éducation | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/education/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 05 Jun 2026 20:52:29 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png éducation | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/education/ 32 32 Des FNB plus sophistiqués : les conseillers suivent-ils le rythme ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/des-fnb-plus-sophistiques-les-conseillers-suivent-ils-le-rythme/ Wed, 10 Jun 2026 09:52:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114398 FOCUS FNB — L’accès à des stratégies autrefois réservées aux produits structurés et aux fonds alternatifs démocratise l’innovation, mais accroît la complexité du marché.

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Le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) n’a jamais offert autant de choix aux conseillers et aux investisseurs. Selon ETFGI, l’industrie comptait 375 FNB et 523 inscriptions à la fin de 2015. Dix ans plus tard, elle regroupait 1 482 FNB et 1 861 inscriptions, illustrant l’expansion rapide et la diversification de ce secteur.

« Le Canada compte plus de 1 800 FNB et, de plus en plus, les nouveaux lancements portent sur des stratégies complexes plutôt que sur des produits indiciels traditionnels. », indique Jeff Lucyk, chef des ventes, Hamilton ETFs.

En effet, les manufacturiers canadiens de FNB multiplient les stratégies spécialisées. Selon Valeurs mobilières TD, les deux tiers des nouveaux FNB lancés au Canada en 2025 étaient des stratégies à gestion active, reflétant l’intérêt croissant pour des solutions plus ciblées allant au-delà des produits indiciels traditionnels. Cette diversification élargit considérablement les possibilités offertes aux conseillers, mais complexifie également l’analyse et la sélection des produits, estime Jeff Lucyk.

Malgré cette évolution, les conseillers demeurent relativement disciplinés dans leurs choix, estime Mark Noble, premier vice-président, Stratégie du marché de détail et facilitation des ventes, Guardian Capital. « Les sommes investies par les conseillers continuent généralement d’être dirigées vers des stratégies relativement simples et traditionnelles. »

Selon lui, la plupart des structures de FNB plus complexes « sont conçues pour atteindre des objectifs très précis et répondent à des besoins particuliers pour certains types d’investisseurs ».

Si plusieurs observateurs parlent d’une complexification rapide du marché, Mark Noble, rappelle que les stratégies elles-mêmes ne sont pas nouvelles. « La complexité que l’on retrouve aujourd’hui dans certains FNB n’est pas très différente de celle qui existe depuis des décennies dans les produits structurés et les fonds alternatifs. La différence, c’est que la structure du FNB est plus facilement accessible et permet à un plus grand nombre d’investisseurs d’avoir accès à ce type de stratégies », affirme-t-il.

Les conseillers ne réagissent toutefois pas tous de la même façon à cette évolution.

Certains sont à l’affût des nouveautés et des tendances « et sont très à l’aise de les proposer rapidement à leur clientèle », décrit Jean-François Girard, vice-président et chef du développement et gestion des fonds d’investissement chez Desjardins Gestion de patrimoine.

À l’inverse, il observe aussi des conseillers « plus traditionnels dans leur approche, qui vont attendre un historique de rendements plus long et une adoption plus répandue dans le marché ».

Une prudence qui n’est guère surprenante dans un contexte où les obligations réglementaires entourant la connaissance des produits et l’analyse de leur convenance se multiplient.

Les principales zones de confusion

Bien que les conseillers maîtrisent généralement les grandes catégories de FNB, certains segments continuent de susciter des incompréhensions.

« Les FNB qui comprennent des produits dérivés, tels des FNB d’options d’achat couvertes, sont complexes et peuvent être parfois difficiles à comprendre, affirme Jean-François Girard. Un produit avec options d’achat couvertes ayant un revenu très élevé peut sembler très alléchant, mais il faut comprendre le montage à l’intérieur du produit afin de bien discerner les risques. »

Jeff Lucyk identifie un autre angle mort important : la liquidité des FNB. « De nombreux investisseurs croient à tort que la liquidité d’un FNB est déterminée par son volume quotidien de négociation. En réalité, elle dépend principalement de la liquidité des titres sous-jacents détenus dans le portefeuille du FNB. »

« Par exemple, un FNB répliquant l’indice S&P 500 peut afficher un volume de transactions relativement faible lors d’une journée donnée, tout en permettant l’exécution efficace d’importants ordres d’achat ou de vente. Cela s’explique par le fait que les teneurs de marchés du marché primaire peuvent créer ou racheter des parts afin de fournir de la liquidité supplémentaire lorsque nécessaire. », illustre-t-il.

