marché du travail | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/marche-du-travail/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 12 Feb 2026 21:04:39 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png marché du travail | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/marche-du-travail/ 32 32 Pourquoi sommes-nous constructifs sur les obligations canadiennes en 2026 ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/hadiza-djataou/pourquoi-sommes-nous-constructifs-sur-les-obligations-canadiennes-en-2026/ Fri, 13 Feb 2026 11:04:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112422 ZONE EXPERTS – Quand le ralentissement économique redonne du sens à l’allocation obligataire.

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Après plusieurs années marquées par une inflation élevée globalement, un resserrement monétaire rapide et une volatilité inhabituelle sur les marchés obligataires, le contexte macroéconomique a profondément évolué avec des divergences apparentes de croissance par régions et pays. La question cruciale n’est plus de savoir si les taux directeurs doivent continuer de monter, mais plutôt : combien de temps les banques centrales peuvent-elles maintenir une politique restrictive dans ces pays sans accentuer un ralentissement économique déjà bien amorcé ? C’est pourquoi nous maintenons une préférence pour les obligations canadiennes, tant en valeur absolue que par rapport à celles des autres marchés développés.

Une Banque du Canada en pause face à une croissance fragile

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de sa réunion du 28 janvier 2026 comme prévu. Plusieurs signaux dans le communiqué et le Rapport sur la politique monétaire méritent l’attention.

La Banque ne considère plus le marché du travail comme tendu, malgré des données encore solides fin 2025. La croissance au T4 a déçu, et l’inflation de base poursuit son ralentissement. Ces éléments confirment un affaiblissement de l’économie.

Elle a aussi exprimé des inquiétudes inhabituelles sur les négociations de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), suggérant qu’un changement de cap monétaire n’est pas exclu si le cadre commercial nord-américain se détériore. Pourtant, les marchés n’anticipent que 2 à 3 points de base de baisse d’ici juillet, un scénario que nous jugeons trop prudent.

Nous pensons que la Banque pourrait assouplir sa politique, non dès mars, mais probablement à partir de juin. Ce point de vue, encore marginal, s’appuie sur une lecture de la conjoncture : marché immobilier en difficulté, croissance démographique quasi nulle, et essoufflement général de l’activité. Le PIB mensuel a reculé de 0,3 % en octobre, et l’indice PMI manufacturier est resté en zone de contraction à 48,6 en décembre. Certes, les données canadiennes sont volatiles et sujettes à révision, mais les tendances sont claires : production, consommation, confiance des entreprises. Tous les indicateurs convergent vers un ralentissement graduel, difficilement compatible avec un maintien prolongé du resserrement monétaire.

Une Inflation favorable à une politique monétaire attentiste

L’inflation de tête, c’est-à-dire le taux d’inflation global mesuré par l’IPC total, a légèrement augmenté en décembre, passant de 2,2 % à 2,4 %. Mais cette hausse est surtout technique, liée à la fin du congé temporaire de TPS/TVH en 2025, et non à une nouvelle accélération des prix. La forte baisse des prix de l’essence (-14 % sur un an) a d’ailleurs limité cette hausse. Les mesures d’inflation privilégiées par la Banque du Canada  montrent un ralentissement. Sur une base annualisée sur trois mois, l’inflation est désormais sous les 2 %, indiquant que la dynamique récente des prix est beaucoup plus modérée et compatible avec la cible de la Banque du Canada.

Le principal point de pression demeure l’alimentation. Les prix à la consommation (+5 %) et dans les restaurants (+8,5 %) restent élevés, ce qui pèse sur le budget des ménages, même si l’inflation globale est mieux maîtrisée. Les coûts d’intérêt hypothécaires cessent désormais de pousser l’inflation à la hausse et commencent même à se stabiliser également. Pris dans leur ensemble, les signaux pointent vers une inflation contenue dans un contexte de croissance affaiblie.

