actifs alternatifs | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/actifs-alternatifs/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 25 Jun 2026 17:34:54 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png actifs alternatifs | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/actifs-alternatifs/ 32 32 Ce qu’il faut retenir du Forum sur les investissements alternatifs de Montréal 2026 https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/ce-quil-faut-retenir-du-forum-sur-les-investissements-alternatifs-de-montreal-2026/ Fri, 26 Jun 2026 10:34:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114636 ZONE EXPERTS — Les experts réunis par l’AIMA ont mis en lumière les grandes tendances qui façonneront l’évolution des placements alternatifs et de la construction de portefeuille au cours des prochaines années.

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Le Club Saint-James a une nouvelle fois accueilli la communauté canadienne des investissements alternatifs à l’occasion du quatrième Forum annuel sur les investissements alternatifs de Montréal (MAIF). Avec plus de 180 participants, allant des investisseurs institutionnels et gestionnaires d’actifs aux conseillers en gestion de patrimoine et prestataires de services, cet événement d’une demi-journée, qui a affiché complet, a permis de présenter des perspectives d’actualité sur la dynamique en constante évolution des investissements alternatifs au Canada et au-delà.

Voici les points essentiels à retenir de cette journée :

La résilience des portefeuilles dans un environnement incertain

La résilience des portefeuilles a constitué le fil conducteur du forum de cette année, les décideurs en matière d’allocation et les gestionnaires s’étant tous deux concentrés sur la meilleure façon de construire des portefeuilles capables de générer des performances dans divers contextes de marché. Les intervenants ont souligné que les portefeuilles traditionnels axés sur les actions et la duration s’avèrent de plus en plus insuffisants pour répondre aux objectifs complexes des investisseurs, tandis que les matières premières, les stratégies de rendement absolu et d’autres sources de rendement non corrélées ont été mises en avant comme des éléments essentiels des portefeuilles conçus pour résister à une grande variété de contextes économiques.

Les placements alternatifs : des solutions de portefeuille, et non des classes d’actifs

Un thème récurrent tout au long des sessions a été la nécessité d’aller au-delà des étiquettes de classes d’actifs et d’évaluer les placements alternatifs à l’aune de leur contribution au portefeuille, qu’il s’agisse de diversification, de revenu, de protection contre l’inflation ou de rendement non corrélé. Les intervenants ont souligné que les placements alternatifs devaient être considérés avant tout comme une boîte à outils d’expositions ciblées, chacune comblant une lacune spécifique que les marchés publics ne peuvent à eux seuls combler, plutôt que comme un pan monolithique de l’allocation.

IA : une occasion d’investissement et un risque de surconcentration

L’intelligence artificielle (IA) a constitué un thème majeur du forum de cette année, tant < titre d’occasion d’investissement qu’en tant que source potentielle de risque. Au-delà de sa capacité à générer de solides rendements sur les marchés boursiers, le développement de l’IA a été identifié comme un puissant catalyseur structurel pour les infrastructures énergétiques, la demande en électricité et les matériaux essentiels. Du côté des risques, les intervenants ont souligné leurs inquiétudes concernant la concentration des rendements boursiers au sein d’un petit groupe d’entreprises liées à l’IA, ainsi que la possibilité que des outils d’investissement basés sur l’IA puissent fournir des recommandations similaires à tous les gestionnaires, ce qui renforcerait l’affluence sur les mêmes transactions et thèmes d’investissement.

Infrastructures énergétiques, demande en électricité et ressources essentielles

Les infrastructures énergétiques, la modernisation du réseau électrique et les matériaux essentiels, tels que le cuivre, ont été mis en avant comme figurant parmi les thèmes d’investissement à long terme les plus prometteurs, portés par la forte hausse de la demande en électricité liée au développement mondial de l’intelligence artificielle. Le Canada a été identifié comme particulièrement bien placé compte tenu de ses ressources naturelles et de son rôle de plus en plus stratégique dans l’approvisionnement énergétique nord-américain. Les intervenants ont noté que le débat sur l’énergie est en train d’être recadré, les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) étant de plus en plus abordés sous l’angle de la résilience nationale et de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, ce qui élargit leur attrait auprès d’un éventail plus large d’investisseurs.

Crédit privé et gestion de la liquidité

Le crédit privé est resté un thème central du forum de cette année, les intervenants ayant souligné l’importance d’aligner les structures des fonds sur le profil de liquidité sous-jacent des actifs qu’ils détiennent. Le crédit privé et les marchés privés en général restent dynamiques et très demandés, mais on observe une rationalisation croissante de la liquidité. Les événements déclencheurs de restrictions d’accès et la pression sur les rachats incitent à une réévaluation plus large, une préférence générale se dessinant pour des structures de fonds qui reflètent plus fidèlement la nature illiquide des actifs sous-jacents.

L’essor des comptes gérés séparément

Les comptes gérés séparément et les solutions sur mesure ont été identifiés comme un domaine d’intérêt croissant parmi les investisseurs institutionnels, grâce à la transparence, à l’efficacité du capital et à la flexibilité qu’ils peuvent offrir par rapport aux structures de fonds communs. Bien que des obstacles à une adoption plus large subsistent, notamment la charge opérationnelle pour les investisseurs et les craintes des gestionnaires quant à la cession du contrôle de leurs stratégies, l’opinion dominante était que les comptes gérés séparément s’apparentent davantage à un canal de partenariat susceptible d’approfondir les relations et d’élargir la portée institutionnelle.

L’approche de portefeuille global

L’approche de portefeuille global a donné lieu à des discussions fructueuses, les intervenants soulignant que le passage de l’allocation stratégique traditionnelle des actifs relève autant d’une transition culturelle que technique, nécessitant de la confiance, une délégation de pouvoirs et un engagement sincère en faveur d’un investissement axé sur les résultats et d’une construction de portefeuille à long terme. Bien que la complexité de la mise en œuvre varie, les principes sous-jacents sont accessibles aux investisseurs de toutes tailles, et leur adoption devrait se faire progressivement plutôt que par le biais d’une transformation radicale.

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Des FNB plus sophistiqués : les conseillers suivent-ils le rythme ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/des-fnb-plus-sophistiques-les-conseillers-suivent-ils-le-rythme/ Wed, 10 Jun 2026 09:52:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114398 FOCUS FNB — L’accès à des stratégies autrefois réservées aux produits structurés et aux fonds alternatifs démocratise l’innovation, mais accroît la complexité du marché.

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Le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) n’a jamais offert autant de choix aux conseillers et aux investisseurs. Selon ETFGI, l’industrie comptait 375 FNB et 523 inscriptions à la fin de 2015. Dix ans plus tard, elle regroupait 1 482 FNB et 1 861 inscriptions, illustrant l’expansion rapide et la diversification de ce secteur.

