Evolve Funds Group | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/evolve-funds-group/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 15 Apr 2026 11:53:37 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Evolve Funds Group | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/evolve-funds-group/ 32 32 FNB énergétiques : les effets du conflit au Moyen-Orient https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-energetiques-les-effets-du-conflit-au-moyen-orient/ Wed, 15 Apr 2026 11:53:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113406 La guerre propulse les prix et redéfinit les stratégies d’investissement.

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La guerre au Moyen-Orient a bouleversé les perspectives du secteur énergétique.

« Au début de 2026, on s’attendait à connaître le pire excédent d’offres de pétrole de l’histoire, rappelle Eric Nuttall, de Ninepoint Partners à Toronto, gestionnaire de portefeuille du Ninepoint Energy Fund. Ce scénario n’est plus d’actualité. »

Au contraire, les dommages importants causés aux infrastructures énergétiques du Moyen-Orient, les goulots d’étranglement de l’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz et l’incertitude persistante quant à l’évolution du conflit ont entraîné une flambée des prix mondiaux du pétrole.

Les actions des sociétés énergétiques ont suivi la tendance. L’indice S&P/TSX plafonné de l’énergie, référence du marché pour le secteur pétrolier et gazier canadien, a affiché un rendement total de 15,8 % pour le seul mois de mars et progresse de 42,4 % au premier trimestre.

Examinons deux fonds parmi la douzaine de FNB de la catégorie des actions énergétiques qui suivent cet indice :

  • le iShares S&P/TSX Capped Energy Index ETF, le plus important de la catégorie avec 2,25 milliards de dollars (G$) d’actif géré ;
  • et le Global X S&P/TSX Capped Energy Index Corporate Class ETF, qui gère 134 millions de dollars (M$).

Eric Nuttall s’attend à ce que le conflit ait un impact durable sur les prix du pétrole. « Je pense que vous verrez des pays partout dans le monde remettre sérieusement en question la valeur de la capacité d’exportation excédentaire de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), alors qu’une grande partie de celle-ci se trouve derrière le détroit d’Ormuz, où un drone de 30 000 $ US peut pratiquement la neutraliser. »

Avant l’attaque de l’Iran par les États-Unis et Israël, Eric Nuttall estimait que le « prix plancher » — soit le prix minimum auquel un baril de pétrole pourrait se négocier — se situerait autour de 60 $ US. Désormais, lui et ses collègues tablent sur un prix plancher de 80 $ US, en raison d’une offre réduite « combinée à une prime de risque politique durable ».

Selon Eric Nuttall, grâce à ses réserves pétrolières à long terme et à ses capacités de transport par pipeline, l’industrie pétrolière canadienne est bien positionnée, et la hausse des cours boursiers ne reflète pas pleinement ses avantages. « Les entreprises canadiennes continuent de se négocier à escompte par rapport aux grandes sociétés pétrolières mondiales. Nous pensons qu’elles devraient se négocier avec une prime. »

Bien que l’indice S&P/TSX plafonné de l’énergie compte 26 composantes, plus de la moitié de sa pondération boursière repose sur seulement deux titres, en raison du plafonnement à 25 %. Avec environ 27 %, la principale position, Suncor Energy, devrait être réduite, tandis que Canadian Natural Resources (24 %) s’approche du plafond.

Une variante de cette approche d’indexation passive des actions énergétiques canadiennes est offerte par le FINB BMO équipondéré pétrole et gaz (343 M$) et le Global X Equal Weight Canadian Oil & Gas Index ETF (299 M$).

Ces deux fonds négociés en Bourse (FNB) détiennent une douzaine de titres environ, avec une composition diversifiée incluant des sociétés de pipelines, des producteurs de pétrole et de gaz et des sociétés intégrées. Ce type de stratégie convient comme position de base pour une exposition au secteur de l’énergie « en raison de la diversification et de l’exposition à l’ensemble des sous-secteurs du secteur énergétique canadien », a expliqué Jean-Christian Daigle, vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Global X Investments Canada.

Global X, qui propose la plus large gamme de FNB thématiques énergétiques au Canada, gère également le plus important fonds de la catégorie utilisant des options d’achat couvertes pour générer des primes avantageuses sur le plan fiscal.

Le FNB Global X Options d’achat couvertes d’actions canadiennes du secteur pétrolier et gazier (746 M$) investit dans les mêmes titres sous-jacents que le FNB énergétique équipondéré de la société.

Ce FNB à options d’achat couvertes affiche actuellement un taux de distribution annualisé de 11 %. Il verse des distributions mensuelles composées de revenus tirés des primes d’options (généralement traités comme des gains en capital), ainsi que de dividendes des sociétés.

Comme le reconnaît Jean-Christian Daigle, spécialiste des stratégies avec options, ce type de FNB sous-performe dans un marché haussier ou lorsque les actions continuent de s’apprécier. Il existe un compromis entre revenu et croissance. Pour générer des distributions élevées, « il faut renoncer à une partie du potentiel de hausse ».

Le défi pour les gestionnaires de stratégies d’options d’achat couvertes comme Jean-Christian Daigle est de ne pas sacrifier une trop grande part de l’appréciation des actions. Global X y parvient en trouvant un équilibre entre les titres sur lesquels des options sont vendues et ceux qui ne le sont pas.

Actuellement, le ratio de couverture est de 45 % du portefeuille, ce qui permet à plus de la moitié des titres en portefeuille de progresser sans risque que les actions ne soient vendues au prix d’exercice si les options sont exercées.

« C’est un équilibre très délicat, car il existe un aspect directionnel dans une stratégie d’options couvertes où nous plafonnons une partie du potentiel de rendement à la hausse. »

Parmi les autres FNB de vente d’options d’achat couvertes figurent le FNB BMO vente d’options d’achat couvertes FNB et le FNB Options d’achat couvertes sur géants de l’énergie CIHaut du formulaire, Bas du formulairece dernier étant offert en versions couverte ou non couverte contre le risque de change. Les deux FNB investissent principalement dans de grandes sociétés non canadiennes, tout en détenant également des titres nationaux.

Sont exclus de la catégorie énergie les FNB dits à rendement « améliorés », notamment le Fonds indiciel Rendement amélioré de l’énergie canadienne Evolve et le FNB Global X Options d’achat couvertes d’actions canadiennes du secteur pétrolier et gazier. Classés comme fonds d’actions alternatives, ils peuvent utiliser un levier pouvant atteindre 125 %, soit 25 % de plus que les actifs sous-jacents.

Pour le FNB amélioré de Global X, cela porte le taux des distributions à 16 %, tout en augmentant la volatilité. Jean-Christian Daigle estime que cette stratégie convient aux investisseurs axés sur le revenu, ayant une tolérance au risque élevée et un horizon de placement à long terme.

En ce qui concerne les stratégies sans levier fondées sur les options d’achat couvertes, elles sont avantageuses dans le contexte actuel, jusqu’à ce que les perspectives de croissance des titres sous-jacents deviennent plus claires.

Pour les investisseurs souhaitant s’exposer directement aux matières premières, l’offre de Global X comprend également le FNB Global X Pétrole brut et le FNB Global X Gaz naturel, ainsi que des FNB de matières premières BetaPro encore plus risqués offrant une exposition avec effet de levier et à effet de levier inverse.

Le fonds d’actions énergétiques le plus activement géré est Ninepoint Energy, un fonds commun de placement comportant une série FNB. Sa stratégie repose sur des convictions élevées, un roulement parfois important du portefeuille et peu de considération pour les indices de référence.

À l’approche de la nouvelle année, rapporte Eric Nuttall, le fonds était exposé à environ 60 % au gaz naturel et à 40 % au pétrole. « Lorsqu’il est devenu évident que le conflit prenait de l’ampleur, nous avons progressivement réorienté le portefeuille vers le pétrole. Nous sommes maintenant exposés à 100 % au pétrole. »

À l’exception des grandes capitalisations Suncor Energy et Cenovus Energy, les autres titres sont des sociétés de moyenne capitalisation. Le portefeuille ne compte que les titres de dix entreprises, dont huit sociétés canadiennes.

« Nous recherchons des occasions qui ne sont pas largement détenues et qui présentent un potentiel de hausse nettement supérieur à celui des titres bien connus fortement représentés dans les grands indices », explique Eric Nuttall.