À cet égard, Jeff Lucyk recommande généralement d’utiliser des ordres à cours limité lors de la négociation de FNB afin de « favoriser une exécution plus efficace des transactions et d’obtenir une meilleure qualité de prix ».

L’éducation demeure le véritable enjeu

Ses discussions avec les conseillers portent Mark Noble à croire qu’ils comprennent généralement très bien le fonctionnement de la plupart des produits FNB. Il rappelle néanmoins « qu’en placement, il n’y a pas de repas gratuit : chaque décision d’investissement comporte un compromis entre le risque et le rendement, et la plupart des investisseurs et conseillers expérimentés ont bien intégré cette réalité ».

« Si vous générez davantage de revenus immédiats à l’aide de produits dérivés, il y aura mathématiquement une augmentation du risque sous forme de pertes potentielles ou d’une diminution des rendements futurs. », illustre-t-il.

Selon lui, le véritable défi concerne les investisseurs eux-mêmes. Il estime ainsi que davantage d’éducation auprès des clients et des investisseurs est nécessaire afin de favoriser « une meilleure compréhension du compromis risque-rendement ».

Mark Noble s’interroge toutefois sur la provenance de cette éducation. « Le segment d’investisseurs qui connaît la croissance la plus rapide est celui des investisseurs autonomes, qui s’informent principalement par l’intermédiaire des médias sociaux et d’autres plateformes numériques. »

Il compare souvent cela aux conseils en matière de santé ou de nutrition que l’on trouve en ligne : « il y a beaucoup d’excellente information, mais il peut être difficile d’en valider la qualité et la fiabilité ». Il est d’avis que les sources les plus visibles, les plus affirmatives et celles qui font les promesses les plus ambitieuses « ont souvent plus d’écho que celles qui prônent des principes comme la patience, pourtant essentielle au succès en investissement, même si elle est beaucoup moins captivante ».

La complexification actuelle du marché demeure essentiellement une évolution normale, « mais qui exige une mise à niveau continue », estime pour sa part Jean-François Girard.

Jeff Lucyk arrive à une conclusion similaire. « Le véritable défi n’est pas seulement de comprendre le fonctionnement de ces produits, mais également d’être capable de les expliquer clairement et simplement aux clients. »

Dans un univers qui compte désormais environ 1 800 FNB canadiens et où les stratégies se spécialisent de plus en plus, « la capacité des conseillers à distinguer innovation utile et complexité inutile pourrait devenir l’un des principaux facteurs de différenciation. »

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CST lance une nouvelle formule d’épargne complémentaire au REEE https://www.finance-investissement.com/nouvelles/cst-met-a-lessai-un-compte-hybride-reee-et-celi/ Wed, 03 Jun 2026 12:16:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113871 Le gestionnaire testera dès cet été une approche permettant d’optimiser l’épargne-études en intégrant des contributions excédentaires.

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CST, le gestionnaire de programmes de Régime enregistré d’épargne-études (REEE), lancera cet été un Compte d’épargne libre d’impôt (CELI) et un compte d’investissement non enregistré pour compléter l’épargne accumulée dans les REEE et maximiser les sommes destinées au financement des études. « Nous en ferons le test au Québec, et nous l’étendrons ensuite au reste du Canada », annonce Peter Lewis, président et chef de la direction de CST.

CST est la première société à avoir mis de l’avant des REEE au Canada, son actif sous gestion s’élevant maintenant à 5,7 milliards de dollars (G$). Ces nouveaux produits permettront aux souscripteurs de verser dans un CELI ou dans un compte d’investissement non enregistré toute contribution additionnelle qu’ils souhaitent consacrer à l’épargne-études.

L’avantage majeur d’un REEE tient évidemment aux avantages fiscaux que les deux paliers de gouvernement apportent. Au fédéral, cet avantage atteint un maximum annuel de 500 $, ce qui correspond à 20 % d’une contribution de 2 500 $. Au niveau provincial, l’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) double 10 % des cotisations annuelles au Régime enregistré d’épargne-études (REEE), jusqu’à concurrence d’un maximum de base de 250 $ par an (calculé sur les premiers 2 500 $ de contributions). Quand les contributions rejoignent leur maximum au moment où le bénéficiaire atteint l’âge de 18 ans, le souscripteur aura injecté un maximum admissible de 50 000 $ dans le REEE, le fédéral : 7 200 $, et le provincial : 3 600 $.

