Banque TD | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/banque-td/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 28 Apr 2026 12:03:26 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Banque TD | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/banque-td/ 32 32 Le Groupe Banque TD présente ses 14 administrateurs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-groupe-banque-td-presente-ses-14-administrateurs/ Tue, 28 Apr 2026 12:03:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113534 NOUVELLES DU MONDE – Ces derniers ont tous obtenu près de 99 % des votes.

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La Banque Toronto-Dominion (TD) annonce que les 14 candidats figurant dans la circulaire de procuration de la direction du 17 février 2026 ont été élus comme au conseil d’administration.

Ils ont obtenu entre 98,7 % et 99,8 % de votes en faveur de leur nomination.

Les 14 candidats sont les suivants :

  • Ayman Antoun
  • Ana Arsov
  • Cherie L. Brant
  • Raymond Chun
  • Elio R. Luongo
  • John B. MacIntyre
  • Keith G. Martell
  • Nathalie M. Palladitcheff
  • Frank J. Pearn
  • Jane Rowe
  • Nancy G. Tower
  • Ajay K. Virmani
  • Mary A. Winston
  • Paul C. Wirth

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ESG : rendre compte de ses actions à l’ère de l’IA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/esg-rendre-compte-de-ses-actions-a-lere-de-lia/ Wed, 01 Apr 2026 10:10:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113119 Divulguer ses propres données ESG est plus important que jamais.

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Pour les entreprises, l’enjeu n’est plus seulement de poser des actions durables, mais de les documenter avec rigueur, cohérence et crédibilité, avant que d’autres ne le fassent à leur place.

À l’heure où les investisseurs institutionnels utilisent massivement l’intelligence artificielle (IA) pour analyser les entreprises, évaluer les risques et anticiper les transformations sectorielles, garder le silence sur le sujet est devenu un risque en soi, a signalé Milla Craig, fondatrice et PDG de Millani, lors du concours du meilleur rapport de durabilité de Finance Montréal, présenté le 17 mars.

« Si une entreprise ne raconte pas son histoire, les algorithmes le feront à sa place. Et probablement d’une mauvaise façon », a signalé la dirigeante de la firme montréalaise, qui analyse depuis une dizaine d’années les rapports de durabilité des entreprises cotées à la Bourse de Toronto.

L’IA lit les rapports avant les investisseurs

Selon la firme, les investisseurs institutionnels canadiens utilisent déjà massivement l’IA pour analyser les entreprises, évaluer les risques et anticiper les transformations sectorielles. Ils s’intéressent notamment à la capacité des entreprises à s’adapter à cette technologie ou à y résister.

Ce changement a des conséquences concrètes : les équipes de relations avec les investisseurs doivent consacrer davantage de temps à répondre aux questions générées par ces outils, sujets à des « hallucinations ».

Or, seulement 24 % des entreprises du TSX-60 disposent d’une expertise en IA au sein de leur conseil d’administration, selon la firme. Les politiques internes, lorsqu’elles existent, restent souvent peu divulguées. Ce manque de transparence laisse le champ libre aux algorithmes pour combler les vides, pas toujours avec justesse.

L’environnement ESG se transforme

La pression sur les divulgations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) augmente, tandis que les priorités ESG évoluent rapidement. Depuis 2023, les discussions chez les investisseurs institutionnels canadiens ne tournent plus uniquement autour du climat. Elles sont désormais dominées par la volatilité, l’inflation et les tensions géopolitiques. « L’ESG n’est plus isolé du reste », résume Milla Craig.

L’experte place la gouvernance de l’IA au premier rang des sujets à surveiller. « Quand on commence à penser aux divulgations autour de l’ESG, on doit vraiment réfléchir à l’impact de l’intelligence artificielle sur les investisseurs », indique-t-elle.

Le « E » d’environnement déborde et englobe désormais l’interdépendance de l’économie et de l’énergie. La sécurité nationale, la souveraineté autochtone et arctique, et même la défense, font leur entrée dans les considérations des investisseurs. Sur le plan social, les enjeux d’abordabilité gagnent en visibilité.

Quant à la gouvernance, elle accueille un nouveau sujet : la gouvernance de l’IA, qui a dépassé celle des conseils d’administration dans les priorités des investisseurs dès 2025.

La réglementation n’a pas fait taire les entreprises

Contrairement aux attentes, l’adoption de la loi C-59 contre l’écoblanchiment, identifiée comme le facteur réglementaire le plus influent selon les investisseurs institutionnels, n’a pas entraîné de recul important des divulgations. En 2024, seulement 3 % des entreprises du TSX avaient complètement retiré leurs communications ESG selon une étude de Millani. Le niveau de divulgation est globalement resté supérieur à celui de 2022 et 2023.

Milla Craig observe par ailleurs une adoption croissante des normes IFRS (International Financial Reporting Standards) en matière de durabilité, signe que les pratiques se structurent. Et malgré les incertitudes, 72 % des entreprises du TSX n’ont pas modifié leurs objectifs climatiques, 12 % les ont même renforcés.

Un phénomène inquiétant se dessine toutefois en coulisses : un silence croissant chez les investisseurs eux-mêmes. De moins en moins d’entre eux s’expriment publiquement ou prennent position sur l’ESG, par crainte d’être critiqués ou mal interprétés, indique Milla Craig. Selon elle, c’est à ce niveau que réside le véritable risque : non pas dans l’excès de communication, mais dans l’inaction et le manque de transparence.

L’affaire de toute l’entreprise

Autre grande tendance : l’ESG s’institutionnalise. L’ESG ne relève plus uniquement d’équipes spécialisées, révèlent des entretiens menés par Millani auprès de 36 investisseurs institutionnels canadiens. Il mobilise désormais l’ensemble des fonctions, de la finance à la gestion des risques, en passant par l’audit, la communication et la gouvernance.