« Lorsque la moitié de l’indice (S&P/TSX plafonné de l’énergie) est composée de seulement deux sociétés, on n’obtient pas réellement d’exposition à des titres dont le prix est moins efficient, qui sont moins détenus et pour lesquels un peu de demande peut entraîner une hausse significative du cours de l’action. »

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FNB : créations nettes vigoureuses pour le premier semestre de 2025 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fnb-creations-nettes-vigoureuses-pour-le-premier-semestre-de-2025/ Wed, 09 Jul 2025 10:05:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108391  FOCUS FNB – Elles se chiffrent à 55 G$ pour les six premiers mois de l’année.

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Malgré la guerre tarifaire et le contexte géopolitique incertain, l’appétit pour les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens basés sur les actions internationales reste fort, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Les créations nettes de FNB se sont chiffrées à 7 milliards de dollars (G$) en juin, un ralentissement après le rebond de mai, où elles avaient atteint 9,2 G$. Pour les six premiers mois de l’année, les FNB canadiens ont enregistré des créations nettes de 54,8 G$. S’ils continuent à ce rythme, ils pourraient battre le record annuel établi en 2024, signale BNMF.

L’actif total sous gestion (ASG) dans les FNB canadiens atteignait 590 G$ à la fin de juin. La majorité de l’ASG, soit 370 G$, est investie en actions, tandis que les titres à revenu fixes comptent pour 164 G$, selon le rapport.

Actions internationales en tête

Les FNB d’actions ont dominé les créations nettes du mois avec 4,1 G$. Les actions internationales ont continué à mener le bal avec des créations nettes d’1,1 G$, une tendance observée depuis le début de l’année, selon les analystes de BNMF.

Les entrées nettes dans cette catégorie ont toutefois fléchi en juin par rapport au mois précédent (2,7 G$).

Les actions canadiennes enregistrent des entrées nettes de 970 millions de dollars (M$), devançant les actions américaines.

Les FNB sectoriels ont enregistré des sorties nettes (847 M$), principalement dans le secteur financier (710 M$), dans celui des matières premières (143 M$) et de l’énergie (136 M$).

Recherche du long terme dans le fixe

Les FNB de titres à revenu fixe ont enregistré des créations nettes de 1,4 G$ en juin, en dessous des 3,4 G$ du mois précédent. Ce sont les FNB de marché monétaire et les FNB d’obligations qui ont généré l’essentiel des entrées. À l’inverse, les obligations à moyen terme enregistrent les principales sorties nettes du mois.

La rotation des FNB du marché monétaire vers des produits obligataires à plus long terme, déjà observée en mai, s’est poursuivie en juin. Cette tendance se confirme depuis le début de l’année, selon l’institution financière, en raison de l’incertitude liée à la politique tarifaire du gouvernement américain et au climat géopolitique mondial.

Du côté des actifs non traditionnels, les FNB de cryptoactifs ont enregistré des créations nettes (99 M$ par rapport à 6 M$ en mai), dominées par le XRP de 3iQ. Depuis janvier, les créations nettes dans cette catégorie atteignent 338 M$. Les FNB adossés à l’or, pour leur part, ont continué à enregistrer des créations nettes, en particulier dans CGL, CGL/C et ZGLD.

Des fournisseurs qui se démarquent

En juin, les principaux émetteurs de FNB ont profité de cette dynamique. RBC iShares se hisse en tête avec des créations nettes d’1,5 G$, suivi de Vanguard (1,0 G$), Fidelity (1,0 G$), et Scotia (756 M$). Parmi les 20 premiers fournisseurs de FNB, BMO et CI affichent des rachats nets.

Le FNB XIC d’iShares s’est distingué comme le produit le plus populaire du mois, attirant 542 M$ de créations nettes, tandis que le ZEB de BMO enregistre pour un quatrième mois consécutif les plus importants rachats nets (390 M$).

Juin a aussi été marqué par le lancement de 36 FNB, avec notamment une nouvelle génération de produits à effet levier et inversé. LongPoint et Global X ont lancé à eux seuls 23 produits. 3iQ, Purpose et Evolve ont mis 3 XRP sur le marché, tandis que BMO a lancé le premier nouveau FNB ESG depuis deux ans, ZHC, un FNB basé sur le « facteur humain ».

Pour les six premiers mois de l’année, 192 FNB canadiens ont été mis sur le marché, comparativement à 224 pour la même période de 2024. De ces nouveaux produits, plus de la moitié sont gérés activement. La part de cette catégorie continue à croître et représente actuellement 34 % de l’ensemble de l’ASG détenu dans les FNB canadiens.

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Les investisseurs curieux de cryptomonnaies testent le secteur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-investisseurs-curieux-de-cryptomonnaies-testent-le-secteur/ Thu, 20 Mar 2025 11:01:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106165 Les sociétés de conseil offrent un accès différent aux FNB et fonds communs de placement cryptographiques.

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Lorsqu’Andrew Feindel, conseiller principal en gestion de patrimoine chez Richardson Wealth, évoque la cryptomonnaie avec ses clients, il commence par retracer les origines du bitcoin. La première cryptomonnaie au monde et la plus largement acceptée a certainement été créée dans le sillage de la crise financière par Satoshi Nakamoto. C’est ce que l’on pense. Bien que le bitcoin soit de plus en plus accepté par le grand public, l’identité de Nakamoto reste mystérieuse, et on ignore toujours si ce nom correspond réellement au fondateur.

« Lorsque nous parlons de cela, il faut comprendre dans quoi nous nous engageons. Le mystère qui entoure le créateur de cette monnaie ajoute probablement de la valeur, avance Andrew Feindel. Il y a une blague qui circule : si nous découvrons un jour qui a créé ce produit, sa valeur pourrait chuter à zéro. »

Le conseiller basé à Toronto, qui dit n’être ni pro ni anti-crypto, a inclus des fonds bitcoin comme option pour ses clients depuis que les premiers fonds négociés en Bourse (FNB) de cryptomonnaies ont été lancés au Canada au début de l’année 2021. (Un fonds à capital fixe de 3iQ a été coté à la Bourse de Toronto en 2020.)

Cependant, il précise que seul un petit pourcentage de ses clients détient des actifs cryptographiques et que ceux-ci ne font pas partie du portefeuille de base de la société.

Même s’il pense que le bitcoin a plus de chances d’augmenter que de s’effondrer, « c’est purement spéculatif », rappelle-t-il. « SI les clients ne comprennent pas qu’ils peuvent perdre 50 %, 75 %, voire 100 % de ce placement très rapidement, ils ne devraient pas investir dans ce type d’actifs. »

L’essor des cryptomonnaies

L’année dernière, l’ascension du bitcoin au-dessus de 100 000 $ et l’entrée de BlackRock dans les FNB bitcoin au comptant ont attiré l’attention des investisseurs du monde entier. Alors que le prix de cet actif volatile a rebondi, il a également bénéficié d’une couverture accrue de la part du président américain Donald Trump, qui a promis des réformes favorables aux cryptomonnaies, a lancé sa propre meme coin et a signé un décret en mars pour établir une réserve de bitcoins aux États-Unis.

Le Canada a été le premier pays au monde à approuver les FNB de bitcoins. Selon l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC), il y avait 16 FNB cryptographiques canadiens avec un actif net de 8 milliards de dollars (G$) et 12 fonds communs de placement cryptographiques avec un actif net de 216 millions de dollars (M$) à la fin de l’année 2024. Les cryptomonnaies ont fait leur entrée dans les produits à large base de gestionnaires d’actifs respectés tels que Fidelity Investissements. Et les fabricants continuent de proposer de nouveaux FNB, y compris ce qui pourrait être le premier FNB de cryptomonnaie à effet de levier du Canada, proposé par Evolve Funds Group.

Michael Zagari, conseiller en investissement et gestionnaire de portefeuille associé chez Zagari Wealth Advisory Group, basé à Montréal et faisant partie de Wellington-Altus, affirme que les clients viennent également lui demander des conseils sur des cryptoactifs ésotériques tels que les meme coins.

« Si le client engage la conversation, il a généralement un jeton ou une cryptomonnaie en particulier dont il veut discuter. Gardez à l’esprit qu’il y en a des millions sur le marché, souligne-t-il. Et je réponds souvent : “Je n’ai jamais entendu parler de cette monnaie auparavant”. »

Michael Zagari, qui a commencé à intégrer les cryptoactifs dans ses portefeuilles modèles dès le lancement du premier FNB de bitcoin au Canada, explique qu’il utilise ces appels pour informer ses clients.

