fonds indiciels | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/fonds-indiciels/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 05 Dec 2025 21:05:32 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png fonds indiciels | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/fonds-indiciels/ 32 32 Novembre : Regain d’intérêt pour les FNB d’actions https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/novembre-regain-dinteret-pour-les-fnb-dactions/ Wed, 10 Dec 2025 11:05:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111510 FOCUS FNB – Les créations nettes franchissent un record mensuel avec 13,8 milliards de dollars en novembre.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) ont connu un mois record de créations nettes en novembre avec 13,8 milliards de dollars (G$), comparativement à 9,4 G$ en octobre, portant l’actif sous gestion en FNB canadiens à 700 G$. Ce résultat bat le précédent record mensuel établi en mars 2025, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes importantes. Les FNB d’actions représentent plus de la moitié des entrées nettes mensuelles (7,4 G$). Les FNB de titres è revenu fixe ont attiré 4,1 G$, soit le double d’octobre. Les FNB de matières premières ont réalisé leur meilleure performance depuis août 2024 avec 492 millions de dollars (M$) de créations nettes. Les FNB multiactifs ont attiré 1,1 G$. Les FNB inversés/à effet de levier ont capté 615 M$, soutenus par la demande des particuliers et l’activité institutionnelle. Les FNB de cryptoactifs ont enregistré des entrées nettes de 63 M$ après un mois d’octobre négatif.

Les FNB d’actions ont enregistré 7,4 G$ en novembre, comparativement à 5,3 G$ en octobre. Les actions canadiennes tirent leur épingle du jeu, avec des créations nettes de 3,6 G$, suivies par les FNB d’actions internationales (2,4 G$), menées par les actions mondiales (1,2 G$). Un regain d’intérêt est enregistré depuis l’escalade de la guerre commerciale menée par les États-Unis au début de l’année, observe BNMF. Les FNB d’actions américaines ferment le trio de tête avec 1,3 G$, principalement grâce aux FNB pondérés par capitalisation (ZSP, QUU, VFV).

Les FNB indiciels canadiens à large couverture (XIU, QCN, XIC) affichent 4,5 G$ en créations nettes mensuelles en progression par rapport aux mois précédents. Les FNB dividendes / revenu ont connu près de 1 G$ d’entrées nettes.

Les FNB d’actions du secteur des services financiers (ZEB) et l’énergie renouent avec les créations nettes après plusieurs mois de rachats avec 444 M$ pour le secteur financier, leur plus forte entrée depuis juillet 2025 et des créations nettes de 53 M$ pour le secteur de l’énergie. Les services publics, les technologies, l’énergie et les soins de santé enregistrent également des créations nettes. Le secteur canadien des télécommunications (via le FNB Global X RING), enregistre à lui seul 148 M$ en entrées nettes, note le rapport. Le secteur de l’immobilier enregistre les seules sorties nettes du mois.

Les FNB d’actions gérés activement ont aussi enregistré des entrées importantes, dépassant les 100 M$, signale BNMF.

Revenu fixe : en reprise

Les FNB de titres à revenu fixe affiche affichent des créations nettes de 4,1 G$, plus du double d’octobre. BNMF observe qu’un réalignement possiblement institutionnel a amené des retraits du FNB obligataire gouvernemental à long terme ZFL vers le FNB obligataire corporatif large ZCB. Le même phénomène touche certains FNB de revenu fixe de BMO.

Les FNB du marché monétaire (ZMMK, MNY, CMR) ont attiré 675 M$, leur plus haut niveau depuis avril 2025. Parmi les catégories de FNB d’obligations affichant les plus fortes hausses en pourcentage : les obligations nord-américaines (DXBB), les obligations étrangères (VGAB), les obligations à haut rendement (ZHY) et les obligations à rendement réel (QTIP).

Crypto et matières premières

En novembre, les FNB de cryptoactifs ont retrouvé des entrées nettes avec 63 M$, après un mois d’octobre de rachats nets, principalement grâce au bitcoin.

Les FNB de matières premières ont attiré 492 M$, dominés par le FNB ZCOM de BMO et par le CCOM de CI, ainsi que par les produits adossés à l’or et, dans une moindre mesure, à l’argent. Les matières premières affichent le plus fort pourcentage d’augmentation parmi toutes les classes d’actifs en novembre, souligne le rapport.

Les FNB multiactifs ont cumulé 1,1 G$ en créations nettes en novembre, grâce aux FNB d’allocation d’actifs. Les FNB à effet de levier ou inversés ont attiré 615 M$.

Du côté des fournisseurs

RBC iShares domine les créations nettes de novembre avec 3,2 G$ devant BMO (2,7 G$), Vanguard (1,5 G$), Fidelity (1,2 G$) et Mackenzie (1,1 G$). BNI enregistre des rachats nets (265 M$) ainsi que CI GAM. Au niveau des produits, RBC iShares obtient la plus forte entrée nette pour un FNB (XIU : 810 M$) et BMO le plus important rachat net du mois (ZFL : 738 M$).

Le marché canadien compte désormais 48 émetteurs, avec l’arrivée de True Exposure et un fonds alternatif liquide (TERP), et Rocklinc, avec un FNB d’actions mondiales orienté « valeur » (RKLC).

Au total, 12 nouveaux FNB ont été lancés en novembre, contre une quarantaine en octobre, traduisant un recentrage sur la qualité ou la consolidation du marché, selon BNMF. Invesco a étoffé sa gamme « Income Advantage » avec de nouvelles options de devises. Manuvie a lancé plusieurs FNB de revenu fixe et un FNB mondial d’actions actives. Purpose et LongPoint ont élargi leur gamme de FNB à action unique.

Les FNB ESG canadiens ont connu des sorties nettes de 161 M$ en novembre, ce qui porte les créations nettes cumulées depuis le début de l’année à 1,5 G$. La majorité des sorties nettes de novembre provient d’un retrait institutionnel du FNB NSGE (BNI Sustainable Global Equity). Aucun FNB ESG n’a enregistré plus de 50 M$ d’entrées en novembre, précise BNMF.

Par ailleurs, notons que, depuis le début de l’année, les créations nettes de FNB ont atteint 108 G$, soit un record annuel, alors que l’année n’est pas terminée. Les FNB d’actions ont capté la part du lion (56,5 G$), par rapport aux FNB de titres à revenu fixe (32,9 G$) et aux FNB multiactifs (11,1 G$).

RBC iShares a capté 23,3 G$ en créations nettes pour les 11 premiers mois de 2025, suivie de Vanguard (20,1 G$), Fidelity (19,5 G$), BMO (17,8 G$), TD (6,8 G$) et Mackenzie (6,3 G$).

