Réserve fédérale américaine | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/reserve-federale-americaine/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 23 Jun 2026 13:24:40 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Réserve fédérale américaine | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/reserve-federale-americaine/ 32 32 Alan Greenspan s’éteint à 100 ans https://www.finance-investissement.com/nouvelles/alan-greenspan-seteint-a-100-ans/ Tue, 23 Jun 2026 13:24:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114600 L’ancien président de la Fed laisse un héritage marqué autant par la prospérité des années 1990 que par les critiques liées à la crise financière.

L’article Alan Greenspan s’éteint à 100 ans est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
L’ex-président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, est mort. Il avait 100 ans.

Il est décédé lundi des suites de complications liées à la maladie de Parkinson, a annoncé son épouse depuis 29 ans, Andrea Mitchell, correspondante de NBC News.

« Pour moi, c’était mon mari, celui qui a façonné ma vie dès notre tout premier rendez-vous en 1984 », a relaté Andrea Mitchell.

« Il faisait preuve d’une “exubérance irrationnelle” pour le baseball, les Washington Commanders, le tennis, le golf et la musique, en particulier le jazz. On se souviendra de lui pour son génie et sa gentillesse. Être sa compagne a été la joie de ma vie. »

Au cours de ses 18 ans et demi à la tête de la Fed, Alan Greenspan a présidé à une période prolongée de croissance et de prospérité aux États-Unis, qui s’est toutefois achevée par des conséquences dévastatrices en 2008, deux ans après son départ de la banque centrale.

Alan Greenspan était tellement respecté au cours de ses nombreuses années à la tête de la banque centrale la plus influente au monde qu’au moment où il a quitté ses fonctions en 2006, il était largement salué comme « l’Oracle » et le « Maestro ».

La réputation de Alan Greenspan a toutefois subi un sérieux revers lorsque le marché immobilier américain s’est effondré, déclenchant une crise financière mondiale qui a failli faire basculer le système bancaire américain et qui a plongé l’économie dans la pire récession depuis les années 1930.

Au cours de ses 18 ans et demi à la tête de la Fed, Alan Greenspan a présidé à une flambée vertigineuse des cours boursiers et à un boom économique de dix ans qui a débuté en mars 1991. Il était largement salué comme un virtuose qui a favorisé la prospérité économique des États-Unis et dont presque chaque déclaration était analysée à la loupe pour y déceler des indices sur l’orientation future des taux d’intérêt, de l’économie et des marchés financiers.

Les intentions de Alan Greenspan faisaient l’objet de tant de spéculations qu’elles ont donné naissance à une nouvelle légende au sein de la Fed : « l’indicateur de la mallette ». Une mallette bien remplie apportée aux réunions de la Fed laissait entendre que des changements étaient peut-être en cours, car Alan Greenspan emportait avec lui des graphiques et des études pour étayer ses arguments.

Une responsabilité à la crise de 2007-2009 ?

La réputation de Alan Greenspan s’est toutefois ébranlée presque aussitôt après son départ de la Fed en 2006. Les prix de l’immobilier américain ont commencé à baisser, puis se sont enfoncés dans une chute vertigineuse qui a infligé d’énormes pertes aux banques, aux fonds de pension et aux autres investisseurs ayant misé massivement sur l’immobilier. Alors que la valeur des habitations s’effondrait, des millions d’Américains, dont beaucoup étaient accablés par des dettes hypothécaires colossales, ont perdu leur maison à la suite de saisies immobilières. La crise financière, qui s’est aggravée en spirale, a plongé l’économie américaine dans la Grande Récession de 2007-2009, la pire récession depuis la Grande Dépression des années 1930.

La crise américaine s’est rapidement propagée à l’étranger, provoquant une crise de la dette dans plusieurs pays européens et poussant Pékin à mettre en place un plan de relance gouvernemental massif pour stabiliser son économie.

Avec le recul, ses détracteurs ont attribué une grande partie de la responsabilité de la crise aux politiques monétaires accommodantes de Alan Greenspan, à sa confiance dans des marchés financiers peu supervisés et à son manque de vigilance face à la prise de risques inconsidérée qui s’était développée au sein du système financier sous sa direction. Plus tard, Alan Greenspan a admis avoir « commis une erreur » en supposant que les banques du pays, dont la stabilité sous-tend le système financier et l’ensemble de l’économie, pouvaient essentiellement s’autoréguler.

Jusque-là, cependant, il semblait que Alan Greenspan ne pouvait pas se tromper. Non seulement aux États-Unis, mais partout dans le monde, il était considéré avec un mélange de révérence et d’admiration. Beaucoup redoutaient même ouvertement le jour où il quitterait la Fed.

Les investisseurs s’accrochaient à ses observations parfois impénétrables. Dans l’une de ses remarques les plus célèbres, Alan Greenspan a fait vaciller les marchés financiers le 5 décembre 1996, lorsqu’il a laissé entendre en deux mots seulement — « exubérance irrationnelle » — que les cours boursiers étaient trop élevés.

Un disciple de la philosophe libertaire Ayn Rand

Né dans le quartier de Washington Heights à Manhattan, le jeune Alan Greenspan était un prodige des mathématiques que sa mère exhibait devant les visiteurs pour s’en vanter.

« Je servais d’accessoire lors des soirées », a-t-il déclaré lors d’une entrevue accordée en 2007 à PBS NewsHour. Après avoir abandonné ses études à la Julliard School, il a travaillé comme musicien professionnel à l’adolescence, jouant de la clarinette et du saxophone aux côtés du futur grand nom du jazz Stan Getz — une expérience qui lui a donné une leçon d’humilité et a convaincu le jeune homme de se tourner vers une autre voie professionnelle.

Il a suivi des études de premier et de deuxième cycle en économie à l’université de New York, où il a finalement obtenu un doctorat. Pendant près de trois décennies, il a dirigé un cabinet de conseil économique. Dans les années 1950, il est devenu un disciple de la philosophe libertaire Ayn Rand. On lui a accolé à ce moment le surnom d’« Undertaker » (croque-mort) en raison de ses vêtements sombres et de son attitude discrète. Lorsque Alan Greenspan a prêté serment en tant que conseiller économique en chef du président Gerald Ford en 1974, Ayn Rand se tenait à ses côtés.

