Mark Carney | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/mark-carney/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 28 Apr 2026 20:47:10 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Mark Carney | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/mark-carney/ 32 32 Une amélioration des finances publiques à Ottawa https://www.finance-investissement.com/nouvelles/une-amelioration-des-finances-publiques-a-ottawa/ Tue, 28 Apr 2026 20:13:42 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113645 Le déficit recule à 66,9 G$, sous les prévisions du budget.

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Le déficit du gouvernement fédéral pour l’année 2025-2026 sera finalement de 66,9 milliards de dollars (G$), révèle la mise à jour économique du printemps dévoilée mardi.

Les finances publiques ont enregistré une amélioration de 17,7 G$ par rapport aux projections de 78,3 G$ indiquées dans le budget de l’automne dernier.

Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, attribue cela à la « discipline » et la « prudence » du gouvernement alors qu’un « nuage d’incertitude » plane sur l’économie mondiale.

« Le message qu’on envoie, c’est qu’on est des bons gestionnaires », a-t-il tranché lors d’un point de presse.

L’amélioration des finances publiques vient des dépenses qui sont en baisse de 13 G$ de plus que prévu et d’une hausse des revenus de 4 G$. À noter : plusieurs projets qui n’ont pas été mis en branle provoqueront une augmentation des dépenses lors des prochaines années.

D’ailleurs, le ratio du déficit par rapport au PIB diminue, passant de 2,1 % en 2025-2026 à 1,4 % cinq ans plus tard.

Or, le gouvernement fédéral a continué de dépenser dans l’intervalle et annonce de nouvelles mesures, le tout pour un total de 6,2 G$.

Surprise : les 25 G$ dédiés à la création d’un nouveau fonds souverain du Canada — et que le ministre identifie mardi comme l’une des mesures « phares » de sa mise à jour économique — ne figurent pas dans les nouvelles dépenses.

Cela est attribuable, explique-t-on, aux méthodes comptables employées dans l’ensemble du document budgétaire.

Impossible donc de connaître la ventilation de ce qu’il en coûtera au gouvernement pour chacune des trois prochaines années. Et le ministre a refusé de la préciser en point de presse.

Ottawa n’annonce pas non plus de mesures fiscales pour inciter les particuliers à participer au fonds souverain annoncé la veille.

Dans l’ensemble, le document est plutôt mince. Loin d’un mini-budget, il met surtout l’accent sur l’état des finances publiques.

Former des travailleurs de métiers

Avec sa mise à jour, le ministre fédéral des Finances, François-Philippe Champagne, met non seulement l’accent sur l’objectif de bâtir « un Canada fort », mais ajoute également sur la page couverture du document que ce pays fort doit l’être « pour tous ».

Ainsi, le gouvernement fédéral annonce entre autres qu’il lancera une initiative visant à recruter, former et embaucher de 80 000 à 100 000 nouveaux travailleurs de métiers d’ici 2030-2031. L’objectif est de répondre aux besoins dans les secteurs du logement, des infrastructures et de la défense.

« Les jeunes qui veulent se former dans ces domaines-là, on leur déroule le tapis rouge, a expliqué à La Presse Canadienne la professeure de science politique à l’Université d’Ottawa Geneviève Tellier. On va prendre en charge beaucoup de frais du début à la fin. De quand vous rentrez étudier, jusqu’à vos stages et votre premier emploi. »

Ottawa offrira notamment à ces apprentis une aide de 400 $ par semaine pendant que les apprentis suivent une formation technique obligatoire en classe pour un total de 16 000 $ chacun. Ces sommes s’ajouteront aux prestations d’assurance-emploi.

Le ministre Champagne s’est défendu de s’ingérer dans les champs de compétences des provinces. Il assure que cela se réalisera en « partenariat » avec elles.

L’ensemble des mesures d’aide aux jeunes et aux travailleurs coûteront 7 G$ sur cinq ans.

Cela comprend l’annonce en mars de la bonification des bourses et des prêts d’études cette année pour 730 000 étudiants de niveau postsecondaire au coût de 1,2 G$.

La suspension de la taxe d’accise fédérale sur l’essence de dix cents par litre coûtera 2,4 G$ au gouvernement fédéral.

