Wellington Management | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/wellington-management/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 17 Jun 2026 12:04:48 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Wellington Management | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/wellington-management/ 32 32 Prévisions 2026 : se protéger contre le retour de l’inflation https://www.finance-investissement.com/nouvelles/previsions-2026-se-proteger-contre-le-retour-de-linflation/ Wed, 17 Jun 2026 12:04:48 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114490 Alors que les marchés évoluent près de sommets historiques, les experts réunis par CFA Montréal ont invité les investisseurs à demeurer prudents et diversifiés.

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Une foule record de plus de 850 participants a assisté le 11 juin dernier, au Palais des Congrès, à la soirée annuelle des prévisions. CFA Montréal avait convié ses membres à venir entendre deux experts de renom : Sébastien Page, co-chef investissements mondiaux et chef des placements chez T. Rowe Price Group, et Adam L. Berger, directeur général principal, stratège multi-actifs et gestionnaire de portefeuille chez Wellington Management. Le panel était animé par Kristina Partsinevelos, journaliste à CNBC.

Sébastien Page a rappelé que nous traversions une période charnière de l’histoire des marchés financiers, marquée par le plus grand choc d’approvisionnement en pétrole de l’histoire, la plus forte hausse mensuelle des prix jamais enregistrée, ainsi que le deuxième plus grand choc sur le commerce des engrais depuis le début du conflit en Ukraine. Parallèlement — et ironiquement — a-t-il fait remarquer, les marchés atteignent des sommets historiques et les dépenses en intelligence artificielle (IA) sont massives. « C’est un moment critique, et si j’avais à faire un Elevator Pitch à quelqu’un, je lui dirais simplement : restez investi, restez diversifié, mais surtout, protégez-vous contre le risque d’inflation. »

Le marché fait preuve d’un optimisme aveugle selon le stratège de chez T. Rowe Price Group. Il est d’avis qu’au cours des six à douze prochains mois, les obligations du Trésor vont peiner à remplir leur rôle traditionnel de diversification. « Je ne suggère pas de liquider vos bons du Trésor, mais d’intégrer des couvertures alternatives. » Il fait remarquer qu’en dépit de la plus grande perturbation historique de l’offre de pétrole, le marché évalue le coût de la protection contre l’inflation à moins de 3 % pour l’an prochain. « Si l’on annualise les trois derniers rapports de l’indice des prix à la consommation (IPC) on obtient un taux de 8 %. On sous-estime grandement le risque inflationniste. »

Adam L. Berger aborde cet exercice de prévisions financières avec humilité. « En matière d’allocation d’actifs, il faut construire un portefeuille capable de résister à un large éventail de scénarios, souvent en calibrant nos décisions autour d’un portefeuille de référence et d’un budget de risque bien défini. »

En analysant l’essor actuel de l’IA, il écarte toutefois l’idée d’une réplique de la bulle technologique des années 1990. Si les quatre mots les plus dangereux en finance demeurent « Cette fois, c’est différent », il souligne dans ce cas-ci une nuance majeure : contrairement aux jeunes pousses spéculatives de l’an 2000, les géants de la tech — malgré des valorisations « élevées » — « s’appuient sur des bénéfices et des flux de trésorerie bien réels. »

Le stratège de chez Wellington identifie deux domaines où la dynamique est inédite et où l’on assiste à des changements de paradigme. Le premier concerne la démocratisation des actifs privés, des investissements alternatifs autrefois réservés à l’élite, qui « sont devenus une composante courante des portefeuilles, tant pour les institutions que pour les particuliers. »

L’autre changement: la fin de l’ère post-crise financière mondiale. « Nous sortons d’une longue période caractérisée par une croissance moribonde et une inflation quasi inexistante. Le monde d’aujourd’hui répond à des règles différentes, et nos portefeuilles doivent refléter cette nouvelle réalité. »

Pour conclure son introduction, l’expert a utilisé une métaphore musicale en comparant le portefeuille traditionnel 60/40 (actions/obligations) à un chef-d’œuvre du passé. Si cette répartition classique a très bien fonctionné par le passé, l’apparition d’une inflation plus structurelle change la donne selon lui. « On doit regarder au-delà de la simple répartition traditionnelle entre actions et obligations pour bâtir un portefeuille robuste pour le long terme. »

L’économie « en K »

La modératrice Kristina Partsinevelos a interrogé les experts sur le phénomène de l’économie en K qui met en lumière une croissance à deux vitesses, une situation où les chiffres globaux crient « victoire » alors qu’une large partie de la population crie « misère ».