Le président Ronald Reagan a nommé Alan Greenspan à la tête de la Fed en 1987. Il a été mis à l’épreuve presque immédiatement. Le 19 octobre 1987, jour qui allait entrer dans l’histoire sous le nom de « lundi noir », la bourse avait subi la pire chute journalière en pourcentage de l’histoire des États-Unis, deux mois seulement après son entrée en fonction. L’indice Dow Jones Industrial Average a perdu rapidement 22,6 % de sa valeur pour des raisons qui n’étaient pas tout à fait claires à l’époque et qui restent obscures à ce jour.

Alan Greenspan s’est vu attribuer le mérite d’avoir contribué à rétablir le calme et la stabilité. Il a assuré à Wall Street que la Fed injecterait autant de liquidités que nécessaire dans le système financier pour ramener le calme. Les actions se sont redressées, et l’économie américaine est sortie indemne de ce krach boursier.

Les compétences d’Alan Greenspan en matière de gestion de crise ont de nouveau été mises à l’épreuve en 1997 et 1998, lorsqu’une crise financière en Asie a menacé de propager un désastre économique à l’échelle mondiale. Sous la direction de Alan Greenspan, la Fed a accordé un prêt d’urgence à la Thaïlande dès les premières phases de la crise et a persuadé les banques américaines de renouveler les prêts à court terme accordés à une Corée du Sud chancelante.

Au cours de son mandat à la Fed, Alan Greenspan a été salué pour avoir présidé à ce qui était alors la plus longue expansion économique de l’histoire du pays — une période de prospérité de dix ans qui s’est étendue de mars 1991 à mars 2001. Au cours de cette période, le taux de chômage du pays est brièvement passé sous la barre des 4 % pour la première fois depuis 1970.

Quant à l’inflation, qui avait tourmenté les États-Unis et une grande partie de l’économie mondiale au cours des années 1970, elle est restée remarquablement modérée pendant la présidence de Alan Greenspan, ce que de nombreux économistes n’auraient pas cru possible sur une période aussi longue.

Contre la réglementation des marchés

Alan Greenspan est toujours resté fermement convaincu que les marchés financiers pouvaient, dans une large mesure, s’autoréguler. Avec des responsables de la Maison-Blanche sous la présidence de Bill Clinton, il a contribué à contrecarrer les efforts de Brooksley Born, la principale régulatrice du pays des matières premières, qui cherchait, à la fin des années 1990, à instaurer une surveillance fédérale sur le marché opaque des produits dérivés.

Finalement, c’est Born qui a eu raison, et non le « Maestro ».

Les faibles taux d’intérêt mis en place par Alan Greenspan ont contribué à faire grimper les prix de l’immobilier jusqu’à former une bulle dangereuse. Et la déréglementation financière qu’il a soutenue a permis aux banques et autres établissements financiers d’accumuler d’énormes risques, souvent à l’abri de la surveillance gouvernementale. De mauvais paris sur les produits dérivés ont contribué à faire sombrer le géant de l’assurance American International Group, qui a dû être renfloué à hauteur de 180 milliards $ US par les contribuables.

La Commission d’enquête sur la crise financière, chargée par le Congrès d’enquêter sur cette débâcle, a conclu : « Plus de 30 ans de déréglementation et de recours à l’autorégulation des institutions financières, défendus par l’ancien président de la Réserve fédérale Alan Greenspan et d’autres […] avaient supprimé des garde-fous essentiels, qui auraient pu contribuer à éviter la catastrophe. »

Dans les années qui ont suivi son départ de la présidence de la Fed en 2006, peu avant son 80e anniversaire, Alan Greenspan s’est consacré à ce qu’il aimait par-dessus tout : suivre les données économiques. Il dirigeait son propre cabinet de conseil, Greenspan Associates, par l’intermédiaire duquel il dispensait des conseils à des clients de Wall Street et percevait de généreux honoraires pour ses interventions publiques.

L’article Alan Greenspan s’éteint à 100 ans est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Fed garde le cap https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-fed-garde-le-cap/ Thu, 18 Jun 2026 12:09:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114539 La banque centrale américaine maintient ses taux, mais plusieurs responsables envisagent désormais des hausses.

L’article La Fed garde le cap est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu son taux directeur inchangé mercredi, mais près de la moitié des responsables de la banque centrale ont déclaré qu’ils pourraient se prononcer en faveur d’une hausse des taux plus tard dans l’année.

Ce scénario étonnamment ferme décevrait le président Donald Trump et laisse entrevoir des inquiétudes accrues concernant une inflation persistante.

Dans un communiqué inhabituellement court publié à l’issue de leur réunion de deux jours, les responsables de la Fed ont supprimé les formulations qui laissaient entendre que leur prochaine décision consisterait à abaisser leur taux directeur.

Ce bref communiqué reflète probablement l’influence du nouveau président Kevin Warsh, nommé par Donald Trump, qui avait auparavant critiqué la Fed pour ses commentaires trop généraux sur l’économie.

Dans une série de projections trimestrielles, neuf responsables de la Fed ont mentionné s’attendre à au moins une hausse des taux cette année, six d’entre eux en prévoyant deux ou plus.

Il s’agit d’un changement radical par rapport au mois de mars, où aucun décideur n’avait prévu de hausse et où le comité dans son ensemble tablait sur une baisse en 2026.

Ce revirement reconnaît que l’inflation se situe à son plus haut niveau depuis trois ans et de nombreux responsables ont souligné dans des discours récents que si l’inflation ne reculait pas, des taux plus élevés pourraient s’avérer nécessaires dès la fin de l’année.

Au total, huit autres responsables ont indiqué qu’ils soutiendraient le maintien du taux inchangé, et un a envisagé une baisse.

Un autre signe laisse entrevoir la manière dont Kevin Warsh pourrait modifier le fonctionnement de la Fed : il ne semble pas avoir soumis de prévisions concernant l’évolution du taux directeur de la Fed dans les années à venir.

Un graphique illustrant les projections ne comportait que 18 points, alors que le comité compte 19 responsables. Il avait auparavant critiqué ces projections, estimant qu’elles risquaient d’enfermer la Fed dans une perspective de politique monétaire spécifique.

Kevin Warsh a également déclaré aux journalistes lors d’une conférence de presse qu’il mettait en place cinq groupes de travail chargés d’examiner la manière dont la Fed communique, les sources de données sur lesquelles elle s’appuie pour prendre ses décisions de politique monétaire et la composition de ses projections économiques trimestrielles, le tout dans le but de s’assurer que la Fed garde « une vision claire et se concentre sur l’avenir ».

La réunion de politique monétaire de mercredi est la première pour Kevin Warsh, qui a été nommé par Donald Trump après que le président eut vivement critiqué son prédécesseur, Jerome Powell, pour ne pas avoir suffisamment abaissé les taux.

