Banque Nationale Investissements | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/banque-nationale-investissements/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 08 Jul 2026 12:08:41 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Banque Nationale Investissements | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/banque-nationale-investissements/ 32 32 MRCC3 : plus qu’une réforme sur les frais https://www.finance-investissement.com/nouvelles/mrcc3-plus-quune-reforme-sur-les-frais/ Wed, 08 Jul 2026 12:08:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114789 Il s’agit d’une occasion de démontrer la valeur du conseil, selon Marie Brault de BNI.

L’article MRCC3 : plus qu’une réforme sur les frais est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
L’entrée en vigueur des exigences relatives aux informations sur le coût total (ICT), aussi connues sous le nom de troisième phase du Modèle de relation client-conseiller (MRCC3), est souvent présentée sous l’angle de la divulgation accrue des frais. Pourtant, du point de vue des manufacturiers de fonds, l’enjeu dépasse largement la conformité réglementaire.

Le MRCC3 ne crée pas une nouvelle réalité, il rend plus visibles des coûts qui existaient déjà, lance Marie Brault, vice-présidente, Services juridiques, à Banque Nationale Investissements (BNI), lors d’un entretien accordé à Finance et Investissement. En présentant les frais en dollars, la réforme ne transforme pas uniquement la façon dont les frais sont présentés aux investisseurs, elle modifie la façon dont les investisseurs les perçoivent, ce qui ouvre la porte à des conversations plus directes sur la valeur du conseil.

Selon elle, les différentes phases du MRCC ont progressivement modifié la nature des conversations entre les conseillers et leurs clients. « L’essentiel se résume à plus de dialogues sur la valeur du conseil. Là où auparavant, la question des frais — ou celle de savoir “au juste, pourquoi est-ce que je vous paie ?” — était peut-être moins abordée de front, je pense que nous sommes maintenant plus ouverts, plus transparents et plus francs sur le fait que les conseils d’un conseiller ont une réelle valeur. »

Si les premières discussions ont parfois été plus délicates, elles ont aussi permis d’instaurer une nouvelle discipline dans la relation avec la clientèle. « Cette valeur-là, elle existe, puis il s’agit de la mettre de l’avant. » Cette évolution constitue donc, selon elle, « une bonne chose », puisqu’elle amène les conseillers à aborder cette discussion de façon plus systématique auprès de leur clientèle.

Elle observe d’ailleurs que deux profils de clients se sont progressivement dégagés depuis les premières réformes. « Il y a ceux qui pensaient que c’était gratuit, qui ont compris que ça avait un coût et qui trouvent normal de payer pour ce service. Et il y ceux qui s’étaient déjà intéressés aux frais et aux coûts, et qui accueillent favorablement une plus grande transparence. »

Selon elle, le caractère personnalisé de l’information facilite également sa compréhension. « Dans la mesure où je reçois un relevé personnalisé qui m’indique les coûts que je paie, moi, plutôt que ceux de l’ensemble de l’industrie ou d’un fonds d’investissement, je crois que l’information est plus facile à comprendre. »

Elle y voit également une contribution positive à la littératie financière, estimant que tout le monde « gagne à s’intéresser à [ses] propres finances. »

Cette transparence n’oblige pas seulement les conseillers à mieux expliquer leurs honoraires ; elle les amène également à revoir la préparation de leurs rencontres et à être en mesure d’expliquer chacune de leurs recommandations, affirme Marie Brault. « Un conseiller, sachant que son client va recevoir un relevé puis qu’il va devoir discuter de ses frais, va y réfléchir un peu plus activement. Je pense que c’est tout simplement une bonne pratique. Cela apporte de la discipline à l’ensemble du processus. »

Du point de vue du manufacturier, dont le rôle consiste à offrir une gamme suffisamment large de solutions pour permettre aux conseillers de construire des portefeuilles adaptés aux besoins de leurs clients, cette préparation ne consiste pas uniquement à aider les conseillers à expliquer les frais. Elle suppose aussi qu’ils soient en mesure de démontrer la logique derrière chacune de leurs recommandations. Bien qu’aucune structure de placement ne réponde, à elle seule, aux besoins de tous les investisseurs, chaque solution retenue dans un portefeuille doit pouvoir être justifiée en fonction des objectifs, du profil de risque ou des besoins particuliers du client.

La valeur du conseil ne se mesure pas uniquement au rendement obtenu, mais aussi à la rigueur du processus d’investissement qui permet d’y parvenir, rappelle Marie Brault. À ses yeux, le rendement constitue avant tout l’aboutissement d’une démarche réfléchie et structurée. « Le rendement, c’est plus le résultat d’une discipline ou d’un processus. »

De la même manière, la valeur du conseil ne repose pas seulement sur la sélection des placements ou la performance à court terme, mais également sur la capacité du conseiller à accompagner les investisseurs dans la poursuite de leurs objectifs à long terme, ajoute-t-elle.

