Fidelity | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/fidelity/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 06 May 2026 14:16:38 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Fidelity | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/fidelity/ 32 32 FNB : comparaisons difficiles des coûts Canada–États-Unis https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fnb-comparaisons-difficiles-des-couts-canada-etats-unis/ Wed, 13 May 2026 10:16:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113823 FOCUS FNB — Les différences de divulgation des coûts de détention entre Canada et États-Unis compliqueront le travail des conseillers.

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Alors que la phase 3 du modèle de relation client-conseiller (MRCC3) renforce la transparence des coûts de détention pour les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens, les données demeureront partielles pour les FNB américains. Résultat : les conseillers devront redoubler d’efforts pour comparer adéquatement les FNB entre les deux marchés, soutient une récente étude de Valeurs mobilières TD (VMTD).

Ainsi, selon MRCC3, les émetteurs de fonds canadiens devront divulguer le Ratio des frais du fonds (RFF), ce qui correspond à l’ensemble des coûts récurrents supportés par le fonds, au-delà du simple ratio des frais de gestion (RFG). En clair, le RFF = Ratio des frais de gestion (RFG) + Ratio des frais d’opérations (RFO).

De telles informations ne sont pas aisément accessibles pour les fonds cotés aux États-Unis. La comparaison du coût de détention d’un FNB canadien et un FNB américain risque de ne pas être de « comparer des pommes avec des pommes », prévient Valeurs mobilières TD : « Les courtiers en valeurs mobilières ne feront que des efforts raisonnables pour obtenir des informations similaires sur les frais auprès des émetteurs de FNB cotés aux États-Unis », prévoit VMTD. Cette différence réglementaire imposée par les autorités canadiennes aux FNB cotés au Canada et aux États-Unis vendus au Canada conduit à une norme incohérente dans les états financiers, rendant difficile toute comparaison directe entre les FNB cotés dans les 2 pays.

Si le pourcentage d’actifs visés par le nouveau modèle était marginal, il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter. Ce n’est pas le cas. Selon l’Association canadienne des FNB (ACFNB), 30 % de tous les actifs en FNB détenus au Canada sont des FNB américains, détenus tant par des investisseurs individuels qu’institutionnels.

D’après un sondage SAGO Shows, « 21 % des Canadiens déclarent détenir à la fois des FNB cotés au Canada et des FNB cotés aux États-Unis, ce qui souligne la facilité avec laquelle les capitaux circulent désormais au-delà des frontières et l’ampleur avec laquelle les investisseurs canadiens allouent de plus en plus leurs placements à l’extérieur du marché domestique », indique l’ACFNB.

À l’heure actuelle, les émetteurs de FNB américains ne sont pas tenus de communiquer un coût total aux courtiers en valeurs mobilières, et il est peu probable qu’ils le fassent à la demande des courtiers canadiens puisque ces FNB n’ont pas été enregistrés au Canada. Cela signifie que

les courtiers canadiens devront trouver d’autres moyens de se conformer aux exigences du coût total pour les FNB américains.

L’option la plus pratique et la plus probable consistera à utiliser les frais de gestion ou les ratios de frais facilement disponibles des FNB américains pour estimer leurs coûts totaux. « Cela risque de créer des incohérences entre la manière dont les coûts sont déclarés pour certains FNB américains et canadiens », conclut VMTD.

Aux États-Unis, on utilise le classique ratio de frais de gestion (RFG, ou MER en anglais), qui inclut les commissions de gestion, les frais administratifs, les frais de garde, etc. Ce ratio n’inclut pas les frais de transaction. En conséquence, « le ratio de frais publié aux États-Unis reflète les coûts d’exploitation de base liés à la gestion du fonds, mais ne rend pas compte de l’ensemble des coûts intégrés au fonds du point de vue de l’investisseur », fait ressortir VMTD. Or, au Canada, MRCC3 exigera spécifiquement la divulgation d’un ratio de frais de transactions.

La gestion active change la donne

À l’époque où régnaient surtout les fonds indiciels, les coûts de transaction ne faisaient pas une différence notable. Le simple RFG reflétait assez fidèlement le coût de propriété d’un FNB. Il n’en est plus de même avec la montée en flèche des fonds gérés activement, surtout quand ils intègrent des options et des stratégies sophistiquées de couverture et de vente à découvert. En 2025, rapporte VMTD, 50 % des entrées nettes de FNB ont afflué vers des fonds à gestion active au Canada, par rapport à 32 % en créations nettes aux États-Unis.

Dans un tel contexte, les coûts de transaction représentent une part de plus en plus significative.

« Dans le cas de certains FNB américains recourant à des stratégies d’options, explique VMTD, les commissions de courtage payées par le fonds, qui font partie des frais de transaction, peuvent dépasser 1,6 %, ce qui alourdit considérablement le coût total de détention. »

Au Canada, les FNB à stratégie alternative ont affiché un ratio de frais de transaction médian le plus élevé, à 0,36 %, suivis par les FNB à gestion active axés sur les actions internationales et les stratégies d’options, avec respectivement 0,14 % et 0,13 %. Ces ratios représentent respectivement 16 %, 20 % et 15 % du RFF, qui s’établissent en médiane à 2,47 % pour les FNB de stratégies alternatives, à 0,79 % pour les FNB d’actions internationales à gestion active et à 0,92 % pour les FNB utilisant des options, selon VMTD. Cela signifie que le RFG qu’un fonds américain affiche peut être considérablement inférieur au ratio de dépenses de son homologue canadien.

Par conséquent, lorsqu’ils compareront des FNB cotés aux États-Unis, les investisseurs et leurs conseillers devront garder à l’esprit que les indicateurs de coûts ne sont pas comparables à ceux des FNB canadiens. « Ce sera beaucoup demander aux investisseurs canadiens », conclut VMTD.

Risque de colonisation accrue

Toutefois, quelque chose de plus large et de plus menaçant se trame derrière ces différences de ratios, selon Eli Yufest, directeur de l’ACFNB.

Une structure, exclusive à Vanguard jusqu’en 2023, est en voie d’être généralisée et implantée par plus de 80 gestionnaires de fonds, dont des géants comme BlackRock, Fidelity et T. Rowe Price. Cette structure permet de greffer une série FNB à un fonds commun de placement classique et d’y rattacher son mode de taxation plus efficient.

Comme le disait à CNBC le directeur global des FNB chez BNY Mellon, ce changement établira un tout nouveau terrain de jeu. Et comme le rapportait Bloomberg, citant un commissaire de la SEC américaine, « la distinction artificielle entre les catégories d’actions des fonds communs de placement et celles des FNB a limité le choix des investisseurs, réduit l’efficacité opérationnelle et donné lieu à un traitement fiscal sous-optimal. »

Eli Yufest anticipe que, même si ces 80 manufacturiers de fonds ne créaient chacun que quelques dizaines de nouveaux fonds pour profiter de la nouvelle structure, « les investisseurs canadiens pourraient se retrouver avec une offre de 1000 nouveaux FNB américains ». La part d’actifs canadiens logeant dans des FNB américains pourrait augmenter sensiblement. Il craint à terme que « le Canada devienne un marché de distribution pour les FNB américains. » Cela risquerait d’appauvrir considérablement le secteur des FNB au Canada et sa capacité d’innovation.

Eli Yufest propose que le gouvernement canadien établisse des règles pour aplanir le terrain réglementaire entre le Canada et les États-Unis. Il exhorte Ottawa à rétablir des conditions équitables entre les fonds domiciliés au Canada et les FNB américains qui peuvent recourir à la structure par catégorie d’actions.

De plus, Eli Yufest dénonce des règles de 2019 qui ont réduit la capacité des FNB de différer des gains en capital, un avantage dont les contreparties américaines jouissent pleinement. Alors que les manufacturiers canadiens doivent produire toute leur documentation en anglais et en français, les émetteurs américains ne sont pas tenus de faire de même. Plus encore, il propose que le gouvernement crée un nouveau CELI « tout Canada » qui offrirait des avantages fiscaux en n’admettant que des investissements canadiens, dont des FNB locaux.