Le mouvement de recul contre l’ESG, particulièrement marqué aux États-Unis, a produit l’effet inverse de celui escompté, observe Milla Craig, et a plutôt accéléré l’institutionnalisation de l’ESG chez les investisseurs canadiens.

Selon une étude de Millani publiée en février dernier, basée sur des entretiens menés auprès de 36 investisseurs institutionnels représentant 10,3 billions de dollars d’actifs sous gestion, 97 % des répondants confirment maintenir un niveau élevé d’engagement continu envers l’ESG.

Comme le résume un investisseur cité dans le rapport : « la phase qui s’amorce est celle de la normalisation ». Les discussions sur l’ESG sont devenues plus transversales et plus structurées, modifiant la nature de ce qu’on attend d’un rapport de durabilité. D’un exercice de communication avec de belles photos, il devient un outil stratégique à part entière pour convaincre les investisseurs, indique Milla Craig.

Ce que les meilleurs rapports ont en commun

Dans le cadre du concours des meilleurs rapports de durabilité, BMO a remporté le premier prix dans la catégorie des institutions bancaires, notamment pour ses indicateurs d’analyse du carbone. La TD se classe au deuxième rang, saluée entre autres pour la transparence de ses objectifs, suivie par RBC.

Dans le secteur financier non bancaire, La Caisse a dominé le classement pour la clarté et la structure de son rapport, ainsi que pour la pertinence de ses indicateurs de gouvernance, suivie de Manuvie, distinguée entre autres pour l’influence accordée aux investisseurs, et d’Investissements PSP, remarqué pour son volet social : rétention des talents, bien être des employés, rémunération des dirigeants et alignement des incitatifs des cadres avec les objectifs organisationnels.

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Carmela Guerriero prend les rênes de BMO Trust https://www.finance-investissement.com/nouvelles/carmela-guerriero-prend-les-renes-de-bmo-trust/ Thu, 19 Mar 2026 12:34:08 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112869 NOUVELLES DU MONDE – Elle est nommée à la direction de la société de fiducie après une carrière chez RBC.

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Carmela Guerriero, qui occupait jusqu’à récemment le poste de responsable des ventes et de l’expérience client chez RBC Gestion de patrimoine, a été nommée au poste de cheffe de la Société de fiducie BMO (BMO Trust). Elle rejoint l’équipe de BMO Gestion privée, où elle supervisera les services fiduciaires et successoraux.

La gestionnaire a passé 19 ans comme conseillère dans le domaine des successions et fiducies chez RBC Gestion de patrimoine, avant de se joindre à TD à titre de directrice du développement des affaires. Elle a ensuite été nommée vice-présidente régionale pour le Québec de RBC Gestion de patrimoine et y a occupé différents postes depuis dix ans.

« J’accepte cette responsabilité avec conviction, énergie et une vision claire de l’impact que nous pouvons avoir », a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux à la suite de sa nomination chez BMO, insistant sur l’importance d’accompagner les familles avec expertise et sensibilité en faisant preuve de rigueur, d’innovation et d’humanité.

Titulaire d’une maîtrise en administration des affaires pour cadres de l’Université du Québec à Montréal ainsi que d’un baccalauréat en finance et marketing de l’Université Concordia, Carmela Guerriero est également diplômée de l’Institut de planification financière et détient la désignation de TEP (Trust and Estate Paractitioner), à titre de membre de la division canadienne de la Society of trust and Estate Practitioners (STEP).

BMO Gestion privée souligne son approche axée sur la collaboration, son leadership et sa passion pour l’expérience client.

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Résultats financiers : des trajectoires distinctes pour TD et Fiera Capital https://www.finance-investissement.com/nouvelles/resultats-financiers-des-trajectoires-distinctes-pour-td-et-fiera-capital/ Tue, 03 Mar 2026 12:03:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112794 La Banque TD et Fiera Capital ont dévoilé des résultats contrastés.

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D’un côté, le Groupe Banque TD affiche un bond marqué de ses profits au premier trimestre de 2026. De l’autre, Fiera Capital termine 2025 sur une amélioration de sa rentabilité opérationnelle, malgré un recul des actifs sous gestion attribuable aux sorties nettes.

La TD a dégagé un résultat net de 4 milliards de dollars (G$) pour le trimestre clos le 31 janvier 2026, en hausse de 45 % par rapport à l’an dernier. Sur une base ajustée, le bénéfice atteint 4,2 G$, en progression de 16 %, tandis que le résultat dilué par action ajusté s’établit à 2,44 $, comparativement à 2,02 $ un an plus tôt.

« La TD a généré d’excellents résultats pour le premier trimestre, affichant un résultat ajusté record », a souligné Raymond Chun, président et chef de la direction du Groupe Banque TD, évoquant une croissance soutenue dans l’ensemble des secteurs et une progression du rendement des capitaux propres ajusté.

Des records au Canada

Le moteur principal demeure les services bancaires personnels et commerciaux au Canada. Le secteur a généré un résultat net record de 2 044 millions de dollars (M$), en hausse de 12 % sur un an. Les produits ont eux aussi atteint un sommet à 5,4 M$, portés par l’augmentation des volumes de prêts et de dépôts.

La banque met en avant une intensification des relations avec la clientèle. Les cartes de crédit ont enregistré leur plus forte acquisition trimestrielle en plus de dix ans. TD a également élargi l’usage de l’intelligence artificielle (IA), notamment avec un assistant virtuel déployé à l’échelle nationale dans les succursales et des outils d’IA agentive pour accélérer les décisions dans les prêts garantis par des biens immobiliers.

