CAQ | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/caq/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 19 Mar 2026 12:27:16 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png CAQ | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/caq/ 32 32 Budget du Québec : les principaux points à retenir https://www.finance-investissement.com/nouvelles/budget-du-quebec-les-principaux-points-a-retenir/ Thu, 19 Mar 2026 12:27:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113077 Déficit, infrastructures et croissance économique marquent l’exercice 2026-2027.

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Voici les points saillants du budget présenté mercredi par le ministre des Finances, Eric Girard :

  • Le gouvernement prévoit un déficit de 8,6 milliards de dollars (G$) pour l’année financière 2026-2027, en tenant compte du versement au Fonds des générations (6,3 G$ si l’on exclut ce versement). Il s’agit d’une réduction par rapport au déficit de 9,9 G$ de 2025-2026 (7,7 G$ en excluant le versement).
  • Québec vise toujours le retour à l’équilibre budgétaire pour 2029-2030. Le déficit après versement au Fonds des générations devrait ainsi être ramené à 5,7 G$ en 2027-2028, puis à 1,5 G$ en 2028-2029.
  • Québec rehausse de 5 G$ sur six ans les investissements en infrastructures, pour porter à 167 G$ le Plan québécois des infrastructures (PQI). Le gouvernement dit vouloir cibler les secteurs prioritaires, soit la santé et les services sociaux, l’éducation et l’enseignement supérieur, le transport collectif et le réseau routier. La part des sommes investies qui sera allouée au maintien en bon état des infrastructures existantes passe à 71 %, en hausse par rapport à 65 % dans le PQI précédent.
  • Après une faible progression du produit intérieur brut de 0,8 % en 2025, le gouvernement prévoit une croissance de 1,1 % en 2026 et de 1,4 % en 2027. Le ministre Girard estime que la révision de l’accord Canada-États-Unis-Mexique est la menace la plus importante qui pèse sur l’économie québécoise.
  • Les dépenses du gouvernement, en incluant le service de la dette, doivent augmenter de 1,5 % en 2026-2027, ce qui représente un coup de frein par rapport à la hausse de 4,3 % de l’année financière précédente.
  • Le ministre Girard dit avoir prévu une marge de manœuvre de 250 millions de dollars (M$) pour des engagements ou des mesures que souhaiterait mettre en place le nouveau premier ministre (Christine Fréchette ou Bernard Drainville) qui succédera à François Legault le mois prochain. Le nouveau chef de la Coalition avenir Québec pourrait aussi puiser dans la provision pour éventualités (2 G$ pour la présente année financière).
  • Le budget prévoit 581,3 M$ en cinq ans pour le soutien aux PME, dont 365,1 M$ pour les entreprises et les communautés forestières. Le secteur forestier est présentement confronté à des droits de douane de 45 % de la part des États-Unis.
  • Le gouvernement entend consacrer 119 M$ sur cinq ans pour le maintien du financement de la culture à l’école et aux sorties scolaires en milieu culturel.
  • Le gouvernement entend consacrer 280,4 M$ sur cinq ans pour soutenir le secteur audiovisuel québécois, dont 12,2 M$ pour ajuster le crédit d’impôt pour la production cinématographique ou télévisuelle.
  • Québec prévoit 40,2 M$ sur cinq ans pour la mise en place d’un Crédit d’impôt remboursable pour les médias d’information québécois (CMIQ), qui viendra remplacer le crédit d’impôt déjà en place pour ce secteur. Le CMIQ vise à soutenir la presse d’information écrite, la télévision généraliste privée, la radio commerciale ainsi que les agences de presse.

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Le budget du Québec divise les acteurs économiques et sociaux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-budget-du-quebec-divise-les-acteurs-economiques-et-sociaux/ Thu, 19 Mar 2026 12:20:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113075 PME, syndicats et municipalités dénoncent des mesures jugées insuffisantes.

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Plusieurs groupes ont réagi mercredi au dépôt du huitième budget du ministre des Finances du Québec, Eric Girard. Voici certaines de ces réactions.

Affaires

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) estime que le budget est « sans mesures fortes pour soutenir les PME », ne ciblant pas « les fondamentaux qui freinent leur croissance et l’augmentation de leur productivité ».

« Si le gouvernement souhaite prioriser l’appui des entreprises, en particulier des PME, il doit s’attaquer à son régime fiscal injuste et à son système réglementaire et administratif handicapant. Ce budget est encore une occasion manquée », avance le vice-président pour le Québec à la FCEI, François Vincent.

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) se montre également critique, ne s’attendant pas à « beaucoup d’impact sur les décisions d’investissement des entreprises ».

« L’ajout de sommes d’argent dans différents programmes ciblés ne va ni alléger le fardeau fiscal trop élevé de nos entreprises, ni réduire la complexité bureaucratique pour avoir accès à ces sommes. […] Une baisse du taux d’impôt serait beaucoup plus structurante, c’est donc un rendez-vous raté », a affirmé la présidente-directrice générale de la FCCQ, Véronique Proulx.

Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) présente sa réaction « en demi-teinte ». L’organisme salue notamment l’enveloppe de 375 M$ pour appuyer les entreprises et encourager l’innovation. Il voit toutefois « certains angles morts » pouvant « faire mal aux entreprises », comme l’absence d’aide spécifique à certains secteurs visés par les droits de douane américains.

« Il y a toutefois une occasion à saisir, le ministre Girard a annoncé une provision substantielle pour la personne qui prendra la tête du gouvernement en avril. Nous nous attendons à ce que le ou la prochain première ministre utilise ces sommes pour soutenir les entreprises manufacturières, notamment celles visées par les tarifs douaniers et pour amener des solutions en matière de main-d’œuvre », soutient la présidente-directrice générale de MEQ, Julie White.

AluQuébec se montre lui aussi déçu, estimant que le budget « ne répond pas à la hauteur des pressions économiques et commerciales qui fragilisent actuellement les équipementiers et transformateurs québécois de l’aluminium ».

Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) accueille plutôt « avec optimisme » le budget qu’il perçoit comme « encourageant » pour le secteur. Il a souligné certains montants, dont les 147 M$ pour maintenir les investissements dans les travaux sylvicoles en forêt publique et les 60 M$ pour un programme d’aide au fonds de roulement.

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) accueille « favorablement l’absence d’importantes nouvelles dépenses et note la présence de certaines mesures ciblées pour renforcer notre économie ».

« La très faible marge de manœuvre budgétaire du gouvernement nous mène à reconnaître ses efforts pour le maintien de la trajectoire vers un retour à l’équilibre budgétaire et une attention accrue au maintien d’actifs dans le Plan québécois d’infrastructures. Toutefois, on constate un saupoudrage de mesures pour les entreprises et aucune réelle avancée fiscale », a dit la présidente et cheffe de la direction du CPQ, Michelle LLambías Meunier.

Syndicats

La Fédération des travailleurs et des travailleuses (FTQ) a déploré « l’absence de vision structurante pour soutenir les travailleurs et travailleuses dans un contexte de turbulences économiques ».

« On tient compte que très partiellement de l’augmentation des inégalités sociales, de la crise de l’habitation, de l’incertitude économique actuelle ou encore de l’urgence de lutter contre les changements climatiques, a réagi la présidente de la FTQ, Magali Picard. Il s’agit d’une autre illustration de la déconnexion de la CAQ par rapport aux attentes et aux besoins de la population québécoise. »

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) juge que « les hausses et mesures annoncées ne prennent pas en compte les besoins réels et tangibles en éducation et ne permettront même pas au minimum de maintenir les services actuels ».

« En observant ce que le gouvernement considère être de nouvelles dépenses en éducation, on constate que la plus importante est celle destinée à compenser le plafonnement de la taxe scolaire. Cette mesure fiscale électoraliste s’effectue donc au détriment d’investissements réels et significatifs qui pourraient permettre d’améliorer le système scolaire, tant pour les profs que pour les élèves », a déclaré Mélanie Hubert, présidente de la FAE.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) avance que le budget « confirme une diminution du financement par élève ». Selon le syndicat, en dollars constants, il passera de 12 034 $ à 11 841 $. Les sommes accordées pour le financement des écoles et des centres ne suffiront pas à maintenir les services, avance le président de la CSQ.

« On ne peut pas prétendre que les services ne seront pas affectés. On l’a dit et on le redit : le Québec est mûr pour une grande réflexion en éducation qui permettrait de nous donner un cap commun », a affirmé Éric Gingras.

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec-FIQ « s’inquiète de l’absence d’investissements structurants pour répondre aux difficultés persistantes ». Mais elle reconnaît l’effort visant à couvrir la croissance des dépenses en santé, avec une hausse prévue de 4,1 %.

« On aurait souhaité des mesures concrètes intégrant les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) pour éviter que les urgences débordent. Une enveloppe est annoncée pour soutenir l’offre de soins, mais il faut encore attendre : rien de concret aujourd’hui », mentionne la présidente de la FIQ, Julie Bouchard.

Pour l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la croissance de 4,1 % des dépenses ne suffit pas. Elle évalue à 4,7 % le financement additionnel « nécessaire pour suivre la croissance des besoins de la population ».

« Le gouvernement Legault laisse les services publics en difficulté, faute de courage pour aller chercher l’argent où il se trouve afin de renforcer son réseau public », a dénoncé le président de l’APTS, Robert Comeau.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) dit accueillir le budget caquiste « avec amertume ». D’une part, « le gouvernement a manqué de courage et n’a pas su s’engager dans des mesures fortes qui auraient permis de se sortir de la crise qui a cours actuellement dans le réseau de la santé et des services sociaux », a déploré le président de la FSSS-CSN, Réjean Leclerc.