« Le Canada compte plus de 1 800 FNB et, de plus en plus, les nouveaux lancements portent sur des stratégies complexes plutôt que sur des produits indiciels traditionnels. », indique Jeff Lucyk, chef des ventes, Hamilton ETFs.

En effet, les manufacturiers canadiens de FNB multiplient les stratégies spécialisées. Selon Valeurs mobilières TD, les deux tiers des nouveaux FNB lancés au Canada en 2025 étaient des stratégies à gestion active, reflétant l’intérêt croissant pour des solutions plus ciblées allant au-delà des produits indiciels traditionnels. Cette diversification élargit considérablement les possibilités offertes aux conseillers, mais complexifie également l’analyse et la sélection des produits, estime Jeff Lucyk.

Malgré cette évolution, les conseillers demeurent relativement disciplinés dans leurs choix, estime Mark Noble, premier vice-président, Stratégie du marché de détail et facilitation des ventes, Guardian Capital. « Les sommes investies par les conseillers continuent généralement d’être dirigées vers des stratégies relativement simples et traditionnelles. »

Selon lui, la plupart des structures de FNB plus complexes « sont conçues pour atteindre des objectifs très précis et répondent à des besoins particuliers pour certains types d’investisseurs ».

Si plusieurs observateurs parlent d’une complexification rapide du marché, Mark Noble, rappelle que les stratégies elles-mêmes ne sont pas nouvelles. « La complexité que l’on retrouve aujourd’hui dans certains FNB n’est pas très différente de celle qui existe depuis des décennies dans les produits structurés et les fonds alternatifs. La différence, c’est que la structure du FNB est plus facilement accessible et permet à un plus grand nombre d’investisseurs d’avoir accès à ce type de stratégies », affirme-t-il.

Les conseillers ne réagissent toutefois pas tous de la même façon à cette évolution.

Certains sont à l’affût des nouveautés et des tendances « et sont très à l’aise de les proposer rapidement à leur clientèle », décrit Jean-François Girard, vice-président et chef du développement et gestion des fonds d’investissement chez Desjardins Gestion de patrimoine.

À l’inverse, il observe aussi des conseillers « plus traditionnels dans leur approche, qui vont attendre un historique de rendements plus long et une adoption plus répandue dans le marché ».

Une prudence qui n’est guère surprenante dans un contexte où les obligations réglementaires entourant la connaissance des produits et l’analyse de leur convenance se multiplient.

Les principales zones de confusion

Bien que les conseillers maîtrisent généralement les grandes catégories de FNB, certains segments continuent de susciter des incompréhensions.

« Les FNB qui comprennent des produits dérivés, tels des FNB d’options d’achat couvertes, sont complexes et peuvent être parfois difficiles à comprendre, affirme Jean-François Girard. Un produit avec options d’achat couvertes ayant un revenu très élevé peut sembler très alléchant, mais il faut comprendre le montage à l’intérieur du produit afin de bien discerner les risques. »

Jeff Lucyk identifie un autre angle mort important : la liquidité des FNB. « De nombreux investisseurs croient à tort que la liquidité d’un FNB est déterminée par son volume quotidien de négociation. En réalité, elle dépend principalement de la liquidité des titres sous-jacents détenus dans le portefeuille du FNB. »

« Par exemple, un FNB répliquant l’indice S&P 500 peut afficher un volume de transactions relativement faible lors d’une journée donnée, tout en permettant l’exécution efficace d’importants ordres d’achat ou de vente. Cela s’explique par le fait que les teneurs de marchés du marché primaire peuvent créer ou racheter des parts afin de fournir de la liquidité supplémentaire lorsque nécessaire. », illustre-t-il.

À cet égard, Jeff Lucyk recommande généralement d’utiliser des ordres à cours limité lors de la négociation de FNB afin de « favoriser une exécution plus efficace des transactions et d’obtenir une meilleure qualité de prix ».

L’éducation demeure le véritable enjeu

Ses discussions avec les conseillers portent Mark Noble à croire qu’ils comprennent généralement très bien le fonctionnement de la plupart des produits FNB. Il rappelle néanmoins « qu’en placement, il n’y a pas de repas gratuit : chaque décision d’investissement comporte un compromis entre le risque et le rendement, et la plupart des investisseurs et conseillers expérimentés ont bien intégré cette réalité ».

« Si vous générez davantage de revenus immédiats à l’aide de produits dérivés, il y aura mathématiquement une augmentation du risque sous forme de pertes potentielles ou d’une diminution des rendements futurs. », illustre-t-il.

Selon lui, le véritable défi concerne les investisseurs eux-mêmes. Il estime ainsi que davantage d’éducation auprès des clients et des investisseurs est nécessaire afin de favoriser « une meilleure compréhension du compromis risque-rendement ».

Mark Noble s’interroge toutefois sur la provenance de cette éducation. « Le segment d’investisseurs qui connaît la croissance la plus rapide est celui des investisseurs autonomes, qui s’informent principalement par l’intermédiaire des médias sociaux et d’autres plateformes numériques. »

Il compare souvent cela aux conseils en matière de santé ou de nutrition que l’on trouve en ligne : « il y a beaucoup d’excellente information, mais il peut être difficile d’en valider la qualité et la fiabilité ». Il est d’avis que les sources les plus visibles, les plus affirmatives et celles qui font les promesses les plus ambitieuses « ont souvent plus d’écho que celles qui prônent des principes comme la patience, pourtant essentielle au succès en investissement, même si elle est beaucoup moins captivante ».

La complexification actuelle du marché demeure essentiellement une évolution normale, « mais qui exige une mise à niveau continue », estime pour sa part Jean-François Girard.

Jeff Lucyk arrive à une conclusion similaire. « Le véritable défi n’est pas seulement de comprendre le fonctionnement de ces produits, mais également d’être capable de les expliquer clairement et simplement aux clients. »

Dans un univers qui compte désormais environ 1 800 FNB canadiens et où les stratégies se spécialisent de plus en plus, « la capacité des conseillers à distinguer innovation utile et complexité inutile pourrait devenir l’un des principaux facteurs de différenciation. »

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Lire les marchés à travers le regard des grands allocateurs https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/lire-les-marches-a-travers-le-regard-des-grands-allocateurs/ Fri, 27 Mar 2026 10:30:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113156 ZONE EXPERTS — Le Conseil mondial des investisseurs de l’AIMA partage ses réflexions sur les risques géopolitiques, l’IA et l’évolution des flux de capitaux.

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L’AIMA a créé le Conseil mondial des investisseurs (GIB, sigle en anglais) en décembre 2021 afin de renforcer son engagement auprès de la communauté mondiale des investisseurs. Le GIB fait office d’organe consultatif qui aide les gestionnaires de fonds non traditionnels à comprendre les tendances émergentes et les attentes des investisseurs, en favorisant la coordination et en promouvant les meilleures pratiques du secteur afin d’améliorer les résultats pour les parties prenantes.

