Fiera Capital – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 25 Mar 2026 12:03:13 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Fiera Capital – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 Un chef mondial de la direction par intérim pour Fiera Capital https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-chef-mondial-de-la-direction-par-interim-pour-fiera-capital/ Wed, 25 Mar 2026 12:03:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113150 L’actuel président mondial et chef de la direction de Fiera Capital, Maxime Ménard, a pris un congé pour raisons médicales, avec effet immédiat. En attendant son retour, Gabriel Castiglio le remplacera.

Gabriel Castiglio connaît bien la firme, puisqu’il y travaille depuis 2019. Il y assume le poste de directeur exécutif, chef mondial de l’exploitation depuis neuf mois. Le conseil d’administration a donc décidé de le nommer chef mondial de la direction par intérim.

« Gabriel bénéficie de l’entière confiance du conseil. Il possède une connaissance approfondie de la firme, une solide capacité d’exécution ainsi que le leadership nécessaire pour diriger Fiera Capital durant cette période. Notre engagement envers nos clients et la poursuite de nos priorités stratégiques demeurent inchangés », explique Jean-Guy Desjardins, fondateur de Fiera Capital et président exécutif du conseil.

« Au nom du conseil d’administration et de l’ensemble des équipes de Fiera Capital, je souhaite à Maxime un prompt et complet rétablissement et me réjouis à l’idée de le voir reprendre ses fonctions », conclut-il.

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Fidelity et Fiera annoncent des ajustements à leurs fonds https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fidelity-et-fiera-annoncent-des-ajustements-a-leurs-fonds/ Tue, 17 Mar 2026 12:42:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112915 Fidelity Investments Canada annonce un changement à la gestion d’un de ses portefeuilles alors que Fiera Capital reporte la dissolution d’un de ses fonds.

Jed Weiss, l’un des gestionnaires de portefeuille du Fonds Fidelity Actions mondiales à petite et moyenne capitalisation et de sa série FNB, a décidé de renoncer à ce titre à la fin de 2026 pour se concentrer sur la gestion d’autres stratégies de placement.

Malgré ce retrait, les objectifs et stratégies de placement de ce Fonds demeureront les mêmes. La gestion du Fonds continuera ainsi d’être assurée par les gestionnaires de portefeuille Shilpa Mehra, Patrick Drouot et Salim Hart.

Dissolution reportée

De son côté, Corporation Fiera Capital a décidé de reporter la dissolution du Fonds canadien à versement fixe imaxx.

La firme envisage ainsi d’autres avenues qu’une simple fermeture de fonds. Elle examine notamment si une transformation du produit ne serait pas plus avantageuse sur le plan fiscal ou administratif.

Deux pistes se dégagent pour l’instant :

  • effectuer une opération spéciale prévue par la loi fiscale (article 107.4), qui permet dans certains cas de transférer les actifs du fonds aux investisseurs sans déclencher immédiatement d’impôt ;
  • faire en sorte que le fonds cesse d’être un « émetteur assujetti », ce qui le soustrairait aux règles applicables aux fonds publics et lui permettrait de poursuivre ses activités sous une autre forme ou d’être liquidé plus simplement.
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Résultats financiers : des trajectoires distinctes pour TD et Fiera Capital https://www.finance-investissement.com/nouvelles/resultats-financiers-des-trajectoires-distinctes-pour-td-et-fiera-capital/ Tue, 03 Mar 2026 12:03:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112794 D’un côté, le Groupe Banque TD affiche un bond marqué de ses profits au premier trimestre de 2026. De l’autre, Fiera Capital termine 2025 sur une amélioration de sa rentabilité opérationnelle, malgré un recul des actifs sous gestion attribuable aux sorties nettes.

La TD a dégagé un résultat net de 4 milliards de dollars (G$) pour le trimestre clos le 31 janvier 2026, en hausse de 45 % par rapport à l’an dernier. Sur une base ajustée, le bénéfice atteint 4,2 G$, en progression de 16 %, tandis que le résultat dilué par action ajusté s’établit à 2,44 $, comparativement à 2,02 $ un an plus tôt.

« La TD a généré d’excellents résultats pour le premier trimestre, affichant un résultat ajusté record », a souligné Raymond Chun, président et chef de la direction du Groupe Banque TD, évoquant une croissance soutenue dans l’ensemble des secteurs et une progression du rendement des capitaux propres ajusté.