Ces attaques se sont largement retournées contre lui, car elles ont incité M. Powell à rester au sein du conseil d’administration de la Fed, où il a voté mercredi en faveur du maintien des taux à environ 3,6 %.

Kevin Warsh est désormais confronté à un choix difficile. La Fed cherche généralement à lutter contre l’inflation en relevant les taux d’intérêt afin de freiner l’endettement et les dépenses et de ralentir l’économie. Or, une telle mesure risquerait de s’attirer les foudres de la Maison-Blanche et pourrait faire grimper le coût des prêts immobiliers, des crédits automobiles et d’autres formes d’emprunt, à l’approche des élections de mi-mandat.

Si le conflit avec l’Iran est résolu, les prix de l’essence devraient continuer à baisser et l’inflation pourrait ralentir dans les mois à venir.

Mais les prix de nombreux biens et services — tels que les vêtements, les soins dentaires et la garde d’enfants — étaient déjà en hausse avant le conflit avec l’Iran, et l’inflation dépasse l’objectif de 2 % de la Fed depuis cinq ans, ce qui suggère que des pressions inflationnistes pourraient encore exister dans l’économie.

Kevin Warsh est également confronté à un environnement économique radicalement différent de celui qui prévalait l’année dernière, lorsqu’il semblait faire campagne pour le poste de président de la Fed.

À l’époque, il se prononçait ouvertement en faveur d’une baisse des taux d’intérêt, comme l’exigeait Donald Trump. Il mettait en avant le développement de l’IA comme une technologie susceptible d’accroître considérablement la capacité de l’économie à produire des biens et des services à moindre coût, ce qui, à terme, ferait baisser l’inflation.

Même à l’époque, de nombreux économistes étaient sceptiques quant à son argument. À court terme, du moins, les analystes notent que la forte hausse des investissements dans les semi-conducteurs et le matériel informatique contribue à la hausse de l’inflation.

L’article La Fed garde le cap est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les tensions géopolitiques repoussent la baisse des taux https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/les-tensions-geopolitiques-repoussent-la-baisse-des-taux/ Mon, 04 May 2026 12:58:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113729 ZONE EXPERTS – Les pressions sur l’énergie et les chaînes d’approvisionnement retardent l’assouplissement monétaire.

L’article Les tensions géopolitiques repoussent la baisse des taux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les récentes données économiques montrent une croissance modérée de l’économie canadienne, soutenue par une croissance du secteur manufacturier. L’indice PMI manufacturier (Purchasing Managers’ Index), indicateur avancé largement utilisé pour évaluer la performance du secteur manufacturier, a enregistré en avril sa plus forte progression mensuelle depuis juin 2022, portée par une hausse marquée des commandes à l’exportation.

Toutefois, une part de cette amélioration s’explique par la hausse des prix du pétrole, qui soutient la valeur nominale des exportations. Ainsi, l’augmentation du PMI reflète en partie une activité plus soutenue dans le secteur de l’énergie, mais pourrait également traduire des pressions sur les coûts plutôt qu’un véritable renforcement de l’économie. En effet, la hausse des coûts de transport alourdit les intrants des entreprises, contribuant directement aux pressions inflationnistes.

Comme largement anticipé, la Banque du Canada n’a pas réagi à la situation entourant le détroit d’Ormuz, estimant que la hausse des prix du pétrole demeure probablement temporaire et ne justifie pas d’intervention immédiate. Par ailleurs, bien que le niveau élevé des prix de l’énergie pèse sur la consommation, son impact demeure moins prononcé que lors des chocs pétroliers des années 1970.

Les craintes inflationnistes même temporaires ont poussé les taux d’intérêts obligataires au niveau le plus élevé depuis presque 2 ans. Ceci explique la remontée des taux hypothécaires fixes observée ces dernières semaines, comme l’illustre le graphique ci-dessous.

Pour consulter ce graphique en grand format, cliquez ici.

La situation géopolitique actuelle perdure plus longtemps qu’anticipé. Même lorsque la circulation des navires reprendra dans le détroit d’Ormuz, plusieurs trimestres seront nécessaires pour retrouver l’équilibre observé avant le début du conflit. Pour cette raison, les perspectives indiquent que les prix du pétrole, et plus largement des matières premières, devraient demeurer élevés plus longtemps.

Ces pressions inflationnistes contribuent à repousser les attentes de baisse du taux directeur pour le reste de l’année aux États-Unis. Dans le même esprit, cet environnement limite également la marge de manœuvre de la Banque du Canada (BdC) dans la poursuite d’un cycle de baisses de taux à court terme.

Faut-il craindre une remontée des taux ?

Bien que certains économistes évoquent la possibilité de hausses de taux au Canada l’an prochain, nous n’adhérons pas à ce scénario pour le moment.

Les restrictions en matière d’immigration ont entraîné un recul de la population canadienne l’an dernier, réduisant ainsi la pression sur le marché du travail et contribuant à stabiliser le taux de chômage, malgré une croissance de l’emploi plus modérée.

Par ailleurs, l’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi devrait se traduire à la fois par des perturbations, une transformation des postes et des gains d’efficacité. À moyen terme, ces gains de productivité, combinés à certaines pertes d’emplois, pourraient exercer des pressions désinflationnistes et ainsi accroître la probabilité d’un assouplissement des politiques monétaires par des institutions comme la BdC.

C’est pourquoi un éventuel assouplissement de la politique monétaire aux États-Unis, notamment dans un contexte de changement à la tête de la Réserve fédérale des États-Unis, pourrait exercer une pression indirecte sur la Banque du Canada afin de poursuivre un cycle de baisses de taux. Comme mentionné précédemment, nous estimons que ce facteur pourrait influencer l’orientation des taux au Canada.

Dans ce contexte d’incertitude, il est plus important que jamais de consulter un courtier hypothécaire pour déterminer laquelle des options, entre une hypothèque variable (paiement fixe ou ajustable) et hypothèque fixe (court ou long terme), correspond le mieux aux besoins de ses clients.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

L’article Les tensions géopolitiques repoussent la baisse des taux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Powell restera à la Fed malgré la fin de son mandat https://www.finance-investissement.com/nouvelles/powell-restera-a-la-fed-malgre-la-fin-de-son-mandat/ Thu, 30 Apr 2026 13:19:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113681 Une décision qui pourrait accentuer les tensions avec l’administration Trump.