La mise en œuvre du MRCC3 ne devrait pas favoriser un mode de rémunération plutôt qu’un autre, ni un type de cabinet ou un modèle d’affaires particulier, estime Marie Brault. « Dans la mesure où le conseiller demeure centré sur les besoins de son client, s’il en a tenu compte dans ses recommandations et en construisant son portefeuille, le MRCC3 ne changera strictement rien. »

Pour illustrer son propos, elle compare l’industrie financière au système de santé, où différents modèles de services répondent à des besoins différents. « Si j’ai un petit bobo, je vais aller à la pharmacie, mais je n’ai pas besoin de parler à un pharmacien. […] Mais dans certaines circonstances, j’aurai peut-être besoin de lui demander quelques petits conseils. Et dans d’autres circonstances, il vaudra peut-être mieux en parler avec mon médecin de famille. Et si la situation évolue, j’aurai alors besoin d’un spécialiste. »

Cette comparaison montre qu’il n’existe pas de modèle universel de prestation du conseil. L’important demeure que le modèle retenu corresponde aux besoins et aux attentes de chaque investisseur, indique-t-elle. « C’est la même chose du côté financier, avance Marie Brault. Il y a de la place pour tous les modèles, dépendamment du souhait, des besoins et des connaissances de chacun. […]  Il y a de la place pour tous, pour autant que l’approche soit bien centrée sur les besoins d’un client. »

Une responsabilité partagée par toute l’industrie

Si le MRCC3 se traduit, pour les investisseurs, par une information plus détaillée sur les frais, cette transparence est aussi le résultat d’un important travail de coordination entre les régulateurs, les manufacturiers, les courtiers et les associations de l’industrie.

En raison de ses fonctions, Marie Brault participe à ce processus à différentes étapes, depuis les consultations menées par les autorités réglementaires jusqu’à la mise en œuvre concrète des nouvelles exigences chez le manufacturier. « Lorsque les autorités publient de nouvelles règles, nous prenons le temps de les digérer et de réfléchir à leur mise en œuvre […] afin de faciliter cette mise en œuvre et de nous assurer que tout soit cohérent dans l’industrie. »

Cette réflexion se traduit ensuite très concrètement chez les manufacturiers, qui ont notamment dû mettre en place les mécanismes permettant de transmettre aux courtiers les données sur les coûts qui alimenteront les nouveaux relevés destinés aux investisseurs. « Les gestionnaires de fonds d’investissement avaient à s’assurer de pouvoir communiquer l’information sur les coûts à chacun des courtiers […] pour que l’information puisse passer de façon fluide des manufacturiers aux courtiers. »

Même si toute réforme réglementaire comporte des défis, Marie Brault retient surtout la qualité de la collaboration entre les différents intervenants. « Il n’y a à peu près aucune réforme réglementaire qui ne s’accompagne pas d’un lot d’imprévus. Cela dit, ce que je trouve assez extraordinaire, c’est la belle collaboration entre l’industrie, les régulateurs et les associations d’industrie. »

Cette coopération est essentielle pour assurer une mise en œuvre cohérente de la réforme et éviter de créer de la confusion chez les investisseurs, dit-elle. « Nous voulons que les épargnants soient bien investis, bien desservis pour que la confiance soit maintenue. »

Après plusieurs vagues de réformes réglementaires, elle croit qu’il serait maintenant souhaitable de laisser ces changements produire leurs effets avant d’envisager de nouvelles exigences. « J’espère que nous pourrons tout simplement laisser vivre ces réformes-là pendant un temps pour voir où les objectifs ont été atteints, et où il y aurait lieu de rajuster le tir un petit peu », lance-t-elle.

En définitive, Marie Brault estime que les investisseurs porteront moins attention aux mécanismes réglementaires qui soutiennent le fonctionnement de l’industrie qu’à la valeur concrète du conseil qu’ils reçoivent. « Toute la mécanique qui se déroule derrière le rideau — que ce soit chez le manufacturier, le courtier, l’organisme d’autoréglementation ou le régulateur — demeure largement invisible pour l’investisseur. Lui, ce qu’il veut, c’est un rendement qui lui permette d’atteindre ses objectifs », affirme-t-elle.

À ses yeux, le véritable succès du MRCC3 se mesurera donc moins à la quantité d’informations divulguées qu’à la confiance que cette transparence contribuera à renforcer entre les investisseurs et leur conseiller. « Un client doit avoir de plus en plus confiance que, lorsqu’il sollicite un conseil financier, la valeur qu’il reçoit en contrepartie des montants qu’il paie en vaut la peine. »

Selon elle, cette évolution offre à l’ensemble de l’industrie une occasion de mieux mettre en évidence la valeur du conseil. Elle invite donc les conseillers à considérer cette réforme comme une occasion de mieux faire valoir leur apport plutôt que comme une simple contrainte réglementaire. « La réforme nous en donne non seulement l’occasion, mais aussi l’obligation. Alors, pourquoi ne pas l’utiliser comme levier pour démontrer la valeur que nous apportons comme industrie et renforcer la confiance des investisseurs envers ce que nous leur offrons ? » questionne-t-elle.

« Je pense que c’est la façon de faire d’un citron une belle limonade à la veille de l’été », conclut Marie Brault.

L’article MRCC3 : plus qu’une réforme sur les frais est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
De nouveaux fonds signés BNI https://www.finance-investissement.com/nouvelles/de-nouveaux-fonds-signes-bni/ Thu, 02 Jul 2026 11:26:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114622 PRODUITS – La firme lance cinq FNB et un fonds.

