hypothèse actuarielle | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/hypothese-actuarielle/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 13 May 2026 12:07:15 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png hypothèse actuarielle | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/hypothese-actuarielle/ 32 32 Normes d’hypothèses 2026 : l’Institut de planification financière publie sa nouvelle édition https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/normes-dhypotheses-2026-linstitut-de-planification-financiere-publie-sa-nouvelle-edition/ Wed, 13 May 2026 12:07:15 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113928 ZONE EXPERTS — Outil de référence pour les conseillers, ces normes visent à encadrer les projections et à soutenir le respect des obligations méthodologiques.

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Les Normes d’hypothèses de projection 2026 de l’Institut de planification financière et de FP Canada sont disponibles depuis le 16 avril. Cet outil, mis à jour annuellement, en est à sa dix-huitième année de publication.

Un outil qui protège le client et le conseiller

Créées dans le but d’outiller les conseillers (planificateurs financiers, conseillers en sécurité financière, etc.) notamment dans l’élaboration de projections de revenus de retraite, leur utilisation, demeure entièrement volontaire. L’utilisation de ces Normes vise à protéger à la fois le client et le conseiller dans un esprit d’obligation de méthode plutôt que d’obligation de résultats.

Rédigées à l’origine et mises à jour annuellement par Nathalie Bachand, A.S.A., Pl. Fin., Daniel Laverdière, A.S.A., Pl. Fin. et l’auteur de ces lignes, ces Normes sont disponibles dans leur intégralité, en version française et anglaise, sur le site de l’Institut. Depuis 2015, un comité national veille à la mise-à-jour annuelle de ces Normes. Le comité de rédaction des Normes est actuellement formé de Nathalie Bachand, A.S.A., Pl. Fin., Jeff Cormier, CFP©, CFA, Derek Dedman, CFP©, CFA, Benjamin Felix, MBA, CFP, CFA, CIM, Nick Hearne, CFP©, CFA, Tanya Staples, M.A., CFP et l’auteur de ces lignes.

Notons que ces Normes ne représentent aucunement une prévision à court terme sur les rendements futurs et ne devraient pas être utilisées à cette fin. Elles ne représentent pas non plus les opinions des membres du comité précité. Les Normes se veulent plutôt un guide et sont toutes indiquées pour préparer des projections financières à long terme, soit plus de 10 ans, en évacuant les possibles biais cognitifs du conseiller.

Des Normes basées sur des sources crédibles

Dans la préparation de ces Normes, le comité de rédaction des Normes utilise des sources de données externes crédibles, notamment :

  • Les hypothèses utilisées pour l’analyse actuarielle du Régime de rentes du Québec (RRQ) ;
  • Les hypothèses utilisées pour l’évaluation actuarielle du Régime de pensions du Canada (RPC) ;
  • Les résultats de l’enquête des gestionnaires menée par l’Institut et FP Canada ;
  • La cible d’inflation en vigueur de la Banque du Canada ;
  • Pour les normes de rendement des marchés boursiers, les historiques de rendement sur les 50 dernières années ajustés pour l’inflation (donc en rendement réel) ;
  • Les rendements attendus basés sur le marché et reflétés dans les prix des actifs.

L’utilisation d’un grand nombre de sources tendra notamment à éliminer le biais potentiel que chacune d’entre elles pourrait présenter. Aussi, on notera que ces Normes sont résolument axées sur le futur.

Fichier de calcul

Depuis 2017, un fichier explicatif des calculs menant aux Normes, appelé l’Addenda aux Normes d’hypothèses de projection, est aussi disponible. Ce fichier présente notamment les écarts-types sur 50 ans des données historiques utilisées et les résultats des enquêtes mentionnées ci-devant. Depuis 2024, on y présente également les corrélations historiques des différentes classes d’actifs sur 10 ans et 20 ans.

Hypothèses faisant l’objet d’une Norme

Neuf paramètres financiers sont directement normés (voir ci-après). Une Norme sur la croissance des salaires peut aussi être déduite et est présentée dans le document complet.

Enfin une Norme démographique, la Durée raisonnable de décaissement, basée sur l’espérance de vie, est aussi présentée dans le document intégral.

