Suncor Énergie | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/suncor-energie/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 15 Apr 2026 11:53:37 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Suncor Énergie | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/suncor-energie/ 32 32 FNB énergétiques : les effets du conflit au Moyen-Orient https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-energetiques-les-effets-du-conflit-au-moyen-orient/ Wed, 15 Apr 2026 11:53:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113406 La guerre propulse les prix et redéfinit les stratégies d’investissement.

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La guerre au Moyen-Orient a bouleversé les perspectives du secteur énergétique.

« Au début de 2026, on s’attendait à connaître le pire excédent d’offres de pétrole de l’histoire, rappelle Eric Nuttall, de Ninepoint Partners à Toronto, gestionnaire de portefeuille du Ninepoint Energy Fund. Ce scénario n’est plus d’actualité. »

Au contraire, les dommages importants causés aux infrastructures énergétiques du Moyen-Orient, les goulots d’étranglement de l’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz et l’incertitude persistante quant à l’évolution du conflit ont entraîné une flambée des prix mondiaux du pétrole.

Les actions des sociétés énergétiques ont suivi la tendance. L’indice S&P/TSX plafonné de l’énergie, référence du marché pour le secteur pétrolier et gazier canadien, a affiché un rendement total de 15,8 % pour le seul mois de mars et progresse de 42,4 % au premier trimestre.

Examinons deux fonds parmi la douzaine de FNB de la catégorie des actions énergétiques qui suivent cet indice :

  • le iShares S&P/TSX Capped Energy Index ETF, le plus important de la catégorie avec 2,25 milliards de dollars (G$) d’actif géré ;
  • et le Global X S&P/TSX Capped Energy Index Corporate Class ETF, qui gère 134 millions de dollars (M$).

Eric Nuttall s’attend à ce que le conflit ait un impact durable sur les prix du pétrole. « Je pense que vous verrez des pays partout dans le monde remettre sérieusement en question la valeur de la capacité d’exportation excédentaire de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), alors qu’une grande partie de celle-ci se trouve derrière le détroit d’Ormuz, où un drone de 30 000 $ US peut pratiquement la neutraliser. »

Avant l’attaque de l’Iran par les États-Unis et Israël, Eric Nuttall estimait que le « prix plancher » — soit le prix minimum auquel un baril de pétrole pourrait se négocier — se situerait autour de 60 $ US. Désormais, lui et ses collègues tablent sur un prix plancher de 80 $ US, en raison d’une offre réduite « combinée à une prime de risque politique durable ».

Selon Eric Nuttall, grâce à ses réserves pétrolières à long terme et à ses capacités de transport par pipeline, l’industrie pétrolière canadienne est bien positionnée, et la hausse des cours boursiers ne reflète pas pleinement ses avantages. « Les entreprises canadiennes continuent de se négocier à escompte par rapport aux grandes sociétés pétrolières mondiales. Nous pensons qu’elles devraient se négocier avec une prime. »

Bien que l’indice S&P/TSX plafonné de l’énergie compte 26 composantes, plus de la moitié de sa pondération boursière repose sur seulement deux titres, en raison du plafonnement à 25 %. Avec environ 27 %, la principale position, Suncor Energy, devrait être réduite, tandis que Canadian Natural Resources (24 %) s’approche du plafond.

Une variante de cette approche d’indexation passive des actions énergétiques canadiennes est offerte par le FINB BMO équipondéré pétrole et gaz (343 M$) et le Global X Equal Weight Canadian Oil & Gas Index ETF (299 M$).

Ces deux fonds négociés en Bourse (FNB) détiennent une douzaine de titres environ, avec une composition diversifiée incluant des sociétés de pipelines, des producteurs de pétrole et de gaz et des sociétés intégrées. Ce type de stratégie convient comme position de base pour une exposition au secteur de l’énergie « en raison de la diversification et de l’exposition à l’ensemble des sous-secteurs du secteur énergétique canadien », a expliqué Jean-Christian Daigle, vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Global X Investments Canada.