 Le marché du travail : ralentissement et création d’emplois anémique

Le marché du travail demeure le principal point d’attention pour la Banque du Canada, mais là aussi, les signes de modération se multiplient. Après une création de 53 600 emplois en novembre, les gains d’emplois n’ont été que de 8 200 en décembre, tandis que le taux de chômage est remonté de 6,5 % à 6,8 %. Cette évolution est cohérente avec le ralentissement observé dans l’activité économique et sans amélioration marquée de la croissance, il devient envisageable de voir un assouplissement de la politique monétaire, mais pas avant la seconde partie de l’année.

Dans ce contexte, les obligations canadiennes sont intéressantes, car une grande partie du scénario de remontée des taux est déjà intégrée dans les prix, particulièrement sur les échéances courtes. À mesure que la croissance ralentit et que l’inflation se normalise, l’équilibre des risques devient plus favorable aux détenteurs d’obligations. Même en l’absence de baisse immédiate des taux directeurs, le maintien de conditions monétaires restrictives dans un environnement de croissance plus faible soutient historiquement la performance obligataire. Enfin, sur une base comparative, les taux canadiens sont plus attractifs que ceux aux États-Unis, car l’économie américaine est plus dynamique, le marché du travail y est plus tendu et l’inflation de bases reste élevée. Cette divergence renforce l’attrait relatif des obligations canadiennes dans une allocation mondiale.

 Le dollar canadien et le risque géopolitique américain

À court terme, le dollar canadien pourrait être sous pression, pénalisé par le ralentissement économique domestique et l’incertitude entourant les relations commerciales nord-américaines et notamment les renégociations de l’ACEUM.

Un risque important pour un scénario de faiblesse prolongée du dollar canadien concerne toutefois le dollar américain lui-même. Le contexte géopolitique actuel, marqué par une posture plus conflictuelle des États-Unis et par les tensions entourant des enjeux stratégiques tels que le Groenland, pourrait mener à un désengagement graduel de certains investisseurs internationaux à l’égard des actifs américains et du dollar américain. C’est un risque à surveiller, car l’impact serait significatif, exerçant une pression baissière sur le dollar américain, auquel cas le dollar canadien pourrait s’apprécier plus par effet de contraste que par amélioration fondamentale.

Une approche constructive et disciplinée

Adopter une vision favorable à l’égard des obligations canadiennes ne signifie pas ignorer les risques. La volatilité demeurera élevée, les données économiques pourraient être volatiles et les banques centrales éviteront toute déclaration prématurée de victoire sur l’inflation. Cependant, dans un environnement où la croissance ralentit au Canada, en ligne avec les autres pays développés, l’inflation se normalise progressivement. Nous pensons que les obligations canadiennes retrouvent alors pleinement leur rôle fondamental : offrir du revenu, de la diversification et une protection en cas de choc exogène.

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Le chômage grimpe malgré des créations d’emplois en décembre https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-chomage-grimpe-malgre-des-creations-demplois-en-decembre/ Mon, 12 Jan 2026 13:14:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111853 La croissance de la population active dépasse les gains d’emplois au Canada.

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Une hausse du nombre de personnes à la recherche de travail a entraîné une augmentation du taux de chômage au pays en décembre, selon Statistique Canada.

L’agence fédérale a indiqué vendredi que l’économie canadienne a ajouté 8200 emplois en décembre, dépassant les attentes des économistes.

Le taux de chômage a malgré tout atteint 6,8 %, en hausse par rapport à 6,5 % en novembre.

Les données montrent que les gains d’emplois en Ontario et au Québec le mois dernier n’ont pas suivi le rythme de la croissance de la population active dans ces deux provinces, ce qui a entraîné une hausse du taux de chômage.

Au Québec, l’économie a ajouté 16 000 emplois. Le taux de chômage a aussi connu une hausse, passant de 5,1 % en novembre à 5,4 % en décembre.

Au niveau national, la croissance s’est concentrée sur les emplois à temps plein. Le secteur des soins de santé et de l’aide sociale a mené la croissance, avec 21 000 postes créés en décembre.

Le secteur de la construction et celui des « autres services » — une vaste catégorie qui comprend des professions allant des coiffeurs aux mécaniciens automobiles — ont également connu une augmentation.