Le rabais à l’achat de véhicules électriques, lui aussi annoncé précédemment, coûtera 2,3 G$ sur cinq ans.

Parmi les petites mesures qui touchent les particuliers, Ottawa continuera de permettre de retarder jusqu’à cinq ans le délai de grâce pour rembourser les retraits du régime d’accession à la propriété.

Le taux de cotisation de base au Régime de pensions du Canada passera de 9,9 % à 9,5 % à partir du 1er janvier 2027, ce qui représentera des économies d’environ 133 $ pour les employés gagnant au moins 70 000 $.

Le gouvernement de Mark Carney étant désormais majoritaire, la mise à jour économique devrait être adoptée comme une lettre à la poste dans les prochaines semaines, les libéraux n’ayant pas à trouver un partenaire de danse dans les banquettes de l’opposition, comme ça a été le cas par le passé.

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Carney promet de bonnes nouvelles budgétaires https://www.finance-investissement.com/nouvelles/carney-promet-de-bonnes-nouvelles-budgetaires/ Tue, 28 Apr 2026 12:57:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113627 La mise à jour économique pourrait révéler un déficit inférieur aux prévisions.

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Le premier ministre Mark Carney affirme que les libéraux sont de « bons gestionnaires financiers » — et il aura l’occasion de le prouver lorsque son gouvernement présentera sa mise à jour économique, mardi après-midi.

La mise à jour économique, qui est habituellement présentée à mi-chemin entre deux budgets, permet de réviser les projections économiques et budgétaires. Elle peut inclure de nouvelles dépenses. On la qualifie parfois de « minibudget ».

Dans son budget déposé l’automne dernier — le premier depuis l’élection de M. Carney —, Ottawa prévoyait un déficit de 78,3 milliards de dollars (G$) pour 2025-2026, avec une baisse des déficits s’établissant en moyenne à environ 64 G$ par an sur une période de cinq ans.

Pour la période d’avril 2025 à février 2026, le déficit fédéral s’est établi à 25,5 G$. L’exercice 2025-2026 a pris fin le 31 mars.

Le mois de mars est habituellement marqué par une forte hausse du déficit, mais certains analystes s’attendent toujours à ce que le gouvernement fédéral affiche un déficit inférieur aux prévisions du budget.

Lundi, lors d’une mêlée de presse, Mark Carney a laissé entendre qu’il y aurait de « bonnes nouvelles » concernant la situation budgétaire du gouvernement fédéral dans la mise à jour économique.

Le chef conservateur Pierre Poilievre a appelé les libéraux à réduire les dépenses et à remettre le déficit sur la voie de l’équilibre.

Le premier ministre a plutôt invoqué la nécessité de mener à bien des projets d’envergure, d’augmenter les dépenses de défense et de faire évoluer l’économie canadienne pour qu’elle ne dépende plus des États-Unis.

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Ottawa présentera sa mise à jour économique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ottawa-presentera-sa-mise-a-jour-economique/ Tue, 14 Apr 2026 20:35:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113455 Le document fera le point sur le déficit et les nouvelles priorités budgétaires.

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Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a annoncé que les libéraux présenteraient leur mise à jour économique du printemps le 28 avril.

Cette mise à jour permettra aux Canadiens de voir comment la situation financière d’Ottawa a évolué depuis la présentation du budget 2025 en novembre et comment les chocs mondiaux, tels que la guerre en Iran, affectent les prévisions du gouvernement fédéral.

En novembre, les libéraux prévoyaient que le déficit fédéral atteindrait 78,3 milliards $ au cours du dernier exercice financier, suivi de déficits plus faibles jusqu’en 2030.

Ce plan de dépenses promettait de réduire le déficit en pourcentage du PIB et d’équilibrer le volet opérationnel du budget dans un délai de trois ans, mais abandonnait l’ancrage budgétaire précédent consistant en une baisse du ratio dette/PIB.

Le premier ministre Mark Carney s’est engagé à réduire les dépenses courantes du gouvernement et à augmenter les dépenses en matière de défense, d’infrastructures et de construction de logements dans le cadre d’une initiative plus large visant à réduire la dépendance vis-à-vis des États-Unis.

La mise à jour économique du printemps tiendra également compte des promesses faites depuis l’automne, notamment l’augmentation de l’allocation de la TPS et un nouveau plan visant à suspendre la taxe fédérale d’accise sur les carburants jusqu’à la fête du Travail.