L’article Powell restera à la Fed malgré la fin de son mandat est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Jerome Powell a déclaré qu’il comptait rester membre du conseil de direction de la Réserve fédérale américaine (Fed) après la fin de son mandat de président le mois prochain, « pour une durée indéterminée », invoquant les attaques juridiques « sans précédent » menées contre la banque centrale par l’administration Trump.

« Je crains que ces attaques ne portent atteinte à cette institution et ne mettent en péril ce qui compte vraiment pour le public », a affirmé Jerome Powell lors d’une conférence de presse après que la Fed eut annoncé sa décision de maintenir son taux d’intérêt de référence.

La décision de Jerome Powell de rester prive le président Donald Trump de la possibilité de pourvoir un siège au sein du conseil des gouverneurs de la banque centrale, composé de sept membres, avec une personne de son choix.

Le comité bancaire du Sénat a approuvé mercredi matin, par un vote en phase avec les lignes de parti, la nomination de son successeur, Kevin Warsh, désigné par le président Trump.

Jerome Powell resterait gouverneur de la Fed, probablement jusqu’en janvier 2028.

La procureure fédérale du District de Columbia, Jeanine Pirro, a déclaré vendredi sur le réseau X que son bureau mettait fin à son enquête sur les importants travaux de rénovation des locaux de la Fed, car l’inspecteur général de la Fed allait se charger de les examiner à sa place. Elle a toutefois ajouté que son bureau pourrait rouvrir l’enquête si « les faits le justifiaient ».

Apparemment, cela n’a pas apporté à Jerome Powell la conclusion qu’il estimait nécessaire.

« J’attends que l’enquête soit bel et bien terminée, de manière définitive et transparente, a-t-il déclaré. J’attends cela et je partirai lorsque je le jugerai opportun. »

La Fed a maintenu mercredi son taux directeur pour la troisième réunion consécutive, mais a laissé entendre qu’elle pourrait tout de même procéder à une baisse dans les mois à venir.

La Fed a conservé son taux à court terme à 3,6 % et a gardé dans son communiqué une formulation suggérant que la prochaine décision serait une baisse des taux. Trois responsables ont exprimé leur désaccord, souhaitant supprimer la référence à une future baisse, tandis qu’un quatrième, Stephen Miran, s’est opposé à cette décision, préconisant une baisse immédiate des taux.

Ces dissidences soulignent le niveau de division au sein du comité de fixation des taux de la Fed, composé de 12 membres, à l’approche de la fin du mandat du président Jerome Powell, le 15 mai.

Kevin Warsh s’est prononcé en faveur de baisses de taux, comme l’a réclamé Donald Trump.

« Les développements au Moyen-Orient contribuent à un niveau élevé d’incertitude quant aux perspectives économiques, a déclaré la Fed dans un communiqué à l’issue de sa réunion de deux jours. L’inflation est élevée, reflétant en partie la récente hausse des prix mondiaux de l’énergie. »

Kevin Warsh a promis un « changement de régime » au sein de la banque centrale et pourrait apporter des modifications radicales à ses modèles économiques, ses stratégies de communication et son bilan. Cependant, il aura probablement plus de mal à mettre en œuvre les baisses de taux souhaitées par Donald Trump, l’inflation dépassant les 3 %, soit un niveau supérieur à l’objectif de 2 % fixé par la Fed.

La décision de Jerome Powell de rester en poste pourrait aggraver les tensions avec l’administration Trump et créer ce que certains analystes appellent un scénario « à deux papes », avec un président et un ancien président, tous deux au sein du conseil des gouverneurs de la Fed. Dans ce cas, les divisions entre les décideurs pourraient s’accentuer, si certains décidaient de suivre l’exemple de Jerome Powell plutôt que celui de Kevin Warsh.

Jerome Powell a rejeté l’idée selon laquelle son maintien à son poste pourrait causer des dissensions, disant que son « intention n’est pas d’interférer ».

L’article Powell restera à la Fed malgré la fin de son mandat est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Fed maintient ses taux mais reste ouverte à une baisse https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-fed-maintient-ses-taux-mais-reste-ouverte-a-une-baisse/ Wed, 29 Apr 2026 18:58:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113675 Des divisions émergent au sein du comité à l’approche d’un changement de direction.

L’article La Fed maintient ses taux mais reste ouverte à une baisse est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu son taux directeur pour la troisième réunion consécutive, mais a laissé entendre qu’elle pourrait tout de même procéder à une baisse dans les mois à venir.

Mercredi, la Fed a conservé son taux à court terme à 3,6 % et a conservé dans son communiqué une formulation suggérant que la prochaine décision serait une baisse des taux. Trois responsables ont exprimé leur désaccord, souhaitant supprimer la référence à une future baisse, tandis qu’un quatrième, Stephen Miran, s’est opposé à cette décision, préconisant une baisse immédiate des taux.

Ces dissidences soulignent le niveau de division au sein du comité de fixation des taux de la Fed, composé de 12 membres, à l’approche du départ du président Jerome Powell, dont le mandat prend fin le 15 mai. Le comité bancaire du Sénat a approuvé mercredi matin, par un vote en phase avec les lignes de parti, la nomination de son successeur, Kevin Warsh, désigné par le président Trump. Kevin Warsh s’est prononcé en faveur de baisses de taux, comme l’a réclamé Donald Trump.

« Les développements au Moyen-Orient contribuent à un niveau élevé d’incertitude quant aux perspectives économiques, a déclaré la Fed dans un communiqué à l’issue de sa réunion de deux jours. L’inflation est élevée, reflétant en partie la récente hausse des prix mondiaux de l’énergie. »

Kevin Warsh a promis un « changement de régime » au sein de la banque centrale et pourrait apporter des modifications radicales à ses modèles économiques, ses stratégies de communication et son bilan. Cependant, il aura probablement plus de mal à mettre en œuvre les baisses de taux souhaitées par Donald Trump, l’inflation dépassant les 3 %, soit un niveau supérieur à l’objectif de 2 % fixé par la Fed.

L’article La Fed maintient ses taux mais reste ouverte à une baisse est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les stablecoins : le Canada adopte sa loi et importe le débat sur le rendement https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/les-stablecoins-le-canada-adopte-sa-loi-et-importe-le-debat-sur-le-rendement/ Mon, 20 Apr 2026 13:47:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113514 ZONE EXPERTS — Le cadre canadien entre en vigueur alors que les approches américaine et européenne convergent vers un enjeu commun : les récompenses associées aux stablecoins.