Le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques a quant à lui perdu 18 000 emplois à la fin de l’année, et le secteur de l’hébergement et de la restauration a également subi des pertes.

Le secteur manufacturier, sensible au commerce, a créé 4300 emplois en décembre.

Le salaire horaire moyen a augmenté de 3,4 % en décembre par rapport à la même période il y a un an, après une hausse de 3,6 % en novembre.

Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à ce que l’économie perde 5000 emplois en décembre, ce qui aurait annulé une partie des 181 000 emplois créés au cours des trois mois précédents.

Statistique Canada a souligné que le marché du travail a été confronté à des vents contraires liés aux droits de douane américains pendant une grande partie de l’année 2025, mais que la situation s’est améliorée pour les personnes à la recherche d’un emploi vers la fin de l’année.

L’agence a noté que les jeunes, en particulier, ont été confrontés à un marché du travail difficile au cours de l’année 2025.

Les jeunes travailleurs âgés de 15 à 24 ans ont perdu 27 000 postes le mois dernier, effaçant ainsi les gains enregistrés en novembre et octobre.

Statistique Canada a noté que le taux de chômage des jeunes avait augmenté d’un demi-point de pourcentage pour atteindre 13,3 % à la fin de 2025. Ce chiffre est en baisse par rapport aux 14,7 % enregistrés en septembre, un sommet inégalé depuis 15 ans en dehors de la pandémie de COVID-19.

Le rapport sur l’emploi publié vendredi marque la dernière analyse de la Banque du Canada sur l’état du marché du travail avant sa première décision sur les taux d’intérêt de l’année, à la fin du mois.

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Un monde plus risqué, une économie plus résiliente https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-monde-plus-risque-une-economie-plus-resiliente/ Fri, 09 Jan 2026 12:12:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111789 Les dirigeants bancaires canadiens font le point sur 2026.

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La sécurité nationale et les inégalités croissantes sont deux des plus grands risques actuels, ont indiqué le 6 janvier dernier les dirigeants des banques canadiennes lors d’une conférence.

« Je résumerais la situation mondiale actuelle comme une guerre économique », a souligné Laurent Ferreira, président et chef de la direction de la Banque Nationale, lors de la Conférence des chefs de la direction des banques canadiennes 2026 de RBC Marchés des capitaux à Toronto.

« La géopolitique est à nos portes. La sécurité nationale est, à mon avis, l’une des priorités les plus importantes de notre pays. »

Il a ajouté que l’incertitude entraîne une hésitation à investir et une fragilisation du marché du travail et du moral des consommateurs. Bien qu’il soit encouragé par la direction prise par Ottawa, il a estimé que tout doit aller plus vite.

« Si nous voulons faire partie du nouvel ordre mondial, nous devons accélérer le mouvement. »

Parmi les quatre chefs de la direction qui se sont exprimés dans la matinée, Laurent Ferreira a été celui qui a le plus évoqué les mesures extraordinaires prises par les États-Unis pour capturer le président du Venezuela samedi matin. Il a déclaré que « les événements de ce week-end » devraient influencer la prise de décision alors que le Canada se concentre sur la construction de la nation, la réindustrialisation et la défense.

Le nouveau ton adopté par le gouvernement canadien et l’accent mis sur la réalisation des projets sont les bienvenus, a affirmé Dave McKay, président et chef de la direction de la Banque Royale.

« Compte tenu de la situation géopolitique mondiale dans laquelle nous vivons, la motivation, en particulier pour le Canada, à mener à bien ces projets est vraiment très forte. »

Il a toutefois averti que l’augmentation des inégalités est une cause sous-jacente majeure de certains des changements politiques en cours, les 20 % des personnes les plus riches se démarquant de plus en plus de la majorité.

« Cette différenciation et cette disparité croissantes déterminent véritablement le programme politique dans les deux pays », a affirmé Dave McKay.