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Un congé de taxe d’accise sur l’essence https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-conge-de-taxe-daccise-sur-lessence/ Tue, 14 Apr 2026 15:57:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113445 Et ce jusqu’à la fête du Travail.

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Le premier ministre Mark Carney annonce une suspension de la taxe d’accise sur l’essence et le diesel jusqu’à la fête du Travail, alors que la guerre en Iran fait flamber les coûts de l’énergie.

Mark Carney précise que cette mesure prendra effet lundi et devrait permettre aux Canadiens d’économiser 10 cents sur le litre d’essence ordinaire et 4 cents sur le litre de diesel.

En point de presse, Mark Carney a parlé d’un allègement fiscal responsable et temporaire.

Selon lui, cette mesure contribuera également à réduire les coûts pour les camionneurs et les entreprises qui sont confrontées à une hausse de leurs frais liés au transport.

Le gouvernement libéral ne va cependant pas aussi loin que ce que proposait le Parti conservateur. La formation dirigée par Pierre Poilievre suggérait de suspendre les taxes sur l’essence et le diesel pour le reste de l’année et de retirer définitivement d’autres prélèvements sur la production d’énergie.

Les prix de l’essence ont grimpé en flèche à l’échelle mondiale, alors que le conflit au Moyen-Orient a fait flamber les cours mondiaux du pétrole.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a confirmé lundi que l’armée américaine a commencé à bloquer les ports iraniens dans le cadre de ses efforts visant à forcer Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz.

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Ottawa propose Annette Ryan à la tête du Bureau du budget https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ottawa-propose-annette-ryan-a-la-tete-du-bureau-du-budget/ Fri, 13 Mar 2026 13:04:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112970 Sa nomination survient alors que l’opposition souhaite maintenir Jason Jacques dans le rôle.

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Le gouvernement libéral a nommé une haute fonctionnaire de l’agence nationale de renseignement financier au poste de prochaine vérificatrice des finances publiques.

Wayne Long, secrétaire d’État aux Institutions financières, a déposé le certificat de nomination afin de demander aux députés d’approuver la nomination d’Annette Ryan au poste actuellement vacant de directrice parlementaire du budget pour un mandat de sept ans.

Annette Ryan travaille dans la fonction publique depuis plus d’une décennie et occupe actuellement le poste de directrice adjointe au Centre d’analyse des opérations et déclarations financières, mieux connu sous le nom de CANAFE.

Le mandat du directeur parlementaire du budget par intérim, Jason Jacques, a expiré sans qu’un successeur ne soit nommé pour examiner les décisions en matière de dépenses fédérales. Le DPB aide également à évaluer le coût des propositions électorales pendant les élections.

La nomination à ce poste est effectuée par le Cabinet après consultation des autres chefs de parti reconnus et doit être approuvée par la Chambre des communes et le Sénat.

Le chef conservateur Pierre Poilievre a déclaré dans une lettre adressée au premier ministre Mark Carney qu’il avait des réserves quant au choix du Parti libéral et qu’il souhaitait que Jason Jacques assume cette fonction de façon permanente.

Jason Jacques a critiqué le plan financier du gouvernement libéral au début de son mandat. Il a déclaré en septembre dernier que l’état de la dette fédérale était « stupéfiant » et qu’il s’agissait d’une trajectoire « insoutenable ».

Plus tard, dans une entrevue accordée à La Presse Canadienne, Jason Jacques avait exprimé un regret quant au choix de ses mots.

Pierre Poilievre a accusé lundi Mark Carney d’essayer « de museler le bureau parlementaire du budget » en ne nommant pas Jason Jacques à ce poste d’une durée de sept ans.

Le chef conservateur a soutenu que Jason Jacques faisait un travail efficace pour demander des comptes au gouvernement.

Lorsque les libéraux ont présenté le budget de l’automne 2025, qui prévoit un déficit de 78,3 milliards de dollars pour l’exercice en cours, Jason Jacques a déclaré que le plan était globalement viable à long terme, mais a également averti qu’Ottawa avait épuisé une partie de sa capacité à absorber les chocs futurs.

Il a également demandé la création d’un organisme indépendant chargé de suivre la manière dont le gouvernement définit les investissements en capital dans le nouveau cadre budgétaire.