Global X, qui propose la plus large gamme de FNB thématiques énergétiques au Canada, gère également le plus important fonds de la catégorie utilisant des options d’achat couvertes pour générer des primes avantageuses sur le plan fiscal.

Le FNB Global X Options d’achat couvertes d’actions canadiennes du secteur pétrolier et gazier (746 M$) investit dans les mêmes titres sous-jacents que le FNB énergétique équipondéré de la société.

Ce FNB à options d’achat couvertes affiche actuellement un taux de distribution annualisé de 11 %. Il verse des distributions mensuelles composées de revenus tirés des primes d’options (généralement traités comme des gains en capital), ainsi que de dividendes des sociétés.

Comme le reconnaît Jean-Christian Daigle, spécialiste des stratégies avec options, ce type de FNB sous-performe dans un marché haussier ou lorsque les actions continuent de s’apprécier. Il existe un compromis entre revenu et croissance. Pour générer des distributions élevées, « il faut renoncer à une partie du potentiel de hausse ».

Le défi pour les gestionnaires de stratégies d’options d’achat couvertes comme Jean-Christian Daigle est de ne pas sacrifier une trop grande part de l’appréciation des actions. Global X y parvient en trouvant un équilibre entre les titres sur lesquels des options sont vendues et ceux qui ne le sont pas.

Actuellement, le ratio de couverture est de 45 % du portefeuille, ce qui permet à plus de la moitié des titres en portefeuille de progresser sans risque que les actions ne soient vendues au prix d’exercice si les options sont exercées.

« C’est un équilibre très délicat, car il existe un aspect directionnel dans une stratégie d’options couvertes où nous plafonnons une partie du potentiel de rendement à la hausse. »

Parmi les autres FNB de vente d’options d’achat couvertes figurent le FNB BMO vente d’options d’achat couvertes FNB et le FNB Options d’achat couvertes sur géants de l’énergie CIHaut du formulaire, Bas du formulairece dernier étant offert en versions couverte ou non couverte contre le risque de change. Les deux FNB investissent principalement dans de grandes sociétés non canadiennes, tout en détenant également des titres nationaux.

Sont exclus de la catégorie énergie les FNB dits à rendement « améliorés », notamment le Fonds indiciel Rendement amélioré de l’énergie canadienne Evolve et le FNB Global X Options d’achat couvertes d’actions canadiennes du secteur pétrolier et gazier. Classés comme fonds d’actions alternatives, ils peuvent utiliser un levier pouvant atteindre 125 %, soit 25 % de plus que les actifs sous-jacents.

Pour le FNB amélioré de Global X, cela porte le taux des distributions à 16 %, tout en augmentant la volatilité. Jean-Christian Daigle estime que cette stratégie convient aux investisseurs axés sur le revenu, ayant une tolérance au risque élevée et un horizon de placement à long terme.

En ce qui concerne les stratégies sans levier fondées sur les options d’achat couvertes, elles sont avantageuses dans le contexte actuel, jusqu’à ce que les perspectives de croissance des titres sous-jacents deviennent plus claires.

Pour les investisseurs souhaitant s’exposer directement aux matières premières, l’offre de Global X comprend également le FNB Global X Pétrole brut et le FNB Global X Gaz naturel, ainsi que des FNB de matières premières BetaPro encore plus risqués offrant une exposition avec effet de levier et à effet de levier inverse.

Le fonds d’actions énergétiques le plus activement géré est Ninepoint Energy, un fonds commun de placement comportant une série FNB. Sa stratégie repose sur des convictions élevées, un roulement parfois important du portefeuille et peu de considération pour les indices de référence.

À l’approche de la nouvelle année, rapporte Eric Nuttall, le fonds était exposé à environ 60 % au gaz naturel et à 40 % au pétrole. « Lorsqu’il est devenu évident que le conflit prenait de l’ampleur, nous avons progressivement réorienté le portefeuille vers le pétrole. Nous sommes maintenant exposés à 100 % au pétrole. »

À l’exception des grandes capitalisations Suncor Energy et Cenovus Energy, les autres titres sont des sociétés de moyenne capitalisation. Le portefeuille ne compte que les titres de dix entreprises, dont huit sociétés canadiennes.

