bulle | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/bulle/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 22 Jan 2026 12:03:24 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png bulle | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/bulle/ 32 32 L’IA, un choc potentiel pour l’économie mondiale https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/lia-un-choc-potentiel-pour-leconomie-mondiale/ Thu, 22 Jan 2026 12:03:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111968 Moody’s explore les risques d’un retournement brutal des valorisations.

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S’il existe une bulle dans les investissements liés à l’intelligence artificielle (IA) et que celle-ci éclate, les conséquences s’étendraient bien au-delà du secteur technologique, affectant la finance et l’économie dans son ensemble, prévient Moody’s Ratings.

Dans un rapport publié le 15 janvier, l’agence de notation, qui se penche sur les effets potentiels d’une forte correction des valorisations boursières des entreprises liées à l’IA, estime qu’il est difficile de conclure avec certitude à l’existence d’une bulle. Elle souligne toutefois que plusieurs signaux d’alerte sont déjà visibles dans l’environnement actuel.

« Ces signaux comprennent l’enthousiasme marqué entourant la technologie, la hausse rapide des valorisations, y compris pour des entreprises affichant des pertes importantes, ainsi qu’un certain effet de FOMO (fear of missing out ou peur de rater une occasion) qui influence le comportement des investisseurs », indique le rapport.

Le document examine également les conséquences potentielles de l’éclatement d’une bulle, en s’appuyant sur un scénario théorique de chute de 40 % des valorisations, comparable à l’éclatement de la bulle technologique du début des années 2000.

« En cas d’éclatement d’une bulle, l’effondrement des valorisations boursières se propagerait à l’ensemble de l’écosystème technologique, frappant les laboratoires d’IA déficitaires, les grandes entreprises technologiques bien établies et, ultimement, toute la chaîne d’approvisionnement », décrit Moody’s Ratings.

Répercussions dans le secteur technologique

Dans le secteur technologique, même si la demande pour les services d’IA et la puissance de calcul continuait de croître, le financement des investissements se tarirait, ce qui ralentirait probablement le développement de nouveaux modèles par des entreprises privées comme OpenAI et Anthropic.

Les géants technologiques diversifiés, tels que Microsoft et Alphabet, subiraient des effets de crédit plus limités et seraient bien positionnés pour acquérir à bas prix des jeunes entreprises d’IA en difficulté, selon le rapport.

Pour les propriétaires et fournisseurs de centres de données, les contrats à long terme avec les grandes entreprises technologiques et la demande soutenue liée à l’IA « atténueraient l’impact » de l’éclatement d’une bulle d’investissement. Les fabricants de semi-conducteurs verraient toutefois leurs bénéfices sous pression.

Propagation aux marchés financiers

Les retombées iraient bien au-delà du secteur technologique et toucheraient directement l’industrie financière, qui a largement financé cette vague d’investissements.

« Les fonds de capital-risque ayant fortement investi dans l’industrie de l’IA et participé à des rondes de financement à des valorisations de plus en plus élevées seraient durement touchés », prévient Moody’s Ratings.

Une autre source clé de financement de l’IA, le crédit privé, « serait également sous pression », avec des effets d’entraînement susceptibles de se propager à d’autres segments du secteur financier, notamment les fonds de pension, les assureurs et les banques.

Ces dernières années, les fonds de pension se sont tournés davantage vers l’investissement passif, ce qui a accru leur exposition au secteur technologique, note le rapport. Parallèlement, bon nombre d’entre eux ont augmenté leurs allocations aux marchés privés dans la quête de rendements plus élevés, ce qui pourrait aussi accroître leur exposition à une baisse des valorisations dans ces marchés.

Les banques seraient également exposées par l’entremise de leurs prêts importants accordés aux prêteurs et fonds de crédit privé.

« Un ralentissement provoqué par l’IA nuirait aussi aux revenus des banques d’investissement et de la gestion de patrimoine, de plus en plus liés à l’écosystème de l’IA par le biais des introductions en Bourse, des frais de conseil en fusions et acquisitions et des honoraires de gestion de patrimoine associés à des valorisations boursières élevées », précise le rapport, ajoutant que ces activités pourraient aussi être touchées par les prêts liés à l’immobilier commercial.

Effets sur l’économie réelle et les gouvernements

Le secteur des services publics, qui investit massivement pour soutenir la construction de centres de données, ainsi que l’immobilier commercial, souffriraient également de l’éclatement d’une bulle de l’IA, selon Moody’s Ratings.

Plus largement, les répercussions s’étendraient à d’autres services de soutien, comme les cabinets d’avocats et les firmes de conseil, et pourraient réduire les dépenses publicitaires, affectant ainsi le secteur des médias.

Une correction boursière « réduirait également la richesse des ménages, ce qui freinerait la consommation », indique Moody’s Ratings. « La baisse des dépenses des ménages à valeur nette élevée pèserait sur les ventes de biens de luxe, l’immobilier haut de gamme et les voyages discrétionnaires, ce qui détériorerait la qualité de crédit des entreprises de ces secteurs. »

Les administrations locales seraient elles aussi touchées.

