Coinbase Inc | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/coinbase-inc/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 20 Apr 2026 13:47:45 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Coinbase Inc | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/coinbase-inc/ 32 32 Les stablecoins : le Canada adopte sa loi et importe le débat sur le rendement https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/les-stablecoins-le-canada-adopte-sa-loi-et-importe-le-debat-sur-le-rendement/ Mon, 20 Apr 2026 13:47:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113514 ZONE EXPERTS — Le cadre canadien entre en vigueur alors que les approches américaine et européenne convergent vers un enjeu commun : les récompenses associées aux stablecoins.

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En novembre 2025, dans cette chronique, nous analysions le projet de Loi sur les cryptomonnaies stables (la « Loi »), déposé dans le cadre du budget fédéral. Ce projet est devenu loi : la Loi a reçu la sanction royale le 27 mars 2026. Entre-temps, aux États-Unis, le GENIUS Act, signé en juillet 2025, entre pleinement en vigueur au plus tard le 18 juillet 2026. Le moment est opportun pour faire le point sur l’état des lieux au Canada, le comparer avec l’approche américaine, européenne, et aborder la question qui anime le débat public des deux côtés de la frontière : les récompenses sur les stablecoins.

Ce qui a changé, et ce qui reste à faire

La Loi canadienne confirme les grandes lignes de ce qui avait été annoncé : un registre d’émetteurs administré par la Banque du Canada (BdC), des réserves maintenues au minimum à parité (1 pour 1), une obligation de rachat à la valeur de référence, et l’interdiction, pour les émetteurs de verser, directement ou indirectement, toute forme d’intérêt ou de rendement aux détenteurs de stablecoins.

Ce qui n’a pas changé, c’est la coexistence de trois cadres réglementaires pour un même actif : la BdC pour la surveillance prudentielle de l’émetteur inscrit au registre, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) pour l’encadrement de la distribution des stablecoins au public (qu’elles continuent de qualifier de valeurs mobilières), et les régulateurs prudentiels des institutions financières. Cette superposition crée un manque de clarté que l’on espère voir se dissiper rapidement, notamment avec une mise à jour des avis des ACVMs pour tenir compte du nouveau régime fédéral.

La fenêtre d’action est maintenant ouverte : la BdC et le ministère des Finances rédigent le cadre réglementaire, dont la pré-publication est prévue à l’automne 2026. C’est dans ces règlements que se joueront les questions les plus structurantes.

Le GENIUS Act : la leçon américaine

Le GENIUS Act offre un contraste instructif. Trois caractéristiques méritent l’attention des professionnels de la finance canadiens.

Premièrement, la loi américaine crée une catégorie unique de « payment stablecoin ». Un seul type de licence permet à un stablecoin de servir aussi bien aux paiements de détail qu’au règlement de transactions sur des valeurs mobilières tokenisées. Au Canada, cette polyvalence n’existe pas aujourd’hui : la BdC encadre l’émetteur sur le plan prudentiel, tandis que les ACVM encadrent la distribution du stablecoin au public en le traitant comme une valeur mobilière. L’enjeu pour la tokenisation est que les stablecoins devraient aussi servir d’actifs de règlement pour les transactions sur valeurs mobilières tokenisées. Si les ACVM maintiennent leur qualification de valeur mobilière pour les stablecoins utilisés dans ce contexte, cela pourrait freiner l’adoption de la tokenisation au Canada.

Deuxièmement, le GENIUS Act prévoit un mécanisme d’équivalence : la Réserve fédérale et le Trésor américain doivent reconnaître les régimes étrangers comparables, de sorte qu’un stablecoin conforme au cadre européen (MiCA) ou canadien puisse circuler aux États-Unis sans licence domestique supplémentaire. La Loi canadienne prévoit un pouvoir similaire pour le gouverneur de la BdC. Il est important qu’il soit utilisé pour reconnaître les régimes étrangers et éviter l’isolement du marché canadien.

Troisièmement, la SEC a réduit en février 2026 le « haircut » réglementaire sur les stablecoins détenus par les courtiers à 2 %, soit le même traitement qu’un fonds du marché monétaire. C’est un signal puissant d’intégration des stablecoins dans la tuyauterie de la finance traditionnelle.

Le débat sur les récompenses : émetteurs, intermédiaires et la question ouverte

Dans les deux juridictions, c’est l’émetteur du stablecoin qui est visé par l’interdiction de verser des intérêts ou du rendement. Au Canada, la loi interdit à l’émetteur de « directement ou indirectement, verser au détenteur d’une cryptomonnaie stable qu’il a émise aucune forme d’intérêt ou de rendement ». Le GENIUS Act prévoit qu’aucun émetteur autorisé ne versera de rendement « solely in connection with the holding, use, or retention » du stablecoin. Ni l’une ni l’autre de ces lois ne traite explicitement du cas des intermédiaires qui versent des récompenses à leurs utilisateurs à partir de leurs propres revenus. L’industrie souhaite que les règlements à venir clarifient ce point et confirment expressément que les programmes offerts par les intermédiaires, distincts des réserves de l’émetteur, sont permis.

Le débat de politique publique qui en découle est vif, et il se joue sur deux fronts législatifs distincts. Le GENIUS Act, déjà adopté, interdit aux émetteurs de verser du rendement, mais ne traite pas explicitement des intermédiaires. Le projet de loi sur la structure des marchés numériques (le CLARITY Act), toujours en cours de négociation au Sénat américain, est devenu le champ de bataille principal. Les associations bancaires américaines tentent d’y insérer des dispositions qui étendraient l’interdiction de rendement au-delà des émetteurs, visant aussi les programmes de récompenses offerts par les intermédiaires.