L’article De nouveaux fonds signés BNI est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Banque Nationale Investissements (BNI) lance cinq nouveaux fonds négociés en Bourse (FNB) et un nouveau fonds.

« Le lancement de ces nouveaux FNB et de ces stratégies de fonds communs de placement, y compris les Portefeuilles FNB BNI, marque une étape stimulante dans notre engagement à répondre aux besoins des conseillers et des investisseurs. Nous sommes ravis d’élargir notre offre avec des solutions qui joignent l’innovation, simplicité et outils concrets de construction de portefeuille pour chaque investisseur », assure Martin Felton, vice-président, Ventes nationales, Banque Nationale Investissements.

Cinq nouveaux FNB

Les FNB BNI suivants ont commencé à être négociés à la Bourse de Toronto le 23 juin dernier :

  • le Portefeuille FNB conservateur BNI (NCNS) cherche à assurer un revenu courant élevé et une certaine appréciation du capital à long terme ;
  • le Portefeuille FNB équilibré BNI (NBLD) a comme objectif de placement de garantir un revenu courant et une appréciation du capital à long terme ;
  • le Portefeuille FNB croissance BNI (NGRW) veut offrir une appréciation du capital à long terme et un certain revenu courant ;
  • le Portefeuille FNB actions BNI (NEQT) cherche une appréciation du capital à long terme.

Pour obtenir les résultats escomptés, ces produits, dont les frais de gestion s’élèvent à 0,35 %, investissent dans un éventail diversifié de FNB et de séries FNB d’organismes de placement collectifs qui investissent dans des titres à revenu fixe et des titres de participation.

BNI lance également le FNB de rotation thématique BNI (NTHM) dont les frais de gestion s’élèvent à 0,55 %. Ce dernier veut offrir une croissance du capital à long terme en reproduisant, dans la mesure du possible et avant déduction des frais, le rendement d’un indice boursier de rotation thématique qui fait systématiquement varier l’exposition entre les thèmes d’actions mondiales.

Pour cela, il investit dans un portefeuille composé principalement de titres de participation de sociétés situées partout dans le monde.

Un nouveau Fonds BNI

BNI lance également le Fonds durable d’actions mondiales systématiques BNI – Série Conseillers (NBC5419) et le Fonds durable d’actions mondiales systématiques BNI – Série F (NBC719) dont les frais de gestion s’élèvent à 1,40 % et 0,40 % respectivement.

Leurs frais d’administration montent à 0,10 %.

Ce fonds cherche à procurer une croissance du capital à long terme en suivant une approche d’investissement durable. Pour cela, il investit dans un portefeuille composé principalement de titres de participation de sociétés situées dans les marchés développés partout dans le monde et choisies au moyen de modèles quantitatifs.

BNI agit à titre de gestionnaire de portefeuille des FNB BNI et du Fonds BNI.

L’article De nouveaux fonds signés BNI est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Mai : les FNB internationaux reprennent les devants https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/mai-les-fnb-internationaux-reprennent-les-devants/ Wed, 10 Jun 2026 10:07:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114400 FOCUS FNB – Les créations nettes mensuelles s’élèvent à 13,5 G$.

L’article Mai : les FNB internationaux reprennent les devants est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
En mai, la demande pour les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens s’est matérialisée par 13,5 milliards de dollars (G$) de créations nettes, un niveau stable par rapport à avril, selon un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF). Les créations nettes cumulées depuis le début de l’année atteignent désormais 87 G$, soit un record pour les cinq premiers mois d’une année civile.

L’actif total sous gestion des FNB canadiens s’élevait à 857 G$ à la fin de mai, réparti entre 49 fournisseurs.

Les FNB d’actions demeurent le principal type de fonds en demande, avec 8,5 G$ de créations nettes en mai, soit près des deux tiers des entrées nettes du mois.

Les FNB d’actions internationales arrivent en tête des catégories les plus demandées avec près de 4 G$ de créations nettes en mai. Les FNB d’actions mondiales ont recueilli des entrées nettes de 3 G$. Les FNB d’actions canadiennes ont quant à elles reçu environ 2 G$ de créations nettes, et 1 G$ dans les FNB d’actions axés sur les marchés développés.

Depuis le début de l’année, les FNB internationaux ont attiré 26,7 G$ en créations nettes, soit davantage que les FNB d’actions canadiennes (15,5 G$) et américaines (13,8 G$). BNMF attribue cette tendance à la volonté des investisseurs de diversifier leurs portefeuilles au-delà de l’Amérique du Nord.

Les FNB d’actions américaines ont recueilli 2,5 G$ en mai, principalement dans les fonds qui suivent le S&P 500 et le marché américain, notamment VFV, HXS et XTOT. Selon les analystes de BNMF qui suivent les tendances du marché, Daniel Strauss, Tiffany Zhang et Linda Ma, le rebond des grandes capitalisations américaines et l’intérêt envers les entreprises liées à l’intelligence artificielle continuent de soutenir les entrées nettes dans cette catégorie.

Les FNB d’actions canadiennes ont pour leur part enregistré 2,1 G$ de créations nettes en mai. Les fonds indiciels couvrant le marché canadien dans son ensemble, comme XIU et ZCN, ont dominé les entrées, tout comme les FNB axés sur les dividendes tels que VDY, XDIV et TQCD.