Des records au Canada

Le moteur principal demeure les services bancaires personnels et commerciaux au Canada. Le secteur a généré un résultat net record de 2 044 millions de dollars (M$), en hausse de 12 % sur un an. Les produits ont eux aussi atteint un sommet à 5,4 M$, portés par l’augmentation des volumes de prêts et de dépôts.

La banque met en avant une intensification des relations avec la clientèle. Les cartes de crédit ont enregistré leur plus forte acquisition trimestrielle en plus de dix ans. TD a également élargi l’usage de l’intelligence artificielle (IA), notamment avec un assistant virtuel déployé à l’échelle nationale dans les succursales et des outils d’IA agentive pour accélérer les décisions dans les prêts garantis par des biens immobiliers.

Les activités commerciales ont également contribué à la croissance, avec une progression des volumes de prêts et des dépôts sans échéance, soutenue par l’expansion du réseau de distribution.

Redressement et croissance aux États-Unis

Aux États-Unis, le résultat net du secteur bancaire s’est établi à 1 040 M$ en hausse marquée par rapport à l’an dernier. Sur une base ajustée, le bénéfice progresse de 168 M$.

Cette amélioration reflète notamment des ajustements de bilan et une baisse des provisions pour pertes sur créances, bien que la TD ait continué d’investir dans ses infrastructures de gouvernance et de contrôle, y compris dans le redressement de son programme de conformité LCBA-BSA. La conversion de la plateforme de services des cartes de crédit Nordstrom a été complétée durant le trimestre, élargissant la présence de la banque dans ce créneau.

Gestion de patrimoine et assurance

Le secteur Gestion de patrimoine et Assurance a également atteint des niveaux records, avec un résultat net de 757 M$. La progression s’explique par des actifs sous gestion en hausse, une augmentation des transactions et une croissance des primes d’assurance.

Dans les marchés de capitaux, les Services bancaires de gros ont généré des produits records de 2 470 M$, en hausse de 24 % sur un an. Le résultat net ajusté du secteur atteint 561 M$. Valeurs Mobilières TD a notamment élargi son offre de produits synthétiques aux États-Unis et en Europe.

Le ratio de fonds propres de catégorie 1 sous forme d’actions ordinaires s’est établi à 14,5 %, illustrant une solide position en capital.

« Tandis que nos clients doivent s’adapter à une conjoncture de plus en plus complexe, nous investissons dans les talents, les technologies et de nouvelles capacités », a ajouté Raymond Chun, mettant l’accent sur le déploiement accru de solutions d’IA à l’échelle de la banque.

Fiera Capital : marges en hausse malgré des sorties nettes

La société de gestion de placement montréalaise affiche une image plus nuancée : si ses actifs sous gestion ont légèrement reculé, ses indicateurs de rentabilité ont progressé grâce à une discipline accrue sur les coûts.

Au 31 décembre 2025, les actifs sous gestion s’établissaient à 164,1 G$, en baisse de 2,8 G$ par rapport au trimestre précédent et de 3,0 G$ par rapport à la fin 2024. Ce repli s’explique principalement par des contributions nettes négatives, en partie atténuées par l’effet favorable des marchés sur la valeur des mandats en actions.

Malgré ce recul des encours, la rentabilité s’est améliorée. Le BAIIA ajusté du quatrième trimestre s’est établi à 54,6 M$, en hausse de 8,7 % par rapport au trimestre précédent et de 2,4 % sur un an. La marge du BAIIA ajusté atteint 30,4 %.

Le résultat net ajusté a progressé de 31,1 % par rapport au quatrième trimestre de 2024, pour s’établir à près de 29,9 M$. Depuis le début de l’exercice, le résultat net attribuable aux actionnaires a augmenté de 14 M$.

« Nos activités de base ont profité d’un fort dynamisme en 2025 », a indiqué Maxime Ménard, président mondial et chef de la direction. Il souligne notamment l’obtention de plus de 3 G$ de nouveaux mandats sur les marchés publics et une hausse de plus de 11 % des actifs sous gestion dans les stratégies de marchés privés.

Lucas Pontillo, directeur exécutif et chef de la direction financière mondiale, met pour sa part l’accent sur la discipline en matière de coûts. Les frais de vente et charges générales et administratives ont diminué de 7 % sur un an au quatrième trimestre. La dette nette a été réduite à 664 M$, faisant reculer le ratio de la dette nette à 3,42 fois le BAIIA ajusté. Le conseil d’administration a approuvé un dividende trimestriel de 0,108 $ par action de catégorie A et B.