Paul Grewal, directeur juridique de Coinbase, a publiquement déclaré en janvier 2026 que l’entreprise ne pouvait plus soutenir le CLARITY Act, en partie parce qu’il contenait selon lui une interdiction de facto des programmes de récompenses. L’enjeu est de taille : si le CLARITY Act est adopté avec ces dispositions, il pourrait modifier l’équilibre établi par le GENIUS Act et interdire aux plateformes de verser des récompenses à leurs utilisateurs, quel que soit le mécanisme de financement. De l’autre côté, les associations bancaires américaines soutiennent que ces programmes créent un produit fonctionnellement identique à un compte de dépôt rémunéré, sans les obligations prudentielles qui s’y rattachent : capital réglementaire, assurance-dépôts, exigences de liquidité.

L’Office of the Comptroller of the Currency (OCC), une agence fédérale américaine chargée de superviser et de réglementer les banques nationales. a d’ailleurs proposé en février 2026 une règle établissant une « présomption réfutable » contre les modèles de rendement, estimant que la substance prime la forme.

L’Union européenne, avec MiCA, a retenu l’approche la plus stricte en interdisant non seulement aux émetteurs, mais aussi aux prestataires de services sur cryptoactifs (les CASPs), d’accorder tout intérêt ou avantage lié à la durée de détention d’un stablecoin. Le Royaume-Uni adopte une position plus nuancée et interdirait aux émetteurs de verser des intérêts tirés des réserves, mais se montrerait plus ouvert aux programmes de récompenses offerts par des tiers, à condition qu’ils ne soient pas financés par les réserves de l’émetteur et qu’ils respectent les règles strictes du régime de promotions financières (fair, clear, and not misleading). Le régime complet du R.-U. entrera en vigueur en octobre 2027.

L’alternative bancaire : les dépôts tokenisés

Il est important de noter que les banques ne sont pas en reste dans cette transformation. Plusieurs grandes institutions financières développent activement les dépôts tokenisés : des représentations numériques de dépôts bancaires traditionnels émises directement par des banques réglementées, sur des registres distribués. La différence fondamentale avec les stablecoins est que le dépôt tokenisé reste un passif bancaire, couvert par l’assurance-dépôts et soumis aux exigences prudentielles habituelles de la banque émettrice.

JPMorgan opère depuis plusieurs années une plateforme (Kinexys), utilisée par ses clients institutionnels pour le règlement instantané de paiements interbancaires sur sa plateforme de registre distribué. Citi a développé Citi Token Services pour les flux de trésorerie et le financement du commerce international de ses grands clients. En 2025 et 2026, un projet pilote coordonné par SWIFT avec 14 grandes banques, dont JPMorgan et Citi, est passé à la phase de « préparation à la production » pour le règlement d’actifs tokenisés à l’échelle mondiale.

Au Canada, la Banque du Canada n’est pas en reste. Le projet Samara, mené en collaboration avec des partenaires de recherche, a exploré la faisabilité d’une monnaie numérique de banque centrale de gros sur un registre distribué. Samara a testé le règlement interbancaire directement sur une plateforme à permission. Le projet a démontré qu’un tel règlement était techniquement réalisable en temps réel tout en préservant la confidentialité des transactions entre les institutions participantes. Samara a fourni à la BdC les fondations techniques pour évaluer comment la monnaie de banque centrale pourrait coexister avec les stablecoins réglementés et les dépôts tokenisés dans l’infrastructure de règlement de demain.

Pour l’industrie, les dépôts tokenisés et les stablecoins ne sont pas des concurrents, mais des instruments complémentaires. Les dépôts tokenisés rassurent les régulateurs prudentiels parce qu’ils restent dans le périmètre bancaire ; les stablecoins offrent une portabilité, une interopérabilité et une accessibilité que les solutions bancaires ne procurent pas encore. Comme l’a souligné la BdC dans ses travaux sur la tokenisation, la monnaie numérique de banque centrale (sous sa forme de gros), les dépôts tokenisés et les stablecoins réglementés peuvent coexister comme actifs de règlement complémentaires. Le défi pour les régulateurs canadiens est de concevoir un cadre qui permette cette coexistence sans créer d’asymétries réglementaires injustifiées.

Ce que cela signifie pour le Canada

La Loi sur les stablecoins pose les fondations en créant un régime prudentiel fédéral pour les émetteurs. Mais tant que les ACVM continueront de traiter la distribution de stablecoins conformes à la Loi comme une distribution de valeurs mobilières, le triple cadre persistera.

Pour les professionnels de la finance, l’enjeu est concret. Les stablecoins ne sont plus un sujet réservé aux initiés de l’écosystème crypto. Avec l’adoption de cadres législatifs au Canada, aux États-Unis et en Europe, avec le développement parallèle des dépôts tokenisés par les grandes banques mondiales, et avec les travaux de la BdC sur le règlement interbancaire numérique, nous assistons à une refonte progressive de la plomberie financière. La manière dont le Canada conçoit ses règlements sur les stablecoins, et coordonne le cadre fédéral avec celui des ACVM, déterminera s’il reste un acteur compétitif de cette transformation, ou s’il se retrouve isolé.

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Coinbase acquiert Deribit https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/coinbase-acquiert-deribit/ Wed, 14 May 2025 10:48:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107307 Elle veut devenir la plateforme mondiale de dérivés cryptographiques la plus complète.

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Grâce à une transaction majeure, Coinbase s’impose comme la première plateforme mondiale de produits dérivés cryptographiques en faisant l’acquisition de Deribit, la première bourse d’options cryptographiques au monde.