Les activités commerciales ont également contribué à la croissance, avec une progression des volumes de prêts et des dépôts sans échéance, soutenue par l’expansion du réseau de distribution.

Redressement et croissance aux États-Unis

Aux États-Unis, le résultat net du secteur bancaire s’est établi à 1 040 M$ en hausse marquée par rapport à l’an dernier. Sur une base ajustée, le bénéfice progresse de 168 M$.

Cette amélioration reflète notamment des ajustements de bilan et une baisse des provisions pour pertes sur créances, bien que la TD ait continué d’investir dans ses infrastructures de gouvernance et de contrôle, y compris dans le redressement de son programme de conformité LCBA-BSA. La conversion de la plateforme de services des cartes de crédit Nordstrom a été complétée durant le trimestre, élargissant la présence de la banque dans ce créneau.

Gestion de patrimoine et assurance

Le secteur Gestion de patrimoine et Assurance a également atteint des niveaux records, avec un résultat net de 757 M$. La progression s’explique par des actifs sous gestion en hausse, une augmentation des transactions et une croissance des primes d’assurance.

Dans les marchés de capitaux, les Services bancaires de gros ont généré des produits records de 2 470 M$, en hausse de 24 % sur un an. Le résultat net ajusté du secteur atteint 561 M$. Valeurs Mobilières TD a notamment élargi son offre de produits synthétiques aux États-Unis et en Europe.

Le ratio de fonds propres de catégorie 1 sous forme d’actions ordinaires s’est établi à 14,5 %, illustrant une solide position en capital.

« Tandis que nos clients doivent s’adapter à une conjoncture de plus en plus complexe, nous investissons dans les talents, les technologies et de nouvelles capacités », a ajouté Raymond Chun, mettant l’accent sur le déploiement accru de solutions d’IA à l’échelle de la banque.

Fiera Capital : marges en hausse malgré des sorties nettes

La société de gestion de placement montréalaise affiche une image plus nuancée : si ses actifs sous gestion ont légèrement reculé, ses indicateurs de rentabilité ont progressé grâce à une discipline accrue sur les coûts.

Au 31 décembre 2025, les actifs sous gestion s’établissaient à 164,1 G$, en baisse de 2,8 G$ par rapport au trimestre précédent et de 3,0 G$ par rapport à la fin 2024. Ce repli s’explique principalement par des contributions nettes négatives, en partie atténuées par l’effet favorable des marchés sur la valeur des mandats en actions.

Malgré ce recul des encours, la rentabilité s’est améliorée. Le BAIIA ajusté du quatrième trimestre s’est établi à 54,6 M$, en hausse de 8,7 % par rapport au trimestre précédent et de 2,4 % sur un an. La marge du BAIIA ajusté atteint 30,4 %.

Le résultat net ajusté a progressé de 31,1 % par rapport au quatrième trimestre de 2024, pour s’établir à près de 29,9 M$. Depuis le début de l’exercice, le résultat net attribuable aux actionnaires a augmenté de 14 M$.

« Nos activités de base ont profité d’un fort dynamisme en 2025 », a indiqué Maxime Ménard, président mondial et chef de la direction. Il souligne notamment l’obtention de plus de 3 G$ de nouveaux mandats sur les marchés publics et une hausse de plus de 11 % des actifs sous gestion dans les stratégies de marchés privés.

Lucas Pontillo, directeur exécutif et chef de la direction financière mondiale, met pour sa part l’accent sur la discipline en matière de coûts. Les frais de vente et charges générales et administratives ont diminué de 7 % sur un an au quatrième trimestre. La dette nette a été réduite à 664 M$, faisant reculer le ratio de la dette nette à 3,42 fois le BAIIA ajusté. Le conseil d’administration a approuvé un dividende trimestriel de 0,108 $ par action de catégorie A et B.

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BdC : vers un maintien des taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bdc-vers-un-maintien-des-taux/ Mon, 26 Jan 2026 12:45:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112069 C’est ce que prédisent les experts.

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De nombreux économistes s’attendent à ce que le taux directeur de la Banque du Canada reste inchangé cette semaine, et peut-être même jusqu’à la fin de l’année.

La banque centrale rendra mercredi sa première décision sur les taux d’intérêt pour 2026.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers tablaient vendredi à près de 89 % sur un maintien des taux cette semaine.

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % en décembre, après deux baisses consécutives d’un quart de point au second semestre 2025.

Lors de cette décision, le gouverneur a indiqué que la banque centrale estimait que la politique monétaire était à un niveau approprié pour équilibrer une économie turbulente et des pressions inflationnistes persistantes.

L’économiste de la Banque TD, Rishi Sondhi, a écrit vendredi dans une note que les prévisionnistes devraient prendre au mot la Banque du Canada en ce qui concerne les prévisions de taux.

« La Banque a répété à plusieurs reprises qu’elle était satisfaite de l’orientation actuelle de sa politique, à condition que l’économie évolue globalement conformément aux prévisions », a-t-il rappelé.

« Il faudrait une croissance économique nettement inférieure aux prévisions ou un ralentissement significatif du marché du travail pour forcer les décideurs politiques à sortir de leur réserve. »

Tiff Macklem a dit que les responsables de la Banque du Canada estiment que l’inflation devrait se maintenir autour de son objectif de 2 % pour l’année à venir, mais que si les perspectives changent, la banque centrale est « prête à réagir ».

Données économiques

Selon Avery Shenfeld, économiste en chef à la CIBC, aucune des données économiques publiées depuis la décision prise en décembre par la Banque du Canada n’était suffisamment surprenante pour la faire renoncer à sa position attentiste.

L’inflation annuelle a été plus élevée que prévu, à 2,4 % en décembre, mais le taux de chômage a bondi à 6,8 % au cours du mois. Les premières données suggèrent également un ralentissement de la croissance au quatrième trimestre de l’année.