La plupart d’entre eux sont attirés par l’aspect spéculatif des cryptoactifs, « pensant qu’ils peuvent devenir riches du jour au lendemain », rapporte Michael Zagari. « Vous vous rendez vite compte qu’il faut les ramener à la réalité et vous discutez alors de la technologie sous-jacente, des taux d’adoption et des cas d’utilisation de ce jeton. »

« Une fois que nous avons franchi cette étape, les clients prennent du recul et se disent : “D’accord, je ne suis pas dans mon élément à ce stade, je devrais probablement rester à l’écart” ».

Les investisseurs individuels peuvent acheter des FNB et des fonds communs de placement de cryptomonnaies de leur propre chef par l’intermédiaire d’un compte de courtage, ou acheter des cryptomonnaies directement par l’intermédiaire de bourses, dont certaines seulement sont autorisées à exercer leurs activités au Canada. Alors que de plus en plus de clients s’intéressent aux actifs numériques, le danger pour les conseillers qui ne peuvent ou ne veulent pas s’engager sur le sujet est que les clients les contournent, prenant potentiellement plus de risques qu’ils ne peuvent en gérer, prévient Michael Zagari.

Approuver ou ne pas approuver

La plupart des courtiers indépendants n’abordent pas publiquement la question des cryptomonnaies et n’indiquent pas s’ils offrent à leurs clients l’accès à des fonds cryptomonnaies.

Cependant, Gestion mondiale d’actifs CI affirme que 16 courtiers en valeurs mobilières autorisent leurs conseillers à vendre les fonds cryptographiques CI Galaxy. L’entreprise s’est associée à Galaxy Digital Capital Management pour proposer des FNB de cryptomonnaies. Elle propose également un fonds indiciel blockchain.

Jennifer Sinopoli, vice-présidente exécutive et responsable de la distribution à Gestion mondiale d’actifs CI, explique que les entreprises ont leur propre processus d’évaluation lorsqu’il s’agit de nouveaux produits.

« Elles ont toutes leur propre processus de diligence raisonnable, leur propre processus d’évaluation des risques et leurs propres ressources [pour] évaluer la pertinence de ce produit sur leurs étagères et le mettre à la disposition des investisseurs », résume Jennifer Sinopoli.

Un porte-parole de Richardson Wealth a confirmé que la société procédait à un contrôle préalable complet, à l’issue duquel la plupart des nouveaux produits à prospectus — mais pas tous — étaient ajoutés à son catalogue.

« Mais pour les fonds et les classes d’actifs plus complexes, nous nous réservons le droit de les examiner et d’en bloquer la vente si nous ne sommes pas à l’aise avec les risques associés, même si l’émetteur a d’autres fonds sur notre plateforme, affirme la société dans un communiqué envoyé par courriel. À ce stade, du point de vue du risque général, la décision a été prise de n’avoir d’exposition qu’aux FNB de cette catégorie d’actifs. »

Edward Jones Canada, dont le directeur des produits canadiens, Scott Sullivan, a confirmé qu’il « ne recommande aucune solution cryptographique ». Mais on ne sait pas combien d’autres ont pris la même décision. Plusieurs sociétés n’ont pas répondu aux demandes d’Investment Executive concernant les fonds cryptographiques sur leur gamme de produits.

« Beaucoup d’organisations, y compris les banques, ne voient tout simplement pas l’intérêt, et offrir ces services ne correspond pas vraiment à leur philosophie », commente Noah Billick, associé chez Renno & Co., un cabinet d’avocats spécialisé dans la cryptomonnaie et la blockchain à Montréal. Il compte parmi ses clients le gestionnaire d’actifs numériques 3iQ.

« Il y a de nombreux endroits où cela n’a tout simplement pas été approuvé, ou ne l’a été que de manière exceptionnelle », déclare-t-il, notant que si les clients ne peuvent pas acheter de fonds cryptographiques par l’intermédiaire de leur conseiller, les investisseurs peuvent y accéder par le biais de comptes d’investissement autogérés avec les courtiers à escompte des banques.

Outre les exigences habituelles en matière de connaissance du client et du produit, certaines entreprises ont une clause de non-sollicitation qui empêche les conseillers de discuter des actifs numériques avec leurs clients, à moins que ces derniers ne prennent l’initiative de la discussion.

Selon un avis du personnel de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO) datant de la mi-2023, tous les FNB et fonds communs de placement cryptographiques existants sont classés dans la catégorie des fonds communs de placement alternatifs. Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont proposé de classer tous les nouveaux fonds cryptographiques de la même manière — cette proposition, publiée le 18 janvier, est soumise à consultation jusqu’au 17 avril.

Tout conseiller titulaire d’un permis de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) peut investir ses clients dans des FNB de cryptomonnaies — si son entreprise le permet, fait remarquer Jennifer Sinopoli. Les conseillers agréés par l’ACFM doivent satisfaire à une exigence de compétence fixée par le courtier.

Même si leur entreprise l’autorise, de nombreux conseillers et gestionnaires de portefeuille se tiennent à l’écart des cryptomonnaies, observe Noah Billick.

« De nombreux gestionnaires de portefeuilles discrétionnaires ne toucheront pas aux cryptomonnaies, car ils ne les comprennent pas et n’y croient pas, rapporte Noah Billick, qui est également directeur de la réglementation, des fonds et de la conformité de l’entreprise. Bien que cela soit encore loin d’être largement adopté, je pense que cela se développe. De plus en plus de conseillers commencent au moins à s’y intéresser. »

Comme Microsoft dans les années 1990

 

Selon Jim Thorne, responsable de la stratégie de marché chez Wellington-Altus Private Wealth, les craintes liées à la conformité empêchent certaines entreprises et certains conseillers de se lancer dans ce domaine.

« C’est exactement la même situation qu’au début des années 1990, lorsque les investisseurs [de détail] achetaient Microsoft avant que les courtiers ne se sentent suffisamment à l’aise pour l’intégrer à leur programme d’allocation d’actifs, en raison de la vision des nouveaux produits innovants par leur institution et le département de conformité », compare-t-il.

En 2017, la CVMO a publié un avis du personnel qui décrivait les attentes des entreprises en matière de changement d’enregistrement afin de vendre des fonds cryptographiques, rappelle Noah Billick.

Mais Noah Billick constate que certaines entreprises offrent des fonds cryptographiques sans être enregistrées à cet effet.

En réponse à des questions envoyées par courriel, un porte-parole de la CVMO a déclaré que le changement d’enregistrement « ne créait pas de nouvelles obligations ». Cependant, « les entreprises qui vendent des fonds cryptographiques sans être enregistrées à cet effet peuvent potentiellement être en infraction avec les exigences de la loi sur les valeurs mobilières de l’Ontario et pourraient faire l’objet de mesures d’application ».

« En tant que gestionnaire de portefeuille moi-même, je n’aurais pas nécessairement pensé que je devais m’adresser au régulateur pour obtenir sa permission de conseiller à mes clients d’acheter une petite quantité d’un produit qualifié de prospectus s’il leur convenait par ailleurs, affirme Noah Billick, qui était titulaire d’une licence de gestionnaire de portefeuille de 2018 à début 2023. Pour moi, c’est une chose étrange. »

Le cas de l’investissement

Les défenseurs du bitcoin affirment que sa valeur provient de sa rareté — il n’y aura jamais que 21 millions de pièces — et de la technologie blockchain du grand livre immuable qui la sous-tend.

Mais les cryptoactifs défient les méthodes d’évaluation traditionnelles, souligne Noah Billick.

« Beaucoup de gens ont expliqué pourquoi certaines cryptomonnaies ont de réels fondamentaux, mais ce qu’elles n’ont pas, ce sont des actifs sous-jacents ou des flux de trésorerie, explique-t-il. Elles ne se prêtent pas aux méthodes traditionnelles d’évaluation des actifs. »

La valeur du bitcoin et des autres cryptoactifs est basée sur un mélange de rareté, d’adoption et de psychologie du marché plutôt que sur des mesures traditionnelles, décrit Michael Zagari. Il note que l’utilité de la technologie est importante, tout comme le sentiment, qui peut faire grimper ou chuter les valeurs.

« Il est important de mentionner que les perceptions vis-à-vis des actifs numériques ne sont pas un phénomène exceptionnel », dit-il. « Les premières étapes de l’adoption [d’une innovation] suivent généralement une voie spéculative », en fonction de l’impact de son utilité.

Que les conseillers soient ou non convaincus par les bénéfices propres aux cryptoactifs, le bitcoin n’est plus une valeur marginale. En témoigne l’approbation par BlackRock, à la fin de l’année dernière, d’une allocation de 1 à 2 % au bitcoin à des fins de diversification et de couverture contre l’inflation.