« La baisse des valorisations des immeubles de bureaux réduirait l’assiette fiscale des villes, et les centres urbains fortement exposés au secteur technologique verraient leur qualité de crédit se détériorer, entraînant une hausse des coûts d’emprunt », précise le rapport.

Qu’est-ce qui pourrait déclencher une correction ?

Sans chercher à déterminer si une bulle existe actuellement ou non, Moody’s indique que plusieurs facteurs pourraient déclencher une chute des valorisations liées à l’IA.

« De nouvelles preuves démontrant que les entreprises n’arrivent pas à traduire l’adoption de l’IA en gains de productivité significatifs soulèveraient probablement des inquiétudes, note le rapport. Un écart négatif sur les résultats d’une entreprise phare de l’IA, un resserrement des conditions financières ou un ralentissement économique plus large pourraient également peser sur les valorisations, les bulles se dégonflant souvent lorsque les conditions économiques générales se détériorent. »

Les inquiétudes croissantes concernant la capacité des entreprises d’IA à générer des flux de trésorerie pourraient aussi servir de catalyseur à une correction.

« Les acteurs du marché s’inquiètent déjà de la possible circularité de certaines transactions au sein de l’industrie de l’IA », conclut le rapport.

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IA en Bourse : alerte à la bulle ou simple pause du marché ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/ia-en-bourse-alerte-a-la-bulle-ou-simple-pause-du-marche/ Wed, 07 Jan 2026 11:03:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111669 Pour Alpine Macro, les fondamentaux demeurent solides et la tendance haussière pourrait se prolonger.

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Les craintes d’implosion d’une bulle financière de l’intelligence artificielle (IA) se multiplient, mais Alpine Macro, de Montréal, juge qu’on est encore loin d’un tel moment. Le marché haussier peut se poursuivre encore longtemps.

Les alertes d’orage sur le marché de l’IA se sont multipliées ces derniers temps. Par exemple, deux universitaires de l’Université Yale repèrent des signes troublants.

Tout d’abord, les ententes croisées qui ressemblent à des labyrinthes de surinvestissement abondent, une concentration qui hausse les risques de contagion. « En moins de trois ans, OpenAI est passé du statut de jeu de société à un pilier de l’économie globale », écrivent les deux chercheurs de Yale, OpenAI ayant signé le 1er octobre dernier une entente de 500 milliards de dollars (G$) avec Samsung pour le projet Stargate.

Au cours du Yale Chief Executive Leadership Institute CEO Summit de juin 2025, 40 % des 150 chefs de direction présents ont soulevé d’importantes réserves à l’endroit de l’exubérance AI, « jugeant qu’une correction est imminente », écrivent les auteurs de Yale.

Analyste vedette chez Groupe RBC, Kelly Bogdanova prévoit qu’après les hausses massives de profits de 2023 et 2024, les taux de croissance entre les Magnificent Seven et le reste du marché sont appelés à converger en 2026.

La firme d’analyse BCA Research, de Montréal, vient de publier une étude qui, le 15 décembre, a trouvé écho dans MarketWatch, bulletin financier du Wall Street Journal. Elle annonce une déconfiture de la bulle IA dès 2026. Poursuivant sur la lancée de Kelly Bogdanova, BCA fait observer que l’idée d’une hausse soutenue des profits des firmes technologiques va paraître très chancelante au début de 2026. Le morcellement de l’idée IA va heurter de plein fouet un secteur techno où le niveau des bénéfices par action est de 22,6 comparé à une médiane de 18 pour l’ensemble du S&P 500.

Autre point de vue montréalais

Tout le monde ne partage pas cet avis. Une autre firme de Montréal, Alpine Macro, a également vu MarketWatch donner écho à sa vision, une vision plus optimiste toutefois de la course financière de l’IA. Chef des stratégies quantitatives chez Alpine Macro, Henry Wu considère que, jusqu’à ce jour, les risques sont contenus et ne devraient pas faire dérailler le train IA.

Henry Wu traite de trois sujets anxiogènes liés à l’IA. Tout d’abord, face à l’objection fréquente que l’investissement en IA est démesuré et rappelle les excès de la bulle techno de 2000, il fait remarquer que, comparativement à la tendance courante des investissements, ceux qu’on observe en IA ne sont que légèrement supérieurs à ceux de 2000. Alors que les investissements en technologie ont bondi d’environ 4,6 % du PIB américain à 6,5 % de 1995 à 2000, depuis 2023 le saut est d’à peine trois dixièmes de points de pourcentage du PIB. « Nous sommes encore tôt dans la course », dit Henry Wu.

Une autre facette de la hausse des investissements tient au fait qu’elle a été financée surtout à partir des encaisses gigantesques des sociétés technologiques, ne représentant en 2025 que 38 % des trésoreries. Par ailleurs, l’endettement obligataire des sociétés technologiques ne représente qu’environ 3,5 % du marché obligataire total, alors qu’il s’est élevé à 12 % en 2000.