Coinbase a conclu un accord d’acquisition de 30 milliards de dollars d’intérêt ouvert. Cette opération donne naissance à une plateforme institutionnelle de produits dérivés particulièrement complète, la spécialisation de Deribit en options venant enrichir les activités en forte croissance de Coinbase dans les contrats à terme américains et les contrats à terme perpétuels à l’échelle internationale.

C’est un autre pas vers l’objectif de Coinbase qui est de fournir aux courtiers un accès au spot, aux contrats à terme, aux contrats à terme perpétuels et au trading d’options, le tout sur une plateforme transparente et efficace en matière de capital.

Grâce à cette acquisition, Coinbase devient le leader mondial des dérivés cryptographiques en matière d’intérêt ouvert et de volume d’options. Cette opération assure également à la plateforme des revenus durables, diversifiés et une rentabilité accrue, puisque Deribit renforcera immédiatement leur rentabilité tout en apportant plus de diversité et de stabilité aux revenus de trading dès la clôture de l’accord. Les revenus issus des options sont généralement moins cycliques que ceux générés par le trading au comptant, car les courtiers les utilisent pour gérer les risques lors des fluctuations haussières ou baissières du marché. Deribit a toujours enregistré un EBITDA ajusté positif, et ce chiffre devrait encore augmenter au sein de l’entité combinée.

Cette entente permet également d’accélérer la stratégie mondiale de Coinbase en matière de produits dérivés grâce à la forte présence de Deribit et à sa base de clients professionnels.

« Nous sommes enthousiastes à l’idée de nous associer à Coinbase pour ouvrir un nouveau chapitre dans l’univers des dérivés cryptographiques à l’échelle mondiale, affirme Luuk Strijers, PDG de Deribit. En tant que première plateforme d’options sur cryptomonnaies, nous avons bâti une entreprise solide et rentable. Cette acquisition viendra accélérer notre développement, tout en offrant aux courtiers un accès élargi aux marchés au comptant, aux contrats à terme, aux contrats perpétuels et aux options — réunis sous une marque unique, digne de confiance. Aux côtés de Coinbase, nous sommes prêts à façonner l’avenir du marché mondial des dérivés cryptographiques. »

Les modalités de la transaction 

L’acquisition de Deribit a coûté environ 2,9 milliards de dollars, soit 700 millions de dollars en espèces et 11 millions d’actions ordinaires de classe A de Coinbase, sous réserve des ajustements habituels du prix d’achat.

La transaction reste toutefois soumise à l’approbation des autorités réglementaires ainsi qu’à d’autres conditions habituelles de clôture, et devrait être finalisée d’ici la fin de l’année.

Cette opération s’inscrit dans la continuité de la stratégie d’acquisitions ciblées de Coinbase. Chaque acquisition a permis à la société de consolider son offre institutionnelle :

  • Xapo (2019) a permis la création de Coinbase Custody ;
  • Tagomi (2020) a donné naissance à Coinbase Prime ;
  • FairX (2022) a mené au Coinbase Derivatives Exchange ;
  • One River Digital (2023) a ouvert la voie à Coinbase Asset Management.

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Hyperactivité dans les FNB de cryptoactifs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/hyperactivite-dans-les-fnb-de-cryptoactifs/ Wed, 12 Mar 2025 10:03:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105957 FOCUS FNB — Des émetteurs intensifient leurs efforts afin de lancer des FNB novateurs.  

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Une série de lancements imminents de fonds négociés en Bourse (FNB) de cryptoactifs abondent depuis le début de 2025, rapportent deux études de Valeurs mobilières TD. Et souvent, leurs prospectus préliminaires laissent croire que ces fonds — s’aventurent dans des zones relativement exotiques.

Le principal creuset d’activité survient autour de Solana avec le dépôt, le 27 janvier dernier, d’un prospectus préliminaire de FNB Solana Staking par 3iQ, puis le 29 janvier par Purpose Investments. Ces fonds visent une appréciation du capital à long terme en investissant directement dans les cryptoactifs.

3iQ et Purpose se positionnent ainsi pour devenir les premiers émetteurs de tels FNB, mais la course met en jeu plusieurs autres firmes du côté américain, notamment Grayscale, VanEck, 21Shares et Bitwise. « Le FNB Solana de Purpose peut être le premier si les régulateurs canadiens en valeurs mobilières donnent leur feu vert avant la SEC (Securities and Exchange Commission aux États-Unis) », affirme VMTD.

Par ailleurs, aux mêmes dates, rapporte Banque Nationale Marchés financiers, 3iQ déposait la demande pour un FNB XRP investissant dans cette cryptomonnaie, avec des frais de gestion de 1,00 %, tandis que Purpose le faisait pour un FNB Ripple, investissant dans la crypto du même nom pour un même frais de gestion.

Les frais de gestion des deux FNB Solana sont de 0,15 % pour celui de 3iQ et de 1,00 % pour celui de Purpose, rapporte Banque Nationale Marchés financiers. Quand le « staking » est activé, les gestionnaires peuvent recevoir jusqu’à 40 % des bénéfices de ce « staking » avec le FNB de 3iQ, de 20 % avec celui de Purpose. Ce « staking » — ou validation — requiert quelques explications.

L’originalité de Solana

Comme le Bitcoin, Solana se présente en tant que cryptomonnaie, mais avec une mission élargie. Bitcoin se veut essentiellement une alternative virtuelle aux monnaies traditionnelles, alors que Solana est conçu comme une plateforme « chaîne de blocs » susceptible de recevoir d’autres projets capitalisant sur les chaînes de bloc, que ce soit en comptabilité ou en finance décentralisée.