« Cette disparité est beaucoup plus importante aux États-Unis, où elle est beaucoup plus grave et constitue un enjeu politique majeur qui ne cessera de prendre de l’ampleur. »

Ralentissement immobilier et hausse des dépenses

Pour l’instant, les consommateurs sont en mesure de rembourser leurs dettes et continuent de dépenser, mais cela s’explique en partie par le fait que les Canadiens ont réduit leurs achats immobiliers, a-t-il expliqué.

L’argent que les Canadiens consacreraient autrement au remboursement de leurs dettes immobilières est plutôt dépensé en biens et services, a précisé Dave McKay.

Il a ajouté que la faible activité dans le domaine de la prévente et de la construction de copropriétés pèse sur l’économie, mais que l’augmentation des dépenses dans d’autres secteurs a contribué à créer des emplois et à stabiliser l’emploi dans le pays.

Cette tendance, associée à une stabilisation des droits de douane, a permis à l’économie de se porter mieux que beaucoup ne l’avaient prévu.

« Les économies sont beaucoup plus résilientes aujourd’hui que je ne l’aurais imaginé il y a trois mois », a affirmé Darryl White, chef de la direction de BMO.

Il a ajouté que, même si de nombreux clients s’adaptent bien à l’environnement commercial, la banque leur conseille de ne pas compter sur une résolution rapide, car l’examen officiel de l’accord Canada–États-Unis–Mexique approche pour le milieu de l’année.

« Je pense qu’il est erroné de croire que nous allons soudainement nous réveiller avec un nouvel accord en juin ou en juillet. »

Le rôle de l’IA

Outre les tendances macroéconomiques, les banques canadiennes s’intéressent également de près au potentiel de réduction des coûts de l’intelligence artificielle (IA) afin d’améliorer leur rendement sur capitaux propres.

Harry Culham, président et chef de la direction de la Banque CIBC depuis le 1er novembre, a rapporté que la banque avait investi près de 20 % de ses dépenses dans la technologie, notamment dans des systèmes d’IA qui devraient permettre d’augmenter les revenus et le rendement des capitaux propres à l’avenir.

« Nous pouvons travailler plus efficacement. Les nouvelles technologies vont donc nous aider, et la manière dont nous les adoptons va nous aider », a déclaré Harry Culham.

« Plutôt que d’embaucher, disons trois, quatre ou cinq pour cent supplémentaires (équivalent temps plein) par an, nous n’aurons peut-être plus besoin de le faire. »

Raymond Chun, président et chef de la direction du Groupe Banque TD, a affirmé que la banque s’orientait vers l’IA et modernisait et automatisait ses systèmes de manière générale.

Il a cité l’exemple de la gestion des prêts hypothécaires, où les coûts liés à l’adjudication, au financement et à la quittance ont déjà diminué de plus de 20 %.

« Au cours des deux prochains trimestres, vous verrez l’IA agentive s’intégrer dans chacun de ces domaines », a déclaré Raymond Chun.

« En ce qui concerne la composante de quittance, à mesure que vous intégrez l’IA agentive et que vous automatisez l’ensemble du processus sans intervention humaine, nous passons des 19 $ actuels à une réduction supplémentaire de 50 %. »

Il a ajouté que la banque encourageait également ses clients à effectuer leurs opérations bancaires courantes, telles que les dépôts de chèques, sur des appareils mobiles plutôt qu’en succursales, et à transférer vers son application une partie des plus de deux millions d’appels qu’elle reçoit chaque mois.

Mais il a précisé que la banque menait également une campagne de recrutement afin d’augmenter ses effectifs de conseillers en gestion de patrimoine, de banquiers d’affaires et de spécialistes en prêts hypothécaires et en investissements dans tous ses services.

Dave McKay, de la Banque Royale, qui a été classée parmi les trois premières banques mondiales en matière d’IA, a souligné qu’il y avait encore de nombreuses possibilités d’utiliser l’IA à l’avenir.