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Avril : les FNB de revenu fixe marquent le pas https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/avril-les-fnb-de-revenu-fixe-marquent-le-pas/ Wed, 13 May 2026 09:48:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113796 FOCUS FNB – Baisse de la demande pour les FNB du marché monétaire.

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La demande de fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens a ralenti en avril, avec 13,2 milliards de dollars (G$) de créations nettes comparativement à 19 G$ en mars, soit un recul de 35 % par rapport à la moyenne mensuelle du premier trimestre. Ce recul est dû principalement à une baisse de la demande pour les FNB de titres à revenu fixe, notamment pour les FNB canadiens du marché monétaire, indique un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF).

L’actif total sous gestion des FNB canadiens atteint désormais 815 G$, réparti entre 49 fournisseurs, selon le rapport.

Les FNB canadiens d’actions ont enregistré 10 G$ en créations nettes en avril, portés par les fonds d’actions internationales (4,3 G$) et d’actions canadiennes (3,6 G$). Malgré le rebond des marchés boursiers américains en avril, les FNB axés sur les actions américaines ont attiré seulement 2,2 G$, contre 3,1 G$ en mars. Les principales entrées nettes d’avril concernent des FNB canadiens qui suivent l’indice S&P 500 (HXS, VFV), signale BNMF.

Les FNB d’actions des marchés développés, qui avaient attiré plus de 2 G$ au cours de chacun des premiers mois de l’année, ont vu leurs entrées nettes ralentir. En avril, cette région a été à la remorque des marchés américains et émergents, qui bénéficient d’une plus grande exposition à l’intelligence artificielle et aux grandes entreprises technologiques, les principaux moteurs du rebond d’avril, signale BNMF.

D’après le rapport, les FNB canadiens axés sur le facteur valeur ont enregistré des créations nettes de 386 M$, menés par FCUV et VXM. Les FNB axés sur le facteur croissance, qui avaient enregistré des rachats nets en mars, ont enregistré 34 M$ de créations nettes en avril, portés par CMGG et JGRO. Les FNB thématiques ont bénéficié de deux importantes créations institutionnelles dans des FNB ESG (ESG, XSEM) et dans le FNB axé sur l’innovation FINN de Fidelity.

Les FNB canadiens du secteur financier subissent des rachats nets combinés de 751 M$, principalement dans ZEB, HBNK et ZUB, après avoir dominé les créations nettes sectorielles en mars. Les FNB du secteur des matières premières enregistrent également des sorties nettes (91 M$). Les fonds des secteurs des services publics (363 M$) et de la technologie (283 M$) dominent les entrées nettes du mois, selon BNMF.

Les créations nettes dans les FNB canadiens de titres à revenu fixe fléchissent à 922 M$ en avril comparativement à 4,9 G$ en mars. BNMF attribue cette diminution à un ralentissement des entrées nettes dans les FNB du marché monétaire. Elles sont passées de 897 M$ en mars à 234 M$ en avril. Les FNB tels que CSAV, CASH et HISU/U ont dominé les sorties nettes.

Par ailleurs, certains FNB canadiens d’obligations à long terme ont connu des rachats nets de taille institutionnelle, de même que des produits comme le FNB d’obligations américaines agrégées ZUAG/F, le FNB d’obligations du gouvernement canadien XGB, les obligations de sociétés canadiennes PSB et les obligations agrégées canadiennes HBB. Les investisseurs ont retiré des fonds des FNB d’obligations à très court terme comme ZST et ZST/L.

Les FNB canadiens multi-actifs ont attiré 1,3 G$ d’entrées nettes. La demande pour les FNB de commodités (commodities) a repris de la vigueur, pour un total de 201 M$ en avril comparativement à 20 M$ le mois précédent. Les entrées nettes dans les FNB à effet de levier et inversés demeurent stables à 651 M$ en avril.

En avril, les 5 fournisseurs ayant attiré le plus de créations nettes sont :

  • RBC iShares (3,3 G$)
  • Vanguard (1,9 G$)
  • Fidelity (1,5 G$)
  • TDAM (1,3 G$)
  • BMO (1,2 G$)

Les 5 FNB ayant récolté les plus importantes créations nettes sont :

  • XIC (933 M$)
  • XEQT (638 M$)
  • HXS (623 M$)
  • XIU (467 M$)
  • DCBC (456 M$)

Les FNB ayant connu les rachats nets les plus importants sont :

  • NINT (-706 M$)
  • HBB (-558 M$)
  • ZEB (-509 M$)

30 nouveaux FNB lancés en avril

Neuf fournisseurs ont lancé 30 nouveaux FNB en avril. Ninepoint a été le plus prolifique, avec 9 nouveaux FNB qui étoffent la série de FNB d’actions individuelles, avec des produits couvrant des sociétés américaines et canadiennes, dont NVIDIA, Tesla, Palantir et Alphabet. CIBC a ajouté des options d’obligations échelonnées et des FNB d’obligations américaines de qualité investissement à échéance 2028 à 2031. RBC a lancé des FNB d’obligations à échéance 2032 ainsi que des FNB d’actions à gestion active.

CI et BMO ont introduit des options de devises supplémentaires pour deux de leurs fonds, tandis que First Trust et Global X ont ajouté des produits axés sur les infrastructures. Global X a lancé un FNB thématique ciblant le secteur des technologies spatiales (ORBX). IA Clarington a élargi sa gamme avec deux séries de FNB à gestion active : un fonds d’actions mondiales multifactoriels (IMFE) et un fonds axé sur l’innovation (ITIN). Manulife a lancé une suite de FNB d’allocation d’actifs, déclinée en profils prudent, équilibré et croissance.

Création nettes cumulées de 73 G$ au 30 avril

Au 30 avril 2026, les créations nettes cumulées dans les FNB canadiens ont atteint 73 G$ pour les quatre premiers mois de 2026. Les actions représentent 65 % du total des entrées depuis le début de l’année. La tendance à la « diversification hors de l’Amérique du Nord » a stimulé les entrées vers les marchés développés, émergents et les actions mondiales, signalent les analystes de BNMF. Toutefois, ils ajoutent que cette tendance montre des signes d’essoufflement.

Hormis les sorties nettes des FNB d’actions du secteur financier, qui totalisent 1 G$ depuis le début de l’année, tous les autres secteurs ont enregistré des entrées nettes. Depuis janvier, les FNB d’actions pondérés en fonction de la capitalisation boursière ainsi que les FNB d’actions à de dividendes et de revenus ont capté la part du lion des créations nettes. Les FNB à facteur unique momentum et valeur suivent sur le plan des créations nettes fonds d’actions, puis les FNB multifactoriels.

Les FNB du marché monétaire ont attiré moins d’entrées nettes que l’an dernier à la même époque, alors que les tarifs douaniers américains avaient provoqué un déplacement des investissements vers des actifs moins risqués. Les FNB d’allocation d’actifs demeurent chouchou des investisseurs, représentant environ 10 % des actifs détenus dans des FNB canadiens (83 G$ en actifs à la fin d’avril).

Les FNB canadiens de cryptoactifs affichent des sorties nettes de 5 M$ en avril, pour un actif total sous gestion de 6,4 G$ à la fin d’avril.

Les FNB canadiens intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont enregistré des entrées nettes de 550 M$ en avril, ce qui représente leur meilleur résultat de l’année, grâce principalement aux FNB indiciels Invesco S&P 500 ESG (ESG) et iShares ESG Aware MSCI marchés émergents (XSEM), indique BNMF. Pour les quatre premiers mois de 2026, les créations nettes en FNB de type ESG étaient de 952 M$.

En avril, un nouveau FNB ESG a été inscrit au Canada : le FNB First Trust Nasdaq Clean Edge SmartS Grid Infrastructure (SGRD), qui offre la même exposition que le FNB américain GRID.

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Fonds distincts : derrière le succès d’iA Groupe financier https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fonds-distincts-derriere-le-succes-dia-groupe-financier/ Mon, 13 Apr 2026 10:24:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113369 La flexibilité de l’offre et ses outils technos comptent aussi.