Une particularité du Solana tient à ce qu’on appelle « Proof-of-Stake, PoS », à la différence de Bitcoin qui repose sur le « Proof-of-Work, PoW ». Le PoW se base sur le travail des « mineurs » de Bitcoin qui résolvent des équations mathématiques complexes pour créer de nouveaux jetons. Le PoS est un mécanisme de vérification et de sécurisation des transactions sur la blockchain. « La mise en œuvre précise varie, mais à la base, les utilisateurs mettent leur crypto en jeu, un peu comme un dépôt de garantie, pour avoir une chance d’ajouter un nouveau bloc à la blockchain. En règle générale, les chances d’être choisi pour valider le prochain bloc sont proportionnelles au montant mis en jeu et à la durée de détention de l’actif par l’utilisateur. De cette manière, le réseau récompense les participants les plus investis. Si le nœud sélectionné valide avec succès un bloc, il reçoit la récompense de sa mise », explique Coinbase. Ce processus donne à Solana l’avantage d’une plus grande vitesse de transaction et de plus faibles coûts transactionnels.

Selon VMTD, la SEC exigeait que, pour être éligible, un FNB de crypto devait être porté par un parquet de contrats à terme. Cependant, ce frein pourrait être levé, anticipe VMTD : « Bien qu’une SEC remaniée puisse envisager de donner le feu vert à un FNB de Solana sans que des contrats à terme soient cotés, la cotation de contrats à terme SOL sera probablement une étape clé pour l’approbation d’un FNB de Solana en Amérique du Nord. »

Également à la fin de janvier, Evolve ETFs a déposé une demande pour les premiers FNB crypto à effet de levier, ce levier étant de 1,25 fois le capital en jeu. Il s’agit des FNB Evolve Levered Bitcoin (LBIT) et Evolve Levered Ether (LETH), qui suivront les changements de prix quotidiens en dollars US de Bitcoin et Ether.

« Ces FNB peuvent être intéressants pour les investisseurs lorsque les prix de Bitcoin et d’Éther remontent, écrit VMTD. À mesure que les taux d’intérêt baissent, les coûts d’emprunt diminuent également pour l’effet de levier des liquidités. Par conséquent, un marché caractérisé par des taux d’intérêt bas et des prix élevés pour les cryptomonnaies profitera à ces produits à effet de levier. Les nouveaux investisseurs pourraient voir dans ces nouveaux FNB crypto à effet de levier une occasion de rattraper leur retard en matière de crypto, tandis que les investisseurs existants pourraient chercher à hausser leur exposition. Toutefois, ces FNB à effet de levier pourraient également connaître une sous-performance si les cryptomonnaies entrent dans un marché baissier. »

Dans la dernière semaine de janvier, la firme américaine Calamos lançait le Calamos Bitcoin Structured Alt Protection ETF (CBOJ), apportant dans le monde des cryptomonnaies les montages à résultats structurés. Ce FNB suivra le prix du CME CF Bitcoin Reference Rate — New York Variant (BRRNY) jusqu’à un plafond de gains de 11,65 % sur la période allant du 22 janvier 2025 au 30 janvier 2026. En contrepartie, toute perte à la baisse sera épongée à 100 %. Deux autres produits de Calamos, dévoilés au début de février, CBXJ et CBTJ proposent des protections à la baisse de 90 % et 80 % respectivement. Leurs plafonds respectifs s’établiront en contrepartie entre 28 % et 31 % pour CBXJ et entre 50 % et 55 % pour CBTJ.

Enfin, l’Américaine Tuttle Capital, toujours à la fin de janvier, a déposé des demandes pour 10 FNB crypto avec levier double (2X). Les cryptomonnaies à l’honneur sont XRP, Solana, Litecoin et Cardano, mais on y trouve aussi des jetons de niche comme BONK, Chainlink et Polkadot, mais aussi TRUMP et MELANIA. « Ce développement, écrit VMTD, est considéré comme un nouveau test des limites de la SEC. La formation du nouveau groupe de travail sur les cryptomonnaies, dirigé par le commissaire Hester Peirce, jouera un rôle crucial dans la détermination du paysage réglementaire des FNB de cryptoactifs. »

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Une avocate spécialiste des actifs numériques rejoint Coinbase https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/une-avocate-specialiste-des-actifs-numeriques-rejoint-coinbase/ Wed, 11 Dec 2024 12:37:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104472 NOUVELLES DU MONDE — Le Conseil des ministres la nomme également sur un conseil d’administration.

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Laure Fouin s’est jointe à Coinbase à titre d’avocate générale associée en novembre dernier. Elle est ainsi chargée de toutes les questions légales pour les activités canadiennes de la plateforme d’échange de cryptomonnaies.

« Coinbase est une plateforme d’échange de cryptomonnaies qui propose le trading, le staking, la conservation et l’achat d’actifs pour une clientèle de détail et institutionnelle. Nous sommes par exemple un des plus importants dépositaires pour les gestionnaires de fonds d’investissement crypto aux États-Unis et au Canada. Coinbase Global Inc. est cotée au NASDAQ (COIN) et Coinbase Canada est inscrite au Canada à titre de courtier restreint dans toutes les provinces et territoires du Canada, avec la CVMO (Commission des valeurs mobilières de l’Ontario) comme régulateur principal », a expliqué Laure Foin à Finance et Investissement.

Auparavant, Laure Fouin a successivement exercé comme associée chez McCarthy Tétrault pour plus de dix ans, puis, plus récemment, chez Osler, Hoskin & Harcourt, où elle coprésidait le groupe de pratique « Actifs numériques et chaînes de blocs » du cabinet.

Laure Fouin est titulaire d’un master en droit des affaires et d’un master en droit bancaire et financier de l’Université Paris II Panthéon-Assas, en France, ainsi que d’une maîtrise en droit (LL.M.) de l’Université McGill. Elle a auparavant obtenu une licence en droit des affaires et en droit fiscal à l’Université Paris II Panthéon-Assas. Elle a été admise au Barreau du Québec en 2013.