D’autre part, la conversion de 5000 places en services éducatifs non subventionnés en places subventionnées est « un petit pas dans la bonne direction », alors que plus de 30 000 enfants n’auront toujours pas accès à une place en service éducatif sans but lucratif, dit le syndicat.

Pour sa part, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) déplore que les régions soient « laissées pour compte ». Elle estime que « le budget appuie timidement les régions avec un maigre 581 M$ sur cinq ans, dans les secteurs du tourisme, de l’agroalimentaire et de la foresterie, et ne mise que très peu sur les PME d’ici et sur leur développement ».

« Pour appuyer le développement des économies régionales, il faut reconnaître leur particularité et ne pas les réduire à des économies touristiques, agroalimentaires ou forestières. Même si ces secteurs sont très importants pour certaines régions, la richesse des régions c’est aussi accroître leur diversité économique et l’engagement de leurs communautés », a déclaré le président de la CSD, Luc Vachon.

La Fédération nationale des communications et de la culture–CSN (FNCC–CSN) se réjouit d’avoir « enfin un appui aux médias électroniques ». En effet, le budget prévoit la création du crédit d’impôt remboursable pour les médias d’information québécois, qui inclut finalement les salles de nouvelles des médias électroniques.

« C’est une revendication historique pour laquelle nous militons depuis des années. De même que la hausse du seuil salarial admissible. Bravo ! La survie de l’information professionnelle en dépend », a déclaré par voie de communiqué la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.

Culture 

Le Réseau Culture 360°, qui regroupe les conseils régionaux de la culture du Québec, s’est dit soulagé par le recul du gouvernement sur les coupes envisagées dans le programme « La culture à l’école » et les sorties scolaires en milieu culturel.

« La diminution du financement de ces mesures qui assurent un lien significatif entre les jeunes et la culture québécoise aurait entraîné des conséquences catastrophiques sur la vitalité culturelle du Québec […] Le maintien de ces mesures phares bénéficiera tant aux jeunes qu’aux artistes et aux organismes culturels de toutes les régions », a commenté la co-présidente du Réseau Culture 360°, Emmanuelle Hébert.

L’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ), ainsi que ses partenaires Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et le Réseau BIBLIO du Québec (RBQ), se disent satisfaits des 31,3 millions pour le projet de Stratégie numérique des bibliothèques publiques du Québec.

« À l’heure actuelle, l’infrastructure numérique des plus de 1000 bibliothèques publiques du Québec accuse un retard important », souligne l’association. Elle spécifie que la stratégie numérique mènera « ni plus ni moins qu’à une révolution numérique du secteur grâce à la mutualisation d’une plateforme moderne et performante ».

L’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) s’est aussi réjouie des investissements prévus en culture, comme ceux dans le budget de la SODEC.

« Ces engagements concrets permettront de soutenir l’écosystème du livre, de favoriser la découvrabilité de notre production et d’encourager la lecture auprès de milliers de jeunes à travers le Québec », a indiqué la directrice générale de l’ANEL, Karine Vachon.

Divers

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) voit un « premier signal modeste d’un réinvestissement dans les infrastructures municipales ». Par contre, les « sommes sont largement insuffisantes pour rattraper le désengagement » des dernières années et répondre aux besoins grandissants des villes.

Les municipalités gèrent plus de 60 % des infrastructures publiques du Québec, mais elles ne reçoivent que 4,4 % des 167 G$ du Plan québécois des infrastructures (PQI), expose l’UMQ.

« Le gouvernement du Québec nous envoie aujourd’hui un modeste signal de réinvestissement qui devra se poursuivre et s’accentuer au cours des prochaines années », a déclaré le président de l’UMQ, Guillaume Tremblay.

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) parle d’une « sobriété budgétaire difficile pour les régions ». Malgré quelques mesures, le budget « laisse les régions en plan ».

« Nous savions que le Québec est dans une situation budgétaire difficile, mais à un moment où la majorité des régions sont dans une situation de déclin démographique, nous aurons besoin d’une vision différente pour nous développer », a affirmé le premier vice-président de la FQM, Michaël Pilote.

Trajectoire Québec déplore « un budget très beige en matière de transport collectif ». L’association applaudit la hausse de 500 M$ dans le maintien d’actifs des infrastructures de transport collectif. Cependant, elle dénonce « le fait que ces investissements continueront de décliner au cours des cinq prochaines années et que les nouveaux investissements se matérialiseront après 2030 ».

Elle souligne que les infrastructures de transport collectif sont dans un état inquiétant, avec 41 % d’entre elles en mauvais état.

Chez Banques alimentaires du Québec (BAQ), elle salue l’engagement pour « soulager » l’insécurité alimentaire.

« L’appui renouvelé au financement dédié à l’achat de denrées ainsi que la décision de reconduire et d’élargir aux organismes locaux le programme d’infrastructures à partir de 2027 permettront au réseau de mieux répondre à la pression croissante observée partout au Québec », commente BAQ.