Du côté des stratégies factorielles, les FNB d’actions axés sur le facteur valeur ont poursuivi leur croissance avec 400 millions de dollars (M$) de créations nettes, menés par FCUV et VXM, selon BNMF. Les FNB axés sur le momentum ont recueilli 211 M$ d’entrées nettes, alors que les produits à faible volatilité ont attiré 88 M$.

Les FNB thématiques ont récolté 655 M$ en mai. Contrairement à avril, où les entrées nettes avaient été dominées par quelques importantes souscriptions institutionnelles dans des fonds ESG, elles ont été plus diversifiées en mai, signale BNMF. Elles touchent notamment les thèmes liés à l’innovation, aux infrastructures, aux semi-conducteurs, aux actifs réels et à l’agriculture.

Les FNB d’actions sectoriels ont affiché des rachats nets de 418 M$. Les secteurs des services publics (155 M$) et de la finance (149 M$) ont enregistré les plus importantes sorties nettes, suivis des technologies (62 M$). Les secteurs des matériaux et des soins de santé affichent des entrées nettes.

Le revenu fixe rebondit

Après un ralentissement marqué en avril (922 M$), les FNB de titres à revenu fixe ont retrouvé un élan en mai avec 3,1 G$ de créations nettes. Ce résultat est toutefois inférieur à celui de mars (4,9 G$). Toutes les grandes catégories obligataires ont enregistré des entrées nettes, observe BNMF.

Les FNB d’obligations à échéances variées ont dominé avec 1,8 G$ de créations nettes, notamment dans les fonds ZAG, ZCPB et TDB. Les FNB du marché monétaire ont recueilli 165 M$ de créations nettes. Plusieurs produits, dont ZMMK, UCSH/U et CBIL, ont enregistré des rachats nets.

Les FNB multiactifs ont reçu 1,2 G$ de créations nettes en mai. Les FNB d’allocation d’actifs, qui comprennent les FNB d’allocation d’actifs 100 % actions, représentent plus de 10 % de l’actif détenu dans les FNB canadiens, avec un actif sous gestion cumulatif de 90 G$ à la fin de mai, selon BNMF.

Les FNB de matières premières ont enregistré des créations nettes de 124 M$ en mai. L’or demeure le principal moteur de la catégorie, le FNB ZGLD ayant attiré à lui seul 134 M$ d’entrées nettes. Les investisseurs continuent d’utiliser les FNB liés à l’or comme protection contre les risques géopolitiques, la volatilité du pétrole et les incertitudes inflationnistes, d’après l’étude de BNMF.

Les FNB de cryptoactifs ont subi des rachats nets de 33 M$ en mai.

Plus importants acteurs du mois

Les cinq émetteurs de fonds ayant attiré le plus de créations nettes en mai sont :

  • RBC iShares (3,5 G$)
    • Vanguard (2,3 G$)
    • Fidelity (1,4 G$)
    • TDAM (1,1 G$)
    • BMO (1,0 G$)

Les cinq FNB ayant enregistré les plus importantes créations nettes en mai sont :

  • XEQT (923 M$)
    • VEQT (579 M$)
    • VFV (522 M$)
    • ZAG (432 M$)
    • XIU (411 M$)

Les principaux rachats nets ont touché en mai :

  • HBB (-577 M$)
    • ZEA (-316 M$)
    • ZEB (-277 M$)
    • XUT (-151 M$)
    • ZEM (-116 M$)

48 nouveaux FNB

Neuf fournisseurs ont lancé 48 nouveaux FNB en mai, principalement dans les produits de gestion active, les fonds multi-actifs, les FNB de matières premières, les FNB à action unique avec effet de levier ainsi que les stratégies axées sur le revenu.

Banque Nationale Investissements (BNI) a élargi son offre avec une série de mandats couvrant les actions canadiennes, américaines, internationales et émergentes, ainsi que plusieurs portefeuilles tactiques Meritage.

Global X a lancé des versions à capitalisation de ses FNB d’épargne à intérêt élevé et de bons du Trésor à court terme.

Fidelity, CIBC, TD, JPMorgan, Longpoint et Desjardins ont également lancé de nouveaux FNB.

Les FNB intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont enregistré des créations nettes de 281 M$ en mai, comparativement à 550 M$ en avril. Les entrées nettes ont été concentrées dans les stratégies ESG américaines, notamment grâce au FNB Invesco S&P 500 ESG, qui a attiré près de 200 M$. Depuis le début de l’année, les FNB ESG canadiens ont recueilli 1,2 G$ de créations nettes.

À la fin de mai, les créations nettes dans les FNB canadiens depuis le début de l’année atteignaient 86,7 G$. Les FNB d’actions représentent 65 % des entrées nettes. La part de marché des FNB d’actions mondiales est passée de 15 % à 17 % en un an.

Les FNB d’allocation d’actifs sont recherchés par les investisseurs, signale BNMF. Ceux qui sont entièrement investis en actions ont attiré près de 10 G$ depuis le début de l’année alors que les autres FNB d’allocations d’actif ont capté 7,5 G$ en créations nettes durant cette période. À la fin de mai, l’actif total dans cette catégorie s’élevait à 90 G$.

