cryptoactif | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/cryptoactif/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 06 Jul 2026 17:57:41 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png cryptoactif | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/cryptoactif/ 32 32 Les FNB canadiens passent le cap des 100 G$ en juin https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-canadiens-passent-le-cap-des-100-g-en-juin/ Wed, 08 Jul 2026 09:56:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114831 FOCUS FNB – Les lancements de FNB à gestion active s’accélèrent.

L’article Les FNB canadiens passent le cap des 100 G$ en juin est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
En juin, les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont connu une poussée d’activité, avec des créations nettes de 17,5 milliards de dollars (G$), par rapport aux 13,5 G$ enregistrés en mai. Dans le même temps, le nombre de FNB actifs en circulation a progressé, passant d’environ 900 à près de 1 200 produits depuis le début de l’année, selon un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF).

Les créations nettes cumulées dans les FNB canadiens depuis le début de l’année atteignent 104 G$. L’actif total non ajusté a franchi le cap des 1 000 G$ à la fin juin. Les créations nettes se sont accélérées depuis 2024, pour atteindre un sommet au premier semestre de 2026, note BNMF.
Selon un rapport mensuel, cette croissance est principalement alimentée par les FNB d’actions, tandis que les FNB de titres à revenu fixe attirent des investissements dans une moindre mesure, et que les FNB multiactifs, à effet de levier/inversés, de cryptomonnaies et de matières premières complètent le tableau.

Les FNB d’actions toujours en tête

Les FNB d’actions ont enregistré près des trois quarts des entrées nettes de juin (13 G$). Les FNB d’actions internationales mènent le bal (6 G$). Les FNB d’actions canadiennes ont recueilli 3,4 G$, tandis que les FNB d’actions américaines ont attiré 3,1 G$ de créations nettes, la demande des investisseurs portant surtout sur le S&P 500 et le marché américain dans son ensemble.
Les FNB sectoriels ont enregistré 2 G$ d’entrées nettes, notamment dans les secteurs financier (ZEB, FSF) et de l’énergie (XEG). Tous les secteurs enregistrent des créations nettes, sauf l’immobilier. Les technologies, quant à elles, restent stables.

Les FNB factoriels ont tiré leur épingle du jeu en juin. Les FNB axés sur la valeur ont recueilli 424 millions de dollars (M$), tandis que les stratégies axées sur la croissance et le momentum ont reçu respectivement 190 M$ et 147 M$, en progrès par rapport aux résultats de mai.

Les FNB thématiques ont recueilli 818 M$ de créations nettes, réparties entre les thèmes ESG (environnement, société et gouvernance), de l’innovation, des infrastructures et des semi-conducteurs, tandis que les investisseurs ont réduit leur exposition aux marchés émergents.

En juin, les FNB ESG ont attiré 539 M$ de créations nettes, principalement grâce aux marchés développés. Le fonds XDSR d’iShares a recueilli à lui seul 590 M$. Les principales sorties se concentrent dans les marchés émergents (271 M$). Aucun nouveau FNB ESG n’a fait son apparition durant le mois, tandis que le fonds BMO MSCI ACWI actions alignées sur l’Accord de Paris a été retiré du marché en juin. Depuis le début de l’année, l’actif dans les FNB ESG canadiens totalise 1,7 G$, principalement en actions.

Stabilité du revenu fixe

Les FNB canadiens de titres à revenu fixe ont enregistré des créations nettes de 2,8 G$ en juin, par rapport à 3 G$ de mai. Les FNB obligataires à échéances variées et certaines stratégies à court terme ont principalement bénéficié de ces entrées nettes, concentrées dans les échéances mixtes et certaines expositions à court terme.

Le segment des obligations à échéances variées affiche 1,7 G$ de créations nettes. Les obligations de sociétés canadiennes ont reçu 1,3 G$ d’entrées nettes et les obligations agrégées canadiennes ont enregistré 1,2 G$.

Les FNB du marché monétaire et les produits assimilables à des liquidités ont enregistré les rachats nets les plus importants. BNMF y voit une volonté des investisseurs de se tourner vers des placements offrant un meilleur potentiel de rendement plutôt que de conserver des sommes importantes en liquidités.

Les FNB multiactifs ont recueilli 1,5 G$ de créations nettes en juin. Selon le rapport, cette stabilité est attribuable notamment aux FNB de répartition d’actifs. Les FNB de matières premières ont subi des rachats nets de 283 M$, principalement dans les FNB liés à l’or et aux matières premières, tandis que les FNB de cryptoactifs ont connu un léger sursaut, enregistrant des créations nettes de 124 M$.

Plus importants acteurs du mois

Les cinq émetteurs de fonds ayant attiré le plus de créations nettes en juin sont :

RBC iShares (3,9 G$)
BMO (3,2 G$)
Vanguard (2,8 G$)
Fidelity (1,4 G$)
TDAM (1,2 G$)

Les cinq FNB ayant enregistré les plus importantes créations nettes en juin sont :

XEQT (1 112 M$)
ZEB (973 M$)
VFV (697 M$)
VEQT (661 M$)
ZEA (613 M$)

Les principaux rachats nets ont touché en juin :

BND (-475 M$)
CGL (-368 M$)
ZCOM (-357 M$)
XSEM (-274 M$)
XIU (-263 M$)

29 nouveaux produits

En juin, 13 émetteurs ont lancé 29 nouveaux FNB, portant à 201 le nombre total de FNB canadiens émis depuis le début de l’année : on y trouve de nouvelles séries de FNB et des produits à action unique, notamment des produits qui offrent une exposition à SpaceX, récemment lancée en Bourse.

Le nombre d’émetteurs de FNB canadiens s’établissait à 48 au mois de juin, après l’acquisition par CI Gestion mondiale d’actifs (CI GAM) des activités canadiennes de fonds d’Invesco. Cette transaction regroupe un actif combiné de 27 G$,dont 12 G$ en FNB, et porte l’actif total en FNB de CI GAM à 37,2 G$.

Lire aussi: CI finalise l’acquisition des fonds canadiens d’Invesco

BMO a élargi sa gamme Market+ avec une exposition aux actions internationales. RBC a lancé sa première série de FNB à effet de levier modéré avec une exposition aux marchés canadien et américain. Desjardins a introduit un FNB indiciel de titres à revenu fixe. Purpose a lancé des parts de son Fonds de ressources mondiales dans l’énergie, les mines et les infrastructures. AGF a lancé un FNB misant sur des stratégies de vente d’options et d’achats couverts. Guardian a introduit des séries de FNB à dividendes canadiens et mondiaux. Vanguard a ajouté deux nouveaux FNB à dividendes. Mulvihill a lancé des FNB offrant une exposition aux banques canadiennes. Hamilton a lancé un FNB misant sur le bitcoin. LongPoint a élargi sa gamme de FNB à effet de levier avec une exposition à AMD, Micron et SpaceX.

BNMF observe que la part de marché des FNB à gestion active dans le marché des FNB canadiens croît de manière importante depuis le début de l’année. Elle représentait à la fin du premier semestre près de 35 % de l’actif total des FNB canadiens, selon des données de BNMF et Bloomberg au 30 juin 2026.

Au premier semestre de 2026, environ 80 % des nouveaux FNB lancés au Canada étaient gérés activement, ce qui a porté le nombre de FNB actifs en circulation à près de 1 200, contre environ 800 FNB passifs.

Bilan des six premiers mois

Depuis le début de l’année, les FNB d’actions ont enregistré la majorité (66 %) des créations nettes dans les FNB canadiens. Alors que les FNB obligataires représentaient plus de la moitié des créations nettes en 2023, leur part a diminué à environ 20 % en 2026, signale BNMF. Le rapport signale un changement marqué dans les préférences des investisseurs, qui privilégient désormais les FNB d’obligations universelles et les FNB d’obligations de sociétés aux FNB de marchés monétaires.

La plupart des secteurs ont enregistré des entrées nettes au cours des six premiers mois de l’année. Seul le secteur financier a enregistré des rachats nets (141 M$).

En raison de leur capacité à offrir une exposition diversifiée aux marchés boursiers mondiaux à faible coût, les fonds misant sur les facteurs valeur, croissance et momentum ont progressé, à l’inverse de fonds axées sur la qualité ou la faible volatilité, comme en témoigne la présence de six FNB d’allocation d’actifs parmi les 20 produits ayant enregistré les plus importantes entrées nettes au premier semestre 2026.

L’article Les FNB canadiens passent le cap des 100 G$ en juin est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Composer avec une offre grandissante de FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/guy-lalonde/composer-avec-une-offre-grandissante-de-fnb/ Wed, 08 Jul 2026 09:41:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114754 ZONE EXPERTS — J’applique certaines règles dans ma vérification diligente.