Jim Thorne, de Wellington-Altus, estime que les cryptomonnaies peuvent jouer un rôle similaire à celui de l’or dans un portefeuille. « Soyons clairs, tout comme pour les matières premières, si vous allouez 3 à 5 % de votre portefeuille à des bitcoins, vous améliorez le ratio de Sharpe de votre portefeuille et son rendement ajusté au risque. Il y a un chapitre à ce sujet dans le programme CFA », affirme-t-il.

Un environnement réglementaire plus facile

 Des fraudes très médiatisées ont été associées au secteur des cryptomonnaies, notamment l’effondrement de la plateforme FTX en 2022 et le piratage de 1,5 G$ de la bourse de cryptomonnaies Bybit le 21 février. Rien qu’en 2023, les Américains ont déclaré avoir perdu 5,6 G$ dans des fraudes liées aux cryptomonnaies, selon le premier rapport du FBI sur les fraudes liées aux cryptomonnaies, publié en septembre.

Aux États-Unis, Donald Trump a indiqué qu’un environnement réglementaire et d’application plus facile était en cours pour les cryptomonnaies, ce qui pourrait accroître les risques pour les investisseurs.

Mais le Canada a acquis une réputation positive pour sa relative certitude réglementaire avec les dépositaires basés aux États-Unis, affirme Noah Billick.

« Je suis sûr que la déréglementation attendue aux États-Unis entraînera davantage de risques, déclare Noah Billick. Cela dit, je peux vous dire qu’il y a eu une réelle maturation dans le secteur. »

Même si le Canada n’a pas créé de cadre législatif pour les cryptomonnaies — ce que les États-Unis pourraient bien faire avant nous — de nombreux clients américains de Noah Billick opèrent déjà ici et considèrent l’environnement réglementaire comme positif. « Ils sont intéressés par la réglementation et la certitude réglementaire, et ils sont intéressés par la façon dont les entités canadiennes ont résolu ce problème. »

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Hyperactivité dans les FNB de cryptoactifs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/hyperactivite-dans-les-fnb-de-cryptoactifs/ Wed, 12 Mar 2025 10:03:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105957 FOCUS FNB — Des émetteurs intensifient leurs efforts afin de lancer des FNB novateurs.  

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Une série de lancements imminents de fonds négociés en Bourse (FNB) de cryptoactifs abondent depuis le début de 2025, rapportent deux études de Valeurs mobilières TD. Et souvent, leurs prospectus préliminaires laissent croire que ces fonds — s’aventurent dans des zones relativement exotiques.

Le principal creuset d’activité survient autour de Solana avec le dépôt, le 27 janvier dernier, d’un prospectus préliminaire de FNB Solana Staking par 3iQ, puis le 29 janvier par Purpose Investments. Ces fonds visent une appréciation du capital à long terme en investissant directement dans les cryptoactifs.

3iQ et Purpose se positionnent ainsi pour devenir les premiers émetteurs de tels FNB, mais la course met en jeu plusieurs autres firmes du côté américain, notamment Grayscale, VanEck, 21Shares et Bitwise. « Le FNB Solana de Purpose peut être le premier si les régulateurs canadiens en valeurs mobilières donnent leur feu vert avant la SEC (Securities and Exchange Commission aux États-Unis) », affirme VMTD.

Par ailleurs, aux mêmes dates, rapporte Banque Nationale Marchés financiers, 3iQ déposait la demande pour un FNB XRP investissant dans cette cryptomonnaie, avec des frais de gestion de 1,00 %, tandis que Purpose le faisait pour un FNB Ripple, investissant dans la crypto du même nom pour un même frais de gestion.

Les frais de gestion des deux FNB Solana sont de 0,15 % pour celui de 3iQ et de 1,00 % pour celui de Purpose, rapporte Banque Nationale Marchés financiers. Quand le « staking » est activé, les gestionnaires peuvent recevoir jusqu’à 40 % des bénéfices de ce « staking » avec le FNB de 3iQ, de 20 % avec celui de Purpose. Ce « staking » — ou validation — requiert quelques explications.

L’originalité de Solana

Comme le Bitcoin, Solana se présente en tant que cryptomonnaie, mais avec une mission élargie. Bitcoin se veut essentiellement une alternative virtuelle aux monnaies traditionnelles, alors que Solana est conçu comme une plateforme « chaîne de blocs » susceptible de recevoir d’autres projets capitalisant sur les chaînes de bloc, que ce soit en comptabilité ou en finance décentralisée.

Une particularité du Solana tient à ce qu’on appelle « Proof-of-Stake, PoS », à la différence de Bitcoin qui repose sur le « Proof-of-Work, PoW ». Le PoW se base sur le travail des « mineurs » de Bitcoin qui résolvent des équations mathématiques complexes pour créer de nouveaux jetons. Le PoS est un mécanisme de vérification et de sécurisation des transactions sur la blockchain. « La mise en œuvre précise varie, mais à la base, les utilisateurs mettent leur crypto en jeu, un peu comme un dépôt de garantie, pour avoir une chance d’ajouter un nouveau bloc à la blockchain. En règle générale, les chances d’être choisi pour valider le prochain bloc sont proportionnelles au montant mis en jeu et à la durée de détention de l’actif par l’utilisateur. De cette manière, le réseau récompense les participants les plus investis. Si le nœud sélectionné valide avec succès un bloc, il reçoit la récompense de sa mise », explique Coinbase. Ce processus donne à Solana l’avantage d’une plus grande vitesse de transaction et de plus faibles coûts transactionnels.

Selon VMTD, la SEC exigeait que, pour être éligible, un FNB de crypto devait être porté par un parquet de contrats à terme. Cependant, ce frein pourrait être levé, anticipe VMTD : « Bien qu’une SEC remaniée puisse envisager de donner le feu vert à un FNB de Solana sans que des contrats à terme soient cotés, la cotation de contrats à terme SOL sera probablement une étape clé pour l’approbation d’un FNB de Solana en Amérique du Nord. »

Également à la fin de janvier, Evolve ETFs a déposé une demande pour les premiers FNB crypto à effet de levier, ce levier étant de 1,25 fois le capital en jeu. Il s’agit des FNB Evolve Levered Bitcoin (LBIT) et Evolve Levered Ether (LETH), qui suivront les changements de prix quotidiens en dollars US de Bitcoin et Ether.

« Ces FNB peuvent être intéressants pour les investisseurs lorsque les prix de Bitcoin et d’Éther remontent, écrit VMTD. À mesure que les taux d’intérêt baissent, les coûts d’emprunt diminuent également pour l’effet de levier des liquidités. Par conséquent, un marché caractérisé par des taux d’intérêt bas et des prix élevés pour les cryptomonnaies profitera à ces produits à effet de levier. Les nouveaux investisseurs pourraient voir dans ces nouveaux FNB crypto à effet de levier une occasion de rattraper leur retard en matière de crypto, tandis que les investisseurs existants pourraient chercher à hausser leur exposition. Toutefois, ces FNB à effet de levier pourraient également connaître une sous-performance si les cryptomonnaies entrent dans un marché baissier. »

Dans la dernière semaine de janvier, la firme américaine Calamos lançait le Calamos Bitcoin Structured Alt Protection ETF (CBOJ), apportant dans le monde des cryptomonnaies les montages à résultats structurés. Ce FNB suivra le prix du CME CF Bitcoin Reference Rate — New York Variant (BRRNY) jusqu’à un plafond de gains de 11,65 % sur la période allant du 22 janvier 2025 au 30 janvier 2026. En contrepartie, toute perte à la baisse sera épongée à 100 %. Deux autres produits de Calamos, dévoilés au début de février, CBXJ et CBTJ proposent des protections à la baisse de 90 % et 80 % respectivement. Leurs plafonds respectifs s’établiront en contrepartie entre 28 % et 31 % pour CBXJ et entre 50 % et 55 % pour CBTJ.

Enfin, l’Américaine Tuttle Capital, toujours à la fin de janvier, a déposé des demandes pour 10 FNB crypto avec levier double (2X). Les cryptomonnaies à l’honneur sont XRP, Solana, Litecoin et Cardano, mais on y trouve aussi des jetons de niche comme BONK, Chainlink et Polkadot, mais aussi TRUMP et MELANIA. « Ce développement, écrit VMTD, est considéré comme un nouveau test des limites de la SEC. La formation du nouveau groupe de travail sur les cryptomonnaies, dirigé par le commissaire Hester Peirce, jouera un rôle crucial dans la détermination du paysage réglementaire des FNB de cryptoactifs. »

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La décision d’une cour d’appel américaine pourrait ouvrir la voie aux FNB cryptographiques https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/la-decision-dune-cour-dappel-americaine-pourrait-ouvrir-la-voie-aux-fnb-cryptographiques/ Fri, 01 Sep 2023 12:11:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=95999 Une décision de la SEC est renversée en appel.

