essence | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/essence/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 15 Jul 2026 15:28:34 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png essence | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/essence/ 32 32 La Banque du Canada maintient son taux directeur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-maintient-son-taux-directeur-3/ Wed, 15 Jul 2026 14:18:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114969 Elle demeure prudente face aux risques inflationnistes.

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La Banque du Canada maintient le cap. Elle a laissé son taux directeur inchangé à 2,25 %, un niveau qu’elle affiche depuis octobre. Le taux officiel d’escompte demeure pour sa part à 2,50 %, tandis que le taux de rémunération des dépôts reste fixé à 2,20 %.

« Dans l’ensemble, nos perspectives de croissance sont semblables à celles publiées en avril, sauf que les données reçues depuis nous rassurent que l’économie arrive bel et bien à traverser cette période de bouleversements mondiaux », résume Tiff Macklem, gouverneur de la BdC, dans sa déclaration préliminaire.

« La banque centrale se trouve dans une position délicate, devant composer avec une économie canadienne fragile, une inflation alimentée par le conflit persistant entre les États-Unis et l’Iran, ainsi qu’une forte incertitude entourant les politiques commerciales et la géopolitique », observe Michael Davenport, économiste principal chez Oxford Economics, à la suite de la décision de la Banque du Canada.

Si l’économie canadienne montre des signes d’amélioration, l’incertitude à l’échelle mondiale demeure élevée. Depuis la publication du Rapport sur la politique monétaire d’avril, les perspectives se sont assombries sous l’effet de la hausse des prix du pétrole provoquée par le conflit au Moyen-Orient.

Les prix du pétrole ont baissé depuis leur sommet d’avril, toutefois la situation au Moyen-Orient reste incertaine. Et l’évolution du conflit continuera d’ailleurs d’influencer la trajectoire de l’inflation mondiale.

« La BdC continue de considérer la première poussée des prix à la consommation découlant du choc pétrolier mondial comme un phénomène temporaire. [Elle] estime qu’il existe encore peu de signes indiquant que cette hausse des prix de l’énergie se répercute largement sur les autres composantes de l’indice des prix à la consommation (IPC), et elle s’attend toujours à ce que l’accélération de l’inflation globale soit passagère », note Michael Davenport.

Toutefois, l’essor du secteur de l’intelligence artificielle (IA) continue de soutenir l’activité économique dans un nombre croissant de pays. Aux États-Unis, les investissements dans cette technologie contribuent à une croissance d’environ 2,5 %.

Ailleurs dans le monde, l’économie chinoise poursuit sa progression grâce à la vigueur de ses exportations. À l’inverse, la zone euro continue de subir les effets des prix élevés de l’énergie.

La Banque prévoit que la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial ralentira pour s’établir à 2,75 % en 2026, avant de remonter à 3,25 % en 2027 et 2028.

Le Canada relève la tête

Depuis avril, les conditions financières au Canada se sont assouplies. Après plusieurs mois difficiles, l’économie a renoué avec la croissance au deuxième trimestre, à un rythme annualisé estimé à 2,5 %. Cette reprise s’explique toutefois en grande partie par la disparition de facteurs temporaires, même si les sources de croissance semblent progressivement se diversifier.

« Premièrement, après un an sans progresser, la croissance économique semble avoir repris au Canada. Même si la politique commerciale américaine reste un vent contraire, les consommateurs sont résilients et les entreprises s’adaptent », souligne Tiff Macklem.

Le dollar canadien a néanmoins poursuivi sa dépréciation, principalement en raison de la hausse des rendements des obligations américaines, alors que ceux des obligations canadiennes sont demeurés relativement stables.

L’économie canadienne continue d’évoluer dans un contexte incertain. Après douze mois d’une croissance irrégulière, le pays fait encore face à nombre d’obstacles, notamment : les droits de douane, l’incertitude économique et le ralentissement de la croissance démographique.

Le marché du travail est toujours fragile en raison de capacités excédentaires persistantes. Le taux de chômage s’est établi à 6,5 % en juin et oscille entre 6,5 % et 7 % depuis la fin de 2024.

À la lumière de récents indicateurs, la BdC estime que les dépenses de consommation devraient rester solides et que la croissance des exportations, comme celle des entreprises, devrait continuer de se raffermir.

La Banque s’attend à ce que le PIB progresse de 0,7 % en 2026, puis de 1,8 % en 2027 et 2028. Les capacités excédentaires devraient se résorber graduellement au fil de la reprise.

Du côté inflation, l’indice des prix à la consommation (IPC) a de nouveau augmenté, principalement sous l’effet de la hausse des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient. Outre l’essence, l’inflation s’est chiffrée à 2,2 %, tandis que les mesures de l’inflation fondamentale sont demeurées près de 2 %.

« L’inflation au Canada devrait commencer à diminuer graduellement, à condition que les prix mondiaux du pétrole redescendent de leurs niveaux élevés », prédit Tiff Macklem.

Le gouverneur demeure toutefois prudent quant aux projections de la Banque du Canada.

« Les deux principaux risques entourant la projection demeurent le conflit au Moyen-Orient et la relation commerciale du Canada avec les États-Unis. Des risques intérieurs pèsent également sur les perspectives d’inflation. »

Considérant ces différents facteurs, le Conseil de direction a décidé de maintenir le taux directeur au niveau actuel pour soutenir la reprise économique et ramener l’inflation à la cible de 2 %.