L’article Les stablecoins : le Canada adopte sa loi et importe le débat sur le rendement est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
En novembre 2025, dans cette chronique, nous analysions le projet de Loi sur les cryptomonnaies stables (la « Loi »), déposé dans le cadre du budget fédéral. Ce projet est devenu loi : la Loi a reçu la sanction royale le 27 mars 2026. Entre-temps, aux États-Unis, le GENIUS Act, signé en juillet 2025, entre pleinement en vigueur au plus tard le 18 juillet 2026. Le moment est opportun pour faire le point sur l’état des lieux au Canada, le comparer avec l’approche américaine, européenne, et aborder la question qui anime le débat public des deux côtés de la frontière : les récompenses sur les stablecoins.

Ce qui a changé, et ce qui reste à faire

La Loi canadienne confirme les grandes lignes de ce qui avait été annoncé : un registre d’émetteurs administré par la Banque du Canada (BdC), des réserves maintenues au minimum à parité (1 pour 1), une obligation de rachat à la valeur de référence, et l’interdiction, pour les émetteurs de verser, directement ou indirectement, toute forme d’intérêt ou de rendement aux détenteurs de stablecoins.

Ce qui n’a pas changé, c’est la coexistence de trois cadres réglementaires pour un même actif : la BdC pour la surveillance prudentielle de l’émetteur inscrit au registre, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) pour l’encadrement de la distribution des stablecoins au public (qu’elles continuent de qualifier de valeurs mobilières), et les régulateurs prudentiels des institutions financières. Cette superposition crée un manque de clarté que l’on espère voir se dissiper rapidement, notamment avec une mise à jour des avis des ACVMs pour tenir compte du nouveau régime fédéral.

La fenêtre d’action est maintenant ouverte : la BdC et le ministère des Finances rédigent le cadre réglementaire, dont la pré-publication est prévue à l’automne 2026. C’est dans ces règlements que se joueront les questions les plus structurantes.

Le GENIUS Act : la leçon américaine

Le GENIUS Act offre un contraste instructif. Trois caractéristiques méritent l’attention des professionnels de la finance canadiens.

Premièrement, la loi américaine crée une catégorie unique de « payment stablecoin ». Un seul type de licence permet à un stablecoin de servir aussi bien aux paiements de détail qu’au règlement de transactions sur des valeurs mobilières tokenisées. Au Canada, cette polyvalence n’existe pas aujourd’hui : la BdC encadre l’émetteur sur le plan prudentiel, tandis que les ACVM encadrent la distribution du stablecoin au public en le traitant comme une valeur mobilière. L’enjeu pour la tokenisation est que les stablecoins devraient aussi servir d’actifs de règlement pour les transactions sur valeurs mobilières tokenisées. Si les ACVM maintiennent leur qualification de valeur mobilière pour les stablecoins utilisés dans ce contexte, cela pourrait freiner l’adoption de la tokenisation au Canada.

Deuxièmement, le GENIUS Act prévoit un mécanisme d’équivalence : la Réserve fédérale et le Trésor américain doivent reconnaître les régimes étrangers comparables, de sorte qu’un stablecoin conforme au cadre européen (MiCA) ou canadien puisse circuler aux États-Unis sans licence domestique supplémentaire. La Loi canadienne prévoit un pouvoir similaire pour le gouverneur de la BdC. Il est important qu’il soit utilisé pour reconnaître les régimes étrangers et éviter l’isolement du marché canadien.

Troisièmement, la SEC a réduit en février 2026 le « haircut » réglementaire sur les stablecoins détenus par les courtiers à 2 %, soit le même traitement qu’un fonds du marché monétaire. C’est un signal puissant d’intégration des stablecoins dans la tuyauterie de la finance traditionnelle.

Le débat sur les récompenses : émetteurs, intermédiaires et la question ouverte

Dans les deux juridictions, c’est l’émetteur du stablecoin qui est visé par l’interdiction de verser des intérêts ou du rendement. Au Canada, la loi interdit à l’émetteur de « directement ou indirectement, verser au détenteur d’une cryptomonnaie stable qu’il a émise aucune forme d’intérêt ou de rendement ». Le GENIUS Act prévoit qu’aucun émetteur autorisé ne versera de rendement « solely in connection with the holding, use, or retention » du stablecoin. Ni l’une ni l’autre de ces lois ne traite explicitement du cas des intermédiaires qui versent des récompenses à leurs utilisateurs à partir de leurs propres revenus. L’industrie souhaite que les règlements à venir clarifient ce point et confirment expressément que les programmes offerts par les intermédiaires, distincts des réserves de l’émetteur, sont permis.

Le débat de politique publique qui en découle est vif, et il se joue sur deux fronts législatifs distincts. Le GENIUS Act, déjà adopté, interdit aux émetteurs de verser du rendement, mais ne traite pas explicitement des intermédiaires. Le projet de loi sur la structure des marchés numériques (le CLARITY Act), toujours en cours de négociation au Sénat américain, est devenu le champ de bataille principal. Les associations bancaires américaines tentent d’y insérer des dispositions qui étendraient l’interdiction de rendement au-delà des émetteurs, visant aussi les programmes de récompenses offerts par les intermédiaires.

Paul Grewal, directeur juridique de Coinbase, a publiquement déclaré en janvier 2026 que l’entreprise ne pouvait plus soutenir le CLARITY Act, en partie parce qu’il contenait selon lui une interdiction de facto des programmes de récompenses. L’enjeu est de taille : si le CLARITY Act est adopté avec ces dispositions, il pourrait modifier l’équilibre établi par le GENIUS Act et interdire aux plateformes de verser des récompenses à leurs utilisateurs, quel que soit le mécanisme de financement. De l’autre côté, les associations bancaires américaines soutiennent que ces programmes créent un produit fonctionnellement identique à un compte de dépôt rémunéré, sans les obligations prudentielles qui s’y rattachent : capital réglementaire, assurance-dépôts, exigences de liquidité.

L’Office of the Comptroller of the Currency (OCC), une agence fédérale américaine chargée de superviser et de réglementer les banques nationales. a d’ailleurs proposé en février 2026 une règle établissant une « présomption réfutable » contre les modèles de rendement, estimant que la substance prime la forme.

L’Union européenne, avec MiCA, a retenu l’approche la plus stricte en interdisant non seulement aux émetteurs, mais aussi aux prestataires de services sur cryptoactifs (les CASPs), d’accorder tout intérêt ou avantage lié à la durée de détention d’un stablecoin. Le Royaume-Uni adopte une position plus nuancée et interdirait aux émetteurs de verser des intérêts tirés des réserves, mais se montrerait plus ouvert aux programmes de récompenses offerts par des tiers, à condition qu’ils ne soient pas financés par les réserves de l’émetteur et qu’ils respectent les règles strictes du régime de promotions financières (fair, clear, and not misleading). Le régime complet du R.-U. entrera en vigueur en octobre 2027.