« Il semble que l’économie ait de nouveau ralenti au quatrième trimestre, que l’inflation ne s’écarte pas de manière significative des objectifs de la Banque du Canada et que le taux de chômage reste trop élevé pour être rassurant », a expliqué Avery Shenfeld.

La banque centrale publiera également des projections actualisées pour l’économie et l’inflation parallèlement à sa décision de mercredi sur les taux d’intérêt.

La CIBC fait partie des prévisionnistes qui s’attendent à ce que la Banque du Canada ne relève ni n’abaisse les taux d’intérêt en 2026.

Les dernières années, depuis le début de la pandémie de COVID-19 et la reprise qui a suivi, ont été marquées par des cycles d’assouplissement et de resserrement relativement rapides.

Avery Shenfeld a souligné que, lorsqu’une banque centrale arrive au terme de son cycle de taux d’intérêt, il est plus courant que le taux directeur reste inchangé pendant un an ou plus, le temps que l’économie s’adapte au nouveau taux d’emprunt.

Des anticipations

Bien que Avery Shenfeld ne s’attende à aucun changement dans la position de la banque centrale mercredi, il a estimé que Tiff Macklem pourrait modérer son discours à l’égard d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire, ne serait-ce que pour contrer les attentes du marché concernant une hausse des taux cette année.

« Lorsque les marchés apprennent d’une banque centrale qu’elle a terminé son assouplissement, ils commencent à dire : “Bon, la prochaine étape doit être une hausse, et commençons à en évaluer la probabilité” », a-t-il détaillé.

Les anticipations d’un changement des taux d’intérêt peuvent avoir autant d’impact que la baisse ou la hausse elle-même. Par exemple, les anticipations à long terme concernant les taux directeurs sont intégrées dans les prix du marché obligataire, que les prêteurs utilisent pour fixer les taux d’intérêt des prêts hypothécaires et autres prêts.

Avery Shenfeld a avancé que, même si les taux hypothécaires ne sont pas particulièrement bas, les indications de la Banque du Canada selon lesquelles les baisses de taux sont terminées pourraient inciter certains acheteurs immobiliers à se lancer ce printemps, plutôt que de suivre la tendance récente qui consiste à attendre plus longtemps dans l’espoir d’obtenir un taux plus bas.

Les entreprises surveillent également les signaux de la Banque du Canada lorsqu’elles prennent des décisions d’investissement et d’autres décisions de planification, mais Avery Shenfeld a fait remarquer que le taux d’intérêt de la banque centrale n’a pas été la principale source d’incertitude pour les entreprises au cours de l’année écoulée.

Les perspectives des principales industries canadiennes confrontées aux droits de douane imposés par les États-Unis restent incertaines, compte tenu de la révision prévue de l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, qui aura lieu plus tard cette année.

Selon Avery Shenfeld, la Banque du Canada pourrait voir son taux perturbé si un autre choc grave, tel qu’un ralentissement soudain du marché boursier, frappait l’économie cette année, mais que le sort des droits de douane américains semble jusqu’à présent être le risque le plus évident en 2026.

« Le commerce international reste de loin la plus grande menace à l’horizon, et celle qui pourrait finir par contraindre la Banque du Canada à abandonner sa position attentiste et à assouplir davantage sa politique si les barrières commerciales s’aggravent », a-t-il conclu.

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TD nomme une Cheffe régionale, Planification financière pour l’Est du Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/td-nomme-une-cheffe-regionale-planification-financiere-pour-lest-du-canada/ Fri, 23 Jan 2026 12:12:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111951 NOUVELLES DU MONDE – Cathy Sleiman assure ce nouveau rôle depuis décembre.

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Après plus de 20 ans au sein de la Banque TD, Cathy Sleiman est nommée au poste de Vice-présidente associée et Cheffe régionale, Planification financière pour l’Est du Canada.

« Merci à mes collègues, mentors et équipes pour leur appui constant. Je suis heureuse de poursuivre notre mission avec nos planificateurs financiers et nos partenaires afin d’offrir une expérience unifiée et exceptionnelle à nos clients », se réjouit-elle via un post LinkedIn.

Diplômée d’un baccalauréat en administration des affaires de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Cathy Sleiman a commencé sa carrière au sein de la TD en avril 2005 à titre de conseillère. Elle est ensuite devenue animatrice en formation avant de travailler au service à la clientèle en tant que gestionnaire.

Au cours de sa carrière auprès de TD, elle a occupé de nombreux postes dont ceux d’Animatrice en formation, de gestionnaire, de directrice de succursale, puis de directrice régionale principale.

Avant d’occuper son poste actuel, elle était directrice régionale principale — Courtage direct, Est du Canada — Gestion de patrimoine TD.

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Les Canadiens revoient leurs dépenses https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-canadiens-revoient-leurs-depenses/ Tue, 20 Jan 2026 12:04:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111914 Dans l’optique de réduire leur budget et d’acheter local.

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La majorité des Canadiens revoient leur budget en 2026, afin de réduire leurs dépenses, mais également d’acheter des produits canadiens, révèle un nouveau sondage de la TD.

Ainsi deux tiers des répondants (67 %) comptent diminuer leurs dépenses, une hausse de 16 points de pourcentage par rapport au sondage de l’an dernier. Il ne s’agit pas non plus de petites économies, puisque six personnes sur dix ont pour ambition des réductions mensuelles pouvant monter jusqu’à 1000 $.

Les jeunes canadiens sont les plus enclins à vouloir se serrer la ceinture. En effet, 86 % des membres de la génération Z et 77 % des millénariaux ont pour objectif de sabrer dans leurs dépenses, contre 65 % des membres de la génération X et 43 % des baby-boomers.