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Les FNB d’actions moins populaires en août https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-dactions-moins-populaires-en-aout/ Wed, 10 Sep 2025 10:35:56 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109495 FOCUS FNB – Les créations nettes des FNB d’actions ralentissent à 3,8 milliards de dollars.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont attiré 7,4 milliards de dollars (G$) de créations nettes en août, un rythme plus modéré qu’en juillet (9,9 G$). Depuis le début de l’année, les flux nets de capitaux totalisent 73 G$ et pourraient dépasser le record annuel de 76 G$ établi en 2024, selon Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). L’actif total sous gestion en FNB canadiens s’élevait à 631,7 G$ au 31 août.

Les FNB d’actions, en tête des entrées nettes de capitaux depuis janvier avec 38,3 G$, ont ralenti en août, avec 3,8 G$, leur plus faible mois de l’année, par rapport aux 5,8 G$ de juillet.

Les FNB d’actions internationales tirent leur épingle du jeu avec 2,8 G$ d’entrées nettes, suivies des FNB d’actions des marchés développés (1,6 G$), comme l’Europe et le Japon, et des FNB d’actions américaines (1,3 G$), soutenues par les FNB indiciels. À l’inverse, les FNB d’actions canadiennes enregistrent des rachats nets de 280 millions de dollars (M$) en août, après avoir engrangé 2 G$ en juillet. Les secteurs les plus touchés par les rachats nets : les FNB indiciels de marché élargi, les FNB axés sur les secteurs financiers, de l’immobilier et de l’énergie.

Les FNB d’obligations tiennent la cadence

Les FNB de titres à revenu fixe affichent 1,7 G$ de créations nettes en août, portant à 22,7 G$ les entrées nettes dans ce type de FNB depuis le début de l’année. Toutes les catégories obligataires sont en demande, sauf les FNB du marché monétaire, qui affichent des rachats nets de 106 M$. Selon divers observateurs, les clients ont commencé à mettre leurs liquidités au travail en les investissant dans les marchés. Les FNB d’obligations de sociétés canadiennes et étrangères dépassent chacune 400 M$ d’entrées nettes, derrière les FNB d’obligations canadiennes agrégées (635 M$).

Après un mois de juillet vigoureux, les FNB de cryptoactifs ralentissent avec 103 M$ d’entrées nettes, soit deux fois moins. Les produits vedettes : SOLQ et XRPQ de 3iQ, investis dans les cryptoactifs Solana et XRP, suivis par les FNB sur le bitcoin et l’ether.

Les FNB de matières premières recueillent 164 M$ en créations nettes, menés par les FNB adossés à l’or et à l’argent.

Les FNB à effet de levier et inversés battent un record mensuel avec 605 M$ de créations nettes. BNMF souligne l’essor des FNB sur actions individuelles doté d’un effet de levier modéré (fois 1,25 ou 1,33), une innovation propre au marché canadien qui multiplie les lancements et les créations nettes pour ce type de FNB

Fournisseurs et produits vedettes

En août, RBC iShares arrive en tête des créations nettes avec 1,5 G$, devant Vanguard (1,3 G$) et Fidelity (1,0 G$). Seul Invesco enregistre des sorties parmi les 20 plus grands fournisseurs de FNB canadiens. BNMF note que le nombre de manufacturiers de FNB au pays demeure à 44, mais il devrait bientôt grimper puisque Sun Life et Capstone ont déposé des prospectus préliminaires pour lancer des FNB sur le marché canadien.

Côté produit, BMO décroche la plus forte entrée nette pour un FNB en août (ZEA : 626 M$), tandis que RBC iShares essuie le plus important rachat net (XIU : 738 M$).

Depuis le début de l’année, RBC iShares domine avec 15 G$ de créations nettes, suivi de BMO (11,0 G$), Vanguard (10,5 G$), Fidelity (7,0 G$), TDAM (4,5 G$) et Desjardins (3,3 G$).

Un mois record pour les lancements

Avec 64 nouveaux produits, août établit un record mensuel de lancements de FNB. Parmi eux, de nouveaux FNB à effet de levier et inversés signés LongPoint et Global X, ainsi qu’une trentaine de FNB sur actions individuelles lancés par Ninepoint, Harvest et Purpose. Les autres lancements couvrent un large éventail : FNB alternatifs (Mackenzie, Desjardins), produits de gestion active et axés sur les cryptomonnaies (CI), FNB indiciels (Franklin) et FNB à options couvertes (CIBC). Dynamique a enrichi son offre avec un FNB d’obligations à escompte américaines.

Le marché canadien compte désormais 1 732 FNB, un chiffre appelé à croître encore, plusieurs produits étant en attente d’approbation.

ESG : un été mitigé

Les FNB axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont enregistré 186 M$ de créations nettes en août, dans la moyenne mensuelle depuis janvier. La majorité provient de FNB d’actions et d’obligations à large couverture ESG.

Les FNB d’énergies propres stagnent, avec des flux de capitaux proches de zéro. BNMF explique ce recul par des signaux contradictoires : d’un côté, la Colombie-Britannique et la New York Power Authority ont lancé d’importants appels d’offres pour l’achat d’énergie propre ; de l’autre, Washington a ordonné l’arrêt d’un projet éolien offshore d’Orsted, pourtant presque achevé, un revers susceptible d’avoir refroidi les investisseurs.

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En vogue, les FNB à gestion active https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/en-vogue-les-fnb-a-gestion-active/ Wed, 12 Mar 2025 09:40:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106010 ZONE EXPERTS – Les FNB non indiciels représentent plus de 30 % des actifs en FNB canadiens.

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L’année 2024 a été une année record pour le secteur canadien des fonds négociés en Bourse (FNB). Elle représente la meilleure année enregistrée en matière de croissance de l’actif total et d’entrées nettes d’actifs. Les créations nettes annuelles ont surpassé de plus de 40 % le précédent record en 2021 et l’actif total en FNB canadiens a franchi la barre symbolique des 500 milliards de dollars (G$).

Selon les dernières données de Investor Economics, le secteur canadien des FNB a continué d’enregistrer des gains positifs au cours du trimestre, avec des actifs plafonnant à 534,5 G$ à la fin de décembre 2024. Les créations nettes ont totalisé 77,9 G$ à la clôture de décembre 2024.[1]

Au cours de la dernière décennie, le secteur des FNB a connu une croissance annuelle composée supérieure à 20 %. Intégré dans cette croissance, un sous-secteur prend de plus en plus de place : les FNB gérés activement.