« Je suis vraiment enthousiaste, et l’IA n’est qu’une nouvelle vague d’occasions pour créer de la valeur pour les actionnaires et les clients, en fin de compte. »

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Femmes qui tiennent les cordons de la bourse https://www.finance-investissement.com/fi-releve/carriere/femmes-qui-tiennent-les-cordons-de-la-bourse/ Tue, 14 Jan 2025 11:55:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104859 DÉVELOPPEMENT – Plus nombreuses dans la société, mais sous-représentées dans l’industrie.

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Malgré leur influence économique croissante — les femmes devraient contrôler 30 000 milliards de dollars de richesse personnelle d’ici 2030 selon McKinsey — elles restent sous-représentées dans ce domaine clé, ce qui met leur avenir financier en péril, souligne Tracy Tan, directrice financière de Primerica.

Actuellement, seulement 33 % des conseillers en gestion de patrimoine aux États-Unis sont des femmes, un chiffre qui stagne depuis dix ans, selon le Bureau des statistiques du travail, signale Fast Company. Au Canada, la situation n’est pas plus reluisante : 15% des conseillers sont des femmes d’après un rapport récent de Placements mondiaux Sunlife. Cette proportion augmente très lentement signale Mercer, le secteur financier compte 13,6% de femmes parmi les décideurs en 2022, soit une progression de moins de 2 % en trois ans.

Au Québec, les femmes ne représentent que 38 % des diplômés de l’Institut de planification financière (l’Institut). Dans les postes de gestion, elles occupent environ 39 % des fonctions, mais seulement 24 % des postes de cadres supérieurs, rapporte Finance Montréal.

Comprendre leurs défis

Ce déséquilibre a une incidence directe sur la relation entre les femmes et leurs finances. Actuellement, seulement 18 % des femmes ont un conseiller, un chiffre préoccupant dans un contexte où la planification à long terme devient de plus en plus complexe, alerte Tracy Tan. Selon un rapport de Primerica, basé sur les réponses de plus de 7 800 femmes, celles-ci recherchent des conseillers auxquels elles peuvent s’identifier et qui comprennent leurs défis et leurs priorités.

Dans cette perspective, le déficit de conseillères au sein de l’industrie nuit à l’établissement de ces liens de confiance, estime la dirigeante. De plus, les femmes se sentent souvent moins compétentes face à des tâches financières complexes : si 78 % se disent à l’aise avec la budgétisation, seulement 34 % d’entre elles maîtrisent les investissements comme les actions, les obligations ou les fonds communs de placement. Conséquence : beaucoup de femmes se disent « dépassées » ou « intimidées » par l’investissement, bien qu’elles soient souvent plus disciplinées et performantes que leurs homologues masculins, souligne un récent rapport de Fidelity.

Un rôle clé pour les conseillères

L’avenir financier des femmes est en jeu : d’ici 2026, les Canadiennes pourraient contrôler près de la moitié du patrimoine financier total accumulé au pays, une hausse substantielle par rapport à il y a dix ans. Pourtant, près de 30 % des Québécoises n’ont pas encore commencé à planifier leur retraite, souvent faute de revenus suffisants pour épargner, révèle un sondage de la Chambre de la sécurité financière et d’ÉducÉpargne.

Les conseillères ont un rôle clé à jouer. Mélanie Beauvais, présidente du CA de l’Institut, recommande des rencontres individuelles avec chaque membre des couples clients pour s’assurer que tous deux participent activement au processus d’épargne. Cette approche est essentielle pour éviter que l’un des partenaires, souvent celui ayant un revenu moindre, ne se désintéresse des décisions financières.

Effet boule de neige

Près des trois quarts des gestionnaires d’actifs (73 %) pensent que le secteur de l’investissement serait en mesure de convaincre plus de femmes d’investir si le secteur lui-même comptait plus de femmes gestionnaires de fonds, démontre une étude de BNY Investment Management.

Selon Tracy Tan, accroître la représentation féminine ne se limite pas à offrir des modèles, mais contribue à rendre le secteur financier plus inclusif. La présence de femmes à des postes de direction crée un effet boule de neige, incitant davantage de femmes à intégrer le secteur, estime-t-elle.