« Nous recherchons des occasions qui ne sont pas largement détenues et qui présentent un potentiel de hausse nettement supérieur à celui des titres bien connus fortement représentés dans les grands indices », explique Eric Nuttall.

« Lorsque la moitié de l’indice (S&P/TSX plafonné de l’énergie) est composée de seulement deux sociétés, on n’obtient pas réellement d’exposition à des titres dont le prix est moins efficient, qui sont moins détenus et pour lesquels un peu de demande peut entraîner une hausse significative du cours de l’action. »

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Fintech en quête de transparence https://www.finance-investissement.com/edition-papier/nouvelles-edition-papier/fintech-en-quete-de-transparence/ Mon, 22 Mar 2021 04:16:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=78630 L'agrégateur de données veut croître à sa façon.

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Wealthica est une application qui permet aux conseillers et aux investisseurs d’avoir une vue d’ensemble sur leurs placements.

La firme de technologie financière (fintech) montréalaise Technologie financière Wealthica se présente comme le plus grand agrégateur de données au Canada en termes de nombre d’institutions financières prises en charge et le seul à avoir acquis une expertise dans l’agrégation de comptes de placements au Canada.

Sa technologie permet à ses utilisateurs à la fois d’extraire et de sauvegarder au quotidien la liste et la valeur de comptes, titres et transactions effectués ou détenus auprès de leurs institutions financières, et d’importer des données provenant de plus de 140 institutions financières et portails d’investissements canadiens.

L’application compte aujourd’hui plus de 25 000 utilisateurs, principalement des investisseurs autonomes inscrits à la version gratuite, mais également des conseillers indépendants et des bureaux de gestion de patrimoine familial (family office) qui sont abonnés à la version en marque blanche.

La plateforme fait le suivi de plus de 11 G$ en actif à la fin de février 2021, contre 5 G$ à la fin de 2019, et 10 G$ à la fin de 2020. La fintech emploie plus d’une douzaine de personnes, principalement à Montréal, mais aussi à Toronto, en Europe et en Asie.

C’est autour d’un café, en février 2014, que l’idée de lancer l’application est née.

«Éric Chouinard, Martin Leclair et moi avions le même problème : nous avions des placements dans plusieurs institutions, et il n’y avait aucun moyen d’avoir une vue d’ensemble de la situation», raconte Simon Boulet, le chef de la direction de Technologie financière Wealthica.

L’absence de solution adéquate les convainc de lancer Wealthica. La version initiale propose aux investisseurs un tableau de bord offrant une vision consolidée de leurs différents comptes de placement. Rapidement, l’application se bonifie.

On peut ainsi y consulter l’ensemble de son patrimoine, que ce soit les comptes d’opération ou d’épargne réguliers, l’hypothèque, les placements privés, et même la valeur des éléments d’une collection. Les données sont collectées auprès des institutions financières et mises à jour quotidiennement. Wealthica est la seule fintech au Canada à être complètement intégrée verticalement, affirme Simon Boulet. Ainsi, la firme a développé ses propres moteurs d’agrégation de données. À l’image d’une grande entreprise pétrolière comme Suncor Énergie, elle effectue à la fois l’extraction de la donnée financière brute, son raffinage, sa transformation et son enrichissement, de manière à pouvoir être adéquatement utilisée, illustre-t-il.

Simon Boulet évoque Flinks, une autre fintech montréalaise qui a aussi développé des API (interface de programmation d’application) et des outils de données permettant à ses clients de connecter, d’enrichir et d’utiliser les données de leurs propres utilisateurs pour alimenter leurs applications. Or, celle-ci est surtout active dans l’extraction et la transformation de données, et n’est donc pas entièrement intégrée verticalement, explique-t-il. «Flinks a aussi développé son propre moteur d’agrégation, et la firme est très forte en ce qui concerne le secteur bancaire, alors que nous le sommes dans le secteur du placement. C’est pourquoi nous avons signé un partenariat avec elle, qui lui permet de revendre l’agrégation de données de placement de Wealthica sous sa marque.»