Un compte pour gros souscripteurs

Or, un certain nombre de familles veulent accroître ces contributions. C’est à ce moment que peut intervenir un CELI, que CST gérera en tandem avec un REEE. Toute contribution dépassant les seuils indiqués plus haut pourra être versée dans le CELI plutôt que dans le REEE.

Ce tandem sera particulièrement avantageux pour les souscripteurs qui accélèrent beaucoup leur contribution, par exemple ceux qui injectent dès l’ouverture la pleine somme de 50 000 $, le maximum admissible pour toute la durée d’un régime jusqu’à 18 ans.

Une telle approche est bénéfique en termes mathématiques, reconnaît Peter Lewis : dès le départ, 50 000 $ commencent à produire des gains avant les études du bénéficiaire. « Par contre, poursuit-il, en faisant cela vous laissez filer des contributions gouvernementales gratuites. Une meilleure approche, si vous avez encore de l’espace CELI disponible, serait de mettre une partie seulement des 50 000 $ dans le REEE et l’autre dans votre CELI. De cette façon, vous préserverez les subsides gouvernementaux. Il faut, bien sûr, que vous ayez la discipline de ne pas utiliser le CELI pour rien d’autre. »

Conseils de gestion

Les conditions d’utilisation d’un REEE semblent très flexibles, au point où un bénéficiaire pourrait penser qu’il peut retirer de l’argent de son REEE et se faire construire une piscine plutôt que de payer pour des études postsecondaires. Les conditions sont plus restreintes, considère Peter Lewis.

Tout d’abord, un REEE impose une limite de sortie d’argent initiale de 8 000 $ dans les 13 premières semaines. « Après cela, il n’y a pas de limite fixe, concède Peter Lewis, par contre toute ponction devrait être raisonnable et alignée avec les coûts des études. Si l’étudiant a besoin d’une automobile pour se rendre à l’institution d’enseignement, cette dépense peut se qualifier. Mais ça ne va pas jusqu’à se payer une piscine. »

Mais même cela n’est pas strictement hors d’atteinte. Les souscripteurs pourraient retirer une portion du capital qu’ils ont injecté et, par exemple, payer une piscine au bénéficiaire du REEE. Il faut savoir, toutefois, « que les gouvernements vont réclamer leur part de subsides sur la portion que vous retirez, précise Peter Lewis. Et ils ne rétablissent pas cet espace de subsides. Ainsi, si vous retirez 10 000 $, 3 000 $ retourneront aux gouvernements. C’est pourquoi je conseille aux gens de seulement investir dans un REEE des sommes dont ils sont certains qu’ils n’auront pas besoin. »

Peter Lewis glisse un conseil de gestion au passage. Il est bon d’amenuiser le risque des placements plus on approche le moment de décaissement d’un régime, en déplaçant les investissements dans les actions vers des obligations. « Pour notre part, soumet-il, nous recourrons à un fonds à échéancier fixe. Au départ, il dispose de 90 % d’actions et de 10 % d’obligations et réduit progressivement la part d’actions à 20 %. »

Bonifier les régimes

Devant les coûts en éducation qui augmentent et, tout particulièrement, la grande incertitude que l’intelligence artificielle fait peser sur les emplois, Peter Lewis juge que les besoins de formation seront plus nécessaires que jamais. C’est pourquoi il considère que le plafond du REEE et celui du BEC (Bon d’étude canadien) devraient être augmentés. « Nous croyons que les limites de contribution devraient être accrues, ou tout au moins indexées », dit-il.

Le BEC est un supplément au REEE qui donne initialement 500 $ aux familles à revenu faible, ajoutant ensuite 100 $ par année jusqu’à un total de 2 000 $. Devant un faible taux d’adoption de seulement 43 % des enfants éligibles, le gouvernement fédéral a procédé à un enrôlement automatique des familles si, quatre ans après la naissance d’un enfant, ils n’y ont pas adhéré. Peter Lewis juge qu’il vaudrait mieux augmenter les subsides pour créer plus d’intérêt de la part des familles à faible revenu. « Nous aimerions qu’il soit doublé », avance-t-il.