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Walter GAM : bâtir un champion à partir d’une feuille blanche https://www.finance-investissement.com/nouvelles/walter-gam-batir-un-champion-a-partir-dune-feuille-blanche/ Wed, 21 Jan 2026 11:38:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111955 Que de chemin parcouru depuis sept ans. Fondée à partir « d’une feuille blanche », selon l’expression de son chef de la direction et associé fondateur Sylvain Brosseau, Walter Global Asset Management (Walter GAM) a su se tailler une place de choix dans l’univers de la gestion d’actifs. Un parcours qui franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec la conclusion d’un partenariat stratégique avec Montrusco Bolton.

« Lancer une nouvelle entreprise, ça demande énormément d’énergie et de vision. C’est dur », confie Sylvain Brosseau, en repensant à la première année de l’entreprise, en 2018, alors qu’il était encore seul à la barre.

« Il a fallu que je bâtisse l’équipe », se souvient-il. Une équipe qu’il décrit aujourd’hui comme étant la « clé du succès » de Walter GAM. Mais pour réunir celle-ci, encore fallait-il un plan d’affaires solide et, surtout, une vision claire. « C’est cette vision-là que j’allais, d’abord, vendre à mes partenaires, puis à mes futurs collègues, et éventuellement à Montrusco Bolton », explique-t-il.

Comme en 2003, lors de la reprise d’Elantis qui est devenue plus tard Fiera Capital, Sylvain Brosseau a réussi à concrétiser sa vision qu’il qualifie encore aujourd’hui « d’idéaliste ». « Effectivement, le même phénomène s’est produit, reconnaît-il. La différence, c’est que la première fois, on partait d’une base. Commencer de zéro, c’est plus compliqué : il faut créer de l’attraction », souligne-t-il.

Une histoire à succès

Malgré l’ampleur du défi, Sylvain Brosseau estime avoir pratiquement rattrapé son plan initial et entrevoit désormais le dépasser. L’équipe de GAM, qui compte aujourd’hui sept professionnels, s’était donné comme objectif de réaliser environ trois acquisitions par année. Cinq ans plus tard, la firme peut déjà compter sur un réseau de 15 entreprises partenaires.

Sur le plan de la diversification, là encore, mission réussie. Walter Global Asset Management est aujourd’hui active dans trois créneaux distincts de la gestion d’actifs.

Le premier regroupe des gestionnaires de portefeuille, généralement des boutiques hautement spécialisées se concentrant sur des stratégies ciblées plutôt que sur une offre de services étendue. Ce créneau compte dix firmes, dont Montrusco Bolton.

Le deuxième créneau est celui de la gestion de patrimoine, avec deux firmes, l’une basée à Montréal et l’autre à Londres.

Le troisième regroupe trois entreprises offrant des services à l’industrie de la gestion d’actifs, fortement axés sur la technologie. Sylvain Brosseau les décrit comme des « fournisseurs de services à valeur ajoutée technologique ».

Les seuls éléments qui n’ont pas suivi exactement le plan initial concernent les montants levés annuellement et le rendement de la firme. L’objectif était de lever 100 millions de dollars (M$) d’actifs par année et d’investir un montant équivalent. Si cet objectif n’a pas été atteint au cours des quatre premières années, marquées notamment par la pandémie, la situation s’est nettement améliorée l’an dernier, alors que la firme a levé 200 M$.

Du côté du rendement, en revanche, la firme dépasse ses attentes. « Je m’attendais à un rendement d’environ 20 %. Aujourd’hui, après cinq ans, ce n’est pas cumulatif, mais annualisé : on est près de 29 % après frais », précise Sylvain Brosseau.

Résultat : la valeur actuelle du fonds, incluant les capitaux engagés, s’élève à environ 330 M$. À cela s’ajoutent les quelque 125 M$ déjà retournés aux investisseurs, ce qui porte le volume total géré et redistribué à environ 450 M$.

La croissance demeure donc au cœur de la stratégie. L’objectif du nombre d’acquisitions annuelles a toutefois été revu à la baisse, la firme visant désormais deux à trois acquisitions par an, un ajustement qui s’explique par « la taille croissante des transactions », nuance Sylvain Brosseau.