À l’instar de Suncor, qui détient Petro-Canada et distribue ainsi au grand public, Wealthica possède son tableau de bord afin de servir les utilisateurs, poursuit Simon Boulet.

D’autres fintechs utilisent également le moteur d’agrégation de données de Wealthica pour leurs propres logiciels, indique-t-il. C’est le cas de Hardbacon, qui offre des comparateurs de produits financiers, et qui est notamment offerte aux utilisateurs du service de courtage de Desjardins.

«C’est cette intégration verticale qui nous permet d’offrir un tableau de bord de grande qualité et de nous distinguer», affirme-t-il.

Wealthica se différencie également par sa plateforme ouverte, ajoute Simon Boulet. Un développeur indépendant peut donc s’y greffer et offrir des fonctionnalités. C’est le cas de Wealthscope, de Toronto, qui propose un outil d’analyse de portefeuille qui s’intègre à Wealthica. Equisoft permet, pour sa part, par l’intermédiaire de l’outil Equisoft/analyze pour conseillers, l’intégration d’institutions financières et de conseillers à Wealthica.

Passion de développer

Natif de Lévis, Simon Boulet a grandi sur la Rive-Sud de Montréal, dans une famille «très ouverte»à la technologie.

S’il estime que son père lui a apporté son côté entrepreneurial, il attribue à sa mère son intérêt pour la programmation. Alors qu’elle travaillait dans le secteur des assurances chez Desjardins, elle s’est réorientée afin de devenir programmeur Cobol.

«Le soir et la fin de semaine, je prenais ses livres et je faisais ses travaux. À 12 ans, je savais déjà programmer des sites web», raconte Simon Boulet.

Il raconte avoir lancé son premier site web alors qu’il étudiait au secondaire. Une activité qui lui a rapporté «de bons revenus publicitaires. Alors que j’étais toujours sur les bancs de l’école, je recevais chaque semaine des chèques de plusieurs milliers de dollars américains. Cela a duré quelques mois, puis la bulle Internet a éclaté», relate-t-il.

Tout en poursuivant ses études, Simon Boulet a enchaîné différentes activités commerciales, parmi lesquelles l’opération d’une firme d’hébergement de sites web en 2002. Puis, en 2004, il est embauché par iWeb Technologies, une importante société d’hébergement web. «C’était mon premier véritable emploi, et le seul que j’aurai eu, en réalité», lance-t-il en riant.

C’est néanmoins là qu’il fait la connaissance d’Éric Chouinard et de Martin Leclair, les fondateurs d’iWeb, avec qui il développera Wealthica par la suite.

Il qualifie de «très particulier» son parcours auprès d’iWeb. Il quitte en effet l’entreprise deux ans après son embauche afin de se relancer en affaires, mais iWeb lui fait de nouveau signe en 2009 et acquiert son entreprise. En 2011, alors qu’elle est inscrite en Bourse, iWeb est privatisée et Simon Boulet quitte une nouvelle fois l’aventure. En 2013, iWeb Technologies est finalement acquise par la société américaine Internap Corporation.

Après avoir obtenu un DEC en informatique au Collège de Maisonneuve en 2004, celui qui se décrit comme un autodidacte termine un certificat en informatique appliquée à l’Université de Montréal en 2009, puis obtient en 2012 un Diplôme d’études supérieures spécialisées de 2e cycle en technologies de l’information à l’Université de Sherbrooke.

«J’ai toujours été curieux d’apprendre de nouvelles choses et cette curiosité-là m’a amené à avoir une compréhension très large de l’informatique, de l’Internet et des réseaux, et cela nous aide beaucoup chez Wealthica», indique-t-il.