Pierre Poilievre a été questionné quant à une éventuelle approbation par son parti de la nomination de Annette Ryan.

« Nous examinerons le bilan de la nouvelle candidate et, une fois que nous l’aurons fait, nous voterons en conséquence », a-t-il dit.

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Un nouvel ordre mondial s’impose aussi pour les actifs financiers https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-nouvel-ordre-mondial-simpose-aussi-pour-les-actifs-financiers/ Wed, 11 Feb 2026 12:02:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112402 Les actions canadiennes devraient surperformer et offrir de la diversification, selon Desjardins.

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La réévaluation en cours du rôle des États-Unis et de leur place dans l’ordre mondial bouleverse également la valorisation des actifs et les allocations de portefeuille, selon le Mouvement Desjardins.

Dans un rapport récent, les analystes de Desjardins indiquent que les investisseurs revoient leurs expositions aux différentes catégories d’actifs dans le contexte actuel. « Il est difficile pour les actifs américains de jouer le rôle de valeur refuge lorsque la source de l’incertitude mondiale provient justement des États-Unis », souligne le rapport.

Dans ce contexte, « le revenu fixe peine davantage à couvrir le risque actions, et les investisseurs continuent de rechercher des liens — directs ou indirects — avec les matières premières afin de gérer la volatilité des portefeuilles, indiquent les auteurs. Ces ajustements relèvent moins d’un désengagement des États-Unis que d’une volonté de tirer parti de la nouvelle dynamique macroéconomique. »

Sur les marchés boursiers mondiaux, cette évolution devrait se traduire par une rotation hors des marchés américains, jugés « pleinement valorisés », vers d’autres marchés régionaux, dont le Canada, que Desjardins estime « bien positionné pour surperformer » et offrir des avantages de diversification.

« En raison de liens plus étroits avec les matières premières, la Bourse de Toronto a vu sa corrélation avec les autres grands indices boursiers diminuer », note le rapport, ajoutant que les actions canadiennes devraient continuer de bénéficier cette année de leur exposition aux ressources naturelles.

Desjardins prévoit un rendement de 12,5 % pour l’indice S&P/TSX cette année, un niveau supérieur aux attentes pour les actions américaines.

Cela dit, l’indice S&P 500 devrait tout de même afficher un rendement de 10,5 % cette année. Malgré des valorisations élevées, « les entreprises américaines continuent de présenter des marges supérieures et une discipline accrue en matière de coûts, ce qui offre une meilleure protection à la baisse lorsque la croissance ralentit », précise le rapport.

Du côté du revenu fixe, le rôle de cette catégorie d’actifs dans les portefeuilles est également en mutation.

« La hausse des taux d’intérêt a redonné aux obligations leur rôle de source de revenus, mais au prix d’une volatilité accrue. Les investisseurs ne peuvent plus compter sur le revenu fixe comme couverture stable contre le risque actions », indique le rapport.

« Une inflation élevée, et l’incertitude entourant l’inflation, est généralement associée à une corrélation positive entre les actions et les obligations, ainsi qu’à une volatilité accrue des obligations. L’environnement actuel évolue dans cette direction », ajoutent les analystes.

Dans ce contexte, la diversification à l’intérieur même de la catégorie du revenu fixe devient de plus en plus importante, alors que l’incertitude entourant l’orientation future de la politique monétaire s’intensifie.

« Les investisseurs sont actuellement surpondérés en titres de dette américains, mais cette situation devrait évoluer graduellement », avancent les auteurs du rapport.

Les obligations du gouvernement canadien « devraient tirer leur épingle du jeu dans cet environnement, en particulier à long terme », selon Desjardins, qui ajoute que les bons du Trésor américain à plus longue échéance devraient sous-performer les obligations gouvernementales canadiennes cette année.

Par ailleurs, la faiblesse persistante du dollar américain constitue un facteur de plus en plus déterminant pour les investisseurs.

« Investir dans des actifs américains sans couverture de change est devenu extrêmement risqué », prévient le rapport, puisqu’un dollar américain en baisse peut éroder les rendements des investisseurs étrangers une fois ceux-ci convertis dans une monnaie locale plus forte.