Le cas Montrusco Bolton

Walter GAM était en discussion avec Montrusco Bolton depuis plus de cinq ans, confie Sylvain Brosseau. « Nous sommes très patients, plaisante-t-il. Il fallait simplement que la bonne occasion se présente. » Cette occasion s’est matérialisée récemment avec l’envie de vendre de deux actionnaires externes.

Montrusco Bolton figurait depuis longtemps parmi les cibles privilégiées de Walter GAM. Après avoir exploré diverses avenues dans les années 2000 et 2010, la firme a opéré, au tournant des années 2020, un recentrage stratégique autour de ses compétences clés. Elle a alors choisi de se positionner clairement comme une boutique spécialisée en actions publiques, couvrant différents marchés et segments, et ce, à contre-courant d’une industrie largement tournée vers les actifs privés. Une orientation qui correspondait précisément à la philosophie de Walter GAM, axée sur la spécialisation et les boutiques expertes.

Le partenariat a aussi été rendu possible par une réorganisation de l’actionnariat. Un groupe d’employés de Montrusco Bolton a acquis le contrôle majoritaire de la firme. Dans ce contexte, les dirigeants et employés deviennent propriétaires majoritaires, tandis que Walter GAM intervient comme partenaire financier minoritaire, permettant à la firme de préserver son indépendance.

Un point qui tient particulièrement à cœur à Sylvain Brosseau. « Quand les gens disent être en contrôle de leur propre destinée, ça change complètement leur niveau d’engagement envers la croissance de leur entreprise », souligne-t-il.

L’objectif du partenariat est donc d’accompagner Montrusco Bolton dans une nouvelle phase de son développement. Walter GAM n’arrive jamais avec une formule toute faite. Son approche repose plutôt sur cinq leviers, modulés selon les besoins de chaque entreprise :

  • du capital,
  • un appui à la stratégie de distribution,
  • un renforcement des opérations et de la gouvernance,
  • du capital humain et un regard neuf
  • et une expertise stratégique.

Dans le cas de Montrusco Bolton, le capital a permis de racheter les parts de deux actionnaires institutionnels. Pour le reste, la firme dispose déjà d’assises solides en matière de gouvernance et de capital humain. Walter GAM estime toutefois pouvoir créer de la valeur sur le plan stratégique et au niveau de la distribution, en particulier en soutenant le développement aux États-Unis. « Malgré la croissance des actifs dans les cinq dernières années, ils n’ont pas touché au marché américain. Pourtant, il y a de très belles opportunités », note Sylvain Brosseau.

Les firmes indépendantes, l’économie et l’IA

Loin d’être pessimiste face au contexte actuel, Sylvain Brosseau brosse un tableau positif de le la gestion d’actifs indépendante au Canada en 2026. S’il note un retour de la consolidation dans l’industrie, il y voit avant tout un phénomène cyclique, lié à la maturité de certaines firmes, au vieillissement de leurs dirigeants et aux enjeux de relève ou de capacité financière pour racheter des actionnaires sortants.

« On revoit ce phénomène. On l’a déjà vu dans le passé », déclare-t-il.

Mais, lui-même voit se dessiner un autre mouvement. « Ce qu’on distingue un peu moins, parce que c’est sous le radar, ce sont de belles petites firmes portées par de jeunes entrepreneurs qui sont en train d’émerger. » Selon lui, ces acteurs pourraient être les gagnants de demain.

Dans ce contexte en mutation, Walter GAM se positionne comme un accompagnateur actif de ces firmes, tant sur le plan stratégique qu’opérationnel.

Sur le plan économique, malgré un contexte qu’il reconnaît incertain, les occasions demeurent nombreuses. « Nous attirons des gens qui ont bâti leur business, qui ont réussi, mais qui sont rendus à un moment de leur évolution où ils sentent qu’ils peuvent avoir davantage de croissance », explique-t-il.

Quant aux barrières à l’entrée — notamment la conformité, de plus en plus exigeante —, il relativise leur impact. « Oui, ce sont des éléments qu’il faut mettre en place, mais ce n’est pas ça qui va ralentir les entrepreneurs dans la construction de leur entreprise », affirme-t-il.

Même l’intelligence artificielle (IA) ne suscite pas d’inquiétude particulière. Il assure qu’aucune firme du portefeuille de Walter GAM ne serait menacée sur le plan concurrentiel par cette technologie. La réflexion porte plutôt sur la manière dont l’IA peut améliorer les opérations et les processus.