Pour y parvenir, plusieurs pistes sont proposées : recruter auprès des étudiantes, promouvoir des programmes de mentorat, offrir des perspectives de développement professionnel claires et mettre en place des politiques favorisant l’équilibre travail-vie personnelle, comme des horaires flexibles, en particulier pour les femmes qui s’occupent à la fois de leurs enfants et de leurs parents vieillissants.

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Des baisses de taux attendues https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/des-baisses-de-taux-attendues/ Wed, 28 Aug 2024 11:37:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=102558 Le nombre de baisses reste encore flou.

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La Banque du Canada va multiplier les baisses de taux d’ici la fin de l’année, selon les experts. Les deux réductions de taux qui ont eu lieu en 2024 ne seraient que le début. Les moins optimistes anticipent encore au moins deux baisses de taux d’ici à la fin de l’année dont une en septembre, tandis que les plus optimistes en envisagent trois.

Ces baisses pourraient également se poursuivre en 2025, si l’on en croit les chiffres rapportés par Radio Canada. Les institutions financières s’attendent à ce que le taux directeur reviennent aux alentours de 3 % d’ici la fin de l’année prochaine. Ainsi, la Banque Scotia, qui est la moins optimiste, prévoit un taux de 3,25 % d’ici fin 2025. Desjardins et CIBC parient quant à eux sur 2,5 %.

De son côté, Pierre Cléroux affirme sur le site de Les Affaires que la Banque du Canada pourrait annoncer des réductions de taux à chaque réunion d’ici la fin de l’année, ce qui porterait alors le taux à 3,75 %.

Des mesures qui ne trompent pas

L’inflation, facteur qui influence énormément les décisions de la Banque du Canada, a beaucoup ralenti en juillet atteignant ainsi 2,5 %, son taux le plus bas depuis plus de trois ans, selon les données publiées par Statistique Canada.

Si l’on exclut le coût de l’intérêt hypothécaire, le taux d’inflation serait passé de 1,9 % à 1,8 %. Le taux d’inflation est donc dans la fourchette cible de la Banque du Canada, soit entre 1 % et 3 %, depuis sept mois.

Le taux de chômage au Canada comme au Québec est à la hausse. En deux ans, celui du Canada est passé de 4,8 % à 6,4 %, soit son plus haut depuis janvier 2022. Au Québec, il a grimpé de 3,9 % en novembre 2022 à 5,7 % en juillet 2024, rapporte Radio Canada.

Le taux de participation au marché du travail au Canada est tombé à un plancher depuis 1998, en excluant la période de la pandémie. Preuve que l’accès au marché du travail est de plus en plus difficile, surtout pour les jeunes. Le taux de chômage chez les 15 à 24 ans serait d’ailleurs de 14,2 %.

D’ailleurs, on ne rapporte pas de création d’emplois au pays durant deux mois consécutifs, en juin et juillet derniers. L’économie canadienne aurait même perdu 1400 emplois en juin et 2800 emplois en juillet, souligne Pierre Cléroux.

Chez nos voisins du Sud

Aux États-Unis, la situation ressemble à la nôtre, sauf que nombre d’observateurs se questionnent sur la retenue de la Réserve fédérale américaine (Fed) vis-à-vis des taux d’intérêt. Pour rappel, cette dernière n’a pas encore commencé ses baisses de taux.

Toutefois, les craintes de récession seraient trop hâtives, selon les experts. Les dernières données statistiques montrent un ralentissement de l’économie, mais rien d’alarmant surtout si la Fed procède à une baisse de taux lors de sa prochaine réunion.

Le taux d’inflation quant à lui est passé de 3 % en juin à 2,9 % en juillet, son plus bas depuis mars 2021. Les niveaux d’inflation sur les prix de l’énergie et de l’alimentation sont rendus plus faibles que le taux moyen, ce qui laisse entrevoir une victoire contre l’inflation.

En raison des différents chiffres et de l’inquiétude économique, certains experts estiment que la Fed pourrait même descendre ses taux de 50 points plutôt que de 25 points. L’annonce prévue le 18 septembre nous montrera si leurs prévisions sont exactes.

