Cerulli Associates | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/cerulli-associates/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 13 Jul 2026 19:06:14 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Cerulli Associates | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/cerulli-associates/ 32 32 Les FNB gagnent du terrain dans les portefeuilles https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-gagnent-du-terrain-dans-les-portefeuilles/ Wed, 08 Jul 2026 10:19:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114481 FOCUS FNB — Et font évoluer le rôle du conseiller.

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L’appétit des investisseurs pour les fonds négociés en Bourse (FNB) ne montre aucun signe d’essoufflement. Après avoir attiré un montant record de 75 milliards de dollars (G$) en nouveaux capitaux en 2024, l’industrie canadienne a franchi un nouveau jalon en 2025 avec des ventes nettes de 125,8 G$, soit près du double du niveau observé un an plus tôt, selon les données de l’Association des marchés de valeur et des investissements (AMVI).

Les FNB d’actions demeurent le principal moteur de cette croissance, avec 65,5 G$ de créations nettes en 2025. À titre de comparaison, les ventes nettes de FNB d’actions s’établissaient à 37,2 G$ en 2023 et à 36 G$ en 2022 selon l’AMVI.

La progression des FNB est indéniable, commente Jean-François Girard, vice-président et chef du développement et gestion des fonds d’investissement chez Desjardins Société de placement. « Les FNB prennent de plus en plus de place. D’ailleurs, les FNB “tout-en-un” ont crû considérablement dans les dernières années et offrent un produit simple qui procure une excellente diversification en un seul même produit. », précise-t-il.

Les FNB tout-en-un, aussi appelés FNB de répartition de l’actif, « sont des portefeuilles à fiche d’opération unique qui permettent d’investir dans les principales catégories d’actifs, résume RBC Gestion mondiale d’actifs. Au lieu d’acheter plusieurs titres, les investisseurs peuvent détenir un seul FNB qui combine des actions et des obligations canadiennes, américaines et internationales dans un portefeuille géré par des professionnels. »

Les données statistiques donnent raison à Jean-François Girard. Les tendances observées à l’échelle de l’industrie montrent qu’en l’espace de quelques années, les FNB sont passés du statut d’outil de diversification à celui de composante centrale de nombreux portefeuilles. De même, le recours aux portefeuilles modèles gagne du terrain dans les pratiques des conseillers.

Près de 70 % des conseillers américains utilisent aujourd’hui des portefeuilles modèles sous une forme ou une autre, selon FUSE Research Network, cité dans le rapport 2026 Global ETF Outlook de State Street Global Advisors. La vaste majorité de ces modèles, qu’ils soient conçus à l’interne ou fournis clés en main, intègrent des FNB comme placements sous-jacents.

Les conseillers qui utilisent des portefeuilles modèles y consacraient en moyenne 39 % des actifs de leurs clients, contre 32 % trois ans auparavant, selon une autre étude de State Street Global Advisors publiée celle-ci en décembre 2024. Cette progression correspond à une réduction de l’importance de la sélection individuelle de titres et à une intégration de plus en plus importante des portefeuilles modèles dans les pratiques de gestion de patrimoine.

Parallèlement, les gestionnaires d’actifs et les fournisseurs de portefeuilles modèles allouent en moyenne 54 % de ces portefeuilles à des FNB, ce qui en fait les principaux blocs de construction de ces stratégies, selon Cerulli Associates.

Cette évolution a transformé la façon dont les conseillers bâtissent les portefeuilles, constate Jean-François Girard. « La majorité des conseillers utilisent les FNB comme blocs de base dans une approche cœur-satellite : le cœur du portefeuille est constitué de FNB indiciels à faible coût offrant une exposition diversifiée, tandis que les satellites permettent d’aller chercher de l’alpha via des fonds actifs, des stratégies thématiques ou des titres individuels. », affirme-t-il.

Ainsi, les FNB ne servent plus uniquement à reproduire les grands indices boursiers. « Les conseillers d’aujourd’hui se perçoivent plus comme des allocateurs d’actifs stratégiques, affirme Jean-François Girard. Ils se voient de moins en moins comme des “stock pickers” et davantage comme des architectes de portefeuille et des guides financiers. »

Davantage de temps pour les services à valeur ajoutée

Un nombre grandissant de conseillers utilisent les FNB comme éléments constitutifs de leurs portefeuilles modèles, constate également Jeff Lucyk, chef des ventes à Hamilton ETFs. Selon lui, cette tendance s’explique par une meilleure reconnaissance des avantages qu’offrent ces produits en matière de diversification et de rendement. Ces bénéfices découlent « de la répartition de l’actif, de l’exposition géographique et du positionnement sectoriel » associés à ce type de solution.