L’alternative bancaire : les dépôts tokenisés

Il est important de noter que les banques ne sont pas en reste dans cette transformation. Plusieurs grandes institutions financières développent activement les dépôts tokenisés : des représentations numériques de dépôts bancaires traditionnels émises directement par des banques réglementées, sur des registres distribués. La différence fondamentale avec les stablecoins est que le dépôt tokenisé reste un passif bancaire, couvert par l’assurance-dépôts et soumis aux exigences prudentielles habituelles de la banque émettrice.

JPMorgan opère depuis plusieurs années une plateforme (Kinexys), utilisée par ses clients institutionnels pour le règlement instantané de paiements interbancaires sur sa plateforme de registre distribué. Citi a développé Citi Token Services pour les flux de trésorerie et le financement du commerce international de ses grands clients. En 2025 et 2026, un projet pilote coordonné par SWIFT avec 14 grandes banques, dont JPMorgan et Citi, est passé à la phase de « préparation à la production » pour le règlement d’actifs tokenisés à l’échelle mondiale.

Au Canada, la Banque du Canada n’est pas en reste. Le projet Samara, mené en collaboration avec des partenaires de recherche, a exploré la faisabilité d’une monnaie numérique de banque centrale de gros sur un registre distribué. Samara a testé le règlement interbancaire directement sur une plateforme à permission. Le projet a démontré qu’un tel règlement était techniquement réalisable en temps réel tout en préservant la confidentialité des transactions entre les institutions participantes. Samara a fourni à la BdC les fondations techniques pour évaluer comment la monnaie de banque centrale pourrait coexister avec les stablecoins réglementés et les dépôts tokenisés dans l’infrastructure de règlement de demain.

Pour l’industrie, les dépôts tokenisés et les stablecoins ne sont pas des concurrents, mais des instruments complémentaires. Les dépôts tokenisés rassurent les régulateurs prudentiels parce qu’ils restent dans le périmètre bancaire ; les stablecoins offrent une portabilité, une interopérabilité et une accessibilité que les solutions bancaires ne procurent pas encore. Comme l’a souligné la BdC dans ses travaux sur la tokenisation, la monnaie numérique de banque centrale (sous sa forme de gros), les dépôts tokenisés et les stablecoins réglementés peuvent coexister comme actifs de règlement complémentaires. Le défi pour les régulateurs canadiens est de concevoir un cadre qui permette cette coexistence sans créer d’asymétries réglementaires injustifiées.

Ce que cela signifie pour le Canada

La Loi sur les stablecoins pose les fondations en créant un régime prudentiel fédéral pour les émetteurs. Mais tant que les ACVM continueront de traiter la distribution de stablecoins conformes à la Loi comme une distribution de valeurs mobilières, le triple cadre persistera.

Pour les professionnels de la finance, l’enjeu est concret. Les stablecoins ne sont plus un sujet réservé aux initiés de l’écosystème crypto. Avec l’adoption de cadres législatifs au Canada, aux États-Unis et en Europe, avec le développement parallèle des dépôts tokenisés par les grandes banques mondiales, et avec les travaux de la BdC sur le règlement interbancaire numérique, nous assistons à une refonte progressive de la plomberie financière. La manière dont le Canada conçoit ses règlements sur les stablecoins, et coordonne le cadre fédéral avec celui des ACVM, déterminera s’il reste un acteur compétitif de cette transformation, ou s’il se retrouve isolé.

L’article Les stablecoins : le Canada adopte sa loi et importe le débat sur le rendement est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La guerre à l’Iran propulse les craintes inflationnistes https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/la-guerre-a-liran-propulse-les-craintes-inflationnistes/ Mon, 30 Mar 2026 13:10:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113216 ZONE EXPERTS – Que faire avec son hypothèque ? Des réponses à vos questions !

L’article La guerre à l’Iran propulse les craintes inflationnistes est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
À l’échelle internationale, la croissance économique se maintient à un niveau positif, mais perd néanmoins de sa cohérence : les grandes économies ont chacune leur rythme, plusieurs d’entre elles étant déjà entrées dans un cycle défavorable.

Les événements géopolitiques du dernier mois ont intensifié la hausse du prix du pétrole, propulsant elles aussi les craintes inflationnistes. Les contrats à terme sur le prix du pétrole montrent des anticipations à long terme modérées, l’inflation ne doit pas être durable.  Pourtant, la stagflation est déjà évoquée par plusieurs, dont ceux ayant déjà connu cette situation dans les années 70, un mot qui est d’ailleurs attendu depuis plusieurs années déjà.

Au Canada, après 11 mois de contraction du PMI manufacturier (Purchasing Managers’ Index), un indicateur avancé largement utilisé pour évaluer la performance du secteur manufacturier, l’indice se trouve en croissance pour les deux premiers mois de l’année. C’est certainement un signe encourageant, mais à l’opposé, le début de l’année 2026 a été marqué par une détérioration notable de la situation de l’emploi avec une perte de 25 000 emplois en janvier, suivie par une perte de 84 000 emplois en février. Il s’agit du pire début d’année depuis 2009, avec une baisse généralisée à travers plusieurs secteurs. Cette évolution reflète un ralentissement économique réel, amplifié par les tensions commerciales et les transformations structurelles liées à l’intelligence artificielle. Le taux de chômage, bien que toujours modéré, suit une tendance à la hausse, confirmant l’essoufflement du marché du travail.

Immobilier : une correction en cours

Le marché immobilier canadien est en train de s’ajuster après une longue période de forte surchauffe. Plusieurs éléments expliquent ce mouvement : accessibilité restreinte pour les premiers acheteurs, taux d’intérêt relativement élevés par rapport aux 14 dernières années, ainsi qu’une brusque baisse de l’immigration.

Les indicateurs du marché hypothécaire, notamment les taux de défaut, laissent également penser que certains ménages subissent de fortes pressions. Cette correction étant nécessaire, elle pourrait être de longue durée si le cadre macroéconomique cessait d’évoluer positivement. Mais il est désormais certain que le contexte actuel diminue la pression qui pesait sur la Banque du Canada (BdC) concernant d’éventuelles baisses de taux et le risque d’attiser une nouvelle surchauffe immobilière.

Taux d’intérêt : que faut-il anticiper ?