En novembre 2025, le GIB a échangé ses points de vue sur la géopolitique, l’exceptionnalisme américain et une éventuelle bulle de l’intelligence artificielle (IA), ainsi que sur leur impact sur l’allocation d’actifs et la couverture de change. En janvier et février 2026, le groupe a discuté de la montée en puissance des capitaux des particuliers dans les investissements non traditionnels et de ses implications pour l’environnement réglementaire. En mars 2026, le groupe a partagé ses réflexions sur l’impact sur les portefeuilles du conflit en cours au Moyen-Orient et de la volatilité des prix du pétrole qui en résulte. Vous trouverez ci-dessous les informations essentielles que les gestionnaires de fonds non traditionnels et les détenteurs d’actifs doivent connaître sur ces sujets :

 

Novembre 2025 — Sentiment du marché : l’exceptionnalisme américain, la géopolitique et la répartition des actifs

  • Malgré les vifs débats autour de la géopolitique et de l’exceptionnalisme américain, les investisseurs n’ont procédé qu’à des ajustements minimes de leur allocation, conservant une surpondération structurelle des États-Unis en raison de la profondeur du marché, du leadership technologique et des occasions accessibles.
  • Les changements d’allocation d’actifs sont progressifs et graduels, avec une certaine rotation vers l’Europe, le Japon et l’Asie, ainsi que vers des stratégies de diversification, le crédit privé, les infrastructures et d’autres marchés privés, mais sans rééquilibrage à grande échelle.
  • L’IA est considérée à la fois comme un facteur de transformation et comme susceptible de créer une bulle, offrant des occasions à long terme tout en suscitant des inquiétudes concernant le surinvestissement, les valorisations excessives, les suppressions d’emplois et les effets imprévisibles sur les multiples des sociétés en portefeuille.
  • La couverture de change reste une question majeure non résolue, sans consensus solide sur la manière de mesurer l’exposition réelle au dollar américain ni sur le niveau de couverture à adopter ; la plupart des organisations procèdent à des ajustements marginaux par classe d’actifs plutôt que d’adopter de nouveaux cadres.
  • Le sentiment général reflète la conviction d’un changement structurel du régime mondial, ce qui suscite davantage de discussions sur l’analyse de scénarios et les diversificateurs non traditionnels, mais ne se traduit pas encore par des mesures concrètes au niveau des portefeuilles.

Janvier 2026 – L’essor des investisseurs particuliers dans les placements non traditionnels

  • Les investisseurs particuliers détiennent un volume total d’actifs supérieur à celui des institutions, mais consacrent une part bien moindre à ces placements non traditionnels (~3 % contre ~23 %), ce qui offre une occasion de croissance considérable aux gestionnaires de ces actifs, en particulier auprès des investisseurs américains plus jeunes et plus fortunés.
  • Quel que soit le scénario, des milliers de milliards de dollars (entre 9 000 et 19 000 milliards de dollars dans les scénarios de base et intermédiaires) devraient affluer vers les placements non traditionnels en provenance des canaux de gestion de patrimoine au cours des dix prochaines années, avec une croissance significative des véhicules à durée indéterminée, tirée par le crédit privé au niveau des classes d’actifs et par les BDC et les fonds à échéances intermédiaires au niveau des types de produits. Ces données concernent principalement les États-Unis, mais elles laissent présager une transformation du secteur des placements non traditionnels pour les gestionnaires d’actifs à l’échelle mondiale.
  • Les préoccupations potentielles en matière de gestion de patrimoine pourraient inclure les frais, le risque de liquidité, les restrictions d’accès, la complexité fiscale, la qualité des gestionnaires en ce qui concerne l’accessibilité et le risque de mauvais acteurs, ce qui pourrait déclencher des réactions réglementaires.
  • En conséquence, les investisseurs institutionnels craignent que la participation des particuliers n’érode les occasions d’alpha, n’affaiblisse les plafonds des fonds, ne déclenche une réaction réglementaire (excessive), n’accroisse la concurrence pour les co-investissements et les opérations sur le marché secondaire, ne crée des conflits d’intérêts et n’allonge les périodes de détention.

 

Février 2026 — Ouverture des marchés privés aux particuliers et incidence de la réglementation sur les investisseurs

  • La participation des investisseurs particuliers aux marchés privés prend une importance structurelle croissante. Depuis 2015, cette participation est passée d’environ 15 % à 25 % des actifs sous gestion (AUM, sigle en anglais) dans le crédit privé, la participation globale des investisseurs ayant été multipliée par 5 à 6 au cours de la dernière décennie.
  • Les autorités de régulation renforcent leur surveillance des dispositifs de gestion du risque de liquidité afin de garantir la stabilité financière et de préserver la capacité des investisseurs particuliers à récupérer leur capital à tout moment. Alors que ces réformes peuvent renforcer la résilience systémique, des inquiétudes subsistent quant aux retombées réglementaires, les règles destinées aux véhicules de détail finissant par contraindre les fonds purement institutionnels.
  • La « retailisation » peut générer des améliorations structurelles positives, notamment une plus grande transparence des coûts, des exigences de publication renforcées, une discipline d’évaluation plus stricte et des normes de gouvernance améliorées, mais des inquiétudes persistent quant aux conflits potentiels lorsque des actifs similaires entrent à la fois dans des véhicules institutionnels et de détail, ainsi qu’aux écarts de frais entre les différents véhicules.
  • Les commanditaires institutionnels ont fait part de leurs inquiétudes concernant la réduction des occasions de co-investissement, le déséquilibre de l’allocation de capital en faveur des véhicules de détail, l’émergence de systèmes de montage à deux vitesses et la dilution potentielle de l’alpha. Parallèlement, certains investisseurs y voient une opportunité, soulignant que la pression de rachat exercée par les investisseurs de détail sur des marchés en difficulté peut créer des points d’entrée attractifs pour les capitaux institutionnels.

Mars 2026 – L’impact du conflit iranien et de la volatilité des prix du pétrole sur les portefeuilles des investisseurs

  • Le calendrier du conflit reste très incertain : les investisseurs tablent sur une réouverture partielle du détroit d’Ormuz d’ici environ trois mois, mais nombreux sont ceux qui estiment que le conflit durera entre 6 et 12 mois, voire plus, sans qu’il y ait de définition claire de ce qu’on entend par « résolution ».
  • Les marchés se sont montrés étonnamment résilients jusqu’à présent, mais les investisseurs se préparent à un régime de croissance plus faible et d’inflation plus élevée — en particulier si le prix du pétrole se maintient autour de 120 dollars le baril.
  • La dynamique politique américaine est tout aussi importante que la géopolitique : les élections de mi-mandat et les prix des carburants pourraient constituer une échéance implicite, avec un risque de divergence entre le président Donald Trump et Israël si le conflit s’éternise.
  • Les investisseurs conservent leurs positions et renforcent leur liquidité, sans procéder à des changements majeurs dans la répartition de leurs actifs — ils attendent des signaux plus clairs tout en se préparant à déployer des capitaux en période de volatilité.
  • Il s’agit du premier test de l’ordre mondial multipolaire. À plus long terme, cette situation pourrait marquer un glissement vers des primes de risque structurellement plus élevées, avec des implications pour l’énergie, les dépenses de défense, les données et la relocalisation en général.

