matières premières | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/matieres-premieres/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 04 May 2026 12:58:04 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png matières premières | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/matieres-premieres/ 32 32 Les tensions géopolitiques repoussent la baisse des taux https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/les-tensions-geopolitiques-repoussent-la-baisse-des-taux/ Mon, 04 May 2026 12:58:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113729 ZONE EXPERTS – Les pressions sur l’énergie et les chaînes d’approvisionnement retardent l’assouplissement monétaire.

L’article Les tensions géopolitiques repoussent la baisse des taux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les récentes données économiques montrent une croissance modérée de l’économie canadienne, soutenue par une croissance du secteur manufacturier. L’indice PMI manufacturier (Purchasing Managers’ Index), indicateur avancé largement utilisé pour évaluer la performance du secteur manufacturier, a enregistré en avril sa plus forte progression mensuelle depuis juin 2022, portée par une hausse marquée des commandes à l’exportation.

Toutefois, une part de cette amélioration s’explique par la hausse des prix du pétrole, qui soutient la valeur nominale des exportations. Ainsi, l’augmentation du PMI reflète en partie une activité plus soutenue dans le secteur de l’énergie, mais pourrait également traduire des pressions sur les coûts plutôt qu’un véritable renforcement de l’économie. En effet, la hausse des coûts de transport alourdit les intrants des entreprises, contribuant directement aux pressions inflationnistes.

Comme largement anticipé, la Banque du Canada n’a pas réagi à la situation entourant le détroit d’Ormuz, estimant que la hausse des prix du pétrole demeure probablement temporaire et ne justifie pas d’intervention immédiate. Par ailleurs, bien que le niveau élevé des prix de l’énergie pèse sur la consommation, son impact demeure moins prononcé que lors des chocs pétroliers des années 1970.

Les craintes inflationnistes même temporaires ont poussé les taux d’intérêts obligataires au niveau le plus élevé depuis presque 2 ans. Ceci explique la remontée des taux hypothécaires fixes observée ces dernières semaines, comme l’illustre le graphique ci-dessous.

Pour consulter ce graphique en grand format, cliquez ici.

La situation géopolitique actuelle perdure plus longtemps qu’anticipé. Même lorsque la circulation des navires reprendra dans le détroit d’Ormuz, plusieurs trimestres seront nécessaires pour retrouver l’équilibre observé avant le début du conflit. Pour cette raison, les perspectives indiquent que les prix du pétrole, et plus largement des matières premières, devraient demeurer élevés plus longtemps.

Ces pressions inflationnistes contribuent à repousser les attentes de baisse du taux directeur pour le reste de l’année aux États-Unis. Dans le même esprit, cet environnement limite également la marge de manœuvre de la Banque du Canada (BdC) dans la poursuite d’un cycle de baisses de taux à court terme.

Faut-il craindre une remontée des taux ?

Bien que certains économistes évoquent la possibilité de hausses de taux au Canada l’an prochain, nous n’adhérons pas à ce scénario pour le moment.

Les restrictions en matière d’immigration ont entraîné un recul de la population canadienne l’an dernier, réduisant ainsi la pression sur le marché du travail et contribuant à stabiliser le taux de chômage, malgré une croissance de l’emploi plus modérée.

Par ailleurs, l’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi devrait se traduire à la fois par des perturbations, une transformation des postes et des gains d’efficacité. À moyen terme, ces gains de productivité, combinés à certaines pertes d’emplois, pourraient exercer des pressions désinflationnistes et ainsi accroître la probabilité d’un assouplissement des politiques monétaires par des institutions comme la BdC.

C’est pourquoi un éventuel assouplissement de la politique monétaire aux États-Unis, notamment dans un contexte de changement à la tête de la Réserve fédérale des États-Unis, pourrait exercer une pression indirecte sur la Banque du Canada afin de poursuivre un cycle de baisses de taux. Comme mentionné précédemment, nous estimons que ce facteur pourrait influencer l’orientation des taux au Canada.