Quant au « labyrinthe » des investissements que dénonce l’analyse de Yale, Alpine Macro n’y voit rien de tel. « Les entreprises de l’IA sont souvent le mieux habilitées pour évaluer les risques et bénéfices de leurs partenaires en amont et en aval », note Henry Wu.

Plusieurs observateurs dénoncent la rapide dépréciation des puces IA qui mine la réelle profitabilité des leaders du secteur. Ces derniers annoncent des dépréciations sur cinq à six ans, alors que le cycle d’apparition des nouvelles puces est de trois ans ou moins. C’est une situation qui n’émeut pas Henry Wu. « La dépréciation des puces est économique, dit-il, et ne tient pas à une détérioration des composantes. La capacité de traitement des puces antérieures ne décline pas parce qu’une nouvelle puce fait son apparition. Ce sont les prix qui tombent avec l’apparition de produits plus efficients. »

Enfin, les marchés s’inquiètent d’un nouvel événement DeepSeek, le modèle de langage chinois très économique qui a traumatisé tout le monde au début de 2025. Alpine Macro ne s’en émeut pas non plus. Si un tel événement se produit à nouveau, ce sera simplement une occasion de réinvestir sur un fléchissement des marchés, comme ce fut le cas en janvier 2025.

Henry Wu ne nie pas la possibilité d’une « bulle IA ». En fait, il juge que sa probabilité est élevée, « mais nous sommes tôt encore dans le gonflement de cette bulle », dit-il. C’est la même conclusion à laquelle arrive Deutsche Bank, l’analyste Brian Cox affirmant que, même si nous avons affaire à une bulle, elle est encore jeune. En se retirant prématurément, les investisseurs risquent de renoncer à des gains potentiels.

Qu’en est-il du vrai marché?

Une question demeure : le marché des applications de l’IA chez les consommateurs et les entreprises justifiera-t-il la masse des investissements en cours. Henry Wu le croit et note que les ventes tant chez Open AI que chez Anthropic atteignaient les 10 G $US en 2025.

Est-ce suffisant? La question reste ouverte — et inquiétante. Une récente étude du MIT (Massachusetts Institute of Technology) a montré que sur un sondage récent de 52 entreprises, 95 % ont annoncé un rendement de zéro sur leurs investissements en IA d’environ 35 G $US dans 300 projets différents.

Alpine Macro, un trésor caché de Montréal

Sise au 666 rue Sherbrooke à Montréal, la firme de recherche en investissement mondial Alpine Macro occupe peu de place au Québec, mais son empreinte internationale est très large.

Fondée en 2017 avec six employés, la firme en compte aujourd’hui une cinquantaine, avec une équipe essentielle d’environ 25 stratèges et analystes. « Le Québec compte pour environ 1 % de notre activité, cependant nous couvrons plus de 70 pays », affirme Arun Kumar, chef de la direction d’Alpine. C’est ce qui explique l’absence presque complète de stratèges francophones issus du Québec, juge le dirigeant. « Nous recrutons dans tous les marchés que nous couvrons », ajoute-t-il, ce que les noms des stratèges illustrent éloquemment : Yan Wang, stratège en chef des marchés émergents et de la Chine, Harvinder Kalirai, stratège en chef du revenu fixe et des devises, Bassam Nawfal, stratège en chef de l’allocation des actifs.

La perspective est globale et tous les secteurs s’y retrouvent : des denrées de base à l’intelligence artificielle, de l’énergie aux marchés émergents, des obligations américaines aux stratégies quantitatives.

Cette pépinière de cerveaux analytiques se rattache à un fil conducteur unique : Anthony Boeckh, co-fondateur d’Alpine, mais aussi fondateur de cette autre firme montréalaise d’analyse globale, BCA Research, où il a été actif pendant 34 ans avant de fonder Alpine. Pas surprenant qu’on trouve chez Alpine plus d’une dizaine de transfuges de BCA. Aujourd’hui encore, âgé de plus de 80 ans, Anthony Boeckh participe chaque semaine aux rencontres de recherche.

Arun Kumar ne veut pas s’étendre sur les différences qui distinguent Alpine de BCA. Il se contente d’indiquer qu’Anthony Boeckh « voulait recréer ce que BCA Research était à ses débuts ». Il note aussi en passant qu’Alpine vise à présenter à sa large clientèle une vision « maison » unifiée alors que BCA présente une approche « par silo », où différents analystes peuvent être en contradiction les uns avec les autres.

En juin 2025, Alpine est devenue un joueur de niche au sein de la grande famille de la firme londonienne Oxford Economics, qui a acquis un intérêt majoritaire dans la firme de Montréal. Oxford abrite un personnel de 840 employés dispersés entre 20 bureaux mondialement. Alors qu’Oxford est spécialisée en études et prévisions économiques, Alpine contribue une expertise de stratégie financière mondiale.

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IA : pourquoi la « bulle » annoncée ne devrait pas exploser comme celle d’internet https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ia-pourquoi-la-bulle-annoncee-ne-devrait-pas-exploser-comme-celle-dinternet/ Thu, 20 Nov 2025 19:16:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111202 Des dirigeants de Nvidia, Cisco et Cohere affirment que la demande est réelle et immédiate

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La croissance fulgurante de l’intelligence artificielle a suscité des avertissements de la part de certains observateurs quant à l’éclatement imminent d’une « bulle ». Des acteurs du monde technologique estiment toutefois que le secteur ne subira pas le même sort que l’éclatement de la bulle internet au début des années 2000.