Le conseil des ministres du gouvernement du Québec a par ailleurs annoncé sa nomination à titre de membre du conseil d’administration de Télé-université le 27 novembre dernier.

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Coinbase Canada s’inscrit auprès des ACVM https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/coinbase-canada-sinscrit-aupres-des-acvm/ Fri, 12 Apr 2024 10:58:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100065 La société de cryptomonnaies cherche à obtenir l’inscription complète en tant que courtier.

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La plateforme de crypto-échange américaine Coinbase a obtenu son enregistrement au Canada.

Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont accepté la demande d’enregistrement de Coinbase Canada en tant que courtier restreint, dans le cadre de l’approche des ACVM visant à intégrer le secteur naissant de la cryptomonnaie dans la sphère réglementée.

« Afin de favoriser l’innovation et de répondre à des circonstances inédites, les ACVM ont envisagé un enregistrement provisoire et limité dans le temps qui permettrait aux [plateformes cryptographiques] d’opérer dans un environnement réglementé, avec des exigences réglementaires adaptées aux activités [de la plateforme] », ont déclaré les ACVM dans l’ordonnance accordant un allègement à Coinbase.

Bien qu’elle soit enregistrée en tant que courtier restreint, Coinbase demandera à être enregistrée en tant que système de négociation alternatif et courtier en valeurs mobilières, ainsi qu’à devenir membre de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI), a indiqué l’ordonnance.

Dans un communiqué, Coinbase a déclaré que l’approbation des ACVM fait suite à un processus qui a commencé en mars 2023, lorsque l’entreprise a signé un engagement de préenregistrement avec les ACVM.

« En outre, Coinbase a collaboré avec des banques, des conseillers en placement et des fonds de pension canadiens pour démontrer son dévouement à faciliter sa navigation réussie dans le domaine en évolution des actifs numériques », a déclaré l’entreprise.

« La réglementation est essentielle au succès de l’industrie de la cryptographie et à l’établissement de la confiance », a souligné Faryar Shirzad, responsable des politiques chez Coinbase, dans un communiqué.

« Nous applaudissons l’engagement manifeste des autorités canadiennes de réglementation des valeurs mobilières à apporter de la clarté à l’industrie et nous sommes impatients de voir ce que ce prochain chapitre réserve à Coinbase au Canada », a-t-il ajouté.

« L’objectif global du cadre réglementaire est d’assurer un équilibre entre la nécessité d’être flexible et de faciliter l’innovation sur les marchés financiers canadiens, tout en maintenant le mandat réglementaire de promotion de la protection des investisseurs et des marchés financiers équitables et efficaces », a déclaré l’ACVM dans son ordonnance.

Avec près de 200 employés à temps plein au Canada, Coinbase a déclaré que le pays est le plus grand centre technologique de l’entreprise en dehors des États-Unis.

« Il s’agit d’une étape importante dans le parcours de Coinbase au Canada », a assuré Lucas Matheson, PDG de Coinbase Canada, dans un communiqué.

« Nous sommes ravis de continuer à travailler avec les parties prenantes à travers le Canada pour accélérer l’adoption des actifs numériques, favoriser l’autonomisation économique et remodeler le système financier », a-t-il continué.

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3iQ lance deux FNB avec jalonnement basés sur l’Ether https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/3iq-lance-deux-fnb-avec-jalonnement-bases-sur-lether/ Mon, 23 Oct 2023 11:04:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=96957 En partenariat avec Coinbase et Tetra Trust.

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Le gestionnaire de fonds canadien 3iQ Digital Asset Management lance les premiers fonds négociés en Bourse (FNB) avec jalonnement sur le marché nord-américain. Il s’agit du Fonds 3 iQ Staking Ether (QETH.UN, QETH.U) et du FNB 3iQ Ether (ETHQ, ETHQ.U).

Ces fonds utiliseront le mécanisme du jalonnement pour générer des récompenses sous forme d’ETH, qui seront reflétées dans leur valeur liquidative (VL) par le biais d’un rendement relutif, a fait savoir 3iQ.

Le jalonnement, ou staking, consiste à acquérir des crypto-monnaies et à les garder bloquées dans un portefeuille afin de recevoir des bénéfices.

Dans le cadre d’une offre de lancement, 3iQ renoncera jusqu’au 31 mars 2024 aux frais de gestion du FNB 3iQ Ether, qui commencera par être négocié sous le nom de « FNB 3iQ Staking Ether ». Le symbole boursier restera le même.

Les trois quarts des récompenses provenant des activités de jalonnement reviendront aux Fonds et 25 % iront à 3iQ sous forme de frais de service de jalonnement, qui seront calculés et payés mensuellement, à terme échu, plus les taxes applicables.

3iQ, qui a été le premier gestionnaire de fonds d’investissement canadien à proposer un fonds d’investissement public en bitcoins, a annoncé en juin dernier son intention de commencer le jalonnement d’Ether dans les Fonds.

La société vise à fournir aux investisseurs un rendement supplémentaire généré par des validateurs dédiés sur le mécanisme de consensus preuve d’enjeu (PoS) du réseau Ethereum, en éliminant les complexités liées à la manipulation directe d’actifs numériques.

«Avec le lancement du jalonnement ETH dans Le Fonds Ether et le FNB 3iQ Ether, nous sommes fiers d’offrir à nos investisseurs une opportunité unique de participer pleinement à la croissance de l’Ethereum », a déclaré Fred Pye, président-directeur général de 3iQ.

Les actifs numériques détenus par les fonds sont conservés dans des comptes de dépôt séparés et hors-ligne par Coinbase Custody Trust Company, sous la surveillance de Tetra Trust, un dépositaire qualifié soutenu notamment par WonderFi. Le jalonnement d’Ether dans ces produits est soutenu par l’infrastructure institutionnelle de Coinbase Custody.

