« C’est parce que les régimes sont en bonne santé […] qu’on peut réduire les cotisations. On redonne aux Québécois ce qui leur appartient », a expliqué le ministre.

Sa mise à jour économique prévoit aussi une indexation de 2,05 % du régime fiscal et des prestations d’assurance sociale dès le 1er janvier.

La prestation annuelle de base pour un prestataire de l’aide sociale passera de 9408 $ à 9600 $.

Une telle indexation est pratiquement un automatisme ; or, le ministre des Finances a fait valoir mardi que des gouvernements dans le passé ont déjà fait le choix de ne pas indexer au maximum.

Cinq millions de dollars supplémentaires seront investis cette année « afin d’assurer le plein déploiement des mesures hivernales d’urgence au bénéfice des personnes en situation d’itinérance », peut-on également lire dans l’énoncé économique.

L’enveloppe budgétaire consacrée à cette fin, qui est actuellement de 21 millions de dollars (M$), passera donc à 26 M$ pour 2025-2026.

Du soutien aux entreprises

Aux entreprises, le gouvernement Legault offre là aussi une réduction des taux de cotisation obligatoire au RRQ et au RQAP à compter du 1er janvier, une économie de 421 M$ pour environ 280 000 employeurs.

Il emboîte également le pas au gouvernement fédéral et annule la hausse du taux d’inclusion des gains en capital.

L’énoncé économique prévoit par ailleurs plus de 400 M$ sur cinq ans pour favoriser le développement économique des régions, qui font face à de nombreux défis, liés notamment aux droits de douane.

De cette somme, plus de 290 M$ seront investis dans les secteurs de l’agriculture, de la forêt et de la pêche, où les entreprises toucheront un congé temporaire de taxe sur la masse salariale de 255 M$.

Pas de baisse de la taxe sur l’essence

Malgré tout, la progression de l’activité économique au Québec se poursuit, selon le gouvernement. Après une hausse de 1,7 % en 2024, le PIB réel devrait afficher des gains de 0,9 % en 2025 et de 1,1 % en 2026.

Le déficit en chiffres absolus annoncé dans le dernier budget était de 13,6 milliards de dollars (G$). Il a été révisé et se situe maintenant à 12,4 G$.

Mardi, Eric Girard a indiqué qu’il visait toujours un retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030.

Il prévoit en 2026-2027 un versement additionnel au Fonds des générations qui correspond au surplus accumulé du Fonds d’électrification et de changements climatiques (Fonds vert), estimé à 1,8 G$.

C’est donc dire que le gouvernement a décidé de ne pas utiliser cette somme pour réduire la taxe sur l’essence.

« On a des gens qui disent de l’augmenter, d’autres qui disent de la baisser. Nous, on agit de façon responsable. On pense que la meilleure des solutions ici, c’est de ne pas bouger sur la taxe sur l’essence. On fait d’autres gestes, par contre », s’est défendu Eric Girard.

« Si on utilise le surplus du Fonds [vert], on va augmenter la dépense du gouvernement, et lorsqu’on est en déficit, la dernière chose qu’on veut faire, c’est augmenter la dépense », a-t-il par ailleurs expliqué.

Pire gouvernement de l’histoire, lance Rodriguez

Le déficit « encore une fois historique », « ça démontre la mauvaise gestion du gouvernement actuel », qui est « possiblement le pire gouvernement dans l’histoire du Québec », a réagi mardi le chef libéral Pablo Rodriguez.

« On avait plusieurs demandes, notamment au niveau du crédit d’impôt pour les médias, […] le gouvernement n’a pas bougé là-dessus, sur bien d’autres choses. Alors, il n’y a pas grand-chose d’intéressant pour les Québécois.

« François Legault, il nous a dit qu’il y aurait 30 000 travailleurs de la forêt qui perdraient leur “job”, bien, aujourd’hui, c’est des “peanuts”, ce qu’on leur donne. Alors, il dit qu’il va les aider, mais il ne les aide absolument pas », a-t-il renchéri.

Selon le député libéral Frédéric Beauchemin, le gouvernement Legault ne peut s’attribuer le mérite pour la bonne performance du RRQ et du RQAP, qui sont gérés « totalement indépendamment ». « Ça n’a rien à voir avec la gestion caquiste », a-t-il dit.

« Le ministre des Finances et François Legault avaient une mission, c’est d’aider les gens avec la crise du coût de la vie, et, malheureusement, c’est un échec », a déclaré pour sa part la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Ruba Ghazal.

« Tout ce qu’il donne à la population, c’est 11 $ par mois. C’est un trio Big Mac, c’est tout. Rien pour le logement, alors […] qu’il y a même des gens qui ont eu des hausses de loyer de 150 $ par mois. C’est totalement inacceptable », a-t-elle ajouté.

Sa collègue, Alejandra Zaga Mendez, s’est insurgée contre le « détournement » des surplus du Fonds vert, qui devraient, selon elle, aller dans « des vrais projets de lutte aux changements climatiques ».

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Travailleurs d’expérience : Québec ajuste son crédit d’impôt https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/travailleurs-dexperience-quebec-ajuste-son-credit-dimpot/ Fri, 22 Nov 2024 11:34:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104235 Québec veut rendre l’incitatif plus attrayant pour certains travailleurs de 65 ans ou plus.

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Introduit en 2012 sous le nom de « crédit d’impôt pour travailleurs d’expérience », le crédit d’impôt pour prolongation de carrière visait à encourager le maintien ou le retour à l’emploi des travailleurs plus âgés. À l’origine, il était réservé aux travailleurs de 65 ans et plus. Ce n’est qu’en 2017 que l’âge d’admissibilité a été révisé, abaissant la limite à 60 ans. De plus, le montant admissible au crédit a connu une hausse significative depuis 2012. Toutefois, depuis 2017, ce montant est soumis à une récupération progressive, en fonction d’un seuil de revenu précis.