L’article Composer avec une offre grandissante de FNB est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Une vérification diligente des fonds négociés en Bourse (FNB) dans lesquels on investit le capital de notre client est très importante, surtout depuis la récente augmentation du nombre de FNB offerts au Canada.

En plus d’éviter les produits à la mode, je préfère les FNB qui affichent un historique d’une durée minimale et qui ont atteint un certain seuil d’actif sous gestion. Ils ont ainsi une meilleure chance de résister à l’épreuve du temps et de m’éviter de devoir composer avec les ennuyeuses fermetures de fonds, un phénomène qui pourrait devenir plus fréquent avec la multiplication des nouveaux FNB.

Ainsi, à la mi-juin, on comptait plus de 2000 FNB selon Valeurs mobilières TD, qui cumulait un actif sous gestion brut de 1000 milliards de dollars (G$).

J’utilise les FNB depuis plus de vingt ans dans la gestion des portefeuilles de nos clients. Je me réjouis de voir que leur popularité augmente d’année en année. Depuis leur apparition dans les années 1990, les FNB n’ont cessé d’évoluer, au point d’occuper aujourd’hui une place importante dans le portefeuille de la majorité des particuliers et investisseur institutionnel.

Cette croissance spectaculaire s’accompagne toutefois d’une transformation importante de l’offre. D’ailleurs, bon nombre des nouveaux FNB offerts aujourd’hui n’ont rien à voir avec l’idée originale qui a motivé leur naissance, il y a trente ans. À mon avis, les investisseurs gagneraient à faire preuve d’une prudence accrue avant d’intégrer certains de ces nouveaux produits à leur portefeuille.

Les premiers FNB ont été conçus comme une alternative aux fonds communs de placement (FCP) à gestion active. Les années 1990 ont vu une énorme migration de l’épargne vers les FCP pour leur diversification et leur promesse de rendements supérieurs assurés par les choix judicieux de titres de leurs gestionnaires.

À mesure que les statistiques de performance se sont accumulées cependant, une évidence devenait de plus en plus difficile à ignorer.

Au fil du temps, les données de rendement ont mis en évidence un constat difficile à ignorer : de nombreuses études montrent que, après les frais, la vaste majorité des FCP à gestion active ne réussissent pas à battre durablement leur indice de référence.

Certaines firmes, comme Vanguard, dirigée par le légendaire promoteur de la gestion indicielle John Bogle, ont commencé à offrir des FCP indiciels à frais beaucoup moins élevés. La logique était simple : pourquoi payer des frais considérables à un gestionnaire s’il ne livre pas les résultats ?

En 1996, l’idée révolutionnaire du FNB allait être combinée avec les avantages de la gestion indicielle permettant de diminuer encore plus les frais de gestion. La gestion indicielle permettait de diminuer les frais en évitant de payer un gestionnaire. Le FNB réduit également plusieurs coûts opérationnels grâce à sa structure de négociation en Bourse et à son mécanisme de création et de rachat des parts, ce qui contribue à maintenir des frais généralement faibles.

Dès ce moment, l’idée s’est répandue à une vitesse grand V.

À l’époque, l’un des plus grands avantages des FNB était leur fiabilité et leur pérennité. Les fournisseurs hésitaient à émettre un nouveau FNB s’ils n’avaient pas de bonnes raisons de croire qu’il existerait pour très longtemps. La longévité du produit faisait partie intégrale de sa valeur.

S’il y a eu une période d’augmentation importante du nombre de FNB offerts aussi bien que de l’actif sous gestion, c’est que les fournisseurs s’empressaient à offrir différents FNB couvrant différents marchés et sous-catégories d’indices boursiers, de titres à revenu fixe, etc. Malgré le grand nombre de nouveaux FNB, on s’attendait à ce que ces fonds demeurent disponibles pour plusieurs années ou décennies à venir.

La réalité d’aujourd’hui est bien différente. Il n’y a jamais eu autant de nouveaux FNB, mais il est fort probable que plusieurs d’entre eux n’existeront plus dans cinq ans. D’une part, offrir un FNB n’a jamais été aussi facile et si peu dispendieux. Il existe plusieurs entreprises qui offrent de mener votre produit au marché clé en main en échange d’une part des revenus générés.

Le FNB réduit également plusieurs coûts opérationnels grâce à sa structure de négociation en Bourse et à son mécanisme de création et de rachat des parts, ce qui contribue à maintenir des frais généralement faibles. Certains nouveaux FNB semblent principalement conçus pour répondre à des tendances de marché très populaires, dont la pérennité demeure incertaine.

Plusieurs observateurs de l’industrie notent que ce sont les FNB qui ont un faible actif sous gestion qui ont peu de chance de survivre étant donné leur probabilité qu’ils ne soient pas rentables pour les émetteurs.

Une autre tendance est l’ajout, à des fonds communs existants, d’une série FNB.

Il existe une foule de FCP maintenant disponible sous forme de série FNB, dont plusieurs ont été lancées notamment en prévision de l’entrée en vigueur de MRCC3.

Ils peuvent paraître intéressants à première vue, notamment en raison de leur historique de performance. Or, les données historiques sur les FCP à gestion active sont toutefois fortement influencées par le biais de survie, les fonds fermés ou fusionnés disparaissant des bases de comparaison.

Autrement dit, la majorité ne dure pas au-delà de dix ans. Il suffit d’étudier un peu les données de Morningstar pour voir le nombre de FCP fondre comme neige sous soleil à mesure que les années d’historique augmentent.

Dans nos propres analyses comparatives par exemple, pour une catégorie de FCP donnée, nous nous comparons à 1583 fonds série F sur un an, mais ne pouvons nous comparer qu’à 778 fonds sur dix ans et 335 fonds ayant quinze ans d’historiques. Étant donné qu’il y avait presque autant de fonds d’investissement en 2010 qu’il y en a aujourd’hui, ces données suggèrent qu’une proportion importante des fonds lancés il y a quinze ans n’existent plus aujourd’hui. Bref, une partie de ces séries FNB de FCP risquent-elles aussi de disparaître.

Jusqu’à récemment, le marché des FNB jouissait d’une certaine immunité à ce biais de survie. Pour les émetteurs de fonds, un souci pour les bonnes pratiques et le désir de mettre le bien de l’investisseur au premier plan agissaient en quelque sort de barrière à l’entrée. Cette protection est présentement mise à rude épreuve.

Dans ma vérification diligente, j’examine avec prudence certains produits très populaires, mais qui pourraient ne pas convenir à mes clients. Certains FNB à titre unique offrent des distributions fixes très élevées, parfois difficiles à soutenir à long terme. Les fonds à stratégies de ventes d’options d’achat couvertes, les FNB de cryptoactifs ou des FNB à tranche protégés (Structured Outcome) sont peut-être séduisants pour certains, mais risques d’être mal compris et de ne pas convenir à tous les profils d’investisseurs. Certains produits semblent conçus pour tirer avantage du manque d’éducation de certains investisseurs, et pour profiter de leurs pires réflexes (comme de viser un gain rapide).

Il existe toutefois une règle simple que nous appliquons depuis plus de vingt ans et qui nous a permis se prémunir des risques posés par les produits mal conçus. Il suffit d’exiger que le FNB ait accumulé un historique minimal de trois ans avant de l’intégrer dans les comptes de nos clients.

Ceci offre deux avantages importants. Le premier est qu’on diminue les chances d’acheter un FNB citron.

Les nouveaux émetteurs disposent souvent de ressources plus limitées pour soutenir longtemps un produit qui attire peu d’actifs.

Le deuxième avantage est qu’elle offre au conseiller un argument objectif pour tempérer l’enthousiasme suscité par un nouveau produit promu par un démarcheur (wholeseller).

L’article Composer avec une offre grandissante de FNB est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Cinq FNB pour doper le rendement obligataire https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/cinq-fnb-pour-doper-le-rendement-obligataire/ Wed, 08 Jul 2026 09:41:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114828 FOCUS FNB — Les prêts à taux variable procurent un revenu élevé, mais exigent une sélection rigoureuse du risque de crédit.

L’article Cinq FNB pour doper le rendement obligataire est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les cinq fonds négociés en Bourse (FNB) de la catégorie des prêts à taux variable ont généré des rendements de distribution élevés, oscillant variant entre 5 % et 7 % au cours de la dernière année, soit bien davantage que ceux des principaux marchés obligataires et plus du double de ceux des fonds du marché monétaire.

Mieux encore, ils y sont parvenus en prenant très peu de risque de duration — une mesure de la sensibilité aux taux d’intérêt —, puisque les versements associés à ces prêts sont ajustés régulièrement en fonction de l’évolution des taux d’intérêt du marché.