Contrairement aux idées préconçues, tous les FNB ne sont pas passifs ou indiciels, et nous assistons depuis quelques années à une croissance rapide des FNB à gestion active. Selon le même rapport, les FNB à gestion active représentaient environ la moitié (626 mandats) des 1 218 FNB offerts aux investisseurs canadiens en décembre 2024, pour un total de 161,1 milliards de dollars en actif, soit 30,1 % de l’actif total en FNB canadiens, comme le montre le graphique 1.

Pour consulter le graphique en grand format, cliquez ici.

Source du graphique : Mackenzie Investments — Morningstar

Selon le rapport de Investors Economics, les FNB canadiens indiciels représentent 62,4 %, les FNB à bêta stratégique comptaient pour 7,5 % et les FNB actifs 30,1 % de l’actif en FNB canadiens, en décembre dernier.[2]

Attardons-nous sur la définition de la gestion active et des fonds à bêta stratégique, afin de comprendre quelle exposition ils offrent et comment ils sont utilisés dans les portefeuilles.

Plusieurs facteurs concomitants ont été favorables à la croissance et l’adoption des FNB gérés activement dans le marché canadien. En premier lieu, on note la démocratisation de l’utilisation des FNB indiciels dans les portefeuilles comme blocs de construction et l’évolution des meilleures pratiques d’affaires dans le monde de la gestion de patrimoine. Constitue un autre facteur la volonté des gestionnaires d’actifs d’innover pour offrir des stratégies à valeur ajoutée. En outre, le désir des investisseurs d’avoir accès à ces stratégies par l’intermédiaire de l’outil de placement de leur choix a permis au Canada d’être le marché dans lequel la part des FNB actifs est la plus importante au monde selon Bloomberg.

Un article récent faisait état des tendances qui ont marqué 2024.

L’un des types de FNB qui a attiré le plus d’actifs en gestion active est le FNB « tout-en-un » ou FNB de répartition d’actifs. Ce genre de fonds permet d’obtenir un portefeuille équilibré selon le profil de risque souhaité, lequel est souvent diversifié géographiquement et rééquilibré périodiquement à moindre coût.

Ce qui est intéressant est que la proposition de valeur de ces produits ne réside pas dans la surperformance du marché et de l’indice de référence, mais plutôt dans la simplicité d’utilisation, la diversification et la minimisation des frais.

Une autre catégorie de FNB gérés activement ayant fortement bénéficié de l’environnement des dernières années est celle des FNB ayant comme actifs sous-jacents des comptes d’épargne élevés et des titres du marché monétaire. La hausse des taux d’intérêt à court terme, amorcée en 2022 y est pour quelque chose et a stimulé leur adoption.

En effet, la montée des taux élevés à courte échéance a accru les rendements espérés sur la partie très courte de la courbe des taux obligataire (aussi bien au Canada qu’aux États-Unis) et nous avons assisté à des créations nettes massives dans ces FNB. La proposition de valeur de ces FNB ne réside pas forcément non plus sur une espérance de surperformance. Elle offre plutôt une alternative aux certificats de placements garantis (CPG) offerts par les institutions financières et, par rapport aux CPG, peut potentiellement amener un avantage fiscal et une meilleure liquidité.

En général, les FNB de titres à revenu fixe gérés activement ont connu un beau succès dans le marché canadien, car ils répondent adéquatement aux trois raisons principales pour lesquelles les investisseurs intègrent du revenu fixe dans les portefeuilles : la préservation du capital, la diversification par rapport au marché des actions et la génération de revenu. Là encore, nous pouvons constater que la gestion active de titres à revenu fixe ne met pas de l’avant le rendement à tout prix, mais plutôt la gestion du risque découlant de la portion sécuritaire d’un portefeuille. La valeur ajoutée de la gestion active de titres à revenu fixe a été détaillée ici : Revenu fixe : (Ré) établir le cadre d’évaluation de la performance | Finance et Investissement

La troisième grande catégorie de FNB gérés activement est les FNB intégrant des stratégies d’options. Par exemple, certains FNB utilisent des stratégies de vente d’options d’achat couvertes. D’autres utilisent des options de vente couvertes. Certaines autres stratégies visent à maximiser le revenu généré par le portefeuille et/ou à offrir une protection à la baisse. Ce type de fonds a connu une forte popularité dans les dernières années.

Là encore, plusieurs facteurs peuvent expliquer cet engouement. Les besoins toujours grandissants de revenus d’une population vieillissante, mais dont l’espérance de vie augmente, couplés à un besoin de croissance. Certains utilisent également ces FNB pour remplacer une partie de la portion revenu fixe d’un portefeuille. Là encore, la proposition de valeur de ce type de FNB ne repose pas sur la surperformance pure et simple par rapport à l’indice de référence d’un marché, mais plutôt sur la maximisation du revenu ou bien encore sur la protection à la baisse.

Dans le segment des FNB à bêta stratégique, en ordre d’importance, nous retrouvons les stratégies multifactorielles, équipondérées, mettant l’accent sur les dividendes, et à faible volatilité. Ces types de FNB représentent plus de 85 % des FNB à bêta stratégique. Il est à noter également que certaines de ces stratégies peuvent être plus actives que d’autres selon leur méthodologie de construction et leur objectif de placement.

Les stratégies indicielles dominent l’offre de FNB, ainsi que les créations nettes de FNB. Cependant, la tendance des dernières années indique une accélération du développement de l’offre de FNB à gestion active. La structure d’un FNB permet d’offrir une grande variété de stratégies de placements, dans bien des cas identiques à celles offertes en fonds commun de placement (FCP) traditionnel. En ce sens, la frontière entre les stratégies offertes en FCP et en FNB devient moins marquée. Un nombre grandissant de gestionnaires d’actifs offrent maintenant les outils de placement à la fois en version FCP et en version FNB, laissant aux investisseurs le choix de l’outil de placement leur permettant d’accéder à l’expertise.

Le Canada est le marché où la part des FNB à gestion active (30,1 %) est la plus importante et où l’innovation est forte en matière de création de produits. Il sera intéressant de voir évoluer l’offre de FNB dans les prochaines années et comment la gestion active contribuera à la forte croissance du secteur.

[1] Investor Economics — ETFs and Index Funds report q4 2024

[2] Investor Economics — ETFs and Index Funds report q4 2024

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Bientôt à 1000 G$, le secteur canadien des FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/alain-desbiens/bientot-a-1000-g-le-secteur-canadien-des-fnb/ Wed, 12 Feb 2025 10:44:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105354 FOCUS FNB — Les actifs sous gestion en FNB cotés au Canada atteindront ce seuil, tôt ou tard.