Son directeur général, Martin Munger, espère pour la suite « des actions structurantes visant à réduire l’insécurité alimentaire au Québec ».

Le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI), accueille quant à lui des engagements budgétaires qui « représentent un mouvement dans la bonne direction ». Il salue également la hausse de 5,5 % des crédits alloués à l’enseignement universitaire pour 2026-2027.

La Fédération des centres de services scolaires du Québec (FCSSQ) décrit un budget qui « exprime la volonté du gouvernement de préserver les services offerts et de tenir compte de la variation de la clientèle scolaire de même que les augmentations salariales négociées ».

« Dans un contexte financier et économique restrictif, les orientations adoptées relèvent certainement d’une approche empreinte de sobriété, a expliqué son président-directeur général, Dominique Robert. Pour le réseau de l’éducation, notre analyse préliminaire et les informations complémentaires reçues donnent un premier aperçu encourageant des orientations gouvernementales. »

L’Association des établissements privés conventionnés (AEPC) déplore quant à elle un budget qui ne permet pas « au réseau de répondre adéquatement à la crise des aînés auxquels fait face le Québec ».

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Partage de commission : « Aucune action » pour le moment https://www.finance-investissement.com/nouvelles/partage-de-commission-aucune-action-pour-le-moment/ Wed, 18 Mar 2026 21:44:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113061 BUDGET QUÉBEC 2026 – Le ministère des Finances attend les résultats des travaux de l’OCRI.

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Le Plan budgétaire du Québec — Mars 2026 ne prévoit aucune mesure relative au partage des commissions en épargne collective.

De nombreux représentants en épargne collective (REC) espéraient que le ministère des Finances profite de ce dernier exercice budgétaire du gouvernement Legault pour préciser, au sein de la Loi sur les valeurs mobilières (LVM), les modalités applicables permettant à un REC de partager une rémunération avec le cabinet pour le compte duquel il agit.

En février, Gilles Garon, président ex officio et porte-parole du comité fiscalité du Conseil des Partenaires du réseau SFL (CPRSFL) a soutenu cette requête lors des consultations prébudgétaires menées par le ministère. Le CPRSFL représente plus de 500 conseillers.

Lire : Budget 2026 : Québec appelé à corriger une injustice fiscale

Le CPRSFL faisait alors valoir que la LVM permet le partage de commissions avec un cabinet dûment enregistré, mais déplorait l’interprétation qu’en fait Revenu Québec (RQ). RQ estime que ces commissions doivent être attribuées au REC, et non à sa société, au motif que seul un représentant est autorisé à exercer des activités de distribution de fonds communs.

Le ministère des Finances maintient le statu quo. « Aucune action n’est prévue pour le moment en ce sens. Si cela survient, ce sera après les élections, dans le cadre d’un projet de loi omnibus », a indiqué un représentant du ministère des Finances questionné par Finance et Investissement.

Les prochaines élections générales sont prévues dans sept mois, soit le 5 octobre prochain. Entretemps, le 12 avril, la Coalition Avenir Québec (CAQ) va choisir son prochain chef, qui deviendra de facto premier ministre du Québec.

Le ministère des Finances explique qu’il attend les résultats des consultations que mène l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) auprès de différents acteurs de l’industrie, avant de prendre des mesures. L’OCRI a signalé son intention d’adopter un règlement qui permettrait la constitution de REC en société. Ce règlement pourrait être adopté en 2027.

D’ici là, le ministère des Finances n’a pas l’intention d’intervenir auprès de Revenu Québec (RQ). Le CPRSFL a néanmoins suggéré que le ministère demande à RQ de suspendre l’émission de nouveaux avis de cotisation rétroactifs dans les dossiers liés au partage de commissions. Il a également proposé de mettre en pause les procédures judiciaires en cours, du moins de façon transitoire.

Gilles Garon a notamment évoqué le fait que les « montants réclamés sont souvent considérables : certains conseillers se sont vu imposer des cotisations de 50 000 $, d’autres de plus de 250 000 $, et dans un cas extrême, la cotisation s’élevait à plus de 400 000 $ en impôts et pénalités ».

Le CPRSFL a par ailleurs fait valoir que la Cour sera vraisemblablement appelée à trancher sur le traitement fiscal des commissions partagées. Un REC est en litige contre RQ et la décision finale dans ce dossier fera nécessairement jurisprudence.

« Ce n’est pas quelque chose qui peut être fait. Il y a un mur de Chine entre nous, explique un autre représentant du ministère. Si nous sommes en désaccord avec une interprétation que fait Revenu Québec, nous devons changer la Loi en conséquence », ajoute un fonctionnaire du gouvernement.

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Le budget Girard dans un contexte incertain https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-budget-girard-dans-un-contexte-incertain/ Wed, 18 Mar 2026 12:19:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113031 Conflit en Iran, incertitudes économiques et défis budgétaires compliquent l’atteinte de l’équilibre.