En contrepartie, en raison du risque de crédit qu’ils comportent — leurs placements étant principalement constitués de titres de qualité inférieure à la catégorie investissement — ces FNB ne conviennent aux investisseurs qu’à titre de complément à rendement élevé à une exposition de base aux titres à revenu fixe.

« Une grande partie de notre travail consiste à éviter les mauvais titres », affirme Konstantin Boehmer, premier vice-président et chef des titres à revenu fixe chez Placements Mackenzie, qui cogère notamment le FNB de revenu à taux variable Mackenzie (MFT).

Ce FNB est presque exclusivement investi dans des prêts garantis de premier rang (senior loans), qui représentent environ 90 % du portefeuille. Selon les plus récentes données, son rendement annualisé s’établissait à 6,3 %, tandis que sa duration n’était que de 0,18 année. Bien que ces prêts soient principalement émis aux États-Unis, la quasi-totalité de l’exposition est couverte en dollars canadiens.

Le gestionnaire privilégie les prêts de premier rang consentis à des entreprises que les analystes de crédit de Mackenzie jugent en mesure de respecter leurs obligations financières. Ces prêts occupent le rang le plus élevé dans la structure du capital de l’entreprise et offrent donc généralement un meilleur taux de recouvrement en cas de défaut.

Au cours de la dernière année, les modestes positions du fonds en prêts de deuxième rang, ainsi que certains prêts restructurés dans le cadre d’opérations de gestion du passif, ont toutefois nui au rendement. Au 31 mai, le rendement sur un an s’établissait à 3 %, contre un rendement annualisé de 6,1 % sur trois ans.

Konstantin Boehmer et son cogestionnaire Dan Cooper, qui a pris l’entière responsabilité de la gestion du portefeuille le 12 mai, ont resserré leurs critères de sélection et réduit légèrement le nombre de positions afin d’en améliorer le suivi.

Malgré cela, le FNB détient encore environ 250 positions, dont la très grande majorité sont de qualité inférieure à la catégorie investissement. Aucune ne représente plus de 2 % du portefeuille.

« La diversification est essentielle, explique Konstantin Boehmer. Nous ne voulons pas prendre des positions trop concentrées sur quelques émetteurs dans cet univers à rendement élevé. »

Une approche plus diversifiée chez CI

Le Fonds de revenu à taux variable CI adopte une stratégie plus diversifiée. Environ la moitié seulement de son portefeuille est investie dans des prêts garantis de premier rang, soit tout de même le double du minimum de 25 % exigé par les Normes canadiennes de classification des fonds d’investissement pour appartenir à cette catégorie.

Selon Darren Arrowsmith, gestionnaire de portefeuille chez Gestion mondiale d’actifs CI, la stratégie repose sur une sélection rigoureuse des titres de crédit afin d’éviter les défauts de paiement, combinée à une construction disciplinée du portefeuille.

Le fonds affichait récemment un rendement courant de 5,9 %. Au 31 mai, son rendement total atteignait 5,1 % sur un an et 7,3 % annualisé sur trois ans.

« Il ne s’agit pas simplement de choisir les prêts spéculatifs offrant les rendements les plus élevés et de s’arrêter là », explique Darren Arrowsmith, spécialiste des titres à revenu fixe à rendement élevé.

« Notre analyse fondamentale privilégie de grandes entreprises de qualité, dotées de coussins de capitaux propres plus importants, de ratios prêt-valeur généralement plus faibles et de flux de trésorerie disponibles plus élevés. »

L’autre moitié du portefeuille est composée d’un éventail diversifié de titres, notamment des obligations à taux variable, des obligations de catégorie investissement à courte duration, des obligations à rendement élevé assorties de clauses de remboursement anticipé, des titres hybrides à taux fixe convertibles en taux variable ainsi que des actions privilégiées pouvant être rachetées ou remboursées à court terme.

« L’objectif est de bâtir un portefeuille composé d’idées à forte conviction, combinant des positions de base axées sur des catalyseurs précis et des titres détenus jusqu’à leur remboursement anticipé, afin de générer des rendements ajustés au risque solides et constants », précise Darren Arrowsmith.

La duration du fonds, qui s’établit à environ six mois, est plus élevée que celle d’un portefeuille composé exclusivement de prêts garantis de premier rang. Entre 70 % et 80 % des titres du portefeuille est investi dans des titres de qualité inférieure à la catégorie investissement, et de 90 % à 95 % de l’exposition aux devises est habituellement couverte en dollars canadiens, selon le gestionnaire.

Des rendements plus mitigés ailleurs

Deux autres produits appartiennent à cette catégorie : le First Trust Senior Loan ETF (CAD-Hedged) et le Fonds IA Clarington Loomis de revenu à taux variable. Tous deux investissent environ 80 % de leur portefeuille dans des prêts de premier rang. La quasi-totalité de leurs placements est composée de titres de qualité inférieure à la catégorie investissement.

Le fonds d’IA Clarington affiche toutefois des résultats décevants, avec un rendement de 1,9 % sur un an au 31 mai et un rendement annualisé de seulement 1,6 % sur cinq ans.

De son côté, le FNB de First Trust a été le seul de la catégorie à avoir enregistré une perte au cours des cinq premiers mois de l’année (-0,2 %). Son rendement annualisé sur dix ans, de 3,3 %, demeure inférieur à la moyenne de ses pairs.

Une approche synthétique chez BMO

Le cinquième produit de la catégorie des prêts à taux variable, le FNB BMO rendement élevé à taux variable (ZFH), se distingue puisqu’il ne détient aucun prêt garanti de premier rang.

Son portefeuille est plutôt constitué de swaps sur défaillance de crédit à rendement élevé (credit default swaps) ainsi que d’une structure en échelle de bons du Trésor canadien, ce qui permet d’éliminer presque entièrement le risque de change lié au dollar américain.

« Même si les prêts garantis de premier rang offrent une meilleure protection sur le plan du crédit, leur négociation présente un défi important : le délai de règlement », déclare Matt Montemurro, chef des FNB indiciels et à revenu fixe chez BMO Gestion mondiale d’actifs.

Selon lui, le règlement d’un prêt garanti peut prendre jusqu’à seize jours ouvrables après la transaction (T+16), alors que les FNB doivent respecter un cycle de règlement de T+1.

Le recours aux swaps permet d’éviter cette contrainte.

« Comme notre contrepartie est ICE (Intercontinental Exchange), nous pouvons négocier dans un marché beaucoup plus liquide que celui des prêts garantis, particulièrement lors des périodes de forte volatilité », décrit Matt Montemurro.

Cette approche synthétique n’a toutefois pas empêché le fonds de subir d’importantes pertes lors des épisodes de stress boursier.

Au premier trimestre de 2020, alors que les marchés étaient secoués par la pandémie de la COVID-19, les prêts garantis ont fortement reculé.

Le FNB de BMO a perdu 14,2 % sur cette période, un recul même légèrement supérieur à celui du FNB de Mackenzie, davantage exposé aux prêts garantis, qui affichait une baisse de 13,4 %.

Selon Matt Montemurro, le portefeuille de BMO présente une qualité de crédit légèrement inférieure à celle d’un portefeuille composé uniquement de prêts garantis de premier rang. Il estime toutefois que l’exposition économique demeure comparable.

L’absence de recherche et de négociation directe sur les prêts permet en revanche de réduire les coûts.

Avec un ratio des frais de gestion de 0,44 %, le FNB de BMO est le moins coûteux de sa catégorie.

« Le recours aux swaps nous permet de réaliser des gains d’efficacité que nous pouvons répercuter sous forme de frais de gestion moins élevés », souligne Matt Montemurro.

Même si ses rendements ne sont pas parfaitement comparables à ceux des fonds investissant directement dans des prêts garantis, le FNB de BMO figure régulièrement parmi les meilleurs de sa catégorie sur des périodes d’un, trois, cinq et dix ans au 31 mai.

Son rendement annualisé sur dix ans atteint 5,8 %.

« C’est un excellent complément pour accroître le rendement d’un portefeuille sans augmenter sensiblement son exposition au risque de taux d’intérêt », conclut Matt Montemurro.

L’article Cinq FNB pour doper le rendement obligataire est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Avril : les FNB de revenu fixe marquent le pas https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/avril-les-fnb-de-revenu-fixe-marquent-le-pas/ Wed, 13 May 2026 09:48:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113796 FOCUS FNB – Baisse de la demande pour les FNB du marché monétaire.

L’article Avril : les FNB de revenu fixe marquent le pas est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La demande de fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens a ralenti en avril, avec 13,2 milliards de dollars (G$) de créations nettes comparativement à 19 G$ en mars, soit un recul de 35 % par rapport à la moyenne mensuelle du premier trimestre. Ce recul est dû principalement à une baisse de la demande pour les FNB de titres à revenu fixe, notamment pour les FNB canadiens du marché monétaire, indique un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF).