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Les États-Unis sont sur le point de voir circuler leur premier fonds négocié en Bourse (FNB) de bitcoin après qu’un tribunal a statué en faveur de Grayscale Investments dans son procès contre la Securities and Exchange Commission (SEC).

La SEC avait rejeté la demande de l’entreprise de convertir le fonds Grayscale Bitcoin Trust en FNB. Mardi, la cour d’appel du district de Columbia a jugé que le fonds de Grayscale était similaire à deux produits négociés en Bourse de contrats à terme sur le bitcoin qui avaient reçu l’approbation des autorités de réglementation, et que la SEC n’avait pas justifié pourquoi elle avait approuvé ces fonds, mais pas celui de Grayscale.

« En l’absence d’une explication cohérente, ce traitement réglementaire différent de produits similaires est illégal », indique la décision. « Nous accueillons donc la demande de révision de Grayscale et annulons l’ordonnance de la Commission. »

Le PDG de Grayscale, Michael Sonnenshein, a qualifié la décision d’« étape historique pour les investisseurs américains, l’écosystème du bitcoin et tous ceux qui ont plaidé pour une exposition au bitcoin grâce aux protections supplémentaires de l’enveloppe FNB ».

« Il est incroyablement enthousiasmant de voir que nous nous rapprochons de la concrétisation d’un FNB de bitcoin au comptant aux États-Unis », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le FNB proposé permettrait aux investisseurs de s’exposer à la crypto-monnaie sans avoir à posséder la pièce, qui est conservée en dépôt.

Plusieurs autres sociétés, dont BlackRock et Fidelity, ont demandé la création d’un FNB de bitcoin au comptant.

Au Canada, les régulateurs ont approuvé les FNB de crypto-monnaies au comptant en 2021, ce qui a mené plusieurs manufacturiers à développer des FNB, notamment Purpose Investments, Evolve Funds Group, CI Global Asset Management, Fidelity.

Le Grayscale Bitcoin Trust dispose de 16,2 milliards de dollars américains d’actifs sous gestion.

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Les FNB canadiens d’actions regagnent du terrain https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-canadiens-dactions-regagnent-du-terrain/ Wed, 12 Jul 2023 10:00:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=94975 FOCUS FNB - Ils rattrapent presque les FNB de titres à revenu fixe en juin.

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En juin, les FNB canadiens ont enregistré des créations nettes de 4,4 milliards de dollars (G$), ce qui représente une progression de 70 % par rapport aux entrées nettes de 2,6 G$ en mai. Depuis le début de l’année, les FNB canadiens ont ainsi engrangé un total de 19,7 G$, portant l’actif géré cumulatif à 350 G$, selon Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF).

Si on se reporte une année en arrière, le mois de juin 2022 avait été particulièrement calamiteux pour les FNB canadiens. Ils avaient alors affiché le seul solde négatif de l’année, avec des sorties nettes de près d’1 G$, imputables à la chute brutale des FNB d’actions.

Le portrait est différent en juin 2023. Alors que la demande pour les FNB d’actions pendant le premier semestre est restée basse et que les FNB de titres à revenu ont occupé le devant de la scène, les FNB d’actions sont revenus en force le mois dernier, égalant quasiment les obligations.

« Nous observons désormais un appétit partagé pour les actions et les titres à revenu fixe, ce qui reflète la nouvelle réalité économique après une année de hausses agressives des taux d’intérêt par les banques centrales pour tenter de juguler l’inflation », signalent les analystes de BNMF.

Les pays émergents en tête grâce aux ESG

En juin, les FNB d’actions ont enregistré des entrées nettes de 1,8 G$ comparativement à 640 M$ en mai. Les marchés des pays émergents ont bénéficié de l’afflux le plus important, avec 805 millions de dollars (M$), grâce à plusieurs créations de taille institutionnelle, notamment dans le FNB iShares ESG XSEM. Sans celui-ci, les FNB des marchés émergents auraient enregistré des sorties de 133 M$, précise BNMF.

Les FNB d’actions canadiennes ont consolidé leur remontée amorcée au cours des derniers mois, avec des entrées nettes de 755 M$, principalement grâce à XIU (313 M$) et ZEB (106 M$). Les FNB d’actions américaines enregistrent de légères entrées nettes, les premières depuis plusieurs mois, après des sorties totalisant 1, 6 G$ depuis le début de l’année.

Le secteur financier continue à performer, mais il fléchit légèrement, avec des entrées de fonds de 162 M$, qui ont fondu de moitié par rapport à mai. Les technologies (92 M$) et l’énergie (80 M$) arrivent juste derrière. L’immobilier, les services publics et les matières premières sont quant à eux dans le rouge.

Les FNB thématiques enregistrent des créations nettes de 962 M$, principalement du côté des FNB ESG qui accueillent 880 M$ après un mois de mai négatif et des résultats mitigés depuis le début de l’année.

Les FNB à facteur de qualité ont subi des sorties, tandis que l’étoile des FNB à facteur de faible volatilité pâlit après avoir brillé au cours des derniers mois.

Impact de la hausse des taux d’intérêt

Les FNB de titres à revenu fixe restent stables, quant à eux, avec des créations nettes de 1,9 G$, un résultat identique à celui du mois précédent. Les FNB du marché monétaire conservent la première position avec des entrées nettes de 792 M$ dans des produits tels que CASH, CSAV, CBIL et UBIL/U. Les obligations de qualité inférieure et les FNB d’actions privilégiées ont continué à enregistrer des rachats. Les FNB multiactifs ont reçu des entrées nettes de 163 M$.

Depuis le début de l’année, les FNB canadiens de titres à revenu fixe ont accueilli 11 G$ tandis que les FNB canadiens d’actions ont reçu 6,5 G$. L’afflux total de FNB canadiens au premier semestre 2023 est pour l’instant supérieur de 17 % à celui de 2022, une année qui a été marquée par des baisses et de la volatilité dans les marchés boursiers et obligataires, constate BNMF.

L’équipe d’analystes de l’institution financière qui se penche sur l’évolution des flux de FNB canadiens souligne que les flux de FNB d’actions ont été importants au début de l’année 2022, mais que les FNB de titres à revenu fixe, menés par les FNB du marché monétaire, leur ont volé la vedette au fur et à mesure que les taux d’intérêt grimpaient. « Les flux d’actions rattrapent maintenant un peu du terrain perdu, après les rendements exceptionnels des grandes capitalisations américaines, qui se sont étendus à de multiples secteurs et à certaines régions du monde », mentionnent-ils dans leur rapport mensuel.

Regain d’intérêt pour les FNB de cryptoactifs

Après avoir vu leur popularité diminuer depuis près d’un an, les FNB canadiens adossés à des cryptoactifs retrouvent en partie la faveur des investisseurs, avec des créations nettes de 337 M$ en juin. Il s’agit du montant le plus élevé depuis mai 2022. Selon BNMF, cet engouement soudain aurait à voir avec le dépôt d’une demande de création d’un FNB Bitcoin aux États-Unis par BlackRock, qui a suscité des spéculations sur l’approbation prochaine d’un FNB Bitcoin par les autorités réglementaires américaines.

La Securities and exchange commission (SEC) examine actuellement les prospectus de plusieurs gestionnaires d’actifs en vue de la création d’un tel FNB. Pour l’instant, les États-Unis autorisent uniquement des FNB qui détiennent des contrats à terme de bitcoins.

Les entrées dans les FNB canadiens de cryptoactifs ont contribué à stimuler les entrées de fonds chez des manufacturiers tels que Purpose, CI, Evolve, 3iQ et Hamilton.

Les 10 principaux émetteurs de FNB au Canada ont tous enregistré des entrées de fonds en juin, à l’exception de Mackenzie, qui a subi des sorties dans le FNB indiciel QUU et le FNB d’obligations à gestion active MFT. La croissance des entrées nettes la plus importante a été observée chez iShares dans le fonds indiciel ESG XSEM (136 %). Le fonds VFV (Vanguard) basé sur le S&P 500 a bien fait également ainsi que le fonds d’obligations gouvernementales ZGB (BMO).