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À l’occasion du Baromètre de l’assurance 2025 et 2024, iA Groupe financier s’illustre parmi les assureurs les mieux perçus des conseillers en sécurité financière dans la catégorie des fonds distincts et rentes.

Plus de la moitié des conseillers non exclusifs qui utilisent les fonds distincts d’iA (51 %) classe la gamme de fonds distincts de l’assureur parmi les meilleures. En 2024, cette proportion atteignait 52 %. iA devance Beneva et Manuvie, que 31 % et 29 % des sondés ont respectivement désignées comme offrant parmi les meilleures gammes de contrats de fonds distincts.

iA Groupe financier se distingue dans huit critères clés du sondage de satisfaction auprès des conseillers en sécurité financière du Canada, notamment les produits innovants et l’éventail de produits, le service à la clientèle, la tarification, le traitement des nouvelles souscriptions, les outils technologiques, la formation aux conseillers et la flexibilité des souscriptions en fonction du profil des clients.

Les répondants au sondage saluent plusieurs caractéristiques des fonds distincts d’iA : la qualité et la diversité des fonds, la compétitivité du ratio des frais de gestion (RFG) et la convivialité de la plateforme de distribution.

« De très bons fonds et une plateforme simple », résume un répondant. « Ils font tous les produits de placements », dit un autre. « Quantité et choix de fonds, gestionnaires et outils multiples », indique un troisième. « iA et Manuvie sont ceux que j’aime le mieux utiliser pour les frais de gestion et la diversification des fonds », estime l’un d’eux. « Garanties, plateforme facile d’utilisation, RFG compétitif, fonds performants », résume un autre à propos des avantages qu’il y trouve. Un troisième signale les forces de ses garanties et son bon service.

Pour Charles Parent, vice-président principal, Produits, stratégie de croissance et architecture, Assurance, retraite et épargne individuelle chez iA Groupe financier, cette reconnaissance repose sur un équilibre : « Aucun élément pris isolément ne suffit. C’est la combinaison de la performance, de la cohérence de la gamme, des outils et de l’accompagnement des conseillers dans les transitions réglementaires qui change la donne. »

Croissance soutenue

Sur le marché des fonds distincts, iA indique occuper le premier rang au Canada relativement aux ventes nettes depuis 2016, et aux ventes nettes et brutes depuis 2022. Au 31 décembre 2025, l’assureur déclarait également avoir atteint la première place à l’échelle nationale pour les actifs sous gestion dans les fonds distincts, selon Investor Economics. Cet actif s’élevait à 42,3 milliards de dollars (G$) au 31 décembre 2025, en hausse de 23 % sur un an. En comparaison, les fonds communs de placement totalisaient 14,1 G$ en actifs, et les rentes assurées et autres produits d’épargne, 4,1 G$, selon la notice annuelle de l’assureur à la fin de l’an dernier.

La progression des fonds distincts chez iA provient à la fois des rendements de marché et des nouveaux dépôts, signale Charles Parent. Il ajoute que cette croissance se maintient d’année en année. « On a eu 4 milliards de ventes nettes l’année passée. Après 2 mois cette année, on est déjà à 1 milliard. » En 2025, les ventes nettes de fonds distincts ont augmenté de 36 % par rapport à 2024 chez iA.

Charles Parent attribue cette croissance à la rigueur et à la constance d’iA dans la gestion active des fonds distincts au fil des ans. iA se présente comme un « gestionnaire de gestionnaires », qui combine des équipes internes et des gestionnaires externes sélectionnés pour leur capacité à livrer des rendements durables. Dans cette optique, le 18 juillet 2025, iA Groupe financier a fermé le fonds Américain (Dynamique), la solution gérée Sélection (iA) et tous les fonds hybrides, dans le cadre d’un ajustement de sa gamme de fonds, et transféré les sommes qui y étaient détenues dans des fonds de remplacement équivalents.

Avec plus de 80 fonds répartis dans 8 catégories (fonds indiciels, fonds de revenu, fonds d’actions spécialisées, fonds socialement responsables et fonds à frais réduits, entre autres), l’offre permet aux conseillers d’adapter les recommandations aux profils des clients.

Les séries Prestige 300 et Prestige 500 proposent des frais de gestion réduits lorsque les actifs atteignent certains seuils chez iA : 300 000 $ pour la première et 500 000 $ pour la seconde. Cette tarification incitative favorise la rétention des actifs tout en donnant plus de latitude aux conseillers, dit Charles Parent.

Garanties et flexibilité

« La plateforme d’iA offre les meilleures garanties au décès avec possibilité de revalorisation annuelle », souligne un répondant. Charles Parent attribue cette perception à la performance des fonds, qui vient selon lui « amplifier » les garanties. Certaines caractéristiques ajoutent de la souplesse. La cristallisation des gains, par exemple, peut être déclenchée à l’initiative du conseiller ou du client, dans la limite des modalités du contrat, plutôt qu’imposée automatiquement à un âge fixe. « Le conseiller peut apporter son grain de sel pour distinguer quand c’est le bon moment de cristalliser les fonds », dit Charles Parent. Cette flexibilité peut notamment faciliter l’adaptation de la stratégie au profil et à la situation du client.

L’offre enregistrée ajoute une couche de flexibilité. L’assureur a été parmi les premiers à proposer un compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) en fonds distincts. Il offre un régime enregistré d’épargne-études (REEE) dans ce cadre et des fonds d’intérêt quotidien (FIQ) intégrés, utiles pour la gestion des liquidités.

L’arrivée de la série F à frais réduits où le conseiller est rémunéré directement par le client s’inscrit dans le contexte de la réforme de divulgation des coûts des fonds en cours au Canada. Celle-ci exigera une présentation plus détaillée du coût total des fonds, incluant les frais de gestion et les frais d’opération, sur les relevés des clients dès 2027. « On outille nos conseillers dans cette transition », souligne le gestionnaire.

La technologie : un avantage concurrentiel

La dimension technologique constitue un autre élément caractéristique d’iA pour les fonds distincts, notamment la plateforme de vente d’assurance en ligne EVO, dont une version Web a été lancée en 2025. « EVO est très efficace », dit l’un des répondants. « Plateforme de vente facile d’utilisation, en ligne », juge un autre. Certains sondés soulignent qu’une souscription peut être traitée en 24 à 48 heures, que l’ouverture d’un compte peut se faire en moins de 7 minutes et que l’acceptation peut, dans certains cas, être instantanée.

Le service à la clientèle est également salué pour sa réactivité. « Les représentants sont faciles à joindre en ligne et par téléphone. Leur logiciel est simple à utiliser et facile de navigation », témoigne un répondant. Un autre déclare : « Je trouve qu’ils communiquent efficacement avec les conseillers et les clients par SMS et via les messages sur leur portail. »

En 2025, iA a renforcé ses équipes de soutien et intégré des outils d’intelligence artificielle pour améliorer la gestion des demandes, tant pour les clients que pour les conseillers, indique Charles Parent. « Quand les marchés varient, il est important d’être au rendez-vous pour les clients. On s’ajuste et on s’assure de respecter nos délais de service », note-t-il. L’assureur de Québec prévoit intensifier ses investissements technologiques au cours des prochaines années. Ceux-ci peuvent atteindre jusqu’à 400 millions de dollars par an chez iA, notamment pour le développement de plateformes numériques comme EVO, destinée à la vente d’assurance en ligne.

Prochains chantiers : l’automatisation des retraits (déjà disponible pour les CELI), le rééquilibrage automatique des portefeuilles et la mise à jour facilitée du profil d’investisseur. « Notre but est que les conseillers se concentrent sur le volet conseil et qu’ils aient moins de tâches administratives à effectuer manuellement », indique Charles Parent. L’application mobile s’inscrit dans cette logique. Elle permet aux clients d’effectuer des dépôts et des paiements préautorisés, un élément jugé distinctif par certains conseillers. Un répondant déclare même avoir choisi iA uniquement pour cette raison.