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Les allocataires privilégient la consolidation plutôt que le changement https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/les-allocataires-privilegient-la-consolidation-plutot-que-le-changement/ Fri, 30 Jan 2026 13:06:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112138 ZONE EXPERTS — Le sentiment des investisseurs se stabilise au premier semestre 2026, selon une enquête mondiale de l’AIMA et de Hedgeweek.

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L’AIMA a récemment publié son rapport sur le sentiment des allocataires d’actifs pour le premier semestre 2026, intitulé Beyond the Hunt (« Au-delà de la chasse »), en partenariat avec Hedgeweek. Basé sur une enquête menée auprès de plus de 100 allocataires mondiaux, comprenant des fonds de pension, des fonds souverains, des family offices et des fonds de dotation, le rapport révèle un changement notable dans le sentiment des investisseurs.

Alors que dans l’enquête du deuxième semestre 2025 réalisée il y a six mois, 40 % des allocataires de fonds spéculatifs recherchaient activement de nouveaux gestionnaires, ce chiffre est désormais tombé à 18 %. Au contraire, un sentiment de patience s’est installé, 47 % des allocateurs privilégiant une approche équilibrée entre les relations nouvelles et existantes, axée sur l’optimisation du portefeuille plutôt que sur une reconstruction complète.

Voici les principales conclusions de l’enquête :

  1. Calme après l’agressivité

La confiance des allocataires dans les fonds spéculatifs augmente, 71 % d’entre eux se déclarant confiants ou très confiants dans leurs performances pour les six prochains mois. Cependant, cette confiance ne s’est pas traduite par une expansion agressive, puisque 59 % prévoient de maintenir leurs allocations inchangées (contre 39 % il y a six mois). Le secteur est passé d’un mode de recherche à un mode axé sur l’extraction de valeur à partir des positions existantes.

  1. Consolidation stratégique

La grande chasse aux gestionnaires est-elle terminée pour l’instant ? Le pourcentage d’investisseurs recherchant principalement une allocation à de nouveaux gestionnaires est passé de 40 % à 18 %, tandis que ceux qui adoptent une approche plus équilibrée entre les relations nouvelles et existantes ont presque doublé, passant de 25 % à 47 %. Cette évolution suggère un changement d’orientation des allocataires, qui privilégient désormais l’optimisation plutôt que l’exploration.

  1. La gestion des risques prime sur les rendements

Les motivations pour allouer des actifs à des fonds spéculatifs ont considérablement évolué au cours des six derniers mois. La diversification (76 %) et les rendements non corrélés (68 %) dominent désormais la prise de décision, tandis que les « rendements attendus plus élevés » ont reculé de 56 % à 29 %. Ce constat indique que les fonds spéculatifs sont de plus en plus considérés par les investisseurs comme des outils permettant de stabiliser leur portefeuille plutôt que de maximiser leurs rendements.

  1. Reprise des positions longues/courtes sur actions

Les positions longues/courtes sur actions ont dépassé les stratégies macroéconomiques en tant que stratégie préférée, malgré les tensions géopolitiques qui restent la principale préoccupation des allocataires. Les stratégies multi-stratégies ont gagné une place pour se hisser à la quatrième position, reflétant l’intérêt continu des acteurs institutionnels.

  1. L’évolution des CGS

Après plusieurs années de forte croissance, la demande pour les structures CGS (comptes gérés séparément — Separately Managed Accounts (SMA) en anglais) s’est modérée. La proportion d’allocataires exprimant une forte préférence pour les CGS a diminué de moitié, passant de 25 % à 11 %, tandis que la popularité des structures de fonds communs a augmenté de 19 % à 35 %. Ce changement d’opinion reflète peut-être une réévaluation de la complexité opérationnelle et du coût plus élevé des CGS par rapport aux avantages perçus pour tous les investisseurs qui ont répondu à cette enquête.

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Gestion d’actifs : convergence entre traditionnels et alternatifs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/gestion-dactifs-convergence-entre-traditionnels-et-alternatifs/ Thu, 30 Oct 2025 10:56:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110494 Un mouvement de fond.

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La distinction entre la gestion d’actifs traditionnels et alternatifs est en train de s’effacer sur le marché, observe un rapport de la firme McKinsey.

À mesure qu’ils se démocratisent, les placements alternatifs s’intègrent de plus en plus au paysage des actifs traditionnels.

À leurs débuts, les actifs alternatifs étaient réservés aux investisseurs institutionnels, avant de progressivement devenir accessibles aux clients fortunés. Et voilà que, désormais, un panel de plus en plus large de clients parvient à accéder aux marchés privés, créant une forme de convergence entre la gestion d’actifs traditionnels et alternatifs, décrit le rapport.

C’est bien le marché qui s’est transformé, sous la volonté des clients d’accéder à la fois aux marchés publics et aux marchés privés. La réglementation s’est adaptée pour définir l’encadrement de cette évolution.

Un défi de cette tendance est de développer chez chaque type de gestionnaires, traditionnels ou alternatifs, les compétences transversales qui permettront de répondre globalement à la clientèle.

Le rapport de McKinsey constate que les firmes de gestion d’actifs tentent de répondre à ce défi en nouant des partenariats entre celles qui disposent d’une expertise dans un domaine et celles qui détiennent une spécialité dans l’autre domaine. Cela s’est même traduit par des opérations de fusions-acquisitions dans les deux sens, en plus de nourrir une accélération de l’innovation de produits.

McKinsey s’attend à une intensification de cette convergence, de nombreux petits gestionnaires d’actifs ne disposant pas encore des ressources nécessaires pour être compétitifs à grande échelle dans les deux domaines.

Outre la convergence entre gestion d’actifs traditionnels et alternatifs, la firme relève que deux autres tendances montent en puissance en matière de gestion d’actifs. McKinsey observe un transfert consistant à alléger l’exposition mondiale pour se diriger davantage vers une exposition locale des portefeuilles. Essentiellement, il s’agit de diversifier davantage les portefeuilles, pour modérer la part investie aux États-Unis. Par ailleurs, la firme constate l’essor des fonds négociés en Bourse gérés activement.