Walter GAM joue d’ailleurs un rôle de catalyseur en facilitant le partage d’expériences entre les entreprises de son réseau. « On a de beaux exemples, souligne Sylvain Brosseau. Souvent, on va dire : on a entendu ça, on l’a expérimenté, tu devrais l’essayer. »

Un futur ambitieux

Une fois de plus, Sylvain Brosseau a de grandes ambitions pour le futur de Walter GAM. Il souhaite voir la firme s’imposer comme un leader de la gestion de portefeuille, mais aussi comme un acteur innovant de l’industrie, notamment grâce à l’intégration de la technologie, et ce, pas seulement au pays.

Bien que la plateforme soit ancrée à Montréal, au Québec et au Canada, son empreinte est déjà bien internationale. « Présentement, nous avons des opérations indirectes dans 11 pays », rappelle-t-il.

Son objectif est clair : faire de Walter GAM un leader mondial, construit sur des bases canadiennes solides. Et comme à l’époque de Fiera Capital, les ambitions qui pouvaient autrefois sembler audacieuses paraissent aujourd’hui, après sept ans d’exécution, non plus démesurées, mais pleinement réalisables.

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Actions privilégiées : marché rétréci, mais payant https://www.finance-investissement.com/edition-papier/actions-privilegiees-marche-retreci-mais-payant/ Wed, 08 Oct 2025 10:03:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110242 Le marché canadien des actions privilégiées est en déclin, mais les investisseurs qui détiennent ces titres à dividendes, ainsi que les fonds qui les possèdent, ont de bonnes raisons de se réjouir.

Après des pertes marquées en 2022, environ –18 % pour la catégorie, les actions privilégiées ont connu un rebond spectaculaire, enregistrant des gains de l’ordre de 25 % l’an dernier. Leur progression se poursuit d’ailleurs en 2025.

Près de 80 % du marché canadien des actions privilégiées est composé de titres à taux révisable, dont les dividendes sont ajustés tous les cinq ans en fonction du rendement des obligations fédérales à cinq ans. Ces titres avaient plongé lorsque les révisions sont survenues en période de taux planchers, mais ils bénéficient aujourd’hui pleinement de la remontée des taux. Les investisseurs semblent d’ailleurs persuadés que ceux-ci ne reviendront pas à leurs creux d’autrefois.

Aujourd’hui, la valeur totale du marché s’élève à environ 46 milliards de dollars (G$), contre 70 G$ il y a cinq ans, selon Nicolas Normandeau, gestionnaire de portefeuille chez Fiera Capital. La firme montréalaise gère le Global X Active Preferred Share ETF (HPR), doté d’environ 920 millions de dollars (M$) d’actifs.

Rien que dans les neuf premiers mois de 2025, environ 4,4 G$ d’actions privilégiées ont été rachetées. Les banques et compagnies d’assurance privilégient désormais les billets de capital à recours limité (limited recourse capital notes ou LRCN), un instrument de capital réglementaire portant intérêt et dont les paiements sont déductibles d’impôt pour l’émetteur. Les entreprises non financières suivent la tendance en remplaçant leurs actions privilégiées par des titres hybrides à intérêt.

Résultat : les institutions et autres investisseurs dont les titres ont été rachetés se livrent concurrence pour reconstituer leurs portefeuilles, ce qui fait grimper les prix. « C’est un moteur important de la vigueur du marché depuis les creux de 2022 », souligne Nicolas Normandeau.

Le iShares S&P/TSX Canadian Preferred Share Index ETF (CPD), dont l’actif est de 1 G$, affiche un rendement de 23,9 % en 2024 et de 11,4 % depuis le début de 2025 jusqu’à la fin de septembre. Or, l’investissement passif dans cette catégorie reste volatil : le même FNB avait perdu 18,4 % en 2022 et détient une cote D de Fundata Canada ainsi qu’une note deux étoiles de Morningstar.

Une approche indicielle différente est celle du FINB BMO échelonné actions privilégiées (ZPR) (1,4 G$), dont le portefeuille contient des actions privilégiées à taux révisable est réparti également entre des échéances d’un à cinq ans. Cette structure réduit la volatilité liée aux variations des taux à cinq ans et améliore le rendement ajusté au risque.

La plupart des fonds négociés en Bourse (FNB) d’actions privilégiées sont gérés activement. Ils offrent un avantage distinct grâce à la sélection de titres au Canada et à la possibilité d’inclure des actions privilégiées américaines, des LRCN ou d’autres instruments hybrides des deux côtés de la frontière.