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Le secteur canadien des fonds négociés en Bourse (FNB), stimulé par les hausses des marchés financiers et les créations nettes annuelles, a connu une croissance significative ces dernières années. Les chances sont fortes que cette progression se poursuive, lui permettant d’atteindre de nouveaux sommets en matière d’actif sous gestion.

Ainsi, les FNB ont révolutionné le monde de l’investissement à leur début au Canada en 1999.

Le secteur des FNB au Canada, qui représentait un actif sous gestion cumulatif de 100 milliards de dollars (G$) en 2013, a franchi la barre des 500 G$ d’actif en 2024, selon l’Association canadienne des FNB.

Le taux de croissance annuel composé de l’actif en FNB canadien a été de 22 % pour la période de 5 ans se terminant à la fin de 2024 et de 21 %, pour les 10 ans se terminant en décembre dernier, selon Banque Nationale Marchés financiers. Ce courtier attribue cette hausse significative à l’effet des marchés financiers, aux créations nettes importantes des dernières années — elles ont atteint un record annuel de 76 G$ en 2024 — et au dynamisme du secteur qui a vu le lancement de centaines de fonds dans la dernière décennie.

Le secteur canadien est toujours en évolution et compte maintenant 45 émetteurs de FNB en date du 31 décembre 2024.

Le secteur des FNB continue de croître dans tous les segments notamment chez les investisseurs·ses autonomes, les investisseurs institutionnels et aussi chez les gestionnaires de portefeuille et les conseiller·ères en placement.

Ce qui a changé depuis le début du secteur, en 1999, c’est l’acceptabilité des investisseurs, des conseillers, des gestionnaires de portefeuille et aussi de l’institutionnelle.

Je me rappelle mes débuts à titre de démarcheur pour un important émetteur de FNB détenu par une banque canadienne. C’était en 2010. Il y avait peu d’émetteurs, peu de compétition, une gamme restreinte de FNB, beaucoup de mythes à déconstruire et peu d’utilisateurs. « Éducation, éducation et éducation… » faisait alors partie de mes expressions clés afin d’expliquer le besoin d’information relatif aux FNB de la part des investisseurs potentiels et des conseillers.

Les années 2010 ont vu une croissance spectaculaire du nombre de FNB, d’émetteurs de fonds et surtout d’utilisateurs de FNB. Certaines des réticences à l’égard des FNB ou des biais relayés par certains segments de l’industrie lorsque j’ai commencé dans le domaine se sont peu à peu estompés.

L’éducation faite par les émetteurs de FNB, par les spécialistes de FNB dans les rencontres individuelles avec les conseillers et investisseurs institutionnels, les forums des firmes et de l’industrie ont contribué grandement à ce que les FNB soient davantage adoptés comme des outils de construction de portefeuille puissants.

On a vu aussi un intérêt grandissant dans les médias financiers et traditionnels pour le secteur des FNB. Ceux-ci ont contribué à accroître la notoriété des produits et en démythifier certains éléments, dont les stratégies indicielles et non indicielles, l’innovation en matière de produits, les frais des fonds et la performance de ces outils. Dans la presse et les médias financiers et traditionnels de plus en plus de conseillers·ères, gestionnaires de portefeuilles ont vulgarisé leur utilisation des FNB dans leurs pratiques de gestion de portefeuille et dans une approche tactique et stratégique. Par l’intermédiaire de leur rencontre avec des clients, ils ont également contribué à accroître la notoriété et le nombre de détenteurs de ces outils de placements au Canada.

Dans les dernières années, les départements des marchés des capitaux des grandes firmes canadiennes ont fait grandir leurs départements de FNB en augmentant les ressources humaines et financières consacrées au secteur des FNB. Les marchés des capitaux produisent aussi énormément de rapports de recherches journaliers, hebdomadaires et mensuels sur le secteur.

On retrouve certains de ces rapports dans le site web de l’Association canadienne des FNB aussi connue sous le nom de CETFA (Canadian ETF Association : https://cetfa.ca)

Les années 2020 ont vu une croissance fulgurante des actifs sous gestion, mais aussi du nombre de produits qui ont comme portefeuilles sous-jacents des stratégies non indicielles, actives et alternatives. Les émetteurs de fonds offrent de plus en plus d’outils de placements diversifiés, parfois plus complexes et qui vont bien au-delà des stratégies indicielles classiques.

Les FNB sont devenus au fil du temps un outil important qui permet de démocratiser des stratégies de gestion de portefeuille ou même des catégories d’actifs autrefois réservées aux investisseurs institutionnels.

Avec la prolifération du nombre de produits offerts au Canada — on en comptait 1500 à la fin de 2024 par rapport à 366 en 2014 — l’importance d’outils solides, de sites web robustes pour les conseillers·ères et gestionnaires de portefeuille devient cruciale. De la documentation opportune s’adressant aux investisseurs, conseillers, gestionnaires de portefeuilles et département de conformité des firmes importent surtout dans le contexte des obligations réglementaires de connaissance des produits et des clients.

Si la croissance passée du secteur des FNB est garante de celle future, qui sait si 2030 ne sera pas l’année où nous célébrerons pour la première fois les 1000 milliards d’actifs sous gestion du secteur des FNB au Canada.

Je crois fermement que si le secteur des FNB répond à des besoins de plus en plus complexes de façon simple, avec des outils solides, des sites web robustes et des spécialistes chevronnés, la croissance demeurera forte. L’avenir recèle beaucoup de défis et d’occasions pour les émetteurs de FNB, les spécialistes de FNB, les conseillers et leurs clients. Finance et Investissement a été et est toujours un acteur important et essentiel dans l’éducation et le développement des FNB au Québec et au Canada. Son Guide des FNB est une référence dans l’industrie. Les articles, les chroniques et l’infolettre mensuelle Focus FNB permettent d’éduquer, de vulgariser, de défaire des mythes et désinformations sur ce type de fonds et est très informative.

Je remercie Finance et Investissement de me permettre, comme chroniqueur, de présenter les forces et les enjeux d’un secteur auquel je crois énormément. Au plaisir de continuer à dialoguer avec vous sur le sujet des FNB et le monde de l’investissement.

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Ces vents de dos qui propulsent les FNB https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/ces-vents-de-dos-qui-propulsent-les-fnb/ Thu, 18 Jul 2024 09:46:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101533 FOCUS FNB - Ces outils de placement peuvent aider à composer avec les changements à la politique monétaire.

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Nombre de tendances stimulent la demande pour les fonds négociés en Bourse (FNB), dont l’innovation du secteur, la demande des divers types d’investisseurs et les anticipations des changements à la politique monétaire des banques centrales du monde. Et ces tendances devraient continuer de donner de l’élan à ce type de fonds durant un bon moment.