Évidemment, si nous pouvions connaître l’issue du conflit, il serait plus facile d’anticiper l’évolution des taux d’intérêt. Toutefois, même en supposant un scénario relativement favorable, l’inflation pourrait persister.

D’une part, la production pétrolière pourrait être affectée jusqu’à ce que les infrastructures du Moyen-Orient soient pleinement rétablies. D’autre part, les perturbations touchant le transport des engrais risquent d’entraîner des pressions inflationnistes supplémentaires sur les prix alimentaires.

Cela pourrait freiner d’éventuelles nouvelles baisses de taux de la BdC. Toutefois, comme mentionné précédemment, un changement de cap de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui dispose d’un double mandat, pourrait l’amener à privilégier une série de baisses de taux afin de stimuler davantage l’économie, dans l’hypothèse où les pressions inflationnistes seraient temporaires.

Dans un contexte où l’économie canadienne frôle la récession, un risque nourri par des pertes d’emplois, une consommation fragilisée et un dollar canadien plus fort qui pénalise les exportations, la BdC pourrait être contrainte d’abaisser ses taux d’intérêt. Cette pression serait d’autant plus importante que les risques de surchauffe immobilière se sont atténués, réduisant ainsi les contraintes liées à une éventuelle relance du marché.

Détenteurs de prêts hypothécaires à taux variable : faut-il fixer votre taux ?

Concernant les détenteurs d’hypothèques à taux variable qui se demandent s’ils devraient fixer leur taux, nous croyons préférable de leur recommander d’attendre. En effet, les taux fixes ont augmenté très rapidement récemment et aucune hausse des taux directeurs de la BdC n’est anticipée à court terme.

Une fois que le détroit d’Hormuz rouvrira et que les craintes d’un conflit prolongé s’estomperont, les taux obligataires devraient reculer. À ce moment, il sera plus opportun de réévaluer la stratégie, notamment afin de déterminer si le taux variable demeure adapté au profil du détenteur de l’hypothèque, lequel doit présenter une certaine tolérance au risque pour ce type d’emprunt.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

L’article La guerre à l’Iran propulse les craintes inflationnistes est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Malgré la guerre en Iran la Fed maintient ses taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/malgre-la-guerre-en-iran-la-fed-maintient-ses-taux/ Wed, 18 Mar 2026 19:43:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113049 La banque centrale anticipe une hausse temporaire de l’inflation sans impact majeur sur la croissance.

L’article Malgré la guerre en Iran la Fed maintient ses taux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les responsables de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) s’attendent à ce que la guerre en Iran aggrave l’inflation cette année tout en ayant peu d’impact sur la croissance, mais ils prévoient tout de même de réduire leur taux directeur une fois en 2026.

Pour l’instant, les responsables de la Fed ont laissé les taux d’intérêt à court terme inchangés mercredi, pour la deuxième réunion consécutive, à environ 3,6 %. Dans un communiqué, la banque centrale souligne que « les implications des événements au Moyen-Orient pour l’économie américaine sont incertaines ».

Néanmoins, en maintenant leurs prévisions de baisse des taux pour cette année et l’année prochaine — les mêmes projections qu’en décembre —, les responsables de la banque centrale semblent s’attendre à ce que la flambée des prix de l’essence due à la guerre en Iran n’ait qu’un effet largement temporaire sur l’inflation et l’économie.

Les responsables prévoient également que le chômage restera inchangé d’ici la fin de l’année, une perspective plus optimiste que celle de la plupart des économistes extérieurs.

La véracité de ces prévisions dépendra en grande partie de la durée du conflit. Les responsables s’attendent à ce que l’inflation redescende à 2,2 % en 2027 et atteigne l’objectif de 2 % de la Fed en 2028.

Les responsables de la Fed s’attendent désormais à ce que l’inflation s’établisse à 2,7 % à la fin de cette année, en hausse par rapport à leurs prévisions de décembre, mais légèrement en dessous des 2,8 % atteints en janvier. Ils s’attendent à ce que l’inflation sous-jacente, qui exclut les catégories volatiles de l’alimentation et de l’énergie, termine également l’année à 2,7 %, contre une prévision précédente de 2,5 %.

La Fed considère que les prix sous-jacents constituent un meilleur indicateur de l’inflation à long terme. Les prix à la consommation vont connaître une forte hausse dans les mois à venir en raison de la flambée des prix de l’essence, mais ces hausses pourraient s’atténuer d’ici la fin de l’année, en particulier si le conflit prend fin rapidement.

L’article Malgré la guerre en Iran la Fed maintient ses taux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
FNB de marché prédictif https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fnb-de-marche-predictif/ Wed, 11 Mar 2026 09:48:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112808 FOCUS FNB — Une nouvelle classe de FNB pointe à l’horizon.

L’article FNB de marché prédictif est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Securities and Exchange Commission (SEC) évalue présentement une nouvelle classe de fonds : les fonds négociés en Bourse (FNB) de marché prédictif. Si l’examen s’avère concluant et qu’ils sont admis au sud de la frontière, il n’est pas certain qu’ils le seront au Canada. Cependant, puisque les investisseurs canadiens ont accès aux FNB américains, leur lancement aurait quand même un certain impact ici, prévoit une étude de Valeurs mobilières TD (VMTD).

Ces FNB seraient composés de contrats à terme déjà négociés aux États-Unis. Il s’agit de produits financiers dérivés conçu pour tirer parti de données prédictives ou de signaux issus de marchés d’anticipation (prediction markets). Ils font des gageures en mode « tout ou rien » sur l’issue de certains événements, ceux-ci étant pour l’instant de nature politique. Si l’événement anticipé se concrétise, le contrat se règle à 1,00 $ ; sinon, à 0,00 $. Le FNB qui acquiert ces contrats les achète en totalité au départ ; aucun paiement additionnel n’étant requis par la suite, peu importe l’évolution des prix sur le marché.

Gains ou pertes instantanées

Évidemment, le prix initial payé varie dans le temps selon les probabilités que l’événement anticipé se produise — ou non. Par exemple, dans le cas d’une élection, si les contrats se négocient à 0,50 $, cela suggère que le marché estime à 50/50 les chances de victoire d’un démocrate ou d’un républicain.

Avant que les résultats des élections ne soient connus, la valeur du fonds évolue à mesure que le marché modifie son évaluation, influencé par de nouvelles informations, les sondages, l’actualité ou le sentiment général.