L’actif total sous gestion des FNB canadiens atteint désormais 815 G$, réparti entre 49 fournisseurs, selon le rapport.

Les FNB canadiens d’actions ont enregistré 10 G$ en créations nettes en avril, portés par les fonds d’actions internationales (4,3 G$) et d’actions canadiennes (3,6 G$). Malgré le rebond des marchés boursiers américains en avril, les FNB axés sur les actions américaines ont attiré seulement 2,2 G$, contre 3,1 G$ en mars. Les principales entrées nettes d’avril concernent des FNB canadiens qui suivent l’indice S&P 500 (HXS, VFV), signale BNMF.

Les FNB d’actions des marchés développés, qui avaient attiré plus de 2 G$ au cours de chacun des premiers mois de l’année, ont vu leurs entrées nettes ralentir. En avril, cette région a été à la remorque des marchés américains et émergents, qui bénéficient d’une plus grande exposition à l’intelligence artificielle et aux grandes entreprises technologiques, les principaux moteurs du rebond d’avril, signale BNMF.

D’après le rapport, les FNB canadiens axés sur le facteur valeur ont enregistré des créations nettes de 386 M$, menés par FCUV et VXM. Les FNB axés sur le facteur croissance, qui avaient enregistré des rachats nets en mars, ont enregistré 34 M$ de créations nettes en avril, portés par CMGG et JGRO. Les FNB thématiques ont bénéficié de deux importantes créations institutionnelles dans des FNB ESG (ESG, XSEM) et dans le FNB axé sur l’innovation FINN de Fidelity.

Les FNB canadiens du secteur financier subissent des rachats nets combinés de 751 M$, principalement dans ZEB, HBNK et ZUB, après avoir dominé les créations nettes sectorielles en mars. Les FNB du secteur des matières premières enregistrent également des sorties nettes (91 M$). Les fonds des secteurs des services publics (363 M$) et de la technologie (283 M$) dominent les entrées nettes du mois, selon BNMF.

Les créations nettes dans les FNB canadiens de titres à revenu fixe fléchissent à 922 M$ en avril comparativement à 4,9 G$ en mars. BNMF attribue cette diminution à un ralentissement des entrées nettes dans les FNB du marché monétaire. Elles sont passées de 897 M$ en mars à 234 M$ en avril. Les FNB tels que CSAV, CASH et HISU/U ont dominé les sorties nettes.

Par ailleurs, certains FNB canadiens d’obligations à long terme ont connu des rachats nets de taille institutionnelle, de même que des produits comme le FNB d’obligations américaines agrégées ZUAG/F, le FNB d’obligations du gouvernement canadien XGB, les obligations de sociétés canadiennes PSB et les obligations agrégées canadiennes HBB. Les investisseurs ont retiré des fonds des FNB d’obligations à très court terme comme ZST et ZST/L.

Les FNB canadiens multi-actifs ont attiré 1,3 G$ d’entrées nettes. La demande pour les FNB de commodités (commodities) a repris de la vigueur, pour un total de 201 M$ en avril comparativement à 20 M$ le mois précédent. Les entrées nettes dans les FNB à effet de levier et inversés demeurent stables à 651 M$ en avril.

En avril, les 5 fournisseurs ayant attiré le plus de créations nettes sont :

  • RBC iShares (3,3 G$)
  • Vanguard (1,9 G$)
  • Fidelity (1,5 G$)
  • TDAM (1,3 G$)
  • BMO (1,2 G$)

Les 5 FNB ayant récolté les plus importantes créations nettes sont :

  • XIC (933 M$)
  • XEQT (638 M$)
  • HXS (623 M$)
  • XIU (467 M$)
  • DCBC (456 M$)

Les FNB ayant connu les rachats nets les plus importants sont :

  • NINT (-706 M$)
  • HBB (-558 M$)
  • ZEB (-509 M$)

30 nouveaux FNB lancés en avril

Neuf fournisseurs ont lancé 30 nouveaux FNB en avril. Ninepoint a été le plus prolifique, avec 9 nouveaux FNB qui étoffent la série de FNB d’actions individuelles, avec des produits couvrant des sociétés américaines et canadiennes, dont NVIDIA, Tesla, Palantir et Alphabet. CIBC a ajouté des options d’obligations échelonnées et des FNB d’obligations américaines de qualité investissement à échéance 2028 à 2031. RBC a lancé des FNB d’obligations à échéance 2032 ainsi que des FNB d’actions à gestion active.

CI et BMO ont introduit des options de devises supplémentaires pour deux de leurs fonds, tandis que First Trust et Global X ont ajouté des produits axés sur les infrastructures. Global X a lancé un FNB thématique ciblant le secteur des technologies spatiales (ORBX). IA Clarington a élargi sa gamme avec deux séries de FNB à gestion active : un fonds d’actions mondiales multifactoriels (IMFE) et un fonds axé sur l’innovation (ITIN). Manulife a lancé une suite de FNB d’allocation d’actifs, déclinée en profils prudent, équilibré et croissance.

Création nettes cumulées de 73 G$ au 30 avril

Au 30 avril 2026, les créations nettes cumulées dans les FNB canadiens ont atteint 73 G$ pour les quatre premiers mois de 2026. Les actions représentent 65 % du total des entrées depuis le début de l’année. La tendance à la « diversification hors de l’Amérique du Nord » a stimulé les entrées vers les marchés développés, émergents et les actions mondiales, signalent les analystes de BNMF. Toutefois, ils ajoutent que cette tendance montre des signes d’essoufflement.

Hormis les sorties nettes des FNB d’actions du secteur financier, qui totalisent 1 G$ depuis le début de l’année, tous les autres secteurs ont enregistré des entrées nettes. Depuis janvier, les FNB d’actions pondérés en fonction de la capitalisation boursière ainsi que les FNB d’actions à de dividendes et de revenus ont capté la part du lion des créations nettes. Les FNB à facteur unique momentum et valeur suivent sur le plan des créations nettes fonds d’actions, puis les FNB multifactoriels.

Les FNB du marché monétaire ont attiré moins d’entrées nettes que l’an dernier à la même époque, alors que les tarifs douaniers américains avaient provoqué un déplacement des investissements vers des actifs moins risqués. Les FNB d’allocation d’actifs demeurent chouchou des investisseurs, représentant environ 10 % des actifs détenus dans des FNB canadiens (83 G$ en actifs à la fin d’avril).

Les FNB canadiens de cryptoactifs affichent des sorties nettes de 5 M$ en avril, pour un actif total sous gestion de 6,4 G$ à la fin d’avril.

Les FNB canadiens intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont enregistré des entrées nettes de 550 M$ en avril, ce qui représente leur meilleur résultat de l’année, grâce principalement aux FNB indiciels Invesco S&P 500 ESG (ESG) et iShares ESG Aware MSCI marchés émergents (XSEM), indique BNMF. Pour les quatre premiers mois de 2026, les créations nettes en FNB de type ESG étaient de 952 M$.

En avril, un nouveau FNB ESG a été inscrit au Canada : le FNB First Trust Nasdaq Clean Edge SmartS Grid Infrastructure (SGRD), qui offre la même exposition que le FNB américain GRID.

L’article Avril : les FNB de revenu fixe marquent le pas est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les FNB canadiens démarrent l’année en force https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-canadiens-demarrent-lannee-en-force/ Wed, 08 Apr 2026 09:42:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113298 FOCUS FNB — Les créations nettes au premier trimestre représentent près de 50 % de celles de toute l’année 2025.

L’article Les FNB canadiens démarrent l’année en force est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont commencé l’année du bon pied. Pour les trois premiers mois de 2026, ils ont recueilli 60 milliards de dollars (G$) en créations nettes, dont 19 G$ pour le seul mois de mars, selon un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF). L’actif total sous gestion des FNB canadiens atteint désormais 772 G$, réparti entre 49 fournisseurs, selon des données de BNMF et Bloomberg.

En mars 2025, les FNB canadiens avaient engrangé 13,6 G$ en créations nettes et ils totalisaient 545 G$ à la fin du premier trimestre. Pour rappel, la guerre tarifaire lancée par le gouvernement des États-Unis au début de l’année 2025 avait alors stimulé la demande de FNB d’actifs non américains.

Les FNB d’actions toujours portés par l’international

Au premier trimestre 2026, les FNB canadiens d’actions ont dominé le marché. Durant les trois premiers mois de l’année, ils ont attiré 37,5 G$ d’entrées nettes, dont 12 G$ pour le seul mois de mars, malgré les tensions géopolitiques et les baisses liées à la flambée des prix du pétrole, si bien qu’ils totalisent désormais 497,6 G$ d’actifs sous gestion, ce qui représente 64 % du marché total.