Pour consulter ce tableau en grand format, cliquez ici.

Nouveautés et ajustements 2026

Les Normes 2026 présentent une nouvelle hypothèse liée au logement, soit l’appréciation de la résidence principale ainsi que les coûts liés à la location. Cette nouvelle section vise à mieux outiller les conseillers sur une composante importante de la réalité financière des familles. Cette nouvelle hypothèse s’appuie notamment sur des données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) ainsi que sur des recherches internationales à très long terme. Enfin, de nouvelles indications sont ajoutées afin de soutenir l’interprétation des conditions d’inflation à court terme dans les scénarios de planification financière.

Les ajustements apportés en 2026, par rapport à 2025, consistent principalement en diminutions de plusieurs Normes. On note une diminution de 20 points de bases pour la Norme des titres à revenus fixes canadiens. Les Normes sur les rendements boursiers présentent quant à elles des diminutions allant de 20 à 50 points de base.

La Norme sur la croissance des salaires et du MGA demeure plus élevée que la Norme sur l’inflation pour refléter notamment un gain annuel de productivité. On remarquera enfin que la Norme d’inflation peut sembler modeste en observant les soubresauts récents de l’inflation, rappelons simplement que la Norme présentée ici se veut un indicateur de l’inflation future pour une très longue période.

Enfin, ces Normes présentent des rendements avant l’application de frais de gestion, mais également sans présumer de valeur ajoutée par les gestionnaires. Le document intégral présente enfin un exemple de portefeuille équilibré avant et après l’application de frais. On remarquera toutefois que les frais et la répartition d’actifs sont présentés à titre d’exemple et ne font pas l’objet d’une Norme.

En conclusion

La préparation de projections à long terme (revenus de retraite, transfert de la valeur d’un régime de retraite à prestations déterminées [PD], besoins d’assurance-vie, etc.) va fréquemment s’avérer très sensible aux hypothèses de calcul utilisées. L’utilisation des Normes présentées ici permettra notamment de respecter l’obligation de méthode à laquelle les conseillers sont habituellement soumis.

Martin Dupras, a.s.a., Pl.Fin., M.Fisc., ASC
Fellow de l’Institut de planification financière
ConFor financiers inc.
Mai 2026

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Évaluation actuarielle du RRQ https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/martin-dupras/evaluation-actuarielle-du-rrq-2/ Wed, 08 Apr 2026 12:11:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113317 ZONE EXPERTS – Un exercice actuariel clé qui permet de mesurer la solidité du RRQ et d’anticiper les défis liés à son évolution démographique et financière.

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En vertu de l’article 216 de la Loi sur le régime de rentes du Québec, Retraite Québec doit faire préparer une évaluation actuarielle du Régime de rentes du Québec (RRQ) au moins une fois tous les trois ans. La plus récente évaluation a été réalisée en date du 31 décembre 2024 et présentée à l’Assemblée nationale du Québec le 13 novembre dernier par le ministre des Finances du Québec, Eric Girard.

Cette évaluation est disponible à tous sur le site de Retraite Québec. On y projette la situation financière du régime jusqu’en 2074 (la période de projection) et on couvre à la fois le Régime de base et le Régime supplémentaire en vigueur depuis le 1er janvier 2019. Les faits saillants, présentés aux pages 6 & 7 de ce document sont particulièrement évocateurs.

Avant de présenter certains constats spécifiques tirés de l’évaluation, il convient d’abord de souligner que le RRQ présente encore une excellente santé financière.

Taux de cotisations

Soulignons d’abord que cette évaluation utilise les taux de cotisations connus avant l’annonce de novembre 2025 pour toute la période de projection :

  • Régime de base : taux de 10,8 % (diminué à 10,6 % pour les années 2026 et suivantes) sur les gains situés entre l’exemption générale de 3 500 $ et le Maximum des gains admissibles (MGA), 74 600 $ en 2026 ;
  • 1er volet de bonification : taux fixé à 2,0 % sur les gains situés entre l’exemption générale de 3 500 $ et le Maximum des gains admissibles (MGA) depuis 2023 ;
  • 2e volet de bonification : taux fixé à 8,0 % sur les gains situés entre le Maximum des gains admissibles (MGA) et le Maximum supplémentaire des gains admissibles (MSGA) depuis 2025 ;