C’est ce dont ont discuté les panélistes du webinaire Les FNBs en 2024 : évolution de l’industrie, diffusé par le Cercle finance du Québec, le 20 juin dernier. En voici les faits saillants.

Effet de la politique monétaire

La direction des taux d’intérêt et la courbe des rendements obligataire influencent les ventes et les rachats de FNB. Par exemple, certains conseillers et investisseurs utilisent des FNB afin de s’exposer de manière tactique à des segments de la courbe des taux, qui est encore actuellement inversée.

Pour les cinq premiers mois de 2024, par exemple, les FNB de titres à revenu fixe considérés comme ayant une durée « ultra courte » affichent des créations nettes de 699 millions de dollars (M$) et les FNB de titres à revenu fixe à longue duration, des créations nettes de 971 M$, selon Banque Nationale Marchés financiers. Après la catégorie des FNB obligataire de marché total, qui affiche des créations nettes de 3,7 G$ durant cette période, ces deux types de FNB ont été parmi les plus populaires dans les créations nettes, reflétant une volonté par les investisseurs de s’exposer à la fois aux parties courte et longue de la courbe des rendements obligataires.

« On voit les participants du marché qui veulent maintenant prolonger leur durée du côté des titres obligataire avec les baisses du taux qui ont commencé par la Banque du Canada », a indiqué Erika Toth, directrice générale, ventes aux institutions et conseillers, FNB BMO, chez BMO Gestion mondiale d’actifs.

Par ailleurs, la catégorie des FNB de comptes d’épargne à intérêt élevé (CEIE) a connu des rachats nets de 31 M$ de janvier à mai 2024, alors que cette catégorie avait pourtant été très populaire ces dernières années.

Selon Erika Toth, ces rachats s’expliquent en partie par les changements réglementaires qui touchent l’actif sous-jacent de ces fonds et en ont réduit un peu leur rendement. Ils découlent également de la volonté de déployer du capital dans le marché des actions et de privilégier les fonds obligataires à très court terme, qui offrent « non seulement une amélioration du rendement, mais aussi un petit prolongement de la durée et une efficacité fiscale accrue par rapport aux produits CEIE », a-t-elle dit.

« Nous avons observé des clients remplacer leurs FNB de CEIE avec des FNB d’obligations à ultra court terme, avec une durée autour de 0,2 ou 0,3 ans, et qui sont généralement un panier d’obligations à escompte, donnant un important avantage fiscal. Ces produits prennent avantage du fait que la courbe des taux est inversée et les taux de distribution sont plus attrayants avec les produits de court terme », a-t-elle ajouté en marge du webinaire.

Les clients qui anticipent une baisse rapide des taux d’intérêt ajoutent de divers FNB à revenu fixe avec une durée allant de 3 ans à 17 ans en fonction de leur point de vue, a-t-elle précisé : « L’un des avantages importants des FNB à revenu fixe est qu’ils vous permettent de cibler facilement la durée ou la qualité de crédit que vous souhaitez, et l’on peut modifier son portefeuille de manière rapide et efficace grâce à leur liquidité. »

« Il n’y a pas un consensus clair actuellement au niveau de la stratégie qui est favorisée par les conseillers pour la durée d’un portefeuille en revenu fixe. La courbe des taux d’intérêt à commencer à baisser ce qui favorise les obligations de plus longue durée, mais la courbe est toujours inversée donc les taux sur le court terme demeurent plus attrayants que les taux long terme. Nous voyons encore des flux d’argent entrer dans les produits de revenus fixes à court terme incluant les FNB de marché monétaire », a indiqué Jean-François Girard, directeur, Développement et gestion des fonds d’investissement, chez Desjardins Société de placement, en marge du webinaire.

Les investisseurs ont privilégié d’investir dans les FNB d’actions américaines non couvertes en fonction du risque de change, a par ailleurs noté Marie-Chantal Lauzon, première vice-présidente au développement des affaires – Global X ETFs. Cette préférence est possiblement le reflet d’un différentiel de taux de rendement entre les titres à revenu fixe américains et canadiens, ce qui favorise le dollar américain, a noté Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNBs pour l’Est du Canada chez Placements Mackenzie.

Par ailleurs, la courbe des rendements obligataires américaine fait que certains investisseurs canadiens favorisent l’achat de FNB américains, a noté Jean-François Girard.

Ces investisseurs canadiens doivent toutefois faire attention aux impacts fiscaux indésirables découlant de la détention de FNB américains, dont l’obligation de remplir le feuillet fiscal T1135 Bilan de vérification du revenu étranger. Selon ce formulaire, un résident fiscal canadien doit remplir ce formulaire s’il détient un bien étranger déterminé dont le coût total est supérieur à 100 000 $, les FNB américains étant considérés comme de tels biens.

Jeunes et FNB

D’après les études et sondages faits par le Mouvement Desjardins, les clients les plus jeunes sont particulièrement intéressés par les FNB, selon Jean-François Girard : « Les jeunes vont prendre une place de plus en plus grande en termes de clientèle. Et ils sont énormément attirés par les FNB. Par ailleurs, les jeunes sont intéressés par l’investissement responsable. Ça reste une thématique qui est très forte et qui résonne très bien chez les jeunes. »

Cette clientèle est possiblement attirée par les FNB parce que les fonds indiciels du marché américain ont souvent une part élevée de leur actif dans les sept titres du secteur technologique qui ont connu récemment une forte croissance, lesquels sont désignés comme Magnificient 7. « Les FNB indiciels du marché américain bénéficient aussi de la concentration de ce qu’on appelle les Magnificient 7, qui ont énormément bien fait. Ça ne peut pas perdurer par contre », a-t-il estimé.

Entre autres pour cette raison, ce type de clients auront besoin d’éducation sur ces outils de placement afin de bien les comprendre.

Utile pour les conseillers

Les conseillers en placement devraient continuer d’accroître leur utilisation des FNB au fil des ans, prévoit Erika Toth, directrice, FNB, pour l’Est du Canada, chez BMO Gestion mondiale d’actifs. « De plus en plus, ils vont utiliser des FNB pour remplacer les titres individuels. »

Selon Valeurs mobilières TD, les conseillers en placement emploient des FNB de titres à revenu fixe pour constituer leurs portefeuilles. Ce type de conseillers devraient continuer d’utiliser des FNB indiciels, mais aussi des FNB basés sur des règles, des FNB factoriels et des FNB gérés activement, selon Erika Toth.