Transfert de patrimoine et automatisation

Deux tendances majeures influencent actuellement le marché des fonds distincts, selon le gestionnaire. Du paiement rapide au décès à la possibilité d’éviter certains frais successoraux (d’homologation) lorsque des bénéficiaires sont désignés, en passant par la protection potentielle contre les créanciers et certains avantages fiscaux, les fonds distincts présentent plusieurs atouts pour relever le défi du transfert générationnel de patrimoine, que Charles Parent décrit comme « le plus important de l’histoire ». « Avoir des fonds distincts, ça facilite le transfert de patrimoine. Tout ça fait que les fonds distincts ont un certain succès présentement. » La possibilité de souscrire à un âge avancé (jusqu’à 85 ou 90 ans) selon les cas constitue un autre atout.

L’automatisation des transactions (retraits, contributions, rééquilibrage), qui vise à réduire la charge administrative des conseillers et à améliorer l’expérience client, est une autre tendance lourde. « C’est notre priorité numéro un », affirme Charles Parent. Les travaux en cours chez iA portent entre autres sur l’automatisation des retraits pour tous les types de transactions, le rééquilibrage de portefeuille et la mise à jour plus automatisée du profil d’investisseur. Comme le souligne l’assureur, l’intégration d’outils numériques doit simplifier la souscription, fluidifier les interactions et soutenir la croissance organique.

Pour accéder au tableau, cliquez ici.

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Entre intégration et identité : Julie Gallagher prend les commandes de Patrimoine Richardson https://www.finance-investissement.com/nouvelles/entre-integration-et-identite-julie-gallagher-prend-les-commandes-de-patrimoine-richardson/ Thu, 12 Mar 2026 12:09:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112953 La nouvelle PDG veut préserver la culture de la firme tout en accélérant sa transformation au sein d’iA Groupe financier.

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iA Groupe financier a annoncé la nomination de Julie Gallagher à titre de présidente et cheffe de la direction de Patrimoine Richardson, le 10 mars, avec effet immédiat.

Elle succède à Dave Kelly, qui occupait jusqu’ici les fonctions de président et chef de la direction de RF Capital, la société mère de Patrimoine Richardson. Celui-ci demeurera au sein de l’organisation jusqu’à la fin juin à titre de vice-président du conseil afin de l’accompagner pendant la période de transition. Il conservera ensuite un siège au conseil d’administration de Patrimoine Richardson.

Julie Gallagher connaît déjà bien l’organisation et les défis qui l’attendent. Elle a notamment participé à la vérification diligente ayant précédé l’acquisition de la firme de gestion de patrimoine par iA Groupe financier, une transaction conclue le 31 octobre 2025 et évaluée à environ 597 millions de dollars. « C’est une firme quand même assez bien établie. Depuis déjà plusieurs mois, je travaille avec les équipes », explique-t-elle.

Sa priorité sera de poursuivre l’intégration de l’entreprise acquise auprès de RF Capital Group, tout en renforçant les liens avec les équipes et les conseillers. « Mon plus grand défi est surtout humain : réussir à établir rapidement un lien avec tous les gens », juge-t-elle. Pour y parvenir, elle prévoit « prendre la route » dès les prochaines semaines afin de rencontrer les conseillers à travers le Canada.

Julie Gallagher insiste également sur l’importance de préserver ce qui distingue Patrimoine Richardson. Selon elle, il s’agit d’une entreprise profondément humaine, « non seulement avec nos clients, mais aussi avec les conseillers et les employés ».

« Ce qui rend Patrimoine Richardson unique, c’est son indépendance, mais aussi sa culture et ses gens », souligne-t-elle, ajoutant que protéger cette culture demeurera une priorité.

Une place distincte dans l’écosystème d’iA

Préserver la culture de la firme sera un enjeu central, alors qu’un changement de nom est prévu à la suite de l’acquisition par iA Groupe financier, admet Julie Gallagher.

« Le défi, ce n’est pas tant de choisir le nom que de le mettre en place », explique la dirigeante. Le processus se fera en collaboration avec les conseillers. « Les gens sont excités de pouvoir se choisir une nouvelle identité pour vraiment représenter qui ils sont aujourd’hui », affirme-t-elle.

Même si une période d’environ 30 mois avait été évoquée pour effectuer cette transition, l’organisation progresse déjà dans ses réflexions. « Nous voulons le faire comme il faut, avec une mise en place professionnelle et sans embûches », précise-t-elle. À noter que le nouveau nom ne devrait pas être dévoilé avant l’an prochain.

Dans l’intervalle, la firme continuera d’occuper une place distincte dans l’écosystème de gestion de patrimoine du groupe, aux côtés d’Investia Services financiers et d’iA Gestion privée de patrimoine. Patrimoine Richardson comptait 455 personnes détentrices d’un titre de représentant de courtier réparties dans 23 bureaux au Canada au moment de la transaction.

« Nous formons un groupe financier et une équipe de gestion de patrimoine, mais avec différents modèles de distribution », souligne Julie Gallagher. Investia demeure axée sur l’épargne collective, tandis qu’iA Gestion privée de patrimoine et Patrimoine Richardson opèrent dans le courtage de plein exercice.

Des modèles qui devraient être maintenus. « C’est très important pour nous de garder les trois modèles séparés », affirme-t-elle, tout en laissant la porte ouverte à une certaine mobilité des conseillers. « Nous allons nous assurer que les gens puissent continuer d’évoluer dans le meilleur modèle pour eux. »

Technologie et infrastructure

La technologie et l’infrastructure de garde d’actifs figurent aussi parmi les chantiers clés de l’intégration. Pour l’instant, iA Groupe financier prévoit maintenir les systèmes et les gardiens de valeur utilisés par ses différentes plateformes.

À court terme, les deux systèmes seront donc conservés pour les deux entités, indique Julie Gallagher. Dans l’écosystème de gestion de patrimoine du groupe, les plateformes s’appuient actuellement sur deux fournisseurs distincts de garde et d’infrastructure, soit Banque Nationale Réseau Indépendant et Fidelity Clearing Canada.

Selon elle, l’enjeu n’est pas tant de choisir un seul gardien de valeur que de soutenir efficacement les conseillers. Les plateformes assurent la garde des actifs, mais l’objectif demeure d’offrir un service directement tourné vers les conseillers, dit-elle.

« Nous voulons être la face du back office et offrir le meilleur service possible », assure-t-elle.

Cette vision faisait d’ailleurs partie des éléments déterminants dans l’acquisition de RF Capital Group. « Quand Dave Kelly expliquait leur plan stratégique et leur road map au niveau digital, nous avions vraiment la même vision », affirme Julie Gallagher.

Dans ce contexte, la feuille de route technologique de la firme sera maintenue, et même accélérée. « Richardson a un road map que nous allons continuer de supporter et même accélérer maintenant que nous sommes un plus grand groupe. Nous étions déjà sur la bonne voie, nous continuons. »

Parmi les enjeux à surveiller, Julie Gallagher voit surtout des occasions. Elle cite notamment l’évolution du cadre entourant l’incorporation des conseillers et les discussions fiscales qui l’accompagnent, dont celles sur l’application éventuelle de la TPS et de la TVQ sur certains revenus. « Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un défi, mais plutôt d’une grande opportunité », lance-t-elle.

Le modèle indépendant de la firme constitue un avantage dans ce contexte, estime Julie Gallagher. « Nous sommes dans une super bonne position parce que nous avons un modèle indépendant, qui peut pivoter rapidement et offrir ce bénéfice-là à nos conseillers », affirme-t-elle.

Selon elle, les conseillers qui travaillent dans une firme indépendante devraient pouvoir bénéficier de cette flexibilité. « Si tu es un conseiller travaillant dans une firme indépendante et que tu as le choix dans les services que tu offres aux clients, dans la façon de bâtir ton équipe, et que tu assumes cette responsabilité, ma vision, c’est que tu devrais pouvoir en bénéficier au niveau de la TPS et de la TVQ », explique-t-elle.