Une dizaine de FNB ont vu le jour en juin, ce qui porte leur nombre à 1353. BMO a été l’émetteur le plus actif avec la création de huit nouveaux fonds. Brompton a lancé un FNB d’actions fractionnées et Hamilton un FNB de services publics.

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FNB : une rétrospective de l’année 2022 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fnb-une-retrospective-de-lannee-2022/ Wed, 11 Jan 2023 12:14:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=91142 FOCUS FNB - L’effet de levier, les technologies de rupture, l’ESG et une série de premières ont marqué les lancements cette année.

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La flambée des taux d’intérêt, la baisse des marchés financiers et les critiques de l’investissement ESG (facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance) n’ont pas arrêté l’expansion des produits de l’industrie canadienne des fonds négociés en Bourse (FNB).

L’année dernière, environ 120 nouveaux FNB ont été lancés, et plus de 150 inscriptions si l’on tient compte de toutes les nouvelles catégories de parts. Ces chiffres sont à comparer aux 140 FNB et aux 200 inscrits en 2021.

Les mandats ESG, l’effet de levier et les technologies perturbatrices ont été des thèmes populaires en 2022, avec de multiples sociétés émettrices qui ont lancé de nouveaux fonds. L’année a également été marquée par plusieurs premières sur la scène canadienne des FNB, notamment des FNB à action unique, une famille de fonds à date cible et une série de FNB d’actions dont les gestionnaires sont exclusivement des femmes.

Invesco Canada a connu la plus grande expansion de stratégies socialement responsables en 2022. En janvier de l’année dernière, la société torontoise a ajouté cinq FNB d’actions étrangères basés sur les indices ESG de Standard & Poor’s (chacun étant disponible en version couverte ou non couverte en dollars canadiens). S’ajoutent une paire de FNB d’actions canadiennes de l’indice S&P ESG Tilt et un fonds d’obligations mondiales ESG.

Bien que les huit nouveaux FNB aient rejoint plusieurs mandats ESG plus anciens chez Invesco Canada, la société a indiqué que ce n’était pas terminé.

L’autre série de FNB ESG lancée en 2022, également en janvier, était constituée des quatre fonds Scotia Responsible Investing couvrant les catégories d’actions canadiennes, américaines et internationales, ainsi que les obligations canadiennes. Parrainés par Scotia Global Asset Management, de Toronto, ces FNB sont basés sur des indices créés par Solactive AG, basé à Francfort.

Parmi les autres fournisseurs de nouveaux mandats ESG ou durables en 2022, citons BMO Gestion mondiale d’actifs, qui a lancé le FINB BMO MSCI ACWI actions alignées sur l’Accord de Paris (ZGRN). L’indice sous-jacent est conçu pour réduire l’exposition aux risques climatiques de transition et physiques tout en s’alignant sur les exigences de l’Accord de Paris.

Dans la catégorie des infrastructures, la durabilité était le thème commun des FNB lancés par BMO et Gestion mondiale d’actifs CI, tous deux basés à Toronto. CI a également lancé Fonds d’obligations vertes mondiales CI (CGRB), et Harvest Portfolios Group a ajouté le FNB Harvest indiciel de revenu Actions ESG (HESG).

Harvest, dont le siège social est à Oakville, en Ontario, a été la société la plus active dans la création de FNB d’actions « à rendement amplifié » qui utilisent l’effet de levier. Les nouveaux FNB Harvest englobent les leaders mondiaux des marques, les services publics, les soins de santé, la technologie et une stratégie canadienne multisectorielle. Avec un effet de levier d’environ 25 % des actifs, ces cinq FNB sont des versions à rendement potentiellement plus élevé des FNB Harvest existants, avec un risque plus élevé correspondant.

D’autres sociétés ont ajouté des FNB à effet de levier, notamment Evolve Funds Group et Horizons ETFs Management (Canada) de Toronto. Le FNB Evolve Enhanced FANGMA Index (TECE-T) investit dans les géants de la technologie. La société a également lancé un fonds canadien de services financiers qui utilise une combinaison d’options d’achat couvertes et un effet de levier pouvant atteindre 25 %.

Comme toujours, Horizons a été le plus agressif dans ses mandats à effet de levier et à effet de levier inverse, élargissant sa gamme BetaPro avec son FNB BetaPro Banques canadiennes à pondération égale quotidien haussier 2x et son FNB BetaPro Banques canadiennes à pondération égale quotidien baissier -2x.

Le HBKU est conçu pour offrir une exposition quotidienne à effet de levier double aux six grandes banques canadiennes. Le HBKD est conçu pour offrir l’occasion de profiter potentiellement de la baisse de valeur des actions des six grandes banques canadiennes.

Sans se laisser décourager par l’effondrement des valeurs de croissance, les deux plus grands fournisseurs de FNB ont axé leurs innovations sur les secteurs de pointe. Quatre FNB iShares lancés en mai offrent une exposition aux technologies « exponentielles », aux énergies propres, à la cybersécurité, à la génomique, à l’immunologie et aux soins de santé.

Ces nouveaux FNB donnent aux investisseurs un accès facile aux mégatendances qui façonnent l’économie mondiale, a déclaré Steven Leong, chef des produits iShares chez BlackRock Gestion d’actifs Canada de Toronto.

En novembre, BMO s’est associé à ARK Investment Management, la société new-yorkaise dirigée par la célèbre gestionnaire Cathie Wood, pour lancer trois FNB. Également disponibles sous forme de fonds d’investissement BMO, ils sont axés sur « l’innovation perturbatrice ».

En plus d’un fonds d’innovation au positionnement plus large, il y a un fonds BMO ARK spécialisé dans la génomique et un autre qui investit dans les entreprises Internet de « prochaine génération ». Le lancement de BMO élargit la distribution d’ARK au Canada au-delà des FNB qu’il gère pour Emerge Canada de Toronto.

Ailleurs, parmi les thématiques FNB investissant dans l’innovation, CI a lancé des fonds de biotechnologie et de cybersécurité en février, et des fonds de blockchain et de métavers en avril.

Plusieurs premières du genre entrent dans leur première année civile complète en 2023. Parmi elles, les premiers FNB à action unique au Canada, lancés par Purpose Investments de Toronto. Les cinq premières « actions de rendement » à paiement mensuel lancées en décembre sont basées sur cinq sociétés américaines à forte capitalisation : Alphabet Inc, Amazon.com Inc, Apple Inc, Berkshire Hathaway Inc et Tesla Inc.

Purpose vendra des options d’achat couvertes sur environ 50 % des actifs, avec un effet de levier pouvant atteindre 25 %, et l’exposition à la devise américaine sera couverte par le dollar canadien. Les frais de gestion sont de 0,40 %.

Parmi les autres premières du secteur des FNB en 2022 :

  • Les premiers FNB à date cible, de la société Evermore Capital de Toronto. Comme les fonds communs de placement des catégories à date cible, les huit FNB d’Evermore – dont les dates cibles vont de 2025 à 2060 – deviennent progressivement plus prudents au fil du temps. Investissant dans des FNB indiciels à frais réduits, les offres d’Evermore se distinguent par leurs faibles frais de gestion de 0,35 %.
  • Une gamme de cinq FNB d’actions gérés exclusivement par des femmes, parrainée par Emerge Canada, qui est dirigée par Lisa Langley, présidente, chef de la direction et fondatrice. Également disponible sous forme de fonds communs de placement, le programme Emerge EMPWR est conçu pour soutenir et mettre en valeur les femmes gestionnaires de placements tout en favorisant l’investissement durable.
  • Les FNB de crédits de carbone de Ninepoint Partners LP, Horizons ETFs et Gestion de Placements TD basés à Toronto. Ils investissent dans des contrats à terme liés aux prix des quotas de carbone, que les entreprises de certains pays – principalement en Europe – sont tenues d’acheter pour compenser leurs émissions de combustibles fossiles.

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Lancements de FNB : quelques tendances https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/lancements-de-fnb-quelques-tendances/ Wed, 13 Apr 2022 09:58:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=86353 FOCUS FNB - Les FNB à gestion active et utilisant l’effet de levier ont fait leurs débuts.

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Le premier trimestre de 2022 a été un trimestre fort sur le plan du lancement de fonds négociés en Bourse (FNB) cotés au Canada. En tout, 69 nouveaux FNB cumulant de nouveaux actifs de 1 447 millions de dollars (M$) ont fait leurs débuts, selon une note de Valeurs mobilières TD. Deux nouveaux émetteurs de FNB sont entrés sur le marché ce trimestre, à savoir Evermore et Mulvihill, qui ont inscrit neuf FNB au total, ce qui porte à 42 le nombre total d’émetteurs dans l’espace des FNB canadiens.