« Les marchés continuent d’intégrer dans leurs prévisions une hausse de 25 points de base du taux directeur d’ici la fin de l’année. Nous jugeons ce scénario peu probable. Tant que la remontée des prix du pétrole provoquée par la récente escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran demeure temporaire, nous estimons que les risques à court terme penchent davantage vers une baisse du taux directeur. La BdC pourrait même réduire ses taux si l’économie reste faible et que l’inflation fondamentale demeure contenue », conclut Michael Davenport.

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Un congé de taxe d’accise sur l’essence https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-conge-de-taxe-daccise-sur-lessence/ Tue, 14 Apr 2026 15:57:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113445 Et ce jusqu’à la fête du Travail.

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Le premier ministre Mark Carney annonce une suspension de la taxe d’accise sur l’essence et le diesel jusqu’à la fête du Travail, alors que la guerre en Iran fait flamber les coûts de l’énergie.

Mark Carney précise que cette mesure prendra effet lundi et devrait permettre aux Canadiens d’économiser 10 cents sur le litre d’essence ordinaire et 4 cents sur le litre de diesel.

En point de presse, Mark Carney a parlé d’un allègement fiscal responsable et temporaire.

Selon lui, cette mesure contribuera également à réduire les coûts pour les camionneurs et les entreprises qui sont confrontées à une hausse de leurs frais liés au transport.

Le gouvernement libéral ne va cependant pas aussi loin que ce que proposait le Parti conservateur. La formation dirigée par Pierre Poilievre suggérait de suspendre les taxes sur l’essence et le diesel pour le reste de l’année et de retirer définitivement d’autres prélèvements sur la production d’énergie.

Les prix de l’essence ont grimpé en flèche à l’échelle mondiale, alors que le conflit au Moyen-Orient a fait flamber les cours mondiaux du pétrole.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a confirmé lundi que l’armée américaine a commencé à bloquer les ports iraniens dans le cadre de ses efforts visant à forcer Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz.

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Une hausse de l’inflation à plus de 3 % en février https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/une-hausse-de-linflation-a-plus-de-3-en-fevrier/ Mon, 18 Mar 2024 12:12:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=99708 C’est ce que prévoient des économistes.

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Les économistes s’attendent à ce que l’inflation ait repris en février au Canada dans un contexte de hausse des prix de l’essence.

Statistique Canada devrait publier mardi ses données sur l’Indice des prix à la consommation (IPC) de février. Les prévisionnistes s’accordent sur une hausse des prix de 3,1 % par rapport à février 2023, ce qui annulerait certains progrès réalisés en janvier, lorsque le taux d’inflation annuel avait ralenti à 2,9 %.

Selon Royce Mendes, directeur général et chef de la stratégie macroéconomique au Mouvement Desjardins, il faut s’attendre à une autre accélération de l’inflation en raison de la hausse des prix de l’énergie au cours du mois. « Il semble que dans les prochains mois, l’inflation rebondira probablement autour de 3 % », à son avis.

Une hausse de l’inflation compliquera légèrement la stratégie de la Banque du Canada qui devrait commencer à réduire son taux d’intérêt directeur au cours des prochains mois.

Mais Royce Mendes affirme que mardi, il faudra surtout surveiller les pressions sous-jacentes sur les prix, qui aident les économistes à évaluer la direction que prend l’inflation.

Lors de la décision de la Banque du Canada sur les taux d’intérêt plus tôt ce mois-ci, le gouverneur Tiff Macklem a noté que près de la moitié des composantes de l’Indice des prix à la consommation augmentaient à un rythme supérieur à 3 %. En période d’inflation plus normale, seul un quart environ de ces composantes progressent aussi rapidement.

Parallèlement, le gouverneur Macklem a souligné que la banque centrale ne voulait pas réduire les taux d’intérêt prématurément et qu’elle attendrait donc jusqu’à ce qu’il y ait des preuves plus claires que l’inflation se dirigeait bientôt vers l’objectif de 2 % fixé par la banque. La Banque du Canada a maintenu son taux d’intérêt directeur à 5 % depuis juillet, en attendant de nouvelles preuves que l’inflation se rapproche de 2 %, et sa dernière projection suggérait que l’inflation atteindrait cet objectif en 2025, une prévision partagée par de nombreux économistes.

L’un d’eux, Douglas Porter de Groupe financier BMO, affirme qu’une source d’incertitude dans ces prévisions vient des prix de l’énergie, qui ont généralement un effet significatif sur l’inflation globale. « Les prix du pétrole peuvent évoluer très rapidement et donner l’impression que de nombreuses prévisions d’inflation sont aléatoires ».

Le relevé d’inflation de mardi Statistique Canada sera son dernier avant l’annonce des taux d’intérêt par la Banque du Canada en avril, que Douglas Porter qualifié de « décision cruciale ». Même si la banque centrale ne devrait pas modifier son taux directeur le mois prochain, de nombreux prévisionnistes prévoient qu’elle le fera lors de la prochaine réunion de décision en juin.

« Je pense que si la banque veut réduire ses taux d’intérêt en juin, elle devra envoyer un signal assez fort lors de la réunion d’avril », selon l’économiste Porter.

Cependant, l’économiste en chef a déclaré que la banque centrale ne peut rien garantir, car beaucoup de choses peuvent se produire en deux mois. En outre, le gouvernement du Canada devrait présenter son budget une semaine après la décision sur les taux en avril, ce qui pourrait affecter les perspectives d’inflation.

Il y aura encore deux mois de données économiques que la Banque du Canada devra évaluer avant sa décision de juin.

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