Par exemple, si le prix du contrat passe de 0,50 $ à 0,45 $ après l’annonce d’une nouvelle information, la valeur liquidative du fonds diminuera en conséquence. Le jour de l’élection ou juste après, une fois le résultat connu, la valeur des contrats s’établira rapidement à 1,00 $ ou 0,00 $. Cela entraînera une variation brutale de la valeur nette du fonds, ce qui le distingue des autres produits d’investissement. Un investisseur risque de perdre la totalité de son investissement si sa gageure s’avère mauvaise.

Ces FNB rendent accessible, tant aux investisseurs particuliers qu’institutionnels, les marchés de prédiction politique et en abaisseront les barrières. Évidemment, le marché des prédictions est potentiellement infini, susceptible d’ouvrir une toute nouvelle catégorie de FNB et d’imposer aux mainteneurs de marché et à tout l’écosystème des FNB une adaptation susceptible de rappeler celle qui a prévalu pour les FNB de cryptomonnaie.

Sports, Oscars, etc.

« Ces FNB pourraient entraîner de nombreux lancements », juge VMTD. Une effervescence qui pourrait coûter cher au secteur et conduire à la création d’un certain nombre de FNB « zombies ». Des produits peu négociés jusqu’à ce que l’événement sous-jacent approche ou que la probabilité de son issue augmente. Si l’approbation réglementaire est accordée, cela pourrait ouvrir la voie à d’autres produits financiers prédictifs, par exemple liés aux sports.

VMTD s’attend à ce que ces FNB aient une réponse instantanée à toutes sortes de développement, qu’il s’agisse de sondages, de débats, de procédures légales. Cette excitabilité, prévoit VMTD, « pourrait introduire un type distinct de volatilité de transaction supérieure aux influences financières conventionnelles. Comment les mainteneurs de marché coteront de tels FNB, la question demeure entière, Des transactions volumineuses ou des failles notables paraissant entre les produits dérivés et la perception publique pourraient hausser les risques d’intermédiation dans de tels marchés. »

Les comportements de plusieurs investisseurs seront appelés à changer. Ces produits pourraient attirer des spéculateurs et des opérateurs en couverture cherchant une exposition à des risques politiques, sans participer aux marchés de prédiction gré à gré. « Un tel scénario ajouterait un risque supplémentaire à la longue liste des risques encourus par les courtiers, risques qui pourraient désormais

inclure la durée de l’hymne national pendant le Superbowl ou le nom du lauréat d’un Oscar. »

Quel régulateur ?

La supervision de tels FNB relèverait-elle, en Ontario par exemple, de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario ou de la Corporation des jeux et loteries, questionne VMTD. « Puisqu’ils fonctionnent à titre de valeur mobilière et de proxy de pari, ils relèvent des domaines des deux organismes, » répond l’étude. Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), rappelle VMTD, ont déjà banni les options binaires dont les échéances sont moindres que 30 jours. Il ne s’agit pas de produits identiques, mais similaires : « Les mécanismes fondamentaux d’émettre une option binaire sont très semblables à ceux d’un FNB dont le rendement repose sur un résultat binaire. »

Si la SEC approuve ces produits, les manufacturiers canadiens de FNB vont probablement voir dans ce nouveau type de produit l’occasion d’accroître leurs actifs sous gestion et d’engranger des revenus de frais de gestion. En contrepartie, les mainteneurs de marché seront appelés à adapter les cadres de leur gestion de risque pour rendre compte du risque binaire impliqué.

L’article FNB de marché prédictif est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les modèles d’IA savent prévoir, mais leurs choix demeurent flexibles https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-modeles-dia-savent-prevoir-mais-leurs-choix-demeurent-flexibles/ Mon, 09 Feb 2026 13:03:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112329 Des recherches de la Réserve fédérale mettent en lumière les tendances décisionnelles des modèles d’IA.

L’article Les modèles d’IA savent prévoir, mais leurs choix demeurent flexibles est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
À mesure que les modèles d’intelligence artificielle (IA) se multiplient dans le secteur financier, tant chez les investisseurs que chez les décideurs publics, de nouvelles recherches du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) montrent qu’ils tendent à se comporter comme des humains dans la prise de décisions économiques simples, tout en demeurant facilement influençables.

Dans un nouveau document de travail du personnel, des chercheurs de la Fed examinent la manière dont les modèles d’IA prennent des décisions économiques.

« À mesure que les grands modèles de langage assument des rôles en matière de conseil financier, de négociation et d’analyse des politiques publiques, la compréhension de leurs objectifs implicites devient aussi importante que celle de leur exactitude », souligne le document.

Par exemple, un modèle qui est un bon outil de prévision, mais qui présente certains biais décisionnels, « pourrait effectuer des choix inattendus ou sous-optimaux du point de vue de l’utilisateur du modèle », indiquent les auteurs.

Pour évaluer la prise de décision des modèles, les chercheurs ont recours à des expériences classiques issues de la théorie des jeux. Ils constatent que les modèles se comportent souvent de manière très similaire aux humains dans des expériences comparables.

Ainsi, dans des jeux où un modèle doit répartir une somme donnée entre lui-même et une autre partie, les chercheurs observent que « la plupart des modèles proposent un partage presque égal, même dans des situations où un agent strictement intéressé par son propre gain ne partagerait pas ».

Ces résultats correspondent largement à ceux observés dans les expériences menées auprès d’humains. En fait, les modèles ont démontré « une aversion encore plus marquée à l’égard des résultats inéquitables que ce que suggèrent habituellement les données humaines », notent les chercheurs.

Toutefois, l’étude conclut également que cette « apparente équité est fragile : lorsque le contexte économique de la tâche est masqué ou reformulé, les allocations évoluent vers des comportements plus intéressés ».

Par exemple, les chercheurs ont constaté que « présenter une décision comme un échange de devises plutôt que comme une allocation de ressources […] peut modifier le comportement de façon systématique ».

Selon le document, ces changements de comportement sont plus prononcés dans des jeux simples et ponctuels de répartition que dans des tâches plus complexes.

« Dans ces environnements dynamiques, les préférences des modèles semblent moins stables et davantage influencées par le hasard ou par des indices propres au contexte », précise le rapport.

En définitive, l’étude conclut que les modèles d’IA « ne sont pas de simples outils de calcul neutres, mais présentent plutôt des tendances comportementales structurées et quantifiables », des tendances qui sont flexibles, plutôt que figées.

Par conséquent, les auteurs estiment qu’« il existe un besoin clair d’outils de diagnostic plus performants afin d’identifier et d’ajuster les objectifs que les modèles poursuivent implicitement ».

L’article Les modèles d’IA savent prévoir, mais leurs choix demeurent flexibles est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>