L’organisation possède déjà l’expérience nécessaire pour s’adapter aux ajustements fiscaux et réglementaires à venir. « Nous le faisons déjà pour nos conseillers en épargne collective : la recette, comment gérer ça, nous l’avons déjà », souligne-t-elle, évoquant la capacité de la firme à intégrer ce type de changements.

« Le défi, c’est de continuer de travailler ensemble pour améliorer le service », souligne-t-elle. Mais, selon elle, l’organisation dispose des ressources nécessaires pour évoluer rapidement lorsque des ajustements technologiques et réglementaires sont nécessaires.

Dans cinq ans, Julie Gallagher voit d’ailleurs Patrimoine Richardson comme une firme qui aura conservé son modèle distinctif tout en renforçant ses capacités. L’organisation demeurera selon elle une firme « avec une culture de famille, un feeling de boutique », appuyée par une technologie conçue pour soutenir les conseillers. « Nous croyons au conseil et à l’aspect humain du conseiller », soutient-elle, évoquant un service « hautement personnalisé pour notre clientèle, avec du support à nos conseillers ».

Un parcours marqué par la curiosité

Avant de faire carrière dans la gestion de patrimoine, Julie Gallagher était avocate en litige commercial au sein du cabinet Bélanger Sauvé. « Quand tu es en litige, tu regardes le passé », explique-t-elle. Or, elle souhaitait davantage participer à la construction des projets d’affaires. « J’aimais beaucoup la stratégie du litige, mais j’aimais beaucoup bâtir. »

Ce désir l’a amenée à rejoindre le secteur financier, notamment chez BMO Gestion de patrimoine, où la proximité avec les équipes de BMO Nesbitt Burns lui a permis de plonger dans la réalité d’une firme de courtage. « Ça m’a permis de connaître les rouages, comment nous aidons les conseillers à desservir leurs clients, tout l’aspect opérationnel et réglementaire », raconte-t-elle.

Avec le recul, elle estime que ces expériences lui ont permis de développer les qualités nécessaires pour diriger une organisation. « La première chose, il faut que tu sois passionnée par l’industrie et les conseillers. Il faut vouloir aider et trouver des solutions. » Elle insiste aussi sur l’importance de l’aspect humain. « Il faut que tu veuilles connecter avec les gens », dit-elle, ajoutant que la compréhension des opérations d’une firme demeure essentielle pour trouver des solutions.

Son parcours a également été marqué par plusieurs changements de cap. « Partir d’avocate dans un cabinet privé jusqu’à présidente d’entreprise, ça implique de prendre des risques parfois dans sa carrière », souligne-t-elle. Selon elle, ces transitions ont permis d’élargir ses compétences et de mieux comprendre l’industrie. « Il faut être curieux et essayer différents aspects d’une entreprise ou d’un secteur. »

À celles qui aspirent à faire carrière dans l’industrie financière, elle conseille d’oser se lancer. « Il ne faut pas avoir peur de foncer et de changer de rôle », dit-elle. Lever la main pour de nouvelles responsabilités peut être difficile, reconnaît-elle, mais il est aussi important de s’entourer de personnes prêtes à soutenir son développement. « Il y aura toujours des patrons ou des patronnes qui vont devenir des sponsors, des gens qui vont te supporter et lever la main pour toi. »

Son message est simple : « Sois curieuse et n’hésite pas à essayer différentes choses. »

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Deuxième mois de créations nettes records pour les FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/deuxieme-mois-de-creations-nettes-records-pour-les-fnb-canadiens/ Wed, 11 Mar 2026 10:07:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112866 FOCUS FNB – Les FNB canadiens franchissent le cap des 750 G$ d’actif sous gestion en février 2026.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens continuent sur leur lancée. En février, ils ont recueilli 19,5 milliards de dollars (G$) de créations nettes, tout juste derrière le record de 22,3 G$ établi en janvier 2026, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). Les entrées nettes depuis le début de l’année totalisent 41 G$. L’actif total sous gestion des FNB canadiens a franchi le cap des 782 G$, selon des données de BNMF et de Bloomberg.

Les FNB d’actions encore en tête

Les FNB canadiens d’actions récoltent 11,7 G$ de créations nettes en février, soutenus par des entrées nettes de plus de 2 G$ dans chacune des quatre grandes régions géographiques :

  • Canada,
  • États-Unis,
  • marchés développés
  • et marchés mondiaux.

Les marchés émergents (ZEM) attirent 752 millions de dollars (M$), soit 4,8 % de l’actif de départ, légèrement en deçà des marchés développés, qui en cumulent 5 %.

Du côté des fonds d’action factoriels, les FNB de valeur (FCIV, VXM, FCUV) voient leurs créations nettes augmenter depuis janvier, tout comme les FNB de momentum. Les investisseurs font preuve d’appétit pour les titres décotés face aux grandes capitalisations boursières onéreuses, précisent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma. À l’inverse, les FNB de qualité (menés par ZUQ) enregistrent des rachats nets.

L’énergie reprend du service

Les investisseurs ont encaissé leurs gains dans les secteurs des services financiers (ZEB, XFN) et des matières premières (XGD), ce qui se traduit par des sorties nettes respectives de 927 M$ et 261 M$.

Parmi les secteurs, l’énergie (XEG) et les technologies enregistrent les plus importantes créations nettes. L’énergie reçoit 247 M$, soit 7,4 % de l’actif, porté par la spéculation sur les tensions géopolitiques et la hausse des prix du pétrole brut, indique BNMF. Il s’agit d’un rebond notable pour ce secteur, qui avait enregistré des rachats nets de près de 200 M$ en janvier à la suite de l’arrestation du président vénézuélien par les États-Unis au début du mois.

Les FNB obligataires confirment leur élan

Les FNB canadiens de titres à revenu fixe maintiennent leurs résultats de janvier avec 4,6 G$ de créations nettes en février. La catégorie américaine et nord-américaine domine avec 1,3 G$, tirée par les obligations à rendement réel américaines couvertes en dollars canadiens, dont XSTH. Les FNB d’obligations étrangères récoltent des créations nettes de 1,1 G$, réalisées principalement par des fonds à gestion active.

Les obligations à très court terme (ZST) les obligations à moyen terme font face à des rachats, tandis que les obligations à court terme dominent le segment avec 1,2 G$ de créations nettes. Les FNB du marché monétaire affichent un mois quasi neutre.

Les FNB de matières premières ralentissent

Les FNB de matières premières marquent le pas en février avec 330 M$ de créations nettes, après leur record de 872 M$ en janvier. L’or et l’argent se sont stabilisés, tandis que les prix du pétrole brut remontaient. Les FNB de produits de base, d’or et d’argent mènent le classement des créations nettes dans cette catégorie. L’or reste toutefois volatil. Le FNB aurifère XGD a enregistré 345 M$ de rachats nets en une seule journée à la fin de février, illustre le rapport.

Les FNB multiactifs enregistrent pour leur part 2 G$ de créations nettes, portés par les FNB de répartition d’actifs, qui établissent un nouveau record mensuel à 1,8 G$ en février.

Transition énergétique : un FNB sort du lot

Les FNB canadiens axés sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) enregistrent 265 M$ de créations nettes en février par rapport aux 218 M$ de janvier. Les entrées nettes se répartissent dans plusieurs fonds d’actions populaires.

Un produit sort du lot : le FNB iShares S&P/TSX Energy Transition Materials Index (XETM), qui attire 16 M$ en février après 25 M$ en janvier, portant l’actif total à 41 M$. BNMF y voit le signe d’un intérêt croissant pour les matériaux critiques liés à la transition énergétique et à l’expansion de l’offre d’électricité alimentée par l’intelligence artificielle, notamment le cuivre, l’argent, l’aluminium, le cobalt, le lithium et l’uranium.

Les FNB de cryptoactifs attirent 150 M$ en février, portés par les FNB Ethereum et Bitcoin. Selon BNMF, les investisseurs pourraient chercher à tirer parti de la correction de la catégorie, en recul d’au moins 50 % depuis octobre 2025, tel que le mentionne le rapport, pour se repositionner à la hausse.