Par ailleurs, un segment de représentants en épargne collective peut désormais utiliser certains FNB qui se négocient en série F par l’intermédiaire de FundServ, d’après elle.

« L’actif sous gestion en fonds communs composés de FNB est de 48 G$, d’après Investors Economics », a-t-elle ajouté.

Parmi le segment des investisseurs autonomes, sont populaires les FNB de vente d’options d’achats couvertes et les FNB d’allocation d’actifs, lesquels comprennent une part à la fois de FNB d’actions et de FNB obligataire et qui sont rééquilibrés en fonction de la pondération cible. Chez les investisseurs institutionnels, les FNB axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) devraient continuer d’être populaires.

Secteur innovant

Le secteur des fonds négociés en Bourse au Canada est particulièrement innovant et il est fort probable que cette inclinaison soit un autre vecteur de croissance. Selon Marie-Chantal Lauzon, bien que les FNB indiciels soient très populaires et utilisés, les FNB non indiciels ont connu une forte croissance ces dernières années, stimulés entre autres par les FNB factoriels.

Les FNB utilisant des stratégies d’options, comme les FNB à résultats structurés ou les FNB de vente d’options d’achats couvertes seront aussi un vecteur de croissance selon Erika Toth.

Les stratégies de gestion active ou factorielle à faible coût seront possiblement un autre facteur de croissance, selon Jean-François Girard. Même si l’innovation stimulera la demande de FNB, ce marché reste relativement concentré.

« En tout, 70 % des flux depuis le début de l’année sont concentrés dans les 20 plus gros FNB au Canada, a souligné Jean-François Girard. Il y a énormément de développement de produits, mais ça reste quand même (un marché) assez concentré. »

Finance et Investissement était partenaire de diffusion de l’événement. Le Cercle finance Québec n’a pas eu de droit de regard sur la couverture de l’événement.

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Incursion de Desjardins dans les fonds indiciels https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/incursion-de-desjardins-dans-les-fonds-indiciels/ Wed, 26 Jun 2024 10:43:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101529 Les quatre FNB ont déjà amassé 1,4 G$.

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Le 18 avril dernier, Desjardins Société de Placement lançait quatre fonds négociés en Bourse (FNB) indiciels, une première pour le groupe dans le secteur coupe-gorge des FNB à frais planchers. Le pari donne tous les signes d’être gagné puisque, seulement deux mois plus tard, les fonds avaient déjà accumulé des actifs de 1,4 milliard de dollars (G$). Dans les produits indiciels, le nerf de la guerre tient avant tout aux volumes de vente.

Les nouveaux FNB couvrent quatre grands marchés : les actions canadiennes (DMEC), les obligations canadiennes (DCBC), les actions américaines (DMEU) et les actions internationales (DMEI). Chacun suit un indice respectif composé par Solactive. Le premier suit l’indice Solactive Canada Broad Market, le second le Solactive Canadian Bond Universe Corporate TR, le troisième le Solactive GBS Unites States 500 CAD, le quatrième le Solactive GBS Developed Markets ex North America Large & Mid Cap CAD. Les trois fonds d’actions, via leurs indices respectifs, ont pour mission d’investir dans des titres de grande et de moyenne capitalisation dans leurs marchés respectifs.

Viser le moins cher

Dans ces produits indiciels, « on vise à être concurrentiels et à se positionner parmi les moins chers », affirme Jean-François Girard, directeur, développement des fonds d’investissement chez Desjardins. C’est le cas. Trois des nouveaux FNB proposent des frais identiques à ceux des grands concurrents. Par exemple, les frais de 0,05% du DMEC sont les mêmes que ceux de Vanguard (VCN), iShare (XIC) et BMO (ZCN). Il en est de même pour les obligations canadiennes et les actions internationales.

Dans un cas, celui du FNB d’actions américaines, les frais sont nettement inférieurs à ceux des trois grands concurrents, soit 0,05% contre 0,08%. Le temps dira si ces géants choisiront de répliquer au geste de Desjardins.

Pour l’instant, l’avancée des fonds de Desjardins est remarquable. « Peu de produits vendent à hauteur de 1,4 G$ en 2 mois au Canada », fait ressortir Jean-François Girard. Disponibles en bourse, les produits sont distribués à l’intérieur du large réseau de Desjardins où joue au premier chef une « relation de proximité », ajoute-t-il. Ainsi, ils sont promus dans les Caisses via le service Signature Desjardins, chez Valeurs mobilières Desjardins et chez Disnat. Parce que SFL Gestion de patrimoine ne dispose pas d’une plateforme de vente de FNB, les nouveaux produits indiciels ne sont pas disponibles à cette enseigne.

Se distinguer avec une palette de produits complète

L’afflux fulgurant d’actifs tient en grande partie à un déplacement d’argent hors de produits concurrents vers les nouveaux fonds de Desjardins, reconnaît, Jean-François Girard. « Ce n’est pas du déplacement à 100%, nuance-t-il, mais c’est le cas en grande partie. »

Desjardins entend être tout à tous dans le monde des FNB encore en pleine croissance, y compris dans les produits à frais très bas. La firme ne vise pas nécessairement à toujours offrir le produit le moins cher, comme c’est le cas avec le FNB d’actions américaines, mais elle vise à toujours loger « parmi les moins chers », note Jean-François Girard.

Ainsi, la société prévoit le lancement d’un nouveau produit indiciel en septembre. Et elle n’en restera pas là. « On veut développer un spectre complet allant du plus simple au plus complexe et jusqu’aux produits alternatifs liquides, souligne Jean-François Girard. On veut compléter notre offre là où on pense que les besoins ne sont pas comblés, et on poursuivra notre emphase sur l’investissement responsable. »

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Nouveaux FNB indiciels chez Desjardins https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/nouveaux-fnb-indiciels-chez-desjardins/ Fri, 26 Apr 2024 11:00:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100469 PRODUITS - Desjardins Société de Placement (DSP) lance quatre nouveaux Fonds négociés en bourse (FNB).  

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« Nous sommes fiers d’élargir notre gamme de FNB Desjardins et de lancer ces composantes fondamentales conçues pour répondre aux besoins en diversification et en construction de portefeuilles des investisseurs et ainsi les accompagner dans leur autonomie financière », explique Frédérick Tremblay, directeur principal et chef des solutions d’investissement chez Desjardins.

Le FNB Desjardins Indice Obligations corporatives canadiennes (DCBC) est un FNB à revenu fixe qui cherche à reproduire le rendement du Solactive Canadian Bond Universe Corporate TR Index. Dans une conjoncture de marché normale, il investira principalement dans des obligations corporatives émises sur le marché canadien.