« Les investisseurs ne se détournent pas tant des États-Unis qu’ils ne réévaluent ce qui compte dans un monde marqué par les risques, conclut le rapport. Après des années de surpondération des actifs américains, les acteurs des marchés repensent leurs expositions dans ce que le premier ministre Mark Carney a qualifié de “nouvel ordre mondial” caractérisé par des alliances et des échanges commerciaux en mutation. »

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Hausse du crédit pour la TPS : un coup de pouce bienvenu, mais limité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/hausse-du-credit-pour-la-tps-un-coup-de-pouce-bienvenu-mais-limite/ Wed, 28 Jan 2026 12:22:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112103 Les experts saluent l’aide aux ménages à faible revenu, tout en doutant de son efficacité face à la hausse future du coût de la vie.

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Les modifications proposées au crédit pour la taxe sur les produits et services (TPS) annoncées lundi par le premier ministre Mark Carney devraient apporter un certain soulagement aux Canadiens à faible revenu, mais des experts préviennent qu’elles pourraient ne pas tenir compte des hausses futures du coût de la vie.

Mark Carney a dévoilé une augmentation de 25 % du crédit pour la TPS dans le cadre d’une mesure temporaire qui devrait durer cinq ans, visant à aider les consommateurs à faible revenu à faire face au coût élevé des produits alimentaires.

Le gouvernement fédéral versera également cette année un paiement unique équivalant à 50 % du crédit.

L’économiste Trevor Tombe, de l’Université de Calgary, qualifie ce montant de « significatif » par rapport aux pressions financières auxquelles sont confrontés de nombreux ménages en raison du coût exorbitant des produits alimentaires.

Pour les ménages qui se classent dans les 20 % les plus pauvres au Canada, l’inflation excessive depuis 2021 a entraîné une augmentation des dépenses d’environ 1000 $ par an, rappelle Trevor Tombe, soulignant que les produits alimentaires représentent « une part importante » de cette hausse.

Ottawa a estimé que cette aide, baptisée « Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels », permettrait d’octroyer jusqu’à 402 $ supplémentaires à une personne seule sans enfant, 527 $ à un couple et 805 $ à un couple avec deux enfants.

Au total, une famille de quatre personnes admissible recevrait jusqu’à 1890 $ cette année et environ 1400 $ par an pendant les quatre prochaines années. Une personne seule recevrait jusqu’à 950 $ cette année et environ 700 $ pendant les quatre prochaines années.

Des prix volatils

« C’est un montant qui, du moins pour les ménages à faible revenu, est en fait assez similaire au coût global de certains articles qui ont augmenté », explique Trevor Tombe.

Il ajoute toutefois que les prix des denrées alimentaires et de l’énergie sont généralement plus volatils que ceux des autres catégories de biens inclus dans les chiffres mensuels de l’inflation publiés par Statistique Canada.

Pour cette raison, Trevor Tombe prévient qu’il est difficile de prévoir si l’aide du gouvernement Carney restera aussi efficace pendant ses cinq années d’existence.

« Ils connaissent des périodes de hausse plus rapide des prix, mais aussi des périodes de baisse, il est donc très difficile de faire des prévisions », affirme Trevor Tombe.

« Historiquement, ils augmentent et baissent davantage que les prix dans leur ensemble. Cela pourrait vraiment aller dans les deux sens. »

Yannick Lemay, expert fiscal chez H&R Block, considère également qu’il s’agit d’une mesure « importante » pour aider les Canadiens à faible revenu.

« Il s’agit vraiment d’argent que vous aurez dans votre poche, exempt d’impôt, que vous pourrez dépenser ou utiliser pour acheter des produits alimentaires, des produits de première nécessité ou d’autres articles », explique Yannick Lemay.

En fonction de la déclaration de revenus

Le gouvernement a estimé qu’environ 12 millions de Canadiens seraient admissibles à cette aide.

Yannick Lemay précise que l’admissibilité sera déterminée sur la base des déclarations fiscales de 2025, les paiements devant commencer en juillet prochain.

« Vous devez donc vous assurer de produire votre déclaration de revenus à temps pour recevoir le crédit », soutient-il.