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De nouvelles embûches se dressent sur le chemin vers le retour à l’équilibre budgétaire tracé par le ministre des Finances, Eric Girard, qui déposera un budget « sobre et ciblé » en fin d’après-midi.

Alors qu’il se prépare à présenter son huitième budget, Eric Girard a reconnu que l’exercice se fait dans un contexte particulier, lors d’une mêlée de presse mardi.

Les membres de la Coalition avenir Québec (CAQ) choisiront en avril la ou le prochain premier ministre, une campagne électorale est prévue cet automne, l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique est en renégociation et le conflit en Iran a entraîné une flambée des prix du carburant.

« Ce n’est pas le moment de faire de nouvelles dépenses, de nouvelles promesses, a tranché le ministre à la veille du grand dévoilement. Alors, c’est un budget où il y aura un financement adéquat des missions de l’État, un rehaussement des dépenses en infrastructure (et) des gestes ciblés. »

Les conséquences économiques de la flambée des prix du carburant pourraient avoir un impact sur les coffres du gouvernement, prévient l’économiste Sonny Scarfone, du Mouvement Desjardins, en entrevue. « On va surveiller les hypothèses du côté des revenus. »

Le ministère des Finances anticipait une augmentation des revenus autonomes de 3,9 % pour l’exercice 2026-2027, lors de sa mise à jour économique présentée en novembre dernier.

Avec le déclenchement du conflit en Iran et le resserrement récent des politiques d’immigration, ce scénario est devenu « quand même optimiste », juge Sonny Scarfone.

L’incertitude économique pourrait entraîner un relâchement du marché du travail et une baisse des dépenses des ménages.

La baisse du nombre de nouveaux immigrants pourrait aussi réduire le nombre de contribuables, note l’économiste. « Jamais, dans ma carrière, je n’avais suivi les projections du gouvernement quant à la population, raconte Sonny Scarfone, mais là, ça va être intéressant de voir s’il y a eu des petits réajustements depuis la mise à jour budgétaire. »

Le défi des dépenses

Au-delà du contexte économique, le plan de match du côté des dépenses comporte aussi son lot d’incertitudes.

En novembre le rapport du Vérificateur général du Québec a qualifié le plan « d’incomplet ». « Les mesures pour réaliser plus de la moitié des économies envisagées ne sont pas déterminées », peut-on lire dans le rapport.

Pour sa part, le gouvernement estime qu’il doit encore identifier l’équivalent de 2,5 milliards $ en mesures pour réduire les dépenses afin d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2029-2030.

Pour atteindre cette cible, le ministère des Finances a prévu limiter la croissance de ses dépenses à 2 % en 2026-2027, selon la dernière mise à jour économique. Le rythme sera, respectivement, de 1,4 %, 1,2 % et 1,4 % pour les exercices suivants.

Il s’agit d’un ralentissement marqué lorsqu’on compare au rythme de 5,9 % des dix dernières années, souligne la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke, dans son mémoire dans le cadre des consultations prébudgétaires.

Pour cette raison, le Vérificateur général croit que le plan de retour à l’équilibre budgétaire « pourrait compromettre le maintien du niveau des services à la population ou l’atteinte de l’équilibre budgétaire dans les délais prévus ».

Le gouvernement Couillard a également limité la croissance des dépenses au cours de son mandat, mais l’exercice s’est fait sur une plus courte période et dans un contexte où l’inflation était plus basse, nuance Sonny Scarfone. « Ce n’est pas une simple promenade au parc », estime l’économiste.

À plus long terme, le vieillissement de la population exerce une pression sur les finances publiques, ce qui complique les objectifs budgétaires du gouvernement, souligne l’économiste du Mouvement Desjardins.

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François Legault annonce sa démission comme premier ministre du Québec https://www.finance-investissement.com/nouvelles/francois-legault-annonce-sa-demission-comme-premier-ministre-du-quebec/ Wed, 14 Jan 2026 18:57:56 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111924 Il restera en poste jusqu’à la désignation de son successeur à la tête de la CAQ.

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Face à l’insatisfaction qui gronde depuis des mois, le premier ministre du Québec, François Legault, a jeté l’éponge, mercredi, et a annoncé sa démission « pour le bien de mon parti et surtout pour le bien du Québec ».

Il a précisé qu’il resterait en poste jusqu’à ce qu’on lui choisisse un successeur à la tête de la Coalition avenir Québec (CAQ).

« Je vois bien qu’actuellement, beaucoup de Québécois souhaitent d’abord du changement, entre autres un changement de premier ministre », a déclaré François Legault, à son bureau de Québec, entouré de son épouse, Isabelle Brais, et de son bras droit, Martin Koskinen.

« Je souhaite vraiment que la prochaine élection porte sur les grands défis qu’on a au Québec, et non sur une simple volonté de changement », a-t-il expliqué, visiblement serein.

Il avait convoqué la presse à 9 h 45 pour une annonce à 11 h durant laquelle il n’a pris aucune question, préférant faire une longue liste de ses réalisations.