Du temps pour impacter les citoyens

Les baisses de taux pourraient mettre un moment à se répercuter positivement dans l’économie et le portefeuille des Canadiens.

Selon Desjardins, la croissance économique va demeurer relativement faible, surtout au Québec. La Coopérative ne prévoit que 0,7 % de croissance en 2024 et 1,5 % en 2025 dans la belle province. Elle prévoit également que le chômage continue de grimper pour atteindre 5,3 % à la fin de 2024 et 5,8 % l’an prochain.

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La BdC surveille l’affaiblissement du marché du travail https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-bdc-surveille-laffaiblissement-du-marche-du-travail/ Thu, 08 Aug 2024 10:55:15 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=102170 Celui-ci pourrait entraver l’économie.

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La Banque du Canada (BdC) souhaite que l’économie reprenne de la vigueur et certains membres de son conseil de direction craignent que la faiblesse des conditions du marché du travail puisse entraver ce processus.

C’est ce que révèle le document qui résume les délibérations du conseil de direction de la banque centrale récemment publié. Il détaille les discussions précédant la décision sur le taux directeur du 24 juillet.

« Face à l’apparition de capacités inutilisées sur le marché du travail, certains membres ont dit craindre qu’une faiblesse plus marquée du marché du travail retarde le rebond de la consommation, exerçant ainsi une pression à la baisse sur la croissance et l’inflation », indique le résumé.

Alors que la croissance de l’indice des prix à la consommation continue de ralentir, les risques à la baisse de l’inflation ont revêtu une plus grande importance dans ces délibérations que dans les précédentes.

La Banque du Canada a indiqué qu’elle continuerait de réduire son taux directeur tant que l’inflation continuerait de ralentir conformément à ses projections.

Son taux se situe actuellement à 4,5 %. La prochaine annonce est prévue pour le 4 septembre.

« Les banquiers centraux canadiens ont ressenti davantage l’urgence de réduire les taux en juillet », a affirmé Royce Mendes, directeur général et chef de la stratégie macroéconomique chez Desjardins, dans une note aux clients.

« Bien que la Banque du Canada continue de croire que les dépenses de consommation vont rebondir, les responsables reconnaissent les risques importants qui pèsent sur cette perspective en raison des prochains renouvellements hypothécaires et de la faiblesse persistante du marché du travail. »

L’économie canadienne a réussi à éviter une récession, même si les taux d’intérêt réduisent les dépenses des consommateurs et des entreprises.

Cependant, d’autres indicateurs suggèrent que l’économie est fragile. Elle semble en fait s’être contractée proportionnellement au nombre d’habitants, a noté la Banque du Canada dans son résumé.

Le résumé réitère que la décision d’abaisser le taux directeur le mois dernier était en partie motivée par le désir de stimuler la croissance économique.

Le marché du travail dont ont bénéficié les demandeurs d’emploi au lendemain de la pandémie de la COVID-19 est désormais beaucoup plus lent.

Les employeurs signalent moins de pénuries de main-d’œuvre et les travailleurs qui entrent sur le marché du travail ont moins de choix.

Cela a entraîné une hausse progressive du taux de chômage, qui a atteint 6,4 % en juin. Statistique Canada devrait publier vendredi son rapport sur la population active de juillet.

« Nous nous attendons désormais à ce que la Banque du Canada réduise son taux à chacune de ses décisions restantes en 2024 avant d’atteindre notre prévision de 2,25 % à la fin de 2025 », a indiqué Royce Mendes.

« Nous ne voyons plus les banquiers centraux canadiens rester stables en décembre, car nous nous attendons désormais à ce que la Fed procède également à trois réductions consécutives de 25 (points de base) de taux pendant le reste de cette année. »

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Le marché de l’emploi canadien se refroidira en 2024 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/le-marche-de-lemploi-canadien-se-refroidira-en-2024/ Thu, 08 Feb 2024 13:15:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=98918 Et la croissance des salaires s'atténuera avec le ralentissement de l'emploi.