Les FNB peuvent fournir « une exposition efficace et ciblée à des régions géographiques, des secteurs, des stratégies de revenu ou des catégories d’actifs moins corrélées aux actions et aux obligations traditionnelles. » Ils offrent ainsi « un moyen simple et efficace d’obtenir une exposition à ces différentes dimensions sans la complexité supplémentaire associée à la sélection de titres individuels. », détaille-t-il.

Dans le même temps, Jeff Lucyk croit que l’entrée en vigueur du Rapport sur le coût total (Total Cost Reporting ou TCR), survenue le 1er janvier 2026 à l’initiative des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), pousse de nombreux conseillers à se tourner davantage vers les FNB pour obtenir une exposition de base à faible coût. Cela « leur permet de réduire les frais globaux des portefeuilles tout en leur permettant d’intégrer d’autres placements afin d’en améliorer le profil risque-rendement. »

Cette évolution de l’utilisation des FNB entraîne toutefois une transformation plus profonde de la profession, estime Jeff Lucyk. « Plusieurs conseillers cherchent aujourd’hui à offrir une approche globale à valeur ajoutée qui va bien au-delà de la simple sélection de titres, témoigne-t-il. Les conseillers exercent de nombreuses responsabilités et ont plusieurs occasions de créer de la valeur qui dépassent la construction de portefeuille et la sélection de titres individuels ».

À mesure que le patrimoine d’un client croît, ses besoins se multiplient, notamment en matière de fiscalité, de planification successorale, de génération de revenus, de projets personnels ou philanthropiques, et bien d’autres aspects, signale Jeff Lucyk.

Dans un tel contexte, les FNB « peuvent simplifier le processus d’investissement en contribuant à la construction de portefeuilles diversifiés et à faible coût permettant aux clients d’atteindre leurs objectifs financiers, tout en donnant aux conseillers davantage de temps pour répondre à ces autres besoins à forte valeur ajoutée », assure-t-il.

Cette diversification des usages explique en partie la place grandissante qu’occupent désormais les FNB dans les portefeuilles, selon lui. Au-delà du simple véhicule de placement, ces solutions deviennent progressivement l’infrastructure de base utilisée par les conseillers pour mettre en œuvre leurs stratégies.

« La transparence des coûts imposée par les FNB oblige également une conversation plus honnête sur la valeur ajoutée réelle du conseiller, ce qui, bien géré, peut renforcer la relation client. », estime également Jean-François Girard.

Ainsi, plus que jamais, la valeur ajoutée du conseiller semble désormais se situer dans l’allocation d’actifs, la planification financière et l’accompagnement du client, plutôt que dans la sélection individuelle de titres.

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Combattre les préjugés des clients https://www.finance-investissement.com/fi-releve/strategie-daffaires/combattre-les-prejuges-des-clients/ Thu, 04 Jul 2024 09:55:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101375 DÉVELOPPEMENT – En utilisant la finance comportementale.

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Selon un rapport récent de Cerulli, les investisseurs fortunés sont particulièrement enclins à certains préjugés comportementaux, notamment le biais de disponibilité, qui pèse chez 88% des répondants, et le biais de confirmation (78%).

Chez cette clientèle, l’étude observe également une présence marquée du biais de troupeau et du biais d’ancrage. Ces préjugés conduisent les clients à augmenter le niveau de risque des portefeuilles.

Le biais de troupeau incite les clients à suivre la foule et à privilégier les tendances populaires. Ce comportement est amplifié par le biais de disponibilité, pour lequel l’attention médiatique accroît la visibilité des tendances.

Ce phénomène est plus prononcé chez les jeunes investisseurs détenant moins de 250 000 $ d’actifs, qui sont influencés par les réseaux sociaux, ainsi que chez les investisseurs avec plus de 2 millions de dollars d’actifs, qui subissent l’influence d’un petit cercle de relations et ont accès aux investissements alternatifs.