« Collaborer avec 3iQ pour fournir des services de jalonnement dans l’espace FNB du Canada s’aligne sur notre mission stratégique d’offrir la sécurité et la confiance aux investissements dans les actifs numériques tout en maintenant les normes les plus élevées de sécurité et de conformité dans tous les régimes réglementaires », a déclaré Brett Tejpaul, chef de Coinbase Institutional.

Il n’y a actuellement aucun montant minimum ou maximum des actifs du portefeuille des Fonds pouvant être jalonnés. 3iQ a indiqué avoir l’intention d’adopter une approche mesurée des activités de staking, en fonction des besoins de liquidité du Fonds et de la nouveauté de la stratégie d’investissement.

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Où se trouvent les « cryptomilliardaires » ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/ou-se-trouvent-les-cryptomilliardaires/ Thu, 10 Aug 2023 11:11:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=95478 PLANÈTE FINANCE – Les États-Unis en abritent le plus grand nombre.

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Depuis la création du Bitcoin en 2008, plusieurs entrepreneurs et investisseurs se sont considérablement enrichis grâce à la finance décentralisée, une économie qui était évaluée en début d’année à 2 000 milliards de dollars américains (G$ US), selon le site spécialisé CoinMarketCap.

Pour savoir où l’argent de l’industrie de la cryptomonnaie se concentre, l’évaluateur de performance de casinos en ligne WeGamble a compilé les classements annuels des plus grandes fortunes publiés par Forbes et par Bloomberg, ainsi que des articles de médias spécialisés dans les cryptomonnaies et des rapports d’analyse du marché.

Sans grande surprise, c’est aux États-Unis que l’on retrouve le plus grand nombre d’ultrariches qui ont engrangé les billets verts grâce aux cryptomonnaies. La liste de l’évaluateur fait état de neuf milliardaires américains dans cette industrie qui possèdent une valeur nette totale estimée à 28,6 G$ US.

La liste compte des noms d’entrepreneurs et d’investisseurs tels que Brad Garlinghouse (10 G$), cofondateur de la société de blockchain Ripple avec son compère Chris Larsen (2,6 G$), les frères Cameron et Tyler Winklevoss, créateurs de la plateforme d’échange Gemini (3 G$), Michael Novogratz, patron du fonds d’investissement crypto Galaxy Investment Partners (2,6 G$), Brian Armstrong, fondateur de Coinbase (2,4 G$) ou encore Barry Silbert, qui est à l’origine du groupe d’investissement Digital Currency Group (DCG).

La Chine et le Canada

Après les États-Unis, la Chine arrive en deuxième position au palmarès des citoyens qui se sont le plus enrichis grâce aux cryptomonnaies avec deux milliardaires, dont un des champions du domaine. Il s’agit de Changpeng Zhao, fondateur de Binance, qui possédait une valeur nette de plus de 10 G$ fin 2022, selon Bloomberg. Né en Chine, celui qui est surnommé CZ possède la double nationalité sino-canadienne et réside actuellement à Singapour. Il apparait comme la 44e personne la plus fortunée du monde au classement de Forbes. En comparaison, la fortune de son compatriote Jihan Wu, cofondateur de Bitmain, l’un des principaux fabricants de matériel de minage de bitcoins, semble bien modeste. Elle est tout de même évaluée à 1,8 G$.

Avec un trésor de guerre de 1 G$, Anthony Di Iorio place le Canada en troisième position sur la liste des pays accueillant des milliardaires de la cryptosphère. Né à Toronto, l’entrepreneur et investisseur a cofondé la plateforme décentralisée de contrats intelligents Ethereum en 2014. Il a par la suite créé Decentral, une société de développement de logiciels axée sur les technologies décentralisées à l’origine du portefeuille électronique multi-devises Jaxx. Il agit actuellement à titre d’investisseurs dans diverses compagnies dans le domaine de la chaîne de blocs.

Grandeur et décadence

Le milliardaire canadien devance de quelques dizaines de millions le Sud-Coréen Song Chi-Hyung (950 M$), fondateur de Dunamu, qui exploite la bourse de cryptomonnaies Upbit. Le multimillionnaire sud-coréen a perdu une grande partie de sa fortune évaluée à 3,7 G$ en 2022, dans la tourmente qui a frappé l’industrie des cryptos, pour chuter de la 9e à la 41e position au classement des 50 Coréens les plus riches de Forbes en 2023. En septembre 2021, Dunamu avait levé 85 M$ pour une valeur de 8,7 G$. L’entreprise vaudrait aujourd’hui moins d’un quart de sa valeur de 2021.

L’île de Saint-Christophe-et-Niévès, dans les Caraïbes, outre ses plages, ses maisons colorées et ses eaux turquoise, se distingue comme terre d’accueil d’un autre nabab des cryptos, Roger Ver (465 M$). Cet Américain d’origine, qui a abandonné sa citoyenneté pour devenir un Christophien, a été l’un des premiers investisseurs dans le Bitcoin avant de devenir PDG de la boite de 2014 à 2019. Il fait maintenant la promotion du Bitcoin Cash, une monnaie virtuelle lancée en 2017.

Parmi les autres noms importants figurant sur la liste dressée par WeGamble figurent également l’investisseur Tim Draper, l’entrepreneur en série Dan Larimer, Matthew Roszak, investisseur et co-fondateur de la start-up blockchain Bloq, l’entrepreneur Brock Pierce, Gary Wang, cofondateur de la bourse de crypto-monnaies FTX avec Sam Bankman-Fried, et Jed McCaleb, fondateur de la technologie de la cryptomonnaie Stellar.