Les FNB d’actions internationales ont connu la croissance la plus marquée avec plus de 18 G$ d’entrées nettes depuis le début de l’année, dont 5,3 G$ en mars. Les FNB d’actions des marchés développés et des marchés mondiaux ont attiré chacun plus de 2 G$ de créations nettes en un mois. Les fonds d’actions canadiennes devancent légèrement les FNB d’actions américaines, avec des créations nettes respectives de 9,8 G$ et 9,1 G$ pour le premier trimestre de 2026. Les entrées nettes de mars se sont élevées à 3,7 G$ et 3 G$ respectivement pour ces deux régions. Les FNB d’actions consacrés aux marchés émergents ont progressé dans la même proportion, pour un total de 226 M$ en mars.

Les FNB d’actions pondérés en fonction de la capitalisation boursière ont capté la plupart des entrées nettes (19,5 G$) pour le premier trimestre de 2026, suivis des FNB axés sur le dividende et le revenu avec 5 G$. Les stratégies factorielles ont aussi affiché de bons résultats, notamment les FNB d’actions qui ciblent le facteur momentum (592 M$). Ces créations nettes ont représenté 35 % des actifs des FNB de ce sous-secteur. Les FNB d’actions de type valeur ont pour leur part connu des créations nettes trimestrielles de 1,1 G$, ce qui représente 23 % des actifs des FNB de ce sous-secteur.

En mars, tous les FNB sectoriels ont bénéficié d’entrées nettes, sauf les matières premières, dont le fonds XGD. Les métaux précieux et de base ont été marqués par la volatilité en raison de la hausse des taux réels, du dollar américain et de perspectives incertaines sur la demande, signale BNMF.

Les FNB d’actions du secteur financier (ZEB, XFN) dominent avec des entrées nettes de 435 M$, malgré des rachats nets totaux de 317 M$ sur l’ensemble du premier trimestre de 2026. Les FNB d’actions des secteurs des services publics (232 M$) et de l’énergie (158 M$) ont connu en mars des entrées nettes qui correspondaient à une part importante de leur actif de janvier dernier, soit respectivement de 4,8 % et de 4,0 %. Les investisseurs cherchant à se protéger de l’inflation ont également effectué des rotations depuis les thèmes de l’intelligence artificielle (IA) et de l’innovation vers l’infrastructure et l’agriculture, mentionnent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma.

Le revenu fixe bien présent

Les FNB canadiens de titres à revenu fixe ont continué sur leur lancée en mars avec 4,9 G$ d’entrées nettes. Les FNB d’obligations canadiennes de type agrégées constituent le sous-segment le plus important avec 58,7 G$ d’actifs sous gestion et 4,3 G$ d’entrées nettes au premier trimestre. Les FNB du marché monétaire ont collecté 897 M$ de créations nettes en mars, leur meilleur mois de l’année à ce jour.

Les FNB obligataires nord-américaines ont été en demande avec des créations nettes correspondant à 20 % de leurs actifs depuis le début de l’année, pour un actif sous gestion totalisant 17,7 G$, dont 3 G$ de créations nettes pour les trois premiers mois de l’année. Les fonds d’obligations à court terme ont attiré près de 2,7 G$ de créations nettes et les FNB du marché monétaire ont capté 963 M$ au premier trimestre.

Les FNB de matières premières ont ralenti le pas en mars, passant de plus de 300 M$ d’entrées nette en février à un résultat quasi nul le mois suivant. En raison de la volatilité sur les marchés notamment de l’or et de l’argent, les investisseurs se sont tournés vers des FNB à effet de levier et inversés à réinitialisation quotidienne, signale le rapport.

Les 5 fournisseurs ayant attiré le plus de créations nettes au premier trimestre sont :

  • RBC iShares (19,4 G$)
  • Vanguard (9,0 G$)
  • TDAM (5,5 G$)
  • Fidelity (5,4 G$)
  • BMO (4,4 G$)

Les 5 FNB ayant récolté les plus importantes créations nettes au premier trimestre :

  • XIC (3 G$)
  • XEQT (2,9 G$)
  • VEQT (1,9 G$)
  • XSTH (1,7 G$)
  • FBAL (1,5 G$)

Les FNB ayant connu les rachats nets les plus importants au premier trimestre sont :

  • ZEB (-507 M$)
  • ZST (-398 M$)
  • HXS (-333 M$)

Cryptoactifs et ESG

Les FNB de cryptoactifs enregistrent 156 M$ d’entrées nettes au premier trimestre, dont 26 M$ au mois de mars, ce qui porte à 6 G$ leur actif total sous gestion.

Les FNB canadiens intégrants des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) totalisent quant à eux près de 22 G$ d’actifs. Les entrées nettes au premier trimestre atteignent 401 M$ au premier trimestre, alors que le secteur connaissait des rachats nets de 81 M$ au mois de mars.

29 nouveaux FNB lancés en mars

Une douzaine de fournisseurs ont lancé 29 nouveaux FNB sur le marché en mars, couvrant entre autres des stratégies de fonds passifs à faibles frais, multi-factorielles, optionnelles et de gestion active. CIBC a lancé en partenariat avec Avantis et une série de quatre FNB couvrant actions mondiales, marchés émergents, petites et moyennes capitalisations mondiales et actions internationales. BMO a lancé sa nouvelle gamme Market+ en cinq fonds. Vanguard a introduit un FNB d’actions américaines à dividende élevé (VUDV), tandis que Dynamic a lancé un FNB multi-cryptoactifs à gestion active (DXMC) et Global X a lancé un FNB NYSE 100. Guardian a lancé une série de fonds d’actions actifs et un fonds obligataire court terme

L’arrivée d’un nouveau fournisseur sur le marché des FNB canadiens, LightWater Partners, qui a lancé le 31 mars à la Bourse de Toronto le FNB All-Canadian Oil & Gas (COIL), un fonds ciblant les sociétés pétrolières et gazières à moyenne capitalisation et offrant une exposition à la production, au transport et aux services, porte à 49 le nombre de fournisseurs de FNB au Canada.

L’article Les FNB canadiens démarrent l’année en force est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Cryptoactifs : valeurs mobilières ou non ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/cryptoactifs-valeurs-mobilieres-ou-non/ Mon, 16 Feb 2026 12:09:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112541 ZONE EXPERTS — Analyse de l’approche de l’AMF à travers l’affaire Gagnon.

L’article Cryptoactifs : valeurs mobilières ou non ? est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Au cours de la dernière année, les cryptoactifs ont occupé une place prépondérante dans les préoccupations des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (« ACVM »), représentant plus des trois quarts des mises en garde publiées par celles-ci. La multiplication des sanctions imposées en matière de cryptoactifs illustre l’intérêt croissant des ACVM accordé à la réglementation de ces actifs, comme en témoignent notamment les décisions Gagnon[1] et Xt.com[2].

Les cryptoactifs sont des actifs numériques qui reposent sur la cryptographie, une méthode de sécurisation des données utilisant un réseau « peer-to-peer » et un registre distribué pour enregistrer les transactions de manière décentralisée. Les cryptoactifs suscitent un intérêt grandissant au Québec et ailleurs au Canada. Toutefois, leur statut juridique demeure incertain au regard de la Loi sur les valeurs mobilières du Québec[3]LVM »), soulevant ainsi des questions quant à leur encadrement réglementaire.

Cryptoactifs : des contrats d’investissement ?

Les cryptoactifs ne sont pas explicitement visés par la LVM. Toutefois, la loi s’applique à certaines formes d’investissement, dont le « contrat d’investissement ». Selon l’article 1 LVM, un contrat d’investissement est défini comme un « contrat par lequel une personne s’engage, dans l’espérance du bénéfice qu’on lui a fait entrevoir, à participer aux risques d’une affaire par la voie d’un apport ou d’un prêt quelconque, sans posséder les connaissances requises pour la marche de l’affaire ou sans obtenir le droit de participer directement aux décisions concernant la marche de l’affaire »[4].

L’article 2 LVM précise que l’application de la loi doit être adaptée selon la forme de l’investissement.

Pour déterminer si une opération liée aux cryptoactifs constitue un contrat d’investissement, le Tribunal des marchés financiers (« TMF ») considère cinq critères développés dans la jurisprudence et codifiés dans la loi[5] :

  1. Engagement contractuel ;
  2. Attente de profit ;
  3. Contribution ;
  4. Participation au risque ; et
  5. Absence de contrôle ou de connaissance de l’investisseur.

C’est par l’entremise de l’application de ces critères que l’on tente d’assujettir les cryptoactifs à la LVM.