« L’idée est de faire sa propre analyse fondamentale et de choisir ses titres en fonction de la structure », explique Marc-André Gaudreau, vice-président et gestionnaire principal du Dynamic Active Preferred Shares ETF (DXP) chez Placements Dynamique.

Le marché des actions privilégiées étant peu liquide par rapport aux autres types de titres à revenu fixe, le potentiel de surperformance par rapport à un indice est élevé, ajoute-t-il. Son FNB, l’un des mieux cotés du secteur, affiche d’ailleurs cinq étoiles Morningstar.

Parmi les autres fonds performants, on retrouve le Global X Active Preferred, le FNB NBI Active Canadian Preferred Shares et le TD Active Preferred Share ETF.

« La flexibilité de notre approche est essentielle, précise Marc-André Gaudreau. Nous ne sommes pas obligés de rester uniquement dans le marché des actions privilégiées à valeur nominale de 25 $. Nous pouvons aller aux États-Unis ou sur le marché institutionnel. » Les titres hybrides et LRCN figurent également dans le portefeuille du fonds Dynamic.

De son côté, Nicolas Normandeau surpondère les actions privilégiées à taux révisable plutôt que les perpétuelles à taux fixe. Il favorise celles dont les rendements de révision sont faibles à moyens et qui se négocient à escompte, car elles offrent à la fois un potentiel de gain en capital et un risque moindre d’être rachetées.

Le portefeuille de Fiera met aussi l’accent sur la qualité du crédit. « Dans l’environnement actuel, il n’est pas rentable de s’exposer à des émetteurs plus faibles », dit-il. Il ajoute que les LRCN et les hybrides offrent une diversification intéressante, même s’ils génèrent un revenu d’intérêt pleinement imposable. « S’ils sont bien évalués, ils méritent leur place », avance-t-il.

Les fonds investis dans des privilégiées américaines, en revanche, ont eu de la difficulté ces dernières années. Le fonds Brompton Flaherty & Crumrine Investment Grade Preferred ETF, tout comme le FINB BMO actions privilégiées de sociétés américaines et le Fonds d’actions privilégiées américaines Purpose, ont pris un retard considérable par rapport à leurs homologues canadiens.

Or, Marc-André Gaudreau envisage d’augmenter son exposition aux titres américains, jugeant que le marché canadien est passé d’« extrêmement bon marché » en 2022 à « cher ». Il s’attend aussi à ce que la raréfaction de l’offre au Canada cesse de soutenir autant les prix.

Le marché américain, d’environ 600 G$ US, est plus vaste et plus diversifié, explique Chris Cullen, vice-président principal et chef des FNB chez Brompton Funds à Toronto. Il comprend davantage de structures à taux fixe, à taux réinitialisé ou à taux variable différé, les premières étant majoritaires.

Pour cette raison, selon Chris Cullen, le marché américain « ne court pas après les rendements à la hausse comme à la baisse », contrairement au marché canadien, fortement pondéré vers des titres à réinitialisation de taux de cinq ans. Le FNB de Brompton offre également, pour la majorité de son portefeuille, plus de trois ans de protection contre un rachat anticipé par l’émetteur, qui permettrait de le remplacer par un titre offrant un rendement inférieur.

Enfin, une alternative aux FNB d’actions privilégiées se trouve dans les stratégies de sociétés scindées, dont la plus importante est le Brompton Split Corp. Preferred Share ETF (SPLT) (610 M$). On retrouve aussi le Quadravest Preferred Split Share ETF parmi ces fonds, classés dans la catégorie « crédit alternatif », qui investissent dans des actions privilégiées émises par des sociétés à capital scindé.

Selon Chris Cullen, ces titres ressemblent aux privilégiées à taux révisable, mais avec des dispositions plus favorables aux investisseurs. « Les révisions reflètent davantage les conditions du marché que des formules prédéterminées. Les rendements ont été plus élevés que ceux du marché canadien des actions privilégiées, et moins volatils. Ils peuvent être une composante très intéressante d’un portefeuille de revenu fixe », résume-t-il.

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Fiera Capital muscle sa stratégie mondiale en infrastructure https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fiera-capital-muscle-sa-strategie-mondiale-en-infrastructure/ Thu, 25 Sep 2025 11:01:29 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109812 Fiera Capital procède à un remaniement stratégique de son équipe responsable de l’infrastructure à l’échelle mondiale, qui gère environ 5,5 milliards de dollars d’actifs et compte une trentaine de professionnels. Cette réorganisation vise à mieux répondre aux besoins des investisseurs institutionnels, à améliorer l’accès aux occasions d’affaires au niveau mondial et à consolider l’exécution et la surveillance des risques, a fait savoir la firme.