Le biais d’ancrage pousse quant à lui les clients à utiliser des points de référence précis, comme le prix d’achat initial d’une action, pour prendre leurs décisions d’investissements. Cette tendance est renforcée par le biais de confirmation, qui consiste pour les personnes qui en sont atteintes à privilégier les informations qui abondent dans le sens de leurs idées préconçues.

Les préjugés nuisent aux investissements

Au nombre des autres préjugés observés par l’étude, certains investisseurs sont influencés par des événements ou des expériences récents (biais de récence). D’autres ont tendance à développer une confiance excessive dans leurs capacités à gérer leur portefeuille, tandis que plusieurs sont guidés par l’aversion aux pertes, ce qui les pousse à opter pour une prudence excessive dans leurs placements. À l’inverse, les biais de troupeau et d’ancrage conduisent les investisseurs à surreprésenter un titre dans leur portefeuille et à augmenter les risques de pertes.

Il est cependant possible de combattre ces préjugés en intégrant des conseils financiers comportementaux pour mieux servir les clients, signale le rapport. L’utilisation de technologies peut aider dans ce sens. Selon l’analyste John McKenna, ces technologies « peuvent améliorer les relations avec les clients en prenant en compte leurs sentiments conscients et subconscients vis-à-vis de l’argent ».

Renforcer la relation avec les clients

L’approche comportementale permet de créer des portefeuilles viables à long terme, de développer des relations plus durables avec les clients et de considérer la personne dans son ensemble, et non comme une simple série de chiffres.

Le fait de comprendre les clients et d’adapter les stratégies en fonction de leurs préjugés contribue à optimiser les portefeuilles selon leurs besoins et à renforcer le lien de confiance, car ils se sentent écoutés et respectés.

Préjugés moins influents avec l’âge

L’étude de Cerulli révèle par ailleurs que l’influence des biais comportementaux diminue avec l’âge. Les jeunes investisseurs (moins de 40 ans) montrent des scores plus élevés que les personnes âgées (plus de 70 ans).

En termes de richesse, l’indice financier comportemental varie en fonction des actifs détenus. L’impact des préjugés comportementaux semble augmenter à mesure que l’on s’enrichit, surtout chez les moins de 50 ans, tandis qu’il diminue pour les personnes de plus de 60 ans.

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Les pratiques basées sur le travail d’équipe stimulent la croissance https://www.finance-investissement.com/fi-releve/strategie-daffaires/les-pratiques-basees-sur-le-travail-dequipe-stimulent-la-croissance/ Tue, 18 Jun 2024 10:43:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101386 Les actifs sous gestion par conseiller sont généralement plus élevés et elles ont un plan de succession.

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Selon un rapport publié par Cerulli Associates, une société de recherche basée à Boston, les cabinets gérés par une équipe ont des actifs sous gestion plus élevés que les cabinets gérés par un seul professionnels. Ils offrent également plus de services à la clientèle et sont plus susceptibles d’avoir un plan de succession.

L’actif sous gestion médian par conseiller pour les cabinets gérés par une équipe aux États-Unis était de 100 millions de dollars américains (M$ US), contre 72 M$ US pour les cabinets gérés en solo. Les cabinets gérés par une équipe ont également servi des clients dont la valeur nette moyenne était plus élevée, soit 1,6 M$ US, comparativement à 1 M$ US pour les conseillers travaillant en solo.

Parmi les cabinets dont l’actif sous gestion est supérieur à 500 M$ US, 94,5 % étaient gérés par une équipe.

Les équipes composées de plusieurs conseillers bénéficient de compétences et d’expériences complémentaires, explique Asher Cheses, directeur chez Cerulli, dans un communiqué. « La combinaison de l’expérience de chaque membre de l’équipe permet aux pratiques de tirer parti de leurs forces individuelles et de fournir des services spécialisés, y compris les prêts, la planification successorale [et] les services fiscaux. »

Le travail en équipe permet aux conseillers d’offrir davantage de services de planification financière et de services aux clients fortunés, ce qui aide les cabinets à progresser sur le marché, selon le rapport. En moyenne, les cabinets basés sur une équipe ont fourni 2,9 des huit services mesurés pour les clients fortunés, tels que la planification caritative et les services fiduciaires, contre 2,2 pour les cabinets en solo.