Des investissements institutionnels

« Les États-Unis ont émergé comme le pays crypto le plus riche du monde, avec le plus grand nombre de cryptomilliardaires. La présence d’échanges de cryptomonnaies de premier plan et d’un environnement réglementaire propice a fait des États-Unis une destination attrayante pour les investisseurs et les entrepreneurs en cryptomonnaies », indique un porte-parole de WeGamble.

Les États-Unis disposent selon la firme de plusieurs atouts pour attirer les investisseurs et les entrepreneurs en cryptomonnaies, dont un marché financier très développé et un environnement réglementaire favorable. Le pays a notamment connu une montée en puissance des investissements institutionnels dans les cryptomonnaies en 2020 et 2021, avec de grandes entreprises qui ont investi des sommes importantes dans le Bitcoin, telles que Tesla et Square.

Le fait que les États-Unis abritent certaines des plus grandes bourses de cryptomonnaies, telles que Coinbase et Kraken, contribue également à stimuler ce marché, estime la firme. Elle considère en outre que la volonté démontrée par la Securities & Exchange Commission (SEC), le régulateur américain, de clarifier la réglementation relative aux cryptomonnaies, avec plusieurs accusations portées récemment contre des acteurs du secteur, pourrait également contribuer à restaurer la confiance des investisseurs dans le marché des cryptoactifs.

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Binance et Coinbase dans la mire de la SEC https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/binance-et-coinbase-dans-la-mire-de-la-sec/ Thu, 08 Jun 2023 10:37:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=94477 Elles sont accusées d’avoir enfreint les lois américaines sur les valeurs mobilières.

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Après avoir déposé lundi 13 chefs d’accusation contre la plateforme de cryptomonnaies Binance et son fondateur, Changpeng Zhao, la Securities and Exchange Commission (SEC) s’en est pris mercredi à Coinbase, un autre géant des cryptoactifs.

L’autorité américaine accuse Coinbase de ne pas s’être enregistrée auprès d’elle pour proposer ses services, « échappant ainsi au régime de divulgation que le Congrès a établi pour nos marchés de valeurs mobilières », selon la plainte déposée à la Cour de justice du district sud de New York.

Binance et Coinbase sont toutes deux accusées, entre autres, d’avoir enfreint les lois américaines sur les valeurs mobilières, d’offrir des titres non enregistrés et d’effectuer leurs opérations sans être enregistrées.

Les régulateurs aux trousses

La SEC reproche à Binance d’avoir perçu, entre juin 2018 et juillet 2021, 11,6 milliards de dollars (G$) américains de revenus provenant notamment des frais de transaction payés par les clients américains. Le régulateur considère que la plateforme avait détourné ses propres contrôles pour permettre à des investisseurs américains fortunés de continuer à effectuer des transactions sur sa bourse internationale non réglementée.

Les clients basés aux États-Unis étaient censés n’avoir accès qu’à une société distincte, créée spécifiquement pour opérer aux États-Unis, appelée Binance.US. En réalité, Binance aurait mélangé des milliards de dollars de fonds de clients et les aurait envoyés secrètement à une société de trading distincte, Merit Peak Limited, contrôlée par Changpeng Zhao. Selon la plainte de la SEC, cette société aurait reçu plus de 20 M$, y compris des fonds de clients.

C’est la deuxième fois cette année que les régulateurs fédéraux américains accusent Binance de se soustraire aux lois conçues pour protéger les investisseurs aux États-Unis. Fin mars, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) avait assigné la compagnie pour des motifs similaires.

Gel des actifs américains de Binance

La SEC viendrait de demander une ordonnance restrictive temporaire pour geler les actifs américains de Binance, selon Cointribune. Le gendarme boursier veut également interdire au PDG de diriger ou d’administrer toute société enregistrée aux États-Unis qui émet des valeurs mobilières. La CFTC souhaite pour sa part bannir définitivement Binance des États-Unis.

Dans un billet de blog publié lundi, la plateforme a déclaré que ses dirigeants avaient essayé de négocier un accord avec les régulateurs et qu’ils étaient « déçus » et « découragés » par la décision de la SEC.

Le PDG a aussi affirmé qu’il mettait en place un fonds de rétablissement pour aider les personnes travaillant dans le secteur financier qui ont été affectées par la situation.

Législation fédérale

La SEC estime que la plupart des jetons cryptographiques émis par des bourses telles que Binance et FTX – dont le fondateur, Sam Bankman, doit être jugé en octobre pour fraude – doivent être considérés comme des valeurs mobilières en vertu de la législation fédérale, rapporte le New York Times.

Plusieurs critiques accusent l’agence de ne pas avoir défini les règles de sa politique à long terme pour l’industrie de la cryptographie et de réglementer le marché à la place par des mesures d’exécution, signale le a.

« Je pense que la clarté est là depuis des années », a rétorqué Gary Gensler, le président de la SEC, mardi au micro de CNBC. Il ajouté que les investisseurs sont protégés par les lois sur les valeurs mobilières et que « la crypto ne devrait pas être différente ». Il a mentionné également que les États-Unis n’avaient pas besoin d’une monnaie numérique supplémentaire, car le dollar américain remplissait déjà cette fonction.

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Purpose ajoute Coinbase à sa liste de sous-dépositaires https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/purpose-ajoute-coinbase-a-sa-liste-de-sous-depositaires/ Wed, 24 May 2023 12:30:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=94138 Pour les fonds détenant des actifs numériques.

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Investissements Purpose a annoncé par voie de communiqué que Coinbase, une filiale de Coinbase Global, agira à titre de sous-dépositaire supplémentaire pour les fonds qu’elle gère et qui détiennent des actifs numériques − des « Crypto Funds » −, à compter du 15 mai 2023.