Fournisseurs et lancements : un mois bien rempli

En février, les vingt principaux fournisseurs de FNB canadiens enregistrent tous des entrées nettes. RBC iShares domine avec 6 G$ de créations nettes, suivi de Vanguard (3 G$), Fidelity (2,3 G$), TD (1,9 G$) et BMO (795 M$). TD, Desjardins et Manuvie affichent les plus forts pourcentages d’augmentation de croissance des parts de marché parmi les principaux fournisseurs.

Les FNB ayant engrangé le plus de créations nettes en février sont :

  • XIC (1,7 G$),
  • XSTH (1,2 G$),
  • XEQT (826 M$),
  • FBAL (563 M$)
  • et VEQT (552 M$).

Les rachats nets les plus importants touchent :

  • XIU (-1 G$),
  • ZEB (-967 M$)
  • et XGD (-543 M$).

Les fournisseurs ont lancé 37 nouveaux FNB sur le marché en février. BMO est le plus prolifique avec 18 nouveaux fonds, constitués de nouveaux FNB indiciels et des « unités à flux de trésorerie cibles » (série T) avec des distributions mensuelles fixes. CIBC, en collaboration avec Avantis, offre plusieurs FNB axés sur la valeur. Mackenzie ajoute des produits de croissance et de valeur américains ainsi qu’un FNB équilibré mondial. Russell déploie des séries FNB de ses fonds multifactoriels dans les principales régions et Sun Life GI lance des FNB à faible volatilité.

Trois tendances à surveiller en ce début d’année

« Depuis le déclenchement de la guerre commerciale américaine au printemps 2025, les investisseurs redirigent massivement leurs capitaux vers les marchés développés et émergents, un mouvement qui se poursuit en 2026 », mentionnent les analystes de BNMF.

Du côté des titres à revenu fixe, les obligations américaines indexées à l’inflation ont doublé leur actif de départ, devant les FNB d’obligations canadiennes globales et d’obligations étrangères, ce qui traduit une tendance à la diversification géographique, indique BNMF.

La volatilité accrue des marchés des matières premières et des actions en ce début d’année stimule par ailleurs les FNB canadiens à effet de levier ou inverses, notamment pour des expositions larges, sectorielles (financières, services publics) ou ciblées sur des titres individuels, selon le rapport.

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Les enjeux géopolitiques, une préoccupation majeure https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-enjeux-geopolitiques-une-preoccupation-majeure/ Mon, 02 Mar 2026 13:10:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112649 Les clients confient leurs craintes aux conseillers.

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Les tensions géopolitiques dominent désormais les préoccupations des investisseurs. Partout au pays, les clients expriment leurs inquiétudes à leurs conseillers et conseillères, cherchant des repères dans un contexte mondial incertain.

C’est ce qui ressort clairement des sondages DialoguesFidelity, menés dans le cadre de Fidelity VISION 2026, un événement qui a réuni plus de 6 000 conseillers à Toronto et en ligne. Réalisés en temps réels, ces sondages ont permis de recueillir leurs opinions et leurs points de vue sur les priorités de la clientèle, les risques et occasions sur les marchés, ainsi que les stratégies de création de valeur pour l’année à venir.

En effet, selon 59 % des conseillers, la géopolitique constitue le facteur macroéconomique qui aura l’impact le plus considérable sur les portefeuilles en 2026, suivie de la volatilité des marchés (17 %), de l’inflation (12 %) et des taux d’intérêt (12 %).

De même, 54 % des personnes sondées mentionnent que les chocs géopolitiques représentent actuellement la principale source de préoccupation de leur clientèle, devant la volatilité des marchés (25 %), le risque de récession (13 %), l’intelligence artificielle (6 %) et la crainte de rater la reprise des marchés (2 %).

En outre, cette année, 35 % des conseillers estiment que leur principale priorité consiste à aider la clientèle à garder le cap malgré la volatilité.

Suivent :

  • la planification de la retraite (24 %),
  • la gestion du risque (19 %),
  • les stratégies de croissance (15 %)
  • et l’efficacité fiscale (7 %).

Diversifier les portefeuilles

Pour 61 % des personnes sondées, la diversification mondiale constitue la principale occasion d’ajouter de la valeur en 2026 afin d’optimiser des portefeuilles.

L’investissement factoriel (18 %) arrive au deuxième rang, suivi par la productivité et l’innovation propulsées par l’intelligence artificielle (15 %), puis par le repositionnement des titres à revenu fixe (6 %).

Enfin, 26 % des conseillers estiment que le Canada offre le meilleur potentiel risque-rendement pour les cinq prochaines années, en raison notamment de la résilience de certains secteurs, de la solidité des entreprises et des données fondamentales à long terme robustes.

Signe d’une évolution positive marquée de la confiance à l’égard du Canada, 26 % des personnes sondées considèrent aussi les États-Unis comme la plus importante occasion de placement, suivis des marchés émergents (23 %), de l’Europe (19 %) et de l’Asie (7 %).

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Janvier : entrées nettes records en FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/janvier-entrees-nettes-records-en-fnb-canadiens/ Wed, 11 Feb 2026 11:24:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112340 FOCUS FNB – C’est la première fois que les entrées nettes mensuelles dépassent les 20 G$.

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Malgré des remous géopolitiques en début d’année, le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) commence 2026 en lion. En janvier, les FNB canadiens enregistrent des créations nettes de 22,3 milliards de dollars (G$), battant le record mensuel établi en décembre, et ce malgré une activité habituellement au ralenti en début d’année, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes importantes le mois dernier, à l’exception des FNB de cryptoactifs. L’actif total sous gestion des FNB canadiens s’élève désormais à 744 G$, selon des données de BNMF et de Bloomberg.

Les FNB d’actions dominent

Les FNB canadiens d’actions affichent des créations nettes de 14,6 G$ en janvier, comparativement à 10 G$ en décembre. Les fonds d’actions internationales continuent à mener le bal dans cette catégorie, avec des entrées nettes combinées de 7 G$ dans les marchés mondiaux, développés et émergents.

Les fonds d’actions canadiennes enregistrent 4 G$ d’entrées nettes, tandis que les fonds d’actions américaines attirent 3,4 G$, soit un peu plus qu’en décembre.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent les créations nettes (7 G$), suivis par les FNB sectoriels (1,7 G$) et les FNB de dividende (1,5 G$). L’actif sous gestion dans les FNB canadiens d’actions atteint désormais près de 480 G$.

Les matières premières en vedette

« Les FNB canadiens et mondiaux axés sur les matières premières, incluant les métaux de base et le cuivre, ont profité de la solide performance du secteur, qui s’est hissé au premier rang de l’indice composé depuis le début de l’année, devançant le secteur de l’énergie de près de 10 % », signalent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma.

Les FNB liés aux matières premières ont enregistré 872 M$ d’entrées nettes en janvier, en particulier dans l’or. Parmi les FNB d’actions sectorielles, les fonds qui couvrent les secteurs des technologies (398 M$) et des services publics (317 M$) ont également enregistré des entrées nettes pour le premier mois de l’année.

L’énergie à contre-courant

Les FNB d’actions du secteur de l’énergie — l’un des seuls secteurs à afficher des sorties nettes, avec celui de l’immobilier en janvier — ont subi des rachats nets de près de 200 M$. BNMF attribue ce recul à la chute des prix du pétrole liée aux événements géopolitiques au Venezuela en début d’année, marqués par l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier par les États-Unis.

« Certains investisseurs semblent adhérer à l’idée que le pétrole lourd vénézuélien concurrence les exportations énergétiques canadiennes », indique le rapport de BNMF.

Les FNB d’actions multifactoriels enregistrent des entrées nettes de 377 M$ en janvier. Les investisseurs se sont également tournés vers les FNB mondiaux à gestion active et les FNB de sociétés à petite capitalisation, selon le rapport.

Les FNB ESG en progression

Les FNB ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) enregistrent 218 M$ de créations nettes en janvier, comparativement à 135 M$ en décembre.