Il existe des différences fondamentales entre l’infrastructure d’IA, encore en construction, et le boum d’internet de la fin des années 1990, selon Kevin Deierling, vice-président senior des réseaux chez Nvidia. À l’époque, tout était à construire et les entreprises n’étaient pas immédiatement prêtes à utiliser cette technologie.

« Il y a eu un décalage », a expliqué Kevin Deierling, s’exprimant le 19 novembre à Toronto en marge de la conférence Cisco Connect, aux côtés d’autres dirigeants du secteur technologique.

« Du jour au lendemain, je disposais d’une immense bande passante pour internet et l’ère des jeunes pousses, mais maintenant, j’ai réellement besoin d’Amazon, d’Uber, de Netflix et de toutes ces autres entreprises », a-t-il souligné.

Bien que ces cas d’usage se soient développés au fil du temps, Kevin Deierling a assuré que l’IA n’a pas à attendre des décennies. Il a rappelé que des applications logicielles basées sur l’intelligence artificielle « existent déjà » et que les entreprises peuvent les exploiter immédiatement.

« À l’époque de la bulle internet, à la fin des années 1990 et au début des années 2000, on a commencé à observer une accumulation des stocks […] et les entreprises expédiaient des produits qui ne se vendaient pas. Ce n’est plus le cas aujourd’hui », a-t-il mentionné lors d’une entrevue.

« Ces technologies sont utilisées dès leur conception », a-t-il ajouté.

Ces perspectives encourageantes intervenaient quelques heures seulement avant la publication, mercredi, des résultats trimestriels de l’entreprise, ce qui pourrait apaiser les inquiétudes de certains analystes. L’entreprise a enregistré un bénéfice net de 31,9 milliards de dollars américains (G$ US) au troisième trimestre, contre 19,3 G$ US un an plus tôt, tandis que son chiffre d’affaires a progressé de 62 %.

Les ventes de puces graphiques de Nvidia, utilisées pour l’entraînement de systèmes d’IA performants comme ChatGPT et les générateurs d’images, ont largement dépassé les prévisions des analystes.

Nvidia, la plus grande capitalisation boursière de Wall Street, qui a brièvement dépassé les 5000 G$ US de capitalisation, a connu des difficultés ce mois-ci, perdant plus de 10 % sur l’indice élargi S&P 500 le 18 novembre. L’action affichait une hausse d’environ 6 % le 20 au matin.

Les analystes suivent de près l’évolution du titre, y voyant un indicateur potentiel de la performance future du secteur de l’IA, car d’autres entreprises dépendent des puces Nvidia pour accélérer leurs propres développements dans ce domaine.

Si les actions liées à l’IA connaissent une forte croissance depuis des années, l’inquiétude grandit quant à la rentabilité des investissements massifs dans ce secteur, qui pourraient ne pas être à la hauteur des attentes.

D’autres acteurs du secteur ont également minimisé ces inquiétudes lors de la conférence de mercredi. François Chadwick, directeur financier de la société technologique torontoise Cohere, a comparé la demande en IA à un « battement de tambour constant ».

« Il y a un réel besoin », a soutenu François Chadwick lors d’une entrevue, ajoutant qu’aux débuts d’internet, certaines entreprises technologiques « développaient des choses dont personne n’avait vraiment besoin ni envie ».

« Actuellement, la demande et le besoin sont bien présents. Entreprises, gouvernements, tous réclament cette technologie », a-t-il précisé.

Des gagnants et des perdants

Cependant, cela ne signifie pas que tous les investissements dans l’IA seront forcément fructueux, prévient Tom Gillis, vice-président principal et directeur général de l’infrastructure et de la sécurité chez Cisco.

Avec une telle transformation, il y aura forcément des gagnants et des perdants, croit-il.

« Certains prendront un risque et feront un pari qui s’avérera erroné, a avancé M. Gillis. Mais pensez-vous vraiment qu’il y aura un revirement de situation, du genre : “Finalement, l’IA n’est pas si utile” ? Il suffit d’utiliser une messagerie instantanée pour s’en convaincre. (…) Elle est extrêmement précieuse et justifie donc des investissements importants pour impulser ce changement. »

Seules 8 % des organisations canadiennes sont considérées comme « prêtes pour l’IA », d’après une étude publiée le mois dernier.

Selon l’indice de préparation à l’IA de Cisco, près des trois quarts des entreprises interrogées au Canada prévoient de déployer des agents d’IA et 34 % s’attendent à ce qu’ils travaillent aux côtés de leurs employés d’ici un an. Toutefois, rares sont celles qui disposent de l’infrastructure sécurisée nécessaire pour les soutenir.

Celles qui sont pleinement préparées ont 50 % plus de chances d’en constater les avantages concrets.