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L’AMVI appelle à encadrer l’essor des finfluenceurs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/lamvi-appelle-a-encadrer-lessor-des-finfluenceurs/ Thu, 14 May 2026 15:16:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113985 AMVI 2026 — L’association encourage l’industrie à moderniser ses pratiques numériques pour mieux protéger les investisseurs.

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Le contenu des finfluenceurs devrait davantage compléter que remplacer les conseils professionnels, avance l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI) dans un nouveau rapport.

Intitulé « Finfluenceurs, conseillers financiers et confiance numérique : un paysage en transformation », ce document met en lumière la relation en transformation entre investisseurs et finfluenceurs, ainsi que les possibilités pour le monde de l’investissement.

Très rapidement, l’AMVI souligne les limitations des finfluenceurs. Parmi ses avertissements, l’AMVI rappelle que les finfluenceurs publient du contenu par nature général et donc, non adapté aux circonstances individuelles.

L’étude soulève également des préoccupations quant à la qualité et la fiabilité du contenu financier en ligne, notant que les domaines spéculatifs, comme les cryptomonnaies, peuvent comporter des risques accrus, dont la fraude et la désinformation.

« Alors que de plus en plus de Canadiens se tournent vers des sources numériques pour obtenir des informations financières, notre secteur doit s’adapter pour protéger les investisseurs et renforcer l’intégrité du marché », souligne Andy Mitchell, PDG de l’AMVI.

Une variété d’investisseurs

Le rapport s’intéresse notamment au public touché par les finfluenceurs et en parvient à la conclusion que celui-ci est étonnamment plus varié que supposé.

Ainsi, si les jeunes investisseurs autonomes sont les cibles premières des finfluenceurs et ceux qui en sont le plus dépendants, ils ne sont pas les seuls à chercher leurs conseils. En effet, l’utilisation des finfluenceurs serait particulièrement importante parmi les investisseurs canadiens à revenu élevé et éduqués.

Leur public est ainsi majoritairement composé d’investisseurs autonomes confiants à la recherche de nouvelles idées et d’investisseurs plus jeunes à la recherche de points d’entrée accessibles.

Une confiance élevée

Loin d’être alarmiste, le rapport note plusieurs points positifs. Il souligne d’abord la confiance des Canadiens envers les conseillers en services financiers. Ainsi, la satisfaction des investisseurs envers les conseillers est élevée dans tous les groupes d’âge.

Et si les investisseurs plus jeunes sont très friands d’outils numériques et s’informent notamment sur les médias sociaux, ils ont tendance à combiner cela avec des conseils professionnels.

Le rapport recommande toutefois aux conseillers de ne pas se reposer sur leurs acquis et d’explorer l’utilisation des outils numériques pour combler les lacunes de l’écosystème.

« Bien que notre étude et nos analyses montrent que la confiance envers les conseillers en services financiers reste forte, nous encourageons les efforts pour moderniser l’avenir des conseils afin d’offrir le meilleur pour tous les Canadiens », commente Andy Mitchell.

Quelques considérations pratiques

L’article de l’AMVI avance finalement plusieurs pistes de réflexion à l’intention des régulateurs, des acteurs de l’industrie, des éducateurs, des plateformes numériques et des parties prenantes en protection des investisseurs.

Parmi les considérations pratiques soulevées figurent la poursuite de l’innovation réglementaire et de l’harmonisation des pratiques, la modernisation des processus internes des entreprises afin de soutenir l’engagement numérique et la réactivité, ainsi que le renforcement de la protection des investisseurs par la sensibilisation, la formation en sécurité cognitive et la mise en place d’alertes et d’avertissements.

« L’éducation financière d’aujourd’hui ne se limite plus à enseigner aux Canadiens ce qu’ils doivent savoir, mais aussi à évaluer la qualité du contenu en ligne », précise-t-il.

L’AMVI suggère finalement de ne pas tenter de rivaliser avec les finfluenceurs, mais plutôt de mettre en place un système d’information financière qui soit transparent, résilient et ancré dans des conseils fiables et réglementés. Elle souligne également que les conseillers qui adoptent le virage numérique et les modèles de conseils hybrides seront mieux positionnés pour servir les investisseurs d’aujourd’hui.