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Les leçons des leaders de l’IA dans les placements non traditionnels https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/les-lecons-des-leaders-de-lia-dans-les-placements-non-traditionnels/ Fri, 19 Sep 2025 12:40:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109915 ZONE EXPERTS — La taille d’une entreprise ne doit pas déterminer son approche de la gestion des risques.

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L’Alternative Investment Management Association (AIMA) a publié sa deuxième grande étude portant sur l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur des fonds alternatifs et des placements non traditionnels.

S’appuyant sur notre rapport 2023 Getting in Pole Position, cette nouvelle étude offre une vision prospective de la manière dont les gestionnaires de fonds et les allocataires naviguent à la fois dans les occasions et les risques de l’IA générative (Gen AI).

Avec la contribution de plus de 150 gestionnaires de fonds (représentant près de 800 milliards de dollars américains d’actifs sous gestion) et de 18 investisseurs institutionnels dans le monde entier, le rapport distille les leçons les plus importantes tirées des premiers utilisateurs du secteur. Les conclusions soulignent que si la gouvernance et l’atténuation des risques restent des priorités absolues, les entreprises qui adoptent l’expérimentation et la formation sont les mieux placées pour exploiter tout le potentiel de ces outils.

Le rapport confirme que l’adoption de l’IA se généralise dans le secteur des placements non traditionnels. 95 % des gestionnaires utilisent aujourd’hui l’IA générative dans une certaine mesure, et les trois quarts d’entre eux affirment que leur utilisation a augmenté au cours de l’année écoulée. Mais l’adoption ne signifie pas une utilisation illimitée. La plupart des grands gestionnaires ont mis en place des garde-fous à l’échelle de l’entreprise, notamment des restrictions sur le partage des données et des politiques exigeant la divulgation lorsque l’IA a été utilisée dans le cadre d’un travail en contact avec le client.

Là où les petits gestionnaires sont souvent à la traîne, c’est dans la gouvernance formelle. Près de la moitié d’entre eux opèrent encore sans restriction ni politiques, ce que les responsables de l’IA interrogés dans le cadre de l’étude ont qualifié de « signal d’alarme ». La leçon est claire : la taille d’une entreprise ne doit pas déterminer son approche de la gestion des risques.

L’un des messages les plus constants des investisseurs est qu’ils attendent désormais des dirigeants qu’ils disposent d’une politique générale d’utilisation de l’IA générative. Pourtant, seule la moitié des entreprises en ont développé une. En l’absence de telles politiques, les entreprises sont confrontées à la « triple menace » des outils en libre accès, de l’utilisation sans restriction et de l’absence de directives formelles. Il s’agit d’une combinaison qui augmente considérablement le risque de fuite de données sensibles.

Même outre des politiques, la formation du personnel reste essentielle. Les grandes entreprises ont une longueur d’avance à cet égard et intègrent la formation à l’IA générative dans le cadre d’initiatives plus larges de transformation numérique. La formation couvre à la fois les risques (par exemple, les hallucinations, la sécurité des données) et les compétences avancées telles que l’ingénierie rapide. Les petites entreprises accordent souvent peu d’importance à la formation, mais le rapport souligne que même une sensibilisation de base est essentielle pour rassurer les investisseurs et les régulateurs.

Quelle utilisation fait-on de l’IA ?

Les cas d’utilisation de l’IA générative sont de plus en plus nombreux. Au début, l’adoption s’est concentrée sur des tâches administratives telles que le résumé de documents et la rédaction de questionnaires. De plus en plus, les gestionnaires expérimentent des applications de gestion de clientèle, en particulier pour la recherche, la génération de signaux et l’analyse du sentiment des appels à bénéfices ou des comptes rendus de la Fed par exemple. Bien que seul un faible pourcentage de gestionnaire utilise actuellement l’IA pour l’optimisation de leur portefeuille, les attentes sont passées de « si » à « quand » l’IA se généralisera.

Les relations avec les investisseurs sont un autre domaine d’expérimentation active. Les gestionnaires utilisent l’IA générative pour rationaliser les réponses au questionnaire de diligence raisonnable, rédiger des lettres trimestrielles et contribuer aux voyages de marketing. Le rapport met toutefois en garde contre une automatisation excessive : l’authenticité et la confiance restent les fondements de la communication avec les investisseurs.

Les associés commanditaires surveillent de près la situation. Près d’un tiers d’entre eux incluent déjà des questions relatives à l’IA dans leurs questionnaires de diligence raisonnable, et un autre tiers prévoit de le faire cette année. Les investisseurs se concentrent surtout sur la gouvernance des données, la conformité et l’explicabilité. Il est encourageant de constater que 60 % des investisseurs se disent plus enclins à allouer des fonds aux gestionnaires qui prévoient un budget significatif pour l’adoption de l’IA générative, ce qui suggère que la transparence et l’engagement peuvent se traduire par un avantage concurrentiel.

Mais la crédibilité est essentielle. La surestimation des capacités de l’IA — « blanchiment de l’IA » — a été signalée comme un risque pour la réputation. Les investisseurs sont favorables à l’expérimentation, mais attendent des progrès mesurables dans les mois et les années à venir.

La conclusion la plus prospective de l’étude est peut-être l’émergence de l’« IA agentique » — des systèmes capables d’agir avec une plus grande autonomie, de planifier et d’exécuter des tâches plutôt que de se contenter de répondre à des invites. Bien qu’encore naissante, l’IA agentique est déjà explorée par des entreprises de pointe pour la recherche, la surveillance des risques et les flux de travail opérationnels.

Si l’IA générative était le meilleur stagiaire du monde, l’IA agentique pourrait devenir le copilote de confiance du secteur. Les entreprises qui prospéreront seront celles qui se préparent dès maintenant en renforçant la gouvernance, en formant le personnel et en construisant des bases de données solides.

La nécessité de recourir aux ressources

Le rapport conclut en rappelant aux membres qu’aucune entreprise ne devrait naviguer seule dans cette voie. L’AIMA propose une bibliothèque croissante de ressources — depuis sa liste de contrôle sur l’IA et son répertoire des fournisseurs de technologies jusqu’aux podcasts, groupes de travail et tables rondes organisées par ses membres — conçues pour aider les gestionnaires à échanger leurs points de vue et à apprendre de leurs pairs.

Dans un contexte où les attentes des investisseurs augmentent et où la technologie évolue rapidement, l’engagement et la collaboration au sein de la communauté de l’AIMA seront essentiels. Les entreprises qui mettent en place une gouvernance solide, forment leur personnel et expérimentent de manière responsable seront en mesure de transformer les gains de productivité d’aujourd’hui en percées concurrentielles de demain.

Téléchargez le rapport complet ici.