L’approche du TMF

L’AMF et le TMF adoptent une approche au cas par cas pour qualifier les activités liées aux cryptoactifs. Deux décisions récentes illustrent cette approche : l’affaire Gagnon et la décision XT.com.

  1. a) L’affaire Gagnon

Dans cette affaire, l’AMF reproche à Alexandre Gagnon et à 9452-7538 Québec inc. d’avoir effectué le placement de contrats d’investissement sans prospectus et sans inscription, tout en manipulant potentiellement le cours de certains cryptoactifs. Le TMF a conclu que la proposition de négocier des jetons de cryptoactifs pour le compte d’investisseurs, en échange d’une rémunération proportionnelle aux profits, constituait un contrat d’investissement. Cependant, le TMF a précisé que l’abonnement à des groupes privés pour recevoir des indications d’acheter ou de vendre des cryptoactifs n’était pas considéré comme un contrat d’investissement, car les investisseurs conservaient leur autonomie décisionnelle et il n’y avait pas de contribution.

Le TMF s’est inspiré de la décision Ripple Labs[6], distinguant les situations où une contribution sert à financer une entreprise (contrat d’investissement) des opérations spéculatives sur le marché secondaire, qui ne relèvent généralement pas de la LVM. Ainsi, la qualification juridique d’un cryptoactif doit s’apprécier selon la réalité économique propre à chaque transaction.

  1. b) La décision XT.com

La décision XT.com, quant à elle, porte sur une plateforme de négociation de cryptoactifs. La plateforme, XT.com Exchange, offrait des produits d’investissement liés aux cryptoactifs au Québec, y compris des contrats sur cryptoactifs, des contrats sur cryptoactifs non fongibles (NFT), des contrats à terme (futures contracts), des programmes de rendement (savings programs) et des contrats liés à la validation par preuve d’enjeu (staking contracts). Le TMF a jugé que les produits offerts sur la plateforme, à l’exception des contrats à terme qui constituaient des dérivés, étaient des contrats d’investissement et qu’ils avaient été placés sans prospectus, contrevenant à la LVM. Le TMF est arrivé à cette conclusion notamment puisque les investisseurs n’avaient aucun pouvoir décisionnel sur la marche de l’affaire et devaient s’en remettre entièrement aux décisions et à l’expertise de la plateforme de cryptoactifs.

Un sujet en évolution

La jurisprudence tend vers une interprétation large de la LVM pour encadrer les cryptoactifs. Malgré l’ambiguïté législative qui persiste, les ACVM ont récemment publié des modifications au Règlement 81-102 sur les fonds d’investissement afin de codifier les pratiques des fonds d’investissement qui investissent dans les cryptoactifs. Cela marque un virage vers une réglementation plus claire des cryptoactifs.

Le présent article ne constitue pas un avis juridique.

Par Me Sarah Woods, avec la collaboration de Me Vincent Leduc et Nerissa Lu, respectivement associée, sociétaire et étudiante chez McCarthy Tétrault, S.E.N.C.R.L.

[1] Autorité des marchés financiers c. Gagnon, 2025 QCTMF 56.

[2] Autorité des marchés financiers c. XT.com Exchange (XT Exchange et XT.com), 2023 QCTMF 62.

[3] Loi sur les valeurs mobilières, RLRQ, c. V-1.1.

[4] Loi sur les valeurs mobilières, préc., note 3, art. 1.

[5] Autorité des marchés financiers c. Gagnon, préc., note 2, par. 42, 59 et 77 ; Autorité des marchés financiers c. XT.com Exchange (XT Exchange et XT.com), préc., note 1, par. 53-136.

[6] Securities Exchange Commission (SEC) v. Ripple Labs, Inc., Bradley Garlinghouse et Christian A. Larsen, 20 Civ. 10832 (AT), Case 1:20-cv-10832-AT-SN Document 874 Filed July 13, 2023 (voir: https://storage.courtlistener.com/recap/gov.uscourts.nysd.551082/gov.uscourts.nysd.551082.874.0.pdf).

L’article Cryptoactifs : valeurs mobilières ou non ? est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Janvier : entrées nettes records en FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/janvier-entrees-nettes-records-en-fnb-canadiens/ Wed, 11 Feb 2026 11:24:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112340 FOCUS FNB – C’est la première fois que les entrées nettes mensuelles dépassent les 20 G$.

L’article Janvier : entrées nettes records en FNB canadiens est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Malgré des remous géopolitiques en début d’année, le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) commence 2026 en lion. En janvier, les FNB canadiens enregistrent des créations nettes de 22,3 milliards de dollars (G$), battant le record mensuel établi en décembre, et ce malgré une activité habituellement au ralenti en début d’année, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes importantes le mois dernier, à l’exception des FNB de cryptoactifs. L’actif total sous gestion des FNB canadiens s’élève désormais à 744 G$, selon des données de BNMF et de Bloomberg.

Les FNB d’actions dominent

Les FNB canadiens d’actions affichent des créations nettes de 14,6 G$ en janvier, comparativement à 10 G$ en décembre. Les fonds d’actions internationales continuent à mener le bal dans cette catégorie, avec des entrées nettes combinées de 7 G$ dans les marchés mondiaux, développés et émergents.

Les fonds d’actions canadiennes enregistrent 4 G$ d’entrées nettes, tandis que les fonds d’actions américaines attirent 3,4 G$, soit un peu plus qu’en décembre.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent les créations nettes (7 G$), suivis par les FNB sectoriels (1,7 G$) et les FNB de dividende (1,5 G$). L’actif sous gestion dans les FNB canadiens d’actions atteint désormais près de 480 G$.

Les matières premières en vedette

« Les FNB canadiens et mondiaux axés sur les matières premières, incluant les métaux de base et le cuivre, ont profité de la solide performance du secteur, qui s’est hissé au premier rang de l’indice composé depuis le début de l’année, devançant le secteur de l’énergie de près de 10 % », signalent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma.

Les FNB liés aux matières premières ont enregistré 872 M$ d’entrées nettes en janvier, en particulier dans l’or. Parmi les FNB d’actions sectorielles, les fonds qui couvrent les secteurs des technologies (398 M$) et des services publics (317 M$) ont également enregistré des entrées nettes pour le premier mois de l’année.

L’énergie à contre-courant

Les FNB d’actions du secteur de l’énergie — l’un des seuls secteurs à afficher des sorties nettes, avec celui de l’immobilier en janvier — ont subi des rachats nets de près de 200 M$. BNMF attribue ce recul à la chute des prix du pétrole liée aux événements géopolitiques au Venezuela en début d’année, marqués par l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier par les États-Unis.

« Certains investisseurs semblent adhérer à l’idée que le pétrole lourd vénézuélien concurrence les exportations énergétiques canadiennes », indique le rapport de BNMF.

Les FNB d’actions multifactoriels enregistrent des entrées nettes de 377 M$ en janvier. Les investisseurs se sont également tournés vers les FNB mondiaux à gestion active et les FNB de sociétés à petite capitalisation, selon le rapport.

Les FNB ESG en progression

Les FNB ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) enregistrent 218 M$ de créations nettes en janvier, comparativement à 135 M$ en décembre.

Le fonds XSEM a enregistré à lui seul près de 200 M$ d’entrées nettes, en lien avec la forte performance des marchés émergents, signale BNMF. Les FNB ESG des marchés émergents dominent d’ailleurs cette catégorie en janvier (223 M$), suivis de ceux axés sur l’environnement.

Les FNB ESG axés sur les actions canadiennes sont les seuls de cette catégorie à enregistrer des rachats nets (284 M$).

Appétit pour les FNB de titres à revenu fixe

Les FNB de titres à revenu fixe enregistrent 4 G$ de créations nettes en janvier, soit un peu moins qu’en décembre, ce qui porte l’actif sous gestion dans cette catégorie à 186,5 G$.

La part du lion sur le plan des entrées nettes est allé aux FNB de titres à revenu fixe avec échéances mixtes (broad) avec 2,5 G$ en janvier.

À l’exception des FNB à échéance à très court terme, qui ont enregistré des sorties nettes (77 M$), tous les autres segments affichent des créations nettes, menées par les FNB de titres à rendement réel (578 M$), les FNB à moyen terme (477 M$) et à court terme (403 M$).

Les FNB de titres à revenu fixe qui détiennent des titres canadiens ont dominé les entrées nettes en janvier (1,8 G$), suivis par les FNB de titres à revenu fixe américains et d’Amérique du Nord (1,3 G$). Les FNB obligataires étrangers ont attiré 743 M$, dominés par des fonds à gestion active, précise BNMF.