L’évaluation présente trois principaux constats :

  • Régime de base : le taux de cotisation d’équilibre[1] du Régime de base est évalué à 10,47 % (contre 10,54 % à l’évaluation actuarielle de 2021). Comme ce taux d’équilibre est inférieur au taux de cotisations utilisé (10,80 %), aucun ajustement automatique du taux de cotisation n’est nécessaire. On remarquera que même la diminution du taux de cotisations de 10,8 % à 10,6 % annoncée en 2025, garde le régime au-dessus du taux d’équilibre.
  • Régime supplémentaire : le taux de cotisation de référence[2] du régime supplémentaire est de 1,60 %. Comme ce taux de référence est inférieur au taux prévu en 2026 (2,0 %), aucun ajustement automatique du taux de cotisation n’est nécessaire. On notera que ce taux de cotisation de référence était de 1,85 % à l’évaluation actuarielle du 31 décembre 2021.

On remarquera que les taux d’équilibre et de référence ont diminué malgré les améliorations apportées au régime en 2024[3]. Bref, les taux de cotisations n’augmenteront pas à court terme, on a même observé une légère diminution de ce taux. On notera toutefois qu’en raison de l’augmentation annuelle du MGA et du MSGA, les cotisations du particulier vont continuer à augmenter annuellement en dollars.

Réserve

L’évolution de la réserve du RRQ constitue assurément un très bon indicateur de sa solidité financière. Voici quelques constats tirés de l’évaluation actuarielle :

  • La réserve totale au 31 décembre 2024 équivaut à 142 milliards de dollars (G$) (106 G$ à la fin 2021) ;
  • Les entrées de fonds (cotisations et revenus de placements) sont suffisantes pour financer les sorties de fonds pour chacune des 50 années de la période de projection (donc jusqu’en 2074). Cela implique que pour ces 50 années, on estime ne pas avoir besoin de puiser dans les réserves ;
  • La réserve du Régime de base devrait passer de 126 G$ au 31 décembre 2024 (103 G$ au 31 décembre 2021) à un montant projeté de 1 303 G$ à la fin de 2074 ;
  • La réserve du Régime supplémentaire devrait passer de 16 G$ au 31 décembre 2024 à un montant projeté de 1 263 G$ à la fin de 2074.

Autres constats

  • On remarquera que le MGA, 74 600 $ en 2026, est projeté atteindre 265 700 $ en 2074… quand même !
  • On remarquera enfin que les hypothèses utilisées par Retraite Québec pour évaluer la situation financière du RRQ sont également utilisées pour établir les Normes de projections de l’Institut de planification financière.

En conclusion

Le fait que la santé financière du régime soit si solide constitue une excellente nouvelle pour les Québécois, jeunes ou plus âgés. Notons enfin que même si l’évaluation ne présente que 50 années futures, cela n’implique d’aucune façon que c’est la catastrophe par la suite. Le niveau des réserves projetées en 2074, un total de 2 566 G$, devrait être également rassurant. Même exprimé en dollars constants, il s’agit quand même de 908[4] G$ d’aujourd’hui, soit plus de 6 fois la réserve actuelle !

Martin Dupras, a.s.a., Pl.Fin., M.Fisc, ASC
Fellow de l’Institut de planification financière
ConFor financiers inc.

Avril 2026

Ce texte a été rédigé à titre informatif seulement et ne constitue pas une opinion légale, fiscale ou de planification financière. Avant d’utiliser ou d’appliquer le contenu de ce texte à sa situation, le particulier devrait consulter des professionnels. 

[1] Ce taux représente essentiellement le taux de cotisation nécessaire pour garder le Régime de base à flot.

[2] Il s’agit du taux de cotisation qui permet l’accumulation d’une réserve adéquate pour le régime supplémentaire.

[3] Modification des règles de calcul pour les prestations touchées après 65 ans, Report de l’âge maximal d’admissibilité à la rente de retraite de deux ans jusqu’à l’âge de 72 an, Cotisations facultatives pour les prestataires d’une rente de retraite de 65 ans ou plus qui travaillent toujours

[4] En utilisant la Norme d’inflation de l’Institut de planification financière de 2,1 %

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Eckler trouve sa relève à la direction générale https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/eckler-trouve-sa-releve-a-la-direction-generale/ Mon, 05 Jun 2023 11:06:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=94331 NOUVELLES DU MONDE – Il s’agit d’un retour aux sources pour le gestionnaire.