« Vous n’avez pas besoin de remplir de formulaire supplémentaire ni de faire de demande supplémentaire. Il vous suffit de remplir votre déclaration de revenus et, si vous êtes admissible, l’ARC vous versera le montant correspondant. Il s’agit généralement d’un montant que vous recevez chaque trimestre. »

Clay Jarvis, expert bancaire chez NerdWallet Canada, qualifie également cette mesure de « geste attentionné » de la part du gouvernement fédéral.

Il s’est toutefois interrogé sur l’impact réel de cette mesure, alors que les prix continuent d’augmenter.

« Cela représente une augmentation de 25 % par an, ce qui n’est pas négligeable », constate M. Jarvis dans une déclaration.

« Mais quelques centaines de dollars répartis sur une année ne suffiront pas à stabiliser la situation des ménages en difficulté. »

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Mark Carney avertit : le monde entre dans une ère de coercition économique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/mark-carney-avertit-le-monde-entre-dans-une-ere-de-coercition-economique/ Wed, 21 Jan 2026 13:21:46 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112031 À Davos, le premier ministre appelle les puissances moyennes à agir ensemble face aux grandes rivalités.

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S’exprimant mardi devant le Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le premier ministre Mark Carney a déclaré que le monde était entré dans une nouvelle ère risquée, marquée par les rivalités entre grandes puissances.

Alors que le président américain Donald Trump continue cette semaine d’appeler à l’annexion du Groenland, Mark Carney met les dirigeants en garde contre l’idée qu’ils peuvent acheter leur sécurité en se soumettant aux grandes puissances.

« Les grandes puissances ont commencé à utiliser l’intégration économique comme une arme. Les droits de douane comme moyen de pression, les infrastructures financières comme moyen de coercition, les chaînes d’approvisionnement comme vulnérabilités à exploiter », a soutenu Mark Carney dans son discours.

« Vous ne pouvez pas vivre dans le mensonge d’un bénéfice mutuel grâce à l’intégration lorsque celle-ci devient la source de votre subordination. »

Le premier ministre a souligné que des pays comme le Canada ont pu prospérer grâce à un ordre international prévisible et fondé sur des règles.

Le premier ministre a affirmé que des pays comme le Canada avaient prospéré sous l’ancien ordre international fondé sur des règles, mais que « cet ancien ordre ne reviendra pas ».

« Les puissances moyennes doivent agir de concert, car si vous n’êtes pas à la table des négociations, vous êtes au menu », a-t-il lancé, reprenant un argument familier de la campagne électorale de l’année dernière et s’adressant à un public international.

Les grandes puissances peuvent agir seules, a affirmé Mark Carney. Les puissances moyennes comme le Canada, elles, ne le peuvent pas.

« Mais lorsque nous ne négocions que bilatéralement avec une puissance hégémonique, nous négocions en position de faiblesse, a poursuivi le premier ministre. Nous acceptons ce qui nous est proposé. Nous rivalisons pour être le plus accommodant possible. Ce n’est pas la souveraineté. C’est une démonstration de souveraineté tout en acceptant la subordination. »

Ce discours intervient alors que Donald Trump approche du premier anniversaire de son second mandat présidentiel, une année marquée par son recours aux droits de douane comme instrument de puissance politique et économique, contre la quasi-totalité des pays du monde.

Parmi ses menaces les plus récentes figurent des droits de douane imposés à huit nations européennes qui s’opposent fermement à son projet d’annexion du Groenland, et un droit de douane de 200 % sur le vin français après le refus du président français Emmanuel Macron de rejoindre le « Conseil de la paix » de Donald Trump pour Gaza.

La crise du Groenland a dominé les débats à Davos, les dirigeants mondiaux dénonçant les menaces américaines.

Emmanuel Macron a qualifié la situation de « délirante », tandis que le premier ministre belge, Bart De Wever, a déclaré que les États-Unis ne se comportaient pas comme un allié.

Mark Carney a rencontré Emmanuel Macron mardi. Un communiqué du cabinet du premier ministre indique que les deux hommes ont « réaffirmé leur engagement mutuel » envers la souveraineté du Danemark, y compris celle du Groenland.

Mark Carney a expliqué à l’auditoire de Davos que l’année écoulée a démontré que le monde évolue vers un système de coercition économique, les grandes puissances privilégiant leurs propres intérêts.