La mise à jour économique et financière du Québec 2024 vise à « optimiser » le crédit d’impôt pour la prolongation de carrière. D’emblée, le terme « optimiser » revient fréquemment dans la documentation présentée par le gouvernement. Mais que désigne-t-il réellement ? Faut-il comprendre qu’il s’agit de rendre ce crédit plus efficace, ou vise-t-on à maximiser ses rendements ? Le mot « optimisation » peut être interprété de diverses manières.

Ainsi, à partir de 2025, le crédit d’impôt pour la prolongation de carrière sera « optimisé » de la manière suivante :

  • l’âge d’admissibilité au crédit d’impôt sera relevé de 60 à 65 ans ;
  • le montant de l’exclusion des premiers dollars du revenu de travail admissible au crédit passera de 5 000 $ à 7 500 $ et sera indexé à partir de 2026, afin de cibler les travailleurs qui apportent une contribution substantielle au marché du travail ;
  • le plafond des revenus de travail admissibles au crédit, au-delà de l’exclusion, sera augmenté de 11 000 $ à 12 500 $ et sera également indexé à partir de 2026 ;
  • le seuil de réduction du crédit sera relevé de 42 090 $ à 56 500 $ indexé annuellement, et la réduction du montant s’effectuera désormais en fonction du revenu net ;
  • et le taux de réduction applicable sera haussé, passant de 5 % à 7 %.

Le relèvement de l’âge d’admissibilité à 65 ans n’est pas surprenant à la lumière de certaines statistiques. En effet, selon Statistique Canada, l’âge moyen de départ à la retraite au Québec est passé de 61,5 ans en 2012 à 64,7 ans en 2023. De plus, le taux de participation au marché du travail des personnes âgées de 60 à 64 ans a fortement progressé depuis 2012, particulièrement par rapport à d’autres provinces comme l’Ontario.

En revanche, peu de changements ont été observés pour les personnes âgées de 65 à 69 ans. Il n’est donc plus nécessaire d’encourager la prolongation de carrière puisque ces personnes restent de toute manière sur le marché du travail.

Dans le passé, le crédit d’impôt était réduit en fonction du revenu de travail admissible, à un taux de 5 %, à partir d’un certain seuil. Désormais, l’objectif est de mieux cibler les travailleurs de 65 ans et plus, ayant un faible revenu ou appartenant à la classe moyenne, en augmentant le seuil de récupération. Bien que le taux de récupération soit désormais plus élevé, il ne dépend plus uniquement du revenu de travail, mais du revenu net (c’est-à-dire la somme de tous les revenus). Autrement dit, il faut avoir un revenu net inférieur à 81 500 $ pour pouvoir en bénéficier.

Par exemple, ces modifications pourraient faire en sorte qu’une personne de 65 ans ayant un revenu de travail de 35 000 $ et une rente de retraite de 22 000 $ recevrait 210 $ de plus par année. Son crédit d’impôt passerait ainsi de 1 540 $ à 1 750 $.

En revanche, une personne de 65 ans ayant un revenu de travail de 25 000 $ et une rente de retraite de 75 000 $ ne devrait plus être admissible au crédit. Selon la méthode actuelle, il aurait obtenu une aide fiscale de 1 540 $.

« Les travailleurs qui seront âgés de 60 à 64 ans en 2025 ne seront, quant à eux, plus admissibles au crédit d’impôt, ce qui représentera une diminution moyenne de l’aide fiscale de 973 $ pour 194 683 contribuables », lit-on dans le point sur la situation économique et financière du Québec de 2024.

En ajustant le crédit d’impôt, Québec vise à :

  • mieux arrimer l’âge d’admissibilité à l’incitatif à l’âge moyen du début de la retraite des Québécois, qui est désormais de près de 65 ans ;
  • rendre l’incitatif financier plus attrayant pour les travailleurs de 65 ans ou plus, puisqu’il existe toujours un écart significatif dans la participation au marché de l’emploi de ce groupe d’âge en comparaison avec l’Ontario ;
  • et exclure certains contribuables ayant un revenu net élevé, pour qui la décision de demeurer en emploi est moins susceptible d’être influencée par le crédit d’impôt.

Alors, peut-on vraiment parler d’une optimisation du crédit d’impôt ? Ne serait-il pas plus juste de parler d’un meilleur alignement avec les besoins actuels des travailleurs plus âgés ? À vous de juger.

David Truong est président, Banque Nationale Planification et Avantages sociaux

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Québec fera une mise à jour économique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/quebec-fera-une-mise-a-jour-economique/ Thu, 05 Oct 2023 13:52:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=96547 Le 7 novembre prochain.

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Le ministre québécois des Finances, Eric Girard, a annoncé jeudi matin qu’il offrira sa mise à jour économique le 7 novembre prochain.

En mêlée de presse à l’Assemblée nationale, Eric Girard dit avoir entendu les préoccupations de la population sur les enjeux du logement, de l’itinérance et de l’adaptation aux changements climatiques.

Il n’a pas voulu s’avancer sur les mesures précises qu’il entend mettre en place.

Eric Girard a d’ailleurs souligné l’importance d’arriver à une entente avec le gouvernement fédéral sur le logement d’ici la semaine prochaine. Il a rappelé que le Québec n’acceptera pas qu’Ottawa ajoute des conditions au financement.

Le ministre Girard dit avoir fait part de ses demandes à la ministre fédérale des Finances et vice-première ministre, Chrystia Freeland.

« Il y a un temps pour discuter, puis il y a un temps pour s’entendre, on est rendus au moment où il faut s’entendre », a-t-il conclu.

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