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La firme d’actuaires Eckler a choisi un successeur à Jill Wagman pour assumer le rôle de directeur général en la personne de Richard Brown, qui avait déjà occupé des fonctions au sein de la compagnie de 2013 à 2015. Sa nomination a été annoncée le 31 mai avec prise d’effet immédiat. Jill Wagman, qui a dirigé la firme pendant 11 ans, demeure présidente du conseil d’administration. Elle se consacrera désormais à des mandats de consultation.

Recruté une première fois par Eckler en 2013, Richard Brown avait été repêché deux ans plus tard par Club Vita Canada, une entreprise d’analyse de données sur la longévité basée à Toronto. Il y a occupé pendant huit ans les fonctions de chef de l’exploitation. Auparavant, il avait travaillé chez Willis Towers Watson comme consultant en investissement.

Spécialisé dans la gestion des risques, notamment dans la modélisation actif-passif et des marchés financiers, ainsi que dans la recherche sur la longévité et dans le transfert des risques liés aux régimes de retraite, Richard Brown est diplômé en mathématiques et en science actuarielle de l’Université de Waterloo. Il est également membre de l’Institut canadien des actuaires et de la Society of Actuaries, et porte le titre de CFA.

« Je suis impatient de construire sur les fondations solides bâties par ceux qui m’ont précédé. En mettant à profit notre personnel talentueux et passionné pour faire évoluer notre entreprise, nous pouvons continuer à prospérer à long terme dans un environnement remarquablement différent de celui dans lequel Sam Eckler a fondé l’entreprise », a-t-il déclaré celui qui continuera à agir également comme consultant.

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Évaluation actuarielle du RRQ https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/martin-dupras/evaluation-actuarielle-du-rrq/ Fri, 20 Jan 2023 13:04:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=91381 ZONE EXPERTS - L’exercice précédent remonte à décembre 2021.

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Retraite Québec doit, en vertu de l’article 216 de la Loi sur le régime de rentes du Québec, faire préparer une évaluation actuarielle du Régime de rentes du Québec au moins une fois tous les trois ans. La plus récente évaluation a été réalisée en date du 31 décembre 2021 et présentée à l’Assemblée nationale du Québec le 9 décembre dernier par le ministre des Finances du Québec, Éric Girard.

Cette évaluation est disponible à tous sur le site de Retraite Québec. On y projette la situation financière du régime jusqu’en 2071 (la période de projection) et on couvre à la fois le Régime de base et le Régime supplémentaire en vigueur depuis le 1er janvier 2019. Les faits saillants, présentés aux pages 6 et 7 de ce document sont particulièrement évocateurs.

Avant de présenter certains constats spécifiques tirés de l’évaluation, il convient d’abord de souligner que le RRQ présente encore une excellente santé financière.

Taux de cotisations

Soulignons d’abord que l’évaluation utilise les taux de cotisations actuellement connus pour toute la période de projection :

  • Régime de base : taux de 10,8 % sur les gains situés entre l’exemption générale de 3 500 $ et le Maximum des gains admissibles (MGA), 66 600 $ en 2023;
  • 1er volet de bonification : Taux fixé à 2,0 % sur les gains situés entre l’exemption générale de 3 500 $ et le Maximum des gains admissibles (MGA) depuis 2023;
  • 2e volet de bonification : Taux qui va atteindre 8,0 % sur les gains situés entre le Maximum des gains admissibles (MGA) et le Maximum supplémentaire des gains admissibles (MSGA) dès 2025;

L’évaluation présente deux constats :

  • Régime de base : Le taux de cotisation d’équilibre[1] du Régime de base est de 10,54 %. Comme ce taux d’équilibre est inférieur au taux actuel de cotisations (10,80 %), aucun ajustement automatique du taux de cotisation n’est nécessaire. On notera que ce taux de cotisation d’équilibre était de 10,61% à l’évaluation actuarielle du 31 décembre 2018.
  • Régime supplémentaire : Le taux de cotisation de référence[2] du régime supplémentaire est de 1,85 %. Comme ce taux de référence est inférieur au taux prévu en 2023 (2,0 %), aucun ajustement automatique du taux de cotisation n’est nécessaire. On notera que ce taux de cotisation de référence était de 1,84 % à l’évaluation actuarielle du 31 décembre 2018.