L’article Mai : les FNB internationaux reprennent les devants est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
BNI lance de nouvelles séries FNB https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bni-lance-de-nouvelles-series-fnb/ Fri, 22 May 2026 12:01:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113955 PRODUITS – Les investisseurs auront accès à 12 nouveaux produits.

L’article BNI lance de nouvelles séries FNB est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Banque Nationale Investissements (BNI) lance de nouvelles séries négociées en Bourse (séries FNB).

Les 12 nouveaux fonds BNI ont commencé à être négociés à la Bourse de Toronto le 12 mai dernier.

Il s’agit ainsi du :

  • Fonds indiciel d’obligations canadiennes BNI — série FNB (NBBX)
  • Fonds indiciel d’actions canadiennes BNI — série FNB (NBCX)
  • Fonds indiciel d’actions américaines BNI — série FNB (NBUX)
  • Fonds indiciel d’actions internationales BNI — série FNB (NBIX)
  • Portefeuille Méritage FNB tactique Modéré — série FNB (NMMO)
  • Portefeuille Méritage FNB tactique Équilibré — série FNB (NMBL)
  • Portefeuille Méritage FNB tactique Croissance — série FNB (NMGR)
  • Portefeuille Méritage FNB tactique Actions — série FNB (NMEQ)
  • Fonds d’actions canadiennes de croissance BNI — série FNB (NBCG)
  • Fonds d’actions mondiales SmartDataBNI — série FNB (NSDG)
  • Fonds valeur internationale BNI — série FNB (NBIV)
  • Fonds d’actions de marchés émergents diversifié BNI — série FNB (NBEM)

Les frais de gestion s’établissent à 0,07 % pour le NBBX, à 0,05 % pour les NBCX et NBUX, ainsi qu’à 0,17 % pour le NBIX.

Pour les FNB NMMO, NMBL, NMGR et NMEQ, les frais de gestion et d’administration sont respectivement de 0,30 % et de 0,08 %. Ceux du NBCG s’élèvent à 0,75 % et 0,19 %, tandis que ceux du NSDG atteignent 0,40 % et 0,10 %.

Les frais applicables au NBIV sont de 0,60 % pour la gestion et de 0,15 % pour l’administration, alors qu’ils se chiffrent respectivement à 0,85 % et 0,25 % pour le NBEM.

L’article BNI lance de nouvelles séries FNB est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Frais en baisse et changements de gestion chez BNI https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/frais-en-baisse-et-changements-de-gestion-chez-bni/ Mon, 13 Apr 2026 12:11:08 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113304 PRODUITS — Invesco maintient l’accès à un fonds malgré sa dissolution imminente.

L’article Frais en baisse et changements de gestion chez BNI est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Banque Nationale Investissements (BNI) apporte des modifications à sa gamme de produits, tandis qu’Invesco Canada a décidé de maintenir les souscriptions pour l’un de ses fonds, malgré sa dissolution prévue à la fin mai.

Changements à la gamme de produits de BNI

BNI annonce la réduction des frais de gestion et d’administration pour trois Fonds BNI.

Ainsi, vers le 12 mai, les frais de gestion du Fonds indiciel d’actions américaines BNI — série F et du Fonds indiciel d’actions canadiennes BNI — série F passeront de 0,20 % à 0,05 %. Leurs frais d’administration passeront respectivement de 0,14 % et 0,13 % à 0,10 %.

De plus, le Fonds indiciel d’actions internationales BNI — série F verra ses frais de gestion passer de 0,20 % à 0,17 % et ses frais d’administration de 0,14 % à 0,10 %.

À la même date, BNI baissera les frais d’administration les amenant à 0,10 % pour la série Investisseurs des trois fonds suivants :

  • le Fonds indiciel d’actions américaines BNI,
  • le Fonds indiciel d’actions canadiennes BNI
  • et le Fonds indiciel d’actions internationales BNI.

Toujours aux alentours du 12 mai, les frais de gestion pour les séries de fonds mentionnées dans le tableau ci-dessous seront réduits comme suit :

Pour voir ce tableau en grand, cliquez ici.

À la même date, le programme de réduction applicable au Portefeuille Méritage FNB tactique Modéré, au Portefeuille Méritage FNB tactique Équilibré, au Portefeuille Méritage FNB tactique Croissance et au Portefeuille Méritage FNB tactique Actions prendra fin.

Aux alentours du 1er mai, Société de placements Franklin Templeton (SPFT) deviendra le sous-gestionnaire de portefeuille pour le Fonds actif d’actions internationales BNI à la place de Placements Montrusco Bolton. SPFT nommera Franklin Templeton Investment Management et Putnam Investment Management à titre de sous-gestionnaires de portefeuille délégués.

Les stratégies de placement du fonds seront modifiées pour refléter l’approche des nouveaux sous-gestionnaires de portefeuille délégués. L’objectif de placement du Fonds demeurera toutefois la même.

Finalement, vers le 8 mai, BNI remplacera Corporation Financière Mackenzie à titre de gestionnaire de portefeuille du Fonds d’actions canadiennes de croissance BNI et nommera Gestion d’actifs Picton Mahoney à titre de sous-gestionnaire de portefeuille.

Les stratégies de placement du fonds seront modifiées pour refléter l’approche du nouveau sous-gestionnaire de portefeuille.