« Un ensemble élargi de services se traduit généralement par des niveaux plus élevés de parts de portefeuille, car les clients ont tendance à regrouper les actifs conservés auprès d’équipes capables de fournir des services complets », souligne Cerulli dans un communiqué.

Un autre avantage du travail en équipe est la possibilité de planifier la succession. Les conseillers qui travaillent en équipe sont plus susceptibles d’avoir un plan de succession, ce qui réduit le risque que les clients quittent le cabinet après le départ à la retraite du conseiller principal. Seuls 14,4 % des conseillers exerçant en solo prévoient de vendre à quelqu’un leur propre cabinet, contre 37,4 % pour les conseillers exerçant en équipe.

Pour les cabinets individuels qui souhaitent développer leur activité, Cerulli recommande aux conseillers de déterminer les services à offrir et ceux à externaliser, et d’envisager de travailler avec d’autres conseillers locaux sous un nom de groupe commun.

Le rapport est basé sur l’enquête annuelle de Cerulli auprès des conseillers en services financiers, qui comprend plus de 2 000 réponses, ainsi que sur plus de 20 entretiens menés au premier trimestre 2024 avec des équipes de conseillers à travers les canaux employés et indépendants. Les participants aux entretiens devaient avoir un minimum de 50 millions de dollars d’actifs sous gestion.

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Choix du conseiller : la grandeur de l’entreprise compte énormément https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/choix-du-conseiller-la-grandeur-de-lentreprise-compte-enormement/ Tue, 30 Apr 2024 10:50:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100515 Il s’agit d’un critère primordial pour les investisseurs quand vient le temps de choisir avec quel conseiller faire affaire.

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L’un des principaux critères de sélection quand vient le temps de choisir avec quel conseiller en services financiers faire affaire est le type d’entreprise qui l’emploie, révèle une étude récente de Cerulli Associates reprise par Think Advisor. Plus l’entreprise est grande et reconnue, mieux c’est !

Les investisseurs, particulièrement ceux qui possèdent un million de dollars d’actifs investissables ou plus, portent une grande attention au type d’entreprise qui emploie leur conseiller avant de faire affaire avec. Ainsi, 39 % des investisseurs qui travaillent avec un conseiller et 32 % de ceux qui ne sont pas conseillés préfèrent « une grande organisation nationale ».

Seuls 28 % des sondés assurent ne pas avoir de préférence marquée pour le type d’entreprise à laquelle leurs conseillers sont affiliés.

Les personnes plus âgées sont celles qui semblent apprécier particulièrement travailler avec des professionnels de marques établies, rapporte Cerulli Associates.

De l’autre côté, 18 % des investisseurs qui travaillent avec des conseillers et 19 % de ceux qui ne sont pas conseillés privilégient les conseillers qui possèdent et gèrent leur propre cabinet au niveau local. Ce chiffre est particulièrement faible parmi les répondants les moins fortunés. Ainsi, ce pourcentage s’élève à 13 % parmi les répondants qui disposent de 250 000 à 500 000 dollars d’actifs investissables et à 8 % pour ceux qui disposent de moins de 250 000 dollars.

« Ces niveaux de préférence globaux représentent un défi pour les nouveaux conseillers en investissement enregistrés et les courtiers indépendants, car ils possèdent rarement des niveaux élevés de sensibilisation spontanée parmi les clients potentiels dans leurs périodes de besoin critique de conseils », relève Scott Smith, directeur des relations de conseil de Cerulli, dans un communiqué.

Les pratiques de conseils qui n’offrent que des options d’engagement en ligne semblent particulièrement impopulaires. Ces pratiques ne sont favorisées que par 1 % des investisseurs conseillés et 5 % des investisseurs non conseillés. Toutefois, elles semblent remporter plus de succès parmi un certain type d’investisseurs. Ainsi, 12 % des investisseurs non conseillés disposant de moins de 250 000 dollars d’actifs investissables et de ceux disposant de plus de 5 millions de dollars sont favorables à un engagement uniquement en ligne.

« Cerulli pense que les plateformes numériques joueront un rôle crucial dans l’avenir du conseil, mais ces résultats soulignent l’importance des conseillers humains au cœur du positionnement concurrentiel de la gestion de patrimoine », analyse Scott Smith.

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