Bref, les taux de cotisations déjà connus n’augmenteront pas à court terme. On notera toutefois qu’en raison de l’augmentation annuelle du MGA et durant la phase de transition où le taux cotisations au deuxième volet supplémentaire augmentera pour atteindre le niveau final en 2025, les cotisations du particulier vont continuer à augmenter.

Réserve

L’évolution de la réserve du RRQ constitue un très bon indicateur de sa solidité financière. Voici quelques constats tirés de l’évaluation actuarielle :

  • La réserve totale au 31 décembre 2021 équivaut à 106 milliards de dollars (73 milliards de dollars à la fin 2018);
  • Les entrées de fonds (cotisations et revenus de placements) sont suffisantes pour financer les sorties de fonds pour chacune des 50 années de la période de projection (donc jusqu’en 2071). Cela implique que pour ces 50 années, on estime ne pas avoir besoin de puiser dans les réserves;
  • La réserve du Régime de base devrait passer de 103 milliards de dollars au 31 décembre 2021 (73 milliards de dollars au 31 décembre 2018) à un montant projeté de 847 milliards de dollars à la fin de 2071;
  • La réserve du Régime supplémentaire devrait passer de 3 milliards de dollars au 31 décembre 2021 à un montant projeté de 954 milliards de dollars à la fin de 2071. On estime que la réserve du Régime supplémentaire dépassera celle du Régime de base vers 2055.

Autres constats

  • Il est aussi intéressant de constater que l’espérance de vie utilisée en début de projection est légèrement inférieure à celle prévue lors de l’évaluation précédente (2018) en raison de la pandémie de COVID-19, toutefois l’espérance de vie à long terme est comparable à celle estimée dans l’évaluation précédente.
  • On remarquera enfin que le MGA, 66 600 $ en 2023, est projeté atteindre 259 600 $ en 2071… quand même!

En conclusion

Le fait que la santé financière du régime soit si solide constitue une excellente nouvelle pour les québécois. Notons enfin que le fait que même si l’évaluation ne couvre que 50 années futures, cela n’implique d’aucune façon que c’est la catastrophe par la suite. Le niveau des réserves projetées en 2071, un total de 1 801 milliards de dollars, devrait être également rassurant. Même exprimé en dollars constants, il s’agit quand même de 637[3] milliards de dollars d’aujourd’hui, soit 6 fois la réserve actuelle!

Martin Dupras, a.s.a., Pl.Fin., M.Fisc, ASC
Fellow de l’IQPF
ConFor financiers inc.

Janvier 2023

[1] Ce taux représente essentiellement le taux de cotisation nécessaire pour garder le Régime de base à flot.

[2] Il s’agit du taux de cotisation qui permet l’accumulation d’une réserve pour le régime supplémentaire.

[3] En utilisant la Norme d’inflation de l’IQPF de 2,1%

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Humania Assurance nomme une directrice, Stratégie et vigie du marché https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/humania-assurance-nomme-une-directrice-strategie-et-vigie-du-marche/ Mon, 18 Jul 2022 12:12:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=88096 NOUVELLES DU MONDE - Elle est Fellow de l’Institut canadien des actuaires.

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Humania Assurance a annoncé l’arrivée d’Émilie Alary au poste de directrice, Stratégie et vigie du marché.

« Dans le contexte de l’ambition collective d’Humania, Émilie aura comme principal mandat d’accompagner l’équipe de direction dans l’établissement et le suivi de la stratégie de l’entreprise, et ce, en toute cohérence avec la culture et les valeurs de celle-ci. Elle assurera aussi une vigie régulière des tendances et des meilleures pratiques en assurances de personnes et des technologies des assurances locales et internationales », indique l’assureur de Saint-Hyacinthe.