Dans ce contexte d’incertitude, il est plus important que jamais de consulter un courtier hypothécaire pour déterminer laquelle des options, entre une hypothèque variable (paiement fixe ou ajustable) et hypothèque fixe (court ou long terme), correspond le mieux aux besoins de ses clients.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

L’article Les tensions géopolitiques repoussent la baisse des taux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Comment les FNB offrent-ils une exposition aux commodités https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/acfnb/comment-les-fnb-offrent-ils-une-exposition-aux-commodites/ Wed, 10 Sep 2025 10:55:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109161 ZONE EXPERTS — Tour d’horizon sur une innovation significative pour les investisseurs.

L’article Comment les FNB offrent-ils une exposition aux commodités est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La démocratisation de l’accès aux matières premières et autres commodités est l’une des occasions significatives qui ont fait leur apparition sur le radar des investisseurs au cours des deux dernières décennies. Ces actifs étaient autrefois le domaine des négociateurs spécialisés, des investisseurs institutionnels ou de ceux ayant les ressources pour traiter des biens physiques.

Les matières premières, les produits énergétiques, les métaux précieux et industriels et les produits agricoles sont essentiels à l’économie mondiale. Ils sont également notoirement difficiles d’accès pour les investisseurs particuliers. Les fonds négociés en Bourse (FNB) ont changé cette dynamique, donnant aux Canadiens la possibilité d’intégrer des matières premières dans leurs portefeuilles par l’intermédiaire d’outils de placement familiers, réglementés et très liquides.

À l’heure actuelle, les FNB sur les matières premières connaissent une grande demande. Alors que dans les décennies passées, le pétrole et le gaz dominaient le paysage, les minéraux critiques comme le lithium et les combustibles du futur, comme l’uranium, ouvrent la voie à l’occasion d’un avenir à faible émission de carbone.

Que sont les FNB de matières premières et comment fonctionnent-ils

Les FNB de matières premières sont des fonds d’investissement négociés sur les bourses, comme la Bourse de Toronto. Ils visent à suivre le prix d’une commodité spécifique ou d’un panier de matières premières. Ils sont structurés pour fournir aux investisseurs une connexion directe ou indirecte à l’actif sous-jacent sans qu’ils aient à gérer les complexités du stockage, du transport ou de la négociation de contrats à terme.

Les émetteurs de FNB ont recours à trois approches principales pour fournir cette exposition :

  1. FNB adossés à des actifs physiques

Ces fonds détiennent la marchandise réelle dans un stockage sécurisé. Un FNB sur l’or, par exemple, peut stocker des lingots dans un coffre-fort qui est audité de manière indépendante. Le prix des parts du FNB évolue en fonction du prix au comptant de l’or, offrant aux investisseurs les avantages économiques de la propriété sans les contraintes logistiques de la garde personnelle.

  1. FNB basés sur les contrats à terme

Au lieu de détenir la commodité elle-même, ces FNB investissent dans des contrats à terme standardisés qui se négocient sur des bourses réglementées. Cette pratique est courante pour le pétrole, le gaz naturel et les produits agricoles où le stockage physique est coûteux ou impraticable. Le FNB gère le processus de renouvellement des contrats expirants en de nouveaux, ce qui épargne aux investisseurs de devoir le faire eux-mêmes.

  1. FNB de producteurs de matières premières basés sur des actions

Ces fonds investissent dans des entreprises qui produisent ou traitent des commodités, telles que des sociétés minières, des producteurs d’énergie ou des entreprises agricoles. Bien que leur performance soit corrélée aux prix des matières premières, elle est également influencée par des facteurs spécifiques à l’entreprise tels que l’efficacité opérationnelle, les niveaux d’endettement et les décisions de gestion.

Pourquoi les matières premières sont-elles importantes dans la constitution d’un portefeuille

Les FNB ont permis l’accès aux matières premières à un éventail beaucoup plus large d’investisseurs, car ils répondent à la fois à l’accessibilité et à l’efficacité. Mais l’argument en faveur de l’inclusion des matières premières va au-delà de la commodité :

  • Diversification : Les prix des matières premières évoluent souvent différemment des prix des actions et des obligations, ce qui contribue à atténuer la volatilité du portefeuille.
  • Couverture contre l’inflation : Des actifs comme l’or ou le pétrole ont tendance à conserver leur valeur, ou à s’apprécier, lorsque l’inflation érode le pouvoir d’achat.
  • Exposition tactique : Les investisseurs peuvent se positionner pour des occasions à court terme motivées par des chocs d’offre, des tensions géopolitiques ou des changements dans la demande mondiale.