Le fonds XSEM a enregistré à lui seul près de 200 M$ d’entrées nettes, en lien avec la forte performance des marchés émergents, signale BNMF. Les FNB ESG des marchés émergents dominent d’ailleurs cette catégorie en janvier (223 M$), suivis de ceux axés sur l’environnement.

Les FNB ESG axés sur les actions canadiennes sont les seuls de cette catégorie à enregistrer des rachats nets (284 M$).

Appétit pour les FNB de titres à revenu fixe

Les FNB de titres à revenu fixe enregistrent 4 G$ de créations nettes en janvier, soit un peu moins qu’en décembre, ce qui porte l’actif sous gestion dans cette catégorie à 186,5 G$.

La part du lion sur le plan des entrées nettes est allé aux FNB de titres à revenu fixe avec échéances mixtes (broad) avec 2,5 G$ en janvier.

À l’exception des FNB à échéance à très court terme, qui ont enregistré des sorties nettes (77 M$), tous les autres segments affichent des créations nettes, menées par les FNB de titres à rendement réel (578 M$), les FNB à moyen terme (477 M$) et à court terme (403 M$).

Les FNB de titres à revenu fixe qui détiennent des titres canadiens ont dominé les entrées nettes en janvier (1,8 G$), suivis par les FNB de titres à revenu fixe américains et d’Amérique du Nord (1,3 G$). Les FNB obligataires étrangers ont attiré 743 M$, dominés par des fonds à gestion active, précise BNMF.

Les FNB à effet de levier et inverse affichent le deuxième plus fort taux de croissance relative parmi toutes les catégories. Les FNB multiactifs récoltent 1,9 G$ d’entrées nettes, tandis que les FNB de répartition d’actifs engrangent 1,7 G$ de création nette.

Les FNB de cryptoactifs affichent des entrées nettes de 10 M$, comparativement à 121 M$ en décembre, essentiellement dans les FNB Bitcoin à faible ratio de frais de gestion.

Principaux acteurs et produits

En janvier, RBC iShares arrive en tête des fournisseurs pour les créations nettes, avec 7,8 G$, suivi par Vanguard (3,1 G$), BMO (2,1 G$), Fidelity (1,9 G$) et TD (1,7 G$).

Les fonds ayant attiré le plus de créations nettes en janvier sont XEQT, XIU, VEQT, XIC et XSTH. NSCE, XEG et ZCS enregistrent quant à eux les plus importants rachats nets.

Le rythme des lancements de nouveaux FNB canadiens s’est accéléré en janvier 2026 par rapport à décembre 2025, avec 23 nouveaux produits lancés sur le marché. Harvest, CI, Fidelity et AGF ont élargi leurs gammes avec des FNB de répartition d’actifs, de rendement bonifié, de stratégies à options et de fonds thématiques. D’autres fournisseurs ont par ailleurs lancé des FNB à gestion active, des stratégies acheteur/vendeurs (long/short) et des fonds obligataires en devises américaines.

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De nouveaux fonds signés Fidelity https://www.finance-investissement.com/nouvelles/de-nouveaux-fonds-signes-fidelity/ Thu, 05 Feb 2026 11:58:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112239 PRODUITS – Ce produit vise une diversification des portefeuilles.

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Fidelity Investments Canada élargit son offre avec le lancement du Fonds Fidelity Occasions mondiales à positions longues/courtes et de sa série de fonds négociés en Bourse (FNB).

Ce nouveau produit vise à accroître la diversification des portefeuilles en offrant une exposition mondiale et en permettant aux investisseurs de tirer parti d’occasions de marché, dans un contexte de demande croissante pour des solutions diversifiées.

« Il est essentiel d’offrir des choix aux investisseurs en cette période de changement. L’une des façons dont Fidelity répond à ce besoin est en élargissant son offre de produits non traditionnels, commente Kelly Creelman, vice-présidente principale, Produits et marketing chez Fidelity.

Géré par Max Adelson et Nicolas Bellemare, ce fonds adopte une stratégie mondiale diversifiée à positions longues et courtes afin de mieux naviguer dans les différentes conditions de marché.

Les gestionnaires cherchent à tirer parti des écarts de valorisation en prenant des positions longues dans des actions jugées sous-évaluées, tout en recourant à des positions courtes sur des titres considérés comme surévalués.

« Qu’ils détectent une occasion liée aux valorisations, aux tendances sectorielles ou aux données fondamentales, les gestionnaires du Fonds Fidelity Occasions mondiales à positions longues/courtes peuvent tirer parti des deux côtés de la transaction pour générer des rendements ou gérer le risque », résume Kelly Creelman.

Ce produit s’appuie sur le réseau de recherche de Fidelity Investments pour investir à travers différentes régions, secteurs et capitalisations boursières.

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2025 : une autre année record pour les FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/2025-une-autre-annee-record-pour-les-fnb-canadiens/ Wed, 14 Jan 2026 11:43:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111831 FOCUS FNB – Les créations nettes atteignent 125 milliards de dollars.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont connu une année historique en 2025, avec des créations nettes record de 125 milliards de dollars (G$), selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). Les actifs sous gestion (ASG) des FNB canadiens atteignaient à la fin de décembre 713 G$, avec un taux de croissance annuel composé de 23 % sur les dix dernières années.

En 2024, les FNB canadiens avaient déjà dépassé de 45 % le précédent record établi en 2021 sur le plan des créations nettes annuelles de FNB canadiens, en raison de la confiance accrue des investisseurs et à une offre de produits plus diversifiée.

En 2025, les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes. Les FNB d’actions ont été les plus prisés en 2025, avec des créations nettes 66 G$, dont 10 G$ en décembre, portant leur ASG à 458 G$.

En 2025, les FNB d’actions internationales ont tenu le haut du pavé avec des entrées nettes de 33 G$ pour l’année, suivies par les FNB d’actions américaines (20 G$) et les FNB d’actions canadiennes (13,5 G$). En décembre, les entrées nettes se sont élevées à 4,2 G$ pour les FNB d’actions internationales, 3,1 G$ pour les FNB d’actions canadiennes et 2,5 G$ pour les fonds d’actions américaines.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent avec 35 G$ de créations nettes en 2025, suivis par les FNB de dividendes (8 G$) et les FNB factoriels à faible volatilité (3,5 G$). Les FNB thématiques ont récolté 2,2 G$ de créations nettes en 2025.

Sur le plan des FNB d’actions sectorielles, les FNB qui ciblent le secteur des services publics enregistrent les plus importantes créations nettes de l’année (851 M$), tandis que ceux qui ciblent les services financiers, l’immobilier, l’énergie et la technologie connaissent des rachats nets.

Les FNB d’actions ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont récolté des créations nettes de 1,2 G$ en 2025, dont 135 M$ en décembre. Les FNB ESG axés sur l’environnement ont connu le plus de succès, avec des créations nettes de 72 M$ pour le mois. Sur l’année, les FNB ESG du marché américain ont dominé le marché, suivis de ceux des marchés émergents et développés.

FNB de revenu fixe en demande

Les FNB de titres à revenu fixe ont enregistré des créations nettes de 37 G$ en 2025, dont 4,4 G$ en décembre, pour un ASG total de 183 G$ à la fin de décembre. Les FNB d’obligations canadiennes totales (aggregate) arrivent en tête avec 12 G$ d’entrées nettes de 2025, suivies par les FNB d’obligations corporatives (9 G$) et les FNB du marché monétaire (7 G$). Les FNB d’obligations gouvernementales canadiennes ont, quant à elles, connu des rachats nets l’an dernier.

Les FNB multi-actifs ont enregistré des entrées nettes de 12 G$ en 2025, dont 1,3 G$ en décembre, tandis que les FNB de cryptoactifs ont connu une année en dents de scie avec 933 millions de dollars (M$) de créations nettes, dont 121 M$ en décembre, portant leur ASG à 8 G$.

Malgré « une année marquée par la guerre commerciale, le développement accéléré des technologies et les turbulences géopolitiques », la valeur des transactions sur FNB a explosé, atteignant 1,2 billion de dollars (soit 4,6 milliards de dollars par jour), surpassant de 47 % le record de 2024, souligne le rapport.