Kevin Deierling a décrit le Canada comme étant « en avance sur la recherche, mais en retard sur le déploiement » en matière d’utilisation de l’IA.

« Et je ne comprends pas pourquoi, a-t-il déclaré. Le pays possède les compétences de base, les personnes qui comprennent le sujet. Toutes sortes d’entreprises devraient en bénéficier. Je pense donc que c’est simplement une question de volonté. »

Kevin Deierling a toutefois reconnu que de nombreuses entreprises restent réticentes à l’égard de l’IA. Il a souligné que la clé est de commencer modestement, en se concentrant souvent sur des cas d’utilisation internes, plutôt que de « risquer toute son activité avec une IA dont on ne maîtrise pas forcément la mise en œuvre ».

« Toutes les entreprises sont prêtes à utiliser l’IA, elles l’ignorent simplement, a-t-il affirmé. Le risque n’est pas si élevé. Déployez une solution, commencez à l’utiliser, et vous constaterez des gains de productivité tels que la demande engendrera à elle seule la prochaine génération. »

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Les technologies de rupture : une nouvelle bulle financière ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/les-technologies-de-rupture-une-nouvelle-bulle-financiere/ Tue, 06 Jul 2021 12:13:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=80866 Certains paramètres rappellent le début des années 2000.

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Les firmes axées sur les technologies de rupture connaissent une flambée de leur valorisation boursière depuis deux ans. Faut-il s’inquiéter ?

Le fonds négocié en Bourse (FNB) ARK Innovation, concentré sur les actions d’innovation de rupture, a beau avoir connu un repli en février, mais dans l’absolu il a doublé sa valeur en un an, et triplé en deux ans, relève MorningStar.

Ce FNB est axé sur les technologies de rupture, telles que les biotechnologies, la robotique, l’intelligence artificielle et la chaîne de blocs.

Une telle flambée rappelle dangereusement ce qu’il s’est passé avec les firmes technologiques dans les années 1990. Ces dernières, après avoir suscité des espoirs fous, avaient vu leurs actions s’écrouler face à la réalité de revenus décevants et de rentabilités jamais atteintes.

À l’époque, la bulle techno s’était nourrie de la contradiction entre de belles idées sur le papier… et l’absence d’offre commerciale pertinente. La hausse de la valeur des actions était alors fondée sur des promesses jamais en phase avec la réalité.

Des différences notables

La situation est différente aujourd’hui. Les…

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Les nouvelles mesures gouvernementales pour contrer la bulle immobilière sont-elles efficaces? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/peter-tsakiris/les-nouvelles-mesures-gouvernementales-pour-contrer-la-bulle-immobiliere-sont-elles-efficaces/ Mon, 19 Apr 2021 15:04:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=79439 ZONE EXPERTS – Il n’y a aucun doute : le marché immobilier canadien se trouve dans une situation de bulle.

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L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec a d’ailleurs rendu publiques les statistiques de ventes pour le mois de mars, et celles-ci affichent une augmentation de 27% à la médiane des prix des maisons unifamiliales au Québec depuis un an. Comme nous l’avions expliqué dans notre article au mois de janvier dernier : cette augmentation des prix découle tout simplement de la baisse de l’inventaire disponible à la vente. En effet le nombre d’inscriptions actives a baissé de 40% depuis un an, malgré une augmentation de l’ordre de 42% des nouvelles inscriptions.

Dans un tel contexte, on ne peut s’étonner de voir le gouvernement étudier la situation et désirer imposer des nouvelles règles afin de freiner cette frénésie. La première mesure actuellement envisagée par le Bureau de Surintendant des Institutions Financière (BSIF) consiste à augmenter le taux de qualification hypothécaire, en le faisant passer de 4.79% à 5.25% pour les hypothèques conventionnelles.

Certaines vont même à l’effet que des mesures du même genre pourraient viser les hypothèques assurées. Quoi qu’il en soit, nous ne croyons pas qu’une telle mesure ralentira la croissance du marché immobilier. Elles auront comme seul impact d’augmenter légèrement le taux d’endettement des gens. Par exemple, un achat légèrement au-dessus de la médiane des prix canadienne à 500,000$ avec une mise de fonds de 20%, dans le cas d’une famille ayant un revenu familial de 80,000$, fera augmenter son ratio d’endettement de 42% à 44%.

Une autre mesure envisagée consisterait à imposer une taxe de 10 à 15% du montant de l’achat aux acheteurs étrangers, même sur le territoire du Québec. Rappelons qu’une mesure semblable a été instaurée à Vancouver, puis à Toronto. On a alors observé par la suite une baisse remarquable de l’activité immobilière. Notre collègue et courtier hypothécaire chez Planiprêt, Vincent Le Saux, est d’avis qu’une telle mesure, si elle inclut les travailleurs temporaires au Québec, aurait un impact négatif sur l’économie de Montréal.