Le FNB Desjardins Indice actions canadiennes (DMEC) cherche à reproduire le rendement du Solactive Canada Broad Market Index (CA NTR). Il investira principalement dans des titres de sociétés canadiennes à grande et à moyenne capitalisation.

Le FNB Desjardins Indice actions américaines (DMEU) cherche à reproduire le rendement du Solactive GBS United States 500 CAD Index (CA NTR). Il investira principalement dans des titres de sociétés américaines à grande et à moyenne capitalisation.

Le FNB Desjardins Indice actions internationales (DMEI) cherche à reproduire le rendement du Solactive GBS Developed Markets ex North America Large & Mid Cap CAD Index (CA NTR). Il investira principalement dans des titres de sociétés internationales à grande et à moyenne capitalisation.

Les frais de gestion de ces FNB vont de 0,05 % pour les deux fonds Indice actions canadiennes (DMEC) et américaines (DMEU), à 0,15 % pour le fonds Indice Obligations corporatives canadiennes (DCBC) et 0,20 % pour le fonds Indice actions internationales (DMEI).

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Rebond des FNB de FPI https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/rebond-des-fnb-de-fpi/ Wed, 11 Oct 2023 09:43:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=96605 FOCUS FNB - Les gestionnaires de portefeuilles voient des occasions parmi les titres qui se sont corrigés.

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La flambée des taux d’intérêt a frappé tous les types de titres, les actions du secteur immobilier étant les plus durement touchées. L’année dernière, les FNB indiciels investissant dans les fiducies de placement immobilier (FPI) ont chuté de plus de 20 % à l’échelle mondiale et de plus de 17 % au Canada, et les rendements ont baissé d’environ 6 % au cours des neuf premiers mois de cette année.

« L’immobilier a tendance à avoir un effet de levier plus important dans sa structure de capital qu’une entreprise typique, a déclaré Dennis Mitchell, chef de la direction et directeur des investissements de Starlight Capital, une société basée à Toronto. Les investisseurs ont tendance à trop délaisser les investissements immobiliers pendant les périodes de hausse des taux d’intérêt. »

Géré activement et investissant aux États-Unis et au Canada, le fonds Starlight Global Real Estate Fund, ayant un actif de 95 millions de dollars, a perdu 22,3 % l’année dernière, après avoir bondi de 29,5 % en 2021. Jusqu’en 30 septembre, il avait baissé de 3,9 %.

Lorsque les taux d’intérêt étaient bas, les actions immobilières ont connu une expansion significative des multiples auxquels elles se négocient. Cette tendance s’est inversée lorsque les taux d’intérêt sont montés en flèche l’année dernière, a expliqué Dennis Mitchell, « ce qui a entraîné une forte contraction des multiples auxquels l’immobilier et d’autres actions étaient négociés ».

La stratégie de Mitchell pour retrouver des rendements robustes pour le fonds commun de placement et sa série de FNB est basée sur une sélection de titres ascendante et une recherche interne, y compris des modèles d’exploitation qu’il maintient sur 96 FPI différentes. « Qu’il s’agisse d’immobilier résidentiel, de tours de téléphonie mobile, de centres de données ou d’immobilier industriel, nous recherchons des sociétés qui génèrent une forte croissance des flux de trésorerie », a-t-il déclaré.

Starlight a réussi à éviter les FPI qui ont réduit leurs distributions. Même pendant le ralentissement de 2022, le portefeuille Starlight a connu 31 hausses de distribution, et l’augmentation moyenne était de 12,7 %, a déclaré Dennis Mitchell. Depuis le début de l’année, le portefeuille a connu 15 augmentations, pour une moyenne de 13 %.

L’immobilier résidentiel multifamilial, en particulier au Canada, est l’un des sous-secteurs les plus attrayants. La croissance démographique induite par l’immigration augmente la demande de logements alors que l’offre est insuffisante.

L’immobilier résidentiel est le sous-secteur le plus important du FNB de FPI canadiennes CI de 532 millions de dollars (M$), avec environ 31 % du portefeuille. Le FNB est en baisse de 4,5 % pour l’année au 30 septembre. Le marché de la location est très serré en ce moment au Canada, avec un taux d’inoccupation national inférieur à 2 %, a déclaré Lee Goldman, premier vice-président et gestionnaire de portefeuille chez CI Gestion mondiale d’actifs, basée à Toronto.

Les loyers résidentiels augmentent rapidement, a déclaré Lee Goldman, dont le portefeuille de FPI canadiennes comprend les propriétaires résidentiels Boardwalk, Canadian Apartment Properties, InterRent, Killam Apartment et Minto Apartment. Il ne s’attend pas à ce que le taux d’inoccupation, très bas, augmente beaucoup : « L’évolution démographique à long terme ainsi que l’offre et la demande sont des facteurs qui favorisent le fait d’être propriétaire d’un appartement à l’heure actuelle. »

Les FPI du secteur industriel constituent un autre sous-secteur favorable, selon Lee Goldman. Le marché canadien était déjà en bonne santé avant la pandémie de la COVID-19. L’augmentation des achats en ligne a stimulé la demande d’espaces logistiques et d’entreposage, ainsi que les loyers qui s’y rapportent.

Bien que le taux d’inoccupation des locaux industriels ait légèrement augmenté, Lee Goldman précise qu’il reste « incroyablement bas à 2,1 % dans tout le pays » – et encore plus bas à Toronto et à Vancouver. Il a ajouté que les loyers industriels annuels moyens à l’échelle nationale sont passés à 16,35 $ le pied carré, soit une hausse d’environ 20 % d’une année à l’autre.

Tant pour le FNB de Starlight que pour le CI Global REIT Private Pool (82 M$), qui possède une série de FNB, la principale participation mondiale est Prologis Inc. Leader mondial de l’immobilier logistique, Prologis possède plus d’un milliard de pieds carrés de propriétés dans 19 pays et a déclaré un bénéfice d’exploitation record au deuxième trimestre 2023.

Chaque année, environ 2,5 % du PIB mondial transite par les entrepôts de Prologis, a déclaré Dennis Mitchell. « C’est un opérateur très solide. Ils disposent d’un portefeuille dominant qui leur permet de fournir des entrepôts et des biens immobiliers logistiques à de grandes entreprises multinationales. »

Une autre participation mondiale commune à CI et Starlight est American Tower Corp. basée à Boston, un fournisseur multinational d’infrastructures de communication sans fil et de diffusion. L’entreprise joue sur la croissance démographique et l’augmentation continue de la création de données et de l’accès à celles-ci.