Un délai pour la souscription à un fonds Invesco

Alors que la dissolution du Fonds immobilier mondial Invesco est prévue le 29 mai prochain, Invesco Canada a décidé que les parts de série I de ce produit pourront encore être souscrites jusqu’aux alentours du 26 mai 2026.

L’article Frais en baisse et changements de gestion chez BNI est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
BNI modifie un de ses fonds https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bni-modifie-un-de-ses-fonds/ Fri, 13 Feb 2026 13:27:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112315 PRODUITS – Le nom de celui-ci sera notamment modifié.

L’article BNI modifie un de ses fonds est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Banque Nationale Investissements (BNI) apporte des changements au Fonds d’actions mondiales diversifié BNI. Les stratégies de placement de ce dernier seront notamment modifiées, entraînant ainsi un changement de nom en plus d’une réduction des frais de gestion et d’administration.

Depuis le 3 février, le fonds se nomme le Fonds d’actions mondiales SmartData BNI. De plus, les stratégies de placement du fonds ont été modifiées pour refléter l’approche et le processus de placement de ses fonds sous-jacents. À noter que l’objectif de placement du fonds demeure toutefois inchangé.

Quant aux frais, les frais de gestion du Fonds d’actions mondiales diversifié BNI — séries Conseillers et Investisseurs passent de 2,00 % à 1,40 % et ceux du Fonds d’actions mondiales diversifié BNI — série F de 1,05 % à 0,40 %. Les frais d’administration des deux produits diminuent quant à eux de 0,20 % à 0,10 %.

L’article BNI modifie un de ses fonds est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
BNI simplifie sa gamme de fonds et ajuste ses réductions de frais https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/bni-simplifie-sa-gamme-de-fonds-et-ajuste-ses-reductions-de-frais/ Mon, 10 Nov 2025 13:05:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110564 PRODUITS — Deux fonds sont fusionnés tandis que le programme destiné aux investisseurs fortunés prendra fin en décembre.

L’article BNI simplifie sa gamme de fonds et ajuste ses réductions de frais est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Banque Nationale Investissements fusionne deux de ses fonds et modifie son programme de réduction des frais de gestion pour les investisseurs fortunés.

Le 24 octobre dernier, les parts du FNB de revenu d’actifs réels mondiaux BNI ont été échangées contre des parts équivalentes de la série FNB du Fonds de revenu d’actifs réels mondiaux BNI. À la suite de cette opération, le fonds cédant a été retiré de la Bourse de Toronto.

Trois jours plus tard, les parts de la série FNB du fonds receveur ont été inscrites à la cote de la Bourse de Toronto, sous le même symbole boursier NREA. Les porteurs de parts du fonds cédant ont reçu des parts équivalentes du fonds receveur, d’une valeur égale à celle de leurs placements avant la fusion.

Modification au programme de réduction

Le programme de réduction des frais de gestion pour les investisseurs bien nantis applicable au Fonds d’actions américaines SmartData BNI et au Fonds d’actions internationales SmartData BNI prendra fin le 24 décembre prochain.

À noter toutefois que le 8 août dernier, les frais de gestion et d’administration des séries Conseillers, F, F5, FH, H, Investisseurs, T5, FNB et FNBH de ces deux fonds ont été réduits.

L’article BNI simplifie sa gamme de fonds et ajuste ses réductions de frais est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Changement de gestionnaire à BNI https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/changement-de-gestionnaire-a-bni/ Wed, 28 May 2025 11:17:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107155 PRODUITS – Deux fonds sont concernés par cette modification.

L’article Changement de gestionnaire à BNI est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Banque Nationale Investissements (BNI) a décidé de modifier le gestionnaire de portefeuille de deux de ses fonds.

Depuis le 5 mai, Trust Banque Nationale n’est plus le sous-gestionnaire de portefeuille de Corporation Fiera Capital pour le Fonds de petite capitalisation BNI et le Fonds croissance Québec BNI. Cette responsabilité revient maintenant à Placements Montrusco Bolton.

Malgré cette modification, les objectifs de placement de ces deux produits restent les mêmes. En tant que gestionnaire principal, Trust Banque Nationale continuera quant à elle à veiller à la conformité des décisions d’investissement par rapport aux mandats.

Ces changements s’inscrivent dans le cadre du processus de gouvernance de la structure d’architecture ouverte de BNI. Les changements seront intégrés au prospectus simplifié des Fonds et FNB BNI, lequel sera déposé sur le site Internet SEDAR+ ainsi que sur le site de BNI.

L’article Changement de gestionnaire à BNI est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Changements apportés à certains fonds BNI https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/changements-apportes-a-certains-fonds-bni/ Wed, 21 May 2025 10:58:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107202 PRODUITS – Les frais et les niveaux de risques de certains produits ont été modifiés.

L’article Changements apportés à certains fonds BNI est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Banque Nationale Investissements (BNI) apporte des changements à sa gamme de produits : révisions de cote de risque, réduction de frais de gestion ou d’administration et changement de gestionnaire de portefeuille sont au programme.

Révision des cotes de risque

BNI a décidé d’augmenter les cotes de risque de deux de ses produits, ainsi la cote de risque :

  • du Portefeuille Méritage mondial Conservateur passe de « Faible » à « Faible à moyen »
  • et celle du Fonds mondial de petites capitalisations BNI passe de « Moyen » à « Moyen à élevé ».