Il s’est notamment félicité d’avoir réduit l’écart de richesse avec l’Ontario et signé une entente avec Terre-Neuve-et-Labrador pour développer l’hydro-électricité, entente chambranlante en raison de l’élection d’un nouveau gouvernement terre-neuvien.

Les membres de sa garde rapprochée qui étaient présents à l’annonce avaient tous le visage long. Une attachée avait en main un mouchoir et pleurait.

« Je peux vous garantir que chaque jour, je me suis levé en me disant : “Je veux ce qu’il y a de mieux pour les Québécois”. Je n’ai pas toujours réussi, mais je peux vous garantir que j’ai essayé, j’ai essayé très fort avec toute l’énergie que j’avais », a déclaré François Legault.

Qui lui succédera ?

François Legault est le père fondateur de la CAQ ; les règles de la course à la chefferie qui élira son successeur doivent encore être écrites.

La directrice générale de la CAQ, Brigitte Legault, souhaite que les choses se fassent « rapidement ». « Je n’ai pas l’intention de traîner six mois », a-t-elle dit en mêlée de presse après l’annonce de François Legault.

Le gouvernement doit encore déclencher une élection partielle dans Chicoutimi et le scrutin général va avoir lieu en octobre 2026. La CAQ a donc besoin d’un chef rapidement.

Le Conseil exécutif national du parti va d’ailleurs se réunir ce mercredi en soirée pour commencer à échafauder les règles de la course.

« Donc suite à ça, si plusieurs candidats se qualifient, il y aura une course, il y aura des débats, il y aura un agenda et il y a aura un calendrier », a expliqué Brigitte Legault.

La constitution du parti devra vraisemblablement aussi être amendée, puisqu’il y est écrit que le « chef de la Coalition est monsieur François Legault, et ce, jusqu’au moment où la fonction de chef devient vacante ».

Plusieurs noms de ministres ont circulé pour potentiellement succéder à François Legault : Sonia LeBel, Simon Jolin-Barrette, Geneviève Guilbault, Bernard Drainville.

Le nom de l’ancien chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, revient aussi régulièrement dans la conversation, mais le principal intéressé a toujours fermé la porte.

Longue carrière politique

François Legault a été élu premier ministre en 2018 pour la première fois, mettant fin à l’alternance historique entre le Parti libéral du Québec et le Parti québécois.

Après avoir affronté la pandémie de coronavirus en 2020, il a été réélu avec les coudées franches, en 2022, avec 90 députés sur 125.

Le second mandat de François Legault aura toutefois été marqué par plusieurs controverses, notamment sur les dossiers Northvolt et SAAQclic et, plus récemment, sur la réforme de rémunération des médecins.

Dans la foulée de ces controverses, François Legault a été confronté à des intentions de vote faméliques.

Dans un sondage de Pallas Data pour l’agrégateur de sondages Qc125 et « L’Actualité » publié mardi, la CAQ figure au dernier rang des intentions de vote, à égalité avec Québec solidaire.

Selon la même enquête, 75 % des répondants avaient une impression défavorable du premier ministre.

La réforme de la rémunération des médecins a d’ailleurs coûté deux ministres importants au gouvernement caquiste : l’ex-ministre des Services sociaux, Lionel Carmant, et l’ex-ministre de la Santé, Christian Dubé.

Malgré ces nombreux revers, François Legault avait toutefois assuré plusieurs fois qu’il serait sur les rangs pour les prochaines élections québécoises, prévues en octobre.

François Legault a fait ses débuts en politique en 1998, année où il a été recruté par l’ancien premier ministre péquiste Lucien Bouchard pour faire partie de son cabinet.

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Pierre Fitzgibbon dit quitter la tête haute https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/pierre-fitzgibbon-dit-quitter-la-tete-haute/ Thu, 05 Sep 2024 11:00:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=102745 Et avec le sentiment du devoir accompli.

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Le « superministre » Pierre Fitzgibbon a confirmé mercredi matin son départ de la vie politique, à mi-mandat, affirmant quitter la tête haute et avec le sentiment du devoir accompli.

« Les résultats sont là, l’économie du Québec va bien […] et c’est le temps pour moi de passer à autre chose », a-t-il déclaré lors d’un point de presse en marge du caucus de la Coalition avenir Québec (CAQ) à Rimouski.

Après six ans comme ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon n’avait plus la motivation pour continuer. « Disons que je sentais un certain déclin, pour aucune raison spécifique », a-t-il expliqué.

« Quand on sent qu’on n’a plus le même enthousiasme malgré les projets super intéressants, bien on se dit : “C’est peut-être le temps de partir et de laisser la place aux autres”. »

Pourtant, a-t-il poursuivi, la politique a été une « aventure extraordinaire », « de loin le meilleur métier que j’ai eu ».