Pour économiser davantage, les Canadiens réfléchissent à réduire leurs dépenses en :

  • mangeant moins souvent au restaurant (55 %),
  • faisant moins d’achats de détail (53 %) ;
  • réduisant leurs dépenses de divertissement, comme les concerts, les événements sportifs et le cinéma (44 %),
  • faisant plus de recherches pour économiser sur les achats (41 %),
  • privilégiant les produits de marque maison (39 %),
  • annulant certains ou tous leurs abonnements (31 %).

Outre ces coupes, les Canadiens comptent également se reposer davantage sur les coupons de réduction (30 %), mais aussi s’imposer des défis de ne pas dépenser pendant un certain temps (30 %) ou en privilégiant l’économie circulaire (27 %). Une personne sur quatre envisage même de prendre un deuxième emploi.

Les lacunes du plan financier

Les Canadiens ont également établi leurs priorités financières pour 2026. Près de la moitié des répondants (47 %) placent l’épargne et l’investissement en tête de leurs objectifs, tandis qu’une proportion presque équivalente (46 %) privilégie la gestion des dépenses courantes. Par ailleurs, 32 % souhaitent se concentrer sur le remboursement des dettes, 29 % sur le soutien à leur famille ou à leurs enfants, et 26 % sur le paiement des frais de logement.

Si ces résolutions peuvent aider les répondants à réaliser des économies, un véritable plan financier peut aller bien au-delà. Or, sur ce plan, de nombreux Canadiens peinent à suivre, puisque seuls 36 % des sondés affirment posséder un plan financier en bonne et due forme pour 2026. Ce faible pourcentage montre clairement le gouffre qui sépare l’intention de l’action.

« Les intentions sont un premier pas important, mais c’est leur réalisation qui change vraiment la donne, souligne Joe Moghaizel, vice-président, parcours Conseils sur les services bancaires courants à la TD. Un des moyens les plus efficaces dont disposent les Canadiens est l’établissement d’un budget pratique et réalisable comportant des objectifs clairs. C’est un outil qui vous guide tout en renforçant votre confiance en vous. De simples habitudes, comme s’arrêter pour comprendre vos besoins et vos désirs, peuvent accroître votre résilience financière et vous préparer à atteindre vos objectifs au cours de l’année à venir. »

Privilégier les produits canadiens

Outre le budget, les Canadiens redoublent d’efforts pour garder l’argent au pays. Près des deux tiers des sondés assurent désirer acheter davantage de produits canadiens en 2026 qu’en 2025.

À noter que pour stimuler l’économie nationale, les Canadiens préfèrent acheter des produits fabriqués au Canada (38 %) et magasiner auprès de petites entreprises locales (27 %) que choisir des marques canadiennes (18 %) ou des marques qui emploient des Canadiens (16 %).

« Si les Canadiens sont plus attentifs à leurs dépenses et à leurs économies, leur désir de soutenir les entreprises canadiennes est en train de passer d’une tendance à une habitude, se réjouit Julia Kelly, vice-présidente, Services bancaires aux PME à la TD. Ce phénomène survient à un moment charnière pour les propriétaires d’entreprise, qui continuent à être confrontés à l’augmentation des coûts et à l’évolution du contexte commercial. »

Ce sondage a été réalisé du 23 au 27 octobre 2025 par Harris Poll pour le compte de la TD auprès de 1 516 adultes canadiens.

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La TD rachètera jusqu’à 61 millions de ses actions ordinaires https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-td-rachetera-jusqua-61-millions-de-ses-actions-ordinaires/ Fri, 16 Jan 2026 12:51:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111841 À des fins d’annulation.

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Après avoir racheté pour 8 milliards de dollars (G$) de ses propres actions, le Groupe Banque TD mettra fin à son programme de rachat actuel. L’institution compte ensuite, sous réserve de l’obtention des autorisations requises, lancer un nouveau programme qui lui permettrait de racheter jusqu’à 7 G$ d’actions, soit un maximum de 61 millions de titres, représentant 3,63 % des actions actuellement en circulation, à des fins d’annulation.

Le programme de rachat d’actions en cours de TD, lancé le 3 mars 2025 et qui devait se terminer en février prochain, autorise l’institution à racheter jusqu’à 100 millions d’actions. La Banque TD prévoyait y consacrer 8 G$ provenant de la vente de sa participation dans The Charles Schwab Corporation.

Fin décembre 2025, la TD avait déjà racheté plus de 76 millions de titres pour un montant de 7,53 G$.

Le programme de rachat actuel prendra fin avant le début des rachats effectués dans le cadre du nouveau programme.

Dans le cadre de son nouveau programme qui pourrait s’échelonner sur une période d’un an suivant l’acceptation de l’avis d’intention, la TD pourra effectuer ses rachats par l’intermédiaire de la Bourse de Toronto ainsi que d’autres bourses désignées et marchés organisés au Canada. Des rachats pourront également être effectués aux États-Unis, notamment par l’entremise du New York Stock Exchange et d’autres marchés désignés.

Le prix pour chaque action rachetée dépendra du cours du marché au moment de l’acquisition.

Au 31 octobre 2025, les ratios de fonds propres de la Banque s’établissaient à 14,70 % pour les fonds propres de catégorie 1 sous forme d’actions ordinaires, à 16,42 % pour les fonds propres de catégorie 1, à 18,36 % pour le capital total et à 4,58 % pour le ratio de levier financier.

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Transformer une vente d’entreprise en projet de continuité https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/transformer-une-vente-dentreprise-en-projet-de-continuite/ Mon, 08 Dec 2025 13:06:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111456 ZONE EXPERTS - La philanthropie au cœur de la stratégie patrimoniale.