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L’adoption des FNB s’accélère https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/alain-desbiens/ladoption-des-fnb-saccelere/ Wed, 13 May 2026 10:05:17 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113530 FOCUS FNB – L’accompagnement des clients reste crucial.

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Mon premier article, publié le 12 février 2025 et intitulé « Bientôt à 1 000 G$ : le secteur canadien des FNB », avançait que les actifs sous gestion en fonds négociés en Bourse (FNB) cotés au Canada atteindraient ce seuil symbolique, tôt ou tard.

Un peu plus d’un an plus tard, on s’y rapproche. L’année 2025 aura été historique pour l’industrie canadienne des FNB. Les FNB canadiens ont recueilli 125 milliards de dollars (G$) en créations nettes — un record absolu —, tout en établissant de nouveaux sommets en matière de volumes de négociation et de lancements de produits, selon Banque Nationale Marchés financiers (2).

La cadence ne ralentit pas, bien au contraire.

  • Au premier trimestre de 2026 : près de 60 G$ d’entrées nettes en seulement trois mois.
  • Cela représente près de la moitié de tout ce qui a été collecté durant l’ensemble de l’année 2025.
  • Actifs sous gestion au 30 mars 2026 : 772 G$ (3).

L’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI) dans son Rapport statistique annuel nous partageait quelques chiffres parlants :

  • 49 sociétés de fonds offraient des FNB à la fin de 2025.
  • C’est une augmentation nette de 4 sociétés par rapport à 2024.
  • 36 sociétés sur 49 offrent à la fois des FNB et des fonds communs.
  • On compte 246 nouveaux FNB nets lancés en 2025.
  • Le secteur canadien des FNB compte 1 489 fonds offerts au total.

Et 2026 poursuit sur la même lancée, avec chaque mois son lot de nouveaux produits.

La croissance des FNB au Canada ne fait donc pas que se poursuivre : elle s’accélère.

Mais quelles sont les forces structurelles derrière cette accélération ?

Sur les ondes d’Asset TV, Carlos Cardone, directeur général chez ISS Market Intelligence, analysait récemment l’évolution du bilan des ménages canadiens :

– les moteurs de la croissance des actifs,
– l’orientation des flux d’investissement,
– et surtout, pourquoi les FNB transforment durablement le paysage de l’investissement.

Voici quelques‑unes des pistes clés concernant les FNB qu’il a partagées (4).

Reprise des fonds d’investissement : les FNB dominent le cycle

Les fonds d’investissement (FNB et Fonds communs de placements) ont été les grands gagnants en 2024 et 2025, attirant plus de 150 milliards de dollars de créations nettes en 2025.

Selon Carlos Cardone, les FNB ne font pas qu’attirer de nouveaux capitaux :
ils remplacent progressivement les fonds communs traditionnels et les titres détenus directement, surtout dans les portefeuilles autogérés.

Les FNB sont maintenant devenus le principal outil de placement des ménages pour leurs dollars d’investissement discrétionnaires, transformant en profondeur la concurrence entre produits et les dynamiques de distribution, indique l’article d’ISS.

Les FNB indiciels passifs continuent de capter la majorité des flux, mais l’écosystème des FNB s’est considérablement enrichi.

Aujourd’hui, l’univers des FNB constitue une boîte à outils complète, capable de répondre à l’ensemble des besoins des investisseurs :

  • allocation stratégique et tactique ;
  • gestion du revenu ;
  • solutions alternatives ;
  • stratégies actives et quantitatives ;
  • personnalisation des portefeuilles.

De plus, Carlos Cardone souligne que la croissance des FNB est largement concentrée dans les canaux autogérés et de courtage de plein exercice. Ces deux canaux de distribution représentent désormais plus de 85 % des actifs en FNB distribués au Canada.

De même, en 2025, les actifs des courtiers en ligne ont dépassé 1100 G$, en hausse de plus de 20 %. Les actifs en FNB au sein de ces plateformes ont progressé de plus de 45 %, surpassant largement la croissance globale des actifs.

Éducation : hier, aujourd’hui et demain

Étant donné l’importance de ces canaux de distribution, je réitère que le mot d’ordre lorsqu’il est question d’investissement et d’utilisation de FNB par les clients demeure: éducation, éducation et encore éducation.