Selon lui, il faudrait distinguer dans l’application de cette mesure les investisseurs étrangers n’ayant pas l’intention de s’établir au pays, des résidents permanents qui arrivent au Canada et des résidents temporaires travaillant au Canada. Notre province travaille depuis longtemps à développer certains secteurs spécialisés de son économie, incluant la biotechnologie, la Technologie de l’Information dans différents secteurs tels que les jeux vidéo, la 3D, la robotique et l’intelligence artificielle, mais également dans des secteurs comme l’aéronautique. Ces industries tentent de recruter des talents et cela contribue certainement à nourrir l’intérêt de nombreux étrangers à venir s’établir au Québec. En contrepartie, le processus d’immigration étant plus sous certains points jugé compliqué et plus long au Québec que dans d’autres provinces, on craint que l’imposition d’une taxe à l’habitation visant spécifiquement les immigrants ait un impact néfaste à l’économie sur Québec.

Il faut donc s’assurer qu’une telle mesure de taxation ciblée distingue les investisseurs étrangers qui ne résident pas au Québec, ne paient pas d’impôt et ne contribuent pas à notre économie, des travailleurs temporaires ayant un statut au regard de l’immigration, mais qui contribuent activement à l’économie québécoise.

La gestion du passif fait partie intégrante de la situation financière du client et en représente parfois même « la » plus grande part. Il est donc primordial de confier l’analyse de celle-ci à un professionnel objectif qui saura bien guider votre client et s’assurer que celui-ci en saisit bien la valeur. Après tout, la gestion du passif en soi n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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Une autre bulle technologique prête à éclater ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/une-autre-bulle-technologique-prete-a-eclater/ Thu, 01 Apr 2021 12:06:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=78724 La situation semble similaire à celle de l’an 2000…

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Une bulle des valeurs technologiques pourrait être prête à éclater, car la situation sur les marchés ressemble à celle qui prévalait en 2000, quand les entreprises de nouvelles technologies ont vu le cours de leurs actions chuter lourdement.

Depuis le début de la pandémie, il y a un an, les marchés financiers s’en sortent plutôt bien. À l’exception de la forte correction du printemps 2020, les valeurs boursières sont à la hausse et les actions des entreprises technologiques réalisent des performances particulièrement bonnes.

Le cours de l’action Microsoft a presque doublé en un an. Celle de Tesla a été multipliée par neuf…

Au lieu de trop se réjouir, les investisseurs devraient cependant regarder ce qui s’est passé deux décennies en arrière, suggère CNN.

Cours éloignés des valeurs réelles

La situation présente comporte bien des similitudes avec la bulle boursière des valeurs technologiques, constate CNN. Il y a 21 ans, l’explosion de cette bulle a révélé la déconnexion entre la valeur boursière de bon nombre d’entreprises techno et leur valeur réelle.

À présent, des exemples comme GameStop, dont le cours a été chahuté par de petits investisseurs, démontrent combien cette déconnexion demeure possible. La flambée des cours de Microsoft et de Tesla montre que la question se pose aussi pour de grandes entreprises, dont les capitalisations boursières sont considérables. Et c’est sans compter sur la spéculation menée sur le bitcoin, qui voit la valeur de la cryptomonnaie fluctuer du simple au double, d’un mois sur l’autre.

Non rentables et surévaluées

Certes, peu avant l’année 2000, on voyait des introductions en bourse d’entreprises non rentables, presque sans revenus, alors que les licornes qui arrivent aujourd’hui sur les marchés sont plus souvent des chefs de file de leur secteur technologique. Mais leurs valorisations sont parfois insensées : leurs cours flambent alors qu’elles n’ont pas atteint la rentabilité, malgré des activités en forte croissance.

Présentement, le S&P 500 se négocie à plus de 21 fois les bénéfices estimés pour les douze prochains mois, selon les données de FactSet. Ce chiffre se rapproche également des niveaux records de mars 2000, qui s’établissait alors à 24 fois les estimations de bénéfices.

Ces similitudes laissent entrevoir une correction boursière aussi considérable qu’en 2000. Quand le repli commencera, la chute pourrait être aussi soudaine que durable : rappelons que ce n’est qu’en 2015 que le Nasdaq a retrouvé son niveau d’avant 2000.

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Doit-on craindre une bulle boursière ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/doit-on-craindre-une-bulle-boursiere/ Wed, 17 Feb 2021 14:54:56 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=77971 La surchauffe observée sur les marchés boursiers pourrait en occasionner une, selon des experts.

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On répète souvent que nous sommes « tous dans le même bateau » depuis l’arrivée de la pandémie de COVID-19 en mars dernier, mais l’immense fossé qui sépare les données économiques sombres et la flambée des valorisations boursières suggère que certains Canadiens s’en tirent beaucoup mieux que d’autres.

Sur le plan financier, une grande partie de la population est épargnée par la crise ou se trouve même en meilleure forme. Le marché du logement est solide et ceux qui sont en mesure de travailler à distance ont amassé des montagnes d’argent. Ils consacrent notamment ces économies à des investissements qui dynamisent le marché.

Entre-temps, les mesures de confinement ont provoqué des perturbations majeures pour les travailleurs du secteur des services et d’autres secteurs qui ont été contraints de s’en remettre à l’aide gouvernementale.