Bien que leurs équipes suivent de près cette dichotomie et qu’ils observent un ralentissement marqué de certains segments de la consommation courante, Adam Berger rejette l’idée d’une contraction généralisée de l’économie. « Le marché de l’emploi reste solide, la perception de la situation économique par les consommateurs est certes morose, mais leurs comportements d’achat réels ne traduisent pas d’effondrement. »

Sébastien Page soutient comme lui que les classes populaires souffrent de la hausse des carburants et s’endettent via le crédit, mais que l’économie globale conserve un momentum positif, car cette résilience est alimentée par les classes aisées qui ont profité de la performance historique de leurs portefeuilles boursiers. « Aux États-Unis, les 50 % des ménages aux revenus les plus élevés génèrent 80 % de la consommation globale, et les 10 % supérieurs en représentent à eux seuls 40 %. »

Exceptionnalisme américain

L’animatrice a fait remarquer aux panélistes que les actions internationales avaient surperformé le marché américain de près de 15% l’an dernier, le plus grand écart constaté en trois décennies. « Serait-ce le début de la fin de l’exceptionnalisme américain ? »

Adam Berger croit qu’une grande partie de cet écart de performance était liée aux fluctuations de la devise et à la faiblesse du dollar. Concernant l’exceptionnalisme américain, il est d’avis que deux réalités à première vue contradictoires coexistent.

« D’un côté, cet exceptionnalisme reste intact dans le domaine technologique, où l’innovation américaine continue de dicter le rythme de la croissance économique globale. »

D’un autre côté, le stratège de chez Wellington évoque une dynamique d’instabilité sur le plan géopolitique. « La perception des États-Unis par leurs partenaires internationaux évolue. Le pays est parfois perçu comme un allié moins prévisible. »

Détenteur de la double nationalité (Canadienne et Américaine), Sébastien Page a préféré opter pour la réponse consensuelle qu’il avait offerte sur Bloomberg radio lorsque questionné sur les négociations tarifaires entre le Canada et les États-Unis. « J’avais platement évoqué le souhait que les deux parties négocient de bonne foi. »

Pour Adam Berger, cette reconfiguration des alliances pousse peut-être certains investisseurs internationaux, qui conservaient traditionnellement des avoirs en dollars sans couverture, à réévaluer leur stratégie de change. »  À long terme, a expliqué Berger, même si les actions sont fondamentalement guidées par les résultats des entreprises plutôt que par les devises, cette dynamique monétaire jouera un rôle central.

Préférence aux actions malgré une chute possible du Nasdaq

Sébastien Page croit que pour que les obligations du Trésor surperforment significativement, il faudrait un choc de croissance majeur ou une récession sévère. Ce qui n’est pas dans leurs cartons, même s’il observe les prémisses d’un ralentissement économique lié aux chocs successifs sur le pétrole, l’inflation et les taux d’intérêt. « Mais une récession brutale ne constitue pas mon scénario central. »

Sur un horizon de trois ans, il estime cependant à 50% les chances de voir le Nasdaq chuter de 20 à 30 %. « Sans dire que cela va arriver à coup sûr dans trois ans, nous observons néanmoins une certaine fragilité dans le système avec l’IA. »

Adam Berger maintient une préférence pour les actions pour l’année à venir. « Le contexte fondamental des entreprises américaines reste solide et les perspectives de bénéfices sont bien réelles. » Selon lui, le marché pourrait tout à fait surprendre à la hausse si les introductions en bourse se maintiennent et que de nouveaux capitaux affluent.

Le principal facteur de risque que les investisseurs ne prennent pas suffisamment en compte, selon Berger, est la possibilité d’une inflation structurelle plus durable à moyen terme. Il juge que celle-ci n’est pas encore totalement intégrée dans la construction des portefeuilles.

Sébastien Page a conclu quant à lui en mettant en garde contre le risque de liquidité, car de nombreux investisseurs ont augmenté ces dernières années leur allocation vers des produits semi-liquides ou illiquides, séduits par les performances des marchés privés. « Imaginez qu’une pièce soit en feu et que tout le monde se précipite vers l’unique porte de sortie. La spécificité des marchés financiers est que, pour pouvoir franchir cette porte et sortir de la pièce, vous devez impérativement trouver quelqu’un à l’extérieur qui accepte de prendre votre place à l’intérieur. »

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Un explorateur https://www.finance-investissement.com/edition-papier/produits-et-assurance-edition-papier/un-explorateur/ Mon, 17 May 2021 10:15:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=79926 Le secteur des actions n'inquiète pas Yannick Paquin.

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Fort de 21 ans d’expérience dans l’industrie, Yannick Paquin, représentant en épargne collective chez Services en placements PEAK, est aussi un explorateur. Il est le premier dans cette rubrique à nous présenter dans sa sélection un fonds obligataire axé sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) de même qu’un fonds «alternatif liquide», obligataire lui aussi.

Un supplément de service et de candeur lui sert de carte de visite. «J’offre à mes clients potentiels une planification complète gratuite qui comprend une projection de retraite, un programme d’assurance, un modèle de portefeuille. Je leur dis clairement que ce plan est mon outil de démarchage, que je serai rémunéré seulement à partir du portefeuille et qu’ils ont tout le loisir de me dire “non”. Les gens semblent beaucoup aimer mon approche. En fait, c’est probablement un des pitch de vente les plus vendeurs qu’on puisse faire.»