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Les FNB d’actions moins populaires en août https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-dactions-moins-populaires-en-aout/ Wed, 10 Sep 2025 10:35:56 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109495 FOCUS FNB – Les créations nettes des FNB d’actions ralentissent à 3,8 milliards de dollars.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont attiré 7,4 milliards de dollars (G$) de créations nettes en août, un rythme plus modéré qu’en juillet (9,9 G$). Depuis le début de l’année, les flux nets de capitaux totalisent 73 G$ et pourraient dépasser le record annuel de 76 G$ établi en 2024, selon Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). L’actif total sous gestion en FNB canadiens s’élevait à 631,7 G$ au 31 août.

Les FNB d’actions, en tête des entrées nettes de capitaux depuis janvier avec 38,3 G$, ont ralenti en août, avec 3,8 G$, leur plus faible mois de l’année, par rapport aux 5,8 G$ de juillet.

Les FNB d’actions internationales tirent leur épingle du jeu avec 2,8 G$ d’entrées nettes, suivies des FNB d’actions des marchés développés (1,6 G$), comme l’Europe et le Japon, et des FNB d’actions américaines (1,3 G$), soutenues par les FNB indiciels. À l’inverse, les FNB d’actions canadiennes enregistrent des rachats nets de 280 millions de dollars (M$) en août, après avoir engrangé 2 G$ en juillet. Les secteurs les plus touchés par les rachats nets : les FNB indiciels de marché élargi, les FNB axés sur les secteurs financiers, de l’immobilier et de l’énergie.

Les FNB d’obligations tiennent la cadence

Les FNB de titres à revenu fixe affichent 1,7 G$ de créations nettes en août, portant à 22,7 G$ les entrées nettes dans ce type de FNB depuis le début de l’année. Toutes les catégories obligataires sont en demande, sauf les FNB du marché monétaire, qui affichent des rachats nets de 106 M$. Selon divers observateurs, les clients ont commencé à mettre leurs liquidités au travail en les investissant dans les marchés. Les FNB d’obligations de sociétés canadiennes et étrangères dépassent chacune 400 M$ d’entrées nettes, derrière les FNB d’obligations canadiennes agrégées (635 M$).

Après un mois de juillet vigoureux, les FNB de cryptoactifs ralentissent avec 103 M$ d’entrées nettes, soit deux fois moins. Les produits vedettes : SOLQ et XRPQ de 3iQ, investis dans les cryptoactifs Solana et XRP, suivis par les FNB sur le bitcoin et l’ether.

Les FNB de matières premières recueillent 164 M$ en créations nettes, menés par les FNB adossés à l’or et à l’argent.

Les FNB à effet de levier et inversés battent un record mensuel avec 605 M$ de créations nettes. BNMF souligne l’essor des FNB sur actions individuelles doté d’un effet de levier modéré (fois 1,25 ou 1,33), une innovation propre au marché canadien qui multiplie les lancements et les créations nettes pour ce type de FNB

Fournisseurs et produits vedettes

En août, RBC iShares arrive en tête des créations nettes avec 1,5 G$, devant Vanguard (1,3 G$) et Fidelity (1,0 G$). Seul Invesco enregistre des sorties parmi les 20 plus grands fournisseurs de FNB canadiens. BNMF note que le nombre de manufacturiers de FNB au pays demeure à 44, mais il devrait bientôt grimper puisque Sun Life et Capstone ont déposé des prospectus préliminaires pour lancer des FNB sur le marché canadien.

Côté produit, BMO décroche la plus forte entrée nette pour un FNB en août (ZEA : 626 M$), tandis que RBC iShares essuie le plus important rachat net (XIU : 738 M$).

Depuis le début de l’année, RBC iShares domine avec 15 G$ de créations nettes, suivi de BMO (11,0 G$), Vanguard (10,5 G$), Fidelity (7,0 G$), TDAM (4,5 G$) et Desjardins (3,3 G$).

Un mois record pour les lancements

Avec 64 nouveaux produits, août établit un record mensuel de lancements de FNB. Parmi eux, de nouveaux FNB à effet de levier et inversés signés LongPoint et Global X, ainsi qu’une trentaine de FNB sur actions individuelles lancés par Ninepoint, Harvest et Purpose. Les autres lancements couvrent un large éventail : FNB alternatifs (Mackenzie, Desjardins), produits de gestion active et axés sur les cryptomonnaies (CI), FNB indiciels (Franklin) et FNB à options couvertes (CIBC). Dynamique a enrichi son offre avec un FNB d’obligations à escompte américaines.

Le marché canadien compte désormais 1 732 FNB, un chiffre appelé à croître encore, plusieurs produits étant en attente d’approbation.

ESG : un été mitigé

Les FNB axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont enregistré 186 M$ de créations nettes en août, dans la moyenne mensuelle depuis janvier. La majorité provient de FNB d’actions et d’obligations à large couverture ESG.

Les FNB d’énergies propres stagnent, avec des flux de capitaux proches de zéro. BNMF explique ce recul par des signaux contradictoires : d’un côté, la Colombie-Britannique et la New York Power Authority ont lancé d’importants appels d’offres pour l’achat d’énergie propre ; de l’autre, Washington a ordonné l’arrêt d’un projet éolien offshore d’Orsted, pourtant presque achevé, un revers susceptible d’avoir refroidi les investisseurs.

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Les allocataires mondiaux maintiennent un intérêt marqué pour les fonds spéculatifs https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/les-allocataires-mondiaux-maintiennent-un-interet-marque-pour-les-fonds-speculatifs/ Fri, 01 Aug 2025 11:32:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108811 ZONE EXPERTS — Malgré l’incertitude des marchés.

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Le rapport de mi-année Hedgeweek-AIMA sur le sentiment des allocataires 2025 présente les résultats d’une enquête exhaustive menée auprès de plus de 90 investisseurs institutionnels dans le monde, examinant les intentions d’allocation, les préférences en matière de stratégie et les priorités d’investissement pour le second semestre de l’année 2025.

L’enquête a permis de recueillir des informations auprès de bureaux de gestion de patrimoine (31 %), de fonds de pension (21 %), de gestionnaires de patrimoine (12 %) et d’autres investisseurs institutionnels en Europe (38 %), en Amérique du Nord (32 %) et dans la région Asie-Pacifique (30 %).

Voici les principaux résultats de cette enquête :

  1. Des intentions d’allocation solides

46 % des investisseurs institutionnels prévoient d’augmenter leur allocation en fonds spéculatifs au cours des 12 prochains mois, ce qui témoigne d’une confiance durable dans les stratégies d’investissement non conventionnelles.

  1. Une évolution vers de nouvelles relations avec les gestionnaires

40 % des allocataires recherchent activement de nouveaux partenariats avec des fonds spéculatifs, tandis que 13 % seulement se concentrent sur le réinvestissement avec des gestionnaires existants, ce qui témoigne de l’évolution des approches en matière de construction de portefeuille.