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La vente d’une entreprise peut représenter bien plus qu’une simple transaction financière. Elle incarne souvent l’aboutissement de décennies d’engagement, d’efforts constants et la conclusion d’un chapitre de vie. Mais pour nombre d’entrepreneurs, c’est aussi le point de départ d’une réflexion profonde sur l’héritage, la transmission et l’impact durable. Dans ce contexte, un événement de liquidité, qu’il s’agisse d’une cession, d’une succession ou d’un héritage, offre une occasion rare de repenser la planification patrimoniale, non plus uniquement sous l’angle de la conservation du capital, mais comme levier de valeurs, de sens et de pérennité.

C’est précisément ce scénario qui s’est présenté pour Isabelle. Veuve depuis 2021, elle a hérité d’une partie importante du patrimoine familial, ce qui a contribué à façonner la structure actuelle de ses actifs. À l’issue de la vente de son entreprise, son patrimoine s’est transformé, incluant des placements, un portefeuille immobilier, des régimes enregistrés et des liquidités provenant de la transaction. Libérée de ses fonctions opérationnelles, mais déterminée à préserver un héritage, non seulement financier mais aussi symbolique, elle se pose désormais des questions essentielles. Que souhaite-t-elle transmettre à sa fille? Quel impact souhaite-t-elle avoir sur des causes qui lui sont chères? Et comment conjuguer optimisation fiscale, planification successorale et engagement philanthropique?

Dans un contexte où la philanthropie occupe une place croissante au sein des stratégies patrimoniales, le parcours d’Isabelle met en lumière les occasions de transformer une transition financière en projet de continuité familiale. De l’analyse des actifs à la mise en place de véhicules de dons structurés, en passant par une réflexion approfondie sur la gouvernance familiale, son cheminement illustre comment il est possible de conjuguer patrimoine, fiscalité et sens.

Des études récentes confirment cette évolution. Selon un rapport de 2023 sur les femmes et la philanthropie publié par Gestion de patrimoine TD, les dons déclarés par des femmes au Canada sont passés de 1,5 milliard de dollars (G$) en 2011 à 4,3 G$ en 2021. Cette croissance témoigne d’une mobilisation accrue de patrimoines importants provenant de successions, de ventes d’entreprises ou de liquidités, orientés vers des initiatives à impact dans un cadre structuré.

Une approche globale : conjuguer fiscalité, succession et philanthropie

La vente d’une entreprise entraîne inévitablement une reconfiguration du portefeuille d’actifs. Dans le cas d’Isabelle, les fonds obtenus lors de la transaction ont été investis de manière diversifiée, incluant des placements non enregistrés, des régimes enregistrés, la résidence principale et des liquidités disponibles. Cette nouvelle structure de patrimoine soulève des questions essentielles quant à la conservation du capital, sa transmission future et les choix fiscaux qui en découlent.

Sur le plan successoral, Isabelle souhaite d’abord s’assurer que sa fille sera adéquatement protégée. Elle envisage d’établir une fiducie testamentaire discrétionnaire dans son testament afin d’encadrer l’héritage jusqu’à ce que sa fille atteigne une maturité financière suffisante. L’objectif est d’éviter un enrichissement prématuré tout en transmettant des valeurs de responsabilité et d’implication.

Sur le plan fiscal, l’optimisation demeure incontournable. Une attention particulière est portée à la disposition présumée des actifs au décès, à l’impact des gains en capital latents et aux stratégies permettant de réduire l’impôt successoral. Isabelle évalue l’utilisation judicieuse des exemptions fiscales applicables ainsi que la possibilité de mettre en place une fiducie testamentaire pour protéger ses héritiers, ou encore de recourir au roulement au conjoint survivant si elle formait un nouveau couple.

Mais c’est du côté de la philanthropie structurée que sa réflexion prend toute sa profondeur. Sensibilisée depuis longtemps aux enjeux liés à la santé mentale chez les jeunes, Isabelle souhaite faire plus que des dons annuels ponctuels. Elle aspire à créer un impact tangible et mesurable sans compromettre la sécurité financière de sa famille.

À cette étape du processus, plusieurs options sont envisagées, incluant des dons planifiés au testament, la création d’un fonds désigné ou l’utilisation d’un fonds orienté par le donateur. La flexibilité, la possibilité d’impliquer sa fille et la simplicité administrative deviennent des critères déterminants dans le choix du véhicule philanthropique approprié.

Philanthropie et stratégies durables : un engagement structuré et réfléchi

Dans le cas d’Isabelle, la philanthropie n’est pas envisagée comme un geste isolé, mais comme un pilier de sa stratégie patrimoniale. Son intention est de structurer ses dons de manière à en faire une composante durable de son approche globale, tout en demeurant fiscalement efficients et en harmonie avec ses valeurs.

Le don de titres admissibles inscrits à la cote d’une bourse de valeurs désignée représente l’une des premières stratégies étudiées. En transférant notamment des actions ou des parts de fonds communs de placement à un organisme de bienfaisance enregistré, il est possible d’éviter l’impôt sur les gains en capital autrement réalisés lors de la disposition de ces placements. Cette stratégie génère en outre un reçu officiel de don correspondant à la juste valeur marchande. Pour Isabelle, qui détient un portefeuille non enregistré important, ce mécanisme présente un double avantage puisqu’il réduit sa charge fiscale tout en maximisant l’impact de son geste philanthropique.

Souhaitant structurer davantage ses contributions, Isabelle explore également la possibilité de créer un fonds orienté par le donateur. Ce type de solution lui permettrait de répartir ses dons dans le temps tout en conservant un droit de recommandation quant aux organismes soutenus. L’approche offre souplesse, simplicité administrative et un cadre idéal pour impliquer sa fille. Elle constitue ainsi une base solide pour instaurer une gouvernance philanthropique familiale.