Sur 10 ans (de 2015 à 2025), les FNB canadiens ont connu une croissance importante : leur nombre est passé de 414 à 1792 et l’ASG a grimpé de 90 G$ à 714 G$.

Pour l’année 2025, RBC iShares s’est taillé la part du lion, avec des créations nettes de 28 G$, suivi de BMO et Vanguard (18 G$ chacune), Fidelity (12 G$), TDAM et Mackenzie (7 G$ chacune). RBC iShares détient actuellement l’ASG le plus important en FNB canadiens (196 G$), devant BMO (150 G$), Vanguard (105 G$), Global X (44 G$) et TDAM (29 G$).

Les FNB ayant attiré les plus importantes créations nettes en 2025 sont : iShares Core Equity ETF Portfolio (XEQT) (4,7 G$), Vanguard S&P 500 Index ETF (VFV) (4,2 G$), Fidelity All-in-One Balanced ETF (FBAL) (3,7 G$), Vanguard All-Equity ETF Portfolio (VEQT) (3 G$) et iShares Core MSCI EAFE IMI Index ETF (XEF) (2,7 G$). BMO Long Federal Bond Index ETF (ZFL) a enregistré les plus importants rachats nets.

L’année a également été marquée par le lancement de 364 nouveaux FNB, ce qui porte le compte à 1792 FNB au Canada. De plus, quatre fournisseurs ont rejoint le marché canadien : Capstone Asset Management, Rocklinc Investment Partners, SLGI Asset Management et True Exposure Investments, portant à 48 le nombre total de fournisseurs de FNB au Canada.

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Novembre : Regain d’intérêt pour les FNB d’actions https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/novembre-regain-dinteret-pour-les-fnb-dactions/ Wed, 10 Dec 2025 11:05:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111510 FOCUS FNB – Les créations nettes franchissent un record mensuel avec 13,8 milliards de dollars en novembre.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) ont connu un mois record de créations nettes en novembre avec 13,8 milliards de dollars (G$), comparativement à 9,4 G$ en octobre, portant l’actif sous gestion en FNB canadiens à 700 G$. Ce résultat bat le précédent record mensuel établi en mars 2025, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes importantes. Les FNB d’actions représentent plus de la moitié des entrées nettes mensuelles (7,4 G$). Les FNB de titres è revenu fixe ont attiré 4,1 G$, soit le double d’octobre. Les FNB de matières premières ont réalisé leur meilleure performance depuis août 2024 avec 492 millions de dollars (M$) de créations nettes. Les FNB multiactifs ont attiré 1,1 G$. Les FNB inversés/à effet de levier ont capté 615 M$, soutenus par la demande des particuliers et l’activité institutionnelle. Les FNB de cryptoactifs ont enregistré des entrées nettes de 63 M$ après un mois d’octobre négatif.

Les FNB d’actions ont enregistré 7,4 G$ en novembre, comparativement à 5,3 G$ en octobre. Les actions canadiennes tirent leur épingle du jeu, avec des créations nettes de 3,6 G$, suivies par les FNB d’actions internationales (2,4 G$), menées par les actions mondiales (1,2 G$). Un regain d’intérêt est enregistré depuis l’escalade de la guerre commerciale menée par les États-Unis au début de l’année, observe BNMF. Les FNB d’actions américaines ferment le trio de tête avec 1,3 G$, principalement grâce aux FNB pondérés par capitalisation (ZSP, QUU, VFV).

Les FNB indiciels canadiens à large couverture (XIU, QCN, XIC) affichent 4,5 G$ en créations nettes mensuelles en progression par rapport aux mois précédents. Les FNB dividendes / revenu ont connu près de 1 G$ d’entrées nettes.

Les FNB d’actions du secteur des services financiers (ZEB) et l’énergie renouent avec les créations nettes après plusieurs mois de rachats avec 444 M$ pour le secteur financier, leur plus forte entrée depuis juillet 2025 et des créations nettes de 53 M$ pour le secteur de l’énergie. Les services publics, les technologies, l’énergie et les soins de santé enregistrent également des créations nettes. Le secteur canadien des télécommunications (via le FNB Global X RING), enregistre à lui seul 148 M$ en entrées nettes, note le rapport. Le secteur de l’immobilier enregistre les seules sorties nettes du mois.

Les FNB d’actions gérés activement ont aussi enregistré des entrées importantes, dépassant les 100 M$, signale BNMF.

Revenu fixe : en reprise

Les FNB de titres à revenu fixe affiche affichent des créations nettes de 4,1 G$, plus du double d’octobre. BNMF observe qu’un réalignement possiblement institutionnel a amené des retraits du FNB obligataire gouvernemental à long terme ZFL vers le FNB obligataire corporatif large ZCB. Le même phénomène touche certains FNB de revenu fixe de BMO.

Les FNB du marché monétaire (ZMMK, MNY, CMR) ont attiré 675 M$, leur plus haut niveau depuis avril 2025. Parmi les catégories de FNB d’obligations affichant les plus fortes hausses en pourcentage : les obligations nord-américaines (DXBB), les obligations étrangères (VGAB), les obligations à haut rendement (ZHY) et les obligations à rendement réel (QTIP).

Crypto et matières premières

En novembre, les FNB de cryptoactifs ont retrouvé des entrées nettes avec 63 M$, après un mois d’octobre de rachats nets, principalement grâce au bitcoin.

Les FNB de matières premières ont attiré 492 M$, dominés par le FNB ZCOM de BMO et par le CCOM de CI, ainsi que par les produits adossés à l’or et, dans une moindre mesure, à l’argent. Les matières premières affichent le plus fort pourcentage d’augmentation parmi toutes les classes d’actifs en novembre, souligne le rapport.

Les FNB multiactifs ont cumulé 1,1 G$ en créations nettes en novembre, grâce aux FNB d’allocation d’actifs. Les FNB à effet de levier ou inversés ont attiré 615 M$.

Du côté des fournisseurs

RBC iShares domine les créations nettes de novembre avec 3,2 G$ devant BMO (2,7 G$), Vanguard (1,5 G$), Fidelity (1,2 G$) et Mackenzie (1,1 G$). BNI enregistre des rachats nets (265 M$) ainsi que CI GAM. Au niveau des produits, RBC iShares obtient la plus forte entrée nette pour un FNB (XIU : 810 M$) et BMO le plus important rachat net du mois (ZFL : 738 M$).

Le marché canadien compte désormais 48 émetteurs, avec l’arrivée de True Exposure et un fonds alternatif liquide (TERP), et Rocklinc, avec un FNB d’actions mondiales orienté « valeur » (RKLC).

Au total, 12 nouveaux FNB ont été lancés en novembre, contre une quarantaine en octobre, traduisant un recentrage sur la qualité ou la consolidation du marché, selon BNMF. Invesco a étoffé sa gamme « Income Advantage » avec de nouvelles options de devises. Manuvie a lancé plusieurs FNB de revenu fixe et un FNB mondial d’actions actives. Purpose et LongPoint ont élargi leur gamme de FNB à action unique.

Les FNB ESG canadiens ont connu des sorties nettes de 161 M$ en novembre, ce qui porte les créations nettes cumulées depuis le début de l’année à 1,5 G$. La majorité des sorties nettes de novembre provient d’un retrait institutionnel du FNB NSGE (BNI Sustainable Global Equity). Aucun FNB ESG n’a enregistré plus de 50 M$ d’entrées en novembre, précise BNMF.

Par ailleurs, notons que, depuis le début de l’année, les créations nettes de FNB ont atteint 108 G$, soit un record annuel, alors que l’année n’est pas terminée. Les FNB d’actions ont capté la part du lion (56,5 G$), par rapport aux FNB de titres à revenu fixe (32,9 G$) et aux FNB multiactifs (11,1 G$).

RBC iShares a capté 23,3 G$ en créations nettes pour les 11 premiers mois de 2025, suivie de Vanguard (20,1 G$), Fidelity (19,5 G$), BMO (17,8 G$), TD (6,8 G$) et Mackenzie (6,3 G$).

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