Les FNB à effet de levier et inverse affichent le deuxième plus fort taux de croissance relative parmi toutes les catégories. Les FNB multiactifs récoltent 1,9 G$ d’entrées nettes, tandis que les FNB de répartition d’actifs engrangent 1,7 G$ de création nette.

Les FNB de cryptoactifs affichent des entrées nettes de 10 M$, comparativement à 121 M$ en décembre, essentiellement dans les FNB Bitcoin à faible ratio de frais de gestion.

Principaux acteurs et produits

En janvier, RBC iShares arrive en tête des fournisseurs pour les créations nettes, avec 7,8 G$, suivi par Vanguard (3,1 G$), BMO (2,1 G$), Fidelity (1,9 G$) et TD (1,7 G$).

Les fonds ayant attiré le plus de créations nettes en janvier sont XEQT, XIU, VEQT, XIC et XSTH. NSCE, XEG et ZCS enregistrent quant à eux les plus importants rachats nets.

Le rythme des lancements de nouveaux FNB canadiens s’est accéléré en janvier 2026 par rapport à décembre 2025, avec 23 nouveaux produits lancés sur le marché. Harvest, CI, Fidelity et AGF ont élargi leurs gammes avec des FNB de répartition d’actifs, de rendement bonifié, de stratégies à options et de fonds thématiques. D’autres fournisseurs ont par ailleurs lancé des FNB à gestion active, des stratégies acheteur/vendeurs (long/short) et des fonds obligataires en devises américaines.

L’article Janvier : entrées nettes records en FNB canadiens est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
2025 : une autre année record pour les FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/2025-une-autre-annee-record-pour-les-fnb-canadiens/ Wed, 14 Jan 2026 11:43:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111831 FOCUS FNB – Les créations nettes atteignent 125 milliards de dollars.

L’article 2025 : une autre année record pour les FNB canadiens est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont connu une année historique en 2025, avec des créations nettes record de 125 milliards de dollars (G$), selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). Les actifs sous gestion (ASG) des FNB canadiens atteignaient à la fin de décembre 713 G$, avec un taux de croissance annuel composé de 23 % sur les dix dernières années.

En 2024, les FNB canadiens avaient déjà dépassé de 45 % le précédent record établi en 2021 sur le plan des créations nettes annuelles de FNB canadiens, en raison de la confiance accrue des investisseurs et à une offre de produits plus diversifiée.

En 2025, les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes. Les FNB d’actions ont été les plus prisés en 2025, avec des créations nettes 66 G$, dont 10 G$ en décembre, portant leur ASG à 458 G$.

En 2025, les FNB d’actions internationales ont tenu le haut du pavé avec des entrées nettes de 33 G$ pour l’année, suivies par les FNB d’actions américaines (20 G$) et les FNB d’actions canadiennes (13,5 G$). En décembre, les entrées nettes se sont élevées à 4,2 G$ pour les FNB d’actions internationales, 3,1 G$ pour les FNB d’actions canadiennes et 2,5 G$ pour les fonds d’actions américaines.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent avec 35 G$ de créations nettes en 2025, suivis par les FNB de dividendes (8 G$) et les FNB factoriels à faible volatilité (3,5 G$). Les FNB thématiques ont récolté 2,2 G$ de créations nettes en 2025.

Sur le plan des FNB d’actions sectorielles, les FNB qui ciblent le secteur des services publics enregistrent les plus importantes créations nettes de l’année (851 M$), tandis que ceux qui ciblent les services financiers, l’immobilier, l’énergie et la technologie connaissent des rachats nets.

Les FNB d’actions ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont récolté des créations nettes de 1,2 G$ en 2025, dont 135 M$ en décembre. Les FNB ESG axés sur l’environnement ont connu le plus de succès, avec des créations nettes de 72 M$ pour le mois. Sur l’année, les FNB ESG du marché américain ont dominé le marché, suivis de ceux des marchés émergents et développés.

FNB de revenu fixe en demande

Les FNB de titres à revenu fixe ont enregistré des créations nettes de 37 G$ en 2025, dont 4,4 G$ en décembre, pour un ASG total de 183 G$ à la fin de décembre. Les FNB d’obligations canadiennes totales (aggregate) arrivent en tête avec 12 G$ d’entrées nettes de 2025, suivies par les FNB d’obligations corporatives (9 G$) et les FNB du marché monétaire (7 G$). Les FNB d’obligations gouvernementales canadiennes ont, quant à elles, connu des rachats nets l’an dernier.

Les FNB multi-actifs ont enregistré des entrées nettes de 12 G$ en 2025, dont 1,3 G$ en décembre, tandis que les FNB de cryptoactifs ont connu une année en dents de scie avec 933 millions de dollars (M$) de créations nettes, dont 121 M$ en décembre, portant leur ASG à 8 G$.

Malgré « une année marquée par la guerre commerciale, le développement accéléré des technologies et les turbulences géopolitiques », la valeur des transactions sur FNB a explosé, atteignant 1,2 billion de dollars (soit 4,6 milliards de dollars par jour), surpassant de 47 % le record de 2024, souligne le rapport.

Sur 10 ans (de 2015 à 2025), les FNB canadiens ont connu une croissance importante : leur nombre est passé de 414 à 1792 et l’ASG a grimpé de 90 G$ à 714 G$.

Pour l’année 2025, RBC iShares s’est taillé la part du lion, avec des créations nettes de 28 G$, suivi de BMO et Vanguard (18 G$ chacune), Fidelity (12 G$), TDAM et Mackenzie (7 G$ chacune). RBC iShares détient actuellement l’ASG le plus important en FNB canadiens (196 G$), devant BMO (150 G$), Vanguard (105 G$), Global X (44 G$) et TDAM (29 G$).

Les FNB ayant attiré les plus importantes créations nettes en 2025 sont : iShares Core Equity ETF Portfolio (XEQT) (4,7 G$), Vanguard S&P 500 Index ETF (VFV) (4,2 G$), Fidelity All-in-One Balanced ETF (FBAL) (3,7 G$), Vanguard All-Equity ETF Portfolio (VEQT) (3 G$) et iShares Core MSCI EAFE IMI Index ETF (XEF) (2,7 G$). BMO Long Federal Bond Index ETF (ZFL) a enregistré les plus importants rachats nets.

L’année a également été marquée par le lancement de 364 nouveaux FNB, ce qui porte le compte à 1792 FNB au Canada. De plus, quatre fournisseurs ont rejoint le marché canadien : Capstone Asset Management, Rocklinc Investment Partners, SLGI Asset Management et True Exposure Investments, portant à 48 le nombre total de fournisseurs de FNB au Canada.

L’article 2025 : une autre année record pour les FNB canadiens est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Fraude en ligne : les régulateurs ferment des milliers de sites frauduleux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/fraude-en-ligne-les-regulateurs-ferment-des-milliers-de-sites-frauduleux/ Tue, 23 Dec 2025 11:23:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111638 Plus de 3 900 plateformes et sites liés à des escroqueries ont été mis hors ligne.

L’article Fraude en ligne : les régulateurs ferment des milliers de sites frauduleux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les autorités de réglementation intensifient la lutte contre la fraude et les escroqueries en ligne en fermant des milliers de fausses plateformes de cryptoactifs et de sites Web soupçonnés d’orchestrer des fraudes à l’investissement.

Dans un communiqué conjoint publié jeudi, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) et l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) indiquent qu’entre le 5 juin et le 23 novembre, elles ont mis hors ligne plus de 3 900 plateformes et sites frauduleux, qui utilisaient plus de 6 900 adresses Web.

Le fait de cibler les fraudes à l’investissement en ligne à la source devient une tactique de plus en plus utilisée par les régulateurs des valeurs mobilières à l’échelle mondiale.

En mai, l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) a exhorté les fournisseurs de plateformes Internet à contribuer à la lutte contre la fraude en ligne en collaborant avec les régulateurs et en effectuant une diligence raisonnable à l’égard de leurs utilisateurs, afin d’empêcher les acteurs malveillants d’utiliser leurs services pour des activités frauduleuses et des abus envers les investisseurs.

La Financial Conduct Authority du Royaume-Uni et l’Australian Securities and Investments Commission ont également fait état d’efforts actifs et continus visant à retirer des sites Web et des publicités sur les médias sociaux soupçonnés de faciliter des fraudes en ligne, ainsi qu’à faire retirer des applications des boutiques numériques de géants technologiques comme Google et Apple.

« Aidé par les progrès technologiques, le nombre de sites Web d’investissement frauduleux a augmenté de façon marquée au cours des dernières années, et cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale des ACVM visant à lutter contre la fraude financière en ligne et à renforcer la protection des investisseurs à l’ère numérique », souligne Stan Magidson, président des ACVM ainsi que président et chef de la direction de la Commission des valeurs mobilières de l’Alberta, dans un communiqué.