Outre ces stratégies, Isabelle s’intéresse à l’assurance vie comme outil de don planifié. Elle peut désigner un organisme de bienfaisance comme bénéficiaire d’une police, ce qui permet de verser un capital décès significatif à une cause et de générer un crédit d’impôt au décès. Elle peut aussi transférer une police existante à un organisme ou souscrire une nouvelle police dont celui-ci devient propriétaire et bénéficiaire. Ces approches permettent souvent d’accroître substantiellement l’impact philanthropique tout en bénéficiant d’un traitement fiscal avantageux selon la structure retenue.

Isabelle réfléchit également aux options offertes dans la rédaction de son testament. Le don testamentaire demeure une voie privilégiée pour prévoir un legs philanthropique, qu’il prenne la forme d’un legs spécifique, d’un legs résiduel ou d’un don désigné. Dans ce contexte, les règles relatives aux successions assujetties à l’imposition à taux progressifs (SAITP) sont particulièrement pertinentes, puisqu’elles offrent une grande flexibilité pour appliquer le crédit d’impôt pour don dans l’année du décès, dans l’année précédente ou pendant la période où la succession conserve ce statut. Cette souplesse facilite l’intégration du geste philanthropique à la planification successorale globale tout en protégeant la sécurité financière de sa fille.

Dans l’ensemble, la philanthropie d’Isabelle se construit à l’intersection de considérations fiscales, successorales, familiales et symboliques. Elle s’inscrit dans une démarche intégrée où les décisions sont prises en cohérence avec la vision globale qu’elle souhaite transmettre.

Conclusion : inscrire la philanthropie dans une démarche patrimoniale intégrée

Le parcours d’Isabelle met en lumière une réalité bien reconnue dans le domaine des entreprises familiales. Lorsqu’un cycle entrepreneurial s’achève, l’enjeu principal ne porte plus uniquement sur la gestion technique des actifs, mais sur la préservation de ce qui donne sens à ce patrimoine. La philanthropie devient alors un espace naturel où la réflexion successorale peut s’élargir et où les valeurs familiales trouvent un terrain d’expression, même lorsque l’entreprise fondatrice n’est plus au cœur du projet collectif.

En structurant ses dons, en clarifiant ses intentions et en offrant à sa fille un espace d’implication authentique, Isabelle établit les bases d’une gouvernance familiale renouvelée. Elle transforme une transition financière en projet cohérent, aligné sur ses valeurs et sur l’identité qu’elle souhaite transmettre. La philanthropie devient une expression tangible de cette vision, favorisant une présence durable au sein de la collectivité et constituant un élément de continuité entre les générations.

Pour les professionnels de la finance et de la planification, l’histoire d’Isabelle rappelle que l’accompagnement ne se limite pas à l’optimisation fiscale ou à la technique successorale. Sa véritable valeur réside dans la capacité de relier ces dimensions à une vision plus large, où le patrimoine devient un instrument d’impact, de transmission et d’engagement. Intégrée à une démarche stratégique et réfléchie, la philanthropie offre ainsi un cadre privilégié pour renforcer la cohérence et la portée de la planification patrimoniale.

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Résultats financiers contrastés pour les banques canadiennes au T4 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/resultats-financiers-contrastes-pour-les-banques-canadiennes-au-t4/ Fri, 05 Dec 2025 13:11:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111491 Entre baisse des bénéfices pour la Banque Laurentienne et profits records pour les grandes banques du pays.

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Les résultats financiers du quatrième trimestre montrent une dynamique contrastée au sein du secteur bancaire canadien. Alors que la Banque Laurentienne enregistre une baisse marquée de son bénéfice et annonce sa scission et sa vente, les six plus grandes banques affichent au contraire des profits en hausse. Ce panorama met en lumière les défis structurels auxquels certaines institutions font face, ainsi que la solidité du marché bancaire global au Canada.

La Banque Laurentienne enregistre un bénéfice en baisse

La Banque Laurentienne, qui a annoncé mardi sa scission et sa vente à la Banque Fairstone et à la Banque Nationale, a réalisé un bénéfice de 31,5 M$ au quatrième trimestre, comparativement à 40,7 millions de dollars (M$) à la même période l’an dernier.

La banque montréalaise précise que ce bénéfice représente 0,66 $ par action pour le trimestre clos le 31 octobre, comparativement à 0,88 $ par action il y a un an.

Le chiffre d’affaires s’est établi à 244,7 M$ pour le trimestre, en baisse par rapport à 250,8 M$ l’an dernier.

La provision pour pertes sur créances de la Banque Laurentienne s’est élevée à 18 M$ au quatrième trimestre, contre 10,4 M$ pour le quatrième trimestre de 2024.

Sur une base ajustée, la Banque Laurentienne a réalisé un bénéfice de 0,73 $ par action au cours de son dernier trimestre, comparativement à un bénéfice ajusté de 0,89 $ par action un an plus tôt.

Les analystes prévoyaient en moyenne un bénéfice ajusté de 0,78 $ par action, selon les estimations compilées par LSEG Data & Analytics.

Les profits des six grandes banques totalisent 16,45 G $ au quatrième trimestre

La Banque de Montréal, la CIBC et la TD ont toutes dévoilé jeudi des bénéfices supérieurs aux attentes lors de la publication de leurs résultats, venant compléter le tableau des performances positives entamé par les autres grandes banques canadiennes plus tôt cette semaine.

Les bénéfices, totalisant 16,45 G$ pour le trimestre, sont en hausse par rapport aux 14,73 G$ de l’an dernier, les banques et l’économie ayant largement surmonté les effets de l’incertitude commerciale avec les États-Unis.