« La demande de tours cellulaires ne cesse de croître, explique Dennis Mitchell, et les propriétaires et exploitants de tours cellulaires voient leur pouvoir de fixation des prix s’accroître. »

Dennis Mitchell apprécie également la société new-yorkaise VICI Properties Inc. qui possède des terrains de jeux et de divertissement, principalement à Las Vegas, mais aussi ailleurs aux États-Unis et au Canada. Selon lui, VICI est simplement propriétaire des biens immobiliers et perçoit les loyers, sans s’exposer aux opérations sous-jacentes.

« Pendant la pandémie, alors que les hôtels-casinos étaient fermés, VICI a continué à percevoir 100 % de leurs loyers », explique Dennis Mitchell.

De retour au pays, Lee Goldman de CI privilégie également les centres commerciaux dont le point d’ancrage est constitué par des détaillants de première nécessité, tels que des épiceries ou des pharmacies. Il cite la hausse modeste des loyers et les faibles taux d’inoccupation des FPI comme Choice Properties, Crombie, First Capital et Riocan, qui détiennent principalement ce type de biens.

« L’un des avantages de ce type de commerce de détail est qu’il n’y a pas eu de nouvelle offre ces dernières années, explique Lee Goldman. Si les locataires cherchent à s’agrandir ou si de nouveaux locataires arrivent sur le marché, l’espace est très limité. »

Les immeubles de bureaux continuent à ne pas avoir la cote, en raison de l’évolution vers le travail à domicile et les modèles de travail hybrides. Le taux d’inoccupation Le taux d’inoccupation au Canada se situe actuellement entre 17 % et 18 %, a indiqué Lee Goldman.

Toronto, qui était autrefois l’un des marchés de bureaux les plus solides d’Amérique du Nord, a vu son taux d’inoccupation grimper à 14 %, alors qu’il était de 2 % avant la pandémie de Covid, « une augmentation incroyable au cours des trois dernières années », a-t-il déclaré.

Les FPI au Canada, aux États-Unis et ailleurs se négocient généralement avec de forts escomptes d’environ 20 % par rapport à la valeur liquidative des biens immobiliers sous-jacents, a déclaré Lee Goldman. Cette décote se situe à l’extrémité inférieure des fourchettes historiques. « Il est assez convaincant de se trouver à ce genre d’escompte. Les rendements prévisionnels sont assez élevés. »

Pour l’avenir, Dennis Mitchell prévoit des rendements de distribution de 4 à 5 % pour les FPI en tant que catégorie d’actifs, et une croissance des bénéfices d’environ 8 %. Et en supposant que les banques centrales commencent à réduire les taux d’intérêt à un moment donné l’année prochaine, il pourrait également y avoir une certaine expansion des ratios prix-bénéfices pour donner un coup de pouce supplémentaire.

« En termes de rendement total, il s’agit d’un rendement avoisinant les 13 % », dit-il.

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Les FNB non indiciels gagnent du terrain https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-non-indiciels-gagnent-du-terrain/ Wed, 13 Sep 2023 10:30:54 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=96163 Ils représentent désormais 27 % des actifs en FNB canadiens.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) non indiciels sont de plus en plus populaires et continuent de gagner des parts de marché dans le secteur des FNB inscrits à la cote au Canada, selon Valeurs mobilières TD.

Dans une note destinée à des clients qui a été publiée en juillet, la firme de courtage livre certains faits intéressants sur ce segment de marché. En voici un résumé.

36 % des créations nettes

La part des créations nettes de FNB non indiciels est supérieure à la part des actifs gérés en FNB non indiciels. Résultat, ce type de FNB gagne des parts de marché.

« Au premier semestre de 2023, les FNB gérés activement (excluant les FNB de liquidité) ont attiré de nouveaux actifs pour un montant de 7,1 G$, soit 36% du total des créations nettes. En revanche, les FNB gérés activement ne représentent que 27 % du total des actifs sous gestion », lit-on dans le rapport de Valeurs mobilières TD.

Plus en plus populaires

Les FNB gérés activement ont généralement des ratios des frais de gestion plus élevés que celui des fonds indiciels. Malgré tout, les premiers restent populaires parmi les investisseurs qui cherchent à battre le marché général et à tirer profit des fluctuations de prix. Et les investisseurs y injectent des liquidités.

« En conséquence, la part de marché des FNB gérés activement a doublé, passant de 13 % en 2018 à 27 % en 2023. En réponse à la hausse de popularité, les émetteurs de FNB ont lancé plus de FNB à gestion active que de fonds indiciels au cours des cinq dernières années de 2018 à 2023, sauf en 2021 », lit-on dans le rapport.

43 % des FNB sont non indiciels

En septembre, la part des fonds à gestion active représentait même 28 %, la différence étant allouée aux fonds indiciels.

Selon Valeurs mobilières TD, on compte 593 FNB gérés activement (excluant les FNB de liquidité), soit 43 % des FNB canadiens. « Les stratégies les plus populaires sont les FNB de vente d’options d’achat couvertes (99 FNB), suivies des stratégies ESG (43 FNB), des FNB d’allocation d’actifs (38 FNB), des FNB de revenus (36 FNB), des stratégies alternatives (28 FNB) et des FNB de faible volatilité (13 FNB). Ces stratégies ont connu des niveaux de popularité différents auprès des investisseurs en 2023 », lit-on dans l’étude.

Popularité des FNB de titres à revenu fixe

Parmi les 20 FNB gérés activement ayant enregistré les plus fortes entrées nettes au premier semestre 2023, plus de la moitié (11 FNB) sont des FNB de titres à revenu fixe ou du marché monétaire (excluant les FNB de liquidités), ce qui indique une forte préférence pour ces actifs parmi les investisseurs, fait valoir Valeurs mobilières TD.

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Manuvie modifie les cotes de risque de son FNB indiciel https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/manuvie-modifie-les-cotes-de-risque-de-son-fnb-indiciel/ Mon, 21 Aug 2023 11:36:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=95685 PRODUITS – Elles sont révisées à la hausse.

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Gestion de placements Manuvie apporte des ajustements dans les évaluations de risque pour son FNB indiciel multifactoriel américain à moyenne capitalisation, dans les parts couvertes et les parts non couvertes.

Auparavant évaluées comme « Moyen », les cotes ont été révisées et classées dans la catégorie « Moyen à élevé ».

Ces modifications sont consignées dans le prospectus du fonds ainsi que dans l’Aperçu du FNB.

À noter qu’aucune modification n’est apportée aux objectifs de placement, aux stratégies ou à la gestion associée au FNB en question.

Voici le rajustement des cotes de risque plus en détail :

Pour consulter ce tableau en grand format, veuillez cliquer ici.

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