Son intérêt dans l’aventure a d’ailleurs toujours principalement concerné le développement de l’application. «Je suis un gars technique, tandis que Martin Leclerc est très actif en matière de relations avec les utilisateurs. Quant à Éric Chouinard, s’il est moins présent aujourd’hui, il l’a beaucoup été au moment de l’idéation et demeure pleinement impliqué à titre de conseiller.»

C’est le besoin d’ajouter une ressource possédant une expérience significative du domaine financier qui mène Éric Lemieux à se joindre à l’équipe de direction de Wealthica en janvier 2020. L’ex-directeur général de Finance Montréal et ex-vice-président, gestion des avoirs, chez Desjardins, est un utilisateur convaincu de l’application depuis l’automne 2016, lorsqu’il a assisté à sa présentation par Simon Boulet dans le cadre d’un concours de pitch du Forum Fintech.

«L’application correspondait à un besoin que j’avais cerné il y a déjà quelques années lorsque j’étais chez Desjardins et que l’on mettait en valeur une approche globale pour offrir de meilleurs conseils», explique Éric Lemieux.

Simon Boulet estime que la force de l’équipe de direction de Wealthica réside dans sa complémentarité et sa vision commune de l’entrepreneuriat. «Nous ne sommes pas à la recherche d’une croissance qui nous mènera à lever des millions de dollars et à engager 45 personnes.»

Sa participation au concours de pitch du Forum Fintech ne visait d’ailleurs pas à franchir une étape de financement. «Nous n’avons jamais eu besoin de pitcher devant des investisseurs, car le capital de Wealthica est fermé et nous avons toujours eu la chance de pouvoir nous financer nous-mêmes.»

L’objectif consistait à faire connaître Wealthica et Simon Boulet considère comme un point marquant cet événement qui l’a pourtant complètement sorti de sa zone de confort. «On grandit à travers nos faiblesses. Je suis assez introverti et gêné, et me retrouver sur une scène devant peut-être 700 personnes était gênant, mais j’en suis très fier.»

Wealthica n’a remporté aucun prix ce jour-là, mais a plus que doublé sa base d’utilisateurs et a obtenu beaucoup de visibilité.

Regard tourné vers les États-Unis

La crise sanitaire des derniers mois a également marqué le parcours de la fintech. «Tout s’est d’abord mis sur pause», dit-il. Wealthica avait lancé en 2019 son tableau de bord en marque blanche destiné aux professionnels de l’industrie, et la majorité des clients ont alors choisi de remettre leurs projets.

«Ce fut une surprise, mais les soubresauts de la Bourse ont amené plusieurs particuliers à s’intéresser à leurs placements et notre volet grand public a connu une croissance exceptionnelle», indique Simon Boulet.

Depuis la fin de 2020, la signature d’ententes pour la version en marque blanche a graduellement repris.

La situation a aussi permis aux équipes de développement de travailler sur une mise à jour de l’application, lancée au début de l’année 2021.

Wealthica prépare son expansion aux États-Unis, alors qu’elle teste des connexions avec des institutions américaines et dresse des plans afin de construire une base d’utilisateurs.

Au Canada, la stratégie d’acquisition d’utilisateurs mise en œuvre a mené Wealthica à acheter le site d’informations boursières et financières Stockchase en 2017. Le but étant d’amener les utilisateurs de Stockchase à adopter Wealthica, puis à utiliser le contenu du site pour nourrir l’application. «Lorsque l’investisseur détient un titre, par exemple Facebook, et qu’un expert l’évoque, une alerte est générée», explique Simon Boulet.

Il confirme que la démarche a été assez rapidement profitable, au point de pouvoir «tirer des produits de Stockchase pour les réinvestir dans Wealthica».

Malgré les différences qui caractérisent les marchés canadien et américain, la stratégie d’implantation devrait être assez similaire, selon Simon Boulet : «Nous allons certainement nouer des partenariats avec des influenceurs et d’autres fintechs.»

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