Les résultats ont toutefois révélé quelques signes de tension. Alors que le taux de chômage canadien se maintient autour de 7 %, la plupart des banques ont augmenté leurs provisions pour prêts douteux dans le secteur des services bancaires aux particuliers et ont fait état d’une croissance modérée des prêts hypothécaires.

Mais ces pressions ont été plus que compensées par la bonne santé des marchés des capitaux, où les banques accompagnent leurs grands clients en matière de prêts et de transactions, ainsi que par la gestion de patrimoine, qui a connu des niveaux records, bien que parfois volatils, cette année.

« Nous avons profité d’un contexte favorable, notamment sur les marchés des capitaux », a souligné Kelvin Tran, chef des finances du Groupe Banque TD, lors de la conférence téléphonique sur les résultats de jeudi.

Toutes les banques ont enregistré une hausse de leurs résultats. Les bénéfices des marchés des capitaux de la Banque CIBC ont bondi de 58 % par rapport à l’an dernier, ceux de la Banque Royale du Canada (RBC), de 62 %, et ceux de la Banque Nationale, de 41 %.

Les bénéfices de la gestion de patrimoine ont également progressé, les banques ayant vu leurs revenus de commissions augmenter au même rythme que les marchés.

Ces tendances s’inscrivent dans la solide performance globale des banques pour l’ensemble de l’année, malgré un contexte difficile, avec des bénéfices cumulés de 69,86 G$, comparativement à 51,27 G$ l’an dernier.

Plus difficile pour certains particuliers

Les profits exceptionnels des banques et de leurs clients investisseurs, alors que de nombreux Canadiens ordinaires peinent à joindre les deux bouts, ont suscité l’inquiétude de Dave McKay, président et chef de la direction de la Royale, mardi.

« L’impact d’une économie en forme de K polarise de plus en plus les consommateurs. Les consommateurs les plus aisés investissent leur revenu disponible et les marchés sont en croissance, tandis que les consommateurs les moins fortunés peinent à faire face aux coûts », a-t-il fait remarquer.

Les banques ont souligné que leurs clients, particulièrement dans la région du Grand Toronto, subissaient de plein fouet la hausse du chômage et le coût élevé des prêts hypothécaires, ce qui a entraîné une augmentation des défaillances.

Cette tendance se manifeste également par un nombre croissant de consommateurs en retard de paiement sur leurs cartes de crédit, surtout hors du segment des cartes de crédit haut de gamme.

« La conjoncture actuelle affecte indéniablement le grand public et plus particulièrement les personnes ayant les faibles revenus », a affirmé Mathew Mehrotra, chef du secteur des services bancaires aux particuliers et aux entreprises au Canada à la Banque de Montréal.

Quelles perspectives pour 2026 ? 

Les banques anticipent une meilleure croissance économique vers la fin de l’année prochaine, mais il faudra peut-être plus de temps avant que tous ne ressentent les effets, notamment avec une nouvelle vague de renouvellements hypothécaires à des taux plus élevés, a ajouté Graeme Hepworth, chef de la gestion du risque à la Royale.

« Nous prévoyons que les pertes des particuliers resteront élevées en 2026, le temps que les effets différés de la hausse du chômage, des faillites de consommateurs et des chocs persistants liés aux renouvellements hypothécaires au Canada se résorbent », a-t-il expliqué.

La baisse des coûts d’emprunt et des taux d’intérêt, conjuguée aux initiatives du budget fédéral, pourrait contribuer à une amélioration de la situation, mais les tensions actuelles devraient tout de même limiter la croissance des prêts, a avancé Tayfun Tuzun, chef des finances de la Banque de Montréal.

« À l’horizon 2026, au Canada, nous prévoyons une faible croissance des prêts, car les défis du contexte macroéconomique continuent d’affecter la demande des particuliers et des entreprises », a-t-il précisé.

Bien que les banques restent très concurrentielles sur le marché des services bancaires aux particuliers, elles cherchent à attirer une clientèle plus fortunée, où les marges sont plus élevées.

« Notre priorité stratégique est de développer notre clientèle de particuliers fortunés et de gestion de patrimoine », a souligné Christian Exshaw, chef du groupe des marchés des capitaux à la CIBC, lors de sa première conférence téléphonique avec les analystes depuis sa prise de fonctions début novembre.

Les banques ont également évoqué leurs efforts d’expansion aux États-Unis, leurs investissements dans l’intelligence artificielle et d’autres technologies, ainsi que les perspectives de croissance découlant de la nouvelle orientation du gouvernement fédéral.

« L’accent renouvelé mis par le Canada sur la mise en valeur des ressources naturelles stimulera la croissance du PIB et améliorera la prospérité nationale à moyen terme », a affirmé Scott Thomson, président de la Banque Scotia.

Malgré la persistance de l’incertitude commerciale et un taux de chômage qui devrait se maintenir au-dessus de 7 % jusqu’au milieu de l’année prochaine, des signes positifs se font voir, selon le chef de la direction de la Banque de Montréal, Darryl White.

« Je suis encouragé par le fait que les initiatives visant à investir au Canada et à diversifier les relations commerciales pour renforcer l’économie canadienne à moyen terme commencent à progresser », a-t-il ajouté.

Dave McKay a indiqué que les dépenses publiques en infrastructures et en défense devraient contribuer à stimuler la création d’emplois, même s’il reste à voir à quelle vitesse les projets pourront obtenir l’approbation de toutes les parties prenantes.

« Bien que le contexte opérationnel demeure instable et complexe et qu’il reste beaucoup de travail à accomplir par les gouvernements et le secteur privé, je suis prudemment optimiste quant aux perspectives du Canada », a-t-il mentionné.

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