Le premier ministre a affirmé que les puissances moyennes comme le Canada, doivent s’adapter à cette nouvelle réalité, raison pour laquelle le Canada cherche à développer ses échanges commerciaux avec les pays non américains grâce à des accords tels que ceux récemment signés avec la Chine et le Qatar.

Un discours « pragmatique »

Colin Robertson, ancien diplomate canadien et chercheur à l’Institut canadien des affaires mondiales, a expliqué à La Presse Canadienne que le discours de Mark Carney lui semblait « pragmatique ».

« Le multilatéralisme est ce qui nous permet de rétablir l’égalité des chances et, si nous ne le faisons pas, les grandes puissances vont nous éliminer une à une, comme l’a souligné le premier ministre, a-t-il dit. Je pense que cela a posé les bases de ce qui deviendra probablement la doctrine Carney. »

« Je trouve cela très positif, a-t-il ajouté. Je pense que d’autres pays, et notamment les puissances moyennes en Europe, s’y intéresseront probablement. »

Adam Chapnick, professeur d’études de la défense au Collège militaire royal du Canada, a expliqué que, même si le discours de Mark Carney est présenté comme une rupture, il est, à certains égards, conforme aux intérêts nationaux du Canada.

« Lorsqu’on n’est pas une grande puissance, la force du nombre a toujours prévalu, que les grandes puissances soient conflictuelles et agressives ou moins belliqueuses, a soutenu Adam Chapnick. Il ne faut jamais se retrouver en confrontation directe avec une puissance militaire ou économique supérieure, car il est très difficile de gagner de telles négociations. »

Adam Chapnick a déclaré que, même si le Canada s’exprimait rarement ces dernières années en des termes aussi « clairs et pragmatiques », le contenu du discours de Mark Carney n’avait rien de nouveau.

« Il s’agit d’une évaluation réaliste de ce que le Canada peut et ne peut pas faire seul dans le monde, a-t-il affirmé. Pour défendre ses intérêts à l’international, le Canada doit collaborer avec d’autres pays, quel que soit le contexte international. »

Adam Chapnick a ajouté que le discours expliquait autant les actions menées par Mark Carney que ses projets futurs.

« Il explique les déplacements constants, les différents accords commerciaux, les divers partenariats militaires, les accords d’achat et la redéfinition des relations avec tous ces pays », a-t-il précisé.

Mark Carney a été critiqué pour son manque de fermeté sur la question des droits de la personne lors de ses rencontres avec des dictateurs, alors qu’il cherche à attirer de nouveaux investissements étrangers.

Il y a moins d’un an, le premier ministre Carney avait publiquement désigné la Chine comme la plus grande menace pour la sécurité nationale du Canada.

Dans son discours à Davos, le premier ministre a expliqué comment le Canada mise sur un large engagement international pour « maximiser » son influence sur la scène mondiale, dans un contexte turbulent.

« Nous agissons concrètement face au monde tel qu’il est, sans attendre un monde idéal », a expliqué Mark Carney.

Il a affirmé que le Canada avait été parmi les premiers à entendre le “signal d’alarme” de la nouvelle ère des grandes puissances — une allusion aux droits de douane imposés par les États-Unis l’an dernier et à leur menace de faire du Canada le 51e État américain.

Donald Trump, qui participe au Forum économique mondial avec un groupe restreint de membres de son cabinet et de conseillers de la Maison-Blanche, doit prendre la parole mercredi.

Les dirigeants du monde entier peuvent circuler librement dans la ville et pourraient même se croiser par hasard, mais on ignore si Donald Trump et Mark Carney se rencontreront.

Mark Carney devrait rentrer chez lui mercredi soir. Le cabinet du premier ministre a indiqué qu’aucune rencontre n’est prévue pour le moment entre Mark Carney et Donald Trump, mais que cela pourrait changer.

Le bureau ne divulgue pas systématiquement les dates des échanges entre les deux dirigeants.

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ACEUM : les pourparlers formels commenceront en janvier https://www.finance-investissement.com/nouvelles/aceum-les-pourparlers-formels-commenceront-en-janvier/ Fri, 19 Dec 2025 13:21:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111688 Ottawa et Washington rouvrent le dialogue commercial.

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Le premier ministre Mark Carney a confirmé que le Canada entamera en janvier des discussions formelles avec les États-Unis afin de revoir l’accord de libre-échange.