« De penser qu’on peut influencer le cours d’une société avec des développements économiques, avec des filières stratégiques, je n’ai pas eu ça beaucoup dans ma vie professionnelle. C’est un métier que j’ai adoré. »

Il aurait préféré rester jusqu’en décembre, et terminer l’étude du projet de loi 69, mais le premier ministre François Legault lui a demandé de partir sans délai pour éviter qu’il ne devienne une distraction pour le gouvernement.

« Ça devient difficile du côté de la légitimité quand on annonce qu’on s’en va éventuellement. Je n’étais pas confortable avec ça », a ajouté François Legault lors du point de presse.

Le départ de Pierre Fitzgibbon, qui était ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, en plus d’être responsable du Développement économique régional et de la région de Montréal, est un coup dur pour la CAQ.

Il obligera François Legault à remanier son cabinet et à déclencher une élection complémentaire dans Terrebonne, au moment où le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon mène dans les intentions de vote.

Mercredi, Pierre Fitzgibbon s’est défendu de briser le contrat moral avec ses électeurs de Terrebonne. « Honnêtement, après six ans [consacrés à la politique], je me sens très bien avec moi-même », a-t-il dit.

François Legault a d’ailleurs abondamment vanté les réalisations de son « génie des transactions financières ».

« Pierre a livré la marchandise », a-t-il déclaré, en réduisant l’écart de richesse entre le Québec et le reste du Canada, en réformant Investissement Québec et en développant la filière batterie, notamment.

« Quand on va être assis dans nos chaises berçantes dans 10, 20 ans, on va dire : “Wow, la filière batterie au Québec, ça donne des emplois de qualité à nos jeunes” », s’est exclamé François Legault.

Pierre Fitzgibbon, qui a 69 ans, ne sait pas ce que l’avenir lui réserve, mais « il y a deux choses que je ne ferai pas : je ne serai pas lobbyiste […] et je n’irai pas dans les médias non plus », a-t-il assuré.

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Un déficit record pour le Québec https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/un-deficit-record-pour-le-quebec/ Thu, 14 Mar 2024 12:01:54 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=99653 Celui-ci n’est pas que le résultat de la conjoncture économique, affirme Paul St-Pierre Plamondon.

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Alors que la CAQ vient de présenter son nouveau budget, un chiffre reste en travers de la gorge de nombre de ses détracteurs : le budget déficitaire record de 11 milliards de dollars (G$). « La CAQ a complètement perdu le contrôle des finances publiques », affirme le Parti libéral du Québec qui estime que ce déficit n’est pas seulement dû à la conjoncture économique.

« François Legault a complètement perdu le contrôle des finances publiques. Le déficit du Québec, qu’il avait prévu à 4 G$, est finalement de 11 G$. C’est un record dans l’histoire du Québec, un véritable trou financier qui aura des effets sur notre capacité financière, aujourd’hui et pour les générations futures. Le résultat des années caquistes au pouvoir, c’est la transformation des surplus libéraux en déficits caquistes chroniques, et ce, sans résultat pour les Québécois. C’est un budget sans vision pour nos PME et sans plan pour la construction d’habitations. La CAQ est clairement un échec pour notre économie », s’insurge Marc Tanguay, chef de l’opposition officielle et député de LaFontaine

Le chef du Parti Québécois et porte-parole en matière de Finances, Paul St-Pierre Plamondon, qui partage cet avis, estime que ce chiffre est le résultat d’une « série de mauvaises décisions et d’échecs importants vis-à-vis le gouvernement fédéral ».

Parmi ces mauvaises décisions, le chef du Parti Québécois rappelle les aides financières et fiscales offertes à presque toute la population, sans égard au revenu, alors qu’elles auraient dû cibler uniquement la classe moyenne et les plus vulnérables.

Il souligne aussi les projets qu’il juge « inutiles » comme la maternelle quatre ans, les espaces bleus ou les études sur le troisième lien et le tramway.

« Ce serait simple de dire que le déficit est dû à la mauvaise tenue de l’économie. C’est faux, il n’est pas principalement dû au contexte, mais aux mauvaises décisions de la CAQ et à son incapacité de récupérer notre propre argent du fédéral comme elle l’avait promis. Il est aussi le résultat d’une absence de planification, d’une gestion au jour le jour à courte vue », a déclaré d’emblée le député de Camille-Laurin.

Un peu de patience ?

La CAQ propose d’amorcer au printemps un examen de l’ensemble de ses dépenses fiscales et budgétaires, ce que Frédéric Beauchemin porte-parole en matière de finance du Parti libéral du Québec trouve insultant.

« Après six ans au pouvoir, ils vont enfin vérifier ce qui marche et ce qui ne marche pas dans les finances publiques ? Il était temps ! »

« Après cinq ans de productivité nulle, aucune mesure n’est considérée pour relancer cet important levier pour l’économie québécoise. De plus, comme l’an passé, le ministre Girard porte des lunettes roses, mais cette fois-ci, en nous présentant des prévisions jovialistes des revenus de l’État. Encore une fois, les prévisions du ministre ne sont pas crédibles », ajoute-t-il.