Émilie Alary est détentrice du titre professionnel FICA (Fellow de l’Institut canadien des actuaires).

« Partenaire d’affaires importante pour Humania depuis près 10 ans », elle était conseillère principales, régimes de retraite chez Aon depuis 2013. Elle a travaillé auparavant pour Willis Towers Watson pour près de 14 ans, notamment à titre d’actuaire, régimes de retraite.

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Réflexions sur le risque de survie https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/martin-dupras/reflexions-sur-le-risque-de-survie/ Wed, 16 Feb 2022 13:10:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=85203 ZONE EXPERTS - Ceux qui lisent fréquemment cette chronique ont dû remarquer dans quelle mesure on y traite fréquemment de l’espérance de vie et, plus précisément, du risque de survie.

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Il s’agit d’un sujet récurrent principalement pour deux raisons : d’abord en raison de la matérialité de ce risque, ensuite, parce de l’avis de plusieurs particuliers, comme ce risque parait contre-intuitif, la gestion de ce dernier cause souvent soucis.

Survivre à ses épargnes

Dans sa plus simple expression, ce risque se résume à ceci : survivre à ses épargnes. Sans surprises, c’est souvent à l’aube de la retraite, ou durant celle-ci, que les particuliers seront le plus sensibilisés à ce risque. On notera que la nature des sources de revenus d’un particulier aura une grande incidence sur l’importance qu’il aura à accorder à la gestion de ce risque.

  • Celui qui a eu la chance de participer longtemps à un régime de retraite à prestations déterminées (PD) va fréquemment tirer une portion importante de ses revenus de retraite de sources essentiellement garanties (le régime PD et les prestations des régimes gouvernementaux). Un tel particulier n’aura habituellement pas trop à se soucier du risque de survie.
  • Au contraire, celui qui va financer une portion importante de ses revenus de retraite à même ses investissements (REER, CELI, Régime de retraite à cotisations déterminées (CD), RVER, etc.) sera habituellement exposé à un plus grand risque de survie.

Outils de gestion de risque

Certains outils sont mis à la disposition des particuliers qui voudront gérer ce risque. Un de ces outils est la rente viagère. Qu’il s’agisse d’une rente viagère classique ou d’une rente viagère différée à un âge avancé, annoncée au budget fédéral de 2019, ce type de produits transfère une partie du risque de survie à un assureur.

Une autre option de gestion du risque de survie est disponible aux particuliers : le report des prestations des régimes gouvernementaux. Cette option, particulièrement le report des prestations du Régime de rentes du Québec, a notamment fait l’objet d’une chronique antérieure. Pour qu’un tel report soit profitable, au moins deux conditions préalables sont nécessaires :

  • Une espérance de vie « normale » et ;
  • Avoir accès à d’autres sources de revenus durant la période de report.

Si ces deux conditions sont réunies, la mathématique est claire, un tel report va fréquemment s’avérer profitable tout en diminuant le risque de survie.

Objections des particuliers

Certaines objections sont parfois invoquées par les particuliers à qui on recommande un tel report. Parmi celles-ci, on entend parfois (avec un contre argument entre parenthèse) :

  • « Mon beau-frère a touché sa rente du RRQ à 60 ans et il en est bien content! » (qui ne serait pas content de recevoir un chèque (ou un dépôt direct)? Ça ne constitue pas un argument financier pour autant)
  • « J’ai peur que le régime soit éventuellement coupé » (la pérennité du régime n’est pas en jeu, les évaluations actuarielles récentes du régime le démontrent)
  • « Je préfère avoir l’argent dans mes poches que dans celles du gouvernement » (il s’agit bel et bien d’un fonds séparé du fonds consolidé du gouvernement)
  • « Et si je mourrais trop tôt, j’aurais laissé de l’argent sur la table » (arrêtons-nous, ci-après, à cette dernière objection)

La crainte de laisser de l’argent sur la table

Il est rigoureusement exact de dire qu’en situation de report, un décès prématuré ferait en sortes que le RRQ aurait moins déboursé pour ce participant. Est-ce à dire qu’on devrait anticiper les prestations pour éviter un tel scénario? La réponse est non.