Parmi les principaux avantages de cet accord, les actifs continueront d’être conservés dans des portefeuilles de stockage à froid distincts et les actifs ne seront jamais prêtés ou réhypothéqués. Quant à Purpose, elle offre une structure de sous-conservation double avec deux fournisseurs de garde institutionnelle qualifiés (Gemini et Coinbase).

« Les actifs numériques offrent aux investisseurs la possibilité d’obtenir une exposition précoce aux actifs qui pourraient alimenter l’avenir du secteur financier, mais à mesure que la classe d’actifs mûrit, il est essentiel de trouver des moyens sûrs et réputés d’investir dans les crypto-monnaies », a déclaré Nick Kuriya, responsable des crypto-monnaies chez Purpose.

Actuellement, les actifs sous gestion des fonds gérés par Purpose détenant des actifs numériques s’élèvent à environ 1,2 milliard de dollars.

Purpose propose quatre fonds de crypto-monnaies, dont le premier FNB au comptant de Bitcoin (FNB Bitcoin Purpose ; TSX : BTCC), le premier FNB au comptant d’Ether (FNB Ether Purpose ; TSX : ETHH) ainsi que les premiers FNB de crypto-monnaies à options d’achat couvertes activement gérés (FNB de rendement fondé sur le bitcoin Purpose ; TSX : BTCY et FNB de rendement fondé sur l’Ether Purpose; TSX : ETHY).

Fondée en 2012, Investissements Purpose est une société de gestion d’actifs avec plus de 16 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Coinbase, fondée également en 2012, est une société cotée en bourse dont les actifs dépassent les 100 milliards de dollars. Sa plateforme en ligne sécurisée permet d’acheter, de vendre, de transférer et de stocker des cryptomonnaies.

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Le bitcoin retrouve de nouveaux sommets https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-bitcoin-retrouve-de-nouveaux-sommets/ Fri, 15 May 2020 12:06:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=66400 La monnaie numérique a connu une forte hausse en à peine un mois.

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Alors que beaucoup croyaient le bitcoin mort après la frénésie qui a entouré cette monnaie numérique en 2017, plusieurs investisseurs y prêtent de nouveau attention.  En un mois à peine, l’évaluation de bitcoin est passée de 6000 dollars américains ($ US) à 9000 $ US, rapporte le Financial Post dans un article récent.

Plusieurs experts expliquent ces gains par la réduction de production attendue de ces pièces. En effet, tous les quatre ans environ, le rythme de création de nouveaux jetons ralentit, car les récompenses que les mineurs reçoivent pour le traitement des transactions sont réduites. Le troisième événement de ce type était attendu le 12 mai.

Depuis sa création, Bitcoin a déjà subi deux réductions de moitié – ou halvenings, comme on les appelle parfois – résultant par une appréciation de son prix. Le jeton est passé d’environ 12 dollars à plus de 1 000 dollars l’année suivant la réduction des récompenses de 2012, et a progressé d’environ 1 000 % dans le sillage de la réduction de moitié de 2016. La frénésie autour des monnaies numériques l’a portée à près de 20 000 dollars l’année suivante avant de s’effondrer. Depuis, la pièce se négocie toujours à environ 50 % en dessous des records de 2017.

Si l’histoire se répète, le bitcoin pourrait atteindre son nouveau maximum vers août 2021, selon les recherches de Pantera Capital.

Les sceptiques affirment que les prix des cryptomonnaies sont notoirement volatils et souvent difficiles à expliquer, en disant que toute appréciation doit être évaluée à l’avance. D’autres estiment que cette hausse pourrait tout simplement s’expliquer avec la pandémie, le confinement et l’ennui.

« Les récits dans le monde des chaînes de blocs agissent comme la Force dans La guerre des étoiles – ils se déplacent mystérieusement et façonnent le marché, a déclaré George McDonaugh, co-fondateur de la société d’investissement en crypto et chaînes de blocs KR1. On ne peut pas vous reprocher de vous être un peu emballés pour ce qui est à venir. »

Des prévisions optimistes

Quelles qu’en soient les raisons, les prix décollent et beaucoup lancent des estimations parfois très hautes. Raoul Pal, de Global Macro Investor, prévoit que Bitcoin pourrait atteindre 1 million de dollars américains (M$ US) dans les trois à cinq prochaines années.

« C’est déjà l’actif le plus performant de toute l’histoire, a-t-il écrit dans une récente présentation. Il est né de la crise financière pour les raisons exactes qui sont en voie d’arriver dans cette crise. C’est littéralement pour cela que Bitcoin a été inventé. »

D’autres voient moins grand, comme l’expert en capital-risque, Tim Drap. Mais celui-ci prévoit tout de même que le bitcoin pourrait atteindre 250 000 $ d’ici 2022 ou début 2023. « L’adoption du bitcoin se répandra parce que le bitcoin est tout simplement une meilleure monnaie que toutes les monnaies politiques qui sont liées aux gouvernements et aux caprices politiques », affirme-t-il.

Christopher Wood, analyste chez Jefferies LLC, recommandait également d’acheter Bitcoin avant la réduction de moitié en rappelant les hausses de prix antérieures du jeton entourant cet événement. Selon lui, celui-ci devrait être une source de diversification « précisément en raison de sa nature réellement décentralisée ».

Un certain nombre de plateformes d’échange de cryptomonnaies se montrent également optimistes et ont commencé à embaucher. On peut penser à Kraken LLC, Binance Holdings Ltd., OkEx et Coinbase Inc.

Ces plateformes vont-elles trop vite? Les experts sont-ils trop optimistes ou plutôt visionnaires? Difficile à dire…

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