Les sites Web des fournisseurs de FNB doivent devenir de plus en plus robustes et évoluer bien au-delà de la simple présentation de produits. Ils doivent offrir un véritable écosystème de contenus et d’outils, incluant notamment :

  • Des idées de négociation, des capsules éducatives et des balados ;
  • Des stratégies tactiques et stratégiques adaptées aux différents environnements de marché ;
  • Des explications claires et accessibles des méthodologies indicielles, factorielles et actives, notamment sous forme de courts livres blancs ;
  • De la documentation pertinente tant pour les conseillers(ères) que pour les investisseurs ;
  • Des outils FNB à valeur ajoutée, incluant des logiciels de comparaison entre les FNB et les classes F de fonds communs de placement.

Ces éléments ne sont plus optionnels. Ils sont devenus essentiels pour établir de véritables partenariats à long terme avec les conseillers(ères).

On le voit, l’adoption des FNB touche tous les segments, mais elle s’accélère particulièrement :

  • chez les investisseurs autonomes ;
  • chez les gestionnaires de portefeuille, et chez les conseiller·ères en placement.

En 2026, comme en 2010, lorsque je débutais dans l’industrie, l’éducation demeure essentielle, d’autant plus dans un contexte marqué par :

  • la mise en œuvre du Modèle de relation client — phase 3 (MRCC3), soit la réforme visant à montrer le coût total des fonds au client ;
  • la prolifération des fournisseurs ;
  • la multiplication des stratégies et des structures.

Cette complexité accrue rend le rôle des conseillers particulièrement important.

Un écosystème en pleine professionnalisation

Au‑delà des fournisseurs de FNB eux‑mêmes, les départements des marchés des capitaux des grandes firmes canadiennes ont considérablement renforcé leurs équipes consacrées aux FNB.

Ces équipes produisent aujourd’hui une quantité impressionnante de recherches quotidiennes, hebdomadaires et mensuelles sur le secteur.

On peut d’ailleurs retrouver plusieurs de ces publications sur le site Internet de l’Association canadienne des FNB (CETFA).

Les conseillers doivent continuer d’utiliser les ressources afin de faire les meilleurs choix pour répondre aux besoins de leurs clients.

Avec la multiplication des produits, l’importance d’outils robustes, de formation continue et de plateformes éducatives solides pour les investisseurs, l’accompagnement des clients par des conseiller·ères et les gestionnaires de portefeuille continue d’être cruciale.

Les fonds négociés en Bourse (FNB) sont des outils performants pour mettre en œuvre les stratégies d’accumulation et de décaissement pour les clients. Utiles à la création de portefeuilles, ils permettent également de composer avec l’entrée en vigueur des divulgations du coût total des fonds, aussi désignée troisième phase du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 3)

Les FNB continuent — et continueront — de transformer le monde de l’investissement au Canada. Nous n’en sommes qu’au milieu de la mégatendance.

L’avenir recèle beaucoup de défis et d’occasions pour les émetteurs de FNB, les spécialistes de FNB, les conseillers et leurs clients. Finance et Investissement a été et est toujours un acteur important et essentiel dans l’éducation et le développement des FNB au Québec et au Canada. Son Guide des FNB est une référence dans l’industrie.

Les articles, les chroniques et l’infolettre mensuelle Focus FNB permettent d’éduquer, de vulgariser, de défaire des mythes et désinformations sur ce type de fonds et est très informatifs.

Je remercie Finance et Investissement de me permettre, comme chroniqueur, de présenter les forces et les enjeux d’un secteur auquel je crois énormément. Au plaisir de continuer à dialoguer avec vous sur le sujet des FNB et le monde de l’investissement.

Alain Desbiens
VP FNB BMO

SOURCES :

  1. Canadian ETF Flows ETF Research & Strategy | January 9, 2026
    Par : NBCCM ETF – National Bank of Canada Capital Market
  1. Canadian ETF Flows ETF Research & Strategy | April 6, 2026
    Par : NBCCM ETF – National Bank of Canada Capital Market
  1. Record ETF Flows Reshaping Canada’s Investment Landscape
    Par : ISS MI : ETF Flows Reshaping Canada’s Investment Landscape Explained – ISS Market Intelligence

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