« Tous les emplois qui ont été perdus dans le pays depuis le début de la crise, pas certains, tous, étaient dans des secteurs mal rémunérés et touchaient des emplois mal rémunérés », souligne Benjamin Tal, économiste en chef adjoint de la Banque CIBC.

Les marchés boursiers nord-américains connaissent une période faste depuis mars, établissant de nouveaux records sur une base quasi quotidienne, même si la COVID-19 a frappé l’économie et terni les données sur l’emploi.

Certaines valorisations boursières ont grimpé en flèche alors que les marchés se remettaient de la correction provoquée par la pandémie en mars.

Les actions de Tesla ont bondi d’environ 1160 % au cours de la dernière année, tandis que celles de Shopify ont augmenté de 425 % et fait de la société d’Ottawa la plus grande valorisation boursière du Canada.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto est en hausse de 65 % par rapport aux creux du mois de mars dernier et il affiche une croissance de 6,5 % depuis le début du mois de février. Le rebond a été encore plus marqué aux États-Unis, avec un gain de 73 % pour la moyenne Dow Jones, un de 79,5 % pour l’indice élargi S&P 500 et un d’environ 113 % pour l’indice composé du Nasdaq, à forte composante technologique.

Pourtant, le chômage demeure obstinément élevé. Le taux de chômage du Canada a atteint 9,6 % en janvier, alors que 212 800 emplois disparaissaient.

Une récession asymétrique

La déconnexion entre les districts financiers de Bay Street et Wall Street et Monsieur et Madame Tout-le-Monde n’est pas nouvelle, mais elle s’est accentuée au cours de la « récession la plus asymétrique » de l’histoire du Canada, observe Benjamin Tal.

Les investisseurs de détail avec des soldes de trésorerie sains ont augmenté les volumes du marché et ont contribué à des achats frénétiques qui ont propulsé des actions comme celles de GameStop et BlackBerry.

Le Groupe TMX, qui exploite la Bourse de Toronto, a noté que, dans un contexte d’augmentation des volumes, la proportion des transactions au détail a culminé à 45 % du volume total des transactions en janvier, comparativement à une moyenne de seulement 35 % un an plus tôt.

« Les facteurs qui sous-tendent la vigueur du courtage de détail sont des moteurs qui vont perdurer pendant un certain temps », a récemment fait valoir le chef de la direction de TMX, John McKenzie, auprès d’analystes lors d’une conférence téléphonique pour discuter des résultats financiers du groupe.

Il a insisté sur l’environnement de faibles taux d’intérêt qui soutient les évaluations du marché, la culture du télétravail qui prévaut en ce moment et la croissance continue des applications de courtage de détail.

Une bulle historique?

Le célèbre investisseur Jeremy Grantham, qui a prédit certaines des bulles du passé, dit maintenant que le marché haussier qui a commencé en 2009 a « mûri pour devenir une bulle épique à part entière » avec « une surévaluation extrême, des augmentations de prix explosives, des émissions frénétiques et un comportement spéculatif des investisseurs à un niveau hystérique. »

« Je pense qu’on se souviendra de cet événement comme de l’une des grandes bulles de l’histoire financière, avec la bulle des mers du Sud, celle de 1929 et celle de 2000 », a-t-il écrit dans un commentaire publié sur le site web de son entreprise.

« Ces grandes bulles sont là où les fortunes se font et se perdent, et où les investisseurs démontrent vraiment la mesure de leur courage. »

Alors que certaines actions sont surchauffées et menacent d’éclater, Benjamin Tal ne croit pas que cela se produira sur l’ensemble du marché,

« Je pense que nous devons clairement faire la distinction entre les poches spéculatives dont tout le monde parle et le marché en général », a-t-il estimé.

« Bien sûr, il y a toujours des risques que (le marché) y soit entraîné, mais à ce stade, cela ne semble pas être un scénario raisonnable. »

Selon les observateurs, les relances budgétaire et monétaire massives soutiennent les marchés, à moins que les bénéfices des entreprises ne s’effondrent et que les banques centrales ne resserrent leurs politiques.

Malgré tout, le président de la Réserve fédérale des États-Unis, Jerome Powell, a indiqué cette semaine que la banque centrale resterait accommodante jusqu’à ce que l’emploi se rétablisse complètement.

Soulagement après GameStop

Erik Bregar, responsable de la stratégie de change à la Banque de change du Canada, croyait que la frénésie de l’histoire avec GameStop et les forums de Reddit pourrait éliminer un certain excès spéculatif du marché.

« Mais dès que ces actions se sont effondrées, tout le monde a poussé un soupir de soulagement et a de nouveau fait grimper le marché », a-t-il souligné lors d’une entrevue.

« Ce truc est difficile à éliminer. Je pense qu’il est possible de faire valoir fondamentalement que (le marché) ne devrait pas être aussi haut, mais il n’a pas encore été payant de miser contre ça. »

Il a ajouté qu’il y avait tout simplement trop de nouvelles positives et que des attentes largement répandues voulaient que l’économie mondiale soit forte au second semestre, à mesure que la vaccination contre la COVID-19 progressera.