Permettez-moi une analogie. En se basant sur les indices S&P/TSX et FTSE Universe Bond, un portefeuille équilibré composé de 60 % en actions canadiennes et 40 % obligations en canadiennes a possiblement produit en 2021, avant frais, un rendement légèrement supérieur à 14%. Un portefeuille investi en totalité en actions canadienne a possiblement produit un rendement en 2021, toujours avant frais, légèrement supérieur à 25%. Le retraité de 60 ans qui possède comme seule épargne et principale source de revenus, un portefeuille REER de 100 000 $ croit-il qu’il a « laissé 11 000 $ de rendement sur la table » s’il avait été investi dans une approche équilibrée plutôt que 100 % en bourse canadienne? Non, parce qu’en gestion de risque, il aurait probablement été impensable pour ce retraité d’avoir la totalité de son capital retraite investi en bourse.

La même logique devrait pouvoir s’appliquer. La crainte de potentiellement laisser de l’argent sur la table en raison d’un décès prématuré si on reportait le début de la prestation de retraite du RRQ ne devrait pas pousser le particulier à anticiper le versement de cette prestation.

 

En conclusion

Il existe certaines raisons pour lesquelles l’anticipation du paiement des prestations du RRQ pourrait être pertinente, les quatre objections évoquées ci-avant n’en font certainement pas partie.

Martin Dupras, a.s.a., Pl.Fin., M.Fisc, ASC
Fellow de l’IQPF
ConFor financiers inc.
Février 2022

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Les régimes de retraite prennent de la vigueur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/les-regimes-de-retraite-prennent-de-la-vigueur/ Mon, 04 Jan 2021 18:45:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=77180 Leur santé s’est améliorée au 4e trimestre, selon un rapport de Mercer Canada.

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Le rebond enregistré par le marché boursier au quatrième trimestre a contribué à renforcer la vigueur des régimes de retraite à prestations déterminées canadiens à la fin de 2020, indique un rapport de Mercer Canada.

La firme de conseil affirme que son indice de santé des régimes de retraite, qui représente le ratio de solvabilité d’un hypothétique régime de retraite à prestations déterminées, est passé à 114 % à la fin de décembre, comparativement à 107 % à la fin de septembre.

Mercer a expliqué qu’au quatrième trimestre, les positions capitalisées des régimes à prestations définies avaient continué de récupérer les pertes subies au premier trimestre, aidées par le rebond des marchés boursiers et favorisées par des rendements obligataires plus élevés et des changements aux normes de valeur actualisée de l’Institut canadien des actuaires.

Le directeur du groupe de stratégie financière de Mercer, Ben Ukonga, a souligné que les positions financées des régimes à prestations définies avaient subi une baisse dévastatrice au premier trimestre, mais que la plupart d’entre elles étaient maintenant de retour à leur niveau prépandémique, ou s’en étaient rapprochées.

Le ratio de solvabilité médian des régimes de retraite des clients de Mercer était de 96 % au 31 décembre, contre 93 % au 30 septembre. Il a cependant reculé par rapport à son niveau de 98 % du début de l’année.

Un ratio de solvabilité de 100 % ou plus indique qu’un régime est entièrement capitalisé, tandis qu’une valeur inférieure indique qu’il y aurait un manque à gagner s’il devait être liquidé.

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Eckler étoffe ses effectifs montréalais https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/eckler-etoffe-ses-effectifs-montrealais/ Mon, 20 Jan 2020 14:16:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=63572 La firme d'actuaires Eckler a procédé à deux nominations à son bureau de Montréal.

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Menahem Lousky s’est joint à l’équipe de gestion d’actifs et des risques alors que David Gravel s’est joint à l’équipe de la retraite et des avantages sociaux.

Diplômé de l’Université Concordia en mathématiques actuarielles et finance (2012), Menahem Lousky a débuté sa carrière chez Morneau Shepell. À son départ en 2017, il y  occupait la fonction de conseiller adjoint, gestion d’actifs et des risques.

Il est ensuite passé au service de Willis Towers Watson à titre de conseiller en investissements.

Menahem Lousky est détenteur des titres de ASA (Associate of the Society of Actuaries) et de ACIA (associé, Institut canadien des actuaires).