  1. Les considérations géopolitiques influencent les décisions

56 % des investisseurs considèrent les tensions géopolitiques comme leur principale préoccupation, mais ils considèrent les perturbations du marché comme un potentiel de génération d’alpha plutôt que comme un risque à éviter.

  1. Les attentes en matière de rendement restent positives

31 % des allocataires ont revu à la hausse leurs attentes en matière de rendement par rapport à il y a 12 mois, tandis que 51 % maintiennent leurs attentes inchangées malgré la volatilité des marchés.

  1. Les produits structurés ont la cote

42 % des allocataires expriment leur préférence pour les comptes gérés séparément, citant l’efficacité du capital, la transparence et la personnalisation comme principaux facteurs.

  1. Tendances en matière d’allocation des stratégies

Les allocataires mondiaux manifestent une préférence marquée pour les stratégies directionnelles longues/courtes, macroéconomiques mondiales et neutres par rapport au marché, ce qui reflète la demande institutionnelle pour des approches liquides et adaptables, capables de générer de l’alpha indépendamment des mouvements plus larges du marché.

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Des associations s’allient pour soutenir les entrepreneurs en gestion d’actifs https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/des-associations-sallient-pour-soutenir-les-entrepreneurs-en-gestion-dactifs/ Fri, 06 Jun 2025 13:22:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107933 ZONE EXPERTS – Ils proposent de nouvelles solutions politiques à cet égard.

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Le 30 avril 2025, quatre associations professionnelles et sectorielles de premier plan — l’AIMA (Alternative Investment Management Association) Canada, la CFA Societies Canada, le Conseil des gestionnaires en émergence (CGE) et l’Association des gestionnaires de portefeuille du Canada (AGPC) ont lancé conjointement la nouvelle Alliance canadienne pour l’entrepreneuriat en matière de gestion d’actifs (CAMEA) afin d’officialiser publiquement leur prise de position commune sur ce sujet.

Parallèlement à ce lancement, la CAMEA a publié une série élargie de recommandations politiques destinées à amorcer des conversations sur les façons dont les diverses parties prenantes peuvent travailler à l’amélioration des conditions pour les entrepreneurs en gestion d’actifs au Canada.

Devant l’intensification de la concurrence mondiale, l’augmentation des coûts opérationnels, la consolidation croissante du secteur et le déclin de l’entrepreneuriat canadien dans le domaine de la gestion d’actifs, la CAMEA plaide en faveur d’un effort concerté des parties prenantes de cette industrie dans les secteurs public et privé du pays afin d’envisager diverses solutions politiques visant à stimuler l’entrepreneuriat canadien dans le domaine de la gestion d’actifs.

Ces solutions, de grande portée, peuvent être mises en œuvre. Elles comprennent la création d’une stratégie de développement économique axée sur le secteur, avec une agence de développement économique dédiée, la mise en œuvre d’incitations fiscales ciblées, la fourniture de capital d’investissement pour les entreprises nouvelles et émergentes par le biais d’un programme structuré pour les nouveaux gestionnaires, et la mise en place d’un cadre réglementaire plus rationalisé, harmonisé et compétitif.

Elles sont conçues pour pouvoir être soutenues par un large éventail d’acteurs du secteur, y compris tous les niveaux du gouvernement, les régulateurs, les investisseurs institutionnels, les organisations du secteur financier, ainsi que les organisations de développement économique.

Nombre de ces propositions s’inspirent de modèles comparables qui ont fait leurs preuves dans le monde entier, notamment aux États-Unis, aux Bermudes, en Irlande, à Dubaï et en Suisse, ainsi que d’initiatives locales telles que le Programme des gestionnaires en émergence du Québec et Finance Montréal. Voici la liste complète des propositions politiques de la CAMEA.

Les dirigeants impliqués dans l’Alliance ont souligné l’urgence et l’esprit de collaboration qui ont présidé au lancement de la CAMEA.

Claire Van-Wyk-Allan, directrice générale, responsable du Canada et de l’Engagement des investisseurs, des Amériques, de l’AIMA et cofondatrice de la CAMEA, a commenté ainsi :

L’AIMA est fière d’être un membre fondateur de la CAMEA et de continuer à défendre la prochaine génération d’entrepreneurs canadiens en matière de gestion d’actifs. Dans le contexte mondial actuel, où persistent les pressions internationales telles que les tarifs douaniers, il est impératif que notre secteur local de la gestion d’actifs soit aligné sur la réussite et la croissance. Les politiques proposées sont conçues pour diriger davantage de capitaux et de talents vers les entreprises locales, afin de favoriser l’innovation, la croissance de l’emploi et la vitalité économique dans tout le Canada. Nous exhortons les décideurs politiques et les investisseurs du pays à reconnaître et soutenir cette occasion de renforcer notre leadership dans la finance mondiale et la gestion d’actifs.

Michael Thom, directeur général de CFA Societies Canada et cofondateur de la CAMEA, a dit pour sa part :

Le Canada est fier d’avoir su tirer parti de ses talents et de ses institutions pour créer des organisations financières enviées par le monde entier. Nos banques, les fonds de pension du modèle Maple et les principales compagnies d’assurance ont prouvé que le Canada est capable de se surpasser. Nous pensons que la gestion d’actifs au Canada devrait être ajoutée à cette liste en stimulant la croissance économique, en construisant la prochaine génération de réussites canadiennes et, en dernier lieu, en créant des entreprises de gestion d’actifs basées au Canada qui soient championnes au niveau mondial.

Charles Lemay, président du Conseil des gestionnaires émergents (CGE) et associé chez Walter Global Asset Management, a partagé son point de vue en ces termes :

La mission du Conseil des gestionnaires en émergence est d’éduquer et de promouvoir les gestionnaires émergents canadiens, et le fait d’être associé à la CAMEA fait partie de notre mission. Nous croyons fermement que nous avons été en mesure de construire une plateforme pour les entrepreneurs afin qu’ils puissent échanger des idées et des solutions, mais nous avons maintenant besoin des allocataires au niveau provincial et national pour soutenir les petites et moyennes entreprises capables de créer de bons emplois pour les Canadiens talentueux. Nous avons connu un certain succès avec le Programme des gestionnaires en émergence du Québec (PGEQ), et nous avons besoin que ce succès soit reproduit dans l’ensemble de notre grand pays.

Katie Walmsley, présidente de l’Association des gestionnaires de portefeuille du Canada (AGPC), a précisé :

L’Association des gestionnaires de portefeuille du Canada est fière de participer à l’initiative de la CAMEA. Il est essentiel de soutenir les sociétés de gestion d’actifs émergentes pour assurer la solidité et l’indépendance du secteur de la gestion fiduciaire d’actifs au Canada. Non seulement ces sociétés stimulent l’innovation et introduisent de nouvelles perspectives dans le paysage de l’investissement, mais elles créent également de précieuses possibilités d’emploi et de développement professionnel dans tout le pays. Leurs contributions aident à renforcer l’avenir financier des investisseurs individuels, des retraités, des régimes de retraite et d’autres investisseurs institutionnels, tout en améliorant la résilience et la compétitivité globales de l’économie canadienne.

L’Alliance canadienne pour l’entrepreneuriat en matière de gestion d’actifs (CAMEA) a pour mission de favoriser la croissance de l’esprit d’entreprise dans le secteur de la gestion d’actifs au Canada, mais aussi d’assurer la vitalité du secteur de la gestion d’actifs dans le pays et d’encourager la prochaine génération d’entreprises de gestion d’actifs championnes au niveau mondial.

Pour en savoir plus ou vous impliquer, vous êtes invités à consulter le site www.investwithcanada.ca

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Évolution du rôle des actifs numériques dans les portefeuilles institutionnels https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/evolution-du-role-des-actifs-numeriques-dans-les-portefeuilles-institutionnels/ Fri, 02 May 2025 11:14:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107052 ZONE EXPERTS — Principales conclusions de la conférence sur les actifs numériques de l’AIMA à New York.

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La récente conférence de l’AIMA sur les actifs numériques à New York a réuni des investisseurs institutionnels, des gestionnaires d’actifs et des prestataires de services pour évaluer l’évolution du rôle des actifs numériques dans les portefeuilles institutionnels. Les discussions ont révélé une dynamique d’adoption mesurée, mais indéniable, ainsi que des obstacles structurels et opérationnels persistants.

Voici les principaux thèmes et points de vue qui façonnent les stratégies institutionnelles dans ce domaine :

L’appétit des institutions s’accroît malgré les obstacles structurels

  • Évolution du rôle du bitcoin dans les portefeuilles

L’intérêt des investisseurs institutionnels pour les actifs numériques ne cesse de croître, le bitcoin étant de plus en plus considéré comme une couverture macroéconomique dans un contexte de dédollarisation, d’instabilité géopolitique et de pressions inflationnistes persistantes.

Malgré cet intérêt croissant, l’adoption généralisée par les institutionnels reste tempérée par des priorités d’investissement concurrentes et l’inertie des cadres d’investissement traditionnels.

  • L’essor du capital-risque liquide

Les investisseurs institutionnels ont toujours du mal à catégoriser les stratégies liées aux cryptomonnaies liquides selon les classifications traditionnelles des fonds spéculatifs.

Un nouveau concept institutionnel — « capital-risque liquide » — émerge pour refléter les caractéristiques hybrides de ces stratégies : des expositions à forte confiance et à forte volatilité à des marchés axés sur l’innovation avec un ADN de type « capital-risque » profond, mais une liquidité en temps réel.

La segmentation en jetons passe du statut de concept à celui d’utilité institutionnelle

  • Les avantages opérationnels stimulent l’adoption

La segmentation en jetons des actifs traditionnels — y compris les bons du Trésor américain, le crédit privé et l’immobilier — est en train de transformer un cas d’utilisation théorique en une infrastructure mise en œuvre.

Les institutionnels constatent des avantages tangibles : règlement quasi instantané, amélioration de la liquidité, renforcement de la transparence et réduction de la complexité du service d’arrière-guichet.

  • Preuve de concept institutionnelle

De grands gestionnaires d’actifs mondiaux et des institutions financières ont lancé avec succès des véhicules d’investissement segmentés en jetons, démontrant ainsi leur viabilité.

La segmentation en jetons est désormais considérée non seulement comme une couche d’innovation, mais aussi comme un levier pour optimiser les modèles opérationnels et l’expérience des investisseurs.

Les risques de contrepartie et de liquidité restent au premier plan

  • Attentes en matière d’infrastructure après l’introduction du FTX

Alors que les solutions de conservation et de courtage de premier ordre ont évolué, les risques liés à la centralisation des échanges et à la fragmentation du marché continuent de susciter des inquiétudes.

Une transparence accrue, des informations solides sur les risques et une diligence opérationnelle plus rigoureuse sont désormais des éléments non négociables pour la participation des investisseurs institutionnels.

  • La recherche de la qualité et de la responsabilité

La gestion du risque de contrepartie devient de plus en plus proactive, les institutionnels privilégiant les fournisseurs offrant des audits vérifiables, une ségrégation des actifs et une visibilité opérationnelle totale.

Intégration progressive de la finance en chaîne

  • Un engagement lent, mais stratégique avec DeFi

Les investisseurs institutionnels commencent à explorer DeFi et la finance en chaîne pour des fonctions telles que la gestion du collatéral et l’approvisionnement en liquidités, mais avec prudence et de manière sélective. L’adoption reste largement limitée aux entreprises crypto-natives et à un sous-ensemble d’institutions traditionnelles qui expérimentent des solutions de trésorerie basées sur les cryptomonnaies stables.

  • Perspectives à long terme pour l’intégration de la chaîne

Bien que l’intégration complète dans les modèles opérationnels institutionnels puisse prendre une bonne partie de la décennie, les étapes fondamentales sont en cours. L’évolution sera progressive, mais transformatrice.

Les vents contraires démographiques remodèlent la demande future

  • La courbe d’adoption générationnelle

Les cohortes émergentes — la génération Z et la génération Alpha — sont intrinsèquement natives du numérique, avec une grande familiarité et une grande aisance avec les outils financiers basés sur la chaîne de blocs.

Leurs attentes en matière de propriété d’actifs segmentés en jetons, de portefeuilles numériques transparents et de règlements instantanés exerceront une pression croissante sur les institutions pour qu’elles fassent évoluer leurs offres en conséquence.

  • Les actifs numériques comme future infrastructure par défaut

Pour ces générations, la chaîne de blocs n’est pas un perturbateur, c’est une infrastructure. Les institutions qui cherchent à construire une pertinence durable doivent commencer à aligner leurs architectures de produits et leurs modèles de livraison numérique sur ce changement de paradigme.

  • Naviguer sur la voie de l’avenir

Pour s’aligner sur la prochaine phase d’intégration des actifs numériques institutionnels, les entreprises doivent donner la priorité aux impératifs suivants :

  1. Moderniser les cadres d’investissement : mettre à jour les systèmes de classification et les modèles de risque pour tenir compte des stratégies numériques émergentes telles que le « capital-risque liquide ».
  2. Renforcer l’infrastructure des risques : établir des protocoles de vérification des contreparties, de garde et de diligence opérationnelle de premier ordre pour répondre à l’examen minutieux des institutions.
  3. Investir dans la segmentation en jetons stratégique : tirer parti de la segmentation en jetons pour optimiser les opérations, réduire les frictions et répondre aux demandes des investisseurs en matière d’efficacité et de transparence.

Pour plus d’informations ou pour participer au groupe de travail sur les actifs numériques de l’AIMA, rendez-vous sur le site www.aima.org.

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