Réduction des frais de gestion

Vers le 14 mai, les frais de gestion du Fonds d’obligations à rendement élevé BNI ont été réduits, comme suit :

  • pour le Fonds d’obligations à rendement élevé BNI (séries F et F5) les frais sont passés de 0,80 % à 0,70 %
  • et pour Fonds d’obligations à rendement élevé BNI (séries Conseillers, Investisseurs et T5), les frais sont passés de 1,50 % à 1,40 %.

Réduction des frais d’administration

Toujours le 14 mai, les frais d’administration pour les séries F, N, NR et Conseillers du Fonds de développement durable d’actions mondiales BNI ont été baissé passant de 0,20 % à 0,15 %.

Changement de gestionnaire

Finalement, BNI a annoncé que le 14 mai, elle remplacerait Trust Banque Nationale en tant que gestionnaire de portefeuille de plus d’une centaine de fonds, dont la liste est consultable ici.

Ce changement n’implique toutefois aucun changement quant aux sous-gestionnaires qui prennent actuellement les décisions de placement pour les Fonds.

L’article Changements apportés à certains fonds BNI est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les fonds alternatifs liquides émergent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fonds-alternatifs-liquides-emergent/ Tue, 20 May 2025 10:05:46 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107362 Ils sont encore peu utilisés, car des obstacles subsistent.

L’article Les fonds alternatifs liquides émergent est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Introduits dans la réglementation en 2019, la catégorie des fonds alternatifs liquides reste marginale, mais en émergence. Néanmoins, son avancée s’avère vigoureuse.

Dans le Focus sur les conseillers 2024 de Finance et Investissement, on constatait que l’investissement alternatif représentait une faible part des revenus bruts moyens de l’ensemble des conseillers.

Ainsi, chez les conseillers liés à des courtiers de plein exercice, 2,7 % en moyenne des revenus proviennent de la catégorie « Autre », laquelle comprend les investissements alternatifs ainsi que les portefeuilles gérés et des fiducies de revenu. Chez les conseillers liés à des courtiers multidisciplinaires, cette portion moyenne d’autres types d’investissement est de 1,5 %.

C’est sans compter que 90 % des répondants n’offraient aucun investissement « Autre ». Ceci indique que ce n’est qu’une minorité de conseillers qui s’intéresse aux fonds alternatifs liquides.

Secteur en croissance

Néanmoins, les choses bougent du côté des investissements alternatifs. Dans son rapport 2024, l’Institut des fonds d’investissement du Canada, maintenant renommé l’Association des marchés de valeurs et des investissements, fait ressortir qu’en 2024, « les fonds communs de placement non traditionnels ont poursuivi leur forte croissance, totalisant 37,1 % des ventes totales de fonds communs de placement ». En 2024, on compte 5,6 G$ en ventes nettes de fonds communs de placement (FCP) alternatifs et 1,2 G$ en créations nettes de fonds négociés en Bourse (FNB) alternatifs. Le rapport fait état de plus de 300 fonds, pour un actif total de 47,7 milliards $ (G$) réparti entre 28,4 G$ du côté des FCP et 19,3 G$ du côté des FNB.

Les chiffres de Second engine, une division de Picton Mahoney qui analyse le marché canadien des fonds alternatifs liquides et leurs performances, met de l’avant des chiffres similaires à ceux de l’AMVI, quoiqu’un peu plus substantiels. À la fin du premier trimestre 2025, rapporte la firme, on trouvait 199 fonds alternatifs liquides au Canada offerts par 61 manufacturiers, avec un actif total de 57,4 G$, en hausse de 35,6 % dans les 12 mois précédents. Il reste que cet actif alternatif demeure minuscule à côté de l’actif total de 2,24 billions $ en FCP canadiens et de 518 G$ des FNB canadiens.

Cependant, le premier trimestre de 2025 présente une percée intéressante des investissements alternatifs. Alors que l’AMVI rapporte des ventes de FCP de 15,2 G $, Second engine rapporte des ventes de 10,1 G$ pour les alternatifs liquides dans l’année qui va du 1er avril 2024 au 31 mars 2025, le premier trimestre de l’année en cours ayant enregistré plus de 40 % de cette montée avec des ventes de 4,5 G$.

Il faut dire que les remous boursiers du premier trimestre de 2025 ont donné aux fonds alternatifs liquides l’occasion de briller. Du côté de Picton Mahoney, le plus important manufacturier de ces fonds, avec 1832 Asset Management (division de Banque Scotia), « au cours du dernier mois et demi de volatilité, nous avons livré la performance que nous promettions, en offrant une très bonne protection à la baisse tout en donnant un rendement raisonnable », fait ressortir Robert Wilson, chef de l’innovation chez Second engine.

Sur les onze indices d’alternatifs liquides que Second engine a produits et suit, l’indice des fonds d’actions marché-neutre (Equity Market Neutral) a produit au cours des trois premiers mois de 2025 un rendement de 0,9 %, l’indice des fonds à rendement absolu (Absolute Return), un rendement de 0,5 %, tandis que l’indice des fonds acheteur/vendeur (Equity Long/Short) a essuyé un recul de -0,8 %. Cela se compare à une baisse de 4 % pour l’indice S&P 500 et une hausse de 1,5 % de l’indice S&P/TSX durant la même période. Les chiffres de performance ne sont pas encore disponibles pour le trimestre subséquent où le S&P 500 a connu sa chute entre les 2 et 8 avril, reculant de 12,3 %.