Dans la note, l’équipe de Valeurs mobilières TD, dirigée par Andres Rincon, directeur et chef des stratégies et ventes de FNB, dresse les principales tendances et observations des nouveaux FNB lancés au premier trimestre de 2022.

Actions populaires. Parmi les 69 nouveaux FNB, 65 % (45 sur 69) sont des FNB d’actions, représentant un actif total de 1 084 M$. On compte huit nouveaux FNB de titres à revenu fixe, pour un total d’actifs sous gestion de 326 M$. Onze FNB alternatifs ont été lancés, pour un actif total de 27 M$. Les FNB alternatifs et les FNB de matières premières ont ajouté deux et trois téléscripteurs avec des actifs totaux de 4 M$ et 7 M$, respectivement.

Gestion active contre gestion passive. Les FNB à gestion active ont rapidement augmenté leur espace tablette au premier trimestre. Environ la moitié (34 sur 69) des nouveaux FNB ont été lancés dans le cadre de stratégies à gestion active, par rapport à leur poids respectif de 21 % de l’actif sous gestion des FNB canadiens, selon Valeurs mobilières TD. « Les émetteurs de FNB se font concurrence pour offrir aux investisseurs davantage de FNB à gestion active, dont la plupart n’étaient disponibles que dans des fonds à capital fixe jusqu’à l’introduction du régime réglementaire des fonds communs de placement alternatifs », lit-on dans le rapport.

Principaux émetteurs. Durant cette période, BMO est l’émetteur qui a été le plus actif en matière de nouveaux lancements, ajoutant 13 nouveaux FNB à sa vaste gamme de FNB. Invesco est le suiveur le plus proche avec 12 nouveaux FNB lancés au premier trimestre. Ninepoint est l’émetteur le plus actif en termes d’actifs sous gestion, avec quatre nouveaux FNB apportant des actifs totaux de 443 M$, rapporte Valeurs mobilières TD dans sa note.

BMO a également bénéficié d’un afflux d’actifs décent de 405 M$ grâce au lancement de nouveaux FNB. La série en dollars américains du populaire Ninepoint Energy Fund (NNRG/U CN) se classe au premier rang des FNB lancés en termes d’actifs sous gestion. Les FNB énergétiques sont sous le feu des projecteurs depuis le début du conflit entre la Russie et l’Ukraine, car le poids éventuel de sanctions strictes contre la Russie pourrait avoir un impact supplémentaire sur l’offre mondiale. En conséquence, le FNB nouvellement lancé de Ninepoint a rapidement rassemblé un actif total de 396 M$ depuis sa création le 25 février 2022.

Événements notables. Le 18 février 2022, les FNB de bitcoins ont célébré leur premier anniversaire. Le lancement du FNB Bitcoin Purpose, il y a un an, a conduit à la cotation du premier FNB de bitcoins au monde au Canada et dans le monde.

Le 23 février, des FNB de répartition d’actifs à date cible ont fait leurs débuts sur le marché canadien, fait valoir Valeurs mobilières TD. Evermore, le 41e émetteur de FNB au Canada, a lancé une série de FNB de retraite avec diverses dates cibles allant de 2025 à 2060. Horizons a lancé le FNB Horizons Carbon Credits au début de février, le premier FNB de crédits de carbone au Canada. Au cours du même mois, Ninepoint a inscrit le FNB Ninepoint Carbon Credit, le premier FNB au Canada qui offre une exposition aux crédits de carbone nord-américains et européens.

Venue des FNB à rendement amplifié. Contrairement aux FNB traditionnels à rendement amélioré, qui utilisent des stratégies de vente d’options d’achat ou d’options de vente couvertes pour fournir un revenu, les FNB à rendement amplifié utilisent un modeste effet de levier pour offrir un rendement et un revenu accrus dans un environnement à faible rendement. L’effet de levier est souvent obtenu en empruntant des liquidités à un courtier principal pour acheter 25% de plus des actifs du panier.

« Hamilton ETFs a lancé le premier FNB amplifié au Canada avec l’ETF Hamilton Enhanced Canadian Bank (HCAL CN) en 2020. À la fin de 2021, trois FNB amplifiés étaient disponibles sur le marché canadien des FNB, Hamilton et Brompton étant les seuls émetteurs dans ce sous-secteur. Les FNB amplifiés propulsent les FNB à rendement bonifié vers de nouveaux sommets et deviennent l’un des segments de FNB canadiens à la croissance la plus rapide en 2022. Au premier trimestre de 2022, neuf FNB amplifiés ont été lancés, ce qui porte à 12 le nombre total de FNB amplifiés offerts aux investisseurs canadiens », lit-on dans la note de Valeurs mobilières TD.

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Les FNB thématiques défient leurs opposants https://www.finance-investissement.com/edition-papier/nouvelles-edition-papier/les-fnb-thematiques-defient-leurs-opposants-2/ Mon, 19 Apr 2021 04:16:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=79308 Malgré montrant que les FNB spécialisés génèrent un « alpha négatif », de nombreux fonds ont enregistré des rendements élevés.

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Un document de recherche publié en janvier par l’Université d’État de l’Ohio critique les fonds négociés en Bourse (FNB) spécialisés pour leurs faibles rendements corrigés du risque, leurs frais élevés et leur manque de diversification, et conclut que ces fonds «génèrent un alpha négatif d’environ-4 %»chaque année.

«Ces produits [spécialisés] se concurrencent pour attirer l’attention d’investisseurs peu sophistiqués qui recherchent les performances passées et négligent les risques associés à des portefeuilles sous-diversifiés, écrivent les auteurs. Les FNB spécialisés ont, en moyenne, réalisé des performances décevantes pour leurs investisseurs.»

Mais les fournisseurs de FNB canadiens contestent cette notion, affirmant que les FNB thématiques d’innovation sont durables et que les fonds thématiques peuvent être très bénéfiques lorsqu’ils sont utilisés de manière appropriée. Les rendements des FNB thématiques les plus performants du Canada ajoutent de la crédibilité à cet argument.

En 2020, le fonds Emerge ARK Genomics & Biotechnology ETF était en tête du classement des performances au Canada, avec un rendement de 156,9 %, selon Morningstar. Les cinq FNB d’Emerge Canada, de Toronto, gérés par l’équipe new-yorkaise d’ARK Investment Management dirigée par Cathie Wood, ont réalisé un rendement d’au moins 100 % l’année dernière.

Parmi les autres gagnants à trois chiffres de 2020, citons le Blockchain Technologies ETF, géré par Harvest Portfolios Group, d’Oakville (Ontario), qui a progressé de 151 %, le Horizons Big Data & Hardware Index ETF, qui a augmenté de 117,2 %, et l’Evolve Automobile Innovation Index Fund, qui a gagné 111,8 %.

Les sceptiques de l’Université d’État de l’Ohio et les promoteurs de FNB optimistes s’accordent à dire que les FNB spécialisés, en particulier ceux qui sont liés à la technologie, sont très populaires de nos jours. Plusieurs nouvelles offres spécialisées ont été lancées cette année.

Parmi les plus ambitieuses figurent une série de cinq FNB de BMO Gestion mondiale d’actifs basés sur les indices d’innovation MSCI et couvrant des thèmes tels que la génomique, l’Internet de nouvelle génération et les technologies financières, ainsi qu’un autre FNB consacré aux énergies propres. Au nombre des autres nouveaux entrants, citons le Horizons Psychedelic Stock Index ETF, qui investit dans des sociétés des sciences de la vie et des sociétés pharmaceutiques développant des utilisations thérapeutiques pour les composés psychédéliques, et le fonds Evolve Cloud Computing Index.

En créant de nouveaux produits, la société torontoise Evolve Funds Group recherche une thèse d’investissement à long terme. En raison du manque de données historiques sur les technologies innovantes, «il y a certainement un élément subjectif qui entre dans la stratégie d’Evolve», précise son président et directeur général, Raj Lala. Par exemple, le fonds Evolve Cyber Security Index Fund (dont les cotations couvertes et non couvertes ont des rendements annualisés sur trois ans supérieurs à 30 %) part du principe que la cybercriminalité continuera de croître au cours de la prochaine décennie, et que la cybersécurité deviendra une dépense non discrétionnaire pour toutes les grandes entreprises et agences gouvernementales du monde entier. Le fonds Evolve Cyber Security fournit un «accès parfait» à un thème spécifique et à des entreprises qui ne figurent généralement pas dans les principaux indices boursiers, ajoute Raj Lala.