Spécialiste des régimes de retraite à prestations déterminées, David Gravel a été l’emploi de Aon Hewitt pendant près de douze ans. Il était conseiller principal. La direction d’Eckler précise que David Gravel « servira nos clients des secteurs municipal, universitaire et privé. »

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2068, l’année critique du Régime de rentes du Québec https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/2068-lannee-critique-du-regime-de-rentes-du-quebec/ Mon, 06 Jan 2020 13:15:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=63377 Les cotisations et revenus de placements du Régime de rentes du Québec (RRQ) seront suffisants pour assurer le financement des sorties de fonds jusqu’en 2068. Après cette date, les choses pourraient se gâter.

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Selon la dernière évaluation actuarielle du RRQ allant jusqu’au 31 décembre 2018, les cinquante prochaines années ne devraient pas engendrer de hausses de cotisations ou de mauvaises surprises comme la révision subite des conditions d’obtention de rentes telle la hausse de l’âge minimal de prise de retraite ou la diminution des prestations versées aux participants.

Toutefois, comme l’observe la firme PBI Conseillers en actuariat dans une récente communication, les sorties de fonds du régime de base commenceront à surpasser les cotisations à partir de 2021. Dans un an, 5 % des revenus de placement devront couvrir une partie des sorties de fonds. En 2068, la proportion passera à 29 %.

Concernant les revenus de placements, la RRQ projette un taux de rendement, net de frais de gestion, de 4 % par année. Rappelons que les placements de la RRQ sont gérés par la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Actuellement, l’âge moyen de demande de rente de retraite est de 61,8 ans pour les femmes et de 62,3 ans pour les hommes.

Selon la RRQ, un homme ayant atteint l’âge de 65 ans en 2019 vivra en moyenne 19,7 années supplémentaires. En 2068, il devrait continuer à vivre quatre ans de plus.

Les femmes ayant eu 65 ans en 2019 vivront en moyenne 22,3 ans de plus. En 2068, les femmes de 65 ans auront, en moyenne, 25,6 années devant elles.

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François Joseph Poirier se joint à SSQ Assurance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/francois-joseph-poirier-se-joint-a-ssq-assurance/ Thu, 19 Sep 2019 12:24:28 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=60869 NOUVELLES DU MONDE – François Joseph Poirier quitte Desjardins pour se joindre à l’équipe de SSQ Assurance à titre de vice-président – Développement des affaires et expérience-partenaire.

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François Joseph Poirier s’appuie sur 30 années d’expérience dans le domaine de l’assurance, pendant lesquelles il a notamment développé une gestion orientée vers les résultats et a démontré une compréhension approfondie des besoins des clients et partenaires ainsi que des habiletés de leadership lui ayant permis de tisser des liens forts avec les gens partout où il a œuvré.

Récemment, il occupait le poste de vice-président Développement des affaires à Desjardins Sécurité financière, compagnie d’assurance vie. Il a également travaillé au sein de la haute direction de Mercer Consultation en ressources humaines, de Willis Towers Watson et de Morneau Sobeco. Il a finalement été à l’emploi de Retraite Québec en tant qu’actuaire.

La majorité de ses postes étaient situés à Toronto, où il réside actuellement. Il exercera donc ses nouvelles fonctions à partir du bureau de Toronto de SSQ Assurance.

« Je suis convaincue que François Joseph saura nous soutenir efficacement dans l’atteinte de nos objectifs ambitieux de croissance à l’échelle nationale et dans le positionnement de SSQ Assurance comme chef de file et partenaire d’affaires incontournable dans l’ensemble des marchés où nous compétitionnons. Il sera également appelé à appuyer les vice-présidents responsables des ventes de chacune des lignes d’affaires en leur fournissant les outils nécessaires pour optimiser l’expérience partenaire et la croissance partout au Canada. Sa grande connaissance et sa compréhension de l’industrie canadienne de l’assurance seront de précieux atouts dans l’exercice de ses nouvelles fonctions chez SSQ Assurance », a déclaré Geneviève Fortier, première vice-présidente – Ventes et Distribution de SSQ Assurance.

François Joseph Poirier détient un baccalauréat en actuariat de l’Université Laval ainsi que le titre de Fellow de l’Institut canadien des actuaires.

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