En regroupant l’exposition aux matières premières dans des FNB, les émetteurs ont transformé ce qui était autrefois un outil d’investissement spécialisé en un produit accessible à tout investisseur disposant d’un compte de courtage.

Exemples à travers les secteurs des matières premières

Métaux précieux : Les FNB sur l’or, l’argent et le platine, en particulier ceux adossés physiquement, ont été parmi les produits de commodités les plus populaires. Ils offrent un moyen de détenir une réserve de valeur éprouvée dans un portefeuille sans les défis liés à la sécurisation du métal physique.

Énergie (pétrole et gaz naturel) : Ces FNB utilisent souvent des contrats à terme pour refléter les mouvements de prix sur les marchés de l’énergie. Cela permet aux investisseurs d’exprimer leurs opinions sur les développements géopolitiques, les changements de la demande saisonnière ou les changements de politique de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Agriculture : Les FNB suivant les prix du blé, du maïs, du soja ou du café offrent aux investisseurs un moyen de participer aux marchés agricoles affectés par les conditions météorologiques, la politique commerciale et les tendances de consommation mondiales.

Métaux industriels (cuivre, uranium et lithium) : Ces FNB connectent les portefeuilles aux matières premières essentielles pour l’infrastructure, la fabrication et les industries émergentes comme les véhicules électriques et l’énergie nucléaire.

Les FNB sur matières premières cotés au Canada apportent plusieurs avantages aux investisseurs nationaux et aux conseillers servant des clients canadiens. Ils se négocient en dollars canadiens, offrent souvent des versions couvertes contre le risque de change, et sont réglementés par la législation canadienne sur les valeurs mobilières, ce qui garantit la transparence en matière de divulgation, d’arrangements de garde et de tarification.

Risques et considérations

Comme tous les investissements, les FNB de matières premières comportent des risques. Les prix peuvent être volatils, que ce soit en raison des déséquilibres entre l’offre et la demande, des événements géopolitiques ou des catastrophes naturelles. Les FNB basés sur des contrats à terme peuvent être affectés par l’effet de roulement ou de report (roll yield) lorsque les nouveaux contrats sont plus chers que ceux qu’ils remplacent. Ce coût indirect peut exercer une influence sur l’expérience des investisseurs et le résultat du FNB. Les fluctuations de change peuvent également influencer les rendements des produits non couverts.

Les investisseurs doivent comprendre si leur FNB est adossé à des actifs physiques, basé sur des contrats à terme ou sur des actions, car chacun se comporte différemment et repose sur sa propre structure de coûts. Il est nécessaire de lire le prospectus du fonds. Demander conseil peut également aider à s’assurer que le produit correspond aux objectifs de l’investisseur et à sa tolérance au risque.

Les conseillers devraient également inclure dans leur processus de diligence raisonnable de nombreux éléments tels que l’expérience du fournisseur de fonds, la méthodologie du fonds, la liquidité et la négociabilité sous-jacentes du FNB, les coûts du FNB (directs et indirects) et tout autre facteur de risque important.

En matière de coûts, les conseillers devraient prendre en compte le ratio des frais de gestion du FNB, son ratio de frais de transaction, son coût de négociation au sein de la société de courtage, ainsi que d’autres coûts indirects tels que le coût de l’écart acheteur-vendeur du FNB lui-même. Ce dernier est souvent lié au profil de liquidité de l’actif sous-jacent et peut avoir un impact significatif si un FNB est souvent négocié. Tous ces éléments sont importants pour l’expérience des investisseurs et leurs rendements.

Les FNB ont transformé la manière dont les investisseurs accèdent aux matières premières, en éliminant de nombreuses barrières opérationnelles et financières qui limitaient autrefois la participation à ces marchés. Que ce soit un investisseur ou un conseiller en quête de diversification, de protection contre le risque d’inflation ou qui cherche à adopter une vision tactique des tendances mondiales, les FNB sur matières premières offrent une voie transparente, réglementée et efficace.

À l’ACFNB, nous croyons qu’en continuant à développer des FNB sur matières premières de haute qualité et bien structurés, l’industrie peut aider les investisseurs canadiens à construire des portefeuilles mieux alignés avec les réalités et les occasions de l’économie mondiale.

L’article Comment les FNB offrent-ils une exposition aux commodités est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>