« Je continue de croire que les actions représenteront une bonne valeur à mesure que nous avancerons ici tout au long de 2021 », a affirmé Mike Archibald, vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Placements AGF.

Selon lui, des liquidités illimitées et des personnes qui investissent à la Bourse leur argent supplémentaire économisé sont les principaux moteurs de croissance du marché.

En fait, le taux d’épargne et les dépôts en espèces ont augmenté de plus de 10 % au cours des deux derniers trimestres, le niveau le plus élevé jamais enregistré, a souligné Brian Belski, stratège en chef des placements chez BMO Marchés des capitaux.

« Oui, les valorisations semblent étirées à première vue, mais elles doivent également être considérées dans le contexte de taux d’intérêt historiquement bas et d’une faible inflation, des ingrédients qui devraient persister tout au long de 2021 et au-delà, à notre avis », a-t-il écrit dans un rapport.

« Vu sous cet angle, nous pensons qu’il n’est pas déraisonnable que la valorisation boursière se maintienne (voire augmente légèrement) par rapport à son niveau actuel. »

Perspectives positives à long terme

Certains domaines du marché, y compris les actions de cannabis, la cryptomonnaie et certaines parties du secteur de la technologie sont « frivoles », mais d’autres investissements restent attrayants, a estimé Mike Archibald.

« Dans l’ensemble, si vous regardez ce que j’appellerais des sociétés solides, des piliers (…), ces actions me semblent toujours à un prix raisonnable et je pense toujours qu’il y a un bon potentiel de hausse pour un certain nombre de ces entreprises. »

Il est naturel et sain pour les marchés de faire une pause après de fortes courses. Les marchés boursiers sont tournés vers l’avenir et anticipent la façon dont les choses se dérouleront dans le futur, et non où elles en sont actuellement.

« Si vous pouvez regarder au-delà des prochains mois, les perspectives s’annoncent extrêmement prometteuses », a fait valoir Candice Bangsund, gestionnaire de portefeuille pour Fiera Capital.

Une correction à court terme de 5 % à 10 % est possible et devrait être considérée comme une occasion d’achat, mais des dépenses massives placent un plancher sous les pieds de tout mouvement à la baisse, a-t-elle estimé.

En outre, nous ne saurons pas si nous sommes dans une reprise soutenue ou une bulle spéculative « avant que ce soit dans le rétroviseur », a souligné Kristina Hooper, stratège en chef du marché mondial chez Invesco, dans une note.

« Et cela n’a pas vraiment d’importance pour les investisseurs à long terme. La réalité est que les rebonds et les corrections du marché se produisent, mais la ligne de tendance des actions à long terme est à la hausse. »

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Nouvelle bulle techno en gestation ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/nouvelle-bulle-techno-en-gestation/ Mon, 23 Mar 2020 12:04:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=65125 Et si, au-delà de la menace d'une récession, une autre bulle techno était en gestation ?

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Dans le cadre de la dernière édition de son étude annuelle Global Private Equity Report, Bain Capital illustre à quel point les grandes technos ont été privilégiées par les investisseurs.

« En 2019, la valeur boursière d’une poignée de grands acteurs technologiques – Facebook, Apple, Amazon, Netflix et Google – a grimpé à près de 4 000 milliards de dollars américains, soit plus de 25 % de la capitalisation boursière totale du Nasdaq de la fin de l’année dernière », note Bain Capital.

Le spécialiste bostonien du capital-investissement (private equity) évoque certains drapeaux rouges : échec du premier appel public à l’épargne de WeWork, vu comme le signe d’une « fatigue d’investisseurs », et des ratios cours/bénéfices aux proportions monumentales.

Toutefois, ajoute Bain Capital, le secteur des technos n’est pas monolithique.

« Les actions de firmes de matériel informatique et de logiciels grand public représentent 63 % du capital investi dans les marchés publics, tandis que 72 % du capital-investissement se concentre dans les logiciels d’entreprises et les services informatiques », signale le Global Private Equity Report.

Et c’est à ce niveau que la démonstration de Bain Capital devient un plaidoyer pour son métier.

Selon Bain, les firmes de capital-investissement éviteraient les segments technologiques les plus en vogue afin de concentrer leur action vers les sociétés de logiciels d’entreprises, « plus résistantes en période de ralentissement économique. »

Ces firmes seraient plus résistantes à cause d’une forte adhérence de leurs clients. Ces derniers doivent numériser leurs opérations afin de rester en vie. « La plupart des logiciels d’entreprises remplissent des fonctions nécessaires et sont intégrés aux flux de travail, ce qui signifie que le coût de mise en œuvre d’un nouveau système et de recyclage des employés peut être substantiel », précisent les auteurs du rapport.

Elles bénéficieraient aussi de plus faibles dépréciations du capital étant donné la difficulté à déloger leurs logiciels une fois installés.

Qu’en est-il de leur potentiel de croissance? Elle serait importante étant donné qu’un bon nombre de ces technologies se trouve à mi-chemin de leur courbe d’adoption. En conséquence, les segments les plus prometteurs de ces technos américaines présenteraient des « perspectives de croissance durable », dit Bain Capital.

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