Dans un communiqué publié jeudi soir, le cabinet du premier ministre a annoncé que le ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, rencontrera ses homologues américains à la mi-janvier.

Le cabinet de Mark Carney a aussi affirmé que le gouvernement fédéral a l’intention de conclure des accords commerciaux avec d’autres partenaires économiques dans la prochaine année.

Mark Carney a fait part de ces informations aux premiers ministres des provinces et des territoires lors d’une rencontre tenue virtuellement jeudi après-midi.

Selon Mark Carney, les irritants commerciaux signalés par les États-Unis font partie d’une « discussion beaucoup plus large » sur le commerce continental.

Mark Carney estime que le Canada et les États-Unis ont « énormément à gagner » à coopérer dans des secteurs économiques clés.

L’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), entré en vigueur en 2020, doit faire l’objet d’une renégociation obligatoire en 2026.

Selon le représentant commercial de Washington, la révision de l’ACEUM dépendra de la résolution des préoccupations concernant les politiques canadiennes sur les produits laitiers, l’alcool et les services numériques.

Jamieson Greer a fait savoir que les Américains s’inquiètent de l’accès au marché laitier canadien et des exportations de certains produits laitiers par le Canada.

Jamieson Greer a affirmé que son bureau collaborera avec le Canada et le Mexique afin de déterminer les questions qui peuvent être traitées sur une base bilatérale et celles qui nécessitent les efforts des trois pays.

Mark Carney a affirmé que le Canada avait clairement exprimé son intention de protéger la gestion de l’offre des produits agricoles.

« Nous continuons à soutenir cette position », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à Ottawa avec le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford.

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L’ACEUM n’est « pas nécessairement en danger » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/laceum-nest-pas-necessairement-en-danger/ Wed, 17 Dec 2025 13:41:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111680 Assure Mark Carney.

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Le premier ministre Mark Carney estime que l’entente commerciale entre le Canada, les États-Unis et le Mexique « n’est pas nécessairement en danger », mais que des changements sont à prévoir au moment de sa révision en 2026.

Le chef libéral a fait ces commentaires lors d’une entrevue de fin d’année diffusée mardi soir sur les ondes de Radio-Canada et de RDI.

Questionné par le chef d’antenne Patrice Roy sur l’avenir de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), Mark Carney a répondu : « je crois que l’ACEUM va changer, ce n’est pas nécessairement en danger, mais ça va changer, comme tous les autres accords des relations commerciales des Américains ».

Selon le premier ministre, « c’est l’une des raisons » pour lesquelles il est important « de voyager et de trouver des accords avec des partenaires fiables ». Mark Carney revenait ainsi sur l’une des premières questions de l’animateur concernant ses nombreux déplacements à l’étranger depuis le début de son mandat.

« Il faut voyager parce qu’il faut rendre notre pays plus indépendant, plus prospère, plus fort. Et le Canada a ce dont le monde veut », a d’abord déclaré le chef libéral en début d’entrevue.

Mark Carney a refusé de dire s’il avait été « rassuré » par le président américain Donald Trump à la suite de récentes discussions. Les négociations avec l’administration actuelle à la Maison-Blanche comportent « toujours des changements » et de l’instabilité, a-t-il avancé.

Le premier ministre canadien a néanmoins indiqué que, lors d’une récente réunion avec Donald Trump et leur homologue mexicaine, Claudia Sheinbaum, où les trois ont discuté du processus de révision de l’ACEUM, « il n’y a pas (eu) de suggestion de déchirer (l’entente) ».

Selon l’accord entre les trois pays, l’ACEUM doit faire l’objet d’un premier examen conjoint en 2026, six ans après son entrée en vigueur.

Par ailleurs, Mark Carney maintient que la campagne publicitaire de l’Ontario contre les droits de douane de Washington a eu un effet sur la décision de Donald Trump de rompre les négociations commerciales avec le Canada en octobre dernier.

Il y avait « presque un deal » sur la table, mais « le président a changé son attitude à ce moment-là. C’était clair », a soutenu Mark Carney.

Donald Trump avait décidé de mettre un terme aux négociations commerciales avec Ottawa, prétextant les publicités contre les droits de douane lancées par le gouvernement ontarien aux États-Unis au cours de l’automne.

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