Des actions demandées

Le Parti Québécois se demande pourquoi le gouvernement ne travaille pas à trouver de nouvelles sources de revenu. Il propose ainsi de respecter une promesse faite par la CAQ elle-même soit de mettre fin à l’incorporation des médecins et de changer leur mode de rémunération, ce qui permettrait d’aller cherche près d’un milliard de nouveaux revenus.

« La CAQ se prive de ça alors que c’est elle-même qui a promis d’aller chercher cet argent. Elle devrait respecter sa parole », souligne Paul St-Pierre Plamondon.

Les actions sont mieux que l’attente, car selon le Parti Québécois, les prévisions de la CAQ pour revenir à l’équilibre budgétaire sont optimistes, voire dépourvues d’objectivité.

« On a chiffré de manière totalement aléatoire à 1 milliard les gains en efforts d’optimisation aux entreprises étatiques. Ce n’est pas sérieux. Si la CAQ n’a pas réussi à faire des gains d’efficacité en près de 6 ans au pouvoir, alors qu’elle promettait sans cesse de “faire le ménage”, pourquoi arriverait-on à récupérer soudainement 1 milliard de dollars par magie ? À noter aussi qu’on prévoit récupérer 660 millions grâce à un “renforcement du contrôle fiscal et du recouvrement”. À nouveau, pourquoi la CAQ serait capable de récupérer autant d’argent soudainement alors qu’elle a été incapable en 6 ans ? », conclut le chef du Parti Québécois.

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Le Danemark et la Pologne refusent d’aider les entreprises qui profitent des paradis fiscaux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-danemark-et-la-pologne-refusent-daider-les-entreprises-qui-profitent-des-paradis-fiscaux/ Wed, 22 Apr 2020 12:11:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=65833 PLANÈTE FINANCE – Le coronavirus permet de punir les entreprises faisant de l’évasion fiscale.

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 Alors que les gouvernements du monde entier se demandent à quelles conditions il faut aider les entreprises, les gouvernements danois et polonais ont tranché : les entreprises profitant des paradis fiscaux ne seront pas éligibles à leurs programmes, rapporte L’OBS dans un article récent.

Le gouvernement danois, qui a prolongé son programme d’aide aux entreprises et a annoncé de nouvelles mesures pour augmenter les dépenses d’environ 100 milliards de couronnes (soit 15 milliards de dollars), est même plus sévère. Le ministre des Finances social-démocrate danois, Nicolai Wammen, a annoncé que les entreprises danoises qui versent des dividendes, rachètent leurs propres actions ou sont enregistrées ne seront pas non plus éligibles aux programmes d’aide.

Afin de prévenir le licenciement, le Premier ministre conservateur polonais, Mateusz Morawiecki, a également déclaré que les entreprises ne devaient pas se départir de leurs salariés pour profiter des mesures.

Depuis le début de la crise, les gouvernements du monde entier ont dépensé 9000 milliards de dollars pour aider les entreprises, selon le Fonds Monétaire International.

Un exemple pour le Canada

Québec solidaire, en la personne de Gabriel Nadeau-Dubois, et le responsable solidaire en matière de justice économique et fiscale, Vincent Marissal, demandent au gouvernement de la CAQ d’imiter les deux gouvernements du nord de l’Europe en excluant des mesures d’aide financière toutes les entreprises qui profitent des paradis fiscaux.

« En ces temps de crise économique et sanitaire, le gouvernement a la responsabilité d’envoyer une bouée de sauvetage à tous les citoyens et aux entreprises dans le besoin. Mais on ne peut pas dépenser des fonds publics pour sauver des joueurs qui ne respectent pas les règles du jeu et qui cachent leurs avoirs dans des paradis fiscaux. Ces entreprises-là ne devraient pas recevoir un sou de l’argent des contribuables », martèle Gabriel Nadeau-Dubois.

Selon le rapport 2017 de l’organisme « Canadians for Tax Fairness », plusieurs grandes entreprises québécoises ont recours aux paradis fiscaux. Parmi celles-ci on compte ainsi Saputo, BMO, Power Corporation, Dollarama et Couche-Tard.

Vincent Marissal estime qu’il est impensable d’aider ces entreprises alors que celles-ci tentent de fuir leurs obligations fiscales.

« Chaque année, le Québec est privé de 800 millions de dollars, qui s’en vont directement dans les paradis fiscaux. C’est 800 millions qu’on a en moins pour investir dans nos hôpitaux, dans nos écoles ou dans nos CHSLD. Lorsqu’on profite de stratagèmes douteux pour contribuer le moins possible à la collectivité, il ne faut pas s’attendre à être sauvé par la collectivité en retour », déclare-t-il.

Les députés de Québec solidaire demandent donc au gouvernement Legault de resserrer les critères d’admissibilité à l’aide publique.

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