Dans ce contexte, Bruno Guilmette est nommé chef mondial de l’infrastructure. De son côté, Alina Osorio quittera ses fonctions de présidente de Fiera Infrastructure, mais continuera de siéger au conseil d’administration et au comité de placement en tant qu’actionnaire minoritaire. Le nouveau responsable mondial sera chargé d’accélérer l’expansion des activités, de renforcer les ressources en matière de création, de structuration et de gestion des risques sur les principaux marchés.

Auparavant, Bruno Guilmette a occupé des postes de direction à la Caisse de dépôt et placement du Québec puis à PSP Investissements. Plus récemment, il a occupé le poste de vice-président exécutif et directeur financier de Boralex. Il siège actuellement au conseil d’administration et au comité de placement de la Banque de l’infrastructure du Canada. Diplômé en commerce de HEC Montréal et titulaire d’un MBA en commerce international et finance de l’Université McGill, il détient également les titres de CPA et CFA, ainsi qu’une certification de l’Institut des administrateurs de sociétés.

En parallèle, Ciaran Henry prend les fonctions de chef mondial des relations avec les investisseurs. Il avait été auparavant vice-président principal et chef de la distribution pour l’Europe et l’Asie chez Fiera Capital, où il a dirigé la levée de capitaux dans les secteurs de l’infrastructure, du crédit et des placements privés. Plus récemment, il a occupé le poste de directeur général chez Brookwood Financial Limited à Londres, après avoir été associé chez Sagard. « La plateforme mondiale d’infrastructure de Fiera Capital est conçue pour répondre aux besoins des investisseurs institutionnels qui recherchent des opportunités variées et la capacité de s’adapter à l’évolution des conditions du marché », a-t-il déclaré.

De son côté, John Valentini, directeur exécutif, président et chef de la direction de Fiera Marchés privés, indique que « une meilleure coordination de notre expertise en dette et en actions devrait nous permettre d’offrir des solutions plus flexibles, plus précises et plus évolutives ». Dans cet esprit, l’équipe Infrastructure mondiale collaborera désormais plus étroitement avec les équipes de dette d’infrastructure et d’actions d’infrastructure de la firme.

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Un nouveau fonds d’obligations de sociétés canadiennes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-nouveau-fonds-dobligations-de-societes-canadiennes/ Tue, 09 Sep 2025 11:07:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109375 Solutions de conseillers indépendants vient de lancer le fonds Obligations de sociétés canadiennes Plus dans le cadre d’un partenariat élargi avec Fiera Capital.

Le partenariat liant Solutions de conseillers indépendants et Fiera Capital date de juin dernier avec le lancement du fonds Actions canadiennes à forte conviction MiBLOX.

« Cette collaboration avec Fiera reflète notre engagement continu à travailler en partenariat avec des gestionnaires de placements de premier plan pour offrir des solutions novatrices aux conseillers et à leurs clients, a déclaré Jon Kilfoyle, président de Solutions de conseillers indépendants. Fiera apporte une expertise considérable en gestion canadienne, que nous avons déjà mise à profit dans les actions canadiennes et, maintenant, avec ce lancement, dans les titres à revenu fixe de sociétés canadiennes. Elle constitue un complément idéal à nos relations actuelles avec des leaders mondiaux comme Apollo, BlackRock et Goldman Sachs. »

Ce nouveau fonds axé principalement sur les obligations de sociétés canadiennes et offert exclusivement aux conseillers de Wellington-Altus, servira également de base dans certains Portefeuilles privés Platine de Wellington-Altus.

« Nous sommes heureux d’élargir notre partenariat avec Solutions de conseillers indépendants au-delà des actions et d’apporter les principales capacités de Fiera en matière de titres à revenu fixe aux conseillers de Wellington-Altus, a déclaré Maxime Ménard, président mondial et chef de la direction de Fiera Capital. Ce fonds s’appuie sur la profondeur et l’expertise de notre plateforme de titres à revenu fixe et reflète l’approche disciplinée que nous adoptons en tant que gestionnaire de placements indépendant. »

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Fiera Capital renforce sa direction juridique mondiale https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fiera-capital-renforce-sa-direction-juridique-mondiale/ Wed, 06 Aug 2025 11:16:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108585 Fiera Capital a nommé Sandro Muzzo au poste de chef de la direction des affaires juridiques mondiale. À ce nouveau poste, il dirigera l’ensemble des fonctions juridiques de la firme à l’échelle mondiale et fournira un soutien stratégique à ses activités d’investissement et ses opérations corporatives.