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Le taux d’emploi au Canada continuera de baisser et la croissance des salaires ralentira en 2024, mais le marché de l’emploi résistera mieux que lors des ralentissements précédents, selon un rapport publié lundi par les Services économiques TD.

Le marché de l’emploi du pays a bien résisté aux hausses de taux d’intérêt de la Banque du Canada l’année dernière, avec une croissance de 2,4 %, soit l’ajout d’environ 500 000 nouveaux emplois nets. Le taux de chômage au dernier trimestre 2023 était de 5,8%, similaire au même trimestre en 2019.

« Alors que la création d’emplois dans le secteur privé s’est considérablement ralentie ces derniers mois, les pertes massives d’emplois ne se sont pas matérialisées comme certains prévisionnistes l’avaient anticipé », indique le rapport.

Si l’affaiblissement de la demande de main-d’œuvre a été la principale cause de l’augmentation des taux de chômage par le passé, ce cycle-ci, c’est l’abondance de l’offre de main-d’œuvre qui sera le principal moteur de l’augmentation du chômage, selon la Banque TD. Alors que les taux d’emploi dans chaque province ont dépassé la croissance de la main-d’œuvre en 2023, chaque province connaîtra des taux de croissance de la main-d’œuvre plus élevés que les taux d’emploi cette année.

Le rapport prévoit que le Québec, l’Ontario et la Colombie-Britannique connaîtront les plus fortes hausses du taux de chômage, de l’ordre de 1 % à 1,6 %. En revanche, en Alberta et dans les Maritimes, il n’augmentera que d’un demi pour cent ou moins, la croissance de l’emploi pouvant mieux suivre celle de la population active dans ces régions.

En ce qui concerne les secteurs spécifiques, la TD s’attend à ce que les services publics (en particulier les soins de santé), la construction et les industries pétrolières et gazières voient davantage de postes vacants par rapport aux niveaux de 2015 à 2019, ce qui profitera à l’Alberta, riche en combustibles fossiles, et aux provinces maritimes, où les services publics sont nombreux. En revanche, les taux de vacance dans l’industrie manufacturière et les services tels que la finance, l’assurance et l’immobilier sont retombés à leurs niveaux d’avant la pandémie.

Le taux de participation au marché du travail s’est stabilisé grâce aux niveaux d’immigration historiques des deux dernières années, qui ont attiré au Canada un grand nombre de personnes en âge de travailler. Toutefois, le vieillissement des baby-boomers, le nombre important de demandeurs d’emploi découragés et l’allongement de la durée des études exerceront à nouveau une pression à la baisse sur le taux d’activité à court terme, selon la Banque TD.

La croissance des salaires au Canada est passée du pic de 8 % atteint lors de la pandémie à 5,5 % en glissement annuel en décembre, mais elle reste deux fois plus élevée que la moyenne d’avant la pandémie.

« À l’avenir, nous prévoyons un ralentissement de la croissance des salaires nationaux en raison du ralentissement de l’emploi, de l’augmentation du taux de chômage et de la diminution des postes vacants », avertit le rapport.

Tout comme le taux de chômage, la pression à la baisse sur les salaires variera d’une province à l’autre. Le rapport prévoit que les salaires en Colombie-Britannique, en Ontario, en Nouvelle-Écosse et dans l’Île-du-Prince-Édouard diminueront plus rapidement au cours des prochains trimestres, tandis que la Saskatchewan, le Manitoba, le Québec et l’Alberta connaîtront toujours des salaires élevés en raison du resserrement de leur marché de l’emploi et, à l’exception de l’Alberta, de leur taux de syndicalisation plus élevé.

« Le marché du travail canadien est relativement bien placé pour faire face au ralentissement macroéconomique à venir, affirme le rapport. Contrairement aux ralentissements précédents, et à moins d’événements majeurs imprévus, la poursuite mais le ralentissement des embauches, en l’absence de licenciements importants dans l’ensemble de l’économie, devrait rester un point central. »

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