Steve Hawkins, président et directeur général de la société torontoise Horizons ETFs Management (Canada), souligne les grandes tendances économiques et sociétales qui, selon lui, permettront de maintenir les rendements des FNB technologiques. «Les gens vont continuer à travailler à domicile, note-t-il. Ils vont être beaucoup plus interactifs en utilisant des ordinateurs. Il est difficile de trouver une raison pour laquelle vous ne devriez pas continuer à investir dans la technologie dans son ensemble.»

En investissant dans des FNB spécialisés, les investisseurs peuvent rapidement accéder à un sous-secteur ou à un thème d’investissement spécifique tout en se diversifiant parmi de nombreuses actions, ajoute Steve Hawkins. «Je ne veux pas me risquer à donner des noms individuels, en particulier dans la technologie des chaînes de blocs et la cryptomonnaie, affirme-t-il, car je n’ai absolument aucune idée de qui sera le prochain Coca-Cola ou PepsiCo.»

Les critiques du document de l’université d’État de l’Ohio concernant les faibles rendements corrigés du risque des FNB thématiques – ou alpha négatif – sont en partie justifiées par les performances très irrégulières des FNB sur le thème du cannabis. Le plus important et le plus ancien est le Horizons Marijuana Life Sciences Index ETF. Après avoir plus que doublé pour atteindre 24 $en septembre 2018, sa valeur nette d’inventaire a plongé à 5 $en mars 2020, avant de rebondir à 14 $au début de février.

Selon Steve Hawkins, les FNB spécialisés offrent aux courtiers actifs une «option liquide et efficace» pour entrer et sortir de marchés tels que celui du cannabis, et peuvent être un outil d’investissement à court, moyen ou long terme.

La société Emerge Canada vise à surpasser les approches de type indiciel en matière d’investissement thématique. «La gestion active est vraiment en train de prendre de l’avance», affirme Lisa Lake Langley, présidente, directrice générale et fondatrice d’Emerge, en soulignant les excellents résultats de son entreprise à ce jour. L’équipe d’ARK comprend des analystes qui ont une expérience dans des domaines tels que la génomique et diverses disciplines d’ingénierie. «Parce qu’ils ont cette expertise, ils savent comment virer de bord et réagir aux nouvelles», souligne Lisa Lake Langley.

Tout en reconnaissant que les investissements dans les entreprises innovantes peuvent être volatils, Lisa Lake Langley rejette l’idée que les investisseurs ne sont pas bien servis par les FNB spécialisés. «Nous voyons les clients se diversifier et les conseillers recommander aux clients de se diversifier et de commencer à allouer des fonds à l’innovat ion, note-t-elle. [L’innovation est] en train de devenir presque une catégorie d’actifs.»

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Le premier FNB de bitcoins sera canadien https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-premier-fnb-de-bitcoins-sera-canadien/ Fri, 12 Feb 2021 15:31:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=77890 PRODUITS - Il serait lancé dès la semaine prochaine, d’après un analyste.

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Le premier fonds négocié en Bourse (FNB) au monde dont l’actif sous-jacent sera des bitcoins « physiques » sera lancé très prochainement par la société Purpose Investments, rapporte une équipe d’analystes de TD Valeurs mobilières.

Il s’agit du FNB de bitcoins Purpose (Purpose Bitcoin ETF), qui sera assorti de frais de gestion de 1 % et qui sera le premier FNB de bitcoins de garde directe au monde. Ce FNB est destiné à offrir aux investisseurs une exposition à la principale cryptomonnaie, le bitcoin, en investissant directement dans des bitcoins réglés physiquement.

Vendredi matin, Purpose a obtenu les autorisations par les autorités canadiennes en valeurs mobilières.

Ce FNB sera offert dans une version en dollars canadiens couverte pour le risque de devise (BTCC), une version en dollars canadiens non couverte pour le risque de devise (BTCC.B) et une version en dollars américains non couverte pour le risque de devise (BTCC.U).

« Que vous croyiez que le Bitcoin est sans valeur ou que celle-ci atteigne 1 M$, l’inscription du premier FNB de Bitcoin au monde est un moment historique pour l’industrie des FNB et le Canada », écrit TD Valeurs mobilières dans une note auprès de ses clients.

Le FNB sera un fonds commun de placement alternatif qui détiendra des Bitcoin à long terme sous forme physique par opposition aux contrats à terme de Bitcoin. Le fonds a l’intention de suivre l’indice TradeBlock XBX, qui utilise un algorithme sur plusieurs plateformes de négociation de Bitcoin pour calculer le prix consolidé de Bitcoin chaque seconde.

Le prospectus préliminaire est truffé de mises en garde par rapport aux risques liés au Bitcoin. « Étant donné la nature spéculative de Bitcoin et la volatilité des marchés des Bitcoins, il existe un risque considérable que le fonds ne soit pas en mesure d’atteindre ses objectifs d’investissement. Un investissement dans le fonds n’est pas conçu comme un investissement complet et ne convient qu’aux investisseurs qui ont la capacité d’absorber une perte d’une partie ou tous leurs investissements. Un investissement dans le fonds est considéré comme à haut risque », peut-on y lire.

Selon ce document, la faible corrélation des rendements du Bitcoin par rapport aux obligations canadiennes, aux actions canadiennes et étrangères (de 0,01 à 0,09) peut amener de la diversification à un portefeuille. Au 31 janvier 2021, le réseau de Bitcoin représente une valeur de 615 G$ US, selon le prospectus préliminaire.

Une course remportée par des Canadiens ?

L’arrivée de ce qui serait le premier FNB de Bitcoin arrive au terme d’une longue épopée en vue de fournir sous forme de FNB un produit lié à la monnaie virtuelle. Purpose Investments et Evolve Funds ont tous deux déposé en 2017 des documents réglementaires auprès de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO) pour des FNB basés sur des contrats à terme sur Bitcoin.

La CVMO les a rejetés, relate l’équipe d’analystes de TD Valeurs mobilières dans sa note : « À l’époque, les autorités de régulation n’étaient pas convaincues que le marché était approprié pour les investisseurs de détail, ce qui faisait de la pertinence une préoccupation importante. »

D’autres fonds d’autres natures qui misent sur les cryptomonnaies ont toutefois vu le jour la même année, dont le Fonds Rivemont Crypto, lancé le 14 décembre 2017, qui s’adresse aux investisseurs canadiens qualifiés.

En 2019, 3iQ a fait appel avec succès de la décision de la CVMO de rejeter le dépôt de Bitcoin par l’autorité de régulation. Dans son appel, 3iQ a fait valoir que la CVMO n’avait pas à déterminer la convenance de Bitcoin aux investisseurs.

« Peu de temps après, des gestionnaires de fonds, dont 3iQ, CI et Ninepoint, ont lancé des fonds Bitcoin à capital fixe concurrents au Canada. Bien que cette approbation ait ouvert la voie au lancement de fonds concurrents, le caractère fermé du fonds a empêché le lancement d’un FNB », lit-on dans la note de TD Valeurs mobilières.

Par la suite, plusieurs sociétés (Arxnovum, Evolve, Horizons, Accelerate, Purpose Investments) ont tenté de lancer des FNB de Bitcoin, travaillant en étroite collaboration avec la CVMO. Purpose aurait gagné cette course selon TD Valeurs mobilières et son FNB serait lancé dès la semaine prochaine sur la Bourse de Toronto.

Le timing du lancement de ce FNB sera particulier, car cette semaine, Tesla a annoncé qu’il détenait 1,5 milliard de dollars en Bitcoin et un haut dirigeant de la Banque du Canada, Tim Lane, a fait la une des journaux en qualifiant les prix des monnaies cryptographiques de « manie spéculative », selon la note de la TD.

Ce courtier s’attend à ce que ces sociétés de fonds atteignent à leur tour leur objectif de créer un FNB de Bitcoin.

Il est difficile de prévoir l’effet de la mise en marché de FNB de Bitcoin. « Un domaine que nous surveillerons de près au cours des prochaines semaines est celui des primes par rapport à la valeur liquidative des fonds à capital fixe importants qui suivent Bitcoin en Amérique du Nord. Ces primes se négociant autour de 10 % devraient diminuer à la suite de l’inscription de FNB de Bitcoin. Les fonds à capital fixe devraient perdre leur prime de rareté et les arbitragistes pourront acheter le FNB et vendre à découvert le fonds à capital fixe pour fusionner le fonds à capital fermé avec sa valeur liquidative », lit-on dans la note de TD Valeurs mobilières.

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