Avec plus de 15 ans d’expérience, dont cinq au sein de l’équipe de la direction juridique de Fiera Capital, Sandro Muzzo occupait jusqu’à récemment le poste de vice-président principal et chef du contentieux pour le Canada.

Avant de se joindre à la firme, Sandro Muzzo a exercé le droit des sociétés et des valeurs mobilières chez Fasken et Norton Rose. Il se spécialise notamment dans les financements canadiens, transfrontaliers et internationaux, ainsi que dans les fusions et acquisitions et désinvestissements.

« Sandro fait constamment preuve d’un jugement sûr et d’une compréhension fine de notre environnement juridique et réglementaire. Sa nomination témoigne de la qualité de nos talents internes et de notre engagement envers l’excellence juridique à l’échelle mondiale » souligne Gabriel Castiglio, chef mondial de l’exploitation de Fiera Capital, dans un communiqué.

« Je suis enthousiaste à l’idée de soutenir les activités et les ambitions de croissance de l’entreprise, tout en maintenant notre solide fondation juridique et éthique », affirme Sandro Muzzo, qui a été admis au Barreau du Québec en 2011.

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Jarislowsky Fraser renforce son expertise en revenu fixe https://www.finance-investissement.com/nouvelles/jarislowsky-fraser-renforce-son-expertise-en-revenu-fixe/ Wed, 30 Jul 2025 11:27:20 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108652 Jarislowsky Fraser Limitée (JFL) a nommé Marc-André Gaudreau au poste de chef des titres à revenu fixe. Dans ces fonctions, il dirigera l’équipe et les mandats clés pour cette catégorie d’actifs, tout en continuant de diriger l’équipe de crédit spécialisé de Gestion mondiale d’actifs Scotia (1832 Asset Management).

Cette nomination vise à renforcer les capacités et la profondeur de l’expertise de l’équipe de gestion des titres à revenu, dans un environnement de marché en constante évolution, a signalé Charles Nadim, chef de la recherche chez Jarislowsky Fraser, dans un communiqué.

Comptable professionnel agréé, Marc-André Gaudreau possède une vingtaine d’années d’expérience dans la gestion de mandats de revenu fixe pour des clients institutionnels, de détail et de gestion privée.

Durant sa carrière, il a notamment été vice-président et gestionnaire de portefeuille Chez Fiera Capital et Natcan (titres à revenu fixe). Avant de passer à la gestion d’actifs, il a été responsable du crédit aux entreprises à la Banque Nationale du Canada et gestionnaire du risque de crédit au Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF).

Marc-André Gaudreau s’est dit très enthousiaste à l’idée de rejoindre l’équipe de JFL. « L’excellent historique de l’équipe, fondé sur une recherche fondamentale en crédit, est parfaitement aligné avec mes convictions et ma philosophie », a-t-il déclaré.

Diplômé en administration des affaires de l’Université du Québec en Outaouais, il détient également les titres de comptable professionnel agréé (CPA), de comptable général licencié (CGA) et d’analyste financier agréé (CFA).

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La clientèle institutionnelle de Fiera Capital a une nouvelle cheffe https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-clientele-institutionnelle-de-fiera-capital-a-une-nouvelle-cheffe/ Mon, 28 Jul 2025 11:34:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108543 Fiera Capital a nommé Sophie Lemieux au poste de Cheffe de la clientèle institutionnelle, pour le Québec. Elle occupait auparavant le rôle de co-cheffe pour les clients institutionnels canadiens.

Sophie Lemieux a occupé divers postes dans le secteur financier. Elle a notamment été directrice des relations d’affaires chez Optimum, conseillère en communication et analyste. Elle a également été journaliste-lectrice à la chaîne Argent du Groupe TVA de 2004 à 2016 et a été journaliste et chef d’antenne à LCN et TVA Nouvelles. Elle intervient également comme animatrice de conférences, de panels, de tables rondes et de galas.

Détentrice d’une maîtrise en finance de l’Université Laval, Sophie Lemieux siège au conseil d’administration de la retraite et des avantages sociaux du Québec (ARASQ).

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