L’étude réitère par ailleurs l’importance de la sélection du gestionnaire de fonds. En effet, la dispersion des rendements est grande lorsqu’on observe une période de 3 ans se terminant au premier trimestre de 2025. Le rendement annualisé du sous-segment des fonds d’actions acheteur/vendeurs a varié de -9,5 % à 15,9 %, celui des fonds d’actions neutres au marché, de -1,2 % à 7,3 % et celui des fonds alternatifs de revenu fixe, de 2,9 % à 7,7 %.

Distribution difficile

La diffusion des fonds alternatifs affronte par ailleurs d’importants obstacles. Dans le Pointage des courtiers multidisciplinaires 2024, plusieurs répondants blâmaient la lenteur des directions et des services de conformité. « Ils sont aujourd’hui plus lents à réagir. Nous avons été dans les derniers à pouvoir offrir les alternatifs liquides, et selon une liste restreinte », dit un répondant. Un autre entonne : « Certains bons produits ne sont pas disponibles alors qu’ils le sont dans d’autres firmes comme SFL et Investia ».

« Parfois, vous devez expliquer les concepts de risques et comment (ces fonds) diversifient les portefeuilles des clients en les rendant moins risqués, mais le service de la conformité complique les choses », ajoute un sondé.

On constate que les fonds alternatifs liquides sont plus aisément disponibles du côté des conseillers de plein exercice. Le sondage a fait ressortir que ces conseillers ne se plaignaient pas de l’ampleur de leur liste de produits, une plainte plus fréquente du côté des conseillers liés à des courtiers multidisciplinaires.

Vincent Grenier-Cliche, gestionnaire de portefeuille à la Financière Banque Nationale, refuse de jeter le blâme sur les responsables de conformité. Après tout, ce ne sont pas tous les conseillers qui disposent des connaissances nécessaires pour aborder les alternatifs liquides. « Si j’étais dans un département de conformité, je ferais attention aussi parce que la connaissance des conseillers peut être inégale. Veut-on rendre disponibles beaucoup de produits dans un tel contexte ? »

Picton Mahoney, un des plus importants émetteurs de fonds alternatifs liquides au Canada, ne lance pas de blâme non plus. « Pour plusieurs conseillers, c’est une nouvelle catégorie d’actifs et plusieurs courtiers sont très responsables dans leur façon de les offrir, constate Sanjiv Malik, vice-président, comptes nationaux, chez Picton Mahoney. Ils veulent s’assurer de ne pas inonder les conseillers avec des douzaines de produits souvent complexes. C’est pourquoi ils font beaucoup de vérification diligente des produits. »

Vincent Grenier-Cliche nuance la valeur des alternatifs liquides dans un portefeuille, cherchant à expliquer en partie pourquoi plusieurs conseillers les négligent. « Un alternatif liquide n’aide pas tant que ça un portefeuille à avoir un meilleur rapport risque-rendement. Il faut que l’on en mette beaucoup dans un portefeuille pour avoir un impact significatif sur le risque. Les investisseurs institutionnels atteignent vraiment une dé-corrélation importante comparé à des portefeuilles traditionnels parce qu’ils ont d’importantes allocations en produits alternatifs. Pour un investisseur individuel, avoir seulement 10 % ou 15 % en alternatifs liquides aura un effet minime. »

Barrières sur le terrain

Par ailleurs, il y a plusieurs raisons pratiques, sur le terrain, qui expliquent le faible recours aux alternatifs liquides, comme les énumère Alexandre Savoie-Bathurst, représentant en épargne collective chez Investia. D’abord, il y a un obstacle de formation. « Un cours spécifique relié aux valeurs mobilières est requis, signale-t-il. Aussi, du fait que plusieurs alternatifs liquides sont en format FNB, il faut un autre cours. Enfin, ce ne sont pas tous les émetteurs de fonds qui en offrent, et il ne s’agit pas toujours des firmes les plus populaires. »

Un autre obstacle à la pénétration des fonds alternatifs liquides ressort : l’impératif de communication. « Un conseiller veut des manufacturiers de fonds avec lesquels les communications sont faciles, tout particulièrement pour comprendre la pensée des gestionnaires de portefeuille. C’est pourquoi plusieurs conseillers offrent des fonds de fonds : c’est plus facile de communiquer avec un seul interlocuteur. »

Sanjiv Malik constate les obstacles identifiés par Alexandre Bathurst, reconnaissant qu’un fonds alternatif liquide « est plus complexe à vendre qu’un simple fonds équilibré », note-t-il. Il demeure toutefois optimiste : « Je m’attends à ce que les barrières se dissipent dans les prochains six à douze mois », ajoute-t-il. La raison, selon lui, est simple : la demande des clients. « Une bonne partie de la demande vient des investisseurs plus âgés qui veulent maximiser leur pouvoir d’achat à la retraite de même que leurs rendements et la séquence de ces rendements. C’est pourquoi nous voyons une si forte demande. »

L’article Les fonds alternatifs liquides émergent est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>