« La protection proactive des investisseurs est au cœur de notre mandat, et cette solution novatrice appuie nos efforts pour mieux protéger les Canadiens contre la fraude à l’investissement », a-t-il ajouté.

De son côté, Grant Vingoe, président du comité de coordination des politiques des ACVM et chef de la direction de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario, a indiqué que « le succès de cette phase initiale démontre que cette technologie peut réellement faire une différence, et les résultats montrent l’impact qu’elle a déjà ».

« En repérant rapidement les sites Web frauduleux, nous prenons des mesures concrètes pour protéger l’avenir financier des Canadiens », ajoute-t-il.

Compte tenu de la hausse marquée des fraudes en ligne, les autorités invitent les investisseurs à signaler les sites soupçonnés d’être frauduleux et à demeurer vigilants face aux signaux d’alerte de la fraude à l’investissement, notamment les promesses de rendements élevés assortis de faibles risques, les tactiques de vente sous pression et les appuis factices.

L’article Fraude en ligne : les régulateurs ferment des milliers de sites frauduleux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Lancement record de FNB en 2025, tiré par les produits spécialisés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/lancement-record-de-fnb-en-2025-tire-par-les-produits-specialises/ Wed, 10 Dec 2025 11:18:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111538 FOCUS FNB — Ces produits sont pourtant souvent très volatils.

L’article Lancement record de FNB en 2025, tiré par les produits spécialisés est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les fonds négociés en Bourse (FNB) spécialisés — dont beaucoup sont fortement volatils — dominent la liste des FNB lancés en 2025, laquelle atteint un record annuel. À quelques semaines de la fin de l’année, l’industrie canadienne des FNB a ajouté environ 300 nouveaux produits en 2025.

Si l’on inclut les séries multiples de certains FNB — par exemple les versions couvertes en dollars canadiens et les versions libellées en dollars américains de fonds existants — le nombre de nouveaux produits cotés atteint 364, portant le total de l’industrie à plus de 1 800 FNB.

Le plus important groupe de nouveaux produits transforme le concept original des FNB en offrant une exposition à une seule action de grande capitalisation américaine ou canadienne. La plupart de ces produits de niche combinent cette exposition ciblée à un effet de levier modéré (1,25 x ou 1.33 x) et une stratégie de vente d’options d’achat couvertes.

Harvest Portfolios Group a été le plus prolifique dans ce sous-segment, ajoutant 27 nouveaux FNB à action unique. Investissements Purpose, qui a lancé cette niche spécialisée en décembre 2022, en a ajouté 17. Ninepoint Partners a lancé pour sa part dix nouveaux FNB.

En poussant l’effet de levier encore plus loin sur des titres individuels, LongPoint Asset Management a fortement élargi sa gamme cette année après son entrée sur le marché des FNB à la fin de 2024.

LongPoint a lancé 15 FNB offrant deux fois la variation quotidienne de titres individuels — principalement les actions américaines des « Sept Magnifiques » et certaines des plus grandes sociétés canadiennes. Par ailleurs, trois FNB de LongPoint adoptent une position « vendeur » et offrent deux fois l’exposition inverse quotidienne sur Nvidia, Tesla, et la canadienne Shopify.

Encore plus spectaculaires, de nouveaux instruments de négociation à triple levier ou levier inverse — sous les marques MegaLong ou MegaShort — offrent une exposition quotidienne à des indices larges, sectoriels, obligataires et de matières premières.

Pour sa part, Global X Investments Canada, pionnière au Canada dans les FNB à levier quotidien et à levier inverse, a élargi sa gamme BetaPro. Parmi les nouveautés figurent des FNB BetaPro qui offrent trois fois les gains ou pertes quotidiens d’indices boursiers larges, sectoriels, et obligataires américains.

Dans la catégorie des cryptoactifs, également très volatile, 19 nouveaux FNB ont été ajoutés par sept sociétés, allant de Gestion d’actifs BlackRock Canada au spécialiste crypto 3iQ Corp. Et comme si les cryptomonnaies n’étaient pas déjà assez risquées, Evolve Funds Group a lancé quatre nouveaux FNB crypto, dont deux avec effet de levier.

Dans le segment des FNB de titres à revenu fixe, le pionnier des FNB obligataires à échéance cible, RBC Gestion mondiale d’actifs, a vu apparaître de nouveaux concurrents en ajoutant trois nouveaux FNB arrivant à échéance à des dates définies.

Banque Nationale Investissements a ajouté six FNB à échéance cible, BMO Gestion mondiale d’actifs et CI Gestion mondiale d’actifs en ont chacun ajouté trois, alors qu’Investissements Mackenzie en a lancé deux. Gestion de Placements TD et Guardian Capital ont ajouté respectivement trois et deux nouveaux produits, portant le total à 22 FNB à échéance cible cette année.

Une gamme de FNB de revenu fixe spécialisés qui a proliféré en 2025 vise à investir dans des obligations structurées adossées à des prêts (CLO). Il s’agit de portefeuilles de prêts vendus par des gestionnaires de CLO à des investisseurs institutionnels, incluant les sociétés de FNB.

Après l’inscription à la cote du Brompton Wellington Square AAA CLO ETF en avril, des FNB CLO ont été lancés par BMO, CIBC, Mackenzie et RBC. Ces FNB ont été précédés en septembre de l’an dernier par Corton Enhanced Income Fund, le seul FNB offert par la société torontoise Corton Capital.

Dans les grandes catégories d’actions — et malgré le conflit tarifaire avec le voisin du Sud — la plus forte expansion s’est produite dans la catégorie déjà bien servie des actions américaines.

J.P. Morgan Asset Management Canada, qui est entré sur le marché canadien des FNB à la fin de 2024, a ajouté trois stratégies actions américaines en 2025 : noyau, valeur et croissance.

Un lancement distinctif provient de BMO, avec le FNB BMO d’actions américaines axées sur le capital humain (ZHC), qui sélectionne des sociétés reconnues pour leur culture organisationnelle forte, susceptibles de surperformer le marché.

Parmi les autres nouveaux FNB actions américaines de cette année — chez CIBC, Evolve et Hamilton — on retrouve des stratégies de génération de revenu telles que la vente d’options d’achat couvertes, parfois combinées à l’effet de levier.

La grande majorité des nouveaux produits ont été lancés par des émetteurs de FNB déjà établis. L’exception notable est Placements mondiaux Sun Life, qui a pris pied modestement en septembre avec trois FNB de titres à revenu fixe.

Même si les lancements sont plus nombreux, plusieurs produits ont été fermés. Les victimes incluent divers mandats spécialisés, tels que les FNB de crédits carbone, abandonnés par Global X, Ninepoint et TD.

D’autres mandats de niche ont disparu en 2025, dont les FNB liés au métavers de CI et Global X, et le Purpose Marijuana Opportunities Fund.

Avec la disparition des FNB de crédits carbone, l’année a également été marquée par des réductions importantes chez Invesco Canada dans ses FNB à mandat axé sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Invesco, qui avait fait de l’investissement ESG l’un des thèmes centraux de sa gamme, a éliminé sept FNB ESG.

Une autre stratégie d’investissement responsable qui n’a pas survécu en 2025 est le Global X S&P Green Bond Index ETF, lancé en 2021 — le premier FNB canadien investissant dans des obligations vertes destinées à financer des projets à objectifs environnementaux précis.

Étant donné que de nombreux nouveaux FNB relèvent de mandats de niche plutôt que de concurrents directs aux chefs de file du marché, l’élargissement des gammes de FNB ne s’est pas forcément traduit par des gains en parts de marché pour certains émetteurs.

Parmi les trois grands manufacturiers de l’industrie canadienne des FNB, seul le deuxième, BMO, a été actif avec 24 nouveaux FNB, alors que BlackRock, le leader du marché, n’en a ajouté que quatre.

Pourtant, la part de marché de BlackRock établie en fonction de l’actif en FNB canadiens a légèrement augmenté pour atteindre 25,7 % au 31 octobre 2025, selon l’Association canadienne des FNB. Or, celle de BMO a reculé à 21,8 % à la même, soit une baisse de deux points de pourcentage par rapport à sa part de marché de décembre 2024.

Pendant ce temps, le troisième acteur, Vanguard Investments Canada — qui mise sur des stratégies indicielles à faibles frais de gestion — n’a apporté aucune modification à sa gamme depuis un an. L’absence de nouveaux produits à promouvoir ne lui a pas nui : la part de marché de Vanguard a progressé à 14,4 % à la fin d’octobre, soit 40 points de base de plus que depuis le début de l’année.

L’article Lancement record de FNB en 2025, tiré par les produits spécialisés est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>