En ce moment, le secteur des actions ne lui cause aucune appréhension:il y entrevoit de belles années à l’horizon, même s’il pense qu’elles seront troublées par de la volatilité. Le secteur des obligations, aux prises avec des taux d’intérêt extrêmement bas et une perspective de hausse de taux, l’inquiète davantage. Il cherche à faire en sorte «que cette part du portefeuille, qui devrait être la part défensive, ne devienne pas un boulet susceptible de mener à des rendements négatifs». C’est ainsi qu’il cherche d’autres solutions du côté des actions privilégiées, par exemple, et des fonds alternatifs – «tout en respectant les contraintes de la conformité», ce qui n’est pas toujours évident.

FONDS ALTERNATIF FORTIFIÉ DE REVENU
Manufacturier : Picton Mahoney
Offre initiale du fonds : juillet 2019)
Actif sous gestion (ASG) : 600 M$ (22 mars 2021)
Ratio des frais de gestion (RFG) : 2,37 % (Cat. A)
Rendement annualisé depuis un an : 19,45 %

Ce fonds répond à la recherche de Yannick Paquin pour des solutions de rechange dans les conditions difficiles qu’affrontent les titres de revenu fixe. «On est vraiment dans un fonds créatif face à un environnement de faibles taux, dit-il. En théorie, ça devrait être un fonds plus risqué, mais dans les faits, il s’avère peu volatil, il présente une très bonne résistance à la baisse et il a mieux rebondi que les fonds obligataires classiques.»

Les chiffres au cours des 14 derniers mois – soit depuis la crise financière liée à la COVID-19 – confirment ses affirmations. Entre son sommet atteint le 25 février 2020 et son creux du 23 mars, le fonds a enregistré un recul de-11,6 %, le situant dans la zone médiane des fonds canadiens d’obligations de sociétés, entre une chute de-7,35 % du fonds TD obligations de sociétés canadiennes et de-17,69 % du fonds Invesco actif titres de créances multisectoriel. Par ailleurs, la performance de 19,45 % depuis le creux est très convaincante et situe le fonds de Picton Mahoney parmi les grands gagnants de la reprise.

Outre deux stratégies classiques où le gestionnaire détient des positions de base et des positions «opportunistes», le fonds de Picton Mahoney se distingue par une troisième stratégie de vente à découvert dont les titres occupent une part du portefeuille variant entre 20 % et 40 %. Par ailleurs, les rendements autant pour les positions acheteurs que vendeurs peuvent être rehaussés – ou ternis – par un recours à l’emprunt pouvant s’élever entre 100 % et 130 % de l’actif sous gestion.

OBLIGATIONS D’IMPACT MONDIAL NEI
Manufacturier : Placements NordOuest et Éthiques
Offre initiale du fonds : É.-U. : avril 2019; Canada : juin 2020
ASG : É.-U.:156 M$US (28 février 2021); Canada : N.D.
RFG : N.D.
Rendement annualisé depuis la création : É.-U. : 6,3 %

Ce fonds très jeune ne correspond pas au premier chef à des critères de performance, certes honnêtes, mais plutôt au besoin de trouver, encore une fois, d’autres solutions obligataires et de faire une offre ESG de grande valeur. Il est issu d’un fonds américain à peine plus vieux, géré par Wellington Management.

Tout d’abord, la présence de fonds communs obligataires ESG est encore très limitée:«On trouve des FNB d’obligations ESG au Canada, mais ce fonds de NEI est probablement le seul disponible sous forme de fonds commun», affirme Yannick Paquin. Surtout, il juge le fonds de NEI «extrêmement intéressant pour une personne qui a un intérêt pour l’ESG».

On est ici dans le domaine de «l’investissement d’impact», où il ne s’agit pas seulement de produire des rendements financiers, mais surtout d’engendrer des impacts sociaux et environnementaux ciblés.

Ces impacts se répartissent entre trois objectifs. Le premier vise les essentiels de la vie:logement abordable, eau propre, agriculture durable. Le deuxième vise l’habilitation humaine:accès aux études supérieures, accès étendu à Internet, égalité hommes-femmes. Le troisième vise l’environnement:gestion du CO2, énergies alternatives. Dans sa poursuite de ces objectifs, le gestionnaire acquiert des titres de pays, de municipalités et de sociétés dont les politiques favorisent ces développements.

FONDS INTERNATIONAL DES SOCIÉTÉS
Manufacturier: Invesco
Offre initiale du fonds : février 2000
ASG : 779 M$(31 janvier 2021)
RFG : 1,34 % (Série F)
Rendement annualisé depuis la création : 6,43 %

Ce fonds se situe à la base des portefeuilles de Yannick Paquin, dans la portion des fonds mondiaux. Son attrait principal tient à sa forte présence dans les marchés émergents, dont l’intérêt croît à ses yeux. «Dans les fonds core, fait ressortir le conseiller, ces marchés sont souvent peu représentés et occupent une pondération d’à peine 5 ou 6 %. Le fonds d’Invesco y investit dans une part de 30 %.»

Cette «offensive»dans les marchés émergents est menée par Jeff Feng, cogestionnaire du fonds, qui apporte un avantage notable par sa présence dans les marchés chinois, qui composent plus de 50 % de la portion marchés émergents. «Il est toujours délicat pour un étranger d’avoir accès aux actions du marché interne, commente Yannick Paquin, mais parce que Feng est né en Chine, il peut y